La Guinée teste une solution numérique japonaise pour la santé maternelle

Par : Samira Njoya

Date de création : mercredi, 17 juin 2026 08:21

La santé maternelle demeure un défi majeur en Guinée. Entre insuffisance des infrastructures, manque de personnel qualifié et difficultés d’accès aux soins dans les zones rurales, les femmes restent exposées à de nombreux risques pendant la grossesse et l’accouchement.

La Guinée a lancé, le mardi 16 juin à Conakry, un projet pilote de santé numérique destiné à améliorer l’accès aux services de santé maternelle et néonatale dans les zones reculées. Financé par le gouvernement japonais à hauteur de 393 333 USD, l’initiative est mise en œuvre en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et repose sur la technologie japonaise SPAQ développée par SOIK Corporation.

« En connectant une application dédiée à un échographe portable, SPAQ permet d’optimiser et de moderniser le suivi prénatal, la centralisation des résultats ainsi que le monitoring dans les zones isolées », a expliqué l’ambassadeur du Japon en Guinée, Kato Ryuichi. Selon lui, le projet prévoit également le déploiement d’une clinique mobile, l’équipement de 10 structures de santé et la formation de 20 sages‑femmes à l’utilisation de cette solution numérique.

Le dispositif vise à rapprocher les soins des populations vivant dans les localités les plus enclavées. Grâce à l’association d’une application mobile et d’un échographe portable, les agents de santé pourront réaliser des examens prénataux, détecter plus rapidement les grossesses à risque et assurer un meilleur suivi des patientes et des nouveau‑nés. Plus de 5 000 femmes enceintes et autant de nourrissons devraient bénéficier directement du projet.

Cette initiative intervient alors que la Guinée reste confrontée à d’importants défis en matière de santé maternelle et néonatale. Selon les autorités, le pays ne compte qu’une sage‑femme pour près de 20 000 habitants. Les inondations récurrentes, qui ont affecté plus de 175 000 personnes en 2024, compliquent davantage l’accès aux structures de santé dans plusieurs régions. Les longues distances à parcourir, le manque d’équipements médicaux et la faible couverture sanitaire dans certaines zones rurales continuent également de peser sur la prise en charge des femmes enceintes.

Au‑delà de l’amélioration du suivi prénatal, le projet vise à contribuer à accélérer la transformation numérique du système de santé guinéen. Les autorités espèrent démontrer l’efficacité des outils numériques pour étendre l’accès aux soins spécialisés dans les zones isolées et renforcer la résilience du système sanitaire face aux crises sanitaires et climatiques.

Samira Njoya

Lire aussi:

 La Guinée lance la plateforme TELEMO pour numériser les marchés publics

TECH STARS

TECH TV

greenbox-la-chambre-froide-anti-pertes-post-recoltes-du-congolais-divin-kouebatouka
a-la-rencontre-de-sthevi-letsika-electricien-et-roboticien-qui-a-concu-un-dispositif-de-detection-de-fumee-et-de-gaz
la-kenyane-linet-kwamboka-experte-en-data-science
les-drones-maliba-de-portee-375-km-du-malien-moussa-diarra-sont-concus-a-80-a-partir-de-plastique-recycle

Please publish modules in offcanvas position.