Depuis le lancement de sa stratégie numérique à l’horizon 2030, le Maroc accélère la modernisation de son administration publique. Le pays enchaîne les partenariats dans le secteur numérique afin de soutenir la transformation des services publics et renforcer la qualité de la gouvernance.
Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration a signé, le mardi 5 mai à Rabat, trois conventions de partenariat destinées à accélérer la numérisation des services publics, améliorer la relation entre l’administration et les citoyens et renforcer les mécanismes de transparence. Ces accords ont été conclus en marge des Assises africaines du gouvernement ouvert (AAGO), organisées dans la capitale marocaine.
Le premier partenariat a été conclu avec l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO). L’accord porte sur plusieurs axes liés à la transformation numérique, notamment l’intelligence artificielle (IA), la formation, l’échange d’expertises et le développement de projets technologiques innovants dans les administrations publiques. Les deux parties ambitionnent également de promouvoir les données ouvertes et de renforcer la coopération autour de la numérisation du patrimoine culturel et scientifique.
Le deuxième accord, signé avec l’Institution du Médiateur du royaume, vise à moderniser l’accueil des usagers dans les services publics. Les autorités marocaines veulent améliorer la qualité des prestations administratives et renforcer la confiance des citoyens envers l’administration à travers de nouveaux dispositifs numériques et des expériences pilotes appelées à être progressivement généralisées.
Le troisième partenariat concerne l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption. Il prévoit la modernisation des systèmes d’information de l’institution ainsi que le développement d’outils numériques capables de renforcer la transparence et d’améliorer la détection des risques de corruption. L’accord mise notamment sur l’utilisation de l’IA et de l’analyse de données pour accompagner la digitalisation de la gouvernance publique.
Ces accords s’inscrivent dans un contexte d’intensification des investissements dans la transformation numérique de l’administration publique. Le Maroc mise notamment sur la dématérialisation des procédures, l’interconnexion des plateformes publiques et l’intégration progressive des technologies émergentes afin d’améliorer l’efficacité des services administratifs. Cette stratégie s’appuie sur une forte progression des usages numériques dans le pays. Selon l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), le taux de pénétration de l’Internet atteignait 112,59 % fin 2025, un niveau qui s’explique par la multiplication des abonnements mobiles et fixes.
Samira Njoya
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