Dans un contexte où l’accès aux services financiers reste limité pour des millions d’Africains, certaines initiatives misent sur la technologie pour combler ce déficit. Au Kenya, Rafode développe une approche hybride à la croisée de la fintech, de l’inclusion financière et de l’énergie propre.
Rafode est une solution développée par une start-up kényane. Elle se présente comme une institution de microfinance non bancaire, ciblant principalement les populations rurales et les micro-entrepreneurs exclus du système financier traditionnel.
Son modèle repose sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour digitaliser ses opérations et étendre ses services à grande échelle. Basée à Kisumu, l’entreprise est dirigée par Antony Mayodi (photo).
Concrètement, Rafode propose une gamme de produits financiers, allant des prêts individuels et de groupe aux crédits destinés à l’acquisition d’actifs ou au financement de l’éducation. Mais la spécificité de la solution réside dans son intégration avec des produits d’énergie renouvelable.
La start-up facilite notamment l’accès à des kits solaires ou à des équipements de cuisson propres et non polluants, proposés à crédit à des ménages souvent non connectés au réseau électrique.
Le modèle repose en grande partie sur des mécanismes de financement innovants, comme les prêts groupés où les bénéficiaires se portent mutuellement garants. Par ailleurs, Rafode s’appuie sur le mobile money pour distribuer les fonds et collecter les remboursements, renforçant ainsi l’efficacité et la traçabilité des transactions.
Au-delà de l’accès au crédit, la plateforme vise à générer un impact social plus large, en soutenant les petites entreprises, l’agriculture et l’accès à l’énergie dans les zones rurales.
À terme, Rafode illustre une tendance de fond sur le continent : l’émergence de solutions fintech hybrides, capables de combiner inclusion financière, transition énergétique et développement local. Cette approche pourrait inspirer d’autres marchés africains confrontés aux mêmes défis structurels.
Adoni Conrad Quenum
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