Il développe une technologie financière centrée sur les contraintes réelles des salariés. Une approche qui redéfinit l’accès à des services longtemps réservés aux circuits bancaires classiques.
Omar Saleh (photo), entrepreneur égyptien aujourd’hui basé à Riyad, en Arabie saoudite, est cofondateur et directeur général de Khazna, une start‑up de technologies financières dédiée aux populations sous‑bancarisées en Égypte et plus largement au Moyen‑Orient.
Fondée en 2019, Khazna développe une application mobile qui permet aux salariés de mieux gérer leur argent au quotidien. La plateforme propose des services financiers simples et rapides, accessibles directement depuis un smartphone. Elle regroupe plusieurs fonctionnalités conçues pour répondre aux besoins courants de la vie quotidienne, avec pour objectif de remplacer ou compléter les démarches habituellement effectuées auprès des banques, des commerçants ou des sociétés de facturation.
L’un des principaux services de Khazna est l’avance sur salaire, destinée en priorité aux employés d’entreprises partenaires. Cette fonctionnalité permet à un salarié d’accéder instantanément à une partie de son salaire du mois suivant via l’application. Elle vise à réduire le recours aux emprunts informels auprès de proches ou de collègues lorsqu’un imprévu survient avant la fin du mois.
Khazna s’appuie également sur un réseau de commerces partenaires auprès desquels les utilisateurs peuvent effectuer des achats immédiats avec un paiement différé. L’application permet aussi de financer des achats réalisés chez d’autres commerçants, en offrant la possibilité de définir soi‑même des modalités de remboursement simples et adaptées. La plateforme intègre par ailleurs un service de paiement de factures.
Sur le plan personnel, Omar Saleh est diplômé de l’Université du Caire, où il obtient en 2005 un bachelor en ingénierie chimique. Il est aussi titulaire d’un MBA obtenu en 2014 à la Stanford Graduate School of Business, aux États‑Unis.
Il débute sa carrière professionnelle en 2005 chez BG Group, dans le secteur pétrolier et gazier, en tant qu’ingénieur de projets senior. En 2010, il rejoint Dow Chemical comme responsable commercial pour l’Afrique. Trois ans plus tard, il devient associé en banque d’investissement chez J.P. Morgan aux États‑Unis. De 2016 à 2019, il occupe le poste de directeur de la stratégie chez Advanced Energy Systems (ADES), une entreprise du secteur énergétique. Il rejoint de nouveau ADES en 2022, cette fois comme membre du comité d’audit, fonction qu’il exerce pendant deux ans.
Melchior Koba
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Elle intervient là où beaucoup d’entrepreneurs perdent du temps et de la visibilité. La solution qu’elle a conçue transforme un angle mort de la gestion quotidienne en outil de pilotage.
Tayla Dandridge (photo) est une entrepreneure sud‑africaine installée à Londres, en Angleterre. Elle est cofondatrice et directrice générale de Stub, une plateforme en ligne conçue pour aider les entrepreneurs à gérer simplement les finances et le volet administratif de leur activité, sans avoir à manipuler des tableaux complexes.
Fondée en 2023, Stub permet de créer en quelques clics des devis, factures, notes de crédit et relevés clients. La plateforme facilite la conversion d’un devis en facture, ou inversement, selon l’avancement de la vente. Les utilisateurs peuvent également programmer des factures récurrentes, facturer dans différentes devises et intégrer un lien de paiement pour permettre aux clients de régler directement en ligne.
La solution ne se limite pas à la facturation. Pour chaque client, Stub centralise l’ensemble des documents (devis, factures, notes de crédit, relevés), ce qui simplifie le suivi et les relances. Les entrepreneurs disposent en parallèle d’une vue d’ensemble sur leurs ventes, leurs dépenses, leur résultat et leur trésorerie, à travers des rapports prêts à l’emploi pour la gestion quotidienne, les obligations fiscales ou les demandes de financement.
Stub se connecte aussi aux comptes bancaires afin de faire remonter automatiquement les transactions, ensuite classées par catégorie. L’utilisateur n’a plus qu’à les valider. Plusieurs témoignages mettent en avant cette synchronisation bancaire et la catégorisation automatique, qui transforment des finances jusque‑là difficiles à comprendre en données claires et exploitables, tout en faisant gagner un temps précieux.
Par ailleurs, la plateforme intègre des fonctionnalités de suivi des stocks, permettant d’identifier les produits en rupture ou à forte rotation, ainsi que de gestion des actifs de l’entreprise, dont la dépréciation est calculée automatiquement. Elle s’appuie sur une comptabilité complète, incluant l’ensemble des états financiers nécessaires, tout en restant accessible à des utilisateurs non spécialistes souhaitant avant tout garder une vision claire de leur activité.
Tayla Dandridge est diplômée de l’Université de Stellenbosch, où elle a obtenu en 2015 un bachelor en marketing. Elle est aussi titulaire d’un diplôme d’études supérieures en marketing et publicité, obtenu en 2016 à la Red & Yellow Creative School of Business.
Après un stage en marketing chez Vitality UK en 2016, elle rejoint Absa Group en Afrique du Sud. Elle y occupe successivement les postes de stagiaire en design, de conceptrice de services, puis de cheffe de projet designer. Entre 2021 et 2022, elle travaille comme consultante senior chez Finastra, une entreprise spécialisée dans les solutions financières.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Afrique du Sud : WattWallet simplifie l’achat de crédits prépayés d’électricité
Dans plusieurs pays d’Afrique, l’électricité prépayée est le modèle dominant pour l’accès à l’énergie domestique. Pour répondre à ce besoin quotidien, WattWallet se positionne comme une plateforme numérique dédiée à l’achat instantané de jetons d’électricité.
WattWallet est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux consommateurs d’acheter des jetons d’électricité prépayés en quelques clics. Elle a été lancée en 2025 par Keagan et Zhaida Juries et a déjà été adoptée par plus de 500 000 utilisateurs dans la sous-région ouest-africaine, selon la start-up.
« Notre mission est de veiller à ce que les ménages ne soient jamais privés d'électricité en raison du calendrier de leurs revenus et de récompenser les dépenses responsables », a déclaré Keagan Juries.
Pour accéder au service, l’utilisateur saisit le numéro de son compteur et le montant souhaité, puis le système génère instantanément le jeton valide pour recharger le compteur domestique, éliminant ainsi les longues files d’attente ou les démarches lourdes souvent associées à l’achat traditionnel. Le service est disponible 24 h/24 et 7 j/7 et fonctionne sur tous types d’appareils. Il intègre une validation automatique des numéros de compteur et de multiples options de paiement.
La jeune pousse dispose d’un réseau d’agents physiques (plus de 10 000), qui permet également de convertir de l’argent liquide en crédit digital. La plateforme collabore avec les principales compagnies d’électricité de la région ( notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Ghana, au Niger et au Bénin) pour garantir la fiabilité et la validité des jetons délivrés.
Au-delà de l’achat instantané, WattWallet propose aussi un suivi détaillé de l’historique des transactions et un programme de récompenses, incitant les utilisateurs fréquents à optimiser leurs achats. Outre l’achat des crédits prépayés d’électricité, la jeune pousse propose également le service « Buy Now, Pay Later ».
Keagan Juries indique, qu’« environ 7 millions de Sud-Africains dépendent de l'électricité prépayée et se retrouvent souvent à court avant le jour de paie. Il n'existe actuellement aucune solution structurée et réglementée d'avance sur l'électricité sur le marché ». Et d’ajouter : « les alternatives existantes sont informelles, comme emprunter de l'argent, recourir à des avances de fonds à des taux élevés, faire appel à des usuriers ou se passer d'électricité. Aucun fournisseur de services financiers ou de services publics n'offre actuellement d'avance sur l'électricité à tarif forfaitaire conforme à grande échelle, ce qui crée un vide évident ».
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Il s’attaque à l’un des points de friction les plus persistants de l’assurance automobile : la lenteur et la complexité des procédures. À travers une solution technologique, il redéfinit la manière dont assurés et assureurs interagissent au quotidien.
Okugo Uche Ayodele (photo) est un entrepreneur nigérian et un professionnel chevronné du secteur de l’assurance. Il est le fondateur et le directeur général de FastClaim, une start‑up technologique spécialisée dans la gestion des assurances automobiles.
Fondée en 2022, FastClaim est une application mobile qui permet aux utilisateurs de demander une assistance routière, de gérer leurs documents administratifs et de suivre leurs sinistres directement depuis leur téléphone. Elle élimine les longues attentes et les déplacements inutiles. Conçue aussi bien pour les assurés que pour les compagnies d’assurance, la solution vise à raccourcir les délais de traitement et à limiter les abus dans les déclarations.
FastClaim centralise plusieurs services liés à l’automobile et à l’assurance au sein d’une seule plateforme. En quelques clics, l’utilisateur peut solliciter un service de remorquage, où qu’il se trouve, afin d’obtenir une aide rapide en cas de panne. L’application simplifie également le transfert de propriété d’un véhicule en réduisant les démarches papier et les lourdeurs administratives.
Elle offre par ailleurs la possibilité de renouveler son permis de conduire en ligne, sans passage physique dans les services concernés, et facilite la mise en conformité du véhicule grâce au renouvellement rapide des documents obligatoires.
L’un des points clés de FastClaim repose sur l’inspection de véhicule à distance. À l’aide de son téléphone, l’utilisateur prend des photos ou des vidéos que l’application analyse pour identifier les dommages. Ce processus supprime l’attente d’un inspecteur sur place et accélère le passage de la déclaration à la phase de traitement. Il contribue aussi à réduire les déclarations exagérées ou frauduleuses, les dommages étant vérifiés à partir des éléments visuels transmis via l’application.
La semaine dernière, la start‑up a annoncé le lancement de ses activités en Zambie. Sa plateforme a été désignée comme l’application d’assurance la plus prometteuse en 2023, puis comme la meilleure application d’assurance nigériane en 2025.
En parallèle de ses activités entrepreneuriales, Okugo Uche Ayodele est membre du conseil d’administration de Teens TV Africa, au Nigeria. Il est titulaire d’un master en marketing obtenu en 2003 à l’université de Calabar. Il commence sa carrière professionnelle en 1998 à l’International Merchant Bank, où il occupe le poste de responsable crédit et marketing.
En 2000, il devient responsable marketing de Sovereign Trust Insurance. En 2004, il est nommé directeur de la succursale de Consolidated Hallmark Insurance à Port Harcourt, avant de rejoindre, l’année suivante, Cornerstone Insurance en tant que responsable marketing. Entre 2006 et 2020, il évolue au sein d’International Energy Insurance, où il occupe successivement les fonctions de directeur régional et de directeur général. Entre 2023 et 2024, il exerce enfin le rôle de directeur consultatif chez JAVAT 365, une entreprise technologique de partage de contenu basée aux États‑Unis.
Melchior Koba
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Alors que l’usage des cryptomonnaies progresse rapidement en Afrique, les enjeux de sécurité numérique deviennent centraux. Entre opportunités économiques et risques croissants de fraude, le continent cherche à structurer un cadre plus sûr pour accompagner le développement des actifs numériques.
Tether, une société mondiale de cryptomonnaies, a annoncé le vendredi 9 janvier une collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) afin de renforcer la cybersécurité et l’éducation du public autour des actifs numériques en Afrique. Cette initiative intervient alors que l’adoption des cryptomonnaies progresse rapidement sur le continent, exposant davantage les utilisateurs aux risques de fraude et de criminalité financière.
Tether and the United Nations Join Forces to Safeguard Africa’s Digital Economy
— Tether (@tether) January 9, 2026
Learn more: https://t.co/qKyZLH8j63
« Grâce à cette collaboration, nous pouvons faire progresser l’inclusion numérique, renforcer les compétences numériques et l’employabilité des jeunes, promouvoir des écosystèmes numériques sécurisés et transparents et exploiter l’innovation pour prévenir le crime organisé tout en favorisant une croissance économique durable et inclusive », a déclaré Sylvie Bertrand, représentante régionale de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Concrètement, le partenariat se décline à travers plusieurs projets ciblés. Au Sénégal, une initiative dédiée à l’éducation des jeunes à la cybersécurité prévoit des programmes de formation en plusieurs phases, intégrant des sessions menées avec la fondation Plan B issue de la collaboration entre Tether et la ville de Lugano, ainsi qu’un accompagnement en coaching et en mentorat pour développer des projets numériques sécurisés.
À l’échelle continentale, le programme soutient également des organisations de la société civile venant en aide aux victimes de la traite des êtres humains dans des pays comme le Nigeria, la RDC, le Malawi, l’Éthiopie et l’Ouganda, tout en renforçant la sensibilisation aux risques financiers en ligne.
Cette alliance s’inscrit dans un contexte marqué par l’essor rapide des usages des actifs numériques en Afrique. Le continent est aujourd’hui la troisième région du monde connaissant la croissance la plus rapide du marché des cryptomonnaies. Cette dynamique s’accompagne toutefois de vulnérabilités croissantes : une récente opération coordonnée par Interpol a permis de mettre au jour près de 260 millions de dollars en cryptomonnaies et en monnaies fiduciaires issues d’activités illicites à travers plusieurs pays africains.
À terme, cette alliance pourrait contribuer à renforcer la confiance dans les actifs numériques, soutenir l’inclusion financière et améliorer la capacité des États africains à prévenir les crimes financiers, tout en accompagnant une croissance plus sûre et plus durable de l’économie numérique du continent.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans un contexte numérique où l’accès aux services financiers reste fortement dépendant de la connectivité, il propose une approche technologique qui contourne cette contrainte. Il ouvre de nouvelles perspectives pour des millions d’utilisateurs confrontés à des réseaux instables.
David Masoperh (photo) est informaticien et entrepreneur ghanéen installé au Rwanda. Il est cofondateur et chef de produit de Pebla, une application qui permet de gérer et d’envoyer de l’argent, y compris sans connexion Internet, en réunissant plusieurs services financiers au sein d’une même plateforme.
Fondée en 2020 par David Masoperh et Jerry Auvagha, Pebla est une application de services financiers conçue pour les économies émergentes, en particulier en Afrique de l’Est. Elle centralise différents services, tels que les paiements et les transferts, dans une interface unique afin d’éviter aux utilisateurs de multiplier les codes et les applications.
Pebla permet d’effectuer des paiements et des transactions hors ligne, notamment via un simple menu accessible depuis un téléphone mobile, sans nécessiter de connexion Internet permanente. Les utilisateurs peuvent envoyer et recevoir de l’argent, effectuer des opérations et suivre leurs transactions en quelques étapes simples.
L’application facilite également le partage de dépenses, en permettant de diviser une facture entre plusieurs personnes, chacune réglant sa part directement depuis son téléphone. Elle offre par ailleurs la possibilité d’envoyer des demandes d’argent et d’y répondre rapidement, simplifiant ainsi les remboursements entre amis, collègues ou proches.
Pebla s’adresse aux particuliers à la recherche d’une solution simple pour payer, partager des dépenses et envoyer de l’argent sans dépendre de la qualité du réseau. Elle cible aussi les utilisateurs peu à l’aise avec des outils complexes, en misant sur une interface claire et des parcours d’utilisation réduits au minimum.
Sur le plan académique, David Masoperh est diplômé de l’African Leadership University au Rwanda, où il a obtenu un bachelor en informatique. Il est aussi titulaire d’un master en technologies de l’information délivré par la Carnegie Mellon University, aux États‑Unis.
Sa carrière professionnelle débute en 2017 au Ghana par un stage en management de projet chez theSOFTtribe, une entreprise informatique. Deux ans plus tard, il effectue un stage en gestion des risques et conformité au sein du groupe financier Absa Group. En 2021, il rejoint KudiGo, une entreprise technologique spécialisée dans la gestion du commerce de détail, où il travaille pendant trois mois comme stagiaire chef de produit et spécialiste des ventes.
En 2022, David Masoperh devient chef de produit chez Upskiller, une start‑up anglaise d’edtech centrée sur l’humain et s’appuyant sur l’intelligence artificielle. L’année suivante, il occupe le même poste chez Ladder, une start‑up technologique ghanéenne qui propose une expérience intégrée de gestion des finances personnelles.
Melchior Koba
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Il repense l’argent numérique en le rendant accessible depuis une seule application. Son innovation change la manière de payer, d’épargner et de transférer des fonds.
Eseoghene Benjamin Onomor (photo) est un entrepreneur nigérian basé à Lagos. Il est cofondateur et directeur général de Roqqu, une plateforme en ligne conçue pour aider les particuliers et les entreprises à mieux gérer leur argent.
Fondée en 2022, Roqqu ambitionne d’élargir l’accès à la liberté financière en simplifiant les opérations courantes. La plateforme permet d’effectuer des transactions rapides et accessibles depuis un téléphone ou un ordinateur, en intégrant l’usage des monnaies numériques comme moyen de paiement et d’épargne au quotidien. Elle réunit, au sein d’un même outil, la gestion de fonds, l’envoi d’argent et l’achat de monnaies numériques.
Roqqu fonctionne principalement via une application mobile disponible sur les principaux stores. Celle‑ci centralise l’argent et les actifs numériques de l’utilisateur dans une interface unique, claire et intuitive, pensée pour des profils non spécialistes. L’achat ou la vente de monnaies numériques se fait en indiquant simplement le montant souhaité et la devise locale, sans nécessiter de connaissances approfondies des mécanismes de marché.
La plateforme permet également d’envoyer et de recevoir de l’argent, y compris à l’international, facilitant ainsi le soutien à des proches ou le règlement de partenaires situés dans d’autres pays.
Parallèlement à Roqqu, Eseoghene Benjamin Onomor est directeur général d’EN1 Technologies, une entreprise technologique active dans l’industrie automobile en Afrique. Il est diplômé de l’Université de Port Harcourt, où il a obtenu en 2015 un bachelor en ingénierie électrique et électronique. En 2024, il a obtenu un diplôme en finance à la London Business School.
Avant de se consacrer pleinement à l’entrepreneuriat, il a travaillé de 2014 à 2022 chez IONS TECH, une entreprise technologique nigériane, où il a occupé les fonctions de directeur des opérations et de développeur principal en interface utilisateur.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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En s’appuyant sur la finance mobile, il propose une alternative aux circuits traditionnels pour les échanges numériques. Une orientation qui répond à des contraintes concrètes du marché africain.
Edouard Kougblenou (photo) est un entrepreneur béninois spécialisé dans la finance numérique. Il est directeur général d’Izichange, une entreprise qu’il a cofondée avec Marius Okouin, qui en assure la direction des opérations.
Fondée en 2018, Izichange est une plateforme numérique conçue comme une passerelle entre les comptes de mobile money et différentes formes de monnaies numériques, notamment les cryptomonnaies et certains soldes en ligne. Son objectif est de permettre aux utilisateurs d’acheter et de vendre des actifs numériques sans recourir aux circuits bancaires traditionnels.
Concrètement, la plateforme permet d’acheter des monnaies numériques et des cryptomonnaies à partir de comptes mobile money, puis de revendre ces actifs et de recevoir les fonds sur un compte mobile money dans une devise locale. Izichange centralise également plusieurs moyens de paiement sur une seule interface, notamment les services de mobile money et les cartes bancaires comme Visa.
Se positionnant comme une plateforme panafricaine, Izichange est présente dans plus de douze pays et revendique plus de 600 000 utilisateurs. Le service s’adresse principalement aux particuliers, aux investisseurs en cryptomonnaies, aux traders ainsi qu’aux e‑commerçants qui perçoivent des paiements depuis l’étranger. La plateforme propose par ailleurs une application mobile dédiée, facilitant l’achat et la vente de plus de 17 cryptomonnaies.
La start‑up a été distinguée à plusieurs reprises pour ses performances. En 2021, elle a été élue meilleure entreprise digitale lors des DSI Awards. L’année suivante, elle a reçu le prix « Best Leader » décerné par PayDunya, puis a été classée parmi le « Top 20 Performer » par InTouch. Toujours en 2022, Izichange a été désignée meilleure entreprise dans la catégorie Blockchain et Crypto au Next Fintech Forum d’Abidjan.
En parallèle de ses activités entrepreneuriales, Edouard Kougblenou siège au conseil d’administration de Youth Sport Education, une association béninoise qui utilise le sport et l’éducation comme leviers de développement pour la jeunesse et pour l’Afrique. Il est diplômé de l’Université d’Abomey‑Calavi, où il a obtenu en 2017 un master en logistique, gestion des matériaux et gestion de la chaîne d’approvisionnement.
Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, il a travaillé de 2011 à 2019 comme assistant aux opérations chez A.P. Moller – Maersk au Bénin, une entreprise internationale spécialisée dans le transport et la logistique.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Après plusieurs années de travail dans des banques au Nigeria, elle se lance dans l’entrepreneuriat. Elle veut rendre la banque et les paiements en ligne accessibles à tous.
Onyinye Olisah (photo) est une entrepreneure nigériane, fondatrice et directrice générale de OnUs Financial Services. Cette entreprise de services financiers numériques aide les entreprises africaines à encaisser des paiements en ligne de manière simple et sécurisée, quel que soit le pays d’origine des clients.
Fondée en 2022, OnUs Financial Services se positionne comme un levier de croissance pour les organisations africaines modernes. Elle leur propose une solution intégrée pour recevoir, traiter et gérer les paiements. L’entreprise développe principalement deux produits, PayOnus et BankOnus, qui offrent des services de paiement et de banque numérique aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.
PayOnus est une plateforme de paiement web et mobile conçue pour les entreprises. Elle permet d’effectuer des transactions en ligne de manière rapide et sécurisée. La solution couvre plusieurs usages, notamment les achats en ligne, les transferts d’argent entre particuliers et la gestion des abonnements, avec une promesse de fiabilité et de protection des données.
BankOnus s’adresse aux particuliers. La plateforme se présente comme un compagnon financier complet. Elle ne se limite pas aux fonctions d’une banque numérique classique, mais permet également aux utilisateurs de gérer leurs finances au quotidien, d’accéder à divers services bancaires et d’exécuter certaines opérations pour le compte d’autres organismes.
Onyinye Olisah est diplômée de l’Université du Nigeria à Nsukka, où elle a obtenu en 2004 une licence en langue et littérature anglaise. Elle est aussi titulaire d’un master en administration publique et internationale, décroché en 2021 à l’Université de Lagos.
Elle commence sa carrière professionnelle en 2007 à l’Intercontinental Bank en tant que caissière, avant d’y occuper des postes de responsable des relations clients et de responsable du service clientèle. En 2010, elle rejoint Serengeti Communications en qualité de directrice. Deux ans plus tard, elle intègre Standard Chartered Bank comme responsable des relations bancaires.
En 2016, elle a été nommée directrice de succursale de ProvidusBank à Lagos. L’année suivante, elle rejoint Interswitch Group, une entreprise fintech, où elle occupe successivement les fonctions de responsable des ventes, de cheffe d’équipe régionale, puis de responsable du groupe de gestion des services. Entre 2022 et 2024, elle poursuit son parcours dans la fintech Bud Africa, où elle travaille en tant que vice-présidente des ventes.
Melchior Koba
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Dans un contexte où les entreprises africaines font encore face à des obstacles pour régler leurs fournisseurs étrangers, Clea se positionne comme une solution de paiement transfrontalier simplifiée destinée aux importateurs.
Clea est une solution fintech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux entreprises de payer leurs fournisseurs internationaux, directement et de manière transparente, sans les délais et coûts typiques des circuits bancaires traditionnels. La start-up a été fondée en 2024 par Sheriff Adedokun (photo).
« Nous simplifions les paiements internationaux pour les importateurs, les exportateurs et les prestataires logistiques, en proposant des transactions rapides, conformes et rentables aux fournisseurs mondiaux. Notre mission est de dynamiser le commerce africain grâce à une infrastructure financière moderne, en éliminant les frictions liées au change, au règlement et à la conformité », a indiqué la start-up.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. Elle se présente comme un intermédiaire financier technologique, reliant les entreprises africaines à leurs fournisseurs à l’étranger en facilitant les transferts de fonds en devises telles que le dollar américain.
Grâce à son système, les utilisateurs peuvent alimenter un portefeuille numérique, effectuer un virement international en quelques étapes et profiter de taux de change compétitifs. L’expérience utilisateur est pensée pour être fluide : l’inscription et la vérification se font une seule fois, puis les entreprises peuvent initier des paiements rapidement selon leurs besoins opérationnels.
À l’heure où l’intégration économique intra-africaine se renforce, notamment avec les initiatives comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), des solutions comme Clea apportent une réponse concrète à l’un des points de friction majeurs du commerce international pour les PME et les importateurs : le paiement sûr, rapide et économique des transactions internationales. En s’insérant dans l’écosystème des fintech africaines, elle contribue à fluidifier les échanges commerciaux, à réduire les coûts opérationnels des entreprises et à renforcer leur compétitivité sur le marché global.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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