Dans un contexte marqué par l’essor des usages numériques, la plateforme iCard se positionne comme une solution facilitant l’accès aux services de paiement en ligne.

iCard est une solution fintech développée par la société libyenne Al-Madala Financial Services. Elle propose un modèle centré sur la distribution de cartes prépayées et de coupons digitaux.

Concrètement, iCard permet aux utilisateurs d’acheter à distance des cartes de paiement utilisables sur des plateformes internationales telles que les services de streaming, de jeux ou de commerce en ligne. La start-up, basée à Tripoli, a été lancée en 2017 par Husen Matar.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de cent mille fois, selon Google Play Store. L’utilisateur reçoit un code numérique qu’il peut ensuite activer pour effectuer ses transactions, sans nécessiter de carte bancaire classique.

iCard se distingue par sa flexibilité en matière de paiement. Elle accepte plusieurs méthodes, notamment le crédit téléphonique et des cartes bancaires émises par des institutions partenaires. Cette approche hybride vise à contourner les limites d’accès aux services financiers traditionnels, notamment dans des marchés où la bancarisation reste faible.

Au-delà de la simple vente de cartes, iCard s’inscrit dans une logique de digitalisation des paiements. En supprimant les contraintes physiques liées à l’achat de cartes prépayées (disponibilité en magasin, horaires, risques de perte), la plateforme mise sur une expérience entièrement dématérialisée et accessible en continu.

Cette proposition répond à une demande croissante pour des solutions de paiement alternatives, notamment chez les jeunes et les utilisateurs non bancarisés. Elle illustre également la montée en puissance des fintech locales qui cherchent à adapter les usages globaux aux réalités des marchés africains et du Moyen-Orient. À terme, ce type de solution pourrait jouer un rôle clé dans l’élargissement de l’accès aux services numériques, en servant de passerelle entre économie informelle et commerce digital global.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Elle analyse les limites du système bancaire traditionnel pour y apporter plus de souplesse et de transparence. Elle met en place une approche bancaire entièrement numérique.

Line Wiid (photo) est une comptable de formation et une entrepreneure sud-africaine. Elle est cofondatrice, directrice exécutive et directrice financière de Bank Zero, une banque mobile destinée aux particuliers et aux entreprises.

Fondée en 2018, Bank Zero fonctionne comme une banque mobile où toutes les opérations s’effectuent via une application dédiée. Sur la plateforme, l’ouverture d’un compte débute par la création d’un profil personnel, principalement destiné à la vérification d’identité et à la conformité réglementaire. Une fois le profil validé, l’utilisateur accède à un tableau de bord depuis lequel il peut ajouter d’autres comptes ou profils, notamment pour des activités professionnelles.

L’application permet de consulter les soldes, d’effectuer des paiements, de gérer les cartes, ainsi que de créer et d’administrer plusieurs comptes selon les besoins, qu’ils soient personnels, familiaux ou professionnels. Pour les particuliers, Bank Zero propose un compte sans frais mensuels, sans exigence de revenu minimum ni de solde requis. Il est possible d’ajouter des comptes d’épargne ou à préavis sans frais d’ouverture ni de tenue, et de définir des objectifs d’épargne directement depuis l’application.

Les opérations en espèces sont toutefois facturées. Les demandes de solde effectuées via l’application ou l’envoi d’un relevé quotidien par e‑mail sont gratuites, tandis que la consultation de solde au point de vente ou au distributeur automatique entraîne un coût. Les retraits d’espèces sont facturés par tranche de montant, avec un tarif plus élevé pour les retraits effectués à l’étranger.

Line Wiid est diplômée de l’université d’Afrique du Sud, où elle a obtenu en 1991 un bachelor en comptabilité. Elle est également titulaire d’un master en audit informatique obtenu en 1995 à l’Université de Johannesburg. Sa carrière professionnelle débute en 1988 au sein du cabinet mondial d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) en tant que responsable adjointe d’audit.

En 1994, elle rejoint Capespan International, une société britannique spécialisée dans le commerce de gros de fruits et légumes, où elle occupe le poste de comptable en gestion. De 1996 à 2015, elle travaille à First National Bank en Afrique du Sud, où elle occupe entre autres les postes de directrice financière, de responsable produit et marketing, puis de cheffe de cabinet du président-directeur général.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Derrière une approche simple du paiement, il défend une idée forte : permettre aux salariés d’acheter sans s’endetter, tout en boostant la performance des commerçants.

Wesley Billett est un entrepreneur sud-africain, diplômé de la Vega School at Emeris, où il a obtenu en 2014 un bachelor en développement et gestion de marque. Il est un cofondateur et le directeur général de Happy Pay, une solution de paiement qui permet d’effectuer un achat immédiatement et d’en étaler le règlement sur deux salaires, sans dépôt initial ni intérêts.

Fondée en 2021, Happy Pay offre la possibilité de régler un achat en deux échéances égales, prélevées sur les deux prochaines paies de l’utilisateur. Le client reçoit ses produits dès la commande, mais ne règle qu’une partie de la somme, sans avance ni frais supplémentaires tant que les échéances sont respectées.

La plateforme se positionne également comme un levier de croissance pour les commerçants. Elle affirme les aider à augmenter le panier moyen et à améliorer les taux de conversion en proposant une option de paiement plus flexible à leurs clients. L’objectif est de bâtir un modèle où acheteurs et vendeurs tirent profit de la même solution.

Happy Pay consacre une partie de ses revenus à des initiatives environnementales. 1 % des frais perçus est reversé au financement de la plantation de Spekboom en Afrique du Sud.

En parallèle, Wesley Billett est partenaire d’investissement chez Equitable Ventures, un fonds de capital-risque spécialisé dans le financement de start-up innovantes du secteur des technologies financières en Afrique. En 2023, il a également cofondé Snap, une plateforme numérique qui met en relation, en temps réel, les marques de produits de grande consommation et les commerçants.

Melchior Koba

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Makhtar Diop (photo) est un cadre et entrepreneur sénégalais. Il est un cofondateur et le directeur général de Jiwall, une plateforme d’investissement immobilier qui permet à des particuliers de mutualiser leurs ressources pour mener ensemble des projets immobiliers au Sénégal, notamment des programmes d’appartements et d’immeubles.

Fondée en 2017, Jiwall a pour mission de rendre le logement et l’investissement immobilier plus accessibles en Afrique subsaharienne. La start-up propose une gamme diversifiée de projets adaptés à différents profils d’investisseurs et de futurs propriétaires.

Le modèle de Jiwall repose sur la co‑construction, une approche collaborative de l’investissement inspirée du covoiturage. Le principe consiste à rassembler des particuliers à la recherche d’un logement ou d’une opportunité de placement, ainsi que des propriétaires fonciers, afin de développer collectivement un projet immobilier. Chaque co‑constructeur contribue financièrement au projet selon ses moyens, ce qui lui permet, au terme de l’opération, de devenir propriétaire d’un bien ou de percevoir une plus‑value.

Pour chaque projet, Jiwall crée une société spécifique dont les participants deviennent actionnaires. La plateforme en assure la gestion administrative et technique et supervise l’ensemble du processus. Les co‑constructeurs sont sélectionnés selon un protocole rigoureux, privilégiant la solvabilité et la compatibilité des profils avec les exigences du projet.

Parallèlement à ses activités chez Jiwall, Makhtar Diop occupe le poste de directeur des opérations chez Tanél Health, une entreprise technologique fondée en 2020 qui développe des infrastructures d’assurance destinées à améliorer l’accès aux soins de santé en Afrique.

Makhtar Diop est titulaire d’un bachelor en comptabilité et finance obtenu en 2012 à la New Mexico State University (États‑Unis). Après un stage chez Ernst & Young en 2013, il y a été promu, la même année, au poste de chargé de mission senior au sein de la branche FSO Assurance.

Melchior Koba

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Face aux limites du système bancaire classique, il mise sur une approche communautaire et technologique pour élargir l’accès aux services financiers.

Shema Steve (photo) est un entrepreneur technologique rwandais, fondateur et directeur général d’Exuus, une entreprise spécialisée dans les services financiers numériques et les solutions logicielles. Sa mission est de renforcer la capacité des communautés à mieux gérer leur argent de façon autonome et sécurisée.

Fondée en 2014, Exuus a développé Save, une solution numérique destinée aux personnes souvent exclues du système bancaire traditionnel. L’application leur permet d’épargner, d’emprunter et d’effectuer leurs opérations quotidiennes au sein de groupes d’épargne. Elle s’appuie sur la solidarité entre proches, voisins ou collègues pour favoriser l’inclusion financière dans un cadre plus fiable que les pratiques informelles.

L’utilisation de Save repose sur la création de groupes d’épargne où les membres définissent des objectifs financiers communs, épargnent régulièrement et se soutiennent mutuellement. Ces groupes peuvent être accompagnés par des agents formés. Chaque utilisateur peut appartenir à plusieurs groupes à la fois, ce qui lui permet de poursuivre différents objectifs financiers. Tous ses engagements sont pris en compte dans l’évaluation des prêts et la constitution de sa note de crédit.

Grâce à Save, il est possible de solliciter un prêt directement depuis l’application, avec une réponse et un décaissement quasi immédiats. Le crédit peut provenir du groupe lui-même, de proches ou de partenaires financiers. Le comportement des membres (régularité de l’épargne, ponctualité des remboursements, gestion des pénalités, etc.) contribue à bâtir une note de crédit individuelle et collective.

Outre l’épargne et le crédit, la plateforme facilite également l’envoi d’argent à ses proches ainsi que le paiement de factures (électricité, eau, abonnements télévisuels, etc.). Elle permet aussi de créer des cartes virtuelles pour effectuer des achats en ligne en toute sécurité. Save est accessible via une application mobile ou par un code court (*777#), donnant ainsi accès aux services essentiels même sans smartphone ni connexion Internet.

Shema Steve est diplômé de la National University of Rwanda, où il a obtenu en 2014 une licence en gestion de l’environnement. Entre 2020 et 2022, il a siégé au comité consultatif de la Khalifa University aux Émirats arabes unis.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Les fintechs d’Afrique de l’Est font face à des procédures d’agrément distinctes dans chaque pays, un frein majeur à leur expansion régionale. Le Kenya et le Rwanda veulent y remédier en instaurant un mécanisme de reconnaissance mutuelle des licences pour les prestataires de paiement.

La Banque centrale du Kenya (CBK) et la Banque nationale du Rwanda (NBR) ont officialisé, mercredi 11 mars, un protocole d’accord instaurant un cadre de reconnaissance mutuelle des licences pour les prestataires de services de paiement. L’objectif est de permettre aux fintechs autorisées dans l’un des deux pays d’opérer dans l’autre sans devoir obtenir une nouvelle autorisation complète.

L'initiative s'attaque directement au coût de la conformité réglementaire, l’un des principaux freins à l’expansion régionale. Jusqu'ici, la fragmentation des régulations imposait aux start-up des procédures d'agrément distinctes dans chaque pays, prolongeant les délais de mise sur le marché et augmentant les coûts d’entrée.

Le nouveau cadre ne remplace pas la supervision nationale, mais prévoit une coordination renforcée entre les deux régulateurs afin d’assurer le suivi des entreprises opérant dans les deux juridictions. Cette simplification intervient alors que la fintech demeure l’un des principaux moteurs d’investissement dans la tech africaine. En 2025, le secteur a capté 769 millions de dollars en financement en capital, soit près de 19 % des fonds propres levés par les start-up africaines, selon les données du marché.

L'initiative s’inscrit dans la stratégie de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) visant à interconnecter les systèmes de paiement et à faciliter les transactions numériques transfrontalières. En alignant progressivement leurs cadres réglementaires, les deux pays cherchent à stimuler l’interopérabilité des services financiers et à soutenir le commerce régional.

Si ce mécanisme de reconnaissance mutuelle s’avère efficace, il pourrait servir de modèle pour d’autres marchés de la région, contribuant à la construction d’un espace régional plus intégré pour les paiements numériques.

Samira Njoya

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Au Maroc, la digitalisation des services financiers se poursuit avec l’émergence de nouvelles solutions de paiement mobile. Parmi elles figure Mynk, une solution fintech qui propose des services plutôt intéressants.

Mynk est une solution fintech développée par une start-up marocaine. Elle permet aux utilisateurs d’envoyer ou de recevoir de l’argent instantanément, sans avoir à saisir de coordonnées bancaires telles qu’un RIB ou un IBAN. Lancée par l’entrepreneur marocain Driss Zizi en 2021, la solution s’inscrit dans la dynamique de modernisation des paiements numériques dans le pays.

L’application est conçue pour faciliter les transferts d’argent entre particuliers à partir d’un simple numéro de téléphone. L’opération se rapproche de l’expérience des messageries instantanées puisque l’utilisateur choisit un contact dans son répertoire, indique le montant et valide la transaction.

Pensée notamment pour les étudiants et les jeunes actifs, l’application vise à simplifier les dépenses du quotidien telles que le partage de frais, le paiement de services ou transferts entre amis, l’achat de recharges téléphoniques, le paiement de factures ou encore l’acquisition de cartes cadeaux et de services en ligne.

Le modèle repose sur un portefeuille électronique alimenté via carte bancaire. Les transferts entre utilisateurs sont gratuits et instantanés, tandis que l’envoi des fonds vers un compte bancaire classique peut être effectué moyennant une commission.

Sur le plan réglementaire et sécuritaire, la fintech s’appuie sur des partenariats avec des acteurs bancaires locaux et sur une infrastructure conforme aux exigences du régulateur financier marocain. « Mynk est en partenariat avec une banque marocaine et offre les meilleurs standards en termes de sécurité », indique la start-up sur sa page LinkedIn.

Au-delà de la simple fonctionnalité de paiement, Mynk s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation de l’écosystème fintech marocain. En rendant les transactions numériques plus simples et accessibles, la start-up contribue à accélérer l’adoption des paiements mobiles et à soutenir l’inclusion financière, en particulier auprès des jeunes populations urbaines.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Face à la dispersion des initiatives de soutien, le Rwanda centralise son écosystème tech. Avec le lancement d’Innovate Rwanda, Kigali crée un guichet unique numérique pour interconnecter start-up et investisseurs, visant à optimiser les flux de capitaux vers les projets à fort potentiel.

Le gouvernement rwandais a officialisé, jeudi 12 mars, le lancement d’Innovate Rwanda, une plateforme numérique nationale conçue pour centraliser l’écosystème d’innovation. Cet outil vise à interconnecter start-up, investisseurs, incubateurs et institutions afin de renforcer la coordination d’un secteur technologique devenu le pilier de la stratégie de croissance du pays en Afrique de l’Est.

Développée par le ministère des Technologies de l’Information et de l’Innovation (MINICT), la plateforme fait office de point d’accès unique aux programmes de financement et aux mécanismes de soutien. « Nous voulons créer un environnement où les innovateurs peuvent facilement accéder aux ressources, aux financements et aux partenaires nécessaires pour transformer leurs idées en solutions concrètes », a déclaré la ministre des TIC et de l’Innovation, Paula Ingabire (photo), lors du lancement du dispositif.

Un écosystème en expansion

Le lancement d’Innovate Rwanda intervient dans un contexte de croissance continue de l’écosystème technologique rwandais. Le pays compte aujourd’hui plus de 76 start-up actives selon les estimations des principaux acteurs de l’écosystème et des plateformes de suivi de l’innovation en Afrique de l’Est. Le pays abrite également plusieurs incubateurs et hubs technologiques, dont des structures soutenues par des partenariats publics et privés.

Selon le Global Startup Ecosystem Index 2025 du cabinet StartupBlink, le Rwanda occupe la 96ᵉ place mondiale, en progression de deux rangs. À l’échelle de l’Afrique de l’Est, le pays consolide sa 3ᵉ place, se positionnant comme un hub stratégique derrière l’Ouganda et devant la Somalie.

Innovate Rwanda offre aux investisseurs une meilleure visibilité sur les start-up locales grâce à des profils vérifiés et des indicateurs de performance, centralisant des informations auparavant dispersées et fluidifiant les processus de diligence raisonnable, afin de renforcer la confiance dans le pipeline d’investissement.

Une réponse aux défis de coordination

Au-delà de la visibilité, la plateforme répond à un enjeu structurel, en particulier le manque de coordination entre les multiples programmes de soutien à l’innovation. Selon les responsables du ministère, la centralisation des informations devrait permettre d’éviter les doublons entre incubateurs, d’identifier les lacunes du marché et d’orienter plus efficacement les financements vers les projets à fort potentiel.

Samira Njoya

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Il mise sur la technologie pour instaurer une gestion plus fluide et mesurable du travail. Son but est d’alléger la lourdeur administrative sans perdre la maîtrise des données.

Louai Djaffer (photo)  est un entrepreneur technologique algérien. Il est le directeur général de Talenteo, une solution en ligne qu’il a cofondée avec Tarik Metnani pour faciliter la gestion des ressources humaines et de la paie au sein des entreprises.

Fondée en 2022, Talenteo s’adresse aux entreprises en croissance souhaitant mieux organiser et fiabiliser leur gestion du personnel. Son objectif est de simplifier le travail quotidien des équipes RH afin qu’elles puissent se concentrer sur l’accompagnement des collaborateurs et le développement humain au sein de l’entreprise.

La plateforme automatise de nombreux processus liés à la gestion administrative et à la paie, réduisant ainsi le temps consacré aux tâches manuelles. Cette automatisation permet aux équipes RH de se libérer des opérations chronophages pour se focaliser sur leurs priorités stratégiques : le recrutement, le suivi des carrières et la gestion des talents.

Talenteo met également à disposition des indicateurs d’aide à la décision, permettant aux entreprises de mieux suivre leurs coûts salariaux et d’identifier des leviers d’optimisation. Grâce à cette approche, les dirigeants disposent d’une vision plus claire et structurée de leur organisation interne.

Parallèlement à ses fonctions chez Talenteo, Louai Djaffer siège au conseil d’administration de Prizy, une start-up numérique qui conçoit des programmes de fidélisation, d’incitation et de récompenses destinés aux employés des entreprises. Il est également cofondateur, aux côtés de Tarik Metnani, des plateformes de recrutement en ligne Emploitic.com, eTalent Solutions et Novojob West Africa. Les deux premières opèrent depuis l’Algérie, tandis que la troisième, établie en Côte d’Ivoire, dessert les pays d’Afrique de l’Ouest.

Louai Djaffer est diplômé de l’Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediène, où il a obtenu en 1997 un diplôme d’études universitaires générales en technologie. Il est titulaire d’un master en management des organisations obtenu en 2003 à l’École nationale d’ingénieurs de Metz, en France.

Melchior Koba

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Dans un contexte où la fragmentation des systèmes de paiement complique les transactions en ligne en Afrique, la fintech NjiaPay développe une plateforme destinée à simplifier la gestion des paiements pour les entreprises opérant en Afrique.

NjiaPay est une solution fintech développée par une start-up sud-africaine. Elle propose une solution de « Payment-as-a-Service » qui permet aux entreprises d’intégrer et de gérer plusieurs fournisseurs de paiement à partir d’une seule interface technique.

L’objectif est de réduire la complexité opérationnelle liée à l’intégration de multiples prestataires et d’améliorer les taux de réussite des transactions en ligne. La start-up, basée à Johannesburg, a été fondée en 2024 par Jonatan Allback, Dean Hiine, Hans Osnabrugge et Roderick Simons.

« Nous connectons les entreprises à plusieurs prestataires de services de paiement via une couche centrale, acheminant les transactions vers la meilleure option disponible et offrant une vision claire des performances de paiement. Le résultat ? Moins de paiements échoués. Plus de transactions réussies. Une meilleure compréhension des sources de revenus et des pertes », a indiqué la start-up.

La plateforme agit comme une couche d’orchestration au-dessus des différents prestataires de paiement (PSP). Grâce à une interface de programmation unique (API), les entreprises peuvent connecter plusieurs moyens de paiement (cartes bancaires, mobile money ou transferts bancaires) tout en centralisant leurs données transactionnelles sur un tableau de bord unique.

NjiaPay intègre également un système de routage intelligent de paiement. En analysant les données en temps réel, la plateforme sélectionne automatiquement le prestataire ou la route de paiement ayant la probabilité la plus élevée de succès, ce qui permet de réduire les transactions refusées et d’augmenter les revenus des commerçants en ligne.

Cette approche vise à répondre à l’un des défis majeurs du commerce numérique africain : la multiplicité des infrastructures de paiement, qui oblige souvent les entreprises à travailler avec plusieurs prestataires pour garantir un taux d’acceptation satisfaisant.

Avec cette plateforme, NjiaPay ambitionne ainsi de fournir aux entreprises africaines une infrastructure capable de simplifier les paiements numériques tout en améliorant la performance financière des transactions en ligne.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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