Entre innovations fintech et évolutions des comportements familiaux, cette entrepreneure intègre l’épargne dans les moments de célébration. Elle propose une lecture différente des contributions affectives et de leur impact économique.

Sibongile Maputla (photo) est une entrepreneure technologique sud-africaine. Elle est la fondatrice de Squirrel Away, une plateforme numérique qui transforme la manière dont les familles offrent des cadeaux et construisent l’avenir financier des enfants.

Fondée en 2025, Squirrel Away fonctionne comme une solution de don à valeur durable. Chaque contribution d’un proche est dirigée vers un objectif financier précis pour l’enfant. L’objectif est de constituer progressivement une épargne destinée à des projets futurs tels que l’éducation, l’accès à un logement ou le démarrage dans la vie active.

La plateforme met l’accent sur la simplicité d’utilisation. Elle permet de créer un compte, d’ajouter un enfant ou un bénéficiaire, puis de recevoir ou d’envoyer des contributions sous forme de cadeaux financiers. Le service est conçu pour être accessible à des utilisateurs sans compétences financières particulières, en s’intégrant à des moments de célébration comme les anniversaires ou les événements familiaux.

L’approche de Squirrel Away repose également sur une dimension éducative et sociale. En transformant le geste de donner en acte d’investissement, la solution encourage une culture de l’épargne dès le plus jeune âge et vise à renforcer la préparation financière des générations futures.

Sibongile Maputla est membre du comité d’investissement du Altvest Credit Opportunities Fund. Elle est titulaire d’un bachelor en statistique et économie obtenu en 2001 à l’Université de Pretoria, ainsi que d’un master en administration des affaires obtenu en 2019 à la Wits Business School.

Sa carrière professionnelle commence en 2000 au sein du Standard Bank Group, où elle occupe un poste de stagiaire en négociation de devises. En 2002, elle devient courtière en actions chez Coronation Fund Managers. Entre 2016 et 2021, elle occupe le poste de directrice des opérations chez Benguela Global Fund Managers, une société de gestion d’actifs.

Melchior Koba

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Le secteur des paiements en Afrique est en pleine mutation sous l’effet de la numérisation des services financiers. Cette évolution ouvre la voie à de nouveaux usages et à une meilleure interconnexion entre les marchés.

Derrick Bundi (photo) est un informaticien et entrepreneur technologique kényan. Il est cofondateur et directeur général de Pretium, une plateforme de paiement qui permet d’effectuer des transactions en Afrique à l’aide d’actifs numériques appelés stablecoins.

Fondée en 2023, Pretium propose une application mobile conçue pour simplifier les paiements au quotidien. Elle permet d’envoyer de l’argent, de régler des commerçants et de payer diverses factures, notamment celles liées à l’électricité, à Internet ou à la télévision. Les utilisateurs peuvent alimenter leur compte avec des actifs numériques, puis les utiliser directement pour leurs dépenses courantes.

La start-up met également à la disposition des entreprises des outils pour accepter les paiements et gérer leurs flux financiers. Grâce à une interface unique, il est possible d’opérer dans plusieurs pays africains sans complexité particulière. Les entreprises et commerçants peuvent ainsi recevoir des paiements, effectuer des transferts et intégrer facilement ces services à leurs activités.

Pretium fonctionne dans plusieurs pays africains et permet d’effectuer des paiements entre différents marchés sans blocage. Elle évite aussi aux entreprises d’avoir à immobiliser des fonds dans chaque pays où elles opèrent. Elle indique avoir traité plus de 600 000 transactions, avec un taux de réussite de 99,99 %.

Avant de lancer Pretium, Derrick Bundi a cofondé en 2020 Xwift Ltd, dont il a assuré la direction générale jusqu’en 2022. Cette entreprise accompagne les acteurs du transport et de la chaîne d’approvisionnement dans la numérisation de leurs opérations.

Diplômé de la Taita Taveta University au Kenya, il a obtenu en 2019 un bachelor en technologies de l’information appliquées aux entreprises. Il a commencé sa carrière la même année comme spécialiste en assistance informatique au sein du Fountain Enterprise Programme, une initiative d’investissement.

Toujours en 2019, Derrick Bundi a occupé un poste de développeur web chez Obitell, une plateforme de généalogie qui aide ses utilisateurs à retracer leurs origines familiales. Il rejoint ensuite l’entreprise technologique Deveint en tant qu’ingénieur logiciel. Entre 2021 et 2023, il exerce la même fonction chez PesaKit, une start-up spécialisée dans les technologies financières et le commerce numérique de proximité.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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En Afrique, de nouveaux modèles émergent pour faciliter l’accès aux biens sans recourir au crédit. Portée par une logique d’épargne progressive, cette approche redéfinit les habitudes d’achat et s’appuie sur le numérique pour encadrer et sécuriser les transactions.

Ng'winula Kingamkono (photo) est un informaticien et entrepreneur technologique tanzanien. Il est le fondateur et directeur général de Tunzaa, une plateforme numérique dédiée à l'achat, la vente et la gestion d'activités commerciales en ligne.

Fondée en 2021, Tunzaa opère principalement comme une place de marché en ligne. Elle permet aux utilisateurs d'acheter des produits et services auprès de vendeurs sélectionnés, avec une livraison directe aux clients. Cela facilite l'accès à des biens de qualité sans déplacement.

L’un des éléments centraux de Tunzaa est son mode de paiement. La plateforme permet de payer progressivement, en plusieurs fois, plutôt que de régler la totalité d’un achat en une seule fois. Cette méthode repose sur un principe de “payer petit à petit”, sans recourir à un crédit classique.

Ce mécanisme encourage la constitution d'une épargne dédiée à un achat précis. Les versements s'accumulent jusqu'à atteindre la somme requise, avec des rappels et un suivi régulier pour favoriser la discipline financière.

Tunzaa cible divers profils : commerçants, développeurs, fabricants et consommateurs. Elle connecte ainsi l'ensemble des acteurs du commerce dans un environnement unique, sans dette ni intérêts. L'argent est simplement mis de côté pour un objectif d'achat, dans un cadre sécurisé et transparent.

Avant Tunzaa, Ng'winula Kingamkono a cofondé en 2013 Guumzo, une application permettant d'enregistrer des messages vocaux de deux minutes et de les partager avec des abonnés. En 2018, il a cofondé Ellipsis Digital, une entreprise recrutant des talents technologiques pour des projets en Europe et ailleurs dans le monde. Il y a occupé le poste de responsable du développement commercial jusqu'en 2022.

Diplômé de l'université de Dodoma, il y a obtenu en 2012 un bachelor en systèmes d'information et en programmation informatique. Sa carrière professionnelle a commencé la même année chez Samaki Samaki Restaurants, comme responsable du développement. De 2015 à 2018, il était le directeur général de Thinkers Technologies Ltd, une société spécialisée dans le développement de logiciels.

Melchior Koba

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Dans un contexte où la fragmentation des moyens de paiement freine encore le développement du e-commerce en Afrique, la start-up PayChangu propose une infrastructure unifiée pour simplifier les transactions numériques.

PayChangu est une solution fintech développée par une jeune pousse malawite. Elle se positionne comme un agrégateur de paiements, capable de connecter plusieurs canaux au sein d’une seule interface. La start-up, basée dans la ville de Lilongwe, a été fondée en 2021 par Morgan Tembo.

« PayChangu est une entreprise de technologie financière de premier plan au Malawi qui révolutionne les paiements des entreprises locales afin de rendre les transactions en ligne simples, transparentes et sécurisées, améliorant ainsi l’expérience client », explique la jeune pousse.

La solution permet aux entreprises d’accepter des paiements via mobile money, cartes bancaires ou virements instantanés, le tout à travers une intégration unique. Cette approche vise à résoudre un problème récurrent sur le continent : la multiplicité des solutions de paiement, qui complique l’expérience utilisateur et limite la conversion en ligne.

Au-delà du simple paiement, PayChangu propose un écosystème complet incluant la génération de liens de paiement, la facturation, ainsi que des outils d’analyse permettant de suivre les performances commerciales depuis un tableau de bord centralisé. La solution intègre également des plugins et interfaces de programmation (API) compatibles avec des plateformes comme Shopify ou WooCommerce, facilitant son adoption par les développeurs et les petites et moyennes entreprises (PME).

L’un des axes stratégiques de la start-up est de soutenir la croissance des PME. En offrant des coûts de transaction compétitifs et des outils accessibles sans forte expertise technique, PayChangu entend démocratiser l’accès aux paiements numériques et accélérer la numérisation du commerce local.

Dans un marché africain en pleine mutation, marqué par l’essor du mobile money et du commerce en ligne, la fintech malawite s’inscrit dans une tendance plus large : celle de la construction d’infrastructures de paiement adaptées aux réalités locales. À terme, PayChangu ambitionne de connecter davantage d’entreprises africaines à l’économie numérique mondiale, en simplifiant les transactions et en réduisant les barrières à l’entrée pour le commerce numérique.

Adoni Conrad Quenum

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Face à la montée des paiements numériques en Afrique, la question des infrastructures et de leur fiabilité devient centrale. Cet entrepreneur veut répondre à ces enjeux et accompagner la transformation du secteur.

Dean Sparrow (photo) est un entrepreneur et investisseur sud-africain. Il est cofondateur et directeur général de Crossfin, une société d’investissement spécialisée dans les services financiers numériques, avec un accent sur l’Afrique.

Fondée en 2017, Crossfin définit son cœur de métier comme la création et l’accompagnement « d’entreprises d’excellence » dans le secteur des services financiers numériques. La société cible des entreprises à forte croissance ou déjà bien établies, capables de générer des flux de trésorerie, et leur apporte les ressources nécessaires pour consolider leurs acquis et accélérer leur développement.

Son approche repose sur la sélection d’entreprises répondant à des besoins concrets du quotidien, souvent insuffisamment couverts par les solutions existantes. Ces entreprises s’attaquent à des problématiques pratiques rencontrées par les commerçants et les consommateurs, notamment en matière d’acceptation des paiements, de gestion des transactions ou d’accès aux services financiers.

Pour soutenir ces activités, Crossfin s’appuie sur des plateformes technologiques qu’elle présente comme sécurisées, centralisées et capables de traiter d’importants volumes de transactions. Ces infrastructures permettent de faciliter la circulation des paiements et des services financiers entre les différents acteurs, tout en garantissant un niveau de performance adapté à la croissance des volumes et des valeurs traités.

Dean Sparrow est diplômé de l’Université d’Afrique du Sud, où il a obtenu en 1995 une licence en comptabilité, puis en 1998 un certificat en théorie comptable. Il a débuté sa carrière en 1997 en tant que responsable de l’audit chez Deloitte. Il a ensuite occupé, entre 2011 et 2024, le poste de directeur général de Capital Eye Investments, une société d’investissement sud-africaine.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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À mesure que les besoins numériques s’intensifient, la capacité à concevoir rapidement des applications devient un enjeu stratégique. Des solutions innovantes tentent aujourd’hui de lever les barrières techniques qui limitent encore cet accès.

Riaz Moola (photo) est un informaticien, investisseur et entrepreneur sud‑africain. Il est fondateur et président de HyperDev, une plateforme en ligne qui exploite l’intelligence artificielle pour transformer des idées en applications fonctionnelles, sans passer par des processus longs et complexes.

Fondée en 2025, HyperDev permet de concevoir, tester et déployer des applications complètes à partir d’une simple description en langage courant. L’utilisateur décrit son besoin, définit les règles de fonctionnement, et la plateforme génère automatiquement une application prête à être utilisée directement dans un navigateur.

La solution se distingue par sa flexibilité. Elle ne se limite pas à un modèle unique de projet : elle offre la possibilité de choisir l’architecture du backend ainsi que les modes de stockage des données. L’utilisateur conserve ainsi un contrôle total sur la structuration de son projet et son évolution dans le temps.

HyperDev se démarque également par l’absence de contraintes liées au volume de création. La plateforme permet de créer, tester et itérer autant de fois que nécessaire. Les utilisateurs peuvent explorer différentes approches, comparer plusieurs versions d’un même projet et affiner progressivement leur application jusqu’à obtenir un résultat optimal.

Riaz Moola est également fondateur et directeur général de HyperionDev, une plateforme spécialisée dans les certifications en ligne et les solutions de technologies éducatives, créée en 2012. Il est aussi cofondateur de Dark Math Games, un studio de jeux vidéo lancé en 2023, et investisseur chez Longdue, une entreprise britannique spécialisée dans les technologies du jeu vidéo.

Il est diplômé de l’Université du KwaZulu‑Natal, où il obtient en 2011 un bachelor en informatique et mathématiques. Il décroche ensuite un bachelor en informatique et intelligence artificielle à l’Université d’Édimbourg en 2014, puis un master en politique technologique à l’Université de Cambridge en 2016.

Avant ses activités entrepreneuriales, Riaz Moola a occupé plusieurs postes dans le secteur technologique. En 2014, il est développeur et analyste technologique chez Bank of America Merrill Lynch. L’année suivante, il devient chef de produit adjoint chez Google, en Suisse. En 2016, il exerce en tant que conseiller technique en chef au sein de l’incubateur edtech Injini.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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La gestion des paiements reste un défi pour de nombreuses entreprises, entre dispersion des outils et manque de visibilité sur les flux. Dans ce contexte, de nouvelles solutions cherchent à structurer et simplifier ces opérations essentielles.

Joachim Ukaegbu (photo) est un ingénieur logiciel et entrepreneur camerounais. Il est cofondateur et directeur général de Fapshi, une plateforme de paiement conçue pour aider les entreprises à encaisser et gérer leurs finances de manière simple et structurée.

Fondée en 2022, Fapshi propose une suite d’outils permettant aux entreprises de collecter des paiements, de gérer leurs fonds au quotidien, d’envoyer de l’argent vers plusieurs comptes et de suivre l’ensemble de leurs opérations depuis une interface unique. La plateforme offre la possibilité d’être testée avant une utilisation en conditions réelles, sans frais d’installation. La facturation s’applique uniquement aux transactions réussies. 

Fapshi permet de recevoir différents types de paiements via des liens facilement partageables avec des clients ou une communauté. Une fois diffusés, ces liens centralisent les paiements dans l’interface, facilitant ainsi la collecte pour des contributions, des dons, des ventes, des inscriptions ou tout autre type de flux.

La solution peut être intégrée à un site web ou à une application existante. Elle met l’accent sur une gestion pratique et efficace de l’activité financière des entreprises. Au-delà de la collecte, Fapshi permet également d’envoyer des fonds et d’organiser des retraits en toute simplicité.

Par ailleurs, Joachim Ukaegbu travaille actuellement comme ingénieur logiciel chez OpenMRS, un système open source de gestion des dossiers médicaux conçu pour les environnements à ressources limitées. Il est diplômé de l’Université de Buea, au Cameroun, où il a obtenu en 2022 un master en ingénierie logicielle. Entre 2018 et 2022, il a travaillé comme ingénieur logiciel et développeur web dans plusieurs entreprises, notamment chez LibreHealth, une organisation spécialisée dans le développement de solutions informatiques pour le secteur de la santé.

Melchior Koba

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Entre crise du pouvoir d’achat et essor des technologies de paiement, l’innovation s’invite dans la vie quotidienne des salariés. Une start-up égyptienne incarne ce nouvel élan fintech.

Mostafa Ashour (photo) est un informaticien de formation et un entrepreneur égyptien. Il est cofondateur et directeur général de NowPay, une plateforme de services financiers destinée aux entreprises et à leurs employés.

Fondée en 2019, NowPay se présente comme une solution visant à améliorer le bien-être financier des salariés en réduisant les difficultés de trésorerie qu’ils peuvent rencontrer au cours du mois. Son objectif est d’offrir plus de flexibilité dans l’accès au salaire.

Le modèle repose sur un partenariat avec l’entreprise. Celle-ci s’inscrit sur la plateforme, puis ses employés créent un compte dans l’application NowPay. Ils peuvent ensuite formuler des demandes d’avance à tout moment. L’entreprise règle la start-up pour les montants avancés, qui sont déduits du salaire lors du versement mensuel.

Au-delà de l’accès anticipé au salaire, la solution permet également de payer instantanément de nombreuses factures courantes : téléphone mobile, internet, électricité, ligne fixe, eau ou autres services domestiques. L’application offre aussi la possibilité d’envoyer de l’argent à d’autres utilisateurs, notamment à des collègues, de façon totalement dématérialisée et sécurisée.

Parallèlement, Mostafa Ashour est cofondateur et associé gérant de Tryvin, une société spécialisée dans le développement de logiciels. Il occupe également le poste de responsable de marché chez Microsoft. Titulaire d’un bachelor en ingénierie informatique obtenu à l’Université du Caire, il a commencé sa carrière professionnelle en 2004 comme ingénieur logiciel chez The Steel Network, une entreprise américaine du secteur de la construction.

Melchior Koba

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Dans un contexte où l’accès aux services financiers reste limité pour des millions d’Africains, certaines initiatives misent sur la technologie pour combler ce déficit. Au Kenya, Rafode développe une approche hybride à la croisée de la fintech, de l’inclusion financière et de l’énergie propre.

Rafode est une solution développée par une start-up kényane. Elle se présente comme une institution de microfinance non bancaire, ciblant principalement les populations rurales et les micro-entrepreneurs exclus du système financier traditionnel.

Son modèle repose sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour digitaliser ses opérations et étendre ses services à grande échelle. Basée à Kisumu, l’entreprise est dirigée par Antony Mayodi (photo).

Concrètement, Rafode propose une gamme de produits financiers, allant des prêts individuels et de groupe aux crédits destinés à l’acquisition d’actifs ou au financement de l’éducation. Mais la spécificité de la solution réside dans son intégration avec des produits d’énergie renouvelable.

La start-up facilite notamment l’accès à des kits solaires ou à des équipements de cuisson propres et non polluants, proposés à crédit à des ménages souvent non connectés au réseau électrique.

Le modèle repose en grande partie sur des mécanismes de financement innovants, comme les prêts groupés où les bénéficiaires se portent mutuellement garants. Par ailleurs, Rafode s’appuie sur le mobile money pour distribuer les fonds et collecter les remboursements, renforçant ainsi l’efficacité et la traçabilité des transactions.

Au-delà de l’accès au crédit, la plateforme vise à générer un impact social plus large, en soutenant les petites entreprises, l’agriculture et l’accès à l’énergie dans les zones rurales.

À terme, Rafode illustre une tendance de fond sur le continent : l’émergence de solutions fintech hybrides, capables de combiner inclusion financière, transition énergétique et développement local. Cette approche pourrait inspirer d’autres marchés africains confrontés aux mêmes défis structurels.

Adoni Conrad Quenum

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Dans un contexte où de nombreuses petites entreprises africaines fonctionnent encore avec des outils rudimentaires, la start-up nigériane Timart propose une solution pour moderniser leur gestion quotidienne.

Timart est une solution numérique développée par une start-up nigériane. Elle propose une application tout-en-un permettant aux entreprises de gérer leurs opérations depuis une seule interface. La plateforme intègre plusieurs fonctionnalités clés : gestion des stocks, suivi des ventes, comptabilité, facturation, gestion des créances clients et suivi des dépenses. La start-up, basée à Minna, a été lancée en 2021 par Muhammad Ndako (photo).

L’un des éléments différenciants de la plateforme réside dans son approche « offline-first ». Conçue pour s’adapter aux réalités africaines, l’application fonctionne même sans connexion Internet, avec une synchronisation automatique dès que le réseau est disponible. Elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon les données du Play Store.

« De nombreuses PME fonctionnent avec une gestion des stocks inefficace et une connexion Internet peu fiable, ce qui entraîne des pertes de stock, des fraudes et des pertes de revenus. Nous avons constaté que beaucoup de PME africaines s'appuient encore sur des méthodes traditionnelles, comme le papier et le stylo, ou sur des pratiques informelles pour gérer leurs activités, ce qui rend difficile le suivi des stocks, la détection des pertes ou l'évaluation des performances », a déclaré M. Ndako à Disrupt Africa.

Timart intègre également des outils de paiement via des terminaux de point de vente connectés, permettant de sécuriser les transactions et de réduire les risques de fraude, notamment liés aux faux justificatifs de paiement.

Au-delà de la gestion opérationnelle, la solution mise sur l’exploitation des données pour aider les entreprises à mieux piloter leur activité. Les utilisateurs peuvent accéder à des rapports en temps réel, suivre leurs performances et prendre des décisions plus éclairées.

À terme, Timart ambitionne de s’étendre à d’autres marchés africains et d’enrichir son offre avec des services financiers intégrés. Cette stratégie s’inscrit dans une tendance de fond : la numérisation progressive des PME africaines, considérées comme un moteur clé de croissance économique.

Adoni Conrad Quenum 

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