Près de six ans après son lancement, Orange Bank Africa réorganise son sommet hiérarchique. Cette mutation interne intervient au moment où l'inclusion financière par le numérique devient le moteur principal de la croissance bancaire en Afrique.
Le mercredi 6 mai, Orange Bank Africa a annoncé la nomination de l’Ivoirienne Audrey Koffi Niamkey (photo) en tant que nouvelle directrice générale. Elle succède à Jean-Louis Menann-Kouamé avec la mission de dynamiser la stratégie commerciale, de consolider les acquis sur les marchés actuels et de piloter l'expansion de la banque au sein de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).
« Je suis honorée de prendre aujourd’hui la direction d’Orange Bank Africa. Les dernières années, sous la direction de Jean-Louis Menann-Kouamé, ont permis de construire un modèle solide et utile, en phase avec les réalités de nos marchés. Nous poursuivrons cette dynamique avec une ambition claire : accélérer l’accès à des solutions financières simples, accessibles et adaptées, tout en renforçant notre capacité d’innovation à l’échelle régionale », a déclaré Audrey Koffi.
Née en juillet 2020 de l’alliance entre le Groupe Orange et le groupe de la banque NSIA, Orange Bank Africa est une banque 100% numérique opérant dans la zone UEMOA. Elle s’impose comme un acteur majeur de l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest. Depuis le début de ses activités en Côte d’Ivoire et au Sénégal, l'institution a distribué plus de 710 milliards FCFA (environ 1,2 milliard $) de crédits à plus de 3,3 millions de clients.
Audrey Koffi possède une connaissance approfondie de l’entreprise. Ayant rejoint l'aventure dès 2020 en tant que directrice des risques, elle occupait jusqu’à sa nomination le poste de directrice du développement commercial et de la stratégie.
Elle est diplômée de l’université d’Abidjan où elle a obtenu en 2005 une maîtrise en sciences économiques et gestion des entreprises. Sa carrière professionnelle a commencé en 2008 à la Standard Chartered Bank en tant qu’analyste financière. Parallèlement, elle a travaillé comme auditrice de Deloitte.
En 2009, elle devient responsable du contrôle interne de l’entreprise financière SOCOFIN, aujourd’hui Alios Finance. De 2010 à 2020, elle était responsable des risques et de la conformité de la BGFIBank Congo.
Melchior Koba
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Entre contraintes de trésorerie et inefficacité des méthodes classiques, les créances anciennes restent un point de friction pour de nombreuses entreprises. C’est ce problème que cet entrepreneur pense résoudre.
Luke Romyn (photo) est un expert en finance et un entrepreneur technologique sud-africain. Il est cofondateur et directeur général d’Adebt Debt Recovery, une société spécialisée dans le recouvrement de créances que les entreprises considèrent souvent comme irrécouvrables.
Fondée en janvier 2026, Adebt Debt Recovery se présente comme un spécialiste des dettes difficiles à récupérer, notamment celles impayées depuis plus de 90 jours. L’objectif est d’aider les entreprises à transformer ces montants « oubliés » en argent réel qui revient dans leur trésorerie.
Le service proposé par Adebt repose sur un processus simple en quatre étapes, conçu pour être rapide et sans contraintes administratives lourdes. Dans un premier temps, le client télécharge ses factures impayées ainsi que les informations relatives à son entreprise via la plateforme Adebt, sans avoir à remplir de longs formulaires ni à suivre une procédure complexe.
Ensuite, chaque créance est analysée afin d’évaluer son niveau de difficulté de recouvrement, notamment en fonction de son ancienneté. Sur cette base, Adebt détermine un pourcentage de rémunération, uniquement applicable en cas de succès.
Une fois cette étape validée, Adebt confie les dossiers aux meilleurs professionnels du recouvrement en Afrique du Sud, issus de son réseau de spécialistes certifiés. Ces experts mobilisent leur expérience pour localiser les débiteurs, engager le dialogue et négocier les modalités de remboursement. Une fois ce processus terminé, l’entreprise cliente n’a plus à gérer les relances ni les négociations. Les remboursements s’effectuent par versements, et les fonds sont reversés automatiquement au client au fur et à mesure des encaissements.
Luke Romyn est diplômé de l’Université du Cap, où il a obtenu en 2017 un bachelor en finance et économie. Après ses études, il a occupé, entre 2022 et 2024, le poste de responsable du bureau de négociation au sein de la plateforme d’échange de cryptomonnaies Blockkoin. D’août 2025 à janvier 2026, il a exercé en tant qu’analyste des risques chez Flagright, une entreprise spécialisée dans les technologies de lutte contre la criminalité financière destinées aux institutions financières.
Melchior Koba
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Dans un contexte de transformation progressive des habitudes financières, la Tunisie voit les usages numériques s’accélérer, notamment dans les transactions du quotidien. Les autorités monétaires cherchent désormais à accompagner cette évolution.
La Banque centrale de Tunisie (BCT) poursuit la structuration du secteur des paiements numériques. Dans une note diffusée le lundi 5 mai, l’institution a annoncé le lancement de « TUNPAY », un label national destiné à unifier et renforcer l’écosystème du paiement mobile dans le pays. Développé en collaboration avec la Société Monétique Tunisie (SMT), ce dispositif vise à harmoniser l’identification des services de paiement mobile auprès du grand public. L’objectif est de rendre les solutions plus visibles et plus facilement reconnaissables par les utilisateurs.
Concrètement, les banques, établissements de paiement et la Poste tunisienne, qui proposent des portefeuilles électroniques, devront intégrer cette identité visuelle à leurs applications, interfaces numériques et points d’acceptation physiques. Les commerçants, agences et réseaux d’agents utilisant les services de paiement mobile afficheront également le label.
À travers cette initiative, la Banque centrale cherche à renforcer la confiance des utilisateurs et à accélérer l’adoption des paiements digitaux dans un marché encore en phase de maturation. Les autorités veulent notamment améliorer l’interopérabilité des services et simplifier l’expérience utilisateur dans un contexte de diversification croissante des offres financières numériques.
Cette évolution intervient alors que le paiement mobile connaît une progression soutenue en Tunisie. Selon les données de la BCT, le nombre de transactions effectuées via téléphone mobile a augmenté de 81 % en 2025, atteignant 8,4 millions d’opérations. En valeur, ces transactions ont représenté 1,769 milliard de dinars (616 millions USD) sur l’année.
Malgré cette dynamique, le marché tunisien reste encore éloigné des standards observés dans certains pays africains où les paiements sans contact et les technologies NFC se développent rapidement. En Tunisie, une grande partie des opérations mobiles continue de fonctionner à travers des systèmes de validation par SMS.
Les autorités tunisiennes multiplient néanmoins les initiatives pour accélérer la numérisation des services financiers. Cette stratégie s’inscrit dans une tendance plus large observée en Afrique du Nord et sur le continent, où les banques centrales cherchent à moderniser les infrastructures de paiement afin de favoriser l’inclusion financière et de réduire l’usage du cash.
Avec « TUNPAY », la Tunisie ambitionne ainsi de poser les bases d’un environnement de paiement plus structuré, plus identifiable et davantage adapté à l’essor des usages numériques.
Samira Njoya
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Dans de nombreux marchés africains, l’accès aux équipements technologiques reste conditionné par la capacité de paiement immédiat. Cet entrepreneur propose une alternative flexible aux Sénégalais.
Cheikh Gueye (photo) est un jeune entrepreneur sénégalais, cofondateur et directeur général de Nixacom, fintech créée en 2024 et spécialisée dans le financement d’équipements technologiques. Son but est de faciliter l’accès au financement et l’accélération des services financiers, notamment dans les marchés émergents.
Fondée en 2024, Nixacom se positionne comme un intermédiaire entre les institutions financières et les utilisateurs finaux. Elle permet à ces derniers d’acquérir des produits technologiques, tels que des téléphones ou des ordinateurs, sans avoir à en payer immédiatement la totalité du coût. Le modèle repose sur un système de financement adapté, souvent en partenariat avec des institutions financières, qui prend en compte la situation du client avant de valider son accès au produit.
Pour simplifier ce processus, Nixacom a développé une plateforme numérique capable d’analyser rapidement les informations fournies par les utilisateurs. Alimentée par l’intelligence artificielle, cette plateforme vérifie l’identité des clients et évalue leur capacité de remboursement, permettant ainsi de fournir une réponse quasi immédiate. L’objectif est de réduire les délais, d’améliorer la fiabilité des décisions et de faciliter l’accès aux services financiers.
Cheikh Gueye est également directeur de la stratégie de RentX Rewards, une fintech qui propose des solutions de paiement flexible pour le loyer. Avant de fonder Nixacom, il a lancé en 2020 VoitGo, un service en ligne d’importation de véhicules depuis les États-Unis, prenant en charge l’ensemble du processus (recherche, transporteurs, formalités douanières).
Diplômé de l’université de Caroline du Nord à Charlotte, où il a obtenu en 2013 un bachelor en communication d’entreprise, Cheikh Gueye commence sa carrière professionnelle en 2020 chez LabEight, incubateur de start-up technologiques. En 2022, il travaille chez Robinhood, plateforme américaine de trading en ligne, en tant que responsable de la conformité.
Melchior Koba
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Entre fragmentation des services et obstacles d’accès, les systèmes financiers traditionnels peinent à couvrir l’ensemble des besoins. Cet acteur explore d’autres modèles pour rendre les transactions plus simples et inclusives.
Bobson Rugambwa (photo) est un entrepreneur rwandais, cofondateur et directeur général de MVend Group, l’entreprise accompagne les organisations dans la mise en place et la gestion de solutions financières accessibles à grande échelle.
Fondée en 2013, MVend Group s’adresse aux entreprises, institutions, organisations et groupes d’épargne. Sa mission est de réduire les inégalités d’accès aux services financiers en ciblant notamment les populations mal desservies par les circuits traditionnels.
L’entreprise développe une gamme d’outils permettant de gérer divers types de transactions financières. Ses solutions incluent la collecte de paiements, la distribution de fonds et l’intégration de services financiers dans des systèmes existants.
Grâce à ces outils, les organisations peuvent encaisser des paiements liés à des factures, abonnements ou services, mais aussi effectuer des transferts d’argent à grande échelle, notamment pour le paiement de salaires, de fournisseurs ou la distribution d’aides sociales.
MVend interconnecte également plusieurs canaux, tels que le mobile, les services bancaires et les systèmes de messagerie, afin de centraliser les opérations sur une plateforme unique. L’entreprise met un accent particulier sur l’accessibilité, en proposant des solutions utilisables sans smartphone ni connexion internet continue, notamment via des menus USSD et messages textuels.
Bobson Rugambwa est diplômé de l’université de Makerere en Ouganda où il a obtenu en 2010 une licence en informatique. Il est également titulaire d’un master en technologie de l’information obtenu en 2018 à la Carnegie Mellon University Africa au Rwanda. Entre 2012 et 2015, il a occupé le poste de responsable technique chez Imaginet, une entreprise informatique.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Entre innovations fintech et évolutions des comportements familiaux, cette entrepreneure intègre l’épargne dans les moments de célébration. Elle propose une lecture différente des contributions affectives et de leur impact économique.
Sibongile Maputla (photo) est une entrepreneure technologique sud-africaine. Elle est la fondatrice de Squirrel Away, une plateforme numérique qui transforme la manière dont les familles offrent des cadeaux et construisent l’avenir financier des enfants.
Fondée en 2025, Squirrel Away fonctionne comme une solution de don à valeur durable. Chaque contribution d’un proche est dirigée vers un objectif financier précis pour l’enfant. L’objectif est de constituer progressivement une épargne destinée à des projets futurs tels que l’éducation, l’accès à un logement ou le démarrage dans la vie active.
La plateforme met l’accent sur la simplicité d’utilisation. Elle permet de créer un compte, d’ajouter un enfant ou un bénéficiaire, puis de recevoir ou d’envoyer des contributions sous forme de cadeaux financiers. Le service est conçu pour être accessible à des utilisateurs sans compétences financières particulières, en s’intégrant à des moments de célébration comme les anniversaires ou les événements familiaux.
L’approche de Squirrel Away repose également sur une dimension éducative et sociale. En transformant le geste de donner en acte d’investissement, la solution encourage une culture de l’épargne dès le plus jeune âge et vise à renforcer la préparation financière des générations futures.
Sibongile Maputla est membre du comité d’investissement du Altvest Credit Opportunities Fund. Elle est titulaire d’un bachelor en statistique et économie obtenu en 2001 à l’Université de Pretoria, ainsi que d’un master en administration des affaires obtenu en 2019 à la Wits Business School.
Sa carrière professionnelle commence en 2000 au sein du Standard Bank Group, où elle occupe un poste de stagiaire en négociation de devises. En 2002, elle devient courtière en actions chez Coronation Fund Managers. Entre 2016 et 2021, elle occupe le poste de directrice des opérations chez Benguela Global Fund Managers, une société de gestion d’actifs.
Melchior Koba
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Le secteur des paiements en Afrique est en pleine mutation sous l’effet de la numérisation des services financiers. Cette évolution ouvre la voie à de nouveaux usages et à une meilleure interconnexion entre les marchés.
Derrick Bundi (photo) est un informaticien et entrepreneur technologique kényan. Il est cofondateur et directeur général de Pretium, une plateforme de paiement qui permet d’effectuer des transactions en Afrique à l’aide d’actifs numériques appelés stablecoins.
Fondée en 2023, Pretium propose une application mobile conçue pour simplifier les paiements au quotidien. Elle permet d’envoyer de l’argent, de régler des commerçants et de payer diverses factures, notamment celles liées à l’électricité, à Internet ou à la télévision. Les utilisateurs peuvent alimenter leur compte avec des actifs numériques, puis les utiliser directement pour leurs dépenses courantes.
La start-up met également à la disposition des entreprises des outils pour accepter les paiements et gérer leurs flux financiers. Grâce à une interface unique, il est possible d’opérer dans plusieurs pays africains sans complexité particulière. Les entreprises et commerçants peuvent ainsi recevoir des paiements, effectuer des transferts et intégrer facilement ces services à leurs activités.
Pretium fonctionne dans plusieurs pays africains et permet d’effectuer des paiements entre différents marchés sans blocage. Elle évite aussi aux entreprises d’avoir à immobiliser des fonds dans chaque pays où elles opèrent. Elle indique avoir traité plus de 600 000 transactions, avec un taux de réussite de 99,99 %.
Avant de lancer Pretium, Derrick Bundi a cofondé en 2020 Xwift Ltd, dont il a assuré la direction générale jusqu’en 2022. Cette entreprise accompagne les acteurs du transport et de la chaîne d’approvisionnement dans la numérisation de leurs opérations.
Diplômé de la Taita Taveta University au Kenya, il a obtenu en 2019 un bachelor en technologies de l’information appliquées aux entreprises. Il a commencé sa carrière la même année comme spécialiste en assistance informatique au sein du Fountain Enterprise Programme, une initiative d’investissement.
Toujours en 2019, Derrick Bundi a occupé un poste de développeur web chez Obitell, une plateforme de généalogie qui aide ses utilisateurs à retracer leurs origines familiales. Il rejoint ensuite l’entreprise technologique Deveint en tant qu’ingénieur logiciel. Entre 2021 et 2023, il exerce la même fonction chez PesaKit, une start-up spécialisée dans les technologies financières et le commerce numérique de proximité.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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En Afrique, de nouveaux modèles émergent pour faciliter l’accès aux biens sans recourir au crédit. Portée par une logique d’épargne progressive, cette approche redéfinit les habitudes d’achat et s’appuie sur le numérique pour encadrer et sécuriser les transactions.
Ng'winula Kingamkono (photo) est un informaticien et entrepreneur technologique tanzanien. Il est le fondateur et directeur général de Tunzaa, une plateforme numérique dédiée à l'achat, la vente et la gestion d'activités commerciales en ligne.
Fondée en 2021, Tunzaa opère principalement comme une place de marché en ligne. Elle permet aux utilisateurs d'acheter des produits et services auprès de vendeurs sélectionnés, avec une livraison directe aux clients. Cela facilite l'accès à des biens de qualité sans déplacement.
L’un des éléments centraux de Tunzaa est son mode de paiement. La plateforme permet de payer progressivement, en plusieurs fois, plutôt que de régler la totalité d’un achat en une seule fois. Cette méthode repose sur un principe de “payer petit à petit”, sans recourir à un crédit classique.
Ce mécanisme encourage la constitution d'une épargne dédiée à un achat précis. Les versements s'accumulent jusqu'à atteindre la somme requise, avec des rappels et un suivi régulier pour favoriser la discipline financière.
Tunzaa cible divers profils : commerçants, développeurs, fabricants et consommateurs. Elle connecte ainsi l'ensemble des acteurs du commerce dans un environnement unique, sans dette ni intérêts. L'argent est simplement mis de côté pour un objectif d'achat, dans un cadre sécurisé et transparent.
Avant Tunzaa, Ng'winula Kingamkono a cofondé en 2013 Guumzo, une application permettant d'enregistrer des messages vocaux de deux minutes et de les partager avec des abonnés. En 2018, il a cofondé Ellipsis Digital, une entreprise recrutant des talents technologiques pour des projets en Europe et ailleurs dans le monde. Il y a occupé le poste de responsable du développement commercial jusqu'en 2022.
Diplômé de l'université de Dodoma, il y a obtenu en 2012 un bachelor en systèmes d'information et en programmation informatique. Sa carrière professionnelle a commencé la même année chez Samaki Samaki Restaurants, comme responsable du développement. De 2015 à 2018, il était le directeur général de Thinkers Technologies Ltd, une société spécialisée dans le développement de logiciels.
Melchior Koba
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Dans un contexte où la fragmentation des moyens de paiement freine encore le développement du e-commerce en Afrique, la start-up PayChangu propose une infrastructure unifiée pour simplifier les transactions numériques.
PayChangu est une solution fintech développée par une jeune pousse malawite. Elle se positionne comme un agrégateur de paiements, capable de connecter plusieurs canaux au sein d’une seule interface. La start-up, basée dans la ville de Lilongwe, a été fondée en 2021 par Morgan Tembo.
« PayChangu est une entreprise de technologie financière de premier plan au Malawi qui révolutionne les paiements des entreprises locales afin de rendre les transactions en ligne simples, transparentes et sécurisées, améliorant ainsi l’expérience client », explique la jeune pousse.
La solution permet aux entreprises d’accepter des paiements via mobile money, cartes bancaires ou virements instantanés, le tout à travers une intégration unique. Cette approche vise à résoudre un problème récurrent sur le continent : la multiplicité des solutions de paiement, qui complique l’expérience utilisateur et limite la conversion en ligne.
Au-delà du simple paiement, PayChangu propose un écosystème complet incluant la génération de liens de paiement, la facturation, ainsi que des outils d’analyse permettant de suivre les performances commerciales depuis un tableau de bord centralisé. La solution intègre également des plugins et interfaces de programmation (API) compatibles avec des plateformes comme Shopify ou WooCommerce, facilitant son adoption par les développeurs et les petites et moyennes entreprises (PME).
L’un des axes stratégiques de la start-up est de soutenir la croissance des PME. En offrant des coûts de transaction compétitifs et des outils accessibles sans forte expertise technique, PayChangu entend démocratiser l’accès aux paiements numériques et accélérer la numérisation du commerce local.
Dans un marché africain en pleine mutation, marqué par l’essor du mobile money et du commerce en ligne, la fintech malawite s’inscrit dans une tendance plus large : celle de la construction d’infrastructures de paiement adaptées aux réalités locales. À terme, PayChangu ambitionne de connecter davantage d’entreprises africaines à l’économie numérique mondiale, en simplifiant les transactions et en réduisant les barrières à l’entrée pour le commerce numérique.
Adoni Conrad Quenum
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Face à la montée des paiements numériques en Afrique, la question des infrastructures et de leur fiabilité devient centrale. Cet entrepreneur veut répondre à ces enjeux et accompagner la transformation du secteur.
Dean Sparrow (photo) est un entrepreneur et investisseur sud-africain. Il est cofondateur et directeur général de Crossfin, une société d’investissement spécialisée dans les services financiers numériques, avec un accent sur l’Afrique.
Fondée en 2017, Crossfin définit son cœur de métier comme la création et l’accompagnement « d’entreprises d’excellence » dans le secteur des services financiers numériques. La société cible des entreprises à forte croissance ou déjà bien établies, capables de générer des flux de trésorerie, et leur apporte les ressources nécessaires pour consolider leurs acquis et accélérer leur développement.
Son approche repose sur la sélection d’entreprises répondant à des besoins concrets du quotidien, souvent insuffisamment couverts par les solutions existantes. Ces entreprises s’attaquent à des problématiques pratiques rencontrées par les commerçants et les consommateurs, notamment en matière d’acceptation des paiements, de gestion des transactions ou d’accès aux services financiers.
Pour soutenir ces activités, Crossfin s’appuie sur des plateformes technologiques qu’elle présente comme sécurisées, centralisées et capables de traiter d’importants volumes de transactions. Ces infrastructures permettent de faciliter la circulation des paiements et des services financiers entre les différents acteurs, tout en garantissant un niveau de performance adapté à la croissance des volumes et des valeurs traités.
Dean Sparrow est diplômé de l’Université d’Afrique du Sud, où il a obtenu en 1995 une licence en comptabilité, puis en 1998 un certificat en théorie comptable. Il a débuté sa carrière en 1997 en tant que responsable de l’audit chez Deloitte. Il a ensuite occupé, entre 2011 et 2024, le poste de directeur général de Capital Eye Investments, une société d’investissement sud-africaine.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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