Dans un contexte où la fragmentation des systèmes de paiement complique les transactions en ligne en Afrique, la fintech NjiaPay développe une plateforme destinée à simplifier la gestion des paiements pour les entreprises opérant en Afrique.
NjiaPay est une solution fintech développée par une start-up sud-africaine. Elle propose une solution de « Payment-as-a-Service » qui permet aux entreprises d’intégrer et de gérer plusieurs fournisseurs de paiement à partir d’une seule interface technique.
L’objectif est de réduire la complexité opérationnelle liée à l’intégration de multiples prestataires et d’améliorer les taux de réussite des transactions en ligne. La start-up, basée à Johannesburg, a été fondée en 2024 par Jonatan Allback, Dean Hiine, Hans Osnabrugge et Roderick Simons.
« Nous connectons les entreprises à plusieurs prestataires de services de paiement via une couche centrale, acheminant les transactions vers la meilleure option disponible et offrant une vision claire des performances de paiement. Le résultat ? Moins de paiements échoués. Plus de transactions réussies. Une meilleure compréhension des sources de revenus et des pertes », a indiqué la start-up.
La plateforme agit comme une couche d’orchestration au-dessus des différents prestataires de paiement (PSP). Grâce à une interface de programmation unique (API), les entreprises peuvent connecter plusieurs moyens de paiement (cartes bancaires, mobile money ou transferts bancaires) tout en centralisant leurs données transactionnelles sur un tableau de bord unique.
NjiaPay intègre également un système de routage intelligent de paiement. En analysant les données en temps réel, la plateforme sélectionne automatiquement le prestataire ou la route de paiement ayant la probabilité la plus élevée de succès, ce qui permet de réduire les transactions refusées et d’augmenter les revenus des commerçants en ligne.
Cette approche vise à répondre à l’un des défis majeurs du commerce numérique africain : la multiplicité des infrastructures de paiement, qui oblige souvent les entreprises à travailler avec plusieurs prestataires pour garantir un taux d’acceptation satisfaisant.
Avec cette plateforme, NjiaPay ambitionne ainsi de fournir aux entreprises africaines une infrastructure capable de simplifier les paiements numériques tout en améliorant la performance financière des transactions en ligne.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Il mise sur l’automatisation pour relier le paiement à l’usage d’un service. Sa technologie rend chaque transaction plus directe, sans intermédiaire ni argent liquide.
Boit Victor (photo) est un ingénieur en systèmes embarqués et entrepreneur kényan. Il est le fondateur et directeur général de QuePay, une solution qui permet aux entreprises d’accepter des paiements sans numéraire et d’automatiser leurs services.
Fondée en 2024, QuePay propose un boîtier intelligent et une plateforme en ligne qui relient l’équipement du commerçant (distributeur, tourniquet, bus, etc.) aux moyens de paiement du client. Dès validation du paiement, le service est automatiquement activé (distribution d’eau, ouverture de portail, accès sécurisé, etc.).
Pour utiliser QuePay, le commerçant installe un contrôleur dédié sur son équipement : machine de vente, borne d’accès ou tout autre système compatible. Une fois connecté à la plateforme en ligne, l’appareil enregistre les opérations en temps réel, surveille les capteurs et permet une gestion à distance.
Lorsqu’un client souhaite utiliser un service, il interagit directement avec la machine équipée de QuePay et paie via l’un des moyens proposés. Dès la validation du paiement, la machine exécute automatiquement l’action correspondante. Le client reçoit une confirmation instantanée sur l’écran ou sur son téléphone, tandis que la transaction est immédiatement enregistrée sur la plateforme.
En parallèle, Boit Victor est fondateur et ingénieur en systèmes embarqués de Veno Autobotics, une entreprise créée en 2020 et spécialisée dans l’automatisation et l’Internet des objets (IoT). Elle conçoit et développe des solutions sur mesure destinées à automatiser les services essentiels en Afrique.
Titulaire d’un diplôme en génie électrique et électronique obtenu en 2017 à l’Université de Nairobi, Boit Victor a ensuite suivi, en 2020, une formation pratique sur le développement avancé de logiciels embarqués et la conception de circuits imprimés. Ce programme est organisé par la Noble Work Foundation, une organisation qui promeut l’accès à l’éducation et à la technologie à l’échelle internationale.
Après ses études, il a rejoint en 2018 ZaOFISI Office Supplies, une entreprise de fournitures de bureau, comme développeur web. En parallèle, il a collaboré avec Firstdata Research Consultants, un cabinet spécialisé dans la programmation de projets et le conseil, où il a occupé le poste de superviseur de recherche.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Préoccupé par le bien-être financier des Tanzaniens, il développe un modèle adapté à la réalité locale. Son objectif est de rendre le paiement plus fluide et plus humain.
Tonny Missokia (photo) est un entrepreneur tanzanien spécialisé dans la fintech. Il est cofondateur et directeur de Laina Finance, une société de services financiers qui permet aux particuliers comme aux entreprises d’effectuer leurs achats en plusieurs versements.
Fondée en 2018, Laina Finance se positionne comme une alternative innovante aux paiements traditionnels. Elle propose des plans de paiement flexibles et accessibles, offrant ainsi une nouvelle manière de régler ses achats. L’entreprise s’adresse aux employés du secteur public, aux salariés du secteur privé (notamment au sein des PME), aux abonnés des opérateurs télécoms ainsi qu’aux petits entrepreneurs à travers la Tanzanie.
Laina Finance finance principalement l’achat d’appareils électroniques à travers des paiements échelonnés. Elle offre également des solutions de financement pour les primes d’assurance, permettant aux clients de les régler par montants plus accessibles. En complément, l’entreprise propose des prêts de trésorerie rapides destinés aux abonnés des opérateurs mobiles, aux fonctionnaires et aux salariés du privé. Tous ces services reposent sur des plans de paiement flexibles, accessibles en ligne en seulement quelques clics au moment du passage en caisse.
Les clients peuvent choisir la fréquence de leurs paiements (hebdomadaire, bimensuelle ou mensuelle) selon leur capacité financière. Le processus de demande se fait entièrement en ligne, via un formulaire simplifié ne nécessitant aucun historique de crédit, et la décision d’approbation est quasi instantanée.
En parallèle, Tonny Missokia est cofondateur de Solocodes, une autre entreprise fintech lancée en 2022 et dédiée au développement de solutions technologiques visant à renforcer l’efficacité du secteur financier. Il est titulaire d’un master en gestion et entrepreneuriat obtenu en 2012 à l’Université des sciences appliquées de Häme (HAMK), en Finlande.
En 2013, il devient directeur général d’Anthony International, une entreprise d’exportation de boissons énergisantes Battery Energy Drinks de la Finlande vers la Tanzanie. De 2017 à 2020, il occupe le poste de responsable des ventes et du développement commercial chez Creditinfo Tanzania, une agence agréée d’évaluation du crédit.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans un contexte où les paiements numériques continuent de se développer en Afrique de l’Ouest, des solutions fintech émergent avec pour but de simplifier les transactions pour les entreprises et les particuliers.
iPay Money est une solution fintech développée par la jeune pousse nigérienne iFutur basée dans la ville de Niamey. Elle propose un service d’agrégation de paiements destiné aux commerçants, organisations et prestataires de services. Depuis février 2025, Sidikou Boubacar est le président-directeur général de iFutur.
La solution permet aux entreprises d’accepter différents moyens de paiement au sein d’une même infrastructure. Les utilisateurs peuvent notamment payer via mobile money, cartes bancaires ou encore liens de paiement et QR codes. Cette approche vise à simplifier l’encaissement pour les commerçants et à améliorer l’expérience de paiement pour les clients.
Ainsi, grâce à iPay Money, les entreprises peuvent centraliser la gestion de leurs transactions à partir d’un tableau de bord unique. Les commerçants peuvent, de leur côté, suivre leurs paiements, gérer leurs encaissements ou encore effectuer des transferts vers leurs partenaires et fournisseurs.
La solution s’adresse aussi bien aux entreprises disposant d’un site web qu’aux commerçants opérant hors ligne. Ceux-ci peuvent notamment utiliser des outils tels que les paiements par USSD, qui permettent de réaliser des transactions depuis un simple téléphone mobile, sans connexion Internet.
Selon l’entreprise, la plateforme prend en charge plusieurs partenaires de paiement, dont des opérateurs de mobile money et des réseaux de cartes bancaires, afin d’élargir les options de règlement disponibles pour les utilisateurs.
Au-delà des fonctions d’encaissement, iPay Money propose également des services complémentaires, comme la collecte de fonds en ligne, la création de boutiques numériques ou encore l’automatisation de transferts de paiements.
Avec ce type d’infrastructure, la fintech entend contribuer à la digitalisation des transactions et à l’inclusion financière, en facilitant l’accès des entreprises et des commerçants aux paiements électroniques.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Dans un marché algérien encore marqué par une forte domination du cash, la plateforme Gifty tente d’imposer une nouvelle approche du paiement numérique : une application unique centralisant achats, factures, recharges et cartes cadeaux digitales.
Gifty est une solution fintech développée par une start-up algérienne. Elle permet aux utilisateurs de régler leurs dépenses courantes (électricité, gaz, eau, abonnements internet ou recharges mobiles) directement depuis leur téléphone. L’application donne également accès à plusieurs millions de produits e-commerce et à plus d’une centaine d’enseignes partenaires à travers le pays.
La start-up, basée dans la ville d’Alger, a été lancée en 2023 par Abderrahmane Anemiche. En octobre 2025, il a déclaré à Forbes Afrique : « mon objectif était clair : attaquer de front le problème structurel du cash et offrir une solution simple et accessible aux commerçants comme aux consommateurs ». Et d’ajouter : « mon parcours m’a appris une chose : s’adapter, innover et agir vite. C’est cet état d’esprit qui guide Gifty vers son futur de néobanque ».
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS d’Apple, AppGallery de Huawei et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon Google Play Store. Le modèle repose sur un portefeuille digital rechargeable via carte bancaire locale ou à travers un réseau physique de buralistes connectés.
Cette hybridation entre digital et distribution physique constitue un pilier de la stratégie de Gifty, visant à accompagner la transition vers les paiements numériques tout en incluant les utilisateurs peu familiarisés avec les services bancaires. Au-delà du paiement, la start-up mise sur l’économie du cadeau numérique. Les utilisateurs peuvent offrir du solde sous forme de cadeaux personnalisés (images, vidéos ou GIF) transformant chaque transfert d’argent en expérience sociale et émotionnelle.
Gifty développe parallèlement une offre corporate destinée aux entreprises. Cartes cadeaux multi-enseignes, programmes d’incitation et outils de fidélisation permettent aux marques de distribuer des récompenses digitales tout en suivant les performances via des tableaux de bord analytiques. La plateforme revendique déjà des millions de transactions et un réseau de dizaines de milliers de points de distribution agréés.
Dans un contexte où l’inclusion financière reste un défi majeur sur le continent, Gifty illustre l’émergence d’acteurs locaux cherchant à contourner les limites des infrastructures bancaires traditionnelles. Plus qu’une application de paiement, la solution ambitionne de devenir une porte d’entrée vers l’économie numérique algérienne, en rapprochant commerce, services publics et usages digitaux quotidiens.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Fido Money démocratise le crédit instantané au Ghana et en Ouganda
Face au poids croissant de l’endettement salarié, il imagine une alternative technologique centrée sur l’autonomie financière plutôt que sur le crédit.
Deon Nobrega (photo) est le directeur général du Paymenow Group, une entreprise qu’il a cofondée en 2019 avec Bryan Habana, Willem van Zyl, Gerry Potgieter et Garth Mackintosh. La société propose une solution de bien‑être financier destinée aux employés, combinant technologie et éducation financière pour favoriser une meilleure gestion de leurs revenus.
Paymenow Group développe une application mobile et une plateforme en ligne conçues pour aider les salariés à mieux maîtriser leur budget, réduire leur dépendance au crédit et renforcer leur stabilité financière. Les utilisateurs peuvent consulter leur solde disponible, demander une avance sur salaire ou suivre leurs transactions en temps réel. Ils ont également la possibilité d’effectuer des achats essentiels — alimentation, électricité — via des bons d’achat, leur permettant de couvrir leurs besoins de base sans recourir à des financements onéreux.
La plateforme promeut une utilisation responsable de l’argent grâce à des outils d’épargne et à la possibilité de placer des fonds sur un support portant intérêt. Elle propose en outre des modules de formation en éducation financière, des contenus pédagogiques interactifs et un accompagnement personnalisé, destinés à aider les employés à adopter de meilleures habitudes de gestion et à bâtir une base solide pour leur avenir financier.
Titulaire d’un bachelor en informatique obtenu en 2003 à l’Université de Johannesburg, Deon Nobrega y a également décroché en 2004 un bachelor en ingénierie électrique et électronique. En 2016, il a suivi un cours d’introduction au big data au Massachusetts Institute of Technology (MIT).
Sa carrière professionnelle commence en 2004 chez HLB‑NGA, entreprise sud‑africaine spécialisée dans la conception et le déploiement de logiciels, où il occupe le poste d’ingénieur logiciel. En 2006, il devient analyste commercial en informatique chez Investec, une banque internationale, puis rejoint en 2008 le groupe Absa au même poste. Il y gravit progressivement les échelons, étant nommé en 2012 responsable des ventes de devises étrangères, puis en 2015 responsable des marchés numériques.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans un contexte où l’accès au crédit reste limité pour une grande partie de la population africaine, la fintech ghanéenne Fido Money mise sur la technologie pour réinventer les services financiers destinés aux particuliers et aux petites entreprises.
Fido Money est une solution fintech développée par une fintech ghanéenne. Elle permet aux particuliers et aux petites entreprises d’obtenir des prêts numériques instantanés sans garantie ni procédures bancaires traditionnelles.
La start-up a été lancée en 2014 par Nadav Topolski, Tomer Edry et Nir Zepkowit. En début de semaine, elle a annoncé la réussite d’un cycle de financement de 5,5 millions $ sous forme dettes pour développer sa technologie et soutenir sa croissance.
La solution dispose d’une application mobile depuis laquelle les utilisateurs peuvent vérifier leur identité, obtenir une évaluation de crédit et recevoir des fonds directement sur leur portefeuille mobile money en quelques minutes.
Au cœur du modèle de Fido se trouve un système d’analyse de données propriétaire baptisé « Fido Score ». Cet algorithme évalue la solvabilité des emprunteurs à partir de données alternatives (usage du téléphone, comportements transactionnels ou historiques numériques) afin de financer des clients souvent exclus du système bancaire classique.
Cette approche répond à un besoin structurel en Afrique de l’Ouest, où les micro-entrepreneurs et travailleurs informels disposent rarement d’historique financier formel. Au-delà du crédit individuel, Fido développe également des solutions destinées aux PME, avec des prêts progressifs permettant aux commerçants d’augmenter leurs capacités de financement au fil des remboursements réussis.
À travers son modèle entièrement digitalisé, Fido illustre une tendance forte de la fintech africaine : l’émergence de plateformes capables de transformer le smartphone en véritable porte d’entrée vers le crédit, l’épargne et, à terme, une gamme complète de services financiers numériques.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid
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Cet entrepreneur parie sur la technologie pour fluidifier les paiements d’entreprise. Avec sa plateforme, il veut réduire les frictions du quotidien et rapprocher les acteurs économiques africains du numérique.
Clive Nabale (photo) est un entrepreneur fintech originaire de Zambie. Il est le fondateur et directeur général de Zoyk Pay Group, une entreprise technologique qui ambitionne de simplifier les transactions quotidiennes des entreprises en Afrique, qu’elles soient effectuées en ligne ou sur le terrain.
Fondée en 2021, Zoyk Pay Group propose une plateforme complète permettant aux organisations d’accepter, de gérer et de développer leurs paiements numériques dans des environnements variés : boutiques physiques, réseaux d’agents ou services entièrement en ligne.
Zoyk Pay agit comme un point d’entrée unique pour de multiples scénarios de paiement. La solution permet aux entreprises d’encaisser des paiements en magasin, sur leur site web ou via des agents de proximité, tout en gardant une vue d’ensemble consolidée de leurs flux financiers. Elle facilite également la gestion des portefeuilles électroniques destinés aux clients ou partenaires, notamment pour des recharges, des versements récurrents ou des remboursements.
Les entreprises peuvent aussi s’appuyer sur le réseau d’agents de Zoyk Pay pour atteindre des zones où les banques traditionnelles sont peu implantées, sans avoir à déployer leur propre infrastructure. La plateforme offre en outre la possibilité d’intégrer divers services financiers tels que la distribution de fonds, le paiement de factures ou d’autres opérations courantes du quotidien.
Parallèlement, Clive Nabale est le directeur général de Bettergames Limited Zambia, société spécialisée dans les services de loterie en ligne qu’il a cofondée en 2017. Il est également associé directeur du Morgace Venture Fund et cofondateur de Payabrod, une entreprise de paiements transfrontaliers lancée en 2020.
Avant ces projets, il a fondé Jobtoria, sa première entreprise, en 2008, une plateforme en ligne dédiée aux opportunités de carrière en Afrique de l’Est. En 2012, il a créé Quick Charge Media à Nairobi.
Clive Nabale est titulaire d’un diplôme en marketing et commerce international obtenu en 2007 à l’Edith Cowan University en Australie, ainsi que d’un diplôme en business et économie délivré la même année par l’Université York au Canada.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Elle met la donnée au service des terres africaines. Son innovation permet aux acteurs agricoles et forestiers de comprendre, quantifier et valoriser leurs espaces comme jamais auparavant.
Catherine Njeri (photo) est une entrepreneure kényane spécialisée dans les données et les produits numériques appliqués à l’agriculture et au climat. Elle est cofondatrice et directrice générale d’Acre Insights, une entreprise qui aide les acteurs de l’agriculture et de la foresterie en Afrique à mieux connaître, suivre et valoriser leurs terres.
Fondée en 2023, Acre Insights ambitionne de contribuer à une Afrique où chaque hectare, qu’il s’agisse de fermes ou de forêts, peut être mesuré, vérifié et valorisé de manière fiable. Elle fournit une base de données claire et vérifiable pour les projets de reforestation, d’agriculture régénératrice et de compensation carbone.
L’entreprise s’appuie sur deux grands types d’outils : d’une part, l’observation aérienne et spatiale, et d’autre part, l’analyse de données. Elle utilise des drones et des satellites pour capturer des images détaillées des terres agricoles et forestières. À partir de ces images, ses algorithmes identifient les zones de couvert végétal, la hauteur des arbres et d’autres indicateurs essentiels à l’estimation de la biomasse et du carbone présents sur un site.
Les résultats sont restitués sous forme de cartes interactives et de rapports détaillés. Les services d’Acre Insights visent ainsi à simplifier la complexité des systèmes naturels pour permettre des décisions plus rapides, plus éclairées et plus durables.
Catherine Njeri est diplômée de l’African Leadership University (ALU), où elle a obtenu en 2015 un bachelor en administration des affaires internationales. Elle est aussi titulaire d’un diplôme en technologies de l’information commerciale obtenu la même année à la Strathmore University.
Après des stages en marketing et en développement commercial chez Cellulant, puis en gestion de projets et en analyse de données chez ALX, elle rejoint l’ALU en 2019 en tant qu’analyste de données. La même année, elle retourne chez Cellulant où elle occupe successivement les postes de coordinatrice des processus opérationnels, de responsable des opérations commerciales mondiales et de responsable grands comptes.
En 2022, elle devient responsable des opérations commerciales, des données et des rapports chez Ramani, une entreprise spécialisée dans la numérisation de la chaîne d’approvisionnement africaine. De 2024 à 2025, elle occupe le poste de responsable de la recherche au sein de Kenya Flying Labs, un centre dédié à la robotique et à l’innovation technologique.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il conçoit une solution alliant finance et connectivité. Son ambition est de démontrer que la mobilité internationale peut être fluide, sans frontières ni frictions.
Oluwatomi Ayorinde (photo) est un entrepreneur nigérian spécialisé dans la fintech. Il est le fondateur et directeur général de Timon, une plateforme de services dédiée aux voyages, conçue pour aider les voyageurs à payer et à rester connectés plus facilement partout dans le monde.
Fondée en 2025, Timon est une plateforme financière pensée pour les voyageurs et les nomades numériques. Elle vise à simplifier les paiements et la connectivité numérique lors des déplacements internationaux, en regroupant dans une seule application plusieurs services essentiels.
L’application permet d’obtenir des cartes de paiement physiques et virtuelles, utilisables dans plus de 100 pays et compatibles avec Apple Pay et Google Pay. Les utilisateurs peuvent ainsi régler leurs achats directement depuis leur téléphone ou tout autre appareil connecté. Timon intègre également des solutions de connectivité mobile via eSIM, ainsi que des options pour transférer de l’argent vers des banques et des portefeuilles électroniques dans plus de 16 pays.
Oluwatomi Ayorinde a lancé sa première start-up en 2006. Baptisée VELImage International, cette entreprise dont il a été le directeur technique pendant deux ans était spécialisée dans le développement de solutions technologiques. En 2018, il fonde CrowdForce, une plateforme de crowdsourcing destinée aux marchés émergents, dont il a été le directeur général jusqu’en 2023.
Diplômé de la Covenant University, où il obtient en 2008 une licence en gestion des systèmes d’information, il débute sa carrière professionnelle la même année comme responsable du développement des services bancaires de détail au sein d’Appzone Group, une société d’infrastructure de paiement.
En 2011, il rejoint SAP, entreprise de référence dans le développement d’applications professionnelles et l’intelligence artificielle, où il occupe successivement les postes de consultant en développement d’intégration, puis de consultant en processus opérationnels. Entre 2023 et 2024, il a été directeur général de PayForce by FairMoney, une société offrant des solutions bancaires dédiées aux entreprises.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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