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En Afrique, le nombre de start-up de la fintech a augmenté de 81 % entre 2019 et 2021 selon « The Future of Fintech – Africa » publié par Mastercard. Parmi ces fintech, plusieurs non légalisées considérées comme applications prédatrices. Des mesures sont prises pour leur conformité.

Au Nigeria, 106 fintech de plus, spécialisées dans le crédit via une application web ou mobile, ont reçu leur autorisation d’activité dans le pays le mercredi 25 janvier auprès de la Commission fédérale de la concurrence et de la protection des consommateurs (FCCPC). Au Kenya, 12 fintech supplémentaires l'ont reçue le lundi 30 janvier de la Banque centrale (CBK). Ce qui porte le nombre total à 22 dans le pays d'Afrique de l'Est.

« Les engagements ont porté notamment sur les modèles d'entreprise, la protection des consommateurs et l'aptitude et l'honorabilité des actionnaires, administrateurs et dirigeants proposés […] Ceci afin de garantir le respect des lois pertinentes et, surtout, la protection des intérêts des clients », a déclaré la CBK.

En effet, c'est depuis 2022 que les deux pays ont pris des mesures réglementaires pour sécuriser l'activité de crédit financier via des applications web ou mobiles. La décision découlait du nombre croissant de consommateurs qui dénonçaient diverses pratiques, notamment des taux d'intérêts trop élevés.

Ainsi en novembre 2022, Google avait informé les fintech de crédit des deux pays que l'hébergement de leur application sur Play Store sera conditionné dès janvier 2023 à la présentation d'une autorisation d'activité authentique. « Google nous a beaucoup soutenus, notamment en mettant à notre disposition ses connaissances et son expérience d'expert pour nous conseiller sur ce qui fonctionne le mieux pour atteindre des objectifs réglementaires louables », a déclaré Babatunde Irukera, PDG de la FCCPC, à la suite de la décision de Google.

Au Kenya, la CBK a déclaré qu’elle s’assurera désormais que les détails des modèles d'entreprise, la protection des consommateurs et l'honorabilité des actionnaires, des directeurs et de la direction proposés soient tous vérifiés légalement. Quant au Nigeria, sur les 106 fintech ayant reçu leurs autorisations, 65 ont reçu une approbation complète, tandis que les 41 autres ont reçu une approbation conditionnelle, selon une liste publiée par la FCCPC.

Samira Njoya

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Dans le but d’aider les entreprises africaines dans la gestion de leurs finances et améliorer l’inclusion financière, les fintech se multiplient sur le continent. C’est le secteur qui attire le plus de capitaux et les tech entrepreneurs y proposent des solutions de plus en plus innovantes.

Waza est une solution fintech développée par une start-up nigériane du même nom. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les commerçants et les chefs d’entreprises, d’effectuer des paiements business-to-business (B2B) entre les pays africains et dans le monde entier. La start-up, basée à Lagos, a été fondée en 2022 par Maxwell Obi et Emmanuel Igbodudu.

« Nous aidons les entreprises africaines, les start-up et le commerce des marchés émergents à gérer leurs problèmes de liquidité, leurs factures et leurs besoins de paiement mondiaux via nos API et notre plateforme web. […] Nous résumons en quelques clics les complexités liées au respect de vos obligations de paiement et à la gestion de vos liquidités sur divers marchés », peut-on lire sur la plateforme.

La solution ne dispose pas d’applications mobiles. Elle se repose sur sa plateforme web, accessible via un navigateur, et sur ses interfaces de programmation pour permettre au commerçant de payer et de recevoir des fonds dans la devise mondiale de son choix, d’envoyer des fonds vers des portefeuilles mobiles et des banques du monde entier, ou encore de créer des factures et de demander aux fournisseurs de payer.

La fintech facilite l’accès aux diverses devises mondiales en aidant à résoudre les besoins de paiement et de liquidité, de manière efficace, abordable et en temps réel. La création d’un compte sur la plateforme permet d’accéder à un tableau de bord depuis lequel il est possible d’avoir une idée de toutes les opérations financières engagées et en cours. Cette inscription donne droit aux clés de l’interface de programmation, indispensable aux développeurs pour la mise en place du système.

Waza a été sélectionné pour figurer dans la cohorte Hiver 2023 de l’accélérateur californien Y Combinator. Cette sélection permet à la fintech de toucher 500 000 $ et d’accéder à du mentorat et aux investisseurs potentiels à la recherche de projets intéressants parmi les jeunes pousses sélectionnées.

Adoni Conrad Quenum

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Ancien ministre kényan des TIC, de l’Innovation et de la Jeunesse, il apportera à l’équipe de direction et au conseil d’administration de Jumo sa riche expérience et connaissance de la technologie panafricaine.

Joseph Mucheru (photo) est un chef d’entreprise et un entrepreneur kényan diplômé de City à l’université de Londres où il a obtenu un bachelor en économie et en informatique en 1993. Il est l’actuel président de Jumo, une entreprise sud-africaine de technologie financière.

Jumo, fondée en 2015, est une société qui s’associe à des banques, des opérateurs de réseau mobile et d’autres acteurs du commerce électronique pour offrir des choix financiers progressifs aux clients des marchés émergents d’Afrique et d’Asie. Devenu président de Jumo en janvier 2023, Joseph Mucheru aidera l’entreprise, d’après un communiqué, à « atteindre ses objectifs de croissance, à s’orienter dans le paysage réglementaire et à renforcer sa présence sur le continent africain ».

Actuellement, il est membre du conseil d’administration d’UNICEF Generation Unlimited (un partenariat public privé qui veut former tous les jeunes et les mettre en contact avec des opportunités) et de la Fondation de l’université de Nairobi. Avant cela, il avait été, entre 2014 et 2017, un membre du conseil d’administration de M-Pesa Foundation Academy, un lycée mixte avec internat, à la pointe de la technologie, qui dispense un enseignement de classe mondiale au Kenya.

La carrière professionnelle de Joseph Mucheru a commencé en 1997 à Internet Solutions (formellement Interconnect Limited) où il était webmaster et responsable du développement technique et des produits. En 1998, il était devenu le directeur de Telecommunications Service Providers Association of Kenya qui a été renommé Technology Service Providers Association of Kenya (TESPOK).

En 1999, il a cofondé Wananchi Online, la société mère du fournisseur de services Internet Zuku. Après avoir occupé le poste de directeur technique de la société, il est devenu le directeur de la stratégie et du développement des affaires en 2005 avant d’en être le président-directeur général de 2006 à 2007.

En 2007, il est embauché par Google Inc en tant que chef de bureau d’Afrique de l’Est. En 2009, il y devient responsable régional pour l’Afrique subsaharienne. Ambassadeur de Google pour l’Afrique subsaharienne et responsable de l’Afrique de l’Est entre 2012 et 2014, il devient, en plus de son rôle d’ambassadeur, responsable régional de l’accès à l’énergie et de l’investissement pour l’Afrique de l’Est.

De 2014 à 2015, Joseph Mucheru était directeur de BitPesa, une entreprise fintech devenue Aza Group. En 2015, il a été le directeur d’afb, une entreprise de technologie financière.

Directeur de GiveDirectly, un organisme à but non lucratif permettant aux donateurs de fournir des transferts d’argent directs aux personnes dans le besoin, entre 2015 et 2017, il a été le président de l’Union africaine des télécommunications, une agence spécialisée de l’Union africaine, de 2018 à 2022. De 2015 à 2022, il à été le ministre kényan des TIC, de l’Innovation et de la Jeunesse.

Il a reçu la médaille du Moran of the Order of the Burning Spear (MBS) en 2010, et l’Elder of the Golden Heart (EGH) en reconnaissance de sa contribution aux TIC au Kenya en 2016. Il est membre de l’African Leadership Network, du Kenyan National Prayer Breakfast et de l’East African Business Summit.

Melchior Koba

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Il a une vision entrepreneuriale et a réussi à mettre en place un projet innovant dans un pays où les transports publics sont peu organisés. En créant Moja Ride, il a su saisir une opportunité pour améliorer la mobilité des personnes et stimuler l’économie en Côte d’Ivoire.

Jean Claude Gouesse (photo) est un entrepreneur ivoirien. Titulaire d’un master en gestion des risques et des assurances obtenu en 2002 à l’institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny et d’un bachelor en réseaux et opérations de systèmes informatiques obtenu à la Walden University aux Etats-Unis, il est le président-directeur général et un cofondateur de Moja Ride.

Fondé en 2017, Moja Ride est un agrégateur de mobilité basé en Côte d’Ivoire et qui connecte tous les modes de transports publics et privés sur une seule plateforme. Il aide les opérateurs de transport, les chauffeurs de taxi et de minibus à suivre leurs gains grâce à une solution de billetterie puissante et simple. Il est aussi une solution de financement alternative, pour les chauffeurs n’ayant pas accès à un financement, qui ne nécessite aucun acompte ou garantie.

Pour faciliter le paiement des billets pour se déplacer avec les taxis Moja Ride, la start-up propose à ses clients une carte sans contact et une technologie de paiement par code QR. Aussi, la plateforme permet aux Ivoiriens d’acheter leur billet de bus en ligne, pour voyager d’une ville à l’autre. De plus, elle met à la disposition des chauffeurs et des entreprises de transport un portefeuille numérique appelé Moja Wallet qui peut être utilisé au quotidien pour payer, vendre, épargner et emprunter.

Moja Ride fait partie des 11 start-up sélectionnées cette année pour participer à la troisième cohorte du programme d’accélération Africa Startup Initiative Program (ASIP). Un programme organisé par Startupbootcamp Africa et Telecel Group et qui sera clôturé par une journée de démonstration des fondateurs sélectionnés le 25 mai 2023.

Avant Moja Ride, Jean Claude Gouesse a cofondé Bouttic Technologies, qui est un partenaire technologique des entreprises commerciales en 2016. En 2013, il avait cofondé l’entreprise de technologie financière R.A.T.E.S MONETIC. Cette entreprise a développé eCash Express qui est une solution fintech ayant pour ambition de combler le fossé entre l’argent mobile et les services bancaires traditionnels.

Entre 2014 et 2015, à Seattle, aux Etats-Unis, il a participé au programme Startup Weekend de Techstars qui vise à former des entrepreneurs en 54 heures.

Melchior Koba

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Le vaste chantier de liaison par fibre optique des différents pays d’Afrique centrale, vieux d’une dizaine d’années, avance. Après les investissements dans l’infrastructure télécoms à haut débit terrestre, une composante maritime se déploie.

Dans son récent rapport sur l’économie numérique, la Banque mondiale informe que le Cameroun, le Gabon, le Congo et la Guinée équatoriale construisent un câble sous-marin de 500 km.

La construction de ce câble sous-marin, apprend-on, facilitera les échanges de trafic entre ces pays et permettra à un pays comme le Gabon de revendre de la capacité internationale à ses voisins. Ce d’autant plus que le point de départ de cette infrastructure prend sa source en terre gabonaise. Ainsi, des interconnexions supplémentaires accroîtraient le nombre de clients potentiels pour l’accès international (c’est-à-dire les opérateurs nationaux de ces quatre pays).

En outre, le développement de l’IXP (infrastructure physique permettant aux différents fournisseurs d’accès Internet d’échanger du trafic), pour atteindre son potentiel optimal, contribuerait à améliorer la qualité des services pour les contenus et les services en ligne au niveau local et éventuellement au niveau régional. Cet élément étant déterminant pour la réussite des services d’e-gouvernement.

Relativement à ce projet, la Banque mondiale précise qu’en mai 2019, l’interconnexion physique avec le Congo est devenue opérationnelle, mais non encore commercialisée, en attendant l’approbation des régulateurs nationaux des deux pays. Les interconnexions physiques avec le Cameroun et la Guinée équatoriale, elles, sont attendues depuis septembre 2020. Mais ces deux pays doivent d’abord signer des protocoles d’accord pour définir les règles d’interconnexion.

S.A.

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En Afrique, la transformation numérique prend de l’ampleur. Au cœur de cette mutation, les start-up jouent un rôle majeur dans l’amélioration de l’accès des populations à divers services, d’où l’importance accordée à leur financement.

Dans son rapport intitulé « Africa Tech Venture Capital » et publié le mardi 24 janvier, Partech Africa, le fonds de capital-risque dédié aux jeunes entreprises technologiques en Afrique, indique que l'écosystème technologique africain résilient s’est distingué avec une croissance de 8 % par rapport à 2021.

Selon le rapport, en 2022, le financement par la dette a doublé en volume pour atteindre 1,5 milliard $, contre un montant de 767 millions $ de dettes obtenues par la start-up africaines en 2021. « Le financement total investi dans les start-up technologiques du continent a atteint 6,5 milliards de dollars, soit une augmentation, répartis sur 764 opérations contre 724 tours de table en 2021 », lit-on dans le rapport.

Partech Africa indique également qu’en 2022, les activités de collecte de fonds sont restées stables à tous les stades. Avec 1,4 million de dollars, la taille des tickets Seed+ a été en moyenne plus élevée en 2022 (+12 % par rapport à l'année précédente), tandis que la série A est restée la même à 8,5 millions de dollars.

Sans surprise, le Nigeria, l'Afrique du Sud, l'Egypte et le Kenya restent les principales destinations d'investissement en Afrique, avec une part du volume total qui reste relativement stable à 72 %. Le Nigeria conserve la tête de ce groupe avec 1,2 milliard de dollars de capitaux levés, malgré une baisse de 36 % par rapport à 2021.

En dehors des quatre principaux pays en tête de liste, le Ghana (202 millions de dollars), l’Algérie (150 millions de dollars), la Tunisie (117 millions de dollars) et le Sénégal (105 millions de dollars) ont été les seuls autres pays à avoir franchi le seuil des 100 millions de dollars de financement en 2022.

Au total, 28 pays africains sur les 54 que compte l'Afrique ont attiré des fonds en 2022, dont 13 en Afrique francophone. Compte tenu du ralentissement du marché, les conclusions du rapport ont également révélé que la fintech reste néanmoins le secteur le plus financé en Afrique, bien qu’étant le plus touché par la baisse des gros tours de financement.

Samira Njoya

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La plateforme de comptabilité pour petites et moyennes entreprises Wafeq a annoncé, mercredi 25 janvier, la réussite d’un tour de table d’un montant de 3 millions $. Le cycle de financement a été dirigé par Raed Ventures avec la participation de Wanda Capital. L’objectif de la fintech est d’investir le marché égyptien et de renforcer sa présence en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.

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Il est un informaticien talentueux et expérimenté qui a fondé et dirige Bujeti, une start-up fintech innovante en Afrique. Il a une grande expérience dans l’industrie technologique et est reconnu pour son expertise en matière de développement de logiciels. 

Cossi Achille Arouko (photo) est un informaticien et un entrepreneur béninois. Il est le fondateur et le président-directeur général de la start-up de technologie financière Bujeti. Il est titulaire de deux diplômes d’ingénieur en informatique, l’un obtenu à la Riga Technical University en 2015 et l’autre à l’université de technologie de Belfort-Montbéliard en 2016. Il est aussi diplômé de l’école supérieure multinationale des télécommunications de Dakar où il a obtenu un bachelor en téléinformatique en 2012.

Cossi Achille Arouko a fondé Bujeti en 2021 dans le but de permettre aux émigrés de planifier, d’organiser et de suivre les fonds qu’ils envoient à leurs familles en Afrique. Cependant, il a étendu sa plateforme à tous les Africains, car il a remarqué que les problèmes de budgétisation, de gestion et de suivi des transactions ne touchaient pas uniquement la diaspora, mais aussi la majorité des entreprises africaines.

« Au cœur de Bujeti, il y a la volonté d’apporter de la transparence aux transactions financières, de promouvoir la responsabilité et de permettre le contrôle », explique Achille Arouko en 2022. « Nous voulions que la taxe en Afrique soit moins un fardeau pour la diaspora, puis nous avons réalisé que nous aurions encore plus d’impact en offrant cette solution directement aux entreprises africaines. Nous avons décidé de pivoter vers une solution à part entière de budgétisation et de gestion des dépenses B2B pour le marché africain », ajoute-t-il.

Cette année, Bujeti a été sélectionnée parmi les 94 entreprises à travers le monde qui feront partie de la cohorte d’hiver 2023 de Y Combinator. L’incubateur international a déclaré que la start-up et les autres entreprises sélectionnées recevront chacun un financement de 500 000 dollars.

Cofondateur en 2018 et directeur de la technologie d’OyaPay jusqu’en 2019, Achille Arouko a également cofondé Skylar Labs qui construit une plateforme permettant aux PME de créer leurs propres chatbots pour engager leurs clients et leur fournir un déploiement multiplateforme.

La carrière professionnelle d'Achille Arouko a débuté à Bénin Télécoms SA où il a effectué deux stages en tant que développeur logiciel en 2011 et en 2012. Il a également fait un stage de 7 mois à AREVA NP, en 2014, où il travaillait dans l’équipe de développement d’un logiciel de calcul mécanique et de tuyauterie. En 2016, il a effectué un stage d’ingénieur au service de recherche et développement du studio numérique Oyez à Paris.

De décembre 2017 à juillet 2018, il était développeur full stack de la start-up d’intelligence artificielle Smartly.AI. En 2019, il a rejoint l’entreprise nigériane de technologie financière Paystack en tant qu’ingénieur logiciel sénior. De 2020 à 2022, il a travaillé en tant que responsable technique de la start-up.

Melchior Koba

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En Afrique, les transports en commun comme le métro ou le tramway ne sont pas développés. Les moyens de déplacement comme la voiture, la moto ou encore le vélo sont encore privilégiés. Au Nigeria, des tech entrepreneurs favorisent le commerce de voitures en mettant en place une solution numérique.

Shekel Mobility est une solution numérique développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet, d’une part, aux entreprises émergentes du secteur automobile de se développer de manière durable et optimale en leur fournissant les outils et les ressources dont elles ont besoin et, d’autre part, aux revendeurs de la start-up d’envoyer et de recevoir de l’argent et de payer les factures plus facilement. La start-up a été fondée en 2021 par Sanmi Olukanmi et Ben Oladokun.

« Dans le but d'autonomiser les entreprises du monde entier, Shekel fournit des services financiers aux revendeurs locaux ainsi qu'aux revendeurs virtuels, permettant des transactions et des connexions transfrontalières facilitées par un écosystème construit avec une sécurité de bout en bout », peut-on lire sur la plateforme.

La plateforme ne dispose pas encore d’applications mobiles. Pour profiter de ses services, que ce soit sur un ordinateur ou sur un smartphone, il faut se rendre sur le site via un navigateur. Il faudrait, dans un premier temps, ouvrir un compte sur la plateforme. Si l’utilisateur veut se lancer dans la vente de véhicules, la start-up lui permet d’accéder à un prêt allant jusqu’à 200 000 $ sans aucune garantie requise.

Il faut signaler que les intérêts sont calculés sur une base hebdomadaire et le remboursement est sous 45 jours après la vente des voitures. Il est possible de renouveler le processus, ce qui dynamise votre entreprise et permet d'augmenter votre chiffre d’affaires. Shekel allie les activités de néobanque et de plateforme de trading pour les concessionnaires automobiles.

La jeune pousse revendique 1 102 revendeurs sur sa plateforme, 3 400 véhicules échangés et plus de 19 millions $ de transactions effectuées. Shekel a été sélectionné pour participer à la cohorte Hiver 2023 de l’accélérateur Y Combinator. En plus de la participation au programme et l’accès à des investisseurs potentiels, la firme américaine a également investi 500 000 $ dans la start-up pour soutenir sa croissance.

Adoni Conrad Quenum

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Kuda, une fintech nigériane fondée en 2019 par Babs Ogoundeyi et Musty Mustapha, a obtenu une licence bancaire numérique pour opérer au Pakistan. Cette licence est délivrée par la State Bank of Pakistan (SBP) à une joint-venture formée par la fintech Kuda et deux entreprises pakistanaises, Fatima Group et The City School Group.

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