En adaptant ses services de connectivité et d’inclusion financière aux réalités locales, Orange contribue à réduire la fracture numérique et sociale, jetant les bases d’un développement durable et inclusif.
En 2024, Orange Money a traité 9 milliards de transactions d’une valeur totale de 164 milliards d’euros (environ 191,3 milliards $) sur ses marchés africains, dont 6 milliards d’euros de transferts internationaux. Ces données sont issues du rapport de responsabilité sociétale de l’entreprise « Cultivating Impact: Orange Middle East & Africa 2024 ». La plateforme d'argent mobile a accueilli 14 millions de nouveaux utilisateurs, portant son nombre total de comptes enregistrés à 100 millions depuis son lancement, dont 40 millions sont actifs chaque mois.
Orange attribue ce succès à son vaste réseau de 600 000 points de vente, dont 66 000 ouverts en 2024. Ces points d’accès jouent un rôle clé dans le tissu socio-économique local, en générant des revenus pour les agents et en appuyant les micro-entreprises.
La couverture d’Orange Money est particulièrement forte dans certains pays africains. La République démocratique du Congo (RDC) arrive en tête avec 128 400 points de vente, suivie du Cameroun (92 400), du Mali (71 500), de la Côte d’Ivoire (66 400) et de la Guinée (64 400), selon le rapport. Une part importante des utilisateurs actifs sont des femmes, illustrant l’engagement de la plateforme en faveur de l’inclusion. À Madagascar, par exemple, 50 % des utilisateurs actifs d’Orange Money sont des femmes.
Mais Orange Money ne se limite pas aux transferts. L’entreprise a élargi ses services fintech via Orange Bank Africa et des partenariats dans les pays sans présence bancaire locale, comme le Botswana ou Madagascar, pour proposer des microcrédits, tels que les prêts Tik Tak (plus de 340 000 clients en ont bénéficié en 2024). Les solutions de micro-assurance mobile constituent un autre levier de croissance. Elles sont déjà disponibles en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en RDC et au Mali.
En 2024, Orange Money a accéléré la numérisation du commerce de proximité en équipant des centaines de milliers de vendeurs informels de codes QR et de portefeuilles Orange Money, renforçant ainsi la sécurité des paiements et la traçabilité des transactions.
Son impact s’est également étendu via des solutions de paiements de masse mises en œuvre avec des partenaires tels que le Conseil danois pour les réfugiés (DRC), l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ou le Programme alimentaire mondial (PAM). Ces collaborations ont permis de distribuer rapidement des aides financières à des foyers vulnérables, de manière efficace et ciblée.
Au Liberia, Orange soutient l’initiative gouvernementale de paiements numériques et collabore étroitement avec la banque centrale pour promouvoir l’inclusion financière. En Côte d’Ivoire, plus de 400 000 ménages ont pu recevoir des aides sociales semestrielles grâce à Orange Money, renforçant ainsi les mécanismes de protection sociale.
Et pour la suite ?
Un partenariat signé fin 2024 avec Mastercard permettra aux utilisateurs de sept pays, du Sénégal à la Sierra Leone, d’accéder à des cartes de débit virtuelles et physiques, directement liées à leurs comptes Orange Money, pour faciliter les paiements domestiques et internationaux.
L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans la mission plus large d’Orange : bâtir un écosystème numérique solide, adapté aux besoins locaux, tout en favorisant l’innovation et la création d’emplois. Dans les 17 pays où il est présent, le groupe compte 161 millions de clients, dont 100 millions d’utilisateurs Internet mobile et plus de 83 millions de clients 4G. Fin 2024, la couverture en haut débit mobile atteignait 77 %, avec un objectif de 85 % d’ici 2025.
L’économie numérique africaine devrait atteindre 712 milliards $ d’ici 2050, selon la Société financière internationale (l’IFC). Dans ce contexte, des plateformes comme Orange Money intensifient leurs investissements et diversifient leurs offres pour fidéliser leur clientèle, attirer de nouveaux utilisateurs et augmenter leurs revenus.
Hikmatu Bilali
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Une solution alliant connectivité, énergie et accès au financement, c’est l’idée de deux tech entrepreneurs qui apportent au Malawi leur contribution face au défi de l’inclusion financière et technologique en Afrique.
Mbora est une solution agri-fintech développée par une jeune pousse malawite. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les petits exploitants agricoles des zones rurales, d’accéder à la connexion Internet, à l’énergie et aux microcrédits. La start-up basée à Mangucho a été fondée en 2020 par Adrian Raisbeck et Claudia Haak.
« La plateforme mboraMAX exploite la technologie et la microfinance innovante avec des services financiers de soutien pour autonomiser des communautés entières. Elle se concentre sur les agriculteurs, les femmes, les jeunes et les entrepreneurs. Elle favorise la croissance économique, la résilience et le développement durable, et a un impact sur les 10 premiers objectifs de développement durable » explique la jeune pousse.
MboraMAX est son application mobile. Depuis son interface, les utilisateurs accèdent aux divers services proposés par la start-up, qui mise sur une approche intégrée pour accompagner les agriculteurs en leur fournissant non seulement une connexion Internet abordable et de l’électricité via des stations solaires intelligentes, mais aussi des services financiers adaptés à leurs réalités.
L’un des piliers du modèle de Mbora repose sur l’octroi de microcrédits numériques à ces exploitants souvent exclus du système bancaire traditionnel. Grâce aux données récoltées sur leurs comportements (consommation d’énergie, navigation Internet, localisation GPS ou encore météo), la start-up établit des profils de crédit fiables pour proposer des financements ciblés. Ces microcrédits servent notamment à acheter des intrants agricoles ou à couvrir des dépenses urgentes pendant la saison creuse.
Présente dans plusieurs villages du centre du Malawi, Mbora installe ses stations en partenariat avec les communautés locales. En plus des services financiers, ces infrastructures fournissent une connectivité 4G et une alimentation électrique durable, créant un écosystème favorable au développement économique et social. Les agriculteurs peuvent ainsi accéder à des informations météo, à des cours en ligne ou à des plateformes de commerce numérique.
Avec ce modèle, Mbora ambitionne de toucher 100 millions de personnes en Afrique subsaharienne d’ici 2030.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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La fintech égyptienne PALM, qui propose une épargne personnalisée et récompensée, vient de boucler une levée de fonds pré-seed à sept chiffres menée par 4DX Ventures. Ce financement au montant non dévoilé lui permettra d’accélérer son développement, d’accompagner plus d’utilisateurs dans la réalisation de leurs objectifs financiers, et d’étendre son réseau de partenaires marchands tout en contribuant à l’inclusion financière en Égypte.
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La start-up sud-africaine MoneyBadger, spécialisée dans les paiements par Bitcoin et autres cryptos, a levé 400 000 dollars en pré-seed pour élargir son réseau de partenaires et développer de nouveaux cas d’usage. Déjà déployée chez Pick n Pay, elle permet aux commerçants et consommateurs d’effectuer des transactions rapides et sécurisées. L’objectif est d’étendre cette solution à plus de pays et de scénarios du quotidien.
South African crypto payments provider MoneyBadger, which provides the systems Pick n Pay uses to accept Bitcoin, has closed a $400,000 pre-seed funding round.https://t.co/whoahzUXu3
— MyBroadband (@mybroadband) July 14, 2025
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En Afrique, une large partie de la population reste exclue des services financiers traditionnels. En Égypte, la start-up Palm ambitionne de redéfinir avec ses plateformes web et mobile la manière dont les citoyens construisent et gèrent leur épargne.
Palm est une solution fintech développée par une jeune pousse égyptienne. Elle propose une application mobile d’épargne intelligente, conçue pour accompagner les utilisateurs dans la constitution progressive de leur capital, avec flexibilité et autonomie. La start-up basée au Caire a été fondée en 2024 par Mazen El Kerdany et Ahmed Ashour. En juillet 2025, elle a annoncé la réussite d’un tour de table d’un montant non divulgué pour soutenir sa croissance.
Concrètement, la fintech compte élargir son offre en ajoutant des fonctionnalités telles que l’épargne collective, des récompenses de fidélité ou encore des outils éducatifs autour de la gestion financière. Elle cible notamment les jeunes actifs et les personnes à revenu irrégulier, souvent oubliés des services bancaires classiques.
« Nous pensons que Palm a le potentiel de transformer le bien-être financier à travers le continent. En facilitant l'épargne, en offrant des rendements réels et en débloquant des remises significatives sur les dépenses importantes, Palm aide les utilisateurs à se constituer un patrimoine durable. Cela correspond à notre mission qui consiste à soutenir les équipes ambitieuses qui favorisent la prospérité à long terme en Afrique, et nous sommes ravis de nous associer à des opérateurs chevronnés tels que Mazen et Ahmed pour concrétiser cette vision » a indiqué Peter Orth, cofondateur de 4DX Ventures, un des investisseurs de la fintech.
Avec son application mobile, Palm permet à tout utilisateur, même sans compte bancaire, de mettre de l’argent de côté de manière simple, automatique et sécurisée. L’application analyse les habitudes de dépenses, propose des stratégies d’épargne personnalisées, et encourage l’utilisateur à atteindre des objectifs financiers à court ou moyen terme.
Elle cible notamment les jeunes actifs et les personnes à revenu irrégulier, souvent oubliés des services bancaires classiques. Palm s’inscrit dans une tendance régionale plus large de fintech qui misent sur la micro-épargne et l’inclusion financière, à l’heure où la numérisation des usages financiers progresse rapidement dans le monde arabe.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Dans un contexte de baisse des investissements à destination des start-up africaines, une initiative portée par Village Capital avec le soutien de ses partenaires entend renforcer les écosystèmes entrepreneuriaux africains en misant sur des solutions locales adaptées aux enjeux sociaux et climatiques.
Alors que les financements en capital-risque ont reculé de près de 50 % sur le continent africain en 2023, selon les données de Partech Africa, Village Capital, en partenariat avec la Banque néerlandaise de développement entrepreneurial (FMO) et l’Agence néerlandaise pour les entreprises (RVO), a lancé le mardi 15 juillet une initiative visant à renforcer les écosystèmes d’innovation là où les capitaux peinent à affluer.
Baptisée Africa Ecosystem Catalysts Facility (AECF), cette facilité dotée de 4 millions de dollars entend appuyer des start-up locales en phase de démarrage, via un mécanisme original : le financement indirect à travers des organisations de soutien aux entrepreneurs (OEN) implantées localement.
Cinq OEN opérant au Ghana, au Nigeria et en Tanzanie ont été sélectionnées dans le cadre du programme, à savoir Reach for Change, Africa Fintech Foundry, Fate Foundation, Anza Entrepreneurs et Ennovate Ventures. Elles auront pour mission d’accompagner les jeunes pousses développant des solutions à fort impact en matière d’inclusion économique, d’accès à l’emploi, à l’énergie propre ou à des infrastructures résilientes au climat.
« Ce modèle nous permet d’investir sur tous les marchés tout en restant ancrés dans les réalités locales. Pour nous, il ne s’agit pas seulement d’approvisionnement, il s’agit de réaliser des investissements plus intelligents et plus informés en travaillant aux côtés de ceux qui construisent déjà et renforcent leurs communautés entrepreneuriales », a expliqué Nathaly Botero, directrice de l’innovation chez Village Capital.
L’approche intégrée de l’AECF repose sur une collaboration étroite avec les écosystèmes entrepreneuriaux locaux, afin de structurer les financements de manière adaptée et mieux orienter les capitaux vers les secteurs critiques. Il s’agit ainsi de combler le fossé entre les solutions innovantes développées par des start-up africaines et la rareté des fonds disponibles pour assurer leur passage à l’échelle.
Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique où les acteurs internationaux privilégient de plus en plus les partenariats locaux pour maximiser l’impact des investissements. En ciblant des solutions spécifiques aux contextes africains et portées par des acteurs enracinés dans le tissu économique local, Village Capital espère catalyser un changement systémique durable.
Samira Njoya
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Il a su identifier un défi majeur pour les petites entreprises africaines : l’accès au financement. En fondant pumpkn.io, il propose une alternative concrète aux systèmes traditionnels, en repensant les critères du crédit pour soutenir les entrepreneurs du continent.
Zaheer Dindar (photo) est un entrepreneur sud-africain, cofondateur et directeur général de pumpkn.io, une fintech spécialisée dans l’octroi de financements innovants aux petites entreprises et aux agro-entrepreneurs africains.
Lancée en 2022 à Johannesburg par Zaheer Dindar, Jérôme van Innis et Fazlur Pandor, pumpkn.io se donne pour mission de combler le déficit de financement, un frein majeur à la croissance de nombreuses petites et moyennes entreprises dans le secteur agricole et agroalimentaire en Afrique.
La plateforme digitale développée par pumpkn.io repose sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et une évaluation des risques fondée sur les données spécifiques des entreprises clientes, allant au-delà des critères traditionnels des institutions bancaires. Grâce à cette approche, l’entreprise parvient à accélérer les processus de décision de financement, à diminuer la paperasse administrative et à offrir un accès direct au crédit, sans exiger de garanties souvent hors de portée pour de nombreux entrepreneurs du secteur.
L’innovation de pumpkn.io réside également dans le concept de « Funding Ladder ». Ce système permet aux entrepreneurs d’accéder dans un premier temps à des financements de faible montant, puis, grâce aux remboursements réguliers, d’augmenter progressivement les sommes empruntées et la durée des prêts. Ce modèle accompagne l’évolution des entreprises, en proposant un accompagnement progressif, adapté à la trajectoire de chaque entreprise.
Avant de cofonder pumpkn.io, Zaheer Dindar a lancé en 2010 Equipedia, une plateforme dédiée à l’éducation des agriculteurs de subsistance. Il est diplômé de l’université de Witwatersrand, où il a obtenu en 2003 un bachelor en mathématiques computationnelles et appliquées, avant de décrocher en 2004 un master en intelligence artificielle.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2007 chez AB Bernstein, une société financière, en tant qu’associé de recherche. En 2011, il devient directeur de FeverTree Consulting, une société sud-africaine de conseil aux entreprises. Cinq ans plus tard, en 2016, il est nommé chef de projet à Landbank, banque publique sud-africaine spécialisée dans le financement agricole. De 2020 à 2022, Zaheer Dindar a occupé la fonction d’associé gérant chez BeyondSoil, un cabinet de conseil en gestion basé en Afrique du Sud.
Melchior Koba
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Visa ouvre les candidatures pour la 5ᵉ édition d'Africa Fintech Accelerator, un programme de trois mois offrant mentorat, ressources technologiques et opportunités de financement aux start-up africaines innovantes. Ce dispositif s’inscrit dans l’engagement de Visa d’investir 1 milliard de dollars pour l’inclusion financière en Afrique d’ici 2027. Les candidatures sont ouvertes ici jusqu’au 15 août.
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La start-up marocaine ORA Technologies spécialisée dans les services numériques de proximité, a annoncé avoir levé 7,5 millions de dollars en série A auprès d’un consortium d’investisseurs locaux mené par Azur Innovation Fund. Cette levée, inédite à l’échelle de la tech marocaine, vise à renforcer son réseau logistique dans le food delivery via la plateforme Kooul et à accélérer l’adoption de ORA Cash, son service de paiement mobile. L'objectif est de devenir un acteur central du numérique et des services de paiement au dernier kilomètre au Maroc.
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Cette fintech a pour but de faciliter l’accès aux outils de gestion et aux lignes de crédit pour les entreprises. Elle veut se positionner comme alternative aux voies traditionnelles vers le financement.
Prospa est une solution fintech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux entreprises d’effectuer des paiements, d’accéder à des prêts ou encore de gérer divers processus commerciaux depuis l’interface de son application mobile. La start-up est basée dans la ville de Lagos et a été fondée en 2019 par Frederik Obasi, Rodney Jackson-Cole et Chioma Ugo.
« De nombreuses MPME au Nigeria n'ont pas accès aux services bancaires formels ni aux outils commerciaux. Elles jonglent entre leurs finances personnelles et professionnelles en utilisant des espèces, des tableurs, WhatsApp ou des registres hors ligne, ce qui entraîne une inefficacité, des opportunités manquées et l'absence d'antécédents de crédit », a indiqué Frederik Obasi.
L’application mobile est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, selon Play Store. Après la création d’un compte, l’utilisateur accède à tous les services que propose la fintech et divers autres outils. Notons que Prospa combine des services bancaires, comptables et analytiques conçus pour les entrepreneurs, freelancers et petites structures. Elle propose également l’ouverture de comptes professionnels, la facturation, la gestion de dépenses, ainsi que des prêts à court terme directement accessibles depuis l'application.
L’un des principaux atouts de la plateforme est sa capacité à générer une vue d’ensemble des finances d’une entreprise, permettant ainsi aux entrepreneurs de mieux structurer leurs demandes de crédit. En agrégeant données de transaction, historique d'activité et comportements de paiement, la fintech contribue à réduire le risque perçu par les institutions de prêt, tout en offrant un financement plus rapide, souvent en moins de 24 heures.
Prospa cible aussi bien les entreprises informelles que les structures plus établies. Elle revendique avoir déjà soutenu plus de 150 000 entreprises à travers des outils financiers adaptés à leurs besoins, allant bien au-delà du simple compte bancaire digital.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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