Simplifier les paiements numériques est devenu un enjeu majeur pour les commerces en Afrique. Cet entrepreneur camerounais propose une approche innovante qui répond à ce défi.

Franklin Kamga (photo) est un développeur informatique et un entrepreneur technologique camerounais. Il est cofondateur et directeur général de Notch Pay, une plateforme de paiement en ligne conçue pour simplifier les transactions financières en Afrique.

Fondée en 2019 par Franklin Kamga et B. Zile Tankeu, Notch Pay propose une solution intuitive et sécurisée qui centralise plusieurs moyens de paiement en un seul endroit, permettant aux entreprises de recevoir de l’argent en ligne sans complication. La plateforme facilite l’encaissement des ventes réalisées sur les sites web ou applications des commerces.

Les utilisateurs peuvent générer des liens de paiement à partager par e‑mail, SMS ou messagerie instantanée, permettant à leurs clients de régler rapidement leurs achats, sans système complexe. Notch Pay offre également une fonction de facturation, qui permet d’envoyer des factures et de suivre les paiements associés.

Connecté à son espace professionnel, l’utilisateur dispose d’un tableau de bord complet affichant l’historique des transactions, le suivi des paiements, la gestion des clients et de nombreux outils pour piloter son activité. La plateforme s’adapte à différents types d’utilisateurs : entrepreneurs, petites entreprises, associations ou grandes structures peuvent bénéficier de services adaptés à leurs besoins.

Franklin Kamga est titulaire d’un diplôme d’ingénieur logiciel obtenu en 2015 à l’Institut africain d’informatique (IAI Cameroun). Il débute sa carrière professionnelle en 2016 comme développeur web chez Dark Code, une agence créative. En 2020, il rejoint LGL Transport, une entreprise de transport, comme développeur full stack.

Melchior Koba

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Il s’attaque à l’un des principaux freins à la mobilité étudiante : la complexité des paiements internationaux. À travers sa solution numérique, il ouvre l’accès aux études à l’étranger pour des milliers d’étudiants confrontés à des obstacles financiers et administratifs.

Sunday Paul Adah (photo), entrepreneur nigérian installé à Boise (États‑Unis), est cofondateur et directeur général de Radius, anciennement Pay4Me App, une plateforme de paiement pensée pour simplifier les démarches financières des étudiants internationaux qui doivent régler des frais auprès d’écoles, d’institutions ou d’organisations situées à l’étranger.

Fondée en 2022, Radius permet de payer les frais de scolarité, de visa, d’examens ou de logement, en évitant les contraintes liées aux virements internationaux. L’application mobile offre la possibilité d’effectuer des paiements le jour même et de suivre en temps réel l’évolution des transactions, ce qui apporte davantage de visibilité et de sérénité aux utilisateurs.

La plateforme intègre des outils de gestion des devises avec des taux de change compétitifs, un élément clé pour les paiements transfrontaliers. Radius met en avant une interface simple d’utilisation ainsi qu’un service d’assistance disponible 24h/24 et 7j/7, afin d’accompagner les étudiants à chaque étape de leurs démarches financières liées à leurs études.

En parallèle, Sunday Paul Adah est le fondateur d’Across The Horizon, un cabinet de conseil en études à l’étranger créé en 2015. Cette structure accompagne les étudiants africains et leurs familles dans la recherche de formations internationales accessibles financièrement. En 2020, il fonde également Scholarships Africa, une plateforme dédiée à la recherche et à la candidature à des bourses d’études pour les étudiants internationaux.

Il est diplômé de l’Université d’État de Boise, où il obtient en 2021 un bachelor en études multidisciplinaires. Il est également titulaire d’un master en administration publique, gouvernement et politique obtenu en 2023 à l’Université Grand Canyon, ainsi que d’un master en création d’entreprise décroché en 2025 à la David Eccles School of Business de l’Université de l’Utah.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Dans un monde où le travail, les services et les revenus se mondialisent, Payd se positionne comme une solution de paiements transfrontaliers rapide, abordable et adaptée aux besoins des travailleurs indépendants, des créatifs et des petites entreprises.

Payd est une solution fintech développée par une start-up kényane. Elle propose une suite d’outils financiers permettant de recevoir, envoyer et gérer de l’argent à l’international en quelques secondes. La start-up, basée à Nairobi, a été lancée en 2023 par Benaiah Wepundi (photo) et Japheth Achimba.

« Japheth et moi-même avons vu nos comptes PayPal suspendus, en raison d'un problème de vérification d'adresse et de revenus irréguliers. Je dirigeais également une équipe de talents répartis entre le Kenya, le Nigeria, le Brésil et les Philippines, travaillant pour une entreprise américaine, et la paie était toujours en retard d'une journée entière », a déclaré Benaiah Wepundi à Disrupt Africa

Au cœur de l’offre de Payd se trouvent des paiements instantanés vers plus de 35 pays, avec des frais pouvant être jusqu’à 70 % inférieurs à ceux pratiqués par les établissements bancaires classiques. Les utilisateurs peuvent envoyer des fonds par mobile money, virement bancaire, carte ou dollars numériques, éliminant les délais de 3 à 5 jours souvent associés aux services bancaires traditionnels.

La plateforme est également conçue pour faciliter la monétisation des activités indépendantes. Les freelances peuvent créer des factures professionnelles en quelques clics, générer des liens de paiement et même mettre en place des boutiques numériques personnalisées pour que leurs clients puissent régler leurs services ou produits facilement.

« La plupart des utilisateurs n'interagissent jamais directement avec les portefeuilles, les chaînes ou les jetons : ils reçoivent et utilisent simplement leur argent comme ils le feraient avec leur compte bancaire », a précisé M. Wepundi.

Une autre particularité est la possibilité d’ouvrir en quelques minutes des comptes virtuels en dollars américains et en euros, ce qui permet de recevoir des paiements internationaux sans les formalités bancaires complexes et de convertir les fonds dans des devises locales à des taux souvent plus compétitifs.

Payd ne se limite pas aux particuliers. Sa version Business offre des outils avancés de gestion financière pour les entreprises, notamment la gestion de paie pour des équipes internationales, l’automatisation des facturations, la gestion des dépenses et la possibilité d’effectuer des paiements groupés à des partenaires ou sous-traitants à travers le monde.

Adoni Conrad Quenum

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Il s’attaque à un pilier informel de la finance africaine en lui apportant des règles, de la traçabilité et de la confiance. Sa solution transforme des pratiques communautaires anciennes en mécanismes financiers lisibles et structurés.

Mkuzo Kuwani (photo) est un entrepreneur zambien. Il est le fondateur de ComGrow, une fintech qui digitalise les tontines, le village banking et, plus largement, les groupes communautaires d’épargne et de crédit en Afrique.

Fondée en 2019, ComGrow permet à des groupes de personnes qui se connaissent (amis, collègues ou voisins) de mettre leur argent en commun, de s’accorder des prêts entre membres et d’en assurer le suivi de manière claire, sécurisée et transparente, directement via une application mobile.

La plateforme remplace les cahiers, les caisses en espèces et les fichiers Excel par un outil unique qui centralise la gestion de l’épargne, des prêts, des remboursements et du partage des gains. Chaque opération est automatiquement enregistrée, ce qui limite les erreurs humaines et met fin aux désaccords récurrents sur les montants versés ou dus. Les membres n’ont plus à parcourir des discussions WhatsApp pour retrouver une information ou une preuve de paiement.

L’utilisation de l’application se veut volontairement simple. Chaque membre choisit son moyen de paiement et verse sa contribution mensuelle en quelques clics. Le groupe peut suivre en temps réel le niveau d’épargne, les prêts en cours, les remboursements effectués et les montants à répartir à la fin de chaque cycle. Un membre peut solliciter un prêt à partir de l’épargne collective et le rembourser avec un faible intérêt, selon les règles définies par le groupe. Ces intérêts reviennent à la communauté et contribuent à augmenter l’épargne de chacun.

Parallèlement à son activité entrepreneuriale, Mkuzo Kuwani est un analyste en services bancaires d’investissement chez MELCOFIN & Co., une société spécialisée dans le conseil en fusions et acquisitions et en finance d’entreprise.

Il est diplômé de l’Université de Durham, en Angleterre, où il a obtenu en 2021 un bachelor en économie. De 2023 à 2024, il a également occupé le poste de représentant du développement des ventes chez Playroll, une plateforme britannique de gestion des effectifs.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Il développe une technologie financière centrée sur les contraintes réelles des salariés. Une approche qui redéfinit l’accès à des services longtemps réservés aux circuits bancaires classiques.

Omar Saleh (photo), entrepreneur égyptien aujourd’hui basé à Riyad, en Arabie saoudite, est cofondateur et directeur général de Khazna, une start‑up de technologies financières dédiée aux populations sous‑bancarisées en Égypte et plus largement au Moyen‑Orient.

Fondée en 2019, Khazna développe une application mobile qui permet aux salariés de mieux gérer leur argent au quotidien. La plateforme propose des services financiers simples et rapides, accessibles directement depuis un smartphone. Elle regroupe plusieurs fonctionnalités conçues pour répondre aux besoins courants de la vie quotidienne, avec pour objectif de remplacer ou compléter les démarches habituellement effectuées auprès des banques, des commerçants ou des sociétés de facturation.

L’un des principaux services de Khazna est l’avance sur salaire, destinée en priorité aux employés d’entreprises partenaires. Cette fonctionnalité permet à un salarié d’accéder instantanément à une partie de son salaire du mois suivant via l’application. Elle vise à réduire le recours aux emprunts informels auprès de proches ou de collègues lorsqu’un imprévu survient avant la fin du mois.

Khazna s’appuie également sur un réseau de commerces partenaires auprès desquels les utilisateurs peuvent effectuer des achats immédiats avec un paiement différé. L’application permet aussi de financer des achats réalisés chez d’autres commerçants, en offrant la possibilité de définir soi‑même des modalités de remboursement simples et adaptées. La plateforme intègre par ailleurs un service de paiement de factures.

Sur le plan personnel, Omar Saleh est diplômé de l’Université du Caire, où il obtient en 2005 un bachelor en ingénierie chimique. Il est aussi titulaire d’un MBA obtenu en 2014 à la Stanford Graduate School of Business, aux États‑Unis.

Il débute sa carrière professionnelle en 2005 chez BG Group, dans le secteur pétrolier et gazier, en tant qu’ingénieur de projets senior. En 2010, il rejoint Dow Chemical comme responsable commercial pour l’Afrique. Trois ans plus tard, il devient associé en banque d’investissement chez J.P. Morgan aux États‑Unis. De 2016 à 2019, il occupe le poste de directeur de la stratégie chez Advanced Energy Systems (ADES), une entreprise du secteur énergétique. Il rejoint de nouveau ADES en 2022, cette fois comme membre du comité d’audit, fonction qu’il exerce pendant deux ans.

Melchior Koba

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Elle intervient là où beaucoup d’entrepreneurs perdent du temps et de la visibilité. La solution qu’elle a conçue transforme un angle mort de la gestion quotidienne en outil de pilotage.

Tayla Dandridge (photo) est une entrepreneure sud‑africaine installée à Londres, en Angleterre. Elle est cofondatrice et directrice générale de Stub, une plateforme en ligne conçue pour aider les entrepreneurs à gérer simplement les finances et le volet administratif de leur activité, sans avoir à manipuler des tableaux complexes.

Fondée en 2023, Stub permet de créer en quelques clics des devis, factures, notes de crédit et relevés clients. La plateforme facilite la conversion d’un devis en facture, ou inversement, selon l’avancement de la vente. Les utilisateurs peuvent également programmer des factures récurrentes, facturer dans différentes devises et intégrer un lien de paiement pour permettre aux clients de régler directement en ligne.

La solution ne se limite pas à la facturation. Pour chaque client, Stub centralise l’ensemble des documents (devis, factures, notes de crédit, relevés), ce qui simplifie le suivi et les relances. Les entrepreneurs disposent en parallèle d’une vue d’ensemble sur leurs ventes, leurs dépenses, leur résultat et leur trésorerie, à travers des rapports prêts à l’emploi pour la gestion quotidienne, les obligations fiscales ou les demandes de financement.

Stub se connecte aussi aux comptes bancaires afin de faire remonter automatiquement les transactions, ensuite classées par catégorie. L’utilisateur n’a plus qu’à les valider. Plusieurs témoignages mettent en avant cette synchronisation bancaire et la catégorisation automatique, qui transforment des finances jusque‑là difficiles à comprendre en données claires et exploitables, tout en faisant gagner un temps précieux.

Par ailleurs, la plateforme intègre des fonctionnalités de suivi des stocks, permettant d’identifier les produits en rupture ou à forte rotation, ainsi que de gestion des actifs de l’entreprise, dont la dépréciation est calculée automatiquement. Elle s’appuie sur une comptabilité complète, incluant l’ensemble des états financiers nécessaires, tout en restant accessible à des utilisateurs non spécialistes souhaitant avant tout garder une vision claire de leur activité.

Tayla Dandridge est diplômée de l’Université de Stellenbosch, où elle a obtenu en 2015 un bachelor en marketing. Elle est aussi titulaire d’un diplôme d’études supérieures en marketing et publicité, obtenu en 2016 à la Red & Yellow Creative School of Business.

Après un stage en marketing chez Vitality UK en 2016, elle rejoint Absa Group en Afrique du Sud. Elle y occupe successivement les postes de stagiaire en design, de conceptrice de services, puis de cheffe de projet designer. Entre 2021 et 2022, elle travaille comme consultante senior chez Finastra, une entreprise spécialisée dans les solutions financières.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Afrique du Sud : WattWallet simplifie l’achat de crédits prépayés d’électricité

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Dans plusieurs pays d’Afrique, l’électricité prépayée est le modèle dominant pour l’accès à l’énergie domestique. Pour répondre à ce besoin quotidien, WattWallet se positionne comme une plateforme numérique dédiée à l’achat instantané de jetons d’électricité.

WattWallet est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux consommateurs d’acheter des jetons d’électricité prépayés en quelques clics. Elle a été lancée en 2025 par Keagan et Zhaida Juries et a déjà été adoptée par plus de 500 000 utilisateurs dans la sous-région ouest-africaine, selon la start-up.

« Notre mission est de veiller à ce que les ménages ne soient jamais privés d'électricité en raison du calendrier de leurs revenus et de récompenser les dépenses responsables », a déclaré Keagan Juries.

Pour accéder au service, l’utilisateur saisit le numéro de son compteur et le montant souhaité, puis le système génère instantanément le jeton valide pour recharger le compteur domestique, éliminant ainsi les longues files d’attente ou les démarches lourdes souvent associées à l’achat traditionnel. Le service est disponible 24 h/24 et 7 j/7 et fonctionne sur tous types d’appareils. Il intègre une validation automatique des numéros de compteur et de multiples options de paiement.

La jeune pousse dispose d’un réseau d’agents physiques (plus de 10 000), qui permet également de convertir de l’argent liquide en crédit digital. La plateforme collabore avec les principales compagnies d’électricité de la région ( notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Ghana, au Niger et au Bénin) pour garantir la fiabilité et la validité des jetons délivrés.

Au-delà de l’achat instantané, WattWallet propose aussi un suivi détaillé de l’historique des transactions et un programme de récompenses, incitant les utilisateurs fréquents à optimiser leurs achats. Outre l’achat des crédits prépayés d’électricité, la jeune pousse propose également le service « Buy Now, Pay Later ».

Keagan Juries indique, qu’« environ 7 millions de Sud-Africains dépendent de l'électricité prépayée et se retrouvent souvent à court avant le jour de paie. Il n'existe actuellement aucune solution structurée et réglementée d'avance sur l'électricité sur le marché ». Et d’ajouter : « les alternatives existantes sont informelles, comme emprunter de l'argent, recourir à des avances de fonds à des taux élevés, faire appel à des usuriers ou se passer d'électricité. Aucun fournisseur de services financiers ou de services publics n'offre actuellement d'avance sur l'électricité à tarif forfaitaire conforme à grande échelle, ce qui crée un vide évident ».

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Il s’attaque à l’un des points de friction les plus persistants de l’assurance automobile : la lenteur et la complexité des procédures. À travers une solution technologique, il redéfinit la manière dont assurés et assureurs interagissent au quotidien.

Okugo Uche Ayodele (photo) est un entrepreneur nigérian et un professionnel chevronné du secteur de l’assurance. Il est le fondateur et le directeur général de FastClaim, une start‑up technologique spécialisée dans la gestion des assurances automobiles.

Fondée en 2022, FastClaim est une application mobile qui permet aux utilisateurs de demander une assistance routière, de gérer leurs documents administratifs et de suivre leurs sinistres directement depuis leur téléphone. Elle élimine les longues attentes et les déplacements inutiles. Conçue aussi bien pour les assurés que pour les compagnies d’assurance, la solution vise à raccourcir les délais de traitement et à limiter les abus dans les déclarations.

FastClaim centralise plusieurs services liés à l’automobile et à l’assurance au sein d’une seule plateforme. En quelques clics, l’utilisateur peut solliciter un service de remorquage, où qu’il se trouve, afin d’obtenir une aide rapide en cas de panne. L’application simplifie également le transfert de propriété d’un véhicule en réduisant les démarches papier et les lourdeurs administratives.

Elle offre par ailleurs la possibilité de renouveler son permis de conduire en ligne, sans passage physique dans les services concernés, et facilite la mise en conformité du véhicule grâce au renouvellement rapide des documents obligatoires.

L’un des points clés de FastClaim repose sur l’inspection de véhicule à distance. À l’aide de son téléphone, l’utilisateur prend des photos ou des vidéos que l’application analyse pour identifier les dommages. Ce processus supprime l’attente d’un inspecteur sur place et accélère le passage de la déclaration à la phase de traitement. Il contribue aussi à réduire les déclarations exagérées ou frauduleuses, les dommages étant vérifiés à partir des éléments visuels transmis via l’application.

La semaine dernière, la start‑up a annoncé le lancement de ses activités en Zambie. Sa plateforme a été désignée comme l’application d’assurance la plus prometteuse en 2023, puis comme la meilleure application d’assurance nigériane en 2025.

En parallèle de ses activités entrepreneuriales, Okugo Uche Ayodele est membre du conseil d’administration de Teens TV Africa, au Nigeria. Il est titulaire d’un master en marketing obtenu en 2003 à l’université de Calabar. Il commence sa carrière professionnelle en 1998 à l’International Merchant Bank, où il occupe le poste de responsable crédit et marketing.

En 2000, il devient responsable marketing de Sovereign Trust Insurance. En 2004, il est nommé directeur de la succursale de Consolidated Hallmark Insurance à Port Harcourt, avant de rejoindre, l’année suivante, Cornerstone Insurance en tant que responsable marketing. Entre 2006 et 2020, il évolue au sein d’International Energy Insurance, où il occupe successivement les fonctions de directeur régional et de directeur général. Entre 2023 et 2024, il exerce enfin le rôle de directeur consultatif chez JAVAT 365, une entreprise technologique de partage de contenu basée aux États‑Unis.

Melchior Koba

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Alors que l’usage des cryptomonnaies progresse rapidement en Afrique, les enjeux de sécurité numérique deviennent centraux. Entre opportunités économiques et risques croissants de fraude, le continent cherche à structurer un cadre plus sûr pour accompagner le développement des actifs numériques.

Tether, une société mondiale de cryptomonnaies, a annoncé le vendredi 9 janvier une collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) afin de renforcer la cybersécurité et l’éducation du public autour des actifs numériques en Afrique. Cette initiative intervient alors que l’adoption des cryptomonnaies progresse rapidement sur le continent, exposant davantage les utilisateurs aux risques de fraude et de criminalité financière.

« Grâce à cette collaboration, nous pouvons faire progresser l’inclusion numérique, renforcer les compétences numériques et l’employabilité des jeunes, promouvoir des écosystèmes numériques sécurisés et transparents et exploiter l’innovation pour prévenir le crime organisé tout en favorisant une croissance économique durable et inclusive », a déclaré Sylvie Bertrand, représentante régionale de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Concrètement, le partenariat se décline à travers plusieurs projets ciblés. Au Sénégal, une initiative dédiée à l’éducation des jeunes à la cybersécurité prévoit des programmes de formation en plusieurs phases, intégrant des sessions menées avec la fondation Plan B issue de la collaboration entre Tether et la ville de Lugano, ainsi qu’un accompagnement en coaching et en mentorat pour développer des projets numériques sécurisés.

À l’échelle continentale, le programme soutient également des organisations de la société civile venant en aide aux victimes de la traite des êtres humains dans des pays comme le Nigeria, la RDC, le Malawi, l’Éthiopie et l’Ouganda, tout en renforçant la sensibilisation aux risques financiers en ligne.

Cette alliance s’inscrit dans un contexte marqué par l’essor rapide des usages des actifs numériques en Afrique. Le continent est aujourd’hui la troisième région du monde connaissant la croissance la plus rapide du marché des cryptomonnaies. Cette dynamique s’accompagne toutefois de vulnérabilités croissantes : une récente opération coordonnée par Interpol a permis de mettre au jour près de 260 millions de dollars en cryptomonnaies et en monnaies fiduciaires issues d’activités illicites à travers plusieurs pays africains.

À terme, cette alliance pourrait contribuer à renforcer la confiance dans les actifs numériques, soutenir l’inclusion financière et améliorer la capacité des États africains à prévenir les crimes financiers, tout en accompagnant une croissance plus sûre et plus durable de l’économie numérique du continent.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Dans un contexte numérique où l’accès aux services financiers reste fortement dépendant de la connectivité, il propose une approche technologique qui contourne cette contrainte. Il ouvre de nouvelles perspectives pour des millions d’utilisateurs confrontés à des réseaux instables.

David Masoperh (photo) est informaticien et entrepreneur ghanéen installé au Rwanda. Il est cofondateur et chef de produit de Pebla, une application qui permet de gérer et d’envoyer de l’argent, y compris sans connexion Internet, en réunissant plusieurs services financiers au sein d’une même plateforme.

Fondée en 2020 par David Masoperh et Jerry Auvagha, Pebla est une application de services financiers conçue pour les économies émergentes, en particulier en Afrique de l’Est. Elle centralise différents services, tels que les paiements et les transferts, dans une interface unique afin d’éviter aux utilisateurs de multiplier les codes et les applications.

Pebla permet d’effectuer des paiements et des transactions hors ligne, notamment via un simple menu accessible depuis un téléphone mobile, sans nécessiter de connexion Internet permanente. Les utilisateurs peuvent envoyer et recevoir de l’argent, effectuer des opérations et suivre leurs transactions en quelques étapes simples.

L’application facilite également le partage de dépenses, en permettant de diviser une facture entre plusieurs personnes, chacune réglant sa part directement depuis son téléphone. Elle offre par ailleurs la possibilité d’envoyer des demandes d’argent et d’y répondre rapidement, simplifiant ainsi les remboursements entre amis, collègues ou proches.

Pebla s’adresse aux particuliers à la recherche d’une solution simple pour payer, partager des dépenses et envoyer de l’argent sans dépendre de la qualité du réseau. Elle cible aussi les utilisateurs peu à l’aise avec des outils complexes, en misant sur une interface claire et des parcours d’utilisation réduits au minimum.

Sur le plan académique, David Masoperh est diplômé de l’African Leadership University au Rwanda, où il a obtenu un bachelor en informatique. Il est aussi titulaire d’un master en technologies de l’information délivré par la Carnegie Mellon University, aux États‑Unis.

Sa carrière professionnelle débute en 2017 au Ghana par un stage en management de projet chez theSOFTtribe, une entreprise informatique. Deux ans plus tard, il effectue un stage en gestion des risques et conformité au sein du groupe financier Absa Group. En 2021, il rejoint KudiGo, une entreprise technologique spécialisée dans la gestion du commerce de détail, où il travaille pendant trois mois comme stagiaire chef de produit et spécialiste des ventes.

En 2022, David Masoperh devient chef de produit chez Upskiller, une start‑up anglaise d’edtech centrée sur l’humain et s’appuyant sur l’intelligence artificielle. L’année suivante, il occupe le même poste chez Ladder, une start‑up technologique ghanéenne qui propose une expérience intégrée de gestion des finances personnelles.

Melchior Koba

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