Il propose une alternative fluide aux circuits financiers classiques. Sa solution traduit l’ambition d’un marché plus ouvert et plus fonctionnel.

Victor Alade (photo) est un entrepreneur technologique nigérian. Il est le directeur général de Raenest, une fintech qu’il a cofondée en 2022 avec Richard Oyome et Sodruldeen Mustapha.

Raenest permet aux utilisateurs d’ouvrir des comptes en devises étrangères (dollar américain, livre sterling ou euro) pour recevoir des paiements internationaux. Ces fonds peuvent ensuite être utilisés pour régler des achats en ligne, voyager, transférer de l’argent ou épargner dans la devise souhaitée. La plateforme propose également des cartes virtuelles et physiques, adaptées aux paiements et abonnements en ligne.

La start‑up s’adresse principalement aux freelances, créateurs de contenu, voyageurs, acheteurs en ligne, étudiants et vendeurs présents sur les réseaux sociaux. Elle propose en outre des programmes de récompenses pour encourager l’utilisation régulière de ses services.

Raenest développe aussi une offre dédiée aux entreprises, baptisée « Raenest Business ». Plus de 600 entreprises utilisent déjà la plateforme pour gérer leurs paiements internationaux et la réception de fonds dans plus de 13 pays. Les entreprises peuvent ouvrir un compte professionnel, encaisser des paiements de clients étrangers et rémunérer leurs collaborateurs ou prestataires à travers plusieurs marchés.

Par ailleurs, la plateforme facilite le retrait de fonds vers des comptes bancaires ou des portefeuilles de mobile money dans plus de 70 pays. Elle s’intègre aussi à de grands services tiers tels que PayPal, Payoneer, Wise, Mastercard ou Revolut.

Victor Alade est diplômé de la Federal University of Technology de Minna, au Nigeria, où il a obtenu en 2014 un bachelor en ingénierie électrique et électronique. Après ses études, il a travaillé comme ingénieur logiciel pour plusieurs entreprises technologiques, dont Procrea8 Technology Solutions, Jumia Group et Andela.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Au Kenya, la start-up VunaPay a mis en place une solution numérique visant à résoudre un problème structurel du secteur agricole africain : les retards de paiement auxquels font face les petits exploitants.

Dans de nombreuses filières agricoles, les agriculteurs livrent leur production à des coopératives puis attendent parfois plusieurs mois avant d’être rémunérés, le temps que les récoltes soient vendues. Avec sa solution numérique, VunaPay propose une approche différente en introduisant un système de paiement quasi instantané, dès la livraison des produits agricoles, améliorant ainsi la stabilité financière des producteurs.

Fondée en 2023 par Gatwĩri Njogu-Mokaya (photo) et basée à Nairobi, la start-up ne se limite pas aux paiements. Elle combine plusieurs outils numériques destinés aux coopératives agricoles tels que la gestion des stocks, le suivi des producteurs, l’enregistrement des livraisons et la tenue de registres en temps réel. Cette numérisation vise à renforcer la transparence et à réduire les inefficacités administratives souvent enregistrées dans les chaînes de valeur agricoles.

WATinside

Concrètement, VunaPay relie agriculteurs, coopératives et institutions financières. En sécurisant les données de production et les transactions, la solution facilite l’accès au revenu pour les producteurs tout en améliorant la gestion opérationnelle des organisations agricoles.

La jeune pousse s’inscrit dans la dynamique croissante de l’agri-fintech en Afrique de l’Est, où les innovations numériques ambitionnent de moderniser un secteur encore largement dominé par des processus manuels. La start-up a déjà intégré plusieurs coopératives opérant notamment dans les filières café, maïs et produits laitiers, et ambitionne d’étendre son modèle à d’autres régions.

Au-delà de la technologie, l’enjeu est économique et social : des paiements plus rapides permettent aux agriculteurs d’éviter l’endettement informel et de mieux planifier leurs activités agricoles. En combinant finance, data et gestion agricole, VunaPay illustre ainsi une nouvelle génération de solutions africaines cherchant à connecter innovation numérique et inclusion financière rurale.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Porté par la volonté de transformer les usages financiers au Tchad, il mise sur la technologie pour rapprocher les citoyens de leurs opérations financières. Son innovation redéfinit la manière dont la population accède, gère et valorise son argent.

Brahim Moussa Hassane (photo) est un entrepreneur technologique tchadien. Il est cofondateur et directeur général de Konoom Mobile Money, une fintech spécialisée dans les paiements en monnaie électronique. La start‑up s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises.

Fondée en 2025, Konoom Mobile Money propose une plateforme de services financiers 100 % numérique, qui permet d’envoyer, de recevoir et de payer de l’argent sans nécessairement passer par une banque traditionnelle. Sa raison d’être est de donner à chaque Tchadien la possibilité de gérer son argent au quotidien de manière autonome, quelle que soit sa situation géographique ou son accès aux services bancaires classiques.

La plateforme permet d’effectuer des transferts d’argent en temps réel entre plusieurs supports : portefeuilles Konoom, comptes bancaires et points d’agents. Elle donne également la possibilité de régler différents types de factures (électricité, eau, télévision, télécommunications, ainsi que d’autres services essentiels) depuis un espace unique. Enfin, elle offre la possibilité de payer les impôts et taxes gouvernementales directement depuis le portefeuille, via un portail sécurisé.

Konoom Mobile Money repose sur un portefeuille numérique dans lequel l’utilisateur peut déposer, stocker, envoyer et retirer de l’argent. Ce portefeuille devient un point central pour piloter les dépenses du quotidien, sans avoir besoin d’un compte bancaire. L’alimentation du portefeuille peut se faire par virement bancaire, via un réseau d’agents ou par des canaux de monnaie mobile, avec une disponibilité immédiate des fonds pour les opérations.

Brahim Moussa Hassane est diplômé de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), au Sénégal, où il a obtenu en 2013 une licence en comptabilité et finance. Il est également titulaire d’un master en investissement et gouvernance d’entreprise, option ingénierie financière, obtenu en 2015 au Groupe ISM à Dakar.

Il commence sa carrière professionnelle en 2014 comme consultant au sein de MCG Afrique, un cabinet de conseil basé au Sénégal. De 2018 à 2021, il rejoint le groupe Orabank au Tchad, où il occupe successivement les postes d’analyste des risques de crédit, puis de responsable de la cellule de traitement des crédits standardisés.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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En reliant les paiements africains entre eux, il redéfinit la manière dont les entreprises font circuler leurs fonds sur le continent et veut assurer une simplification des transactions.

Dady Emmanuel Ulrich Ismael (photo) est un serial entrepreneur bénino‑ghanéen dans la technologie. Il est cofondateur et directeur général de PAL, une start‑up basée en Côte d’Ivoire qui facilite les transferts d’argent et les paiements pour les entreprises et les travailleurs indépendants.

Fondée en 2021, PAL est une fintech destinée aux entreprises africaines, aux structures de transfert d’argent et aux acteurs du paiement qui souhaitent envoyer, recevoir ou convertir des fonds entre plusieurs pays du continent. La solution s’adresse également aux travailleurs indépendants et aux agents de mobile money ayant besoin de liquidités rapides pour leurs activités quotidiennes.

PAL met à la disposition de ses utilisateurs un compte et un portefeuille multidevises permettant de détenir plusieurs monnaies africaines au même endroit. À partir de ce portefeuille, il est possible d’envoyer de l’argent instantanément vers des portefeuilles mobiles, des comptes bancaires ou des portefeuilles marchands. Le compte PAL agit ainsi comme un point central pour recevoir, conserver, convertir et redistribuer des fonds, sans dépendre exclusivement des circuits bancaires traditionnels.

La plateforme propose par ailleurs un service de change en ligne, annoncé comme rapide et offrant des taux avantageux, afin de faciliter les échanges entre devises africaines. En cas de tension de trésorerie, PAL peut également fournir un apport de fonds immédiat, sans exiger de garantie, pour soutenir la continuité des activités.

En dehors de PAL, Dady Emmanuel Ulrich Ismael est aussi coprésident‑directeur général de Noworri, une solution fintech qui met en relation les acheteurs et vendeurs de cryptomonnaies. Il a cependant créé sa première entreprise en 2016, baptisée Bourseafrique, qu’il a dirigée jusqu’en 2019, visant à démocratiser l’investissement, y compris pour les personnes ne disposant pas de compte bancaire.

Diplômé de l’Université d’Abomey‑Calavi (Bénin), il y a obtenu en 2014 un bachelor en comptabilité et gestion d’entreprise. En 2016, il a effectué un stage à l’École du Patrimoine Africain (Bénin) en tant qu’assistant comptable.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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À travers le paiement fractionné, il veut ancrer une nouvelle habitude d’achat en Égypte. Il rend l’accès aux achats plus souple, sans dépendre des circuits bancaires classiques.

Mohamed El‑Shabrawy El‑Feky (photo) est un entrepreneur fintech égyptien. Il est cofondateur et directeur général de Sympl, une start‑up de technologie financière qui propose une solution « achetez maintenant, payez plus tard » (BNPL). Le service permet de régler des achats auprès d’un large réseau de commerçants partenaires en plusieurs fois, sans frais supplémentaires ni intérêts.

Fondée en 2021, Sympl s’adresse à la fois aux particuliers et aux entreprises, avec l’objectif de simplifier l’acte d’achat et de faciliter l’accès à une grande variété de produits et services. La plateforme repose sur un système de paiement échelonné : le montant d’un achat est réparti en plusieurs versements. Au moment du paiement, le client sélectionne Sympl sans avoir à passer par une procédure de demande ni à constituer un dossier.

Le règlement est ensuite étalé sur une période définie, avec des échéances hebdomadaires, bimensuelles ou mensuelles. Sympl met en avant l’absence totale d’intérêts, ce qui signifie que le client rembourse uniquement le prix de son achat, sans coût financier additionnel.

Un simulateur disponible sur la plateforme permet d’estimer le plan de paiement selon le montant et la durée choisis, en indiquant le nombre de versements ainsi que la fréquence des prélèvements. Il est précisé que les montants peuvent légèrement varier, ce qui suggère une marge d’ajustement autour des estimations affichées.

Mohamed El‑Shabrawy El‑Feky est diplômé de l’Université du Caire, où il obtient en 2001 un bachelor en urbanisme et aménagement paysager. Il est également titulaire d’un master en marketing, obtenu en 2006 à l’Arab Academy for Science, Technology and Maritime Transport.

Il commence sa carrière en 2002 chez Fiat Professional, dans l’automobile, en tant que responsable marketing. Entre 2007 et 2013, il travaille chez Bank Audi, où il occupe successivement des fonctions de chef d’équipe et superviseur des ventes, de directeur adjoint des ventes, puis de chef de produit. Après un passage à Mashreq Bank comme responsable produit, il revient chez Bank Audi en 2015 en tant que directeur, responsable de segment. En 2017, il rejoint EFG Hermes comme responsable du développement des produits. L’année suivante, il intègre la fintech valU, où il exerce successivement les fonctions de directeur commercial puis de directeur général.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Elle mise sur la puissance de l’innovation pour transformer les réalités économiques du continent et accompagne les jeunes Africains dès l’émergence de leurs idées.

Kenza Lahlou (photo) est une investisseuse marocaine spécialisée dans la technologie. Elle est cofondatrice et associée gérante d’Outlierz Ventures, une société de capital‑risque qui soutient des entreprises africaines innovantes.

Fondée en 2017, Outlierz Ventures se concentre sur les jeunes pousses qui utilisent la technologie pour transformer des secteurs clés de l’économie africaine. L’ambition est d’accompagner celles et ceux qui s’attaquent aux défis majeurs du continent, tout en contribuant à en façonner l’avenir.

La structure intervient très tôt, dès la phase de lancement, lorsque les projets en sont encore à leurs premiers pas. Elle poursuit ensuite son accompagnement au fil des étapes suivantes, en amont des grandes levées de fonds. Cette approche permet de soutenir des entreprises en construction au moment où se définissent leurs choix stratégiques.

Outlierz Ventures entend apporter des financements, mais aussi des conseils opérationnels et un réseau de contacts utiles aux fondateurs accompagnés. Cette combinaison vise à les aider à faire face aux réalités du marché africain et à accélérer leur développement. Parmi les entreprises soutenues figurent la fintech marocaine PayTic, l’égyptienne Kashier, la start‑up sénégalaise Socium.

Avant de créer Outlierz Ventures, Kenza Lahlou avait déjà cofondé, en 2014, StartupYourLife (SYL), dont elle a été directrice générale jusqu’en 2018. SYL est une organisation à but non lucratif qui identifie, fédère et accompagne des start-up en phase d’amorçage et de démarrage au Maroc.

Kenza Lahlou est diplômée de l’INSA Rouen Normandie (France), où elle obtient en 2010 un bachelor en informatique. Elle est également titulaire d’un master en stratégie et management des affaires internationales, obtenu en 2011 à l’ESSEC Business School, sur le campus de Singapour.

Elle débute sa carrière en 2009 au Xerox Research Centre Europe (France), en tant que cheffe de produit et contrôleur qualité. En 2011, elle travaille à la Singapore Agency for Science, Technology and Research comme consultante en stratégie. La même année, au Maroc, elle rejoint Attijariwafa Bank en tant qu’analyste financière. En 2012, elle devient spécialiste en stratégie et développement commercial chez AVISE Partners, un cabinet américain de conseil en financement. Enfin, entre 2013 et 2014, elle occupe le poste de responsable des partenariats Afrique chez Viadeo, entreprise française spécialisée dans les services liés au recrutement.

Melchior Koba

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Il veut permettre à chacun de payer et d’être payé partout, sans dépendre des systèmes bancaires classiques. Une approche technologique née d’un besoin concret.

Hol Mayissa (photo) est un informaticien et un ingénieur en automatique gabonais. Il est le directeur général de KeeCash, une entreprise technologique qu’il a cofondée en avril 2018 avec Gilles Moukoumi, avec l’ambition de faciliter et de démocratiser les transactions monétaires à l’échelle mondiale.

KeeCash est une solution entièrement digitale dédiée aux paiements en ligne. Elle cible notamment les utilisateurs en Afrique, souvent confrontés aux limites des moyens de paiement locaux. Le service n’est pas une banque, mais une application donnant accès à un compte en ligne et à des cartes virtuelles, utilisables sur la plupart des sites internationaux.

La plateforme propose un compte présenté comme « international » et « décentralisé », accessible depuis une application mobile. Il peut être alimenté à tout moment via le Mobile Money ou des cryptomonnaies, ce qui permet d’y déposer des fonds sans passer par une banque traditionnelle.

Le compte est multi‑devises, notamment en euros et en dollars, ce qui simplifie les achats et paiements sur des sites étrangers. L’utilisateur peut suivre ses opérations en temps réel grâce à un tableau de bord qui centralise transactions et factures, offrant une vision claire des dépenses. Au‑delà des paiements en ligne, KeeCash permet aussi les transferts d’argent de compte à compte entre utilisateurs de la plateforme.

Hol Mayissa est titulaire d’un diplôme en génie électrique et informatique obtenu en 2011 à l’IUT de Saint‑Étienne (France). Il a ensuite été diplômé de l’Université de Bordeaux, où il a obtenu en 2015 un diplôme d’ingénieur en automatisation et mécatronique, avec une spécialisation orientée automobile, aéronautique et spatial. Entre 2015 et 2018, il a travaillé comme ingénieur en automatisation chez Acsystème, une entreprise qui accompagne les industriels dans l’amélioration des performances de leurs systèmes.

Melchior Koba

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Il apporte une réponse concrète aux lenteurs et contraintes des paiements en Afrique. Utilisant la technologie, il veut rendre les paiements aussi fluides que les échanges qu’ils accompagnent.

Mark Machiri Kihara (photo) est un entrepreneur kényan. Il est cofondateur et directeur général de Lemonade Payments, une start‑up fondée en novembre 2022 qui conçoit des solutions de paiement destinées à rendre les transactions en Afrique plus simples, plus rapides et plus confidentielles.

Lemonade Payments accompagne la croissance des entreprises en prenant en charge leurs encaissements et leurs décaissements au quotidien. La plateforme s’adresse à des structures de toutes tailles et à de nombreux secteurs, notamment le commerce de détail, l’e‑commerce, le marketing, l’hôtellerie, le voyage, le conseil, ainsi qu’un large éventail d’activités de services. Son objectif est de faire des paiements un levier de développement, grâce à des transferts rapides et fiables.

Lemonade Payments ne se limite pas au traitement des transactions. Chaque entreprise bénéficie d’interlocuteurs dédiés, à la fois sur les aspects techniques et sur le suivi commercial. Cet accompagnement facilite l’intégration de la solution dans les systèmes existants et permet de résoudre rapidement les incidents, tout en optimisant les parcours de paiement.

Les entreprises qui utilisent Lemonade Payments ont également accès à des tableaux de bord détaillés, offrant une vision précise des flux financiers, des performances de paiement et de l’expérience côté client. Ces outils d’analyse aident à prendre de meilleures décisions, par exemple pour identifier les moments où les clients paient le plus ou les moyens de paiement les plus efficaces.

Mark Machiri Kihara est diplômé de l’United States International University – Africa, où il a obtenu en 2009 un bachelor en finance. En 2012, il commence à travailler comme responsable des relations clients chez Standard Chartered Bank, puis occupe, de 2022 à 2024, le poste de responsable des relations entreprises à la Co‑operative Bank of Kenya.

Melchior Koba

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En repensant la manière dont les écoles gèrent les paiements, il démontre qu’une innovation simple peut transformer tout un système. Avec sa vision pragmatique de la technologie, il rapproche les familles et établissements au quotidien.

Douglas Hoernle (photo) est un entrepreneur sud‑africain. Il est le fondateur et directeur général de Karri, une start-up qui veut simplifier, accélérer et sécuriser les paiements scolaires, sans nécessité de gérer de l’argent liquide.

Fondée en 2016, Karri permet aux établissements scolaires de créer, en quelques étapes, des demandes de paiement pour leurs activités, sorties, frais ponctuels ou collectes diverses. Une fois la demande émise, l’application envoie automatiquement des notifications et des rappels, guidant les parents pour qu’ils règlent leurs paiements en quelques secondes. Les écoles bénéficient ainsi d’un système fiable et régulier, qui réduit les retards, les oublis et la manipulation manuelle d’argent.

Pour les parents, Karri représente le moyen le plus simple et le plus sûr de payer l’école directement depuis leur téléphone. Finies les enveloppes confiées aux enfants ou les recherches de monnaie : l’application centralise les demandes, indique les montants et les échéances, et permet de tout régler instantanément.

La plateforme propose également une carte de paiement pour les élèves, reliée à l’application parentale. Elle aide les enfants à apprendre à gérer leurs dépenses dans un cadre sécurisé, sous la supervision des adultes. Les parents peuvent fixer des plafonds de dépense quotidiens et partager le contrôle de compte entre plusieurs responsables si nécessaire.

En parallèle, Douglas Hoernle est cofondateur et directeur de The Student Funding Company, une start-up lancée en 2023 dont la mission est de lever les barrières financières pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études au Royaume‑Uni. Il siège également au conseil d’administration de Manati Alternate Student Funding, un organisme de financement étudiant, et est membre de la section londonienne de l’Entrepreneurs’ Organization, un réseau international d’entrepreneurs.

Douglas Hoernle est titulaire d’un diplôme en finance obtenu à l’université du Cap. Entrepreneur en série, il fonde en 2010 sa première entreprise, The Wine Society, qui fournit au marché étudiant du Cap des vins personnalisés, qualitatifs et abordables, ainsi que des produits promotionnels. En 2012, il lance Rethink Education, un fournisseur de solutions d’apprentissage en ligne.

Deux ans plus tard, il cofonde Juggl, une application mobile multiplateforme qui offre des services de communication, de calendrier en temps réel, de diffusion de contenu et de paiement entre les écoles, les enseignants et les parents, tous secteurs confondus. En 2016, il fonde également Rippl Communicator, une application facilitant la communication interne en entreprise, et cofonde Merriment and Co., un fournisseur de boissons qu’il dirige jusqu’à sa vente en 2018.

Melchior Koba

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Il repense la manière dont l’argent circule entre les pays. Son parcours international et sa vision traduisent une ambition : transformer durablement l’expérience des transferts pour les entreprises et les particuliers.

Blaise Buma (photo) est un entrepreneur et financier camerounais. Il est le cofondateur et directeur général de Kappa Pay, une plateforme qui permet aux entreprises et aux particuliers d’envoyer et de recevoir de l’argent de manière simple et sécurisée, au Cameroun comme vers de nombreux pays à travers le monde.

Fondée en 2021, Kappa Pay s’adresse à la fois aux entreprises souhaitant développer leurs activités à l’international et aux particuliers ayant besoin d’effectuer des transferts à l’étranger. Pour les entreprises, la plateforme facilite notamment les paiements de fournisseurs et la réception de règlements provenant de clients basés dans d’autres pays.

Le service se distingue par des coûts réduits, avec parfois aucuns frais de transaction et des taux de change plus avantageux que ceux proposés par les circuits bancaires traditionnels. Kappa Pay a démarré ses opérations au Cameroun et au Nigeria, les deux pays depuis lesquels il est actuellement possible d’envoyer de l’argent. À partir de ces marchés, les utilisateurs peuvent effectuer des transferts vers différents pays, notamment les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine et les Émirats arabes unis.

Pour utiliser Kappa Pay, il suffit de connecter un compte bancaire ou d’effectuer un dépôt en espèces afin d’alimenter son portefeuille. Cette flexibilité permet à chacun d’adopter le mode de transaction le plus adapté à sa manière de gérer son argent.

En parallèle, Blaise Buma est cofondateur d’Open Dreams Educational NGO, une organisation non gouvernementale fondée en 2014 à Bamenda, Cameroun, qui œuvre pour offrir des opportunités éducatives à des étudiants issus de milieux défavorisés.

Il est diplômé de la Washington and Lee University où il a obtenu un bachelor en mathématiques. Il a aussi étudié l’économie et la finance à la London School of Economics and Political Science, suivi d’un master en arts dans le cadre du programme Schwarzman Scholars, puis d’un MBA à la Harvard Business School.

Blaise Buma débute sa carrière professionnelle en 2015 en tant qu’analyste en placements chez Goldman Sachs aux États-Unis. De 2017 à 2019, il travaille comme professionnel de l’investissement au sein de CrossBoundary, une société d’investissement axée sur les marchés émergents.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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