Face au poids croissant de l’endettement salarié, il imagine une alternative technologique centrée sur l’autonomie financière plutôt que sur le crédit.
Deon Nobrega (photo) est le directeur général du Paymenow Group, une entreprise qu’il a cofondée en 2019 avec Bryan Habana, Willem van Zyl, Gerry Potgieter et Garth Mackintosh. La société propose une solution de bien‑être financier destinée aux employés, combinant technologie et éducation financière pour favoriser une meilleure gestion de leurs revenus.
Paymenow Group développe une application mobile et une plateforme en ligne conçues pour aider les salariés à mieux maîtriser leur budget, réduire leur dépendance au crédit et renforcer leur stabilité financière. Les utilisateurs peuvent consulter leur solde disponible, demander une avance sur salaire ou suivre leurs transactions en temps réel. Ils ont également la possibilité d’effectuer des achats essentiels — alimentation, électricité — via des bons d’achat, leur permettant de couvrir leurs besoins de base sans recourir à des financements onéreux.
La plateforme promeut une utilisation responsable de l’argent grâce à des outils d’épargne et à la possibilité de placer des fonds sur un support portant intérêt. Elle propose en outre des modules de formation en éducation financière, des contenus pédagogiques interactifs et un accompagnement personnalisé, destinés à aider les employés à adopter de meilleures habitudes de gestion et à bâtir une base solide pour leur avenir financier.
Titulaire d’un bachelor en informatique obtenu en 2003 à l’Université de Johannesburg, Deon Nobrega y a également décroché en 2004 un bachelor en ingénierie électrique et électronique. En 2016, il a suivi un cours d’introduction au big data au Massachusetts Institute of Technology (MIT).
Sa carrière professionnelle commence en 2004 chez HLB‑NGA, entreprise sud‑africaine spécialisée dans la conception et le déploiement de logiciels, où il occupe le poste d’ingénieur logiciel. En 2006, il devient analyste commercial en informatique chez Investec, une banque internationale, puis rejoint en 2008 le groupe Absa au même poste. Il y gravit progressivement les échelons, étant nommé en 2012 responsable des ventes de devises étrangères, puis en 2015 responsable des marchés numériques.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il explore une autre facette de l’intelligence artificielle : celle des infrastructures invisibles qui la font fonctionner. Avec sa solution, il cherche à raccourcir la distance entre l’idée et le produit fini.
Michael Louis (photo) est un entrepreneur et ingénieur sud‑africain spécialisé dans les infrastructures d’intelligence artificielle. Il est le fondateur et directeur général de Cerebrium, une plateforme en ligne conçue pour aider les équipes à développer plus facilement des applications d’IA.
Fondée en 2021, Cerebrium a pour mission d’aider ses utilisateurs à créer des produits d’intelligence artificielle « que les gens aiment », tout en simplifiant la complexité opérationnelle. La plateforme prend en charge différents types d’applications : assistants vocaux en temps réel, systèmes multimodaux combinant texte, image et son, ou encore traitements massifs de données.
Sa proposition de valeur consiste à transformer un processus habituellement long et complexe — le déploiement, la maintenance et la mise à l’échelle d’une application d’IA — en une expérience fluide et automatisée. Les applications construites avec Cerebrium peuvent être lancées rapidement, puis ajuster automatiquement leur capacité en fonction de la demande, jusqu’à gérer un très grand nombre de requêtes simultanément. La plateforme se distingue également par son modèle de tarification à l’usage, qui permet de payer uniquement pour la consommation réelle, sans immobiliser de ressources inutilisées.
Avant de fonder Cerebrium, Michael Louis a cofondé Sxuirrel en 2016, où il a occupé le poste de directeur technique jusqu’en 2019. Cette entreprise proposait une application mobile interactive mettant en relation les personnes cherchant un espace de stockage avec celles disposant d’un espace disponible.
Michael Louis est diplômé de la Stellenbosch University, où il a obtenu en 2016 un bachelor en mathématiques et informatique, puis en 2018 un bachelor en data science. De 2019 à 2021, il a travaillé chez OneCart, une entreprise sud‑africaine de livraison de courses en ligne, où il a successivement occupé les postes de développeur principal et de directeur technique.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Installé à Montréal, il développe des solutions d’IA capables d’accompagner les décideurs tout en plaçant la valeur des personnes au centre des entreprises.
Pape Wade (photo) est un entrepreneur et dirigeant sénégalais établi au Québec. Il est cofondateur et directeur général d’Airudi, une entreprise spécialisée dans l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) au sein de la gestion des ressources humaines.
Fondée en 2019 à Montréal, Airudi est née de la volonté de replacer l’humain au cœur des organisations grâce à l’exploitation des données et de l’IA. L’entreprise conçoit des solutions adaptées aux besoins d’affaires tout en plaçant les personnes au centre de ses priorités.
Airudi accompagne les organisations dans la planification stratégique de leurs projets en IA, en les aidant à identifier leurs priorités et à définir une feuille de route alignée sur leurs objectifs. Elle développe et déploie des solutions prêtes à l’emploi, incluant la préparation des données et leur intégration fluide dans les systèmes existants.
La start-up propose également une solution innovante en santé et sécurité au travail. Celle-ci permet aux entreprises de prévenir les risques sur le lieu de travail et de mettre en place des actions en temps réel pour renforcer la sécurité. Grâce à ses recommandations instantanées et à ses plans de prévention personnalisés, cette solution favorise une gestion proactive et améliore significativement la sécurité des employés.
En parallèle, Pape Wade est membre du comité de transfert technologique d’IVADO, une organisation engagée dans le développement responsable de solutions d’IA. Il siège également au conseil d’administration de Mila, institut de recherche québécois en intelligence artificielle, ainsi qu’à celui de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. De plus, il fait partie du comité aviseur de Québec Tech, catalyseur pour les start-up technologiques à fort potentiel.
Pape Wade est titulaire d’un master en gestion et prévention des risques industriels et technologiques majeurs, obtenu à l’Institut national polytechnique de Toulouse. Entre 2009 et 2018, il a évolué au sein de Drakkar & Associés, une société canadienne soutenant les secteurs de l’aéronautique, du transport terrestre, de la défense et des biens de consommation. Il y a successivement occupé les postes de conseiller principal en santé, sécurité et mieux-être, de directeur en santé, sécurité et mieux-être, puis de directeur gens et culture.
Melchior Koba
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A Kinshasa, il transforme la logistique urbaine en intégrant le numérique au quotidien des consommateurs. Son approche relie les commerces locaux à une génération connectée en quête de rapidité et de simplicité.
Eric Bemba (photo) est un entrepreneur congolais, actif dans les domaines de la tech et de la mobilité. Il est le fondateur de Wiikko, une plateforme d’achats et de livraisons qui permet de commander des produits auprès de restaurants et de magasins, puis de les recevoir à l’adresse de son choix à Kinshasa.
Lancée en 2019, Wiikko est une application mobile disponible sur les principales boutiques en ligne. Elle s’adresse à un large public familier des réseaux sociaux et des nouvelles habitudes de consommation numérique. Les utilisateurs sélectionnent leurs articles, et l’équipe Wiikko se charge du reste, de la préparation à la livraison.
En facilitant la commande, le suivi et la réception des produits, Wiikko joue un rôle d’intermédiaire entre commerçants, restaurateurs et clients. Elle permet également aux consommateurs de découvrir de nouveaux magasins, produits et offres promotionnelles. Pour les professionnels, la plateforme représente un canal de visibilité supplémentaire, un outil de gestion des commandes et un service logistique qui prolonge leur activité jusqu’au domicile des clients.
Parallèlement à cette aventure entrepreneuriale, Eric Bemba occupe les fonctions de directeur de Yango en République démocratique du Congo et de directeur des opérations de l’entreprise en Afrique francophone. Il est également cofondateur de Splitti, une fintech lancée en 2020 qui permet à ses utilisateurs de créer des groupes et de collecter des fonds pour financer leurs événements.
Diplômé de l’université de l’Alabama en 2009 (bachelor en commerce et administration des affaires), il débute sa carrière en 2010 chez ConseilRH, un cabinet français de conseil en recrutement, en tant que responsable international de la paie.
En 2013, il rejoint EY Paris, multinationale spécialisée dans l’audit, le conseil, la fiscalité et le droit, en tant que consultant. De retour à Kinshasa, il intègre en 2016 la Compagnie financière du Congo (DFC) comme consultant, avant de devenir, en 2017, responsable du développement chez SESOMO Services, prestataire de services RH.
Melchior Koba
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Cet entrepreneur parie sur la technologie pour fluidifier les paiements d’entreprise. Avec sa plateforme, il veut réduire les frictions du quotidien et rapprocher les acteurs économiques africains du numérique.
Clive Nabale (photo) est un entrepreneur fintech originaire de Zambie. Il est le fondateur et directeur général de Zoyk Pay Group, une entreprise technologique qui ambitionne de simplifier les transactions quotidiennes des entreprises en Afrique, qu’elles soient effectuées en ligne ou sur le terrain.
Fondée en 2021, Zoyk Pay Group propose une plateforme complète permettant aux organisations d’accepter, de gérer et de développer leurs paiements numériques dans des environnements variés : boutiques physiques, réseaux d’agents ou services entièrement en ligne.
Zoyk Pay agit comme un point d’entrée unique pour de multiples scénarios de paiement. La solution permet aux entreprises d’encaisser des paiements en magasin, sur leur site web ou via des agents de proximité, tout en gardant une vue d’ensemble consolidée de leurs flux financiers. Elle facilite également la gestion des portefeuilles électroniques destinés aux clients ou partenaires, notamment pour des recharges, des versements récurrents ou des remboursements.
Les entreprises peuvent aussi s’appuyer sur le réseau d’agents de Zoyk Pay pour atteindre des zones où les banques traditionnelles sont peu implantées, sans avoir à déployer leur propre infrastructure. La plateforme offre en outre la possibilité d’intégrer divers services financiers tels que la distribution de fonds, le paiement de factures ou d’autres opérations courantes du quotidien.
Parallèlement, Clive Nabale est le directeur général de Bettergames Limited Zambia, société spécialisée dans les services de loterie en ligne qu’il a cofondée en 2017. Il est également associé directeur du Morgace Venture Fund et cofondateur de Payabrod, une entreprise de paiements transfrontaliers lancée en 2020.
Avant ces projets, il a fondé Jobtoria, sa première entreprise, en 2008, une plateforme en ligne dédiée aux opportunités de carrière en Afrique de l’Est. En 2012, il a créé Quick Charge Media à Nairobi.
Clive Nabale est titulaire d’un diplôme en marketing et commerce international obtenu en 2007 à l’Edith Cowan University en Australie, ainsi que d’un diplôme en business et économie délivré la même année par l’Université York au Canada.
Melchior Koba
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Elle met la donnée au service des terres africaines. Son innovation permet aux acteurs agricoles et forestiers de comprendre, quantifier et valoriser leurs espaces comme jamais auparavant.
Catherine Njeri (photo) est une entrepreneure kényane spécialisée dans les données et les produits numériques appliqués à l’agriculture et au climat. Elle est cofondatrice et directrice générale d’Acre Insights, une entreprise qui aide les acteurs de l’agriculture et de la foresterie en Afrique à mieux connaître, suivre et valoriser leurs terres.
Fondée en 2023, Acre Insights ambitionne de contribuer à une Afrique où chaque hectare, qu’il s’agisse de fermes ou de forêts, peut être mesuré, vérifié et valorisé de manière fiable. Elle fournit une base de données claire et vérifiable pour les projets de reforestation, d’agriculture régénératrice et de compensation carbone.
L’entreprise s’appuie sur deux grands types d’outils : d’une part, l’observation aérienne et spatiale, et d’autre part, l’analyse de données. Elle utilise des drones et des satellites pour capturer des images détaillées des terres agricoles et forestières. À partir de ces images, ses algorithmes identifient les zones de couvert végétal, la hauteur des arbres et d’autres indicateurs essentiels à l’estimation de la biomasse et du carbone présents sur un site.
Les résultats sont restitués sous forme de cartes interactives et de rapports détaillés. Les services d’Acre Insights visent ainsi à simplifier la complexité des systèmes naturels pour permettre des décisions plus rapides, plus éclairées et plus durables.
Catherine Njeri est diplômée de l’African Leadership University (ALU), où elle a obtenu en 2015 un bachelor en administration des affaires internationales. Elle est aussi titulaire d’un diplôme en technologies de l’information commerciale obtenu la même année à la Strathmore University.
Après des stages en marketing et en développement commercial chez Cellulant, puis en gestion de projets et en analyse de données chez ALX, elle rejoint l’ALU en 2019 en tant qu’analyste de données. La même année, elle retourne chez Cellulant où elle occupe successivement les postes de coordinatrice des processus opérationnels, de responsable des opérations commerciales mondiales et de responsable grands comptes.
En 2022, elle devient responsable des opérations commerciales, des données et des rapports chez Ramani, une entreprise spécialisée dans la numérisation de la chaîne d’approvisionnement africaine. De 2024 à 2025, elle occupe le poste de responsable de la recherche au sein de Kenya Flying Labs, un centre dédié à la robotique et à l’innovation technologique.
Melchior Koba
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Il conçoit une solution alliant finance et connectivité. Son ambition est de démontrer que la mobilité internationale peut être fluide, sans frontières ni frictions.
Oluwatomi Ayorinde (photo) est un entrepreneur nigérian spécialisé dans la fintech. Il est le fondateur et directeur général de Timon, une plateforme de services dédiée aux voyages, conçue pour aider les voyageurs à payer et à rester connectés plus facilement partout dans le monde.
Fondée en 2025, Timon est une plateforme financière pensée pour les voyageurs et les nomades numériques. Elle vise à simplifier les paiements et la connectivité numérique lors des déplacements internationaux, en regroupant dans une seule application plusieurs services essentiels.
L’application permet d’obtenir des cartes de paiement physiques et virtuelles, utilisables dans plus de 100 pays et compatibles avec Apple Pay et Google Pay. Les utilisateurs peuvent ainsi régler leurs achats directement depuis leur téléphone ou tout autre appareil connecté. Timon intègre également des solutions de connectivité mobile via eSIM, ainsi que des options pour transférer de l’argent vers des banques et des portefeuilles électroniques dans plus de 16 pays.
Oluwatomi Ayorinde a lancé sa première start-up en 2006. Baptisée VELImage International, cette entreprise dont il a été le directeur technique pendant deux ans était spécialisée dans le développement de solutions technologiques. En 2018, il fonde CrowdForce, une plateforme de crowdsourcing destinée aux marchés émergents, dont il a été le directeur général jusqu’en 2023.
Diplômé de la Covenant University, où il obtient en 2008 une licence en gestion des systèmes d’information, il débute sa carrière professionnelle la même année comme responsable du développement des services bancaires de détail au sein d’Appzone Group, une société d’infrastructure de paiement.
En 2011, il rejoint SAP, entreprise de référence dans le développement d’applications professionnelles et l’intelligence artificielle, où il occupe successivement les postes de consultant en développement d’intégration, puis de consultant en processus opérationnels. Entre 2023 et 2024, il a été directeur général de PayForce by FairMoney, une société offrant des solutions bancaires dédiées aux entreprises.
Melchior Koba
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À l’intersection de la finance et de la technologie, il redéfinit la manière dont les investisseurs exploitent leurs données. Son ambition est de démontrer que la performance passe désormais par l’intelligence numérique.
Boubacar Roger Thiam (photo) est un expert sénégalais en données financières et en systèmes d’information appliqués à la gestion d’actifs. Il est le fondateur de Techbridge Capital, un cabinet de conseil qui aide les acteurs de la finance et les entreprises du numérique à exploiter pleinement leurs outils informatiques pour optimiser la gestion de leurs investissements.
Fondée en 2025, Techbridge Capital se positionne comme un véritable pont entre la technologie et le capital-investissement. Le cabinet s’adresse principalement aux fonds d’investissement et aux sociétés spécialisées dans les solutions numériques. Sa vocation est de relier l’innovation technologique à la performance financière, en privilégiant la qualité des données, la réactivité du pilotage et la création de gains mesurables pour ses clients.
L’activité du cabinet repose sur la conception, le déploiement et l’exploitation de solutions logicielles dédiées aux métiers de l’investissement. Il réalise des diagnostics, conçoit des architectures de systèmes, organise le déploiement des outils, définit les règles de gestion des données, automatise certains traitements et accompagne les équipes dans l’adoption de nouveaux usages.
Au-delà du conseil, Techbridge Capital conçoit également ses propres solutions innovantes. L’une des plus remarquables est Blabladoc, un outil fondé sur l’intelligence artificielle et conçu pour transformer des documents en informations exploitables. La solution permet d’extraire des éléments de manière fiable, de classer les contenus, d’effectuer des recherches avancées dans de larges volumes de documents et de réaliser des contrôles qualité systématiques.
Boubacar Roger Thiam est diplômé de l’université Paris Dauphine, où il a obtenu en 2013 un master en informatique et finance. Il est aussi titulaire d’un diplôme d’ingénierie financière obtenu la même année à CY Tech en France.
Il commence sa carrière professionnelle en 2011 comme stagiaire en ingénierie de données chez ALALOOP, une entreprise française spécialisée dans la surveillance et le reporting des performances informatiques. L’année suivante, il rejoint le groupe bancaire CACEIS en tant qu’ingénieur financier.
Entre 2013 et 2023, il est consultant senior chez BlackRock, un gestionnaire d’actifs et fournisseur de technologie. De 2016 à 2025, il travaille chez SWEN Capital Partners, une société d’investissement où il a occupé successivement les postes de data scientist en finance, de partenaire, puis de directeur de l’ingénierie financière et des systèmes d’information.
Melchior Koba
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Après plusieurs années d’expérience dans les secteurs bancaire et financier, elle se lance dans l’entrepreneuriat. Elle associe géolocalisation et données bancaires pour transformer l’accès des usagers à leur argent.
Saima Znaidi (photo) est une entrepreneure tunisienne spécialisée dans la fintech. Elle est fondatrice et directrice générale de DABy Go, une application mobile conçue pour orienter les clients bancaires vers les distributeurs automatiques de billets (DAB) en service les plus proches.
Fondée en 2022, DABy Go aide les utilisateurs à éviter la perte de temps liée à la recherche de guichets hors service. Son fonctionnement est simple : une fois connecté et la géolocalisation activée, l’utilisateur visualise les DAB à proximité, identifiés par un code couleur : vert pour ceux en service, rouge pour ceux hors service et orange pour les autres statuts. En sélectionnant un distributeur, l’application affiche l’itinéraire le plus court, à pied ou en voiture, grâce à un système GPS intégré.
L’application envoie également une notification par SMS lorsque le DAB choisi redevient opérationnel. Elle fournit des informations utiles, telles que le plafond de retrait par opération, et propose un espace permettant aux utilisateurs de laisser un avis ou de signaler un dysfonctionnement.
DABy Go intègre aussi un volet publicitaire destiné aux banques, diffusé sur l’écran de l’application lors de la sélection du DAB, sous forme de campagnes journalières ou mensuelles. En combinant géolocalisation précise et informations pratiques, la plateforme simplifie considérablement l’accès aux services bancaires.
En parallèle, Saima Znaidi est cofondatrice d’AivaCore, une start‑up fintech innovante spécialisée dans la sécurisation des transactions bancaires et la lutte contre la fraude. Elle travaille également en tant que consultante experte pour HelpWise Bank en Tunisie.
Elle est diplômée de l’Institut supérieur de gestion de Tunis où elle a obtenu en 2005 une maîtrise en sciences financières. La même année, elle a commencé sa carrière professionnelle chez ATM Consulting Tunisie comme analyste en comptabilité financière. De 2007 à 2019, elle a poursuivi son parcours dans le secteur bancaire, occupant des fonctions d’analyste de crédit puis de responsable des relations clients.
Melchior Koba
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En conjuguant design et technologie, il explore de nouvelles façons de rapprocher particuliers et professionnels autour de l’habitat. Son approche vise à rationaliser l’accès au marché.
Aghiles Mahmoudia (photo) est un entrepreneur et designer produit algérien. Il est cofondateur, directeur général et designer en chef de Mooshir, une application mobile et plateforme en ligne dédiée aux annonces immobilières ainsi qu’aux services liés à l’habitat.
Fondée en 2021, Mooshir est une solution numérique qui centralise en un seul espace l’univers de l’immobilier et de l’habitat. Elle accompagne ses utilisateurs dans l’achat, la location ou la mise en valeur d’un bien, tout en facilitant l’accès à des services essentiels comme les travaux, l’entretien ou diverses prestations liées au domicile.
La plateforme s’adresse à la fois aux particuliers en quête d’un logement et aux professionnels du secteur immobilier. Elle propose la consultation d’annonces détaillées sur les biens disponibles, ainsi qu’une section dédiée aux services liés à l’habitat (interventions à domicile, travaux, maintenance, aménagement, etc.).
Grâce à une messagerie intégrée (Chat), Mooshir permet aussi d’échanger directement avec les annonceurs pour poser des questions, négocier ou obtenir des précisions sans intermédiaire. L’outil a été conçu pour répondre aux besoins de tous les utilisateurs : diffusion d’annonces, recherche ciblée, gestion des contacts et mise en valeur de l’offre professionnelle.
Parallèlement, Aghiles Mahmoudia est également cofondateur et designer en chef de Fenovation SPA, une agence de création numérique lancée en 2021. Il avait déjà fondé sa première entreprise en 2017, Hanini Shop, une start‑up spécialisée dans la vente au détail avec livraison par vélo électrique.
Il est titulaire d’un diplôme de base en conception industrielle et de produits obtenu en 2019 au National Institute of Graphic Arts and Industries. Il commence sa carrière professionnelle en 2015 chez Lougorss Design en tant que designer graphique. L’année suivante, il rejoint L’Empreinte Magique, une agence de communication algérienne, où il occupe le même poste.
En 2019, il intègre INTAJ MOHTWAYAT, entreprise spécialisée dans le développement de solutions mobiles, en qualité de designer UX/UI. En 2021, il rejoint Concordal SPA, société active dans la production de peintures, colles, dérivés et produits sanitaires, où il occupe le poste de designer produit.
Melchior Koba
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Avec une technologie issue de la recherche marine, elle veut interpréter les signaux biologiques des poissons. Une idée simple, mais décisive pour les acteurs d’un secteur en quête d’efficacité durable.
Sarah Carroll (photo) est une scientifique et entrepreneure sud‑africaine, cofondatrice et directrice générale de MariHealth Solutions, une entreprise de deeptech spécialisée dans la santé et la nutrition aquacoles. Sa mission : transformer la manière dont les fermes aquacoles et les fabricants d’aliments surveillent et améliorent la performance de leurs élevages.
Fondée en 2021, MariHealth Solutions ambitionne d’offrir une compréhension approfondie du fonctionnement de l’organisme des poissons lorsqu’ils évoluent dans différents environnements, face à des pathogènes ou selon divers régimes alimentaires. L’entreprise se positionne comme un véritable partenaire d’aide à la décision, capable de transformer des signaux biologiques complexes en recommandations opérationnelles pour les professionnels de l’aquaculture.
Ses technologies permettent de suivre la santé et le bien‑être des poissons, de décrypter les mécanismes des maladies et d’évaluer l’efficacité des vaccins. Elles servent aussi à mesurer l’impact réel d’ingrédients innovants, de nouvelles formulations alimentaires ou encore de pratiques d’élevage et de conditions environnementales variables sur la physiologie des animaux.
Sarah Carroll est titulaire d’un bachelor en zoologie obtenu en 2013 à Rhodes University. Elle a ensuite obtenu un master en biotechnologie marine (2016) et un doctorat en biochimie et biologie moléculaire (2020) à l’Université du Cap, où elle a exercé comme chercheure associée entre 2020 et 2022.
Melchior Koba
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Il propose une alternative fluide aux circuits financiers classiques. Sa solution traduit l’ambition d’un marché plus ouvert et plus fonctionnel.
Victor Alade (photo) est un entrepreneur technologique nigérian. Il est le directeur général de Raenest, une fintech qu’il a cofondée en 2022 avec Richard Oyome et Sodruldeen Mustapha.
Raenest permet aux utilisateurs d’ouvrir des comptes en devises étrangères (dollar américain, livre sterling ou euro) pour recevoir des paiements internationaux. Ces fonds peuvent ensuite être utilisés pour régler des achats en ligne, voyager, transférer de l’argent ou épargner dans la devise souhaitée. La plateforme propose également des cartes virtuelles et physiques, adaptées aux paiements et abonnements en ligne.
La start‑up s’adresse principalement aux freelances, créateurs de contenu, voyageurs, acheteurs en ligne, étudiants et vendeurs présents sur les réseaux sociaux. Elle propose en outre des programmes de récompenses pour encourager l’utilisation régulière de ses services.
Raenest développe aussi une offre dédiée aux entreprises, baptisée « Raenest Business ». Plus de 600 entreprises utilisent déjà la plateforme pour gérer leurs paiements internationaux et la réception de fonds dans plus de 13 pays. Les entreprises peuvent ouvrir un compte professionnel, encaisser des paiements de clients étrangers et rémunérer leurs collaborateurs ou prestataires à travers plusieurs marchés.
Par ailleurs, la plateforme facilite le retrait de fonds vers des comptes bancaires ou des portefeuilles de mobile money dans plus de 70 pays. Elle s’intègre aussi à de grands services tiers tels que PayPal, Payoneer, Wise, Mastercard ou Revolut.
Victor Alade est diplômé de la Federal University of Technology de Minna, au Nigeria, où il a obtenu en 2014 un bachelor en ingénierie électrique et électronique. Après ses études, il a travaillé comme ingénieur logiciel pour plusieurs entreprises technologiques, dont Procrea8 Technology Solutions, Jumia Group et Andela.
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Plutôt que de complexifier la vie des commerçants, il l’allège grâce à une plateforme qui recentre la gestion d’entreprise sur l’essentiel : le temps et la rentabilité.
Wilfried Djopa (photo) est un ingénieur logiciel et un entrepreneur camerounais. Il est fondateur de Genuka, une plateforme en ligne qui aide les petites entreprises et les commerçants à suivre et gérer leur activité quotidienne à partir d’un espace unique.
Créée en 2024, Genuka s’adresse aux entrepreneurs qui vendent des produits ou des services, que ce soit en boutique, en ligne, sur les marchés ou via les réseaux sociaux. Elle promet de leur permettre de « vendre plus, gagner plus et gérer moins », en centralisant toutes les opérations sur une seule interface.
Le logiciel offre un suivi quotidien des ventes et des stocks, avec des alertes automatiques en cas de baisse des niveaux pour éviter toute rupture. Les revenus, les dépenses et les marges sont présentés sous forme de rapports clairs, facilitant la compréhension de la santé financière de l’entreprise et la prise de décision.
Genuka permet également de répertorier tous les produits de l’entreprise, qu’il s’agisse de biens physiques, d’articles numériques ou de services. Chaque produit peut être présenté avec un prix, une image et une description, et regroupé en collections selon des critères comme les saisons, les promotions ou les catégories, pour simplifier la navigation des clients. L’outil gère par ailleurs plusieurs points de vente simultanément.
La plateforme offre aussi la possibilité de créer un site web complet pour présenter l’entreprise et vendre en ligne. Le design, la mise en page et le contenu peuvent être personnalisés afin de refléter l’identité de marque et de s’adapter au public visé. Des outils marketing intégrés aident à attirer de nouveaux clients et à fidéliser la clientèle existante.
Parallèlement à cette aventure entrepreneuriale, Wilfried Djopa travaille comme ingénieur logiciel chez TheFork, une plateforme européenne de réservation en ligne. Avant de fonder Genuka, il a cofondé « La Mater » en 2019, une entreprise de services à la personne et aux entreprises, dont il a assuré la direction générale jusqu’en 2024. Il est titulaire d’un master en ingénierie des systèmes du numérique obtenu en 2020 à l’ESIGELEC, école d’ingénieurs généralistes en France.
Il commence sa carrière professionnelle en 2018 comme consultant en développement logiciel au sein de Junior Etudes ESIGELEC, une association d’étudiants spécialisée dans le développement web et mobile. Entre 2020 et 2022, il occupe un poste d’ingénieur en développement logiciel chez Ignifai, une entreprise française spécialisée dans les plateformes d’intelligence artificielle.
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En conjuguant intelligence artificielle et pédagogie, elle veut transformer la relation des apprenants à la langue anglaise. Son projet promet de lever un frein majeur à la maîtrise des langues.
Miranda Anya (photo) est une entrepreneure technologique camerounaise. Elle est cofondatrice et directrice générale de Pikelo, une application conçue pour favoriser un apprentissage plus efficace de l’anglais oral.
Fondée en 2024, Pikelo s’adresse à celles et ceux qui souhaitent progresser en anglais mais rencontrent des obstacles fréquents : manque de partenaires de conversation, peur de se tromper, emploi du temps chargé, ou encore un manque de confiance à l’oral. L’application offre un accompagnement continu afin de rompre l’isolement face à ces difficultés, en proposant un environnement d’échange simple, flexible et accessible à tout moment.
Au cœur du dispositif se trouve un coach virtuel disponible 24 h/24 et 7 j/7, qui permet de pratiquer l’anglais autant que nécessaire, comme avec un interlocuteur humain. Cette pratique régulière vise à ancrer la langue dans le quotidien et à rendre la conversation fluide et naturelle, sans contrainte de lieu ni d’horaire.
Pikelo valorise un apprentissage sans crainte de l’erreur. Le coach corrige instantanément les fautes et oriente l’utilisateur étape par étape, favorisant une progression continue dans un climat bienveillant qui encourage la prise de parole.
Miranda Anya est diplômée de l’université de Buea, au Cameroun, où elle a obtenu en 2015 une licence en ingénierie informatique. Elle est également titulaire d’un master en intelligence artificielle, obtenu en 2024 à la Nexford University, aux États-Unis.
Elle commence sa carrière professionnelle en 2018 chez Primeway Technologies à Dubaï, en tant qu’ingénieure commerciale informatique. L’année suivante, elle rejoint World Attachments, une entreprise émiratie spécialisée dans les équipements lourds pour la construction, où elle devient responsable du développement commercial. Entre 2020 et 2023, elle travaille avec Smartminds Studio, une agence camerounaise de marketing numérique, en tant que designer UI/UX. Parallèlement, elle a occupé le même poste en 2021 chez Peers Exchange Cameroon Agency.
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