Il s’attaque à un enjeu central mais peu structuré : la capacité des individus et des petites entreprises à construire une discipline financière durable. Sa réponse repose sur une approche technologique pensée pour transformer des pratiques quotidiennes à grande échelle.
Femi Iromini (photo) est un entrepreneur nigérian, cofondateur et directeur général de Rank (anciennement Moni), une fintech communautaire qui développe une suite de produits financiers destinés aux petites entreprises africaines et aux particuliers désireux de constituer un patrimoine.
Fondée en 2020, Rank se présente comme une application financière conçue pour les personnes ambitieuses qui souhaitent mieux épargner, mieux gérer leurs dépenses et progresser aux côtés d’une communauté animée par des objectifs communs. Sa mission est de rendre la prospérité plus accessible, en créant des passerelles entre ceux qui aspirent à aller plus loin et ceux qui maîtrisent l’art de l’épargne.
La plateforme propose plusieurs mécanismes d’épargne. Le premier, baptisé « Reserve », permet de mettre de l’argent de côté de manière sécurisée sur une période définie, avec un rendement régulier. Le second, « Flex », offre une plus grande souplesse : l’utilisateur peut épargner tout en conservant la possibilité de retirer ses fonds à tout moment, sans renoncer aux intérêts.
Rank propose également « Goals », une épargne orientée vers des objectifs précis, pensée pour financer des projets identifiés. Enfin, l’offre « Premium » s’adresse aux utilisateurs qui gèrent des montants plus élevés ou construisent un patrimoine sur le long terme, avec des taux plus attractifs et un accompagnement prioritaire.
Au‑delà de l’épargne, Rank intègre des fonctionnalités de paiement et de gestion des dépenses courantes. Les utilisateurs peuvent envoyer et recevoir de l’argent instantanément, à toute heure, et régler depuis une seule interface diverses factures (électricité, câble, Internet et autres services).
Avant de lancer Rank, Femi Iromini a fondé en 2017 Lead360HQ, une structure qui collabore avec des universités africaines pour accompagner les étudiants dans la transformation de leur formation et de leurs ambitions en opportunités professionnelles concrètes. Il en a été le directeur général jusqu’en 2019.
Diplômé de l’université Obafemi Awolowo (Nigeria), où il a obtenu en 2012 une licence en géophysique, Femi Iromini a également travaillé comme consultant pour la Banque mondiale de 2019 à 2021.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Réviser le bac reste pour beaucoup un exercice ponctuel, concentré à l’approche des examens. Un entrepreneur sénégalais propose une alternative fondée sur la régularité et l’usage du numérique.
Stéphane Mancabo (photo), entrepreneur sénégalais, est le cofondateur et directeur général de Yello. La start‑up entend transformer la préparation du baccalauréat en un processus quotidien plus simple, plus fluide et moins anxiogène pour les lycéens.
Fondée en 2023, Yello est une application éducative qui propose des contenus structurés, pensés pour s’adapter aux contraintes réelles des élèves. Elle met à disposition des cours audio, des textes et des résumés, afin de permettre à chacun de choisir le mode d’apprentissage qui lui correspond. Les contenus sont conçus pour faciliter la compréhension, limiter le jargon et accompagner progressivement les élèves vers les exigences du baccalauréat.
Les cours peuvent être téléchargés, ce qui permet de réviser sans dépendre en permanence d’une connexion Internet. L’application se démarque d’une approche intensive ou écrasante en privilégiant un apprentissage progressif. Les contenus sont organisés en modules courts et ciblés, centrés sur des notions précises plutôt que sur des chapitres entiers. Cette organisation vise à instaurer une progression régulière, sans donner à l’élève le sentiment d’être submergé.
Des notifications de rappel viennent structurer le travail et encouragent l’élève à réviser de manière continue, sans attendre la veille d’un devoir ou d’un examen. Yello intègre également une dimension ludique : les utilisateurs peuvent cumuler des points, débloquer des badges de progression et se situer dans des classements, à l’échelle nationale ou par établissement. Ce système est complété par des récompenses et des lots, conçus pour valoriser la régularité et l’engagement dans le travail.
Sur le plan académique et professionnel, Stéphane Mancabo est titulaire d’un bachelor en microfinance obtenu en 2018 à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), au Cameroun. Il commence sa carrière professionnelle en 2017 comme directeur du développement commercial de T’es de Dakar (TDD), un média numérique.
De 2020 à 2021, il occupe le poste de chef de projet production chez Walabok Studio. En parallèle, il intervient comme présentateur d’actualité technologique à la Télévision Futur Média. Il rejoint ensuite WURUS LAB, une société de production audiovisuelle, où il travaille comme directeur de production jusqu’en 2023.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Face à la complexité des processus industriels, il fait le choix d’une IA orientée terrain. Une démarche qui privilégie l’exploitation concrète des données.
Aymen Hamidi (photo), ingénieur minier de formation et entrepreneur algérien, est le fondateur et directeur général de Kabas, une entreprise technologique spécialisée dans l’intégration de l’intelligence artificielle afin de transformer et d’optimiser les processus industriels.
Fondée en 2023, Kabas se positionne comme une entreprise deeptech dont l’ambition est de mettre l’IA au service des industries lourdes, tout en garantissant une maîtrise totale des données et des infrastructures. Son offre repose sur une approche résolument pragmatique de l’intelligence artificielle, structurée autour de deux produits complémentaires : DALILE et Virtual Lab.
DALILE se présente comme un assistant intelligent dédié à la connaissance industrielle. Conçu pour explorer et exploiter de vastes volumes de documents techniques et de données complexes, il s’éloigne des chatbots grand public. La solution repose sur un ensemble d’agents spécialisés capables de se répartir les tâches d’analyse, de croiser les informations et de restituer des réponses structurées à partir de simples requêtes formulées en langage courant.
Virtual Lab complète cette proposition en s’attaquant à une autre zone critique de l’industrie : le passage de l’idée à l’expérimentation. Cette plateforme permet de simuler des scénarios en amont des essais en laboratoire ou en conditions pilotes, en modulant les formulations, les paramètres de processus ou les conditions d’exploitation. Les équipes peuvent ainsi comparer différentes options, évaluer l’impact de leurs choix et identifier le meilleur compromis entre performance et coût, sans immobiliser d’équipements ni consommer de matières premières. Connecté à DALILE, Virtual Lab s’appuie sur les connaissances extraites des données de l’entreprise pour affiner encore les scénarios analysés.
Sur le plan académique et professionnel, Aymen Hamidi est titulaire d’un diplôme d’ingénieur minier obtenu en 2023 à l’École nationale polytechnique d’Algérie. Il a effectué plusieurs stages dans le secteur minier, notamment au sein d’ENOF Spa et de SOMIPHOS, où il a travaillé sur des sites d’exploitation et des usines de phosphates. En 2022, il rejoint Sonatrach en tant qu’ingénieur stagiaire en géophysique, avant d’effectuer, en 2023, un stage de deux mois en ingénierie de laboratoire au sein de Drilling Fluids Services aux Puits (DFSP).
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il développe une technologie financière centrée sur les contraintes réelles des salariés. Une approche qui redéfinit l’accès à des services longtemps réservés aux circuits bancaires classiques.
Omar Saleh (photo), entrepreneur égyptien aujourd’hui basé à Riyad, en Arabie saoudite, est cofondateur et directeur général de Khazna, une start‑up de technologies financières dédiée aux populations sous‑bancarisées en Égypte et plus largement au Moyen‑Orient.
Fondée en 2019, Khazna développe une application mobile qui permet aux salariés de mieux gérer leur argent au quotidien. La plateforme propose des services financiers simples et rapides, accessibles directement depuis un smartphone. Elle regroupe plusieurs fonctionnalités conçues pour répondre aux besoins courants de la vie quotidienne, avec pour objectif de remplacer ou compléter les démarches habituellement effectuées auprès des banques, des commerçants ou des sociétés de facturation.
L’un des principaux services de Khazna est l’avance sur salaire, destinée en priorité aux employés d’entreprises partenaires. Cette fonctionnalité permet à un salarié d’accéder instantanément à une partie de son salaire du mois suivant via l’application. Elle vise à réduire le recours aux emprunts informels auprès de proches ou de collègues lorsqu’un imprévu survient avant la fin du mois.
Khazna s’appuie également sur un réseau de commerces partenaires auprès desquels les utilisateurs peuvent effectuer des achats immédiats avec un paiement différé. L’application permet aussi de financer des achats réalisés chez d’autres commerçants, en offrant la possibilité de définir soi‑même des modalités de remboursement simples et adaptées. La plateforme intègre par ailleurs un service de paiement de factures.
Sur le plan personnel, Omar Saleh est diplômé de l’Université du Caire, où il obtient en 2005 un bachelor en ingénierie chimique. Il est aussi titulaire d’un MBA obtenu en 2014 à la Stanford Graduate School of Business, aux États‑Unis.
Il débute sa carrière professionnelle en 2005 chez BG Group, dans le secteur pétrolier et gazier, en tant qu’ingénieur de projets senior. En 2010, il rejoint Dow Chemical comme responsable commercial pour l’Afrique. Trois ans plus tard, il devient associé en banque d’investissement chez J.P. Morgan aux États‑Unis. De 2016 à 2019, il occupe le poste de directeur de la stratégie chez Advanced Energy Systems (ADES), une entreprise du secteur énergétique. Il rejoint de nouveau ADES en 2022, cette fois comme membre du comité d’audit, fonction qu’il exerce pendant deux ans.
Melchior Koba
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Il impose l’intelligence artificielle comme un nouvel outil narratif dans la création cinématographique. Sa démarche et ses résultats sont salués et récompensés à l’international.
Né et formé en Tunisie, Zoubeir Jlassi est directeur artistique, motion designer et réalisateur. Il s’est récemment distingué avec son court‑métrage Lily, qui lui a valu le tout premier Google AI Film Award lors du « 1 Billion Followers Summit », organisé à Dubaï du vendredi 9 au dimanche 11 janvier.
D’une durée d’environ neuf minutes, Lily suit le parcours d’un archiviste hanté par une poupée liée à un accident dont il est responsable. Le film a été entièrement conçu à partir d’une combinaison d’outils d’intelligence artificielle générative de pointe. Ceux‑ci ont servi à la création des personnages et des environnements, à l’animation et à la synthèse de mouvements assistées par IA, à la narration visuelle fondée sur l’apprentissage automatique, ainsi qu’à des flux de post‑production optimisés par l’IA.
À travers ce dispositif technologique, le court‑métrage interroge la capacité des modèles génératifs à transmettre des émotions complexes telles que la culpabilité et la réparation, tout en maintenant une cohérence visuelle conforme aux standards du cinéma de studio. En remportant le Google AI Film Award, Lily s’est imposé face à près de 3 500 films provenant de plus de 100 pays. Le prix, soutenu par Google Gemini, est doté d’un million de dollars.
Zoubeir Jlassi occupe actuellement le poste de directeur artistique de Carthage+ TV, une chaîne de télévision généraliste privée tunisienne destinée au public arabophone. Il est diplômé de l’École supérieure des sciences et technologies du design (ESSTeD), où il a obtenu en 2009 un diplôme national des métiers d’arts et du design.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Elle intervient là où beaucoup d’entrepreneurs perdent du temps et de la visibilité. La solution qu’elle a conçue transforme un angle mort de la gestion quotidienne en outil de pilotage.
Tayla Dandridge (photo) est une entrepreneure sud‑africaine installée à Londres, en Angleterre. Elle est cofondatrice et directrice générale de Stub, une plateforme en ligne conçue pour aider les entrepreneurs à gérer simplement les finances et le volet administratif de leur activité, sans avoir à manipuler des tableaux complexes.
Fondée en 2023, Stub permet de créer en quelques clics des devis, factures, notes de crédit et relevés clients. La plateforme facilite la conversion d’un devis en facture, ou inversement, selon l’avancement de la vente. Les utilisateurs peuvent également programmer des factures récurrentes, facturer dans différentes devises et intégrer un lien de paiement pour permettre aux clients de régler directement en ligne.
La solution ne se limite pas à la facturation. Pour chaque client, Stub centralise l’ensemble des documents (devis, factures, notes de crédit, relevés), ce qui simplifie le suivi et les relances. Les entrepreneurs disposent en parallèle d’une vue d’ensemble sur leurs ventes, leurs dépenses, leur résultat et leur trésorerie, à travers des rapports prêts à l’emploi pour la gestion quotidienne, les obligations fiscales ou les demandes de financement.
Stub se connecte aussi aux comptes bancaires afin de faire remonter automatiquement les transactions, ensuite classées par catégorie. L’utilisateur n’a plus qu’à les valider. Plusieurs témoignages mettent en avant cette synchronisation bancaire et la catégorisation automatique, qui transforment des finances jusque‑là difficiles à comprendre en données claires et exploitables, tout en faisant gagner un temps précieux.
Par ailleurs, la plateforme intègre des fonctionnalités de suivi des stocks, permettant d’identifier les produits en rupture ou à forte rotation, ainsi que de gestion des actifs de l’entreprise, dont la dépréciation est calculée automatiquement. Elle s’appuie sur une comptabilité complète, incluant l’ensemble des états financiers nécessaires, tout en restant accessible à des utilisateurs non spécialistes souhaitant avant tout garder une vision claire de leur activité.
Tayla Dandridge est diplômée de l’Université de Stellenbosch, où elle a obtenu en 2015 un bachelor en marketing. Elle est aussi titulaire d’un diplôme d’études supérieures en marketing et publicité, obtenu en 2016 à la Red & Yellow Creative School of Business.
Après un stage en marketing chez Vitality UK en 2016, elle rejoint Absa Group en Afrique du Sud. Elle y occupe successivement les postes de stagiaire en design, de conceptrice de services, puis de cheffe de projet designer. Entre 2021 et 2022, elle travaille comme consultante senior chez Finastra, une entreprise spécialisée dans les solutions financières.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il part d’un constat simple : le commerce local reste peu visible en ligne. Nathanael YAO conçoit une réponse numérique adaptée aux réalités de la ville d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Nathanael YAO (photo) est un informaticien et un entrepreneur ivoirien. Il est cofondateur et directeur général d’Adjemin, une start‑up de commerce électronique spécialisée dans l’achat et la vente de produits de toutes catégories.
Fondée en 2019, Adjemin a développé une plateforme en ligne du même nom. Celle‑ci permet à des vendeurs basés à Abidjan et dans ses différentes communes de proposer une large gamme de produits du quotidien, accessibles directement via le site. La plateforme se concentre sur la mise en relation de commerçants locaux avec des acheteurs à la recherche d’offres compétitives.
Pour les vendeurs, la plateforme constitue une vitrine numérique leur offrant la possibilité de présenter leurs produits et leurs prix à un public élargi, sans nécessiter l’existence d’une boutique physique de grande taille. Pour les acheteurs, la plateforme propose une expérience de navigation simple, avec des catégories variées, la comparaison des prix en francs CFA et l’identification de produits disponibles à proximité, à Abidjan.
Afin de renforcer son écosystème commercial, Adjemin a développé plusieurs services complémentaires. La start‑up propose notamment Smart Livraison, un système de gestion des livraisons destiné aux acteurs de l’e‑commerce. Elle a également lancé Chez Nous, un service permettant aux utilisateurs de se faire livrer des repas sur leur lieu de travail ou au sein de leur établissement universitaire.
La troisième solution développée par Adjemin est AdjeminPay, une solution de paiement conçue pour répondre aux besoins des marchands dans le contexte africain. Ce service s’adresse aux entreprises et aux plateformes en ligne souhaitant encaisser des paiements pour leurs produits ou services via Internet ou des applications mobiles. AdjeminPay permet notamment l’acceptation de paiements numériques à travers les principaux services de mobile money, tels qu’Orange Money, intégrables aux sites et applications des commerçants.
Sur le plan académique, Nathanael YAO est diplômé de l’ITA Ingénierie SA. Il y a obtenu, en 2016, une licence professionnelle en informatique, puis un master 1 l’année suivante. Il dispose par ailleurs d’une expertise en SEM (Search Engine Marketing).
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il s’attaque à l’un des points de friction les plus persistants de l’assurance automobile : la lenteur et la complexité des procédures. À travers une solution technologique, il redéfinit la manière dont assurés et assureurs interagissent au quotidien.
Okugo Uche Ayodele (photo) est un entrepreneur nigérian et un professionnel chevronné du secteur de l’assurance. Il est le fondateur et le directeur général de FastClaim, une start‑up technologique spécialisée dans la gestion des assurances automobiles.
Fondée en 2022, FastClaim est une application mobile qui permet aux utilisateurs de demander une assistance routière, de gérer leurs documents administratifs et de suivre leurs sinistres directement depuis leur téléphone. Elle élimine les longues attentes et les déplacements inutiles. Conçue aussi bien pour les assurés que pour les compagnies d’assurance, la solution vise à raccourcir les délais de traitement et à limiter les abus dans les déclarations.
FastClaim centralise plusieurs services liés à l’automobile et à l’assurance au sein d’une seule plateforme. En quelques clics, l’utilisateur peut solliciter un service de remorquage, où qu’il se trouve, afin d’obtenir une aide rapide en cas de panne. L’application simplifie également le transfert de propriété d’un véhicule en réduisant les démarches papier et les lourdeurs administratives.
Elle offre par ailleurs la possibilité de renouveler son permis de conduire en ligne, sans passage physique dans les services concernés, et facilite la mise en conformité du véhicule grâce au renouvellement rapide des documents obligatoires.
L’un des points clés de FastClaim repose sur l’inspection de véhicule à distance. À l’aide de son téléphone, l’utilisateur prend des photos ou des vidéos que l’application analyse pour identifier les dommages. Ce processus supprime l’attente d’un inspecteur sur place et accélère le passage de la déclaration à la phase de traitement. Il contribue aussi à réduire les déclarations exagérées ou frauduleuses, les dommages étant vérifiés à partir des éléments visuels transmis via l’application.
La semaine dernière, la start‑up a annoncé le lancement de ses activités en Zambie. Sa plateforme a été désignée comme l’application d’assurance la plus prometteuse en 2023, puis comme la meilleure application d’assurance nigériane en 2025.
En parallèle de ses activités entrepreneuriales, Okugo Uche Ayodele est membre du conseil d’administration de Teens TV Africa, au Nigeria. Il est titulaire d’un master en marketing obtenu en 2003 à l’université de Calabar. Il commence sa carrière professionnelle en 1998 à l’International Merchant Bank, où il occupe le poste de responsable crédit et marketing.
En 2000, il devient responsable marketing de Sovereign Trust Insurance. En 2004, il est nommé directeur de la succursale de Consolidated Hallmark Insurance à Port Harcourt, avant de rejoindre, l’année suivante, Cornerstone Insurance en tant que responsable marketing. Entre 2006 et 2020, il évolue au sein d’International Energy Insurance, où il occupe successivement les fonctions de directeur régional et de directeur général. Entre 2023 et 2024, il exerce enfin le rôle de directeur consultatif chez JAVAT 365, une entreprise technologique de partage de contenu basée aux États‑Unis.
Melchior Koba
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Dans un contexte numérique où l’accès aux services financiers reste fortement dépendant de la connectivité, il propose une approche technologique qui contourne cette contrainte. Il ouvre de nouvelles perspectives pour des millions d’utilisateurs confrontés à des réseaux instables.
David Masoperh (photo) est informaticien et entrepreneur ghanéen installé au Rwanda. Il est cofondateur et chef de produit de Pebla, une application qui permet de gérer et d’envoyer de l’argent, y compris sans connexion Internet, en réunissant plusieurs services financiers au sein d’une même plateforme.
Fondée en 2020 par David Masoperh et Jerry Auvagha, Pebla est une application de services financiers conçue pour les économies émergentes, en particulier en Afrique de l’Est. Elle centralise différents services, tels que les paiements et les transferts, dans une interface unique afin d’éviter aux utilisateurs de multiplier les codes et les applications.
Pebla permet d’effectuer des paiements et des transactions hors ligne, notamment via un simple menu accessible depuis un téléphone mobile, sans nécessiter de connexion Internet permanente. Les utilisateurs peuvent envoyer et recevoir de l’argent, effectuer des opérations et suivre leurs transactions en quelques étapes simples.
L’application facilite également le partage de dépenses, en permettant de diviser une facture entre plusieurs personnes, chacune réglant sa part directement depuis son téléphone. Elle offre par ailleurs la possibilité d’envoyer des demandes d’argent et d’y répondre rapidement, simplifiant ainsi les remboursements entre amis, collègues ou proches.
Pebla s’adresse aux particuliers à la recherche d’une solution simple pour payer, partager des dépenses et envoyer de l’argent sans dépendre de la qualité du réseau. Elle cible aussi les utilisateurs peu à l’aise avec des outils complexes, en misant sur une interface claire et des parcours d’utilisation réduits au minimum.
Sur le plan académique, David Masoperh est diplômé de l’African Leadership University au Rwanda, où il a obtenu un bachelor en informatique. Il est aussi titulaire d’un master en technologies de l’information délivré par la Carnegie Mellon University, aux États‑Unis.
Sa carrière professionnelle débute en 2017 au Ghana par un stage en management de projet chez theSOFTtribe, une entreprise informatique. Deux ans plus tard, il effectue un stage en gestion des risques et conformité au sein du groupe financier Absa Group. En 2021, il rejoint KudiGo, une entreprise technologique spécialisée dans la gestion du commerce de détail, où il travaille pendant trois mois comme stagiaire chef de produit et spécialiste des ventes.
En 2022, David Masoperh devient chef de produit chez Upskiller, une start‑up anglaise d’edtech centrée sur l’humain et s’appuyant sur l’intelligence artificielle. L’année suivante, il occupe le même poste chez Ladder, une start‑up technologique ghanéenne qui propose une expérience intégrée de gestion des finances personnelles.
Melchior Koba
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À la croisée de l’ingénierie logicielle et de l’innovation éducative, il conçoit des solutions pensées pour la performance et l’accessibilité. Par son approche technologique, il ouvre de nouvelles perspectives pour les écoles, les communautés et les usages numériques en Afrique.
Lordrick Julius Meela (photo) est un entrepreneur tanzanien. Il est le fondateur et directeur général de Maestro Empire, une start‑up qui conçoit des solutions innovantes à l’intersection de l’éducation, de l’intelligence artificielle, des médias et des technologies numériques.
Fondée en 2018, Maestro Empire a lancé plusieurs projets reconnus à l’échelle nationale et internationale. L’entreprise ambitionne de s’imposer comme un acteur panafricain de référence dans les domaines de l’IA, des technologies éducatives, des médias et de l’innovation numérique. Sa vision repose sur le développement de solutions de classe mondiale capables de transformer l’apprentissage, la production de contenus et le développement des communautés.
Parmi les projets phares de Maestro Empire figurent EduTrack AI et Streets255. EduTrack AI est une solution destinée aux établissements scolaires. Elle propose un accompagnement à l’apprentissage basé sur l’intelligence artificielle, incluant la préparation automatisée aux examens, la génération de résumés instantanés, des outils d’aide à la résolution de problèmes, l’analyse des performances des élèves ainsi que des ressources pédagogiques numériques. Streets255 est une plateforme médiatique dédiée à l’actualité culturelle, aux divertissements et aux événements communautaires.
L’entreprise a également développé d’autres initiatives, notamment l’application touristique Safari Booking, la plateforme de dons Dada Kazini, ainsi que des sites web et solutions logicielles pour des clients à travers la Tanzanie.
Parallèlement à ses activités entrepreneuriales, Lordrick Julius Meela est étudiant en ingénierie informatique à la Mbeya University of Science and Technology, en Tanzanie. Entre 2023 et 2025, il a effectué un stage à la Braeburn International School d’Arusha, où il a occupé le poste d’administrateur des technologies de l’information.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il repense l’argent numérique en le rendant accessible depuis une seule application. Son innovation change la manière de payer, d’épargner et de transférer des fonds.
Eseoghene Benjamin Onomor (photo) est un entrepreneur nigérian basé à Lagos. Il est cofondateur et directeur général de Roqqu, une plateforme en ligne conçue pour aider les particuliers et les entreprises à mieux gérer leur argent.
Fondée en 2022, Roqqu ambitionne d’élargir l’accès à la liberté financière en simplifiant les opérations courantes. La plateforme permet d’effectuer des transactions rapides et accessibles depuis un téléphone ou un ordinateur, en intégrant l’usage des monnaies numériques comme moyen de paiement et d’épargne au quotidien. Elle réunit, au sein d’un même outil, la gestion de fonds, l’envoi d’argent et l’achat de monnaies numériques.
Roqqu fonctionne principalement via une application mobile disponible sur les principaux stores. Celle‑ci centralise l’argent et les actifs numériques de l’utilisateur dans une interface unique, claire et intuitive, pensée pour des profils non spécialistes. L’achat ou la vente de monnaies numériques se fait en indiquant simplement le montant souhaité et la devise locale, sans nécessiter de connaissances approfondies des mécanismes de marché.
La plateforme permet également d’envoyer et de recevoir de l’argent, y compris à l’international, facilitant ainsi le soutien à des proches ou le règlement de partenaires situés dans d’autres pays.
Parallèlement à Roqqu, Eseoghene Benjamin Onomor est directeur général d’EN1 Technologies, une entreprise technologique active dans l’industrie automobile en Afrique. Il est diplômé de l’Université de Port Harcourt, où il a obtenu en 2015 un bachelor en ingénierie électrique et électronique. En 2024, il a obtenu un diplôme en finance à la London Business School.
Avant de se consacrer pleinement à l’entrepreneuriat, il a travaillé de 2014 à 2022 chez IONS TECH, une entreprise technologique nigériane, où il a occupé les fonctions de directeur des opérations et de développeur principal en interface utilisateur.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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En s’appuyant sur la finance mobile, il propose une alternative aux circuits traditionnels pour les échanges numériques. Une orientation qui répond à des contraintes concrètes du marché africain.
Edouard Kougblenou (photo) est un entrepreneur béninois spécialisé dans la finance numérique. Il est directeur général d’Izichange, une entreprise qu’il a cofondée avec Marius Okouin, qui en assure la direction des opérations.
Fondée en 2018, Izichange est une plateforme numérique conçue comme une passerelle entre les comptes de mobile money et différentes formes de monnaies numériques, notamment les cryptomonnaies et certains soldes en ligne. Son objectif est de permettre aux utilisateurs d’acheter et de vendre des actifs numériques sans recourir aux circuits bancaires traditionnels.
Concrètement, la plateforme permet d’acheter des monnaies numériques et des cryptomonnaies à partir de comptes mobile money, puis de revendre ces actifs et de recevoir les fonds sur un compte mobile money dans une devise locale. Izichange centralise également plusieurs moyens de paiement sur une seule interface, notamment les services de mobile money et les cartes bancaires comme Visa.
Se positionnant comme une plateforme panafricaine, Izichange est présente dans plus de douze pays et revendique plus de 600 000 utilisateurs. Le service s’adresse principalement aux particuliers, aux investisseurs en cryptomonnaies, aux traders ainsi qu’aux e‑commerçants qui perçoivent des paiements depuis l’étranger. La plateforme propose par ailleurs une application mobile dédiée, facilitant l’achat et la vente de plus de 17 cryptomonnaies.
La start‑up a été distinguée à plusieurs reprises pour ses performances. En 2021, elle a été élue meilleure entreprise digitale lors des DSI Awards. L’année suivante, elle a reçu le prix « Best Leader » décerné par PayDunya, puis a été classée parmi le « Top 20 Performer » par InTouch. Toujours en 2022, Izichange a été désignée meilleure entreprise dans la catégorie Blockchain et Crypto au Next Fintech Forum d’Abidjan.
En parallèle de ses activités entrepreneuriales, Edouard Kougblenou siège au conseil d’administration de Youth Sport Education, une association béninoise qui utilise le sport et l’éducation comme leviers de développement pour la jeunesse et pour l’Afrique. Il est diplômé de l’Université d’Abomey‑Calavi, où il a obtenu en 2017 un master en logistique, gestion des matériaux et gestion de la chaîne d’approvisionnement.
Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, il a travaillé de 2011 à 2019 comme assistant aux opérations chez A.P. Moller – Maersk au Bénin, une entreprise internationale spécialisée dans le transport et la logistique.
Melchior Koba
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Dans un système de santé marqué par des parcours complexes, il fait le choix de la simplification. Son approche numérique modernise la manière dont les patients et professionnels interagissent.
Mina Shawky (photo) est un pharmacien de formation et un entrepreneur égyptien. Il est cofondateur et directeur général de CliniDo, une plateforme de santé en ligne qui met en relation patients et médecins.
Fondée en 2020, CliniDo se positionne comme un compagnon de santé simple d’utilisation, accessible via une application mobile et une interface web. La plateforme vise à simplifier l’accès aux soins en centralisant, au sein d’un même service, la recherche de médecins, la prise de rendez-vous et le suivi médical.
CliniDo permet aux patients d’identifier rapidement un professionnel de santé, de planifier une consultation et d’accéder à plusieurs services médicaux depuis un point unique. La solution propose notamment des consultations à distance, en vidéo ou en audio, ainsi que la réservation de tests de laboratoire ou de visites médicales à domicile, en fonction des besoins exprimés.
La plateforme accompagne aussi les médecins en améliorant leur présence en ligne et en élargissant leur patientèle grâce à des profils complets et aux retours des utilisateurs. Les professionnels de santé disposent d’outils numériques pour gérer leurs rendez-vous, leur cabinet et leurs services, contribuant ainsi à une meilleure organisation et à une qualité de suivi accrue.
Mina Shawky est diplômé de la faculté de pharmacie de l’Université du Caire, où il a obtenu en 2010 un bachelor en pharmacie. Il est également titulaire d’un master en marketing obtenu en 2017 à l’ESLSCA Business School Paris. Il commence sa carrière professionnelle en 2011 comme pharmacien de production à l’usine pharmaceutique des forces armées égyptiennes.
En 2012, il rejoint EVA Pharma en tant que représentant médical, avant d’intégrer la même année Novartis, fabricant de produits pharmaceutiques, où il occupe le poste de chef de produit adjoint pour le diabète. En 2017, il est nommé responsable de l’innovation produit chez Vezeeta.com, une entreprise de healthtech basée à Dubaï. Entre 2018 et 2021, il travaille comme chef de produit au sein de la fintech égyptienne Aman E-Payments.
Melchior Koba
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En repensant le processus d’achat, il cherche à réduire la distance entre l’intention et la transaction. Sa démarche s’inscrit dans une logique d’efficacité opérationnelle appliquée au commerce digital.
Ali Mokrani est un spécialiste de l’intelligence économique et un entrepreneur technologique algérien. Il est cofondateur et directeur général d’Ayor AI, une plateforme en ligne qui permet de créer rapidement une boutique et de vendre sur Internet de manière structurée.
Fondée en 2024, Ayor AI facilite la mise en place de pages de vente organisées autour de parcours simples et cohérents. Ces parcours accompagnent le visiteur depuis la découverte de l’offre jusqu’au paiement. Ils intègrent des mécanismes conçus pour convertir les visiteurs en clients, proposer des ventes complémentaires ou additionnelles et, ainsi, augmenter la valeur de chaque commande.
La solution offre une gestion centralisée des produits, des stocks et des commandes, permettant de suivre les ventes en temps réel et de limiter les ruptures de stock. Elle intègre également des outils de suivi des performances afin d’identifier ce qui fonctionne et d’orienter les décisions liées aux offres et aux campagnes marketing. Des connexions avec des services comme Google Tag Manager ou des tableaux de suivi en ligne permettent une analyse plus fine des commandes et du comportement des visiteurs.
Ayor AI peut se connecter à de nombreux services externes pour simplifier les opérations quotidiennes, notamment le suivi des commandes, la gestion des livraisons ou la confirmation des achats. La plateforme propose aussi des intégrations avec d’autres solutions de vente en ligne, des outils de feuilles de calcul et des applications partenaires, afin de récupérer des catalogues de produits, suivre les paniers abandonnés ou renforcer la sécurisation des commandes.
Avant de lancer Ayor AI, Ali Mokrani avait déjà cofondé en 2018 Meanbot, une agence de marketing numérique. Il est titulaire d’un bachelor en anglais technique obtenu en 2012 à l’University of Continuous Studies. La même année, il a également décroché un master en intelligence économique à l’université de Bordj Bou Arreridj « El Bachir El Ibrahimi ».
Sa carrière professionnelle a débuté en 2012 chez Condor Algérie, fabricant de produits électroniques, où il a été ingénieur logiciel. En 2013, il devient responsable informatique chez TRAVOCOVIA, une entreprise spécialisée dans le BTP. L’année suivante, il réintègre Condor Algérie et y occupe successivement les postes d’assistant au développement d’applications, de directeur des TIC et de responsable du développement d’applications. Entre 2023 et 2024, il était responsable de la division Maystro-shop de Maystro Delivery, une entreprise algérienne de logistique dédiée aux e-commerçants.
Melchior Koba
Edité par Ubrick F. Quenum
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