Constatant les limites des systèmes d’orientation classiques, il a opté pour le numérique comme outil d'aide à la décision. Sa plateforme redéfinit la manière dont les jeunes envisagent leur avenir professionnel.
Jared Molko est un entrepreneur tech sud-africain. Il est un des cofondateurs et le Directeur général de Yenza, une plateforme en ligne dédiée à l’accompagnement des jeunes tout au long de leur parcours professionnel. Fondée en 2019, Yenza se donne pour mission de rendre accessibles des services d’orientation et de développement de carrière de haute qualité, afin d’aider chaque jeune à révéler et à atteindre son plein potentiel.
Elle propose une solution intégrée guidant l’utilisateur à chaque étape, de la découverte de soi jusqu’à l’accès à des opportunités d’études et d’emploi. La plateforme collabore avec des centaines d’établissements scolaires de premier plan à travers le pays. Son équipe rassemble des experts en technologie, en développement de carrière, en éducation et en psychologie, alliant ainsi plusieurs compétences au service de l’utilisateur.
Pour les établissements, Yenza offre des outils d’orientation scolaire et post-baccalauréat, un tableau de bord d’administration pour suivre les cohortes, ainsi que des programmes de formation et de soutien destinés aux enseignants. Pour les élèves et étudiants, elle facilite la connaissance de soi, favorisant des choix de carrière plus éclairés, encourageant le développement de compétences essentielles et ouvrant l’accès à des opportunités d’études et d’emploi.
Les conseillers d’orientation bénéficient d’un processus structuré, de rapports détaillés et d’un accompagnement personnalisé pour valoriser les données issues des analyses de la plateforme. Quant aux parents, Yenza leur offre une meilleure compréhension du profil de leurs enfants, des outils pour les accompagner dans leurs décisions, ainsi qu’un moyen concret de gagner du temps et d’éviter les erreurs coûteuses.
Diplômé de l’Institute of Marketing Management en Afrique du Sud, Jared Molko y a obtenu en 2005 un bachelor en Administration des affaires. Il est également titulaire d’un diplôme en analyse psychologique délivré en 2017 par le Pacifica Graduate Institute. En 2011, il rejoint Google South Africa en tant qu’analyste commercial.
Il y occupera plusieurs postes stratégiques jusqu’en 2017 : responsable des solutions publicitaires YouTube pour l’Afrique subsaharienne, responsable YouTube mobile pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA), puis responsable commercial pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Melchior Koba
Edité par : Feriol Bewa
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De la salle de formation aux instances gouvernementales, elle construit une approche locale de la cybersécurité. Une vision où le savoir devient le premier rempart contre les risques du numérique.
Nathalie Kienga (photo) est une experte congolaise en cybersécurité et en souveraineté numérique. Elle est la fondatrice et présidente de la fondation Africa Cyber Education, une organisation non gouvernementale engagée dans la promotion d’un usage sûr, inclusif et responsable du numérique en Afrique.
Fondée en 2022, Africa Cyber Education mène des actions concrètes de formation et de sensibilisation à la cybersécurité, en ciblant en priorité les publics les plus vulnérables ou les moins familiarisés avec les outils numériques. Ses activités reposent sur plusieurs programmes éducatifs adaptés à différents profils.
Le premier, intitulé Mwasi Cyber ou Les Marguerites, s’adresse aux femmes et aux jeunes filles. Il vise à « améliorer le bien-être socio-économique des filles et des femmes, en leur offrant une formation en cybersécurité, un mentorat et des possibilités de stage ou d'observation au poste de travail ».
Le deuxième programme, Batoto, est destiné aux enfants, considérés comme particulièrement exposés aux risques liés à l’usage d’Internet. À travers diverses actions de sensibilisation, il leur apprend à naviguer en ligne de manière prudente et responsable.
La fondation agit également auprès des personnes âgées avec le programme Cyber Senior, conçu pour leur enseigner les bases essentielles de la sécurité numérique, les bonnes pratiques à adopter et les moyens d’éviter les fraudes en ligne.
Enfin, le programme Cyber Parents accompagne les parents dans la compréhension des outils numériques et des règles de cybersécurité, afin qu’ils puissent mieux encadrer et protéger leurs enfants dans leurs usages du numérique.
Parallèlement à son engagement associatif, Nathalie Kienga occupe le poste de responsable de la cybersécurité à la présidence de la République démocratique du Congo (RDC). Elle assure également la fonction de coordonnatrice nationale du programme de cybersécurité de l’Union internationale des télécommunications (UIT).
En 2021, elle a fondé l’Institut africain de la cybersécurité et de la sécurité des infrastructures (I-CSSI). Ce dernier propose des formations ouvertes à tous les étudiants souhaitant se spécialiser dans la cybersécurité et la sûreté des systèmes d’information.
Diplômée de l’École de guerre économique en France, où elle a obtenu un master en cybersécurité, Nathalie Kienga débute sa carrière professionnelle en 2013 comme spécialiste en cybersécurité chez Systemis Cybersécurité. Elle rejoint ensuite, en 2019, le Groupe Crédit Agricole en Suisse en tant que responsable de la sécurité de l’information, avant d’occuper, entre 2021 et 2022, le poste de responsable du développement des projets à la Chambre de commerce Suisse-RDC.
En 2025, elle a reçu le Women in Tech Global Tech Diplomacy Award. Elle figure, en 2026, parmi les 50 femmes africaines les plus influentes, selon la Powerlist publiée par Forbes Afrique, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
Melchior Koba
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Elle mise sur la formation pour ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles aux femmes. Son approche combine apprentissage technique, accompagnement et accès réel au marché du digital.
Selma Ndi (photo) est une développeuse web et entrepreneuse camerounaise. Elle est la CEO de Data Girl Technologies, une structure éducative et numérique qu’elle a cofondée en 2019 avec Frida Eposi. Cette organisation se consacre à l’initiation et à l’accompagnement des jeunes filles et des femmes dans le domaine du numérique.
La mission de Data Girl Technologies est de préparer ses apprenantes à des carrières dans les métiers du numérique en renforçant leurs compétences techniques, leur confiance en elles et leur compréhension des opportunités offertes par ce secteur. L’organisation cherche aussi à créer un environnement dans lequel les participantes sont soutenues, guidées et connectées à des possibilités concrètes de stages, d’emplois ou de collaborations professionnelles.
L’un des axes majeurs de l’entreprise repose sur la formation pratique aux compétences numériques pour les filles au Cameroun. Ses ateliers et programmes couvrent un large éventail de thématiques, allant des bases de l’informatique à des modules plus avancés. Les participantes y découvrent notamment la création de sites web, la programmation, la conception d’interfaces et d’autres disciplines liées au développement de solutions en ligne. Des sujets essentiels comme la sécurité numérique et l’usage responsable des technologies y sont aussi abordés.
En parallèle, Data Girl Technologies opère comme une agence digitale accompagnant les entreprises et porteurs de projets dans leur visibilité en ligne. Elle conçoit des sites internet pour aider les marques à se distinguer et à mieux commercialiser leurs produits ou services. Son équipe met en place des solutions de communication visuelle et numérique intégrées, travaillant sur l’image de marque, les supports en ligne et les outils de fidélisation client.
Selma Ndi est diplômée de l’Université de Buea, où elle a obtenu en 2011 un bachelor en comptabilité. Elle est aussi titulaire d’un master en gestion et marketing obtenu en 2015 à The ICT University au Cameroun.
De 2021 à 2024, elle a été mentor technologique au sein de CareerFoundry, une école en ligne spécialisée dans l’accompagnement à la reconversion professionnelle vers les métiers du numérique. Parallèlement, elle a occupé le poste de responsable des opérations chez Women in Blockchain Africa, une plateforme dédiée à la sensibilisation à la blockchain et à l’autonomisation des jeunes filles et des femmes.
Melchior Koba
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En misant sur la technologie et la logistique connectée, il place l’efficacité au cœur du commerce de proximité et ouvre la voie à une distribution plus directe.
David Mallya (photo) est un entrepreneur tanzanien, cofondateur et directeur général de JumlaJumla, une plateforme technologique de commerce et logistique. L’entreprise développe une infrastructure numérique destinée à faciliter l’achat, la vente et le transport de biens.
Fondée en 2024, JumlaJumla ambitionne de fonctionner comme un véritable écosystème réunissant, sur une même plateforme, les consommateurs, détaillants, fournisseurs et partenaires logistiques. Cette approche intégrée vise à réduire les intermédiaires, fluidifier les échanges et optimiser les opérations, de la commande initiale à la livraison finale.
Pour les détaillants et les petites entreprises, la plateforme propose un système d’achats en gros connectant directement fabricants et grossistes. Cette organisation améliore l’accès aux produits, sécurise l’approvisionnement et permet une meilleure gestion des volumes comme des coûts.
Sur le plan logistique, JumlaJumla s’appuie sur un système combinant la gestion des commandes, la coordination des livreurs, la planification des itinéraires, le suivi des engagements de service et la gestion des imprévus. L’entreprise utilise notamment des vélos électriques pour la livraison, illustrant sa volonté d’allier performance opérationnelle et respect de l’environnement.
Avant de fonder JumlaJumla, David Mallya a occupé, de 2019 à 2025, le poste de directeur exécutif de Gadgets Tanzania, une société spécialisée dans la réparation et la fourniture de matériel informatique et de télécommunications à l’échelle nationale. L’entreprise accompagne les particuliers, entreprises, organisations et institutions publiques en leur proposant des solutions technologiques conçues pour renforcer leur efficacité et leur productivité.
Melchior Koba
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Alors que le commerce en ligne et les services numériques s’accélèrent en Afrique, la maîtrise des paiements en devises étrangères devient cruciale. Certains acteurs voient dans ce défi une opportunité d’innovation durable.
David Nandwa (photo) est un jeune entrepreneur technologique kényan. Il est le fondateur et CEO de HoneyCoin, une start-up numérique spécialisée dans les solutions financières pour les entreprises.
Fondée en 2020, HoneyCoin met à la disposition des équipes financières un outil complet pour gérer, convertir et effectuer des paiements en devises étrangères. Elle vise à simplifier et fiabiliser les flux d’argent internationaux.
La plateforme permet aux utilisateurs de détenir des soldes en monnaies locales comme en actifs numériques, et d’utiliser les moyens de paiement locaux dans plus de 22 marchés pour encaisser ou régler leurs transactions. Elle leur offre également la possibilité de gérer leurs fonds, encaisser via des comptes bancaires ou des services d’argent mobile, effectuer des paiements vers des comptes ou portefeuilles locaux à la demande et de convertir instantanément d’une devise à une autre au sein même de leurs portefeuilles.
Pour les entreprises manipulant des montants importants, HoneyCoin propose un service dédié à la conversion et au règlement de gros volumes. Celui-ci donne accès à des réserves de liquidités sur plusieurs marchés, pouvant atteindre jusqu’à 5 millions de dollars par jour, pour échanger entre devises locales, stablecoins et dollars américains.
La plateforme permet également de créer des cartes virtuelles au nom de l’entreprise, facilitant la gestion des dépenses des équipes. Pour les sociétés souhaitant intégrer directement les fonctionnalités de paiement à leurs propres solutions, HoneyCoin met à disposition une interface de programmation (API) complète, avec des points d’accès bien documentés, des notifications automatiques d’événements et des bibliothèques prêtes à l’emploi pour plusieurs langages de développement.
David Nandwa est titulaire d’un certificat en technologie mobile obtenu en 2020 dans le cadre du programme Google Africa Developer Scholarship. Il est diplômé de l’université d’Arden au Royaume-Uni, où il a obtenu en 2022 un bachelor en informatique.
Il commence sa carrière professionnelle en 2016 comme ingénieur logiciel. Il a notamment collaboré avec Zapata Drinks, une plateforme d’e-commerce de boissons, basée en Tanzanie, et Eleza, une solution kényane de technologie agricole. Entre 2020 et 2021, il était le responsable de l’intégration des technologies de Flutterwave au sein d’équipes de développement et d’entreprises partenaires.
Melchior Koba
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Ingénieure devenue cheffe d’entreprise, elle repense le lien entre les compétences technologiques locales et les besoins internationaux. Son ambition est de faire du Sénégal un acteur solide du numérique mondial.
Wedji Kane (photo) est une ingénieure data et entrepreneure sénégalaise. Elle est la directrice générale de LinkSenAI, une société de services informatiques spécialisée dans le recrutement de talents technologiques.
Fondée en 2025, LinkSenAI se consacre au recrutement de professionnels qualifiés dans les domaines des technologies et de la data, basés au Sénégal, afin de répondre aux besoins de projets numériques à l’échelle internationale. L’entreprise met un point d’honneur à valoriser les compétences locales en les connectant à des organisations recherchant une expertise digitale en Europe, notamment en France.
Parmi les principaux savoir-faire mis en avant figurent la conception de rapports et d’indicateurs, la mise en place d’outils d’aide à la décision, le développement d’applications web modernes, la création d’interfaces utilisateurs, la gestion de la performance et de la sécurité, ainsi que le déploiement de solutions cloud.
En parallèle, Wedji Kane a été coordonnatrice du SALTIS, le Sommet de l’IA et de l’Innovation au Sénégal (édition 2025). Elle exerce également comme ingénieure de données chez Carrefour France, après avoir occupé le même poste entre 2022 et 2025 au sein du groupe international de conseil et de technologie Onepoint.
Elle est diplômée de l’École nationale supérieure d’électronique, informatique, télécommunications, mathématiques et mécanique de Bordeaux (ENSEIRB-MATMECA), où elle a obtenu en 2021 un diplôme d’ingénieure en télécommunications. Elle est aussi titulaire d’un diplôme d’ingénieure en intelligence artificielle obtenu l’année suivante à Mines Paris – PSL.
Melchior Koba
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À Freetown, il imagine un outil numérique capable de relier clients, vendeurs et livreurs dans un même espace. Une approche intégrée du commerce en ligne à l’échelle locale.
Emmanuel Lahai (photo) est un jeune entrepreneur sierra-léonais. Il est le fondateur et le directeur général de « Send Me », une plateforme de livraison de repas et de commerce en ligne.
Fondée en 2019, « Send Me » s’inscrit dans la dynamique de développement numérique de la Sierra Leone. Son ambition est de faciliter les achats et ventes du quotidien grâce à un système en ligne accessible à tous. L’entreprise s’est donné pour mission de bâtir une solution complète, alliant place de marché, paiement sécurisé et service de livraison performant.
Pensée comme un écosystème intégré, la plateforme permet à la fois de commander des produits, de régler ses achats en ligne et de se faire livrer. Elle vise à simplifier les transactions courantes en regroupant en un seul espace le choix des articles, le paiement et la livraison jusqu’au client. L’objectif est de rendre ces opérations plus fluides, plus rapides et plus sûres, tout en les adaptant au contexte local.
« Send Me » travaille aussi avec plusieurs restaurants de la scène locale, proposant une offre qui reflète les saveurs typiques de Freetown, la capitale sierra-léonaise, et la diversité de sa gastronomie.
Parallèlement, Emmanuel Lahai est chef de projet de Kala, une solution de technologie financière conçue pour relever les défis liés aux paiements et transferts d’argent en Sierra Leone. Entre 2021 et 2024, il a occupé le poste de directeur général chez Fahrenheit Engineering Company.
Il est diplômé de la Southeast University en Chine, où il a obtenu en 2023 un bachelor en génie civil. Il est également titulaire d’un bachelor en génie logiciel, obtenu en 2025 à la Limkokwing University of Creative Technology en Malaisie.
Melchior Koba
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Porté par l’essor de l’e‑commerce, il mise sur la technologie pour simplifier les envois du quotidien. Sa plateforme veut rapprocher les vendeurs et livreurs indépendants.
Sami Kehal (photo) est le fondateur et directeur général de WeeWee Delivery, une plateforme de livraison mettant en relation des vendeurs et des livreurs indépendants afin de simplifier l’envoi de colis à travers toute l’Algérie.
Fondée en 2021, WeeWee propose une plateforme intuitive conçue pour offrir gain de temps, économies et confort à ses utilisateurs. Son ambition : offrir une expérience de livraison plus rapide et plus fluide que les solutions traditionnelles, souvent jugées longues et complexes.
Le service connecte d’un côté les e‑commerçants et les particuliers ayant des colis à expédier, et de l’autre, des livreurs indépendants inscrits sur WeeWee. L’utilisateur soumet sa demande de livraison en ligne, puis un livreur disponible prend en charge le colis et l’achemine jusqu’au destinataire. Le processus repose sur une interface unique et centralisée, conçue pour simplifier les démarches aussi bien pour l’expéditeur que pour le livreur.
WeeWee Delivery assure la livraison de différents types d’envois du quotidien : colis classiques, repas, fleurs, cadeaux, médicaments ou encore documents. Cette diversité permet à l’entreprise de répondre aux besoins variés des boutiques en ligne, des commerçants physiques et des particuliers.
Diplômé de l’Université de Batna 2 en Algérie, Sami Kehal a obtenu en 2017 un master en hygiène et sécurité industrielle. La même année, il commence sa carrière chez Hyundai Engineering au poste de responsable des produits dangereux. Entre 2018 et 2021, il occupe ensuite la fonction de superviseur HSE (hygiène, sécurité et environnement), avant de se consacrer pleinement à l’entrepreneuriat avec WeeWee Delivery.
Melchior Koba
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Ancien cadre du secteur bancaire, Mohamed Khelifi mise sur le digital pour repenser le parcours de financement des particuliers, souvent freiné par la complexité des démarches.
Mohamed Khelifi (photo) est un entrepreneur fintech tunisien. Il est cofondateur et directeur général d’Easy Bank, une plateforme numérique facilitant l’accès aux produits bancaires et aux solutions de financement.
Fondée en 2023, Easy Bank se définit comme une société d’intermédiation bancaire et financière plutôt qu’une banque traditionnelle. Sa mission est de rendre les services bancaires plus simples, plus rapides et plus transparents pour les particuliers.
La plateforme centralise plusieurs services complémentaires liés à la demande de crédit et à l’orientation bancaire. Elle agit comme intermédiaire entre les demandeurs et un réseau de banques partenaires, permettant à chaque utilisateur d’accéder à différentes offres de financement sans avoir à contacter chaque établissement individuellement. Easy Bank négocie également, lorsque cela est possible, des conditions de financement plus avantageuses pour ses clients, notamment en matière de coûts.
En parallèle, la plateforme oriente ses utilisateurs vers les banques et les produits les mieux adaptés à leur profil (type de crédit, capacité de remboursement, situation personnelle, etc.). Elle propose aussi des services associés tels que la vérification d’identité, l’analyse de profil et l’accès simplifié à certains produits d’assurance bancaire, grâce à des accords conclus avec des banques et des compagnies d’assurances.
Par ailleurs, Mohamed Khelifi est également cofondateur de X‑Mall, un centre commercial virtuel lancé en 2023 et destiné aux employés des grandes entreprises. Cette plateforme leur offre des facilités de paiement pouvant aller jusqu’à douze mois, avec remboursement directement prélevé sur salaire.
Diplômé de l’IHEC Sousse, Mohamed Khelifi y a obtenu en 2006 une maîtrise en finance et actuariat. Il est aussi titulaire d’un master en management du risque et assurance obtenu en 2007 à l’ESC Tunis. Sa carrière professionnelle commence la même année comme gestionnaire de compte au Groupe Société Générale.
En 2008, il rejoint la Tunis International Bank en tant que gestionnaire de comptes, puis intègre Zitouna Bank en 2010 où il occupe le poste de directeur d’agence. De 2022 à 2023, il exerce les mêmes fonctions au sein de Bank ABC Tunisie.
Melchior Koba
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Dans un contexte où l’accès aux soins reste difficile pour beaucoup, elle réinvente la manière dont les patients se rapprochent des médecins. Sa vision transforme la santé quotidienne.
Dineo Lioma (photo) est une entrepreneure sud-africaine spécialisée dans les technologies de la santé. Elle est la fondatrice et directrice générale de Docotela, une plateforme de santé en ligne.
Créée en 2023, Docotela permet de consulter un médecin à distance via une consultation vidéo sécurisée, sans avoir à se déplacer. L’objectif de la plateforme est de rendre l’accès aux soins plus simple, rapide et abordable, notamment pour les personnes ayant un accès limité à un médecin ou à une assurance santé.
Le fonctionnement est simple : il suffit de réserver une consultation en ligne, de choisir un créneau horaire, puis de recevoir un lien pour échanger avec un médecin. Après la consultation, les documents nécessaires (ordonnance, arrêt de travail ou bon pour des médicaments) sont envoyés directement par message ou par email.
Docotela propose deux formules : des consultations ponctuelles payées à l’acte et des abonnements mensuels offrant un nombre illimité de consultations. Les abonnements incluent également des services complémentaires, comme des recommandations vers des spécialistes, des analyses médicales ou des conseils de santé. Certains forfaits offrent même un accompagnement en santé mentale avec des séances de thérapie à distance.
Les services de Docotela couvrent de nombreux besoins médicaux courants : avis sur des maladies simples, suivi de maladies chroniques, conseils en santé sexuelle ou soutien psychologique. En revanche, les situations urgentes ou graves nécessitant une intervention immédiate ne peuvent pas être prises en charge à distance.
Avant Docotela, Dineo Lioma a cofondé en 2014 Incitech, spécialisée dans le diagnostic médical, puis en 2018 CapeBio, fabricant et fournisseur de réactifs, d’enzymes et de kits de biologie moléculaire. Elle est également fondatrice et directrice générale de Deep Medical Therapeutics, une entreprise healthtech.
Diplômée de l’université de Witwatersrand, elle a obtenu en 2019 un master en ingénierie des matériaux. Sa carrière professionnelle commence en 2009 chez Andalusite Resources, fournisseur d’andalousite, où elle occupe le poste d’ingénieure stagiaire.
En 2010, elle devient assistante de recherche chez Element Six, spécialisée dans la conception, le développement et la production de matériaux à base de diamants synthétiques. En 2015, elle travaille comme analyste en technologie et marché à l'université de Witwatersrand, puis, l’année suivante, comme consultante en stratégies de licences chez Archipelago Technology Group, fabricant d’appareils électroménagers, électriques et électroniques.
Melchior Koba
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Face aux défis de gestion des petites entreprises, de nouvelles solutions émergent pour rendre le commerce plus simple et plus accessible. Des entrepreneurs veulent transformer durablement les pratiques des commerçants.
Brandon Roberts (photo) est un informaticien et un entrepreneur technologique sud-africain. Il est cofondateur et directeur général de Littlefish, une entreprise technologique qui développe une solution pour faciliter les activités des petites entreprises et renforcer le rôle des banques auprès de leurs clients commerçants.
Fondée en 2023 par Brandon Roberts et Miod Davith Kahwa, Littlefish propose aux commerçants une plateforme unique pour vendre leurs produits, encaisser des paiements, suivre leurs ventes et organiser leur activité. L’objectif est de simplifier leur quotidien en évitant de multiplier les outils. La plateforme met en relation les commerçants avec leurs clients, mais aussi avec des fournisseurs et des services financiers.
Du côté des banques et des institutions financières, Littlefish agit comme une solution prête à l’emploi. Elle leur permet de proposer rapidement de nouveaux services à leurs clients professionnels, sans avoir à développer elles-mêmes des outils complexes.
La plateforme couvre plusieurs besoins essentiels des commerçants. Elle facilite la gestion des paiements, la création de factures, la vente de produits, ainsi que le suivi de l’activité. Elle contribue ainsi à structurer des activités souvent informelles et à les faire évoluer vers des modèles plus organisés et plus efficaces.
Brandon Roberts est titulaire d’un diplôme en informatique obtenu à CTI Education Group en Afrique du Sud. Il commence sa carrière professionnelle en 2011 au service de support et mise en œuvre de Sybrin, une entreprise de transformation numérique.
En 2020, il devient directeur technique chez BetterBond, une marque de crédit immobilier. Il occupe le même poste au sein d’autres entreprises comme BetterSure Financial Consultants et Nybble Technologies, toutes en Afrique du Sud.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans un environnement où la rapidité et la fluidité des déplacements sont essentielles, certains entrepreneurs proposent des solutions innovantes. Leur travail influence la vie quotidienne et la manière dont les citoyens utilisent les transports.
Saad Jittou (photo) est un entrepreneur marocain spécialisé dans la mobilité. Il est le directeur général de Weego, une entreprise qu’il a fondée en 2020 avec le Sénégalais Mor Niane. Elle propose une solution simple pour organiser les déplacements au quotidien.
L’application de Weego permet d’accéder à différentes options de transport sans devoir jongler entre plusieurs services. Selon leurs besoins, les utilisateurs peuvent choisir entre les transports en commun, les véhicules avec chauffeur ou le covoiturage.
L’un des principaux atouts de cette solution réside dans la centralisation des informations. En quelques clics, l’utilisateur peut planifier son trajet, consulter les horaires des bus, tramways ou trains, et suivre leur position en temps réel. Cela permet d’anticiper les retards et d’éviter les longues attentes.
Weego rassemble toutes les étapes du déplacement dans un seul espace : il est possible de comparer les options disponibles, de réserver un trajet et de le payer directement depuis l’application. Cette approche simplifie les démarches, rendant les déplacements plus fluides.
La plateforme intègre également de nombreux partenaires de transport, qu’il s’agisse de services urbains ou de plateformes de covoiturage. Cette intégration offre une expérience personnalisée, adaptée aux préférences et contraintes de chaque utilisateur.
Au-delà des particuliers, Weego développe des solutions pour les entreprises et les organisations. Ces services facilitent la gestion des déplacements des employés ou des usagers, notamment grâce à des navettes ou à des outils dédiés.
Début mars 2026, la start-up a annoncé une levée de fonds de 1,1 million de dollars pour soutenir le développement de sa plateforme et accélérer son déploiement sur plusieurs marchés africains. Elle prévoit aussi de s’étendre en Europe et au Moyen-Orient.
Avant Weego, Saad Jittou avait participé à la création en 2016 de Pikala Bikes, une organisation non gouvernementale née aux Pays-Bas via la Pikala Foundation. Elle œuvre pour la démocratisation du vélo et la promotion de la mobilité douce.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le secteur financier évolue rapidement, porté par des solutions numériques qui redéfinissent les usages. Un entrepreneur nigérian joue un rôle clé en facilitant l’accès et la gestion des services financiers.
Lloyd Adiele (photo) est un spécialiste de la fintech et un entrepreneur technologique nigérian. Il est le fondateur et directeur de l’innovation de FinCode, une entreprise technologique basée à Londres, créée en 2016, devenue un acteur reconnu de l’innovation dans les services financiers numériques.
FinCode développe des solutions à destination des banques, des institutions financières et des start-up souhaitant lancer ou moderniser leurs services liés à l’argent, notamment les paiements, les transferts internationaux, mais aussi les produits d’épargne et de crédit. L’entreprise propose des outils prêts à l’emploi, adaptables aux besoins spécifiques de chaque client.
Ses offres couvrent plusieurs domaines clés. FinCode permet d’envoyer et de recevoir de l’argent à l’international, de gérer des portefeuilles numériques, d’accorder des prêts et de proposer des produits d’investissement. Elle fournit également des solutions de vérification d’identité et de conformité réglementaire, indispensables dans le secteur financier.
Au-delà de ses produits, FinCode se positionne comme un véritable partenaire technologique. Elle accompagne ses clients dans le déploiement et l’évolution de leurs services. Son objectif est de simplifier l’accès aux outils financiers modernes et d’en accélérer l’adoption à grande échelle.
Lloyd Adiele est diplômé en informatique et services web de l’université de Hertfordshire (Royaume-Uni). Sa carrière professionnelle a commencé en 2004 comme développeur. Il a entre autres occupé ce poste chez Betfair, un site de paris en ligne, IBM et Logica, une entreprise informatique basée au Canada.
Entre 2019 et 2024, il a accompagné CSL Pay et KogoPAY comme partenaire technologique, renforçant son rôle dans les paiements transfrontaliers africains.
Melchior Koba
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A la croisée de la technologie et de la finance, il développe une solution pensée pour fluidifier les paiements et offrir aux acteurs économiques africains de nouveaux leviers d’autonomie.
Philip Boye-Doku (photo) est un développeur informatique et entrepreneur ghanéen. Il est cofondateur et directeur général de PayBox Global, une solution de paiement et de gestion adaptée à divers profils en Afrique.
Fondée en 2021, PayBox Global propose une gamme complète d’outils dédiés à la gestion des transactions et à la simplification des opérations financières quotidiennes. La plateforme adopte une approche claire et intuitive, offrant des services adaptés aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.
Parmi ses produits phares figure PayBox Buddy, une application mobile qui permet aux particuliers d’envoyer et de recevoir de l’argent tout en suivant plus facilement leurs finances. Pensée pour une utilisation mobile fluide, elle offre un compte bancaire gratuit au Ghana, le suivi des dépenses et des paiements, ainsi qu’un aperçu en temps réel des transactions.
Pour les indépendants, les commerçants et les petites structures, PayBox Global propose également des fonctionnalités destinées à optimiser la gestion financière. Il est ainsi possible de créer des factures électroniques, de générer des liens de paiement, de gérer un compte professionnel dédié ou encore d’utiliser un terminal de paiement mobile pour les transactions en personne. L’objectif : rendre la gestion de l’argent plus simple et les encaissements plus rapides.
La plateforme permet en outre d’intégrer des services financiers dans d’autres produits ou solutions numériques, facilitant l’envoi et la réception d’argent à travers plusieurs pays africains.
Philip Boye-Doku est diplômé de l’Ashesi University, où il a obtenu en 2013 un Bachelor en Management des systèmes d’information. La même année, il a rejoint la banque First Capital Plus comme développeur d’applications. Entre 2015 et 2020, il a occupé le poste de responsable du système d’information de gestion à l’Ashesi University.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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