Porté par l’essor de l’e‑commerce, il mise sur la technologie pour simplifier les envois du quotidien. Sa plateforme veut rapprocher les vendeurs et livreurs indépendants.
Sami Kehal (photo) est le fondateur et directeur général de WeeWee Delivery, une plateforme de livraison mettant en relation des vendeurs et des livreurs indépendants afin de simplifier l’envoi de colis à travers toute l’Algérie.
Fondée en 2021, WeeWee propose une plateforme intuitive conçue pour offrir gain de temps, économies et confort à ses utilisateurs. Son ambition : offrir une expérience de livraison plus rapide et plus fluide que les solutions traditionnelles, souvent jugées longues et complexes.
Le service connecte d’un côté les e‑commerçants et les particuliers ayant des colis à expédier, et de l’autre, des livreurs indépendants inscrits sur WeeWee. L’utilisateur soumet sa demande de livraison en ligne, puis un livreur disponible prend en charge le colis et l’achemine jusqu’au destinataire. Le processus repose sur une interface unique et centralisée, conçue pour simplifier les démarches aussi bien pour l’expéditeur que pour le livreur.
WeeWee Delivery assure la livraison de différents types d’envois du quotidien : colis classiques, repas, fleurs, cadeaux, médicaments ou encore documents. Cette diversité permet à l’entreprise de répondre aux besoins variés des boutiques en ligne, des commerçants physiques et des particuliers.
Diplômé de l’Université de Batna 2 en Algérie, Sami Kehal a obtenu en 2017 un master en hygiène et sécurité industrielle. La même année, il commence sa carrière chez Hyundai Engineering au poste de responsable des produits dangereux. Entre 2018 et 2021, il occupe ensuite la fonction de superviseur HSE (hygiène, sécurité et environnement), avant de se consacrer pleinement à l’entrepreneuriat avec WeeWee Delivery.
Melchior Koba
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Ancien cadre du secteur bancaire, Mohamed Khelifi mise sur le digital pour repenser le parcours de financement des particuliers, souvent freiné par la complexité des démarches.
Mohamed Khelifi (photo) est un entrepreneur fintech tunisien. Il est cofondateur et directeur général d’Easy Bank, une plateforme numérique facilitant l’accès aux produits bancaires et aux solutions de financement.
Fondée en 2023, Easy Bank se définit comme une société d’intermédiation bancaire et financière plutôt qu’une banque traditionnelle. Sa mission est de rendre les services bancaires plus simples, plus rapides et plus transparents pour les particuliers.
La plateforme centralise plusieurs services complémentaires liés à la demande de crédit et à l’orientation bancaire. Elle agit comme intermédiaire entre les demandeurs et un réseau de banques partenaires, permettant à chaque utilisateur d’accéder à différentes offres de financement sans avoir à contacter chaque établissement individuellement. Easy Bank négocie également, lorsque cela est possible, des conditions de financement plus avantageuses pour ses clients, notamment en matière de coûts.
En parallèle, la plateforme oriente ses utilisateurs vers les banques et les produits les mieux adaptés à leur profil (type de crédit, capacité de remboursement, situation personnelle, etc.). Elle propose aussi des services associés tels que la vérification d’identité, l’analyse de profil et l’accès simplifié à certains produits d’assurance bancaire, grâce à des accords conclus avec des banques et des compagnies d’assurances.
Par ailleurs, Mohamed Khelifi est également cofondateur de X‑Mall, un centre commercial virtuel lancé en 2023 et destiné aux employés des grandes entreprises. Cette plateforme leur offre des facilités de paiement pouvant aller jusqu’à douze mois, avec remboursement directement prélevé sur salaire.
Diplômé de l’IHEC Sousse, Mohamed Khelifi y a obtenu en 2006 une maîtrise en finance et actuariat. Il est aussi titulaire d’un master en management du risque et assurance obtenu en 2007 à l’ESC Tunis. Sa carrière professionnelle commence la même année comme gestionnaire de compte au Groupe Société Générale.
En 2008, il rejoint la Tunis International Bank en tant que gestionnaire de comptes, puis intègre Zitouna Bank en 2010 où il occupe le poste de directeur d’agence. De 2022 à 2023, il exerce les mêmes fonctions au sein de Bank ABC Tunisie.
Melchior Koba
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Dans un contexte où l’accès aux soins reste difficile pour beaucoup, elle réinvente la manière dont les patients se rapprochent des médecins. Sa vision transforme la santé quotidienne.
Dineo Lioma (photo) est une entrepreneure sud-africaine spécialisée dans les technologies de la santé. Elle est la fondatrice et directrice générale de Docotela, une plateforme de santé en ligne.
Créée en 2023, Docotela permet de consulter un médecin à distance via une consultation vidéo sécurisée, sans avoir à se déplacer. L’objectif de la plateforme est de rendre l’accès aux soins plus simple, rapide et abordable, notamment pour les personnes ayant un accès limité à un médecin ou à une assurance santé.
Le fonctionnement est simple : il suffit de réserver une consultation en ligne, de choisir un créneau horaire, puis de recevoir un lien pour échanger avec un médecin. Après la consultation, les documents nécessaires (ordonnance, arrêt de travail ou bon pour des médicaments) sont envoyés directement par message ou par email.
Docotela propose deux formules : des consultations ponctuelles payées à l’acte et des abonnements mensuels offrant un nombre illimité de consultations. Les abonnements incluent également des services complémentaires, comme des recommandations vers des spécialistes, des analyses médicales ou des conseils de santé. Certains forfaits offrent même un accompagnement en santé mentale avec des séances de thérapie à distance.
Les services de Docotela couvrent de nombreux besoins médicaux courants : avis sur des maladies simples, suivi de maladies chroniques, conseils en santé sexuelle ou soutien psychologique. En revanche, les situations urgentes ou graves nécessitant une intervention immédiate ne peuvent pas être prises en charge à distance.
Avant Docotela, Dineo Lioma a cofondé en 2014 Incitech, spécialisée dans le diagnostic médical, puis en 2018 CapeBio, fabricant et fournisseur de réactifs, d’enzymes et de kits de biologie moléculaire. Elle est également fondatrice et directrice générale de Deep Medical Therapeutics, une entreprise healthtech.
Diplômée de l’université de Witwatersrand, elle a obtenu en 2019 un master en ingénierie des matériaux. Sa carrière professionnelle commence en 2009 chez Andalusite Resources, fournisseur d’andalousite, où elle occupe le poste d’ingénieure stagiaire.
En 2010, elle devient assistante de recherche chez Element Six, spécialisée dans la conception, le développement et la production de matériaux à base de diamants synthétiques. En 2015, elle travaille comme analyste en technologie et marché à l'université de Witwatersrand, puis, l’année suivante, comme consultante en stratégies de licences chez Archipelago Technology Group, fabricant d’appareils électroménagers, électriques et électroniques.
Melchior Koba
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Face aux défis de gestion des petites entreprises, de nouvelles solutions émergent pour rendre le commerce plus simple et plus accessible. Des entrepreneurs veulent transformer durablement les pratiques des commerçants.
Brandon Roberts (photo) est un informaticien et un entrepreneur technologique sud-africain. Il est cofondateur et directeur général de Littlefish, une entreprise technologique qui développe une solution pour faciliter les activités des petites entreprises et renforcer le rôle des banques auprès de leurs clients commerçants.
Fondée en 2023 par Brandon Roberts et Miod Davith Kahwa, Littlefish propose aux commerçants une plateforme unique pour vendre leurs produits, encaisser des paiements, suivre leurs ventes et organiser leur activité. L’objectif est de simplifier leur quotidien en évitant de multiplier les outils. La plateforme met en relation les commerçants avec leurs clients, mais aussi avec des fournisseurs et des services financiers.
Du côté des banques et des institutions financières, Littlefish agit comme une solution prête à l’emploi. Elle leur permet de proposer rapidement de nouveaux services à leurs clients professionnels, sans avoir à développer elles-mêmes des outils complexes.
La plateforme couvre plusieurs besoins essentiels des commerçants. Elle facilite la gestion des paiements, la création de factures, la vente de produits, ainsi que le suivi de l’activité. Elle contribue ainsi à structurer des activités souvent informelles et à les faire évoluer vers des modèles plus organisés et plus efficaces.
Brandon Roberts est titulaire d’un diplôme en informatique obtenu à CTI Education Group en Afrique du Sud. Il commence sa carrière professionnelle en 2011 au service de support et mise en œuvre de Sybrin, une entreprise de transformation numérique.
En 2020, il devient directeur technique chez BetterBond, une marque de crédit immobilier. Il occupe le même poste au sein d’autres entreprises comme BetterSure Financial Consultants et Nybble Technologies, toutes en Afrique du Sud.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans un environnement où la rapidité et la fluidité des déplacements sont essentielles, certains entrepreneurs proposent des solutions innovantes. Leur travail influence la vie quotidienne et la manière dont les citoyens utilisent les transports.
Saad Jittou (photo) est un entrepreneur marocain spécialisé dans la mobilité. Il est le directeur général de Weego, une entreprise qu’il a fondée en 2020 avec le Sénégalais Mor Niane. Elle propose une solution simple pour organiser les déplacements au quotidien.
L’application de Weego permet d’accéder à différentes options de transport sans devoir jongler entre plusieurs services. Selon leurs besoins, les utilisateurs peuvent choisir entre les transports en commun, les véhicules avec chauffeur ou le covoiturage.
L’un des principaux atouts de cette solution réside dans la centralisation des informations. En quelques clics, l’utilisateur peut planifier son trajet, consulter les horaires des bus, tramways ou trains, et suivre leur position en temps réel. Cela permet d’anticiper les retards et d’éviter les longues attentes.
Weego rassemble toutes les étapes du déplacement dans un seul espace : il est possible de comparer les options disponibles, de réserver un trajet et de le payer directement depuis l’application. Cette approche simplifie les démarches, rendant les déplacements plus fluides.
La plateforme intègre également de nombreux partenaires de transport, qu’il s’agisse de services urbains ou de plateformes de covoiturage. Cette intégration offre une expérience personnalisée, adaptée aux préférences et contraintes de chaque utilisateur.
Au-delà des particuliers, Weego développe des solutions pour les entreprises et les organisations. Ces services facilitent la gestion des déplacements des employés ou des usagers, notamment grâce à des navettes ou à des outils dédiés.
Début mars 2026, la start-up a annoncé une levée de fonds de 1,1 million de dollars pour soutenir le développement de sa plateforme et accélérer son déploiement sur plusieurs marchés africains. Elle prévoit aussi de s’étendre en Europe et au Moyen-Orient.
Avant Weego, Saad Jittou avait participé à la création en 2016 de Pikala Bikes, une organisation non gouvernementale née aux Pays-Bas via la Pikala Foundation. Elle œuvre pour la démocratisation du vélo et la promotion de la mobilité douce.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le secteur financier évolue rapidement, porté par des solutions numériques qui redéfinissent les usages. Un entrepreneur nigérian joue un rôle clé en facilitant l’accès et la gestion des services financiers.
Lloyd Adiele (photo) est un spécialiste de la fintech et un entrepreneur technologique nigérian. Il est le fondateur et directeur de l’innovation de FinCode, une entreprise technologique basée à Londres, créée en 2016, devenue un acteur reconnu de l’innovation dans les services financiers numériques.
FinCode développe des solutions à destination des banques, des institutions financières et des start-up souhaitant lancer ou moderniser leurs services liés à l’argent, notamment les paiements, les transferts internationaux, mais aussi les produits d’épargne et de crédit. L’entreprise propose des outils prêts à l’emploi, adaptables aux besoins spécifiques de chaque client.
Ses offres couvrent plusieurs domaines clés. FinCode permet d’envoyer et de recevoir de l’argent à l’international, de gérer des portefeuilles numériques, d’accorder des prêts et de proposer des produits d’investissement. Elle fournit également des solutions de vérification d’identité et de conformité réglementaire, indispensables dans le secteur financier.
Au-delà de ses produits, FinCode se positionne comme un véritable partenaire technologique. Elle accompagne ses clients dans le déploiement et l’évolution de leurs services. Son objectif est de simplifier l’accès aux outils financiers modernes et d’en accélérer l’adoption à grande échelle.
Lloyd Adiele est diplômé en informatique et services web de l’université de Hertfordshire (Royaume-Uni). Sa carrière professionnelle a commencé en 2004 comme développeur. Il a entre autres occupé ce poste chez Betfair, un site de paris en ligne, IBM et Logica, une entreprise informatique basée au Canada.
Entre 2019 et 2024, il a accompagné CSL Pay et KogoPAY comme partenaire technologique, renforçant son rôle dans les paiements transfrontaliers africains.
Melchior Koba
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A la croisée de la technologie et de la finance, il développe une solution pensée pour fluidifier les paiements et offrir aux acteurs économiques africains de nouveaux leviers d’autonomie.
Philip Boye-Doku (photo) est un développeur informatique et entrepreneur ghanéen. Il est cofondateur et directeur général de PayBox Global, une solution de paiement et de gestion adaptée à divers profils en Afrique.
Fondée en 2021, PayBox Global propose une gamme complète d’outils dédiés à la gestion des transactions et à la simplification des opérations financières quotidiennes. La plateforme adopte une approche claire et intuitive, offrant des services adaptés aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.
Parmi ses produits phares figure PayBox Buddy, une application mobile qui permet aux particuliers d’envoyer et de recevoir de l’argent tout en suivant plus facilement leurs finances. Pensée pour une utilisation mobile fluide, elle offre un compte bancaire gratuit au Ghana, le suivi des dépenses et des paiements, ainsi qu’un aperçu en temps réel des transactions.
Pour les indépendants, les commerçants et les petites structures, PayBox Global propose également des fonctionnalités destinées à optimiser la gestion financière. Il est ainsi possible de créer des factures électroniques, de générer des liens de paiement, de gérer un compte professionnel dédié ou encore d’utiliser un terminal de paiement mobile pour les transactions en personne. L’objectif : rendre la gestion de l’argent plus simple et les encaissements plus rapides.
La plateforme permet en outre d’intégrer des services financiers dans d’autres produits ou solutions numériques, facilitant l’envoi et la réception d’argent à travers plusieurs pays africains.
Philip Boye-Doku est diplômé de l’Ashesi University, où il a obtenu en 2013 un Bachelor en Management des systèmes d’information. La même année, il a rejoint la banque First Capital Plus comme développeur d’applications. Entre 2015 et 2020, il a occupé le poste de responsable du système d’information de gestion à l’Ashesi University.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Alors que la digitalisation des paiements s’accélère en Afrique, il propose une solution locale pensée pour les besoins réels des entreprises. il est lauréat de plusieurs prix et distinctions dans son pays.
Thierno Ibrahima Diallo (photo) est un entrepreneur guinéen spécialisé dans la fintech, basé à Conakry. Il est le fondateur et directeur général de Lengo Pay, une plateforme de paiement digital conçue pour aider les entreprises à encaisser et gérer leurs transactions de manière simple et sécurisée.
Fondée en 2024, Lengo Pay offre la possibilité d’effectuer des paiements en masse et d’améliorer la gestion des flux financiers, notamment pour le versement des salaires, des commissions ou d’autres paiements groupés. Elle s’adresse à la fois aux commerçants et aux structures ayant besoin d’un outil de paiement numérique fiable.
La plateforme permet de centraliser la réception des paiements, la gestion des transactions et l’organisation des encaissements depuis un seul espace. Elle intègre également une solution de paiement marchand, simplifiant les règlements pour les commerçants et les entreprises. Son terminal électronique accepte plusieurs modes de paiement, offrant ainsi une expérience fluide et sécurisée.
En parallèle, Thierno Ibrahima Diallo dirige Easy Link Guinea, une agence digitale qu’il a fondée en 2012. L’entreprise accompagne les organisations dans leur transformation numérique à travers des services de développement, de stratégie et de communication digitale. Elle abrite également une académie de formation dédiée aux métiers du digital.
Il est titulaire d’un diplôme en méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises (MIAGE) obtenu en 2009 à l’université Kofi Annan. En 2008, il a d’abord travaillé comme assistant comptable afin de mieux comprendre la gestion financière des entreprises. En 2010, il a rejoint Africa Techno Plus en tant qu’assistant informatique. Il y a travaillé jusqu’en 2012.
Lauréat du « Prix Jeunesse de la Francophonie » en 2017, qui distingue les jeunes de 18 à 35 ans pour leurs réalisations remarquables, Thierno Ibrahima Diallo a également été nommé en 2018 parmi les « 50 jeunes qui font bouger la Guinée ».
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il mise sur la technologie pour redéfinir la manière dont les communautés s’organisent et coopèrent. Il offre un cadre numérique pour mieux organiser et fédérer les communautés.
Joe Kinvi (photo) est un entrepreneur, investisseur et ancien cadre de la fintech originaire du Togo, aujourd’hui installé en Angleterre. Il est le fondateur et directeur général de Borderless, une plateforme conçue pour aider les responsables de collectifs à organiser, développer et gérer efficacement leur communauté.
Fondée en 2023 à Londres, Borderless propose une solution intuitive et structurée pour la gestion quotidienne des collectifs. Elle centralise les inscriptions, facilite le traitement des demandes d’adhésion et facilite une organisation fluide entre les membres. La plateforme permet également de gérer les investissements de manière plus transparente et mieux suivie.
Destinée aux groupes d’investissement, aux clubs sociaux ou encore aux réseaux professionnels, la plateforme s’adresse aussi aux communautés de la diaspora souhaitant investir ensemble, même à distance.
Le fonctionnement de Borderless repose sur des étapes simples. La création d’un collectif commence par un formulaire d’inscription et l’envoi des documents requis, avant la mise en ligne du groupe sur la plateforme. Un espace dédié est ensuite attribué pour administrer les membres et les activités. L’adhésion à un collectif se fait sur invitation ou via un lien de partage, suivie d’une création de compte et d’une vérification d’identité.
Joe Kinvi siège au conseil d’administration ainsi qu’au comité des adhésions et des nominations du Réseau africain des investisseurs providentiels (ABAN). Avant de lancer Borderless, il a cofondé en 2020 HoaQ, une communauté de créateurs et d’opérateurs, dont il a été président jusqu’en 2024.
Expert-comptable diplômé de l’Institut des experts-comptables d’Irlande, il commence sa carrière professionnelle en 2011 comme auditeur chez Ernst & Young. En 2015, il rejoint State Street, société fintech américaine, en tant qu’auditeur interne. Fondateur en 2016 et ancien président du Réseau des professionnels africains d’Irlande (APNI), il intègre ensuite Touchtech Payments en 2017 comme responsable financier. Entre 2022 et 2023, il occupe le poste de responsable des partenariats financiers au sein de la fintech Paystack.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Entre rigueur technique et vision produit, l’entrepreneur égyptien fait de la qualité logicielle un moteur de croissance dans un secteur saturé d’innovations.
Omar Gabr (photo) est un entrepreneur technologique égyptien, diplômé de l’Université du Caire, où il a obtenu une licence en génie informatique et télécommunications. Il est cofondateur et président de Luciq (anciennement Instabug), une plateforme dédiée au suivi et à l’amélioration de la qualité des applications mobiles.
Fondée en 2012, Luciq aide les équipes de développement à se concentrer sur la création de fonctionnalités utiles, tout en garantissant un haut niveau de performance et de fiabilité. Elle repose sur une idée simple : faire en sorte que l’application « fonctionne simplement ». Pour cela, elle détecte, analyse et résout les problèmes avant même que les utilisateurs ne s’en aperçoivent.
La plateforme capte l’ensemble des signaux liés à l’expérience utilisateur (plantages, anomalies visuelles, dysfonctionnements, retours d’utilisateurs et enregistrements de sessions) afin de fournir une vision globale et précise de l’état de l’application. Elle transforme ces données en informations exploitables, en mettant en avant les éléments les plus importants grâce à un système de priorisation, des scores de frustration, des tableaux de bord dynamiques et une évaluation claire de l’impact sur l’activité.
Luciq accélère le traitement des problèmes grâce à des mécanismes d’automatisation, des analyses de causes profondes, des suggestions de modifications de code, avec validations intégrées. Cette approche réduit l’effort requis des équipes techniques et prévient la propagation des défauts jusqu’aux utilisateurs finaux. Luciq propose également des alertes en temps réel, un pilotage précis des versions, la gestion des fonctionnalités actives et des corrections automatisées.
En reliant la qualité des applications à des indicateurs concrets tels que le chiffre d’affaires ou la fidélité client, Omar Gabr ambitionne de libérer du temps pour l’innovation et la croissance, au lieu de le consacrer à la gestion répétitive de crises techniques.
Melchior Koba
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Elle analyse les limites du système bancaire traditionnel pour y apporter plus de souplesse et de transparence. Elle met en place une approche bancaire entièrement numérique.
Line Wiid (photo) est une comptable de formation et une entrepreneure sud-africaine. Elle est cofondatrice, directrice exécutive et directrice financière de Bank Zero, une banque mobile destinée aux particuliers et aux entreprises.
Fondée en 2018, Bank Zero fonctionne comme une banque mobile où toutes les opérations s’effectuent via une application dédiée. Sur la plateforme, l’ouverture d’un compte débute par la création d’un profil personnel, principalement destiné à la vérification d’identité et à la conformité réglementaire. Une fois le profil validé, l’utilisateur accède à un tableau de bord depuis lequel il peut ajouter d’autres comptes ou profils, notamment pour des activités professionnelles.
L’application permet de consulter les soldes, d’effectuer des paiements, de gérer les cartes, ainsi que de créer et d’administrer plusieurs comptes selon les besoins, qu’ils soient personnels, familiaux ou professionnels. Pour les particuliers, Bank Zero propose un compte sans frais mensuels, sans exigence de revenu minimum ni de solde requis. Il est possible d’ajouter des comptes d’épargne ou à préavis sans frais d’ouverture ni de tenue, et de définir des objectifs d’épargne directement depuis l’application.
Les opérations en espèces sont toutefois facturées. Les demandes de solde effectuées via l’application ou l’envoi d’un relevé quotidien par e‑mail sont gratuites, tandis que la consultation de solde au point de vente ou au distributeur automatique entraîne un coût. Les retraits d’espèces sont facturés par tranche de montant, avec un tarif plus élevé pour les retraits effectués à l’étranger.
Line Wiid est diplômée de l’université d’Afrique du Sud, où elle a obtenu en 1991 un bachelor en comptabilité. Elle est également titulaire d’un master en audit informatique obtenu en 1995 à l’Université de Johannesburg. Sa carrière professionnelle débute en 1988 au sein du cabinet mondial d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) en tant que responsable adjointe d’audit.
En 1994, elle rejoint Capespan International, une société britannique spécialisée dans le commerce de gros de fruits et légumes, où elle occupe le poste de comptable en gestion. De 1996 à 2015, elle travaille à First National Bank en Afrique du Sud, où elle occupe entre autres les postes de directrice financière, de responsable produit et marketing, puis de cheffe de cabinet du président-directeur général.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Derrière une approche simple du paiement, il défend une idée forte : permettre aux salariés d’acheter sans s’endetter, tout en boostant la performance des commerçants.
Wesley Billett est un entrepreneur sud-africain, diplômé de la Vega School at Emeris, où il a obtenu en 2014 un bachelor en développement et gestion de marque. Il est un cofondateur et le directeur général de Happy Pay, une solution de paiement qui permet d’effectuer un achat immédiatement et d’en étaler le règlement sur deux salaires, sans dépôt initial ni intérêts.
Fondée en 2021, Happy Pay offre la possibilité de régler un achat en deux échéances égales, prélevées sur les deux prochaines paies de l’utilisateur. Le client reçoit ses produits dès la commande, mais ne règle qu’une partie de la somme, sans avance ni frais supplémentaires tant que les échéances sont respectées.
La plateforme se positionne également comme un levier de croissance pour les commerçants. Elle affirme les aider à augmenter le panier moyen et à améliorer les taux de conversion en proposant une option de paiement plus flexible à leurs clients. L’objectif est de bâtir un modèle où acheteurs et vendeurs tirent profit de la même solution.
Happy Pay consacre une partie de ses revenus à des initiatives environnementales. 1 % des frais perçus est reversé au financement de la plantation de Spekboom en Afrique du Sud.
En parallèle, Wesley Billett est partenaire d’investissement chez Equitable Ventures, un fonds de capital-risque spécialisé dans le financement de start-up innovantes du secteur des technologies financières en Afrique. En 2023, il a également cofondé Snap, une plateforme numérique qui met en relation, en temps réel, les marques de produits de grande consommation et les commerçants.
Melchior Koba
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Makhtar Diop (photo) est un cadre et entrepreneur sénégalais. Il est un cofondateur et le directeur général de Jiwall, une plateforme d’investissement immobilier qui permet à des particuliers de mutualiser leurs ressources pour mener ensemble des projets immobiliers au Sénégal, notamment des programmes d’appartements et d’immeubles.
Fondée en 2017, Jiwall a pour mission de rendre le logement et l’investissement immobilier plus accessibles en Afrique subsaharienne. La start-up propose une gamme diversifiée de projets adaptés à différents profils d’investisseurs et de futurs propriétaires.
Le modèle de Jiwall repose sur la co‑construction, une approche collaborative de l’investissement inspirée du covoiturage. Le principe consiste à rassembler des particuliers à la recherche d’un logement ou d’une opportunité de placement, ainsi que des propriétaires fonciers, afin de développer collectivement un projet immobilier. Chaque co‑constructeur contribue financièrement au projet selon ses moyens, ce qui lui permet, au terme de l’opération, de devenir propriétaire d’un bien ou de percevoir une plus‑value.
Pour chaque projet, Jiwall crée une société spécifique dont les participants deviennent actionnaires. La plateforme en assure la gestion administrative et technique et supervise l’ensemble du processus. Les co‑constructeurs sont sélectionnés selon un protocole rigoureux, privilégiant la solvabilité et la compatibilité des profils avec les exigences du projet.
Parallèlement à ses activités chez Jiwall, Makhtar Diop occupe le poste de directeur des opérations chez Tanél Health, une entreprise technologique fondée en 2020 qui développe des infrastructures d’assurance destinées à améliorer l’accès aux soins de santé en Afrique.
Makhtar Diop est titulaire d’un bachelor en comptabilité et finance obtenu en 2012 à la New Mexico State University (États‑Unis). Après un stage chez Ernst & Young en 2013, il y a été promu, la même année, au poste de chargé de mission senior au sein de la branche FSO Assurance.
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Il développe un système où intelligence artificielle et gestion scolaire s’entremêlent pour offrir aux établissements un pilotage en temps réel.
Claude Dimo est un data scientist et un entrepreneur camerounais. Il est un cofondateur et le directeur général de Studirium, une start-up de technologie éducative qui utilise l’intelligence artificielle pour numériser l’écosystème scolaire.
Fondée en 2024, Studirium est une plateforme en ligne qui aide les établissements scolaires à mieux organiser et suivre la vie de leur école, aussi bien en Afrique qu’en Europe. Elle revendique aujourd’hui plusieurs centaines d’établissements, de membres du personnel et des milliers d’apprenants connectés à son espace numérique.
Accessible depuis une application web et mobile, la plateforme permet à chaque établissement de s’enregistrer via un formulaire dédié recueillant les informations essentielles de l’école. Une fois la validation effectuée, Studirium attribue un matricule et un mot de passe servant d’identifiants pour accéder à l’espace de gestion. Ce portail centralisé donne ensuite accès à l’ensemble des données de l’établissement (structures, classes, personnels et apprenants) stockées et sécurisées sur la plateforme.
Conçue pour refléter la diversité de la communauté scolaire, Studirium prend en compte différents profils : responsables d’établissement, enseignants, personnels administratifs et apprenants. Les données relatives à ces acteurs sont structurées de manière à être aisément consultables par les personnes autorisées. L’objectif est d’offrir aux établissements une vision globale et dynamique de leur fonctionnement quotidien.
Claude Dimo est titulaire d’une licence en matière condensée et physique des matériaux, obtenue en 2017 à l’Université de Dschang. Il a ensuite poursuivi ses études à l’Université de Lorraine, en France, où il a obtenu un master en sciences physiques en 2018, puis un doctorat en physique numérique, sciences informatiques et de l’information en 2021. Entre 2022 et 2025, il était un chercheur postdoctoral à l’université de Kaiserslautern, en Allemagne.
Melchior Koba
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