Dans un environnement où la rapidité et la fluidité des déplacements sont essentielles, certains entrepreneurs proposent des solutions innovantes. Leur travail influence la vie quotidienne et la manière dont les citoyens utilisent les transports.
Saad Jittou (photo) est un entrepreneur marocain spécialisé dans la mobilité. Il est le directeur général de Weego, une entreprise qu’il a fondée en 2020 avec le Sénégalais Mor Niane. Elle propose une solution simple pour organiser les déplacements au quotidien.
L’application de Weego permet d’accéder à différentes options de transport sans devoir jongler entre plusieurs services. Selon leurs besoins, les utilisateurs peuvent choisir entre les transports en commun, les véhicules avec chauffeur ou le covoiturage.
L’un des principaux atouts de cette solution réside dans la centralisation des informations. En quelques clics, l’utilisateur peut planifier son trajet, consulter les horaires des bus, tramways ou trains, et suivre leur position en temps réel. Cela permet d’anticiper les retards et d’éviter les longues attentes.
Weego rassemble toutes les étapes du déplacement dans un seul espace : il est possible de comparer les options disponibles, de réserver un trajet et de le payer directement depuis l’application. Cette approche simplifie les démarches, rendant les déplacements plus fluides.
La plateforme intègre également de nombreux partenaires de transport, qu’il s’agisse de services urbains ou de plateformes de covoiturage. Cette intégration offre une expérience personnalisée, adaptée aux préférences et contraintes de chaque utilisateur.
Au-delà des particuliers, Weego développe des solutions pour les entreprises et les organisations. Ces services facilitent la gestion des déplacements des employés ou des usagers, notamment grâce à des navettes ou à des outils dédiés.
Début mars 2026, la start-up a annoncé une levée de fonds de 1,1 million de dollars pour soutenir le développement de sa plateforme et accélérer son déploiement sur plusieurs marchés africains. Elle prévoit aussi de s’étendre en Europe et au Moyen-Orient.
Avant Weego, Saad Jittou avait participé à la création en 2016 de Pikala Bikes, une organisation non gouvernementale née aux Pays-Bas via la Pikala Foundation. Elle œuvre pour la démocratisation du vélo et la promotion de la mobilité douce.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le secteur financier évolue rapidement, porté par des solutions numériques qui redéfinissent les usages. Un entrepreneur nigérian joue un rôle clé en facilitant l’accès et la gestion des services financiers.
Lloyd Adiele (photo) est un spécialiste de la fintech et un entrepreneur technologique nigérian. Il est le fondateur et directeur de l’innovation de FinCode, une entreprise technologique basée à Londres, créée en 2016, devenue un acteur reconnu de l’innovation dans les services financiers numériques.
FinCode développe des solutions à destination des banques, des institutions financières et des start-up souhaitant lancer ou moderniser leurs services liés à l’argent, notamment les paiements, les transferts internationaux, mais aussi les produits d’épargne et de crédit. L’entreprise propose des outils prêts à l’emploi, adaptables aux besoins spécifiques de chaque client.
Ses offres couvrent plusieurs domaines clés. FinCode permet d’envoyer et de recevoir de l’argent à l’international, de gérer des portefeuilles numériques, d’accorder des prêts et de proposer des produits d’investissement. Elle fournit également des solutions de vérification d’identité et de conformité réglementaire, indispensables dans le secteur financier.
Au-delà de ses produits, FinCode se positionne comme un véritable partenaire technologique. Elle accompagne ses clients dans le déploiement et l’évolution de leurs services. Son objectif est de simplifier l’accès aux outils financiers modernes et d’en accélérer l’adoption à grande échelle.
Lloyd Adiele est diplômé en informatique et services web de l’université de Hertfordshire (Royaume-Uni). Sa carrière professionnelle a commencé en 2004 comme développeur. Il a entre autres occupé ce poste chez Betfair, un site de paris en ligne, IBM et Logica, une entreprise informatique basée au Canada.
Entre 2019 et 2024, il a accompagné CSL Pay et KogoPAY comme partenaire technologique, renforçant son rôle dans les paiements transfrontaliers africains.
Melchior Koba
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A la croisée de la technologie et de la finance, il développe une solution pensée pour fluidifier les paiements et offrir aux acteurs économiques africains de nouveaux leviers d’autonomie.
Philip Boye-Doku (photo) est un développeur informatique et entrepreneur ghanéen. Il est cofondateur et directeur général de PayBox Global, une solution de paiement et de gestion adaptée à divers profils en Afrique.
Fondée en 2021, PayBox Global propose une gamme complète d’outils dédiés à la gestion des transactions et à la simplification des opérations financières quotidiennes. La plateforme adopte une approche claire et intuitive, offrant des services adaptés aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.
Parmi ses produits phares figure PayBox Buddy, une application mobile qui permet aux particuliers d’envoyer et de recevoir de l’argent tout en suivant plus facilement leurs finances. Pensée pour une utilisation mobile fluide, elle offre un compte bancaire gratuit au Ghana, le suivi des dépenses et des paiements, ainsi qu’un aperçu en temps réel des transactions.
Pour les indépendants, les commerçants et les petites structures, PayBox Global propose également des fonctionnalités destinées à optimiser la gestion financière. Il est ainsi possible de créer des factures électroniques, de générer des liens de paiement, de gérer un compte professionnel dédié ou encore d’utiliser un terminal de paiement mobile pour les transactions en personne. L’objectif : rendre la gestion de l’argent plus simple et les encaissements plus rapides.
La plateforme permet en outre d’intégrer des services financiers dans d’autres produits ou solutions numériques, facilitant l’envoi et la réception d’argent à travers plusieurs pays africains.
Philip Boye-Doku est diplômé de l’Ashesi University, où il a obtenu en 2013 un Bachelor en Management des systèmes d’information. La même année, il a rejoint la banque First Capital Plus comme développeur d’applications. Entre 2015 et 2020, il a occupé le poste de responsable du système d’information de gestion à l’Ashesi University.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Alors que la digitalisation des paiements s’accélère en Afrique, il propose une solution locale pensée pour les besoins réels des entreprises. il est lauréat de plusieurs prix et distinctions dans son pays.
Thierno Ibrahima Diallo (photo) est un entrepreneur guinéen spécialisé dans la fintech, basé à Conakry. Il est le fondateur et directeur général de Lengo Pay, une plateforme de paiement digital conçue pour aider les entreprises à encaisser et gérer leurs transactions de manière simple et sécurisée.
Fondée en 2024, Lengo Pay offre la possibilité d’effectuer des paiements en masse et d’améliorer la gestion des flux financiers, notamment pour le versement des salaires, des commissions ou d’autres paiements groupés. Elle s’adresse à la fois aux commerçants et aux structures ayant besoin d’un outil de paiement numérique fiable.
La plateforme permet de centraliser la réception des paiements, la gestion des transactions et l’organisation des encaissements depuis un seul espace. Elle intègre également une solution de paiement marchand, simplifiant les règlements pour les commerçants et les entreprises. Son terminal électronique accepte plusieurs modes de paiement, offrant ainsi une expérience fluide et sécurisée.
En parallèle, Thierno Ibrahima Diallo dirige Easy Link Guinea, une agence digitale qu’il a fondée en 2012. L’entreprise accompagne les organisations dans leur transformation numérique à travers des services de développement, de stratégie et de communication digitale. Elle abrite également une académie de formation dédiée aux métiers du digital.
Il est titulaire d’un diplôme en méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises (MIAGE) obtenu en 2009 à l’université Kofi Annan. En 2008, il a d’abord travaillé comme assistant comptable afin de mieux comprendre la gestion financière des entreprises. En 2010, il a rejoint Africa Techno Plus en tant qu’assistant informatique. Il y a travaillé jusqu’en 2012.
Lauréat du « Prix Jeunesse de la Francophonie » en 2017, qui distingue les jeunes de 18 à 35 ans pour leurs réalisations remarquables, Thierno Ibrahima Diallo a également été nommé en 2018 parmi les « 50 jeunes qui font bouger la Guinée ».
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il mise sur la technologie pour redéfinir la manière dont les communautés s’organisent et coopèrent. Il offre un cadre numérique pour mieux organiser et fédérer les communautés.
Joe Kinvi (photo) est un entrepreneur, investisseur et ancien cadre de la fintech originaire du Togo, aujourd’hui installé en Angleterre. Il est le fondateur et directeur général de Borderless, une plateforme conçue pour aider les responsables de collectifs à organiser, développer et gérer efficacement leur communauté.
Fondée en 2023 à Londres, Borderless propose une solution intuitive et structurée pour la gestion quotidienne des collectifs. Elle centralise les inscriptions, facilite le traitement des demandes d’adhésion et facilite une organisation fluide entre les membres. La plateforme permet également de gérer les investissements de manière plus transparente et mieux suivie.
Destinée aux groupes d’investissement, aux clubs sociaux ou encore aux réseaux professionnels, la plateforme s’adresse aussi aux communautés de la diaspora souhaitant investir ensemble, même à distance.
Le fonctionnement de Borderless repose sur des étapes simples. La création d’un collectif commence par un formulaire d’inscription et l’envoi des documents requis, avant la mise en ligne du groupe sur la plateforme. Un espace dédié est ensuite attribué pour administrer les membres et les activités. L’adhésion à un collectif se fait sur invitation ou via un lien de partage, suivie d’une création de compte et d’une vérification d’identité.
Joe Kinvi siège au conseil d’administration ainsi qu’au comité des adhésions et des nominations du Réseau africain des investisseurs providentiels (ABAN). Avant de lancer Borderless, il a cofondé en 2020 HoaQ, une communauté de créateurs et d’opérateurs, dont il a été président jusqu’en 2024.
Expert-comptable diplômé de l’Institut des experts-comptables d’Irlande, il commence sa carrière professionnelle en 2011 comme auditeur chez Ernst & Young. En 2015, il rejoint State Street, société fintech américaine, en tant qu’auditeur interne. Fondateur en 2016 et ancien président du Réseau des professionnels africains d’Irlande (APNI), il intègre ensuite Touchtech Payments en 2017 comme responsable financier. Entre 2022 et 2023, il occupe le poste de responsable des partenariats financiers au sein de la fintech Paystack.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Entre rigueur technique et vision produit, l’entrepreneur égyptien fait de la qualité logicielle un moteur de croissance dans un secteur saturé d’innovations.
Omar Gabr (photo) est un entrepreneur technologique égyptien, diplômé de l’Université du Caire, où il a obtenu une licence en génie informatique et télécommunications. Il est cofondateur et président de Luciq (anciennement Instabug), une plateforme dédiée au suivi et à l’amélioration de la qualité des applications mobiles.
Fondée en 2012, Luciq aide les équipes de développement à se concentrer sur la création de fonctionnalités utiles, tout en garantissant un haut niveau de performance et de fiabilité. Elle repose sur une idée simple : faire en sorte que l’application « fonctionne simplement ». Pour cela, elle détecte, analyse et résout les problèmes avant même que les utilisateurs ne s’en aperçoivent.
La plateforme capte l’ensemble des signaux liés à l’expérience utilisateur (plantages, anomalies visuelles, dysfonctionnements, retours d’utilisateurs et enregistrements de sessions) afin de fournir une vision globale et précise de l’état de l’application. Elle transforme ces données en informations exploitables, en mettant en avant les éléments les plus importants grâce à un système de priorisation, des scores de frustration, des tableaux de bord dynamiques et une évaluation claire de l’impact sur l’activité.
Luciq accélère le traitement des problèmes grâce à des mécanismes d’automatisation, des analyses de causes profondes, des suggestions de modifications de code, avec validations intégrées. Cette approche réduit l’effort requis des équipes techniques et prévient la propagation des défauts jusqu’aux utilisateurs finaux. Luciq propose également des alertes en temps réel, un pilotage précis des versions, la gestion des fonctionnalités actives et des corrections automatisées.
En reliant la qualité des applications à des indicateurs concrets tels que le chiffre d’affaires ou la fidélité client, Omar Gabr ambitionne de libérer du temps pour l’innovation et la croissance, au lieu de le consacrer à la gestion répétitive de crises techniques.
Melchior Koba
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Elle analyse les limites du système bancaire traditionnel pour y apporter plus de souplesse et de transparence. Elle met en place une approche bancaire entièrement numérique.
Line Wiid (photo) est une comptable de formation et une entrepreneure sud-africaine. Elle est cofondatrice, directrice exécutive et directrice financière de Bank Zero, une banque mobile destinée aux particuliers et aux entreprises.
Fondée en 2018, Bank Zero fonctionne comme une banque mobile où toutes les opérations s’effectuent via une application dédiée. Sur la plateforme, l’ouverture d’un compte débute par la création d’un profil personnel, principalement destiné à la vérification d’identité et à la conformité réglementaire. Une fois le profil validé, l’utilisateur accède à un tableau de bord depuis lequel il peut ajouter d’autres comptes ou profils, notamment pour des activités professionnelles.
L’application permet de consulter les soldes, d’effectuer des paiements, de gérer les cartes, ainsi que de créer et d’administrer plusieurs comptes selon les besoins, qu’ils soient personnels, familiaux ou professionnels. Pour les particuliers, Bank Zero propose un compte sans frais mensuels, sans exigence de revenu minimum ni de solde requis. Il est possible d’ajouter des comptes d’épargne ou à préavis sans frais d’ouverture ni de tenue, et de définir des objectifs d’épargne directement depuis l’application.
Les opérations en espèces sont toutefois facturées. Les demandes de solde effectuées via l’application ou l’envoi d’un relevé quotidien par e‑mail sont gratuites, tandis que la consultation de solde au point de vente ou au distributeur automatique entraîne un coût. Les retraits d’espèces sont facturés par tranche de montant, avec un tarif plus élevé pour les retraits effectués à l’étranger.
Line Wiid est diplômée de l’université d’Afrique du Sud, où elle a obtenu en 1991 un bachelor en comptabilité. Elle est également titulaire d’un master en audit informatique obtenu en 1995 à l’Université de Johannesburg. Sa carrière professionnelle débute en 1988 au sein du cabinet mondial d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) en tant que responsable adjointe d’audit.
En 1994, elle rejoint Capespan International, une société britannique spécialisée dans le commerce de gros de fruits et légumes, où elle occupe le poste de comptable en gestion. De 1996 à 2015, elle travaille à First National Bank en Afrique du Sud, où elle occupe entre autres les postes de directrice financière, de responsable produit et marketing, puis de cheffe de cabinet du président-directeur général.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Derrière une approche simple du paiement, il défend une idée forte : permettre aux salariés d’acheter sans s’endetter, tout en boostant la performance des commerçants.
Wesley Billett est un entrepreneur sud-africain, diplômé de la Vega School at Emeris, où il a obtenu en 2014 un bachelor en développement et gestion de marque. Il est un cofondateur et le directeur général de Happy Pay, une solution de paiement qui permet d’effectuer un achat immédiatement et d’en étaler le règlement sur deux salaires, sans dépôt initial ni intérêts.
Fondée en 2021, Happy Pay offre la possibilité de régler un achat en deux échéances égales, prélevées sur les deux prochaines paies de l’utilisateur. Le client reçoit ses produits dès la commande, mais ne règle qu’une partie de la somme, sans avance ni frais supplémentaires tant que les échéances sont respectées.
La plateforme se positionne également comme un levier de croissance pour les commerçants. Elle affirme les aider à augmenter le panier moyen et à améliorer les taux de conversion en proposant une option de paiement plus flexible à leurs clients. L’objectif est de bâtir un modèle où acheteurs et vendeurs tirent profit de la même solution.
Happy Pay consacre une partie de ses revenus à des initiatives environnementales. 1 % des frais perçus est reversé au financement de la plantation de Spekboom en Afrique du Sud.
En parallèle, Wesley Billett est partenaire d’investissement chez Equitable Ventures, un fonds de capital-risque spécialisé dans le financement de start-up innovantes du secteur des technologies financières en Afrique. En 2023, il a également cofondé Snap, une plateforme numérique qui met en relation, en temps réel, les marques de produits de grande consommation et les commerçants.
Melchior Koba
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Makhtar Diop (photo) est un cadre et entrepreneur sénégalais. Il est un cofondateur et le directeur général de Jiwall, une plateforme d’investissement immobilier qui permet à des particuliers de mutualiser leurs ressources pour mener ensemble des projets immobiliers au Sénégal, notamment des programmes d’appartements et d’immeubles.
Fondée en 2017, Jiwall a pour mission de rendre le logement et l’investissement immobilier plus accessibles en Afrique subsaharienne. La start-up propose une gamme diversifiée de projets adaptés à différents profils d’investisseurs et de futurs propriétaires.
Le modèle de Jiwall repose sur la co‑construction, une approche collaborative de l’investissement inspirée du covoiturage. Le principe consiste à rassembler des particuliers à la recherche d’un logement ou d’une opportunité de placement, ainsi que des propriétaires fonciers, afin de développer collectivement un projet immobilier. Chaque co‑constructeur contribue financièrement au projet selon ses moyens, ce qui lui permet, au terme de l’opération, de devenir propriétaire d’un bien ou de percevoir une plus‑value.
Pour chaque projet, Jiwall crée une société spécifique dont les participants deviennent actionnaires. La plateforme en assure la gestion administrative et technique et supervise l’ensemble du processus. Les co‑constructeurs sont sélectionnés selon un protocole rigoureux, privilégiant la solvabilité et la compatibilité des profils avec les exigences du projet.
Parallèlement à ses activités chez Jiwall, Makhtar Diop occupe le poste de directeur des opérations chez Tanél Health, une entreprise technologique fondée en 2020 qui développe des infrastructures d’assurance destinées à améliorer l’accès aux soins de santé en Afrique.
Makhtar Diop est titulaire d’un bachelor en comptabilité et finance obtenu en 2012 à la New Mexico State University (États‑Unis). Après un stage chez Ernst & Young en 2013, il y a été promu, la même année, au poste de chargé de mission senior au sein de la branche FSO Assurance.
Melchior Koba
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Il développe un système où intelligence artificielle et gestion scolaire s’entremêlent pour offrir aux établissements un pilotage en temps réel.
Claude Dimo est un data scientist et un entrepreneur camerounais. Il est un cofondateur et le directeur général de Studirium, une start-up de technologie éducative qui utilise l’intelligence artificielle pour numériser l’écosystème scolaire.
Fondée en 2024, Studirium est une plateforme en ligne qui aide les établissements scolaires à mieux organiser et suivre la vie de leur école, aussi bien en Afrique qu’en Europe. Elle revendique aujourd’hui plusieurs centaines d’établissements, de membres du personnel et des milliers d’apprenants connectés à son espace numérique.
Accessible depuis une application web et mobile, la plateforme permet à chaque établissement de s’enregistrer via un formulaire dédié recueillant les informations essentielles de l’école. Une fois la validation effectuée, Studirium attribue un matricule et un mot de passe servant d’identifiants pour accéder à l’espace de gestion. Ce portail centralisé donne ensuite accès à l’ensemble des données de l’établissement (structures, classes, personnels et apprenants) stockées et sécurisées sur la plateforme.
Conçue pour refléter la diversité de la communauté scolaire, Studirium prend en compte différents profils : responsables d’établissement, enseignants, personnels administratifs et apprenants. Les données relatives à ces acteurs sont structurées de manière à être aisément consultables par les personnes autorisées. L’objectif est d’offrir aux établissements une vision globale et dynamique de leur fonctionnement quotidien.
Claude Dimo est titulaire d’une licence en matière condensée et physique des matériaux, obtenue en 2017 à l’Université de Dschang. Il a ensuite poursuivi ses études à l’Université de Lorraine, en France, où il a obtenu un master en sciences physiques en 2018, puis un doctorat en physique numérique, sciences informatiques et de l’information en 2021. Entre 2022 et 2025, il était un chercheur postdoctoral à l’université de Kaiserslautern, en Allemagne.
Melchior Koba
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Au Kenya, il mise sur la technologie mobile pour aider les micro‑entrepreneurs à gérer leurs finances sans dépendre des banques.
Tekwane Mwendwa (photo) est un entrepreneur kényan spécialisé dans la fintech. Il est un cofondateur et le directeur général de Leja, une application mobile conçue pour aider les petits et micro-entrepreneurs à mieux gérer leurs finances quotidiennes.
Fondée en 2018, Leja permet de suivre les entrées et sorties d’argent d’un commerce ou d’une petite entreprise. L’utilisateur peut ainsi enregistrer ses opérations, analyser ses flux financiers et prendre des décisions plus éclairées pour son activité. L’application offre également la possibilité d’envoyer de l’argent, de régler des factures depuis son téléphone et d’acheter du crédit téléphonique.
La plateforme s’adresse principalement aux petites entreprises qui souhaitent organiser leurs finances sans recourir à des outils complexes. Adaptée à la réalité du terrain, elle se positionne comme une solution simple et accessible pour la gestion de trésorerie. Leja est disponible sur Android et via un service USSD, ce qui permet son utilisation même sans smartphone avancé.
Tekwane Mwendwa est également cofondateur (depuis 2017) et directeur général d’Asilimia, une autre entreprise kényane qui vise à rendre les services financiers plus accessibles et abordables, particulièrement pour les petits entrepreneurs africains.
Asilimia propose un ensemble de services permettant aux petites entreprises de gérer intégralement leurs finances au même endroit. Grâce à son application, un entrepreneur peut enregistrer ses ventes, suivre ses dépenses, identifier les montants dus par ses clients et obtenir une vue d’ensemble de son activité.
Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, Tekwane Mwendwa a débuté sa carrière en 2011 comme comptable à l’Organisation pour le développement des systèmes d’irrigation (SISDO Kenya). L’année suivante, il fonde sa première société, Active8 Kenya Ltd, spécialisée dans la modélisation 3D.
Melchior Koba
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Face aux limites du système bancaire classique, il mise sur une approche communautaire et technologique pour élargir l’accès aux services financiers.
Shema Steve (photo) est un entrepreneur technologique rwandais, fondateur et directeur général d’Exuus, une entreprise spécialisée dans les services financiers numériques et les solutions logicielles. Sa mission est de renforcer la capacité des communautés à mieux gérer leur argent de façon autonome et sécurisée.
Fondée en 2014, Exuus a développé Save, une solution numérique destinée aux personnes souvent exclues du système bancaire traditionnel. L’application leur permet d’épargner, d’emprunter et d’effectuer leurs opérations quotidiennes au sein de groupes d’épargne. Elle s’appuie sur la solidarité entre proches, voisins ou collègues pour favoriser l’inclusion financière dans un cadre plus fiable que les pratiques informelles.
L’utilisation de Save repose sur la création de groupes d’épargne où les membres définissent des objectifs financiers communs, épargnent régulièrement et se soutiennent mutuellement. Ces groupes peuvent être accompagnés par des agents formés. Chaque utilisateur peut appartenir à plusieurs groupes à la fois, ce qui lui permet de poursuivre différents objectifs financiers. Tous ses engagements sont pris en compte dans l’évaluation des prêts et la constitution de sa note de crédit.
Grâce à Save, il est possible de solliciter un prêt directement depuis l’application, avec une réponse et un décaissement quasi immédiats. Le crédit peut provenir du groupe lui-même, de proches ou de partenaires financiers. Le comportement des membres (régularité de l’épargne, ponctualité des remboursements, gestion des pénalités, etc.) contribue à bâtir une note de crédit individuelle et collective.
Outre l’épargne et le crédit, la plateforme facilite également l’envoi d’argent à ses proches ainsi que le paiement de factures (électricité, eau, abonnements télévisuels, etc.). Elle permet aussi de créer des cartes virtuelles pour effectuer des achats en ligne en toute sécurité. Save est accessible via une application mobile ou par un code court (*777#), donnant ainsi accès aux services essentiels même sans smartphone ni connexion Internet.
Shema Steve est diplômé de la National University of Rwanda, où il a obtenu en 2014 une licence en gestion de l’environnement. Entre 2020 et 2022, il a siégé au comité consultatif de la Khalifa University aux Émirats arabes unis.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Au croisement de la tech et de l’immobilier, il construit une passerelle entre un marché saturé d’intermédiaires et des citoyens en quête de transparence dans l’accès au logement.
Kelvin Nyame (photo) est un entrepreneur technologique ghanéen. Il est cofondateur et directeur général de MeQasa, une plateforme en ligne qui met en relation les personnes à la recherche d’un logement ou d’un bien immobilier avec des propriétaires et des professionnels du secteur.
Fondée en 2013 par Kelvin Nyame et Rashad Seini, MeQasa s’est imposée comme une référence sur le marché immobilier ghanéen. La plateforme répertorie des milliers de biens disponibles à la location ou à la vente, qu’il s’agisse de logements résidentiels, de bureaux ou de terrains. Présente dans les principales villes du pays, notamment Accra, Tema, elle constitue aujourd’hui un point de départ pour toute recherche immobilière au Ghana.
MeQasa aide les particuliers comme les entreprises à trouver un bien correspondant à leurs besoins et à leur budget. Les utilisateurs peuvent consulter une vaste sélection d’annonces, comparer les offres et obtenir une vision claire du marché sans avoir à se déplacer à répétition.
La start-up collabore étroitement avec des propriétaires, des courtiers et des agences immobilières pour publier des fiches détaillées, régulièrement mises à jour. La plateforme facilite la mise en relation et les échanges entre acheteurs, locataires potentiels et vendeurs. Au‑delà de la simple mise en ligne d’annonces, MeQasa propose également un accompagnement hors ligne et dispense des conseils sur le marché immobilier ghanéen, afin de guider les particuliers dans leurs démarches.
Kelvin Nyame est diplômé de la Kwame Nkrumah University of Science and Technology de Kumasi au Ghana où il a obtenu en 2010 un bachelor en mathématiques et statistiques, avec des modules en probabilités, économie et mathématiques abstraites. Entre 2011 et 2013, il était un entrepreneur en formation au sein de la Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST) au Ghana.
Mechior Koba
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Il veut donner aux enfants les moyens d’expérimenter, d’imaginer et d’apprendre autrement. Sa démarche mêle technologie, apprentissage et autonomie des jeunes apprenants africains.
Rachid Ali Osinachi (photo) est un designer d’objets industriels et entrepreneur béninois. Il est le directeur général de Steamy Academy, une entreprise de technologies éducatives qu’il a fondée avec Térakh Sourokou, Gildas Chabi Chadrac et Maryam Ali Gadzama. Steamy conçoit un écosystème complet d’apprentissage des sciences et du numérique destiné aux enfants.
Le projet STEAMY voit le jour en 2016, lorsque Rachid Ali Osinachi commence à développer ses premiers prototypes de cartes électroniques adaptées à l’enseignement des STEAM (sciences, technologie, ingénierie, arts et mathématiques). En parallèle, il anime des formations et constate un besoin urgent d’outils pédagogiques accessibles, pratiques et adaptés aux réalités locales.
« Si vous avez fait le collège ou le lycée ici, vous avez probablement été confronté à des laboratoires de physique ou de technologie peu ou pas équipés, à des salles informatiques sans ordinateurs, voire à l’absence totale de salles dédiées, faute de budget pour mettre en place ces infrastructures souvent très coûteuses », a-t-il confié à We Are Tech Africa.
Steamy propose un parcours d’apprentissage progressif et concret. Avec Steamy Learn, sa plateforme d’e-learning, les enfants découvrent pas à pas les bases des sciences, de l’électronique, de la robotique et du numérique. Grâce aux kits STEAMY, ils apprennent, dès l’âge de six ans, à construire, manipuler et tester leurs propres créations, transformant la théorie en expérience pratique. Enfin, Steamy Events complète cet univers. À travers des ateliers, des compétitions et des événements, les enfants sont amenés à collaborer, développer leur créativité et relever des défis réels et actuels.
Issue en 2025 de la pépinière Tech It All, fondée en 2020 par Rachid Ali Osinachi, Steamy Academy a rejoint la même année la deuxième cohorte du Mastercard Foundation EdTech Fellowship. La start-up a déjà formé plus de 10000 apprenants et vendu plus de 500 kits. Elle prévoit d’étendre ses activités au Togo, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Niger d’ici 2028.
Hormis cette aventure, Rachid Ali Osinachi a cofondé en 2017 Adiyeaba, une start-up de technologie agricole spécialisée dans les systèmes de contrôle intelligents et connectés, où il a occupé le poste de directeur technique jusqu’en 2020. Diplômé de l’École de design Nantes Atlantique, il y a obtenu en 2025 un master en design digital.
Entre 2017 et 2019, il a également été chef de projet au WoeLab, un laboratoire d’innovation sociale et technologique basé au Togo. En parallèle, il a travaillé comme consultant au Blolab Bénin, un atelier de fabrication numérique, et comme concepteur 3D à l’Agence DYS, une agence de marketing digital (2018–2020).
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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