Intégrer l'automatisation sans alourdir les budgets de recherche et développement est le nouveau défi des organisations modernes. À travers ses initiatives, ce Tunisien démocratise l'usage de l’intelligence artificielle.
L'entrepreneur technologique tunisien Mohamed Khoueja (photo) est cofondateur et directeur général d'ExpyAI. Lancée en 2023, cette plateforme permet aux entreprises d'exploiter la puissance de l'intelligence artificielle et de leurs données sans nécessiter de compétences techniques particulières.
Grâce à une approche « no-code », ExpyAI offre la possibilité de concevoir des outils intelligents, d'automatiser des tâches et d'optimiser les processus de travail. La startup ambitionne ainsi de démocratiser l'IA en répondant aux besoins concrets des organisations, qu'il s'agisse de gagner du temps ou d'améliorer la gestion de l'information.
Au cœur de la solution se trouve le déploiement d'agents intelligents conçus pour assister les équipes dans diverses missions quotidiennes. Ces assistants virtuels peuvent être configurés sur mesure pour traiter des données, répondre à des requêtes spécifiques et réduire les efforts manuels répétitifs.
ExpyAI se positionne également comme un levier de valorisation des données internes de l'entreprise. En transformant ces flux d'informations en véritables ressources stratégiques, la plateforme fluidifie les flux de travail et simplifie la prise de décision.
Parallèlement à cette activité, Mohamed Khoueja a cofondé Kidin en février 2026. Cette plateforme éducative et ludique s'appuie elle aussi sur l'intelligence artificielle pour générer des contenus personnalisés, offrant à chaque enfant la chance de devenir le héros de ses propres histoires.
Melchior Koba
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Automatiser les tâches chronophages pour libérer le potentiel des équipes est devenu le nouveau crédo des entreprises modernes. C’est le pari audacieux d’un ancien spécialiste des chiffres, aujourd’hui à la tête d’une solution technologique prometteuse.
Comptable de formation et entrepreneur sud-africain, Thabo Leotlela (photo) a choisi de mettre les technologies de pointe au service de la gestion d’entreprise. Il est fondateur et directeur général de Synapes AI, une start-up conçue pour automatiser la communication client et optimiser les interactions numériques des organisations.
Fondée en 2024, Synapes AI repose sur l’intégration de chatbots intelligents omnicanaux. L’objectif principal de la start-up est de fluidifier l’expérience utilisateur en garantissant des réponses instantanées, tout en automatisant les échanges répétitifs qui encombrent souvent les services après-vente.
En centralisant les flux de discussion sur une interface unique, la solution assure une communication continue et cohérente, accessible 24 heures sur 24. Les clients peuvent ainsi interagir à tout moment avec les marques, sans redouter la moindre interruption de service.
Au-delà du simple support client, la plateforme s’impose comme un véritable outil de prospection commerciale. Elle participe activement à la génération de leads en interagissant de manière autonome avec les visiteurs, qualifiant leurs besoins et collectant des données stratégiques dès le premier contact.
La force de Synapes AI réside également dans son approche multicanale. Les conversations migrent d’un support à un autre (par exemple, d’un site web à une application de messagerie instantanée) sans aucune perte d’information pour l’utilisateur.
En prenant en charge les tâches chronophages comme la foire aux questions, la prise de rendez-vous ou le recueil de données de base, l’outil soulage les équipes humaines. Les collaborateurs peuvent ainsi se recentrer sur les missions à forte valeur ajoutée.
Cette expertise en optimisation, Thabo Leotlela la puise dans un solide parcours en gestion. Il est comptable certifié par l’Institut des experts-comptables en management agréés (CIMA). Il a commencé sa carrière professionnelle en 2013 au sein du City Lodge Hotel Group en Afrique du Sud. Il a ensuite enrichi son expérience financière au sein de plusieurs structures, notamment chez AMIS, une entreprise du secteur minier, avant de basculer avec succès dans l’entrepreneuriat technologique.
Melchior Koba
Du secteur des assurances aux fintechs dédiées à l’énergie propre, il trace sa voie. Le Zimbabwéen déploie une infrastructure numérique qui optimise la distribution de technologies propres dans plusieurs pays d’Afrique australe.
Simbarashe Gwenzi (photo) est un entrepreneur panafricain zimbabwéen. Il est cofondateur et directeur général de SoshoPay, une entreprise technologique qui développe des outils numériques destinés à faciliter l’accès à l’énergie propre et aux équipements productifs en Afrique.
Fondée en 2023, la start-up est basée au Royaume-Uni, et déploie aujourd'hui ses solutions au Zimbabwe, en Afrique du Sud et en Zambie. Sa plateforme permet à ses partenaires de gérer l'intégralité du parcours client, depuis l'inscription initiale jusqu'au suivi des paiements et de l'utilisation des machines. Dans ce modèle, les partenaires conservent la responsabilité du financement, de la distribution des produits et de la relation commerciale.
Pour optimiser cette gestion, SoshoPay intègre des outils d'enregistrement, des systèmes de suivi des équipements et des tableaux de bord analytiques. Ces fonctionnalités offrent aux institutions financières et aux distributeurs une visibilité inédite sur les habitudes de consommation et de paiement de leurs usagers, leur permettant d'affiner leurs services et de prendre des décisions stratégiques plus éclairées.
La surveillance à distance des installations financées constitue un autre atout majeur de la plateforme, aidant les partenaires à rationaliser leurs opérations techniques. De plus, SoshoPay propose des outils d'intégration fluides qui se connectent directement aux systèmes de paiement et aux infrastructures logicielles déjà existantes chez ses clients.
Axée sur l'émancipation économique des petites structures, l'entreprise affiche déjà des résultats concrets. Selon les données de son site institutionnel, la plateforme a permis d'accompagner plus de 568 petites et moyennes entreprises, dont la moitié sont dirigées par des femmes. Elle assure le suivi de plus de 400 000 dollars d'actifs et maintient un taux de réussite des paiements exceptionnel de 98 %.
Profil d'un financier devenu serial entrepreneur de la tech
Le parcours de Simbarashe Gwenzi combine une expertise fine de la finance et de la tech. Il est diplômé de l’Université du Zimbabwe où il a obtenu en 2014 un bachelor en économie. Il est aussi titulaire d’un master en sciences actuarielles, gestion des risques et assurance obtenu en 2018 à la National University of Science and Technology.
Sa carrière débute dès 2012 en tant qu'analyste des risques de crédit chez KM Financial Solutions. Il met ensuite ses compétences au service du secteur des assurances en devenant analyste de données chez Heritage Life en 2018, avant d'occuper un poste similaire chez le commerçant Verimark entre 2020 et 2021.
Parallèlement à sa carrière de cadre, l'homme d'affaires a multiplié les initiatives entrepreneuriales. Dès 2016, il cofonde Nanosoft IT Solutions, une entreprise technologique qu'il dirige jusqu'en 2021. Toujours engagé dans l'écosystème du financement, Simbarashe Gwenzi est également le fondateur et membre du conseil d'administration de YEC Fund, une institution de microfinance dédiée au soutien des entreprises.
Melchior Koba
Établi aux États‑Unis, il positionne sa société sur le segment stratégique du conseil en technologies et en cybersécurité. Il structure la performance et la sécurité informatique des entreprises.
Paul Mponzi (photo), consultant en intelligence d’entreprise et expert congolais en data établi aux États‑Unis, est cofondateur et directeur général de TCE Global, une entreprise de services du numérique qu’il guide dans l’accompagnement stratégique des organisations.
Fondée en 2007, TCE Global déploie des solutions sur mesure pour stabiliser, sécuriser et optimiser les environnements informatiques de ses clients. La société se distingue notamment dans la gestion des infrastructures, la continuité d’activité en cas de crise et l’intégration de technologies innovantes.
Son offre globale englobe la gestion des systèmes, le cloud computing, la mobilité numérique et le conseil en transformation digitale. À travers ces différents leviers, la structure ambitionne de booster les performances des entreprises en rationalisant leur écosystème technique.
Dans le secteur financier, TCE Global modernise les opérations bancaires, fluidifie les systèmes de paie et aide les compagnies d’assurance à valoriser leurs données pour rester compétitives. Le cabinet d’ingénierie se positionne également auprès des acteurs industriels. Grâce à des solutions poussées en cybersécurité et en analyse de données, il permet aux fabricants de moderniser leurs chaînes de production et de renforcer leur résilience face aux mutations du marché.
Enfin, l’entreprise collabore activement avec le monde médical, incluant les centres hospitaliers, l’industrie pharmaceutique et les pionniers de la télémédecine. L’objectif est de moderniser l’infrastructure informatique pour accélérer l’innovation en santé.
Paul Mponzi a jeté les bases de son expertise à la West Virginia University, d’où il est sorti diplômé en 2002 d’une licence en ingénierie informatique. Sa carrière professionnelle démarre dès sa sortie de l’université chez Paychex, un géant de la gestion de paie, où il exerce les fonctions d’administrateur de bases de données. Entre 2008 et 2011, il met ses compétences au service de l’University of North Texas Health Science Center and UNT Health en qualité d’analyste de données.
Melchior Koba
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Percevoir ses revenus depuis l’étranger demeure un parcours du combattant pour les travailleurs indépendants. Ce Camerounais a conçu une solution qui dote les professionnels locaux de coordonnées bancaires en dollars et en euros pour fluidifier les virements internationaux.
Jonathan Tchuente (photo), entrepreneur et expert technologique camerounais, est cofondateur de SupraPay, une plateforme financière innovante conçue pour permettre aux travailleurs indépendants, créateurs de contenu, consultants et entreprises du continent de recevoir sereinement des paiements depuis l’étranger.
Fondée en 2024, SupraPay s’adresse directement aux professionnels collaborant avec des clients internationaux ou utilisant des plateformes mondiales de travail indépendant. Qu’il s’agisse de revenus publicitaires, de contrats directs hors du continent ou de services de gestion d’équipes à distance, la plateforme simplifie la collecte de ces ressources financières.
Pour y parvenir, la plateforme met à disposition de chaque utilisateur des coordonnées bancaires internationales dédiées en dollars ou en euros. Les bénéficiaires africains peuvent ainsi recevoir des virements comme s’ils possédaient un compte local dans ces zones géographiques, éliminant ainsi les barrières traditionnelles du commerce transfrontalier.
Une fois les fonds reçus, le système assure leur conversion et leur transfert immédiat vers les services de portefeuille mobile locaux. SupraPay garantit un suivi transparent des opérations et une rapidité d’exécution optimale, la majorité des retraits étant traitée en moins d’une heure.
Parcours professionnel et académique
Ingénieur logiciel formé à l’Institut universitaire de la Côte au Cameroun, Jonathan Tchuente possède une solide expertise technique. Il occupe actuellement le poste d’ingénieur en développement, sécurité et exploitation informatique (DevSecOps) chez ZedPay, une entreprise technologique basée au Niger.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2020 au sein de Jaba Space, un espace collaboratif dédié aux entrepreneurs, où il officiait comme ingénieur en développement et exploitation informatique (DevOps). Par la suite, il a affiné ses compétences et mis son expertise au service de structures de premier plan.
Il a ainsi exercé successivement les fonctions d’ingénieur DevOps pour la plateforme financière Payunit, pour l’entreprise d’ingénierie logicielle Zerofiltre, ainsi qu’au PKFokam Research Center, un centre d’excellence spécialisé dans la recherche technologique et l’innovation.
Melchior Koba
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Il redéfinit la manière dont les Éthiopiens gèrent leurs communications quotidiennes. Grâce à l’intelligence artificielle, sa solution entend transformer radicalement les interactions textuelles et vocales.
Kidus Yared (photo), informaticien et entrepreneur technologique éthiopien, est le fondateur et directeur général de Hasab AI, une plateforme conçue pour simplifier la manière dont les personnes et les organisations travaillent avec la voix et le texte.
Fondée en 2024, Hasab AI s’adresse à la fois aux particuliers et aux entreprises. Depuis une interface unique, elle offre un accès simplifié à une suite complète d’outils dédiés à la gestion de la parole, de l’écriture et des communications numériques.
Parmi ses fonctionnalités phares, Hasab AI propose la conversion automatique d’enregistrements audio en texte. Ce service transforme rapidement les interviews, réunions, conférences ou podcasts en documents écrits, fluides et prêts à l’exploitation.
Pour briser les barrières linguistiques, la start‑up intègre également un service de traduction et un agent conversationnel dopé à l’intelligence artificielle. Enfin, une solution de synthèse vocale permet de convertir instantanément n’importe quel texte écrit en une voix naturelle.
Ingénieur logiciel diplômé de l’université des sciences et technologies d’Addis‑Abeba, Kidus Yared fait ses premières armes en 2020 comme stagiaire chez Adika Taxi Services. En 2021, il rejoint la fintech Chapa où il a notamment été ingénieur logiciel et responsable de l’ingénierie et des opérations techniques.
Fort de ces expériences, il a également mis ses compétences au service du développement international. Entre 2024 et 2025, il a officié comme consultant en développement logiciel pour l’International Livestock Research Institute (ILRI), une organisation engagée dans l’amélioration des conditions de vie des populations par l’élevage.
Melchior Koba
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Le marché de l’approvisionnement agricole pour les professionnels souffre historiquement d’une opacité des prix et d’intermédiaires coûteux. Structurer ces flux commerciaux grâce au numérique constitue l’objectif de cette entrepreneure.
L’entrepreneure kényane Cherotich Rutto (photo), experte en science des données, transforme la chaîne d’approvisionnement agricole en Afrique de l’Est. Elle a fondé en 2023 Tawi, dont elle est la directrice générale, une start‑up spécialisée dans la commercialisation de produits frais.
La plateforme Tawi réduit le rôle des intermédiaires en reliant directement les producteurs locaux aux acheteurs institutionnels. Parmi ses clients figurent des hôtels, des restaurants, des écoles, des hôpitaux, des services de restauration et des commerces alimentaires. À travers cette initiative, la dirigeante ambitionne de rendre le commerce agricole plus fluide, transparent et équitable pour tous.
Pour les acheteurs professionnels, Tawi propose un système de commande en ligne qui simplifie la gestion des stocks. Les tarifs sont affichés en toute transparence et la jeune entreprise garantit des livraisons rapides à travers plusieurs régions du Kenya. Ce dispositif permet aux acteurs de la restauration de gagner un temps précieux tout en sécurisant leurs sources d’approvisionnement.
Du côté des exploitants, la solution numérique offre un débouché commercial régulier et des rémunérations plus justes. Au‑delà de la simple mise en relation, Tawi accompagne les agriculteurs par des conseils techniques et des outils pour optimiser leur production. Cet appui global vise à accroître durablement les rendements et à réduire drastiquement le gaspillage post‑récolte.
Un solide ancrage académique et financier
Avant de se lancer dans l’agritech, Cherotich Rutto a bâti un solide profil académique. Elle est diplômée de la Delhi University en Inde où elle a obtenu en 2005 un bachelor en économie, commerce et anglais. Elle est titulaire d’un master en administration des affaires obtenu en 2014 à l’Université internationale des États‑Unis en Afrique et d’un diplôme en data science obtenu en 2020 à la London School of Economics and Political Science.
Son parcours professionnel débute dès 2001 au sein de la filiale kényane de Barclays. En 2006, elle rejoint la Standard Chartered Bank, où elle évolue comme représentante commerciale puis responsable produit. Elle enrichit son expérience panafricaine en 2015 au Ghana, en prenant la direction des opérations commerciales et des ventes de la société financière afb.
Un an plus tard, forte de cette expertise sectorielle, elle retourne chez Standard Chartered Bank au Kenya. Elle y exercera les fonctions de responsable de produit jusqu’en 2020.
Melchior Koba
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Allier intelligence artificielle et outils du quotidien pour fluidifier les embauches, c’est le pari de cet entrepreneur togolais. Entre gestion de projets d’envergure et vision d’avenir, son profil illustre la nouvelle dynamique de l’écosystème numérique régional.
Etepe Anahlui (photo) est un expert togolais en transformation numérique et un entrepreneur technologique. Il est un cofondateur et le directeur général de Karaba, une infrastructure d’intelligence artificielle conversationnelle spécifiquement dédiée au marché de l’emploi sur le continent.
Pour révolutionner les méthodes d’embauche traditionnelles, Karaba croise la puissance de l’IA avec un vivier unique de compétences locales. La force de l’outil réside dans son accessibilité : un agent conversationnel guide les candidats directement sur WhatsApp pour concevoir leur profil, détailler leurs compétences et préciser leurs disponibilités. Ce système simplifie radicalement l’accès aux opportunités économiques, tant pour les professionnels résidant en Afrique que pour ceux de la diaspora.
Du côté des entreprises, le processus s’avère tout aussi intuitif. Les recruteurs transmettent ou téléchargent simplement leur fiche de poste sur la plateforme. L’algorithme de Karaba prend ensuite le relais pour analyser des milliers de profils vérifiés et sélectionner les profils les plus qualifiés. Les recruteurs pilotent l’ensemble du suivi et collaborent avec leurs équipes depuis un tableau de bord centralisé.
En s’appuyant sur une base de données de plus de 50 000 candidats, la jeune pousse technologique étend déjà son influence à l’échelle continentale. Ses services couvrent plus de 20 pays africains, parmi lesquels des marchés clés comme le Sénégal, le Ghana, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Kenya.
Un parcours entre entrepreneuriat et expertise technique
En parallèle de l’aventure Karaba, Etepe Anahlui met son expertise au service de Quarantes, un cabinet togolais spécialisé en intelligence stratégique. Il y cumule les fonctions d’associé gérant, d’architecte fonctionnel senior et de chef de produit IA, consolidant ainsi sa vision transversale de la tech.
Cette double casquette s’appuie sur de solides fondations académiques. Diplômé de l’Université de Lomé où il a obtenu en 2022 une licence en sciences et technologies, il a décroché deux ans plus tard une licence en transformation numérique à l’École supérieure de commerce et d’économie numérique. En 2025, il a parachevé son cursus en France à l’Institut Mines‑Télécom Business School, où il a décroché un certificat d’aptitude professionnelle en data intelligence.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2024 comme superviseur TIC du projet WURI, le programme d’identification biométrique de l’État togolais. Plus récemment, entre novembre 2025 et février 2026, il était le gestionnaire du portefeuille de projets informatiques de MAONO, un cabinet indépendant de conseil en stratégie et en développement de solutions technologiques.
Melchior Koba
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L’adressage reste l’un des maillons faibles des infrastructures urbaines dans plusieurs pays de la région, pénalisant les commerçants de proximité. Pour y remédier, un Sénégalais propose un outil simple, capable de créer une identité géographique.
L’ingénieur et entrepreneur sénégalais Mouhamadou Sall (photo) s’est donné pour mission de résoudre le casse‑tête de la localisation en Afrique. Il est le fondateur et directeur général de NIMA Codes, une plateforme qui simplifie l’identification et le partage d’adresses, particulièrement dans les régions dépourvues de système d’adressage officiel.
Fondée en 2019, NIMA Codes propose une solution intuitive adaptée aux zones grises de la cartographie urbaine. Pour enregistrer un emplacement, qu’il s’agisse d’un domicile ou d’un bureau, l’utilisateur n’a qu’à prendre une photo du lieu. L’application se charge ensuite d’associer les coordonnées géographiques nécessaires pour rendre l’endroit facilement identifiable et partageable.
La start‑up mise avant tout sur la simplicité. Au lieu de se lancer dans de longues descriptions d’itinéraires, l’utilisateur peut associer directement son adresse à son numéro de téléphone. Pour optimiser l’expérience, NIMA Codes intègre également une messagerie destinée à faciliter les interactions avec les services et commerces de proximité.
Au fil du temps, la plateforme a développé un véritable écosystème de services complémentaires. Elle intègre désormais NIMA Shop, qui permet aux commerçants de créer gratuitement une boutique en ligne, ainsi que NIMA Pay, une solution pour envoyer, recevoir et gérer des transactions financières.
Un parcours d’ingénieur entre le Canada et les États‑Unis
Parallèlement à ses activités entrepreneuriales, Mouhamadou Sall met ses compétences au service de Clearly AI. Au sein de cette entreprise technologique américaine, il occupe le poste d’ingénieur pour automatiser les revues de conception, les modèles de menaces et les évaluations de sécurité.
Ce profil s’appuie sur une solide formation académique internationale. Le parcours du fondateur de NIMA Codes a commencé à l’Université du Sahel, au Sénégal, où il a obtenu un diplôme en physique, avant de compléter sa formation au Canada par un diplôme d’ingénieur en informatique à Polytechnique Montréal.
Avant de lancer sa propre structure, Mouhamadou Sall a forgé son expérience au sein d’entreprises technologiques nord‑américaines. Il a notamment exercé comme ingénieur chez le spécialiste canadien de la reconnaissance vocale Nuance Communications, entre 2017 et 2018, puis chez la société américaine de technologie hôtelière Sonder, de 2019 à 2025.
Melchior Koba
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Obtenir des données de terrain fiables sans engager des budgets colossaux reste un défi majeur pour les décideurs. En Algérie, une approche basée sur des réseaux d’enquêteurs mobiles et des protocoles de contrôle stricts s’impose pour moderniser l’accès à l’intelligence économique.
Entrepreneur algérien, Abdelbasset Meghraoui (photo) est le fondateur et directeur général de Survision, une entreprise algérienne spécialisée dans la collecte et l’analyse de données de marché. Son objectif est d’aider les organisations à mieux comprendre les consommateurs et leur environnement grâce à des informations recueillies directement sur le terrain.
En s’appuyant sur une application mobile intuitive, Survision, fondée en 2025, pilote un vaste réseau d’enquêteurs déployés à travers plusieurs régions du pays. Cette approche connectée permet de s’affranchir des logistiques lourdes et des coûts prohibitifs des sondages traditionnels, offrant ainsi aux organisations une agilité inédite dans la récolte d’informations de proximité.
L’entreprise accorde une importance particulière à la qualité des informations collectées. Avant de participer aux enquêtes, les enquêteurs reçoivent une formation spécifique et doivent passer des évaluations destinées à vérifier leur maîtrise des procédures. Cette préparation vise à garantir une collecte cohérente et à réduire les risques d’erreurs ou de biais dans les résultats obtenus.
En aval, l’entreprise a développé des mécanismes de contrôle stricts afin de sécuriser la fiabilité des données en temps réel. Des systèmes d’audit traquent les moindres anomalies durant les sessions de collecte, tandis que des outils de géolocalisation garantissent la stricte conformité géographique des enquêtes pour éliminer tout risque de biais ou de fraude.
Un profil tech et créatif ancré dans l’écosystème étudiant
Ce sens de la structure et de l’innovation découle directement du profil de son fondateur. Actuellement étudiant en informatique à l’École supérieure en sciences et technologies de l’informatique et du numérique (ESTIN), Abdelbasset Meghraoui y siège également en tant que membre du conseil d’administration.
Son esprit d’entreprise s’est manifesté dès 2019, année où il lance sa carrière comme graphiste indépendant, avant de cofonder en 2020 la marque de vêtements streetwear AWT TEES. Cette fibre créative et managériale s’est ensuite consolidée entre 2022 et 2024 au sein de ByteCraft, le club scientifique de l’ESTIN, où il a grimpé les échelons comme responsable du design, puis coresponsable de département, avant d’en prendre la présidence.
Melchior Koba
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Face à l’explosion de la Big Data, de nombreux dirigeants cherchent la clé pour transformer leurs informations brutes en opportunités concrètes. C’est le défi relevé par cet Égyptien qui met l’intelligence artificielle au service de la performance et de la transition écologique des entreprises.
L’entrepreneur égyptien Youssef Sami (photo) s’est donné pour mission de transformer le capital de données des organisations en véritables leviers de croissance. À travers Datalentech, une entreprise qu’il a fondée en 2025, ce spécialiste de la tech ambitionne de convertir les données brutes des entreprises en solutions décisionnelles et en processus automatisés.
Conçue comme un laboratoire d’intelligence artificielle, sa structure repose sur un triptyque stratégique : la donnée comme matière première, les talents tech comme moteur de transformation, et l’innovation technologique comme produit final évolutif. Qu’il s’agisse de grands groupes ou de structures en forte croissance, Datalentech déploie une large gamme d’expertises allant de la définition de stratégies IA à la création de modèles prédictifs, en passant par le développement d’assistants conversationnels et la gestion d’infrastructures Big Data. L’objectif est de maximiser l’efficacité opérationnelle, réduire les coûts et identifier de nouveaux relais de croissance pour ses partenaires.
De la tech agricole aux technologies circulaires
Parmi les innovations marquantes de l’entreprise figure PAULA, une plateforme spécifiquement développée pour le secteur avicole. Cet outil permet aux acteurs de la filière d’anticiper les performances des élevages, d’optimiser les marges et de planifier finement la production, le tout épaulé par un assistant intelligent qui émet des alertes précoces et des recommandations de gestion.
Au‑delà de Datalentech, Youssef Sami coiffe également la casquette de directeur technique et cofondateur d’Environ‑Adapt, une entité dédiée aux technologies circulaires. Il est aussi le conseiller technologique de la start‑up de santé numérique MedTech Solutions Egypt.
Cette polyvalence s’appuie sur un solide parcours académique et professionnel. Youssef Sami est diplômé de l’Université américaine au Caire où il a obtenu en 2010 un bachelor en informatique et gestion d’entreprise. Il est aussi titulaire d’un master en analyse de données d’entreprise et Big Data obtenu en 2018 à l’IE School of Science and Technology en Espagne.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2011 dans l’entreprise technologique américaine Schlumberger, où il a successivement été ingénieur en solutions numériques de production. En 2020, Youssef Sami rejoint l’entreprise énergétique américaine Sensia Global, où il a occupé les postes de responsable de l’équipe de solutions numériques en Égypte puis de responsable régional des solutions numériques en Afrique et au Moyen‑Orient. De 2022 à 2024, il était le directeur technique d’Intro Sustainable Resources, un développeur et exploitant de projets écologiques.
Melchior Koba
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Il transpose l’écosystème scolaire dans le cloud. En basant son école virtuelle sur les programmes officiels ouest‑africains, il propose un modèle d’apprentissage individualisé visant à s’affranchir des contraintes géographiques.
Richard Duodu (photo) est un entrepreneur éducatif ghanéen. Il est le fondateur et le responsable principal de la recherche en intelligence artificielle de Metaschool AI, une école secondaire virtuelle qui veut rendre l’éducation accessible à tous.
Fondée en 2020, Metaschool AI s’attaque notamment au manque d’enseignants, à la surcharge des salles de classe, à l’insuffisance des ressources pédagogiques et aux interruptions fréquentes du parcours scolaire. La plateforme cherche ainsi à maintenir les élèves engagés dans leurs études tout au long de l’année, même lorsqu’ils sont éloignés de l’école.
L’établissement propose un environnement scolaire entièrement numérique. Les élèves suivent des cours interactifs, réalisent des exercices, passent des évaluations et bénéficient d’un suivi continu de leurs progrès. Chaque parcours est adapté au rythme d’apprentissage de l’élève afin de l’aider à renforcer ses acquis et à progresser dans les matières où il rencontre des difficultés.
Contrairement à une simple plateforme de cours en ligne, Metaschool AI met également l’accent sur l’accompagnement humain. Des enseignants, mentors et conseillers interviennent régulièrement pour animer des séances en direct, répondre aux questions des apprenants et les aider à préparer leurs examens. Cette combinaison entre soutien humain et outils numériques vise à offrir un encadrement plus complet aux élèves.
La plateforme couvre plusieurs programmes scolaires et examens reconnus en Afrique de l’Ouest ainsi qu’à l’international. Les apprenants ont accès à des cours conformes aux programmes officiels, à des exercices pratiques, à des questions d’examens antérieurs et à des évaluations destinées à mesurer leur niveau de préparation.
Cette fibre entrepreneuriale et technologique ne date pas d’aujourd’hui pour Richard Duodu. En 2018, il s’était illustré en fondant Finance Mobile, une start‑up bancaire entièrement numérique et dépourvue d’agences physiques, dédiée à la fourniture d’outils financiers fiables pour les entreprises.
Titulaire d’un Bachelor of Applied Arts and Sciences obtenu à l’Université de Pennsylvanie aux États‑Unis, il a fait ses armes entre 2014 et 2017 au sein de la start‑up ghanéenne d’apprentissage en ligne du codage Nieltin. Il y a successivement travaillé comme responsable des opérations puis directeur général.
Melchior Koba
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Face à des consommateurs de plus en plus connectés, les entreprises africaines doivent réinventer d’urgence leur manière de communiquer. Fort d’une solide expertise médias, ce Sud‑Africain propose une solution pour centraliser et analyser tous les flux de communication.
Entrepreneur sud‑africain, Lindile Ndube (photo) est le fondateur et directeur général de SupaChat, une jeune pousse lancée en 2025. Il s’est donné pour mission de simplifier, fluidifier et optimiser la communication entre les entreprises et leurs clients. Pour y parvenir, sa plateforme s’appuie sur une suite de trois solutions interconnectées.
Le premier volet de cet écosystème, baptisé Thuso, est entièrement dédié à la gestion de la relation client. Ce module centralise les flux de communication et permet de répondre aux requêtes, de traiter les commandes, de recueillir les doléances ou de fixer des rendez‑vous directement depuis des canaux populaires comme WhatsApp et les messageries instantanées des sites web.
En complément, la solution Khulu prend en charge la gestion des réseaux sociaux. Cet outil permet aux marques d’automatiser ou d’optimiser la publication de contenus, de réagir promptement aux commentaires ainsi qu’aux messages privés, consolidant ainsi leur visibilité et l’engagement de leur communauté numérique.
Enfin, le troisième service, Azi, se concentre sur l’analyse des données. En agrégant et en interprétant les informations issues des interactions clients, cette solution offre une compréhension fine des comportements et des tendances du marché, permettant aux décideurs de piloter leurs performances de manière plus stratégique.
Au‑delà de ce triptyque, SupaChat enrichit son offre globale en intégrant un espace de commerce électronique, une panoplie d’outils d’optimisation de l’expérience utilisateur et un dispositif publicitaire innovant conçu pour convertir instantanément les clics en conversations commerciales directes.
Cette maîtrise des dynamiques numériques et médias s’appuie sur la solide expérience de son fondateur. Titulaire d’un diplôme national en design graphique obtenu en 2006 à l’Université Nelson Mandela, Lindile Ndube commence sa carrière en 2007 comme responsable du design chez Paperclip Design.
Son profil s’oriente rapidement vers la gestion des médias lorsqu’il prend, en 2012, la direction des médias créatifs de Primedia Group. Il rejoint United Stations en 2015 en tant que responsable commercial, puis l’agence média PHD en 2021 comme responsable de la stratégie. Avant de se consacrer pleinement à l’aventure SupaChat, il occupait en 2025 le poste de directeur général de l’éditeur de médias britannique Naritive.
Melchior Koba
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À l’ère du numérique, retrouver un cliché de soi perdu parmi des milliers d’autres photos d’événements relève souvent du parcours du combattant. C’est ce défi que le Rwandais a décidé de résoudre.
Bonheur Iraguha (photo) est le fondateur de SomaPix, une plateforme qui révolutionne la recherche et le partage de photos événementielles. Qu’il s’agisse de mariages, de conférences, de compétitions sportives ou de réunions familiales, l’outil, fondé en 2025, s’adresse à toute personne souhaitant retrouver ses souvenirs en un clic.
Le fonctionnement du service brille par sa simplicité. L’utilisateur télécharge une simple photo de référence en guise de modèle. En quelques secondes, l’algorithme analyse l’ensemble des images de l’événement et identifie précisément celles où la personne apparaît. Une fois retrouvés, ces clichés peuvent être consultés, achetés, téléchargés ou partagés. Au‑delà des portraits individuels, SomaPix enrichit l’expérience collective en permettant de débusquer des photos de groupe, mettant ainsi en lumière les moments partagés avec des proches ou des collègues.
L’ambition de Bonheur Iraguha dépasse le cadre de la photographie. Elle s’étend également au cœur des enjeux technologiques et éducatifs du continent. Engagé auprès de la jeunesse, il coorganise Hack With Me, un hackathon annuel de programmation de 24 heures exclusivement dédié aux lycéens.
Bien avant le lancement de SomaPix, il s’était déjà illustré en 2023 en fondant Posinnove Tech, une start‑up de technologie éducative (EdTech) dont il est le directeur général. Son objectif est de combler le fossé technologique entre les programmes académiques traditionnels et les exigences réelles du secteur privé en matière de compétences numériques.
Le parcours de Bonheur Iraguha témoigne d’une ascension rapide et d’une polyvalence remarquable. Sa carrière débute en 2022 comme chargé de service client chez IBomis, une structure d’orientation pour les bacheliers. Rapidement repéré pour son leadership, il devient ambassadeur pour Lifesten Health en 2023, puis pour la plateforme ludique BAG l’année suivante.
En 2024, il élargit ses horizons internationaux en tant que consultant stagiaire pour StArfrica. Ce projet, financé par le ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie, vise à créer des ponts durables et à renforcer l’attractivité de l’Allemagne auprès des start‑up africaines.
Melchior Koba
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