Il redéfinit la manière dont les organisations dialoguent avec leurs publics grâce à un usage inédit de WhatsApp. Son approche combine simplicité, accessibilité et puissance technologique pour rapprocher les données du terrain.
Tim Treagus (photo) est un entrepreneur sud‑africain et diplômé en finance. Il est le fondateur de Yazi, une plateforme de sondages et d’études de marché qui permet de poser des questions directement sur WhatsApp, puis d’analyser les réponses dans une interface web claire et simple à utiliser.
Fondée en 2023, Yazi aide les entreprises, les agences et les chercheurs à mieux comprendre leurs clients, leurs marchés ou leurs bénéficiaires en utilisant WhatsApp comme principal canal de collecte. Plutôt que d’envoyer un questionnaire par e‑mail ou via un formulaire en ligne, les questions apparaissent dans une conversation WhatsApp, comme dans un échange ordinaire. Les participants répondent ainsi là où ils sont déjà actifs chaque jour.
Polyvalente, la plateforme s’adapte à différents types d’études : questions chiffrées, retours d’expérience approfondis, suivis dans le temps (journaux de bord), tests d’idées ou de concepts. Son objectif est de rendre la collecte de données plus rapide, plus proche du terrain et plus fidèle à la réalité des personnes interrogées.
Son fonctionnement est simple. Les équipes de recherche conçoivent d’abord leurs questionnaires dans l’interface en ligne de Yazi, de manière similaire à un outil de formulaires classique. Une fois le sondage prêt, il est diffusé sur WhatsApp : les personnes ciblées reçoivent une invitation à y répondre, parcourent les questions, saisissent ou sélectionnent leurs réponses directement dans la conversation, et peuvent mettre en pause ou reprendre plus tard si besoin.
Côté analyse, les équipes visualisent les résultats dans un tableau de bord interactif présentant graphiques, statistiques et exports de données brutes, accompagnés du profil des répondants. Yazi propose également une vue de suivi indiquant qui a terminé, qui est en cours et qui n’a pas commencé, afin de suivre la progression en temps réel et d’organiser les relances de manière intelligente.
En parallèle, Tim Treagus est aussi le cofondateur de Billo, une marque d’oreillers de plage lancée en 2018. Diplômé de l’Université du Cap en 2019 (bachelor en finance), il a suivi en 2020 une formation Udacity consacrée à la gestion de produits en intelligence artificielle.
Il commence sa carrière professionnelle en 2018 comme consultant chez Phaphama SEDI, une organisation sud‑africaine qui soutient le leadership, l’entrepreneuriat et le développement des petites entreprises. De 2020 à 2022, il occupe ensuite le poste de chef de produit au sein de The Delta, un écosystème dédié à l’innovation et à la création d’entreprises.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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En repensant la manière dont les écoles gèrent les paiements, il démontre qu’une innovation simple peut transformer tout un système. Avec sa vision pragmatique de la technologie, il rapproche les familles et établissements au quotidien.
Douglas Hoernle (photo) est un entrepreneur sud‑africain. Il est le fondateur et directeur général de Karri, une start-up qui veut simplifier, accélérer et sécuriser les paiements scolaires, sans nécessité de gérer de l’argent liquide.
Fondée en 2016, Karri permet aux établissements scolaires de créer, en quelques étapes, des demandes de paiement pour leurs activités, sorties, frais ponctuels ou collectes diverses. Une fois la demande émise, l’application envoie automatiquement des notifications et des rappels, guidant les parents pour qu’ils règlent leurs paiements en quelques secondes. Les écoles bénéficient ainsi d’un système fiable et régulier, qui réduit les retards, les oublis et la manipulation manuelle d’argent.
Pour les parents, Karri représente le moyen le plus simple et le plus sûr de payer l’école directement depuis leur téléphone. Finies les enveloppes confiées aux enfants ou les recherches de monnaie : l’application centralise les demandes, indique les montants et les échéances, et permet de tout régler instantanément.
La plateforme propose également une carte de paiement pour les élèves, reliée à l’application parentale. Elle aide les enfants à apprendre à gérer leurs dépenses dans un cadre sécurisé, sous la supervision des adultes. Les parents peuvent fixer des plafonds de dépense quotidiens et partager le contrôle de compte entre plusieurs responsables si nécessaire.
En parallèle, Douglas Hoernle est cofondateur et directeur de The Student Funding Company, une start-up lancée en 2023 dont la mission est de lever les barrières financières pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études au Royaume‑Uni. Il siège également au conseil d’administration de Manati Alternate Student Funding, un organisme de financement étudiant, et est membre de la section londonienne de l’Entrepreneurs’ Organization, un réseau international d’entrepreneurs.
Douglas Hoernle est titulaire d’un diplôme en finance obtenu à l’université du Cap. Entrepreneur en série, il fonde en 2010 sa première entreprise, The Wine Society, qui fournit au marché étudiant du Cap des vins personnalisés, qualitatifs et abordables, ainsi que des produits promotionnels. En 2012, il lance Rethink Education, un fournisseur de solutions d’apprentissage en ligne.
Deux ans plus tard, il cofonde Juggl, une application mobile multiplateforme qui offre des services de communication, de calendrier en temps réel, de diffusion de contenu et de paiement entre les écoles, les enseignants et les parents, tous secteurs confondus. En 2016, il fonde également Rippl Communicator, une application facilitant la communication interne en entreprise, et cofonde Merriment and Co., un fournisseur de boissons qu’il dirige jusqu’à sa vente en 2018.
Melchior Koba
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En misant sur la technologie comme levier d’émancipation, il relie innovation et engagement pour donner à la jeunesse congolaise les outils d’un avenir numérique.
Benjamin Kalombo Mukena est un développeur web congolais spécialisé dans le développement back-end. Il est cofondateur et directeur général de Goodben, une start-up informatique dont la mission est de « révolutionner le secteur technologique congolais, aider la jeunesse congolaise à contribuer au développement du pays et du continent africain ».
Fondée en 2020, Goodben conçoit et développe des solutions technologiques destinées à divers secteurs d’activité. Son objectif est d’innover et de proposer des produits et services qui soutiennent la croissance économique locale. L’entreprise accompagne les porteurs de projets depuis la phase de conception jusqu’à la mise en œuvre, avec la volonté de faire émerger de nouvelles entreprises.
Parmi ses initiatives, Goodben Educ aide les élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage, tandis que Amazing propose une boutique en ligne dédiée à la vente de vêtements et d’autres produits. L’entreprise a également lancé Aurore, une application web et mobile qui permet aux étudiants de la République démocratique du Congo de se connecter entre eux selon leurs centres d’intérêt.
D’autres projets notables incluent Smart Energy, une technologie expérimentale exploitant les énergies renouvelables pour produire de l’électricité, ainsi que Yekola, un programme de formation destiné aux jeunes Congolais. Ce dernier a pour objectif de développer les compétences entrepreneuriales des jeunes et renforcer leur contribution au développement du pays et du continent.
En parallèle, Benjamin Kalombo Mukena est architecte et développeur back-end chez Tinda, une plateforme intelligente de gestion de colis et de paiements conçue pour le marché africain. Il travaille également comme développeur back-end chez FENX, une société de services en ingénierie informatique accompagnant les organisations dans leurs processus de transformation numérique.
Diplômé de l’Université de Kinshasa, il y a obtenu en 2022 un bachelor en mathématiques et informatique, suivi d’une licence en ingénierie informatique en 2025. En 2022, il a travaillé comme stagiaire à la FBNBank RDC SA.
Melchior Koba
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Il repense la manière dont l’argent circule entre les pays. Son parcours international et sa vision traduisent une ambition : transformer durablement l’expérience des transferts pour les entreprises et les particuliers.
Blaise Buma (photo) est un entrepreneur et financier camerounais. Il est le cofondateur et directeur général de Kappa Pay, une plateforme qui permet aux entreprises et aux particuliers d’envoyer et de recevoir de l’argent de manière simple et sécurisée, au Cameroun comme vers de nombreux pays à travers le monde.
Fondée en 2021, Kappa Pay s’adresse à la fois aux entreprises souhaitant développer leurs activités à l’international et aux particuliers ayant besoin d’effectuer des transferts à l’étranger. Pour les entreprises, la plateforme facilite notamment les paiements de fournisseurs et la réception de règlements provenant de clients basés dans d’autres pays.
Le service se distingue par des coûts réduits, avec parfois aucuns frais de transaction et des taux de change plus avantageux que ceux proposés par les circuits bancaires traditionnels. Kappa Pay a démarré ses opérations au Cameroun et au Nigeria, les deux pays depuis lesquels il est actuellement possible d’envoyer de l’argent. À partir de ces marchés, les utilisateurs peuvent effectuer des transferts vers différents pays, notamment les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine et les Émirats arabes unis.
Pour utiliser Kappa Pay, il suffit de connecter un compte bancaire ou d’effectuer un dépôt en espèces afin d’alimenter son portefeuille. Cette flexibilité permet à chacun d’adopter le mode de transaction le plus adapté à sa manière de gérer son argent.
En parallèle, Blaise Buma est cofondateur d’Open Dreams Educational NGO, une organisation non gouvernementale fondée en 2014 à Bamenda, Cameroun, qui œuvre pour offrir des opportunités éducatives à des étudiants issus de milieux défavorisés.
Il est diplômé de la Washington and Lee University où il a obtenu un bachelor en mathématiques. Il a aussi étudié l’économie et la finance à la London School of Economics and Political Science, suivi d’un master en arts dans le cadre du programme Schwarzman Scholars, puis d’un MBA à la Harvard Business School.
Blaise Buma débute sa carrière professionnelle en 2015 en tant qu’analyste en placements chez Goldman Sachs aux États-Unis. De 2017 à 2019, il travaille comme professionnel de l’investissement au sein de CrossBoundary, une société d’investissement axée sur les marchés émergents.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans un univers où le numérique transforme tout, il a choisi un terrain inattendu : le foyer. À travers sa solution, il veut rendre l’aide domestique aussi accessible qu’un service numérique.
Chanda Phiri (photo) est un entrepreneur technologique zambien, ainsi qu’un stratège en croissance commerciale et marketing. Il est cofondateur et directeur général de CareHive Maid and Homecare Limited (CareHive), une plateforme de services à domicile qui met en relation les familles avec des aides domestiques qualifiées.
Fondée en 2025, CareHive ambitionne de faciliter l’accès à des professionnels fiables pour l’entretien du domicile et l’assistance à la vie quotidienne. L’entreprise propose un service de sélection de personnel domestique vérifié, permettant aux utilisateurs de choisir entre deux principales catégories : les maids (femmes de ménage) et les caregivers (assistants à domicile), selon les besoins spécifiques de chaque foyer.
L’expérience utilisateur repose sur un formulaire simple et intuitif. L’internaute y précise le type d’aide recherchée — entretien ménager ou accompagnement à domicile — avant d’accéder à une sélection de profils correspondant à ses critères. Ce processus clair et convivial vise à rendre la recherche d’assistance à domicile accessible à tous, tout en garantissant la fiabilité et la sécurité des prestataires proposés.
En parallèle, Chanda Phiri est conseiller en technologie et en développement d’équipe chez Mighty Fin Solutions, une entreprise spécialisée dans les services financiers numériques sur mesure. Entre 2024 et 2025, il a occupé le poste d’associé produit et croissance chez Zonka Farms, une plateforme numérique reliant les agriculteurs aux acheteurs et aux restaurants.
Il est titulaire d’un certificat en transformation numérique délivré par l’India School of Business. Il a également validé plusieurs cours certifiants sur Coursera, notamment en stratégie commerciale, innovation technologique, leadership, marketing et collaboration sociale.
Melchior Koba
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Dans un secteur encore peu touché par la transformation numérique, il mise sur la technologie pour redonner du pouvoir aux éleveurs africains. Son innovation vise à transformer durablement la manière de produire et de valoriser le lait sur le continent.
Daniel Litunya (photo) est un informaticien et entrepreneur technologique kényan. Il est le fondateur et directeur général de Dairy Sense, une entreprise qui aide les éleveurs laitiers africains à mieux vivre de leur activité en leur offrant un outil simple et rapide pour vérifier, directement à la ferme, la qualité du lait qu’ils produisent.
Fondée en 2024, Dairy Sense ambitionne de transformer l’élevage laitier en Afrique en mettant à la portée des petits producteurs une solution technologique capable de contrôler la qualité du lait sur place et de détecter précocement les maladies au sein du troupeau. L’objectif : réduire le gaspillage, augmenter les revenus des éleveurs et favoriser des troupeaux plus sains.
La start-up mise sur des tests de qualité du lait basés sur l’intelligence artificielle. Sa solution garantit un contrôle immédiat, directement à la ferme, avec une précision comparable à celle d’un laboratoire. Elle permet également une détection précoce de problèmes de santé tels que la mammite, limitant ainsi la propagation des maladies et protégeant la production. En parallèle, elle contribue à la réduction des pertes.
Mais Dairy Sense ne se contente pas de proposer un outil. L’entreprise accompagne aussi les éleveurs à travers des formations complètes visant à renforcer leurs compétences et leurs connaissances. Adoptée dans 47 comtés du Kenya, la solution revendique une précision de 98 % dans ses tests et affirme pouvoir accroître les revenus des producteurs de lait de près de 50 %.
En parallèle, Daniel Litunya est également développeur backend chez Kre8.Hub, une plateforme qui fournit aux créatifs africains les outils, ressources et infrastructures nécessaires pour développer, faire évoluer et monétiser leurs créations. Représentant des jeunes au Forum mondial de l’alimentation, il est titulaire d’un diplôme en informatique obtenu à l’Université internationale des États-Unis en Afrique.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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A l’heure où la digitalisation redéfinit les usages en entreprise, il mise sur la technologie pour transformer l’expérience d’accueil. Il transforme la gestion des visiteurs en levier d’efficacité et de modernité pour les organisations africaines.
Yoann Eddy Assohoun (photo) est un développeur de logiciels et entrepreneur ivoirien. Il est le fondateur et directeur général de Tanga Africa, une entreprise technologique spécialisée dans la gestion numérique des visiteurs et des flux de personnes pour les organisations et les événements.
Fondée en 2024, Tanga Africa a été conçue pour accompagner les entreprises de sécurité et moderniser l’accueil des visiteurs dans des environnements variés : bureaux, hôpitaux, écoles, événements professionnels ou culturels. La société propose une plateforme digitale qui remplace les anciens registres papier et les processus manuels par des outils modernes et automatisés.
Sa solution permet l’enregistrement numérique des visiteurs, offrant des processus d’arrivée rapides, une meilleure sécurité et un suivi optimisé des personnes présentes sur site. Grâce à une interface intuitive, Tanga Africa améliore l’expérience d’accueil et facilite la gestion des flux. La plateforme automatise le contrôle d’accès, la traçabilité des entrées et sorties, ainsi que la génération de rapports, aidant ainsi les entreprises à analyser leurs pics d’affluence.
L’entreprise propose également des fonctionnalités dédiées à la gestion d’événements : la gestion des RSVP (Répondez s’il vous plaît), l’auto-enregistrement via QR code (self check-in), et des outils de suivi en temps réel pour une organisation plus fluide et professionnelle.
Parallèlement à ses activités chez Tanga Africa, Yoann Eddy Assohoun occupe le poste de directeur technique chez Etudesk, une start-up qui facilite l’accès aux solutions technologiques éducatives pour les établissements d’enseignement en Afrique de l’Ouest.
Avant Tanga Africa, il a cofondé en 2018 Expat Orientation, qu’il a dirigée jusqu’en 2022. Cette agence accompagne les étudiants souhaitant poursuivre leurs études supérieures à Bangalore, en Inde. En 2023, il a également cofondé la fintech ivoirienne doo!, où il a occupé le poste de directeur technique.
Diplômé de l’Université de Bangalore, Yoann Eddy Assohoun y a obtenu en 2015 un bachelor en informatique, puis un master dans la même discipline au Presidency College en 2019.
En 2019, il devient ingénieur développeur et concepteur full stack junior chez Nexshore Technologies en Inde. En 2020, il rejoint Akil Technologies, basée aux États-Unis, en tant que développeur frontend. Il intègre la même année la fintech ghanéenne Noworri comme ingénieur web full stack, avant d’y être promu directeur technique en 2022.
De 2022 à 2025, il était le directeur national de PAL au Ghana, un système de traitement des paiements destiné aux entreprises francophones d’Afrique de l’Ouest et aux économies émergentes. En parallèle, entre 2024 et 2025, il exerce les fonctions d’ingénieur logiciel et de responsable technique chez INCUBTEK, une entreprise ivoirienne spécialisée dans le conseil, l’incubation d’entreprises et l’innovation technologique.
Melchior Koba
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Il imagine une nouvelle manière de faire circuler l’argent entre monnaies locales et numériques. Une vision qui redéfinit les usages de la cryptomonnaie dans la vie quotidienne.
Chibuotu Amadi (photo) est un entrepreneur et ingénieur logiciel nigérian. Il est cofondateur et directeur général de Paycrest, une infrastructure de paiement qui vise à rendre les transactions en cryptomonnaies aussi simples et accessibles que les paiements traditionnels, partout dans le monde, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.
Fondée en 2024, Paycrest a pour mission de démocratiser l’accès financier à travers des paiements fluides entre monnaies numériques et devises locales. L’entreprise ambitionne de réduire les frais, de simplifier les démarches et d’éliminer les frictions associées à l’utilisation quotidienne des cryptomonnaies.
Paycrest propose des outils ouverts qui permettent de régler ou de recevoir des paiements en crypto, tout en envoyant ou recevant de la monnaie locale sur des comptes et portefeuilles classiques. En coulisses, le système s’appuie sur un réseau de fournisseurs de liquidité pour transformer instantanément la valeur entre cryptomonnaies et monnaies traditionnelles, avec des coûts réduits. Ces outils sont pensés pour être utilisés par des particuliers, des commerçants en ligne, des entreprises ou des projets de finance décentralisée.
Entrepreneur en série, Chibuotu Amadi crée sa première entreprise en 2014 : SMSLeak, spécialiste des services SMS en masse au Nigeria. L’entreprise fournit des solutions d’envoi de messages à grande échelle pour la publicité, la promotion de ventes, les lancements de produits et la relation client.
En 2018, il cofonde Cura Network, où il occupe le poste de directeur technique jusqu’en 2022. Cette entreprise développe un système de santé mondial décentralisé réunissant diverses entités qui collaborent et partagent des données afin de promouvoir, restaurer et maintenir la santé.
Chibuotu Amadi est diplômé de l’University of Benin (Nigeria), où il a obtenu en 2016 un Bachelor en ingénierie informatique. En 2015, il effectue un stage d’ingénieur logiciel au Manipal Institute of Technology, en Inde.
En 2019, il rejoint Inkredo, une société financière indienne, en tant que développeur full stack. Parallèlement, il travaille chez Smarter.Codes, une entreprise spécialisée dans le développement logiciel. L’année suivante, il intègre ConsenSys, une société américaine proposant une suite de produits destinés à concevoir diverses solutions dans l’univers du Web3. De 2021 à 2023, il occupe le même poste chez Gitcoin, une organisation américaine engagée dans le financement de projets communautaires.
Melchior Koba
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Il redéfinit la manière dont les entreprises vendent et interagissent avec leurs clients. Son objectif est de rendre les équipes commerciales capables d’agir plus vite et de décider à partir de données fiables.
Ridha Mami (photo) est un entrepreneur technologique tunisien diplômé en finance. Il est le fondateur et le directeur général d’Addvocate, une plateforme qui aide les équipes commerciales à gagner en performance grâce à l’intelligence artificielle.
Fondée en 2024, Addvocate propose des conversations assistées permettant de mieux préparer et conduire les échanges avec les prospects, ainsi que des automatisations destinées à alléger les tâches répétitives. La plateforme offre une qualification fine des contacts, pour concentrer les efforts sur les meilleures opportunités, et assure une synchronisation fluide avec les outils de gestion de la relation client déjà utilisés.
Addvocate centralise les informations clés issues des différents outils de l’équipe (gestion des clients, comptes rendus d’appels, outils commerciaux) afin de fournir des synthèses personnalisées avant chaque rendez-vous, des idées de questions à poser et des suggestions de prochaines étapes. Elle accompagne ensuite tout le cycle du rendez-vous : enregistrement, synthèse après échange, suivi de la relation client et automatisation de la transition entre préparation et suivi.
La plateforme intègre également Nudge, son outil phare dédié à la gestion de la relation client. Conçu pour aider les équipes commerciales à mieux suivre leurs affaires et à prendre des décisions éclairées grâce à des données en temps réel, Nudge fonctionne en parfaite synergie avec Addvocate. Ensemble, ils offrent une vision claire de la situation commerciale et suggèrent des actions concrètes favorisant la conclusion des contrats.
Ridha Mami est titulaire d’un master en finance internationale obtenu en 2010 à l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (Tunisie). La même année, il commence sa carrière chez Club Med, entreprise française spécialisée dans les villages de vacances, en tant que responsable grands comptes.
En 2012, il rejoint Vocalcom en France, une solution de centre de contact cloud optimisée par l’IA, en tant que responsable des ventes internationales. Quatre ans plus tard, il devient directeur commercial stratégique chez Contentsquare, éditeur français de logiciels. De 2022 à 2024, il travaille chez Wonderflow, société spécialisée dans l’IA générative pour l’analyse de la voix du client, où il évolue successivement comme chargé de compte, directeur commercial pour l’Europe et l’Amérique du Nord, puis vice-président des ventes.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Là où régnaient les tableurs et les coups de fil, il a introduit une nouvelle façon de travailler. Il repense la manière dont les centres de beauté gèrent leur activité au quotidien.
Mohamed Hassan Hijazi (photo) est un comptable de formation et un entrepreneur en série égyptien. Il est le directeur général de Glamera, une plateforme numérique dédiée aux professionnels de la beauté, qu’il a cofondée en 2019 avec Omar Fathy et Zafer Al-Sheri.
Glamera est une solution spécialisée dans la gestion de l’ensemble des activités du secteur de la beauté. Elle est utilisée aussi bien par de petites structures que par de grandes enseignes. La plateforme s’adapte à chaque type d’établissement en proposant différentes formules qui combinent les services essentiels et des fonctionnalités additionnelles.
Elle offre un parcours fluide, depuis la prise de rendez‑vous jusqu’au paiement. L’objectif est de donner aux établissements tous les moyens de répondre rapidement aux demandes, d’organiser les créneaux et de suivre les prestations sans friction.
Pour simplifier la vie des professionnels comme des clients, Glamera intègre plusieurs modes de paiement. Il est possible de gérer les paiements en ligne, les acomptes, ainsi que l’édition de reçus et de factures. La solution permet également de créer des codes promotionnels et des cartes cadeaux pour soutenir les actions commerciales et fidéliser la clientèle.
Glamera met aussi l’accent sur la valorisation des données clients afin d’entretenir la relation sur le long terme. Le système permet de conserver les informations pertinentes pour relancer les clients, les inciter à revenir et renforcer le lien avec eux. Au‑delà de la relation client, la plateforme aide à piloter les équipes au quotidien grâce à un module de planning qui facilite la gestion des horaires, du temps de travail, des congés et des pauses.
En 2009, Mohamed Hassan Hijazi a cofondé Sibar Factory for Food Packaging, une usine spécialisée dans l’emballage alimentaire. Il est également cofondateur de Smart Zone, un studio d’entreprises lancé en 2018 qui crée, incube et développe des sociétés innovantes à forte composante technologique. En 2020, il a participé à la création d’EduraApp, une plateforme éducative qui met en relation enseignants et élèves.
Il est diplômé de l’université du Canal de Suez, où il a obtenu en 2007 une licence en comptabilité et gestion d’entreprise. Sa carrière professionnelle a débuté en 2008 comme comptable chez Sawary Al-Tameer for Construction, une entreprise de construction.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il repense la manière dont les entreprises se préparent face aux imprévus. Son approche allie innovation et technologie pour transformer la gestion des risques en véritable levier de performance.
Shingie Maramba (photo) est un expert en marketing et un entrepreneur technologique originaire d’Afrique du Sud. Il est le fondateur et le directeur des opérations d’Urban Ubuntu, une entreprise spécialisée dans la protection des organisations contre les risques humains et les problèmes de conformité. Ses solutions sur mesure simplifient la gestion quotidienne des risques.
Fondée en 2019, Urban Ubuntu se positionne comme un partenaire de confiance, plutôt qu’un simple fournisseur. Son rôle est d’accompagner les entreprises dans l’identification, la réduction et le suivi des risques, tout en allégeant la charge de travail des équipes.
L’entreprise propose une plateforme complète éponyme qui centralise la gestion de l’ensemble des risques d’une organisation. Elle intègre des tâches avec validation automatique, renforçant ainsi le suivi, le contrôle interne et la conformité réglementaire.
La plateforme comprend aussi un outil d’analyse d’impact permettant d’examiner la structure d’une organisation en profondeur afin d’identifier ses activités, ressources, opérations et actifs les plus critiques. Cette approche aide les entreprises à renforcer leur résilience et à protéger leurs éléments essentiels. Elle permet également de définir et d’automatiser les plans de continuité d’activité, garantissant la reprise rapide des opérations vitales en cas d’incident ou de crise.
Lorsqu’une crise survient, la plateforme déclenche automatiquement des tâches prédéfinies pour l’équipe chargée de la gestion de crise dès qu’un plan de continuité est activé. Ce système assure une coordination fluide, un contrôle rigoureux de la situation et une réactivité accrue.
Urban Ubuntu intègre par ailleurs un module d’évaluation des risques conforme aux meilleures pratiques internationales en matière de gestion du risque. Ce module aide à identifier les menaces, à sélectionner les réponses adaptées et à attribuer clairement les responsabilités dans l’organisation.
Shingie Maramba est titulaire d’une certification en gestion des ventes et du marketing international obtenue en 1999 auprès de la DACO, United States of America, ainsi qu’un diplôme en gestion du marketing du Chartered Institute of Marketing, obtenu en 2001 à la Trust Academy Center.
Sa carrière professionnelle commence en 1998 chez Realtime Computers Africa en tant que responsable des comptes d’entreprise pour Dell. Il a ensuite occupé des postes stratégiques dans plusieurs grandes entreprises, notamment SilverBridge, où il rejoint l’équipe en 2016 comme responsable du développement commercial, puis Equisoft, société internationale de technologies d’affaires, qu’il intègre en 2019 en tant que directeur des solutions patrimoniales et d’assurances pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.
Melchior Koba
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En Afrique australe, il trace une nouvelle voie entre cybersécurité et agriculture. Son objectif : rendre les fermes aussi sûres que les réseaux qu’elles utilisent.
Trevor Murimba (photo) est un expert en cybersécurité basé au Cap, en Afrique du Sud. Il est le fondateur de MyBitSecure, une entreprise qui aide les exploitations agricoles africaines à gagner en efficacité et en sécurité grâce à des outils numériques accessibles. Ces solutions connectent les fermes, protègent leurs données et optimisent le suivi des cultures ainsi que la gestion quotidienne des activités.
Fondée en 2023, MyBitSecure accompagne les agriculteurs et les entreprises agricoles africaines avec des solutions accessibles qui renforcent la productivité, sécurisent les informations sensibles et facilitent la prise de décision. L’entreprise se positionne comme un pont entre le monde agricole et la technologie, avec l’ambition de bâtir des fermes plus organisées, plus rentables et plus résilientes face aux risques.
Ses outils sont conçus pour répondre aux besoins concrets du terrain : suivi des parcelles, gestion des équipements connectés, protection des données et accompagnement à l’usage des technologies au service de la production agricole. Chaque solution vise à rendre le travail agricole plus précis, plus prévisible et moins exposé aux pertes liées aux erreurs humaines, aux incidents internes ou aux cyberattaques.
Grâce à MyBitSecure, les exploitants peuvent mieux comprendre ce qui se passe sur leurs terres, anticiper les problèmes et gérer leurs ressources de façon optimale. Ils bénéficient d’une vision centralisée de leurs activités, d’une meilleure protection de leurs informations stratégiques et de données fiables pour orienter leurs décisions d’investissement, de récolte ou d’adaptation des pratiques.
Parallèlement à son rôle d’entrepreneur, Trevor Murimba est également spécialiste en cybersécurité chez KingMakers, une entreprise qui développe des plateformes rapprochant les fans des sports qu’ils aiment. Il est titulaire d’un diplôme en ingénierie réseau de l’Ansted School of Technology, Université du Zimbabwe.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2002 chez Prean Computers au Zimbabwe, où il travaillait comme technicien en technologies de l’information. En tant que spécialiste en cybersécurité, il a travaillé dans des entreprises telles qu’Engen, société énergétique sud-africaine, et Old Mutual Ltd, acteur panafricain spécialisé dans la fourniture de services financiers.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Son objectif est de rendre les transactions financières plus simples et accessibles. Son approche allie innovation, inclusion financière et vision panafricaine du numérique.
Signe Fokui Maxime (photo) est un développeur de logiciels et un entrepreneur technologique originaire du Cameroun. Il est le fondateur et directeur général de Bitkap, une application multifonction qui fait office de porte-monnaie numérique, solution d’envoi d’argent et moyen de paiement en ligne.
Lancée en 2020, Bitkap permet à ses utilisateurs de déposer, conserver, envoyer et retirer de l’argent en francs CFA et en dollars. Conçue pour simplifier les transactions quotidiennes, l’application offre une expérience fluide et rapide, réalisable en quelques clics seulement.
Les utilisateurs peuvent alimenter leur compte en FCFA ou en USD, puis effectuer des transferts via un nom d’utilisateur appelé cashTag ou un code QR, sans divulguer leurs coordonnées bancaires ni leur numéro de mobile money. Les transferts internationaux sont gratuits, évitant ainsi les frais élevés souvent associés aux envois d’argent à l’étranger.
Bitkap se distingue également par sa fonction de conversion instantanée : il est possible de déposer dans une devise et de retirer dans une autre, sans passer par un service de change traditionnel et ses taux souvent élevés. L’application affiche en temps réel les variations des taux entre le franc CFA (XAF) et le dollar (USD), aidant ainsi l’utilisateur à choisir le moment le plus favorable pour convertir ses fonds. L’envoi d’argent à un proche s’effectue en quatre étapes simples, avec un suivi continu depuis la plateforme.
En outre, Bitkap permet de générer des cartes Visa virtuelles instantanées pour des paiements en ligne sur des plateformes telles que Facebook, Amazon, Netflix, PayPal ou encore des sites de paris. Les utilisateurs peuvent également acheter immédiatement du crédit téléphonique, en FCFA ou en dollars, pour tous les opérateurs mobiles disponibles au Cameroun.
Signe Fokui Maxime est titulaire d’un diplôme d’études universitaires générales (DEUG) en mathématiques obtenu en 2016 à l’université de Douala, ainsi que d’une licence en génie logiciel décrochée en 2019 à l’université de Dschang. Il a ensuite poursuivi ses études à l’École supérieure des technologies de l’information appliquées aux métiers (ESTIAM), en France, où il a obtenu en 2024 un master en intelligence artificielle.
Sa carrière professionnelle commence en 2016 chez Ring Corporation, une fintech camerounaise, en tant que développeur. En 2019, il rejoint ACESY, une entreprise informatique, comme ingénieur principal en développement logiciel, avant d’intégrer quelques mois plus tard Dembou Consulting, une société technologique française, où il occupe le poste de développeur Java jusqu’en 2020.
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En s’attaquant à un problème que des millions d’Africains vivent au quotidien, elle bouscule les codes de l’accès aux services. Par son innovation, elle entend démontrer que la technologie peut aussi rimer avec confiance, proximité et impact.
Audrey Ludivine Baha (photo) est ingénieure en agro-industrie et entrepreneure camerounaise. Elle est cofondatrice et directrice générale de Nofey, une start-up qui aide les particuliers à trouver facilement des artisans et des techniciens de confiance en Afrique.
Fondée en 2025, Nofey propose une application qui met en relation des particuliers avec des artisans, techniciens et autres professionnels pour répondre aux besoins du quotidien. Son objectif principal est de créer un lien de confiance entre ceux qui recherchent un service et ceux qui le proposent.
Pour les particuliers, la plateforme permet de trouver rapidement un artisan fiable à proximité. Les utilisateurs peuvent rechercher divers services (plomberie, électricité, coiffure, mécanique, menuiserie, peinture, climatisation, serrurerie, jardinage, maçonnerie, et bien d’autres). Chaque professionnel dispose d’un profil comprenant des avis, des notes et des informations utiles pour évaluer sa fiabilité. Les paiements s’effectuent via Mobile Money, garantissant une expérience sûre et adaptée au contexte local.
Nofey offre aux artisans et techniciens un espace pour valoriser leur savoir-faire et accroître leur visibilité auprès d’un large public. Ils peuvent créer un profil professionnel, recevoir des demandes de clients, gérer leurs réservations et être rémunérés rapidement via la plateforme. L’application dédiée aux prestataires leur propose des outils pour mieux gérer leur activité, multiplier les opportunités et renforcer leur image professionnelle.
L’utilisation est pensée pour être intuitive. L’utilisateur recherche le service souhaité, consulte les profils des professionnels, échange avec eux par messagerie, puis réserve et paie directement depuis l’application. En quelques minutes, il peut trouver et réserver le prestataire dont il a besoin.
Audrey Ludivine Baha est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agro-industrie obtenu en 2025 à UniLaSalle en France. Elle poursuit actuellement un master en études entrepreneuriales à HEC Paris. Elle commence sa carrière professionnelle en 2021 comme ingénieure assistante stagiaire chez Les Chocolateries Artisanales Nohi au Cameroun.
Après un stage en production chez Cycloponics, une entreprise agroalimentaire française, elle travaille en 2023 comme traductrice indépendante. En 2024, elle effectue un nouveau stage chez Necence, une marque française de boissons naturelles, en tant qu’assistante en recherche et développement, avant d’être promue trois mois plus tard cheffe de projet en R&D et approvisionnement.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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