Plutôt que de complexifier la vie des commerçants, il l’allège grâce à une plateforme qui recentre la gestion d’entreprise sur l’essentiel : le temps et la rentabilité.
Wilfried Djopa (photo) est un ingénieur logiciel et un entrepreneur camerounais. Il est fondateur de Genuka, une plateforme en ligne qui aide les petites entreprises et les commerçants à suivre et gérer leur activité quotidienne à partir d’un espace unique.
Créée en 2024, Genuka s’adresse aux entrepreneurs qui vendent des produits ou des services, que ce soit en boutique, en ligne, sur les marchés ou via les réseaux sociaux. Elle promet de leur permettre de « vendre plus, gagner plus et gérer moins », en centralisant toutes les opérations sur une seule interface.
Le logiciel offre un suivi quotidien des ventes et des stocks, avec des alertes automatiques en cas de baisse des niveaux pour éviter toute rupture. Les revenus, les dépenses et les marges sont présentés sous forme de rapports clairs, facilitant la compréhension de la santé financière de l’entreprise et la prise de décision.
Genuka permet également de répertorier tous les produits de l’entreprise, qu’il s’agisse de biens physiques, d’articles numériques ou de services. Chaque produit peut être présenté avec un prix, une image et une description, et regroupé en collections selon des critères comme les saisons, les promotions ou les catégories, pour simplifier la navigation des clients. L’outil gère par ailleurs plusieurs points de vente simultanément.
La plateforme offre aussi la possibilité de créer un site web complet pour présenter l’entreprise et vendre en ligne. Le design, la mise en page et le contenu peuvent être personnalisés afin de refléter l’identité de marque et de s’adapter au public visé. Des outils marketing intégrés aident à attirer de nouveaux clients et à fidéliser la clientèle existante.
Parallèlement à cette aventure entrepreneuriale, Wilfried Djopa travaille comme ingénieur logiciel chez TheFork, une plateforme européenne de réservation en ligne. Avant de fonder Genuka, il a cofondé « La Mater » en 2019, une entreprise de services à la personne et aux entreprises, dont il a assuré la direction générale jusqu’en 2024. Il est titulaire d’un master en ingénierie des systèmes du numérique obtenu en 2020 à l’ESIGELEC, école d’ingénieurs généralistes en France.
Il commence sa carrière professionnelle en 2018 comme consultant en développement logiciel au sein de Junior Etudes ESIGELEC, une association d’étudiants spécialisée dans le développement web et mobile. Entre 2020 et 2022, il occupe un poste d’ingénieur en développement logiciel chez Ignifai, une entreprise française spécialisée dans les plateformes d’intelligence artificielle.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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En conjuguant intelligence artificielle et pédagogie, elle veut transformer la relation des apprenants à la langue anglaise. Son projet promet de lever un frein majeur à la maîtrise des langues.
Miranda Anya (photo) est une entrepreneure technologique camerounaise. Elle est cofondatrice et directrice générale de Pikelo, une application conçue pour favoriser un apprentissage plus efficace de l’anglais oral.
Fondée en 2024, Pikelo s’adresse à celles et ceux qui souhaitent progresser en anglais mais rencontrent des obstacles fréquents : manque de partenaires de conversation, peur de se tromper, emploi du temps chargé, ou encore un manque de confiance à l’oral. L’application offre un accompagnement continu afin de rompre l’isolement face à ces difficultés, en proposant un environnement d’échange simple, flexible et accessible à tout moment.
Au cœur du dispositif se trouve un coach virtuel disponible 24 h/24 et 7 j/7, qui permet de pratiquer l’anglais autant que nécessaire, comme avec un interlocuteur humain. Cette pratique régulière vise à ancrer la langue dans le quotidien et à rendre la conversation fluide et naturelle, sans contrainte de lieu ni d’horaire.
Pikelo valorise un apprentissage sans crainte de l’erreur. Le coach corrige instantanément les fautes et oriente l’utilisateur étape par étape, favorisant une progression continue dans un climat bienveillant qui encourage la prise de parole.
Miranda Anya est diplômée de l’université de Buea, au Cameroun, où elle a obtenu en 2015 une licence en ingénierie informatique. Elle est également titulaire d’un master en intelligence artificielle, obtenu en 2024 à la Nexford University, aux États-Unis.
Elle commence sa carrière professionnelle en 2018 chez Primeway Technologies à Dubaï, en tant qu’ingénieure commerciale informatique. L’année suivante, elle rejoint World Attachments, une entreprise émiratie spécialisée dans les équipements lourds pour la construction, où elle devient responsable du développement commercial. Entre 2020 et 2023, elle travaille avec Smartminds Studio, une agence camerounaise de marketing numérique, en tant que designer UI/UX. Parallèlement, elle a occupé le même poste en 2021 chez Peers Exchange Cameroon Agency.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le Camerounais Blaise Buma simplifie les paiements internationaux depuis l’Afrique
En misant sur des solutions numériques locales, il contribue à optimiser la gestion des entreprises éthiopiennes et à bâtir une économie plus connectée.
Daniel Bekele (photo) est un entrepreneur et informaticien éthiopien. Cofondateur et directeur général d’Ashewa Technology, il accompagne les organisations dans leur transition numérique, en ciblant les PME, les grandes entreprises et les institutions publiques.
Fondée en 2020, Ashewa Technology veut devenir un partenaire stratégique pour les professionnels qui souhaitent moderniser leur fonctionnement, gagner en efficacité et accéder à de nouveaux marchés grâce à des outils digitaux conçus pour le contexte africain.
L’entreprise développe plusieurs solutions. Avec Nehabi, elle permet aux entreprises de créer des sites vitrines ou professionnels sans compétences en programmation. Elle propose également Smart ERP, un logiciel de gestion conçu pour aider les organisations de toute taille à suivre leurs activités, structurer leurs opérations et soutenir leur croissance.
Via sa plateforme de commerce en ligne Ashewa.com, Ashewa Technology facilite l’achat et la vente de produits en Éthiopie, avec l’objectif de simplifier les échanges et d’ouvrir de nouvelles opportunités commerciales. L’entreprise a aussi développé Hybrid Learning, une solution qui modernise l’apprentissage en combinant outils numériques et approche pédagogique.
Par ailleurs, Ashewa Technology conçoit des applications web et mobiles adaptées aux besoins spécifiques de ses clients, qu’il s’agisse d’entreprises privées ou d’organisations publiques. Elle propose enfin des services de noms de domaine et d’hébergement, afin de permettre aux entreprises de mettre en ligne leurs sites et applications dans de bonnes conditions de stabilité et de performance.
Daniel Bekele est titulaire d’un diplôme en développement de logiciels et en marketing numérique obtenu en 2019 à Ubunifu College (Kenya). Il est également diplômé de l’Indian Technology College, où il a obtenu en 2021 un diplôme national supérieur en commerce électronique et en intelligence artificielle. La même année, il a obtenu, à l’ASEAN Online Education, un diplôme en éducation spécialisé en gestion des opérations commerciales et en IA.
Il devient en 2015 spécialiste des ventes et du marketing numérique chez JTMM Africa, une société de commerce. L’année suivante, alors qu’il étudiait au Kenya, il développe un outil de génération de prospects baptisé UBU. En 2018, il rejoint Kiyaye, un site web et une application de réseau social, en tant que développeur logiciel.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Porté par la volonté de transformer les usages financiers au Tchad, il mise sur la technologie pour rapprocher les citoyens de leurs opérations financières. Son innovation redéfinit la manière dont la population accède, gère et valorise son argent.
Brahim Moussa Hassane (photo) est un entrepreneur technologique tchadien. Il est cofondateur et directeur général de Konoom Mobile Money, une fintech spécialisée dans les paiements en monnaie électronique. La start‑up s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises.
Fondée en 2025, Konoom Mobile Money propose une plateforme de services financiers 100 % numérique, qui permet d’envoyer, de recevoir et de payer de l’argent sans nécessairement passer par une banque traditionnelle. Sa raison d’être est de donner à chaque Tchadien la possibilité de gérer son argent au quotidien de manière autonome, quelle que soit sa situation géographique ou son accès aux services bancaires classiques.
La plateforme permet d’effectuer des transferts d’argent en temps réel entre plusieurs supports : portefeuilles Konoom, comptes bancaires et points d’agents. Elle donne également la possibilité de régler différents types de factures (électricité, eau, télévision, télécommunications, ainsi que d’autres services essentiels) depuis un espace unique. Enfin, elle offre la possibilité de payer les impôts et taxes gouvernementales directement depuis le portefeuille, via un portail sécurisé.
Konoom Mobile Money repose sur un portefeuille numérique dans lequel l’utilisateur peut déposer, stocker, envoyer et retirer de l’argent. Ce portefeuille devient un point central pour piloter les dépenses du quotidien, sans avoir besoin d’un compte bancaire. L’alimentation du portefeuille peut se faire par virement bancaire, via un réseau d’agents ou par des canaux de monnaie mobile, avec une disponibilité immédiate des fonds pour les opérations.
Brahim Moussa Hassane est diplômé de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), au Sénégal, où il a obtenu en 2013 une licence en comptabilité et finance. Il est également titulaire d’un master en investissement et gouvernance d’entreprise, option ingénierie financière, obtenu en 2015 au Groupe ISM à Dakar.
Il commence sa carrière professionnelle en 2014 comme consultant au sein de MCG Afrique, un cabinet de conseil basé au Sénégal. De 2018 à 2021, il rejoint le groupe Orabank au Tchad, où il occupe successivement les postes d’analyste des risques de crédit, puis de responsable de la cellule de traitement des crédits standardisés.
Melchior Koba
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En reliant les paiements africains entre eux, il redéfinit la manière dont les entreprises font circuler leurs fonds sur le continent et veut assurer une simplification des transactions.
Dady Emmanuel Ulrich Ismael (photo) est un serial entrepreneur bénino‑ghanéen dans la technologie. Il est cofondateur et directeur général de PAL, une start‑up basée en Côte d’Ivoire qui facilite les transferts d’argent et les paiements pour les entreprises et les travailleurs indépendants.
Fondée en 2021, PAL est une fintech destinée aux entreprises africaines, aux structures de transfert d’argent et aux acteurs du paiement qui souhaitent envoyer, recevoir ou convertir des fonds entre plusieurs pays du continent. La solution s’adresse également aux travailleurs indépendants et aux agents de mobile money ayant besoin de liquidités rapides pour leurs activités quotidiennes.
PAL met à la disposition de ses utilisateurs un compte et un portefeuille multidevises permettant de détenir plusieurs monnaies africaines au même endroit. À partir de ce portefeuille, il est possible d’envoyer de l’argent instantanément vers des portefeuilles mobiles, des comptes bancaires ou des portefeuilles marchands. Le compte PAL agit ainsi comme un point central pour recevoir, conserver, convertir et redistribuer des fonds, sans dépendre exclusivement des circuits bancaires traditionnels.
La plateforme propose par ailleurs un service de change en ligne, annoncé comme rapide et offrant des taux avantageux, afin de faciliter les échanges entre devises africaines. En cas de tension de trésorerie, PAL peut également fournir un apport de fonds immédiat, sans exiger de garantie, pour soutenir la continuité des activités.
En dehors de PAL, Dady Emmanuel Ulrich Ismael est aussi coprésident‑directeur général de Noworri, une solution fintech qui met en relation les acheteurs et vendeurs de cryptomonnaies. Il a cependant créé sa première entreprise en 2016, baptisée Bourseafrique, qu’il a dirigée jusqu’en 2019, visant à démocratiser l’investissement, y compris pour les personnes ne disposant pas de compte bancaire.
Diplômé de l’Université d’Abomey‑Calavi (Bénin), il y a obtenu en 2014 un bachelor en comptabilité et gestion d’entreprise. En 2016, il a effectué un stage à l’École du Patrimoine Africain (Bénin) en tant qu’assistant comptable.
Melchior Koba
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À travers le paiement fractionné, il veut ancrer une nouvelle habitude d’achat en Égypte. Il rend l’accès aux achats plus souple, sans dépendre des circuits bancaires classiques.
Mohamed El‑Shabrawy El‑Feky (photo) est un entrepreneur fintech égyptien. Il est cofondateur et directeur général de Sympl, une start‑up de technologie financière qui propose une solution « achetez maintenant, payez plus tard » (BNPL). Le service permet de régler des achats auprès d’un large réseau de commerçants partenaires en plusieurs fois, sans frais supplémentaires ni intérêts.
Fondée en 2021, Sympl s’adresse à la fois aux particuliers et aux entreprises, avec l’objectif de simplifier l’acte d’achat et de faciliter l’accès à une grande variété de produits et services. La plateforme repose sur un système de paiement échelonné : le montant d’un achat est réparti en plusieurs versements. Au moment du paiement, le client sélectionne Sympl sans avoir à passer par une procédure de demande ni à constituer un dossier.
Le règlement est ensuite étalé sur une période définie, avec des échéances hebdomadaires, bimensuelles ou mensuelles. Sympl met en avant l’absence totale d’intérêts, ce qui signifie que le client rembourse uniquement le prix de son achat, sans coût financier additionnel.
Un simulateur disponible sur la plateforme permet d’estimer le plan de paiement selon le montant et la durée choisis, en indiquant le nombre de versements ainsi que la fréquence des prélèvements. Il est précisé que les montants peuvent légèrement varier, ce qui suggère une marge d’ajustement autour des estimations affichées.
Mohamed El‑Shabrawy El‑Feky est diplômé de l’Université du Caire, où il obtient en 2001 un bachelor en urbanisme et aménagement paysager. Il est également titulaire d’un master en marketing, obtenu en 2006 à l’Arab Academy for Science, Technology and Maritime Transport.
Il commence sa carrière en 2002 chez Fiat Professional, dans l’automobile, en tant que responsable marketing. Entre 2007 et 2013, il travaille chez Bank Audi, où il occupe successivement des fonctions de chef d’équipe et superviseur des ventes, de directeur adjoint des ventes, puis de chef de produit. Après un passage à Mashreq Bank comme responsable produit, il revient chez Bank Audi en 2015 en tant que directeur, responsable de segment. En 2017, il rejoint EFG Hermes comme responsable du développement des produits. L’année suivante, il intègre la fintech valU, où il exerce successivement les fonctions de directeur commercial puis de directeur général.
Melchior Koba
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Elle mise sur la puissance de l’innovation pour transformer les réalités économiques du continent et accompagne les jeunes Africains dès l’émergence de leurs idées.
Kenza Lahlou (photo) est une investisseuse marocaine spécialisée dans la technologie. Elle est cofondatrice et associée gérante d’Outlierz Ventures, une société de capital‑risque qui soutient des entreprises africaines innovantes.
Fondée en 2017, Outlierz Ventures se concentre sur les jeunes pousses qui utilisent la technologie pour transformer des secteurs clés de l’économie africaine. L’ambition est d’accompagner celles et ceux qui s’attaquent aux défis majeurs du continent, tout en contribuant à en façonner l’avenir.
La structure intervient très tôt, dès la phase de lancement, lorsque les projets en sont encore à leurs premiers pas. Elle poursuit ensuite son accompagnement au fil des étapes suivantes, en amont des grandes levées de fonds. Cette approche permet de soutenir des entreprises en construction au moment où se définissent leurs choix stratégiques.
Outlierz Ventures entend apporter des financements, mais aussi des conseils opérationnels et un réseau de contacts utiles aux fondateurs accompagnés. Cette combinaison vise à les aider à faire face aux réalités du marché africain et à accélérer leur développement. Parmi les entreprises soutenues figurent la fintech marocaine PayTic, l’égyptienne Kashier, la start‑up sénégalaise Socium.
Avant de créer Outlierz Ventures, Kenza Lahlou avait déjà cofondé, en 2014, StartupYourLife (SYL), dont elle a été directrice générale jusqu’en 2018. SYL est une organisation à but non lucratif qui identifie, fédère et accompagne des start-up en phase d’amorçage et de démarrage au Maroc.
Kenza Lahlou est diplômée de l’INSA Rouen Normandie (France), où elle obtient en 2010 un bachelor en informatique. Elle est également titulaire d’un master en stratégie et management des affaires internationales, obtenu en 2011 à l’ESSEC Business School, sur le campus de Singapour.
Elle débute sa carrière en 2009 au Xerox Research Centre Europe (France), en tant que cheffe de produit et contrôleur qualité. En 2011, elle travaille à la Singapore Agency for Science, Technology and Research comme consultante en stratégie. La même année, au Maroc, elle rejoint Attijariwafa Bank en tant qu’analyste financière. En 2012, elle devient spécialiste en stratégie et développement commercial chez AVISE Partners, un cabinet américain de conseil en financement. Enfin, entre 2013 et 2014, elle occupe le poste de responsable des partenariats Afrique chez Viadeo, entreprise française spécialisée dans les services liés au recrutement.
Melchior Koba
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Il mise sur l’intelligence artificielle pour simplifier la gestion d’entreprise. Son ambition est de rendre les données économiques plus accessibles, fiables et stratégiques pour les dirigeants.
Bonga Lamula (photo) est un entrepreneur sud‑africain, expert en intelligence artificielle et en transformation numérique. Il est cofondateur et directeur général de Beqy.ai, une plateforme en ligne qui aide les entreprises à mieux piloter leurs finances en automatisant une grande partie de leur organisation comptable et de leur suivi financier.
Fondée en 2023, Beqy.ai est conçue pour transformer la manière dont les entreprises suivent leurs revenus, leurs dépenses et leurs prévisions. Son objectif principal est de permettre aux dirigeants et aux professionnels de la finance de disposer, en continu, de données fiables afin de prendre des décisions rapides et de réduire les risques liés à une visibilité financière insuffisante.
Beqy.ai centralise plusieurs fonctions clés sur une interface unique : suivi des écritures, préparation des rapports, analyse et projection. La plateforme automatise la production des rapports financiers mensuels et des indicateurs de performance, ce qui réduit la charge de travail manuelle et limite les erreurs humaines.
Elle propose également des tableaux de bord pour visualiser les performances de l’entreprise, identifier les tendances et repérer rapidement les points de vigilance, comme une hausse des charges ou une baisse de trésorerie. La solution intègre des fonctionnalités d’analyse permettant de mieux comprendre l’évolution des revenus, des dépenses, des remboursements d’emprunts et des autres mouvements financiers significatifs.
Bonga Lamula est diplômé de l’Université de Zululand, où il a obtenu un bachelor en commerce en 2013, puis un bachelor en économie en 2014. Il est également titulaire d’un master en finance, obtenu en 2023 à la Corvinus University of Budapest, en Hongrie.
Après un stage en 2015 à la South African Reserve Bank en tant qu’analyste des risques, il rejoint Bank of America Merrill Lynch en Afrique du Sud en 2016 comme stratège en investissement. De 2017 à 2020, il travaille au sein du groupe brassicole Anheuser‑Busch InBev, où il occupe successivement les postes de spécialiste des projets d’approvisionnement, responsable des achats pour la zone Afrique, puis responsable de la transformation numérique. De 2022 à 2024, il exerce comme responsable de la transformation numérique chez Tesco Business Solutions, à Budapest.
Melchior Koba
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Face à la fatigue numérique et à l’isolement croissant, il cherche à réinventer la convivialité en privilégiant les expériences vécues plutôt que les interactions virtuelles.
Jason Van Dyk (photo) est un entrepreneur sud‑africain. Il est cofondateur et directeur général de Sociable, une application mobile dédiée aux événements et aux communautés. Elle aide ses utilisateurs à trouver, organiser et vivre des expériences réelles avec d’autres personnes autour d’eux.
Fondée en 2020 et lancée publiquement en 2022 à Durban, Sociable vise à simplifier la recherche d’activités et de sorties, tout en favorisant la création de liens authentiques grâce à des expériences partagées. L’application s’adresse à celles et ceux qui souhaitent participer à des événements, développer une communauté ou simplement rencontrer des personnes aux centres d’intérêt similaires.
Son fonctionnement repose sur un fil d’actualité qui met en avant les événements et activités proposés à proximité de l’utilisateur, ou dans les lieux qui l’intéressent. Ce fil valorise ce qui se passe « ici et maintenant », en évitant les contenus dépassés ou trop théoriques, pour ne retenir que des expériences réellement accessibles.
Au‑delà de la simple participation, Sociable permet aussi de créer et de gérer ses propres événements. L’hôte peut définir l’identité de son événement en ajoutant un titre, une description claire et des visuels attrayants, afin de transmettre l’ambiance et le ton de l’expérience proposée.
Jason Van Dyk est diplômé de l’IIE Varsity College (Afrique du Sud), où il a obtenu en 2018 un bachelor en administration et gestion des entreprises. Après ses études, il rejoint en 2019 Polar Star Management, une société de gestion d’investissements, en tant que stratège junior. La même année, il est recruté par Alliance Enterprise Consulting, où il travaille jusqu’en 2022 comme consultant SAP (systèmes, applications et produits pour le traitement des données).
Melchior Koba
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Il veut permettre à chacun de payer et d’être payé partout, sans dépendre des systèmes bancaires classiques. Une approche technologique née d’un besoin concret.
Hol Mayissa (photo) est un informaticien et un ingénieur en automatique gabonais. Il est le directeur général de KeeCash, une entreprise technologique qu’il a cofondée en avril 2018 avec Gilles Moukoumi, avec l’ambition de faciliter et de démocratiser les transactions monétaires à l’échelle mondiale.
KeeCash est une solution entièrement digitale dédiée aux paiements en ligne. Elle cible notamment les utilisateurs en Afrique, souvent confrontés aux limites des moyens de paiement locaux. Le service n’est pas une banque, mais une application donnant accès à un compte en ligne et à des cartes virtuelles, utilisables sur la plupart des sites internationaux.
La plateforme propose un compte présenté comme « international » et « décentralisé », accessible depuis une application mobile. Il peut être alimenté à tout moment via le Mobile Money ou des cryptomonnaies, ce qui permet d’y déposer des fonds sans passer par une banque traditionnelle.
Le compte est multi‑devises, notamment en euros et en dollars, ce qui simplifie les achats et paiements sur des sites étrangers. L’utilisateur peut suivre ses opérations en temps réel grâce à un tableau de bord qui centralise transactions et factures, offrant une vision claire des dépenses. Au‑delà des paiements en ligne, KeeCash permet aussi les transferts d’argent de compte à compte entre utilisateurs de la plateforme.
Hol Mayissa est titulaire d’un diplôme en génie électrique et informatique obtenu en 2011 à l’IUT de Saint‑Étienne (France). Il a ensuite été diplômé de l’Université de Bordeaux, où il a obtenu en 2015 un diplôme d’ingénieur en automatisation et mécatronique, avec une spécialisation orientée automobile, aéronautique et spatial. Entre 2015 et 2018, il a travaillé comme ingénieur en automatisation chez Acsystème, une entreprise qui accompagne les industriels dans l’amélioration des performances de leurs systèmes.
Melchior Koba
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De Paris à Libreville, il conçoit un outil pensé pour valoriser les parcours gabonais et simplifier le lien entre recruteurs et candidats. Il veut transformer la manière dont les talents gabonais accèdent aux opportunités professionnelles.
Alric Mintsa (photo) est un professionnel gabonais spécialisé en finance et en informatique. Il est le fondateur de Mbolojob, une plateforme en ligne dédiée à l’emploi, qui vise à mettre en relation les talents gabonais avec des opportunités professionnelles, au Gabon comme à l’international.
Fondée en janvier 2024, Mbolojob fonctionne comme une marketplace de talents, un espace où les candidats peuvent créer et valoriser leur profil afin d’être identifiés et contactés par les recruteurs. La plateforme constitue également une opportunité importante pour la diaspora gabonaise, en facilitant son rapprochement et sa connexion avec le marché de l’emploi national.
Les recruteurs d’entreprises gabonaises, comme ceux de sociétés étrangères implantées au Gabon ou non, peuvent y accéder à une large base de profils. Ces candidats proviennent « de partout dans le monde », ce qui permet aux employeurs de cibler à la fois des talents locaux et des professionnels de la diaspora.
En parallèle, Alric Mintsa occupe le poste de responsable de la stratégie informatique et numérique chez Sopra Steria Consulting, cabinet de conseil en management et en transformation digitale en France. Il est également agent de joueurs de football agréé par la Fédération internationale de football association (FIFA).
Il est diplômé de l’Université de Reims Champagne‑Ardenne, où il obtient en 2008 un master en information sur les signaux et communication numérique. Il est aussi titulaire d’un master en gestion financière, obtenu en 2009 à la Paris School of Business. Il commence sa carrière professionnelle la même année comme analyste métier en titres financiers chez HSBC Technology Services, en France.
Toujours en 2009, il rejoint PricewaterhouseCoopers (PwC) en tant qu’auditeur informatique. En 2010, il intègre SQLI, groupe européen spécialisé dans la transformation numérique, où il exerce successivement comme consultant en services bancaires électroniques, consultant en assurance, puis consultant en informatique. De 2016 à 2018, il travaille enfin comme consultant en stratégie informatique chez DXC Technology, entreprise du secteur numérique basée à Paris.
Melchior Koba
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Il apporte une réponse concrète aux lenteurs et contraintes des paiements en Afrique. Utilisant la technologie, il veut rendre les paiements aussi fluides que les échanges qu’ils accompagnent.
Mark Machiri Kihara (photo) est un entrepreneur kényan. Il est cofondateur et directeur général de Lemonade Payments, une start‑up fondée en novembre 2022 qui conçoit des solutions de paiement destinées à rendre les transactions en Afrique plus simples, plus rapides et plus confidentielles.
Lemonade Payments accompagne la croissance des entreprises en prenant en charge leurs encaissements et leurs décaissements au quotidien. La plateforme s’adresse à des structures de toutes tailles et à de nombreux secteurs, notamment le commerce de détail, l’e‑commerce, le marketing, l’hôtellerie, le voyage, le conseil, ainsi qu’un large éventail d’activités de services. Son objectif est de faire des paiements un levier de développement, grâce à des transferts rapides et fiables.
Lemonade Payments ne se limite pas au traitement des transactions. Chaque entreprise bénéficie d’interlocuteurs dédiés, à la fois sur les aspects techniques et sur le suivi commercial. Cet accompagnement facilite l’intégration de la solution dans les systèmes existants et permet de résoudre rapidement les incidents, tout en optimisant les parcours de paiement.
Les entreprises qui utilisent Lemonade Payments ont également accès à des tableaux de bord détaillés, offrant une vision précise des flux financiers, des performances de paiement et de l’expérience côté client. Ces outils d’analyse aident à prendre de meilleures décisions, par exemple pour identifier les moments où les clients paient le plus ou les moyens de paiement les plus efficaces.
Mark Machiri Kihara est diplômé de l’United States International University – Africa, où il a obtenu en 2009 un bachelor en finance. En 2012, il commence à travailler comme responsable des relations clients chez Standard Chartered Bank, puis occupe, de 2022 à 2024, le poste de responsable des relations entreprises à la Co‑operative Bank of Kenya.
Melchior Koba
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Il transforme la technologie en levier d’usage quotidien : apprendre, communiquer, soigner. Chaque outil qu’il conçoit trouve son sens dans l’expérience des utilisateurs.
Kena Girma (photo) est un ingénieur logiciel éthiopien et entrepreneur technologique. Il est le fondateur et le directeur général de Zulu Tech, une entreprise spécialisée dans la conception de solutions numériques sur mesure à destination des organisations.
Fondée en 2020, Zulu Tech accompagne les entreprises dans l’atteinte de leurs objectifs de projet, avec une exécution rigoureuse et le respect des délais. L’entreprise adapte chaque solution aux besoins spécifiques de ses clients et propose des services de conception et de développement de sites web et d’applications, ainsi que des prestations de conseil et d’accompagnement digital. Après la mise en ligne, l’entreprise assure également le suivi des projets grâce à des services de maintenance et de support, afin de maintenir les applications à jour.
Parmi les solutions déjà déployées, on retrouve « Zulu Learn », une plateforme d’apprentissage fondée sur l’intelligence artificielle, conçue pour aider les lycéens à réussir leur parcours scolaire et à se préparer avec confiance aux examens nationaux. « HandyMan » est une plateforme de services tout-en-un destinée à mettre en relation des utilisateurs avec des professionnels qualifiés pour l’entretien et la réparation du domicile, ainsi que pour une large gamme de services à la demande.
Zulu Tech a également développé « HakimHub », une application web et mobile dans le domaine de la santé, qui s’appuie sur la puissance des modèles linguistiques avancés afin de transformer la manière dont les utilisateurs accèdent à des conseils médicaux. L’entreprise est aussi à l’origine de « Hakim Express », une application permettant d’effectuer des transferts d’argent internationaux simplement, avec des taux de change en temps réel et des paiements sécurisés.
Diplômé de l’Université d’Addis-Abeba en informatique, Kena Girma a rejoint Dowell Research UK, une entreprise de recherche basée à Londres, en tant que développeur d’applications mobiles. Il a ensuite travaillé comme développeur logiciel freelance, notamment pour Eskalate, Glamiris et hozma.tech, des entreprises technologiques.
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Il mise sur la technologie pour résoudre un problème simple mais négligé : la désorganisation du travail collectif. Son approche replace la méthode au cœur de la performance.
Charles Dairo (photo) est un informaticien et entrepreneur technologique nigérian. Cofondateur et directeur général de Beezop, une start-up qui aide les entreprises à mieux organiser leurs tâches répétitives et à structurer leurs modes de travail.
Fondée en 2021, Beezop permet de centraliser toutes les procédures et les listes de tâches récurrentes d’une équipe, afin que chacun sache quoi faire, quand le faire et comment le faire efficacement. L’objectif : réduire les erreurs, éviter les clients insatisfaits et préserver l’image de l’entreprise.
La plateforme offre un espace intuitif pour créer rapidement des séquences d’étapes destinées à organiser les processus de travail. Ces séquences peuvent ensuite être partagées avec toute l’équipe, permettant à chacun d’accéder aux bonnes instructions au bon moment. L’outil aide ainsi à formaliser le savoir-faire de l’entreprise et à le rendre accessible à tous, y compris aux nouveaux collaborateurs.
Une fois les tâches lancées, Beezop affiche l’avancement de chaque processus sur un tableau de bord simple et visuel. Les responsables peuvent y suivre la progression, identifier les blocages et recevoir des alertes lorsqu’une action importante est requise. Des notifications peuvent être envoyées au début, à la fin ou à chaque étape clé d’un processus.
Au-delà de la gestion opérationnelle, Beezop fournit également des données d’analyse pour mieux comprendre le fonctionnement quotidien de l’entreprise. Il est ainsi possible de savoir combien de processus ont été lancés ou achevés sur une période donnée, ou encore d’évaluer la durée moyenne d’exécution d’une tâche complète.
En parallèle, Charles Dairo est directeur général de CKDIGITAL, une agence de développement web qu’il a fondée en 2011. En 2020, il a cofondé Questionwave, un outil qui aide ses utilisateurs à recueillir des questions lors de sessions de questions-réponses. Il est également le fondateur de Kindlybook, une solution dédiée aux prestataires de services africains souhaitant automatiser la planification de leurs rendez-vous et de leurs paiements. Depuis 2024, il agit comme mentor de start-up au sein du Founder Institute.
Diplômé de la Redeemer’s University, il y a obtenu en 2009 un bachelor en informatique. Après un stage en 2008 chez Ericsson, il rejoint Unotech Media, une agence nigériane, en 2010 comme designer et développeur web. Entre 2011 et 2012, il a également travaillé comme consultant en web design pour The Fountain of Life Church, une institution religieuse du Nigeria.
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