Dans un monde dominé par le numérique, André de Wet propose une approche qui simplifie la relation entre commerces et consommateurs. Son innovation change la manière dont les audiences se transforment en clients.
André de Wet (photo) est un entrepreneur sud‑africain basé au Cap. Il est le fondateur de Flood, une plateforme conçue pour aider les commerces de quartier à rester visibles et compétitifs dans un environnement dominé par le mobile et le numérique, sans les submerger de technologies complexes.
Fondée en 2020, Flood se positionne comme une solution de commerce pensée pour un monde centré sur le smartphone. Son ambition est de créer l’équivalent de Shopify pour les commerces physiques, ceux qui accueillent leurs clients en magasin et souhaitent prolonger cette relation dans le numérique.
La plateforme permet de transformer une audience existante (abonnés d’un opérateur télécom, clients d’une banque en ligne, auditeurs d’une radio) en véritable place de marché locale. Le détenteur de cette audience devient alors le point d’entrée central où les consommateurs découvrent les offres, font leurs choix et règlent leurs achats.
Flood s’adresse en priorité aux organisations disposant d’une large base d’utilisateurs, comme les télécoms ou les banques en ligne, mais qui n’exploitent pas pleinement ce potentiel commercial. La solution leur permet de devenir la destination numérique principale de leurs clients, en réunissant découverte des offres et paiement au sein d’un même environnement.
Pour les petites et moyennes entreprises, la plateforme facilite le dialogue avec des clients géographiquement proches et les replace au cœur d’un écosystème numérique local. Côté consommateurs, Flood permet notamment d’utiliser le téléphone comme portefeuille, d’effectuer des paiements sans contact, de recevoir des récompenses immédiates lors des achats et de suivre les interactions en temps réel.
En parallèle, André de Wet a fondé en 2018 2ndBase, un cabinet de conseil qu’il dirige en tant que directeur général. L’entreprise accompagne des clients professionnels dans leur compréhension et adoption des technologies. Sa première initiative entrepreneuriale remonte à 2005, avec la création de WebTec, une société de services informatiques.
Sur le plan académique, il est titulaire d’un bachelor en médecine obtenu en 1989 à l’Université du Free State (Afrique du Sud). Il a également décroché en 2020, à l’Université de Salford, un master en gestion internationale. Sa carrière professionnelle commence en 1997 chez Global Visual Media, où il occupe le poste de responsable marketing senior.
En 2010, André de Wet rejoint la fintech PayU en tant que responsable du développement commercial. L’année suivante, il est nommé directeur général de PriceCheck, une plateforme de comparaison de prix. Entre 2016 et 2017, il occupe le poste de responsable Afrique chez iFix, une plateforme de divertissement à la demande.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Entre l’idée et le résultat, l’exécution reste un point de friction pour de nombreuses organisations. Cet entrepreneur propose une approche technologique pour réduire cet écart.
Paulo Matos (photo) est un entrepreneur technologique basé en Afrique du Sud. Cofondateur et directeur général d’Ageiro, il dirige une entreprise qui accompagne les organisations dans la transformation de leurs idées et de leurs besoins en résultats concrets grâce à l’intelligence artificielle.
Fondée en 2025, Ageiro développe une plateforme conçue pour permettre aux entreprises de réaliser rapidement ce qu’elles souhaitent faire sur leurs ordinateurs. L’objectif est clair : aider les équipes à travailler plus vite et plus efficacement afin d’obtenir des résultats utiles, sans délais inutiles.
La start‑up se positionne comme un outil de gain de temps et d’énergie. Elle vise à éliminer les étapes longues et répétitives pour permettre aux équipes de se concentrer sur l’essentiel : convertir une vision ou une idée en un résultat réel et exploitable. Ageiro s’adresse à des organisations de toutes tailles, des petites équipes aux grandes entreprises, qui cherchent à atteindre leurs objectifs sans les contraintes habituelles liées au développement ou à la création d’outils numériques.
En décembre 2025, Ageiro a levé 3 millions USD pour accélérer le développement de sa plateforme d’agents autonomes. Ces fonds doivent servir à renforcer les modèles de décision, les cadres de conformité et la présence commerciale de l’entreprise.
Avant de lancer Ageiro, Paulo Matos avait déjà cofondé Manex Systems en 1995, une entreprise technologique sud‑africaine dont il a été le directeur général jusqu’en 2001. Il est diplômé de la Nelson Mandela University, où il a obtenu en 2016 un master en gestion et administration des affaires.
Parallèlement à son parcours entrepreneurial, il a occupé plusieurs fonctions au sein d’entreprises technologiques. En 2001, il rejoint l’éditeur britannique de logiciels McGuffie Brunton comme responsable produit et directeur prévente. De 2005 à 2024, il évolue chez SYSPRO, également basée au Royaume‑Uni, où il occupe successivement les postes de responsable du développement commercial puis de directeur des produits.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il s’attaque à la fragmentation de l’information de proximité par une innovation technologique ciblée. Une initiative qui modifie les usages entre habitants et acteurs locaux.
Elie Yossa (photo) est ingénieur congolais en électronique et en génie logiciel. Il est le fondateur et chef de produit de Findapp, une application mobile dédiée à la valorisation de la vie locale. La plateforme rend visibles les produits, services, événements et initiatives d’une ville, aussi bien pour ses habitants que pour les visiteurs.
Lancée en 2023, Findapp se présente comme une vitrine claire et accessible de l’activité locale. Elle permet aux utilisateurs de découvrir rapidement ce qu’ils peuvent faire, acheter ou expérimenter près de chez eux, en centralisant des informations souvent dispersées sur plusieurs supports ou réseaux.
À travers l’application, l’utilisateur accède aux produits mis en avant, aux services disponibles, aux événements en cours et aux initiatives locales de sa ville. L’objectif est de lui offrir, en quelques instants, une information lisible et utile sur l’offre existante à proximité.
Pour les commerces et structures locales, Findapp constitue un outil de visibilité auprès des habitants. Elle facilite la mise en avant de leurs produits, services ou événements, sans nécessiter la gestion d’une communication complexe ou multicanale.
Les acteurs locaux peuvent ainsi accroître leur notoriété à l’échelle de leur ville et toucher un public qui n’aurait pas nécessairement découvert leur offre par les canaux traditionnels. L’application crée un espace commun où chaque contribution participe à l’animation de la vie locale, tout en générant des retombées concrètes pour ses utilisateurs.
En parallèle de Findapp, Elie Yossa occupe le poste de directeur technique chez Jambo‑Lab, une plateforme spécialisée dans les technologies climatiques. En 2023, il a cofondé Agri Pannel Connect, une solution de technologie agricole visant à améliorer les rendements, renforcer la résilience climatique et soutenir une agriculture durable. La même année, il a également fondé Kivu Guard, une initiative conçue pour contribuer à la protection des communautés vulnérables de l’est de la RDC face à la violence armée et à l’insécurité.
Elie Yossa est diplômé de l’Institut supérieur d’informatique et de gestion de la RDC. Il est aussi un lauréat du Fonds mondial d’action pour la jeunesse 2025, lancé lors du Festival of Hope de l’International Baccalaureate.
Melchior Koba
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Face aux difficultés de gestion rencontrées par les PME, il fait le choix d’un outil adapté aux réalités du terrain. Son innovation vise à rendre les données de l’entreprise exploitables pour l’action.
Stéphane Lavri (photo), entrepreneur et consultant ivoirien, est cofondateur de Madata, une solution numérique dédiée à l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME) dans la gestion de leurs systèmes d’information, de leurs données et de leur transformation digitale.
Fondée en 2024, Madata est une application en ligne conçue pour aider les entrepreneurs et PME en Afrique à structurer et suivre leur activité au quotidien, depuis un ordinateur ou un téléphone mobile. La plateforme centralise, dans un environnement unique, les ventes, clients, factures, projets et paiements, avec un accès simple et sécurisé aux données de l’entreprise, à tout moment.
Disponible en version web et mobile, Madata s’adresse principalement aux indépendants et aux PME. L’application regroupe les fonctions essentielles de gestion au sein d’un même espace : suivi des clients, devis, contrats, factures, bons de commande, projets, paiements et activités quotidiennes. Elle permet également de piloter les flux financiers, d’analyser les entrées et sorties d’argent et d’obtenir une vision claire de la santé de l’entreprise afin de prendre des décisions rapides et éclairées.
La solution facilite aussi le travail collaboratif. Les documents professionnels peuvent être partagés directement via WhatsApp. Les entreprises disposent d’outils pour organiser leurs équipes, planifier les missions et répartir les tâches, ce qui contribue à une meilleure coordination interne et au respect des engagements pris auprès des clients. Les données sont mises à jour en temps réel, permettant à l’ensemble des collaborateurs de travailler sur les mêmes informations, quel que soit leur lieu de connexion.
Avant de lancer Madata, Stéphane Lavri avait déjà cofondé DIGIT‑A.L., un cabinet spécialisé dans le digital, dont il a été le co‑gérant jusqu’en 2024. Il est titulaire d’un master en commerce international obtenu en 2006 à l’université Jean Moulin Lyon 3, en France.
Sa carrière professionnelle commence en 2007 chez Umanis, une entreprise informatique internationale, où il occupe le poste d’ingénieur d’affaires. En 2008, il rejoint la société technologique belge Adneom, toujours en tant qu’ingénieur d’affaires, avant d’y être promu en 2011 responsable de l’unité commerciale. En 2014, il prend la direction de l’unité commerciale de AUSY, une société de services et de conseil en informatique.
Melchior Koba
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Il s’attaque à un pilier informel de la finance africaine en lui apportant des règles, de la traçabilité et de la confiance. Sa solution transforme des pratiques communautaires anciennes en mécanismes financiers lisibles et structurés.
Mkuzo Kuwani (photo) est un entrepreneur zambien. Il est le fondateur de ComGrow, une fintech qui digitalise les tontines, le village banking et, plus largement, les groupes communautaires d’épargne et de crédit en Afrique.
Fondée en 2019, ComGrow permet à des groupes de personnes qui se connaissent (amis, collègues ou voisins) de mettre leur argent en commun, de s’accorder des prêts entre membres et d’en assurer le suivi de manière claire, sécurisée et transparente, directement via une application mobile.
La plateforme remplace les cahiers, les caisses en espèces et les fichiers Excel par un outil unique qui centralise la gestion de l’épargne, des prêts, des remboursements et du partage des gains. Chaque opération est automatiquement enregistrée, ce qui limite les erreurs humaines et met fin aux désaccords récurrents sur les montants versés ou dus. Les membres n’ont plus à parcourir des discussions WhatsApp pour retrouver une information ou une preuve de paiement.
L’utilisation de l’application se veut volontairement simple. Chaque membre choisit son moyen de paiement et verse sa contribution mensuelle en quelques clics. Le groupe peut suivre en temps réel le niveau d’épargne, les prêts en cours, les remboursements effectués et les montants à répartir à la fin de chaque cycle. Un membre peut solliciter un prêt à partir de l’épargne collective et le rembourser avec un faible intérêt, selon les règles définies par le groupe. Ces intérêts reviennent à la communauté et contribuent à augmenter l’épargne de chacun.
Parallèlement à son activité entrepreneuriale, Mkuzo Kuwani est un analyste en services bancaires d’investissement chez MELCOFIN & Co., une société spécialisée dans le conseil en fusions et acquisitions et en finance d’entreprise.
Il est diplômé de l’Université de Durham, en Angleterre, où il a obtenu en 2021 un bachelor en économie. De 2023 à 2024, il a également occupé le poste de représentant du développement des ventes chez Playroll, une plateforme britannique de gestion des effectifs.
Melchior Koba
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Il s’attaque aux limites traditionnelles de la détection et du développement des athlètes. Son initiative introduit des outils de pilotage et de lecture de la performance qui modifient en profondeur les trajectoires des jeunes athlètes.
Daniel Maganjo (photo) est un entrepreneur kényan, fondateur et directeur général de ProPath Sports, une entreprise dédiée à la transformation des modes de détection et de développement des athlètes au Kenya.
Créée en 2024, ProPath Sports est une start‑up qui accompagne les athlètes, leurs parents, les entraîneurs et les recruteurs dans la structuration d’un véritable parcours de performance. Son approche repose sur un accompagnement progressif, organisé et centré sur l’humain, afin de faire passer un simple rêve sportif à un projet construit et mesurable.
La start‑up a développé iSTEAM, une plateforme conçue comme un point de convergence entre les athlètes, leurs familles, les coach et les scouts. Cet outil vise à mieux évaluer le potentiel individuel, à suivre l’évolution des performances dans le temps et à faciliter les mises en relation déterminantes pour la suite d’une carrière sportive.
ProPath Sports s’appuie sur l’intelligence artificielle et l’analyse de données pour proposer des plans d’entraînement personnalisés, des modules de formation et des séances de coaching à distance. L’objectif est d’aider les athlètes à structurer leur progression et à améliorer leurs performances. Les parents disposent de ressources et d’espaces d’échange pour accompagner leurs enfants de manière plus éclairée, tandis que les entraîneurs et les recruteurs accèdent à des profils détaillés et à des rapports de suivi facilitant l’identification des talents.
Les athlètes peuvent également participer à des « tryouts » en ligne, c’est‑à‑dire des évaluations à distance, qui leur permettent de valoriser leurs capacités sans contrainte géographique. ProPath propose en parallèle des outils de comparaison et de suivi, pensés pour aider les jeunes sportifs à s’inspirer de parcours aboutis et à ajuster leur préparation, avec une attention particulière portée aux coureurs kényans.
Daniel Maganjo est diplômé de l’Université internationale des États‑Unis en Afrique, où il a obtenu en 2005 un bachelor en commerce international. Avant de lancer ProPath Sports, il a cofondé en 2018 Thelathin Group, une société de conseil qui allie l’excellence commerciale à la préservation du patrimoine, dont il a été le directeur général jusqu’en 2014.
Melchior Koba
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Il s’attaque à un enjeu central mais peu structuré : la capacité des individus et des petites entreprises à construire une discipline financière durable. Sa réponse repose sur une approche technologique pensée pour transformer des pratiques quotidiennes à grande échelle.
Femi Iromini (photo) est un entrepreneur nigérian, cofondateur et directeur général de Rank (anciennement Moni), une fintech communautaire qui développe une suite de produits financiers destinés aux petites entreprises africaines et aux particuliers désireux de constituer un patrimoine.
Fondée en 2020, Rank se présente comme une application financière conçue pour les personnes ambitieuses qui souhaitent mieux épargner, mieux gérer leurs dépenses et progresser aux côtés d’une communauté animée par des objectifs communs. Sa mission est de rendre la prospérité plus accessible, en créant des passerelles entre ceux qui aspirent à aller plus loin et ceux qui maîtrisent l’art de l’épargne.
La plateforme propose plusieurs mécanismes d’épargne. Le premier, baptisé « Reserve », permet de mettre de l’argent de côté de manière sécurisée sur une période définie, avec un rendement régulier. Le second, « Flex », offre une plus grande souplesse : l’utilisateur peut épargner tout en conservant la possibilité de retirer ses fonds à tout moment, sans renoncer aux intérêts.
Rank propose également « Goals », une épargne orientée vers des objectifs précis, pensée pour financer des projets identifiés. Enfin, l’offre « Premium » s’adresse aux utilisateurs qui gèrent des montants plus élevés ou construisent un patrimoine sur le long terme, avec des taux plus attractifs et un accompagnement prioritaire.
Au‑delà de l’épargne, Rank intègre des fonctionnalités de paiement et de gestion des dépenses courantes. Les utilisateurs peuvent envoyer et recevoir de l’argent instantanément, à toute heure, et régler depuis une seule interface diverses factures (électricité, câble, Internet et autres services).
Avant de lancer Rank, Femi Iromini a fondé en 2017 Lead360HQ, une structure qui collabore avec des universités africaines pour accompagner les étudiants dans la transformation de leur formation et de leurs ambitions en opportunités professionnelles concrètes. Il en a été le directeur général jusqu’en 2019.
Diplômé de l’université Obafemi Awolowo (Nigeria), où il a obtenu en 2012 une licence en géophysique, Femi Iromini a également travaillé comme consultant pour la Banque mondiale de 2019 à 2021.
Melchior Koba
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Réviser le bac reste pour beaucoup un exercice ponctuel, concentré à l’approche des examens. Un entrepreneur sénégalais propose une alternative fondée sur la régularité et l’usage du numérique.
Stéphane Mancabo (photo), entrepreneur sénégalais, est le cofondateur et directeur général de Yello. La start‑up entend transformer la préparation du baccalauréat en un processus quotidien plus simple, plus fluide et moins anxiogène pour les lycéens.
Fondée en 2023, Yello est une application éducative qui propose des contenus structurés, pensés pour s’adapter aux contraintes réelles des élèves. Elle met à disposition des cours audio, des textes et des résumés, afin de permettre à chacun de choisir le mode d’apprentissage qui lui correspond. Les contenus sont conçus pour faciliter la compréhension, limiter le jargon et accompagner progressivement les élèves vers les exigences du baccalauréat.
Les cours peuvent être téléchargés, ce qui permet de réviser sans dépendre en permanence d’une connexion Internet. L’application se démarque d’une approche intensive ou écrasante en privilégiant un apprentissage progressif. Les contenus sont organisés en modules courts et ciblés, centrés sur des notions précises plutôt que sur des chapitres entiers. Cette organisation vise à instaurer une progression régulière, sans donner à l’élève le sentiment d’être submergé.
Des notifications de rappel viennent structurer le travail et encouragent l’élève à réviser de manière continue, sans attendre la veille d’un devoir ou d’un examen. Yello intègre également une dimension ludique : les utilisateurs peuvent cumuler des points, débloquer des badges de progression et se situer dans des classements, à l’échelle nationale ou par établissement. Ce système est complété par des récompenses et des lots, conçus pour valoriser la régularité et l’engagement dans le travail.
Sur le plan académique et professionnel, Stéphane Mancabo est titulaire d’un bachelor en microfinance obtenu en 2018 à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), au Cameroun. Il commence sa carrière professionnelle en 2017 comme directeur du développement commercial de T’es de Dakar (TDD), un média numérique.
De 2020 à 2021, il occupe le poste de chef de projet production chez Walabok Studio. En parallèle, il intervient comme présentateur d’actualité technologique à la Télévision Futur Média. Il rejoint ensuite WURUS LAB, une société de production audiovisuelle, où il travaille comme directeur de production jusqu’en 2023.
Melchior Koba
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Face à la complexité des processus industriels, il fait le choix d’une IA orientée terrain. Une démarche qui privilégie l’exploitation concrète des données.
Aymen Hamidi (photo), ingénieur minier de formation et entrepreneur algérien, est le fondateur et directeur général de Kabas, une entreprise technologique spécialisée dans l’intégration de l’intelligence artificielle afin de transformer et d’optimiser les processus industriels.
Fondée en 2023, Kabas se positionne comme une entreprise deeptech dont l’ambition est de mettre l’IA au service des industries lourdes, tout en garantissant une maîtrise totale des données et des infrastructures. Son offre repose sur une approche résolument pragmatique de l’intelligence artificielle, structurée autour de deux produits complémentaires : DALILE et Virtual Lab.
DALILE se présente comme un assistant intelligent dédié à la connaissance industrielle. Conçu pour explorer et exploiter de vastes volumes de documents techniques et de données complexes, il s’éloigne des chatbots grand public. La solution repose sur un ensemble d’agents spécialisés capables de se répartir les tâches d’analyse, de croiser les informations et de restituer des réponses structurées à partir de simples requêtes formulées en langage courant.
Virtual Lab complète cette proposition en s’attaquant à une autre zone critique de l’industrie : le passage de l’idée à l’expérimentation. Cette plateforme permet de simuler des scénarios en amont des essais en laboratoire ou en conditions pilotes, en modulant les formulations, les paramètres de processus ou les conditions d’exploitation. Les équipes peuvent ainsi comparer différentes options, évaluer l’impact de leurs choix et identifier le meilleur compromis entre performance et coût, sans immobiliser d’équipements ni consommer de matières premières. Connecté à DALILE, Virtual Lab s’appuie sur les connaissances extraites des données de l’entreprise pour affiner encore les scénarios analysés.
Sur le plan académique et professionnel, Aymen Hamidi est titulaire d’un diplôme d’ingénieur minier obtenu en 2023 à l’École nationale polytechnique d’Algérie. Il a effectué plusieurs stages dans le secteur minier, notamment au sein d’ENOF Spa et de SOMIPHOS, où il a travaillé sur des sites d’exploitation et des usines de phosphates. En 2022, il rejoint Sonatrach en tant qu’ingénieur stagiaire en géophysique, avant d’effectuer, en 2023, un stage de deux mois en ingénierie de laboratoire au sein de Drilling Fluids Services aux Puits (DFSP).
Melchior Koba
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Il développe une technologie financière centrée sur les contraintes réelles des salariés. Une approche qui redéfinit l’accès à des services longtemps réservés aux circuits bancaires classiques.
Omar Saleh (photo), entrepreneur égyptien aujourd’hui basé à Riyad, en Arabie saoudite, est cofondateur et directeur général de Khazna, une start‑up de technologies financières dédiée aux populations sous‑bancarisées en Égypte et plus largement au Moyen‑Orient.
Fondée en 2019, Khazna développe une application mobile qui permet aux salariés de mieux gérer leur argent au quotidien. La plateforme propose des services financiers simples et rapides, accessibles directement depuis un smartphone. Elle regroupe plusieurs fonctionnalités conçues pour répondre aux besoins courants de la vie quotidienne, avec pour objectif de remplacer ou compléter les démarches habituellement effectuées auprès des banques, des commerçants ou des sociétés de facturation.
L’un des principaux services de Khazna est l’avance sur salaire, destinée en priorité aux employés d’entreprises partenaires. Cette fonctionnalité permet à un salarié d’accéder instantanément à une partie de son salaire du mois suivant via l’application. Elle vise à réduire le recours aux emprunts informels auprès de proches ou de collègues lorsqu’un imprévu survient avant la fin du mois.
Khazna s’appuie également sur un réseau de commerces partenaires auprès desquels les utilisateurs peuvent effectuer des achats immédiats avec un paiement différé. L’application permet aussi de financer des achats réalisés chez d’autres commerçants, en offrant la possibilité de définir soi‑même des modalités de remboursement simples et adaptées. La plateforme intègre par ailleurs un service de paiement de factures.
Sur le plan personnel, Omar Saleh est diplômé de l’Université du Caire, où il obtient en 2005 un bachelor en ingénierie chimique. Il est aussi titulaire d’un MBA obtenu en 2014 à la Stanford Graduate School of Business, aux États‑Unis.
Il débute sa carrière professionnelle en 2005 chez BG Group, dans le secteur pétrolier et gazier, en tant qu’ingénieur de projets senior. En 2010, il rejoint Dow Chemical comme responsable commercial pour l’Afrique. Trois ans plus tard, il devient associé en banque d’investissement chez J.P. Morgan aux États‑Unis. De 2016 à 2019, il occupe le poste de directeur de la stratégie chez Advanced Energy Systems (ADES), une entreprise du secteur énergétique. Il rejoint de nouveau ADES en 2022, cette fois comme membre du comité d’audit, fonction qu’il exerce pendant deux ans.
Melchior Koba
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Il impose l’intelligence artificielle comme un nouvel outil narratif dans la création cinématographique. Sa démarche et ses résultats sont salués et récompensés à l’international.
Né et formé en Tunisie, Zoubeir Jlassi est directeur artistique, motion designer et réalisateur. Il s’est récemment distingué avec son court‑métrage Lily, qui lui a valu le tout premier Google AI Film Award lors du « 1 Billion Followers Summit », organisé à Dubaï du vendredi 9 au dimanche 11 janvier.
D’une durée d’environ neuf minutes, Lily suit le parcours d’un archiviste hanté par une poupée liée à un accident dont il est responsable. Le film a été entièrement conçu à partir d’une combinaison d’outils d’intelligence artificielle générative de pointe. Ceux‑ci ont servi à la création des personnages et des environnements, à l’animation et à la synthèse de mouvements assistées par IA, à la narration visuelle fondée sur l’apprentissage automatique, ainsi qu’à des flux de post‑production optimisés par l’IA.
À travers ce dispositif technologique, le court‑métrage interroge la capacité des modèles génératifs à transmettre des émotions complexes telles que la culpabilité et la réparation, tout en maintenant une cohérence visuelle conforme aux standards du cinéma de studio. En remportant le Google AI Film Award, Lily s’est imposé face à près de 3 500 films provenant de plus de 100 pays. Le prix, soutenu par Google Gemini, est doté d’un million de dollars.
Zoubeir Jlassi occupe actuellement le poste de directeur artistique de Carthage+ TV, une chaîne de télévision généraliste privée tunisienne destinée au public arabophone. Il est diplômé de l’École supérieure des sciences et technologies du design (ESSTeD), où il a obtenu en 2009 un diplôme national des métiers d’arts et du design.
Melchior Koba
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Elle intervient là où beaucoup d’entrepreneurs perdent du temps et de la visibilité. La solution qu’elle a conçue transforme un angle mort de la gestion quotidienne en outil de pilotage.
Tayla Dandridge (photo) est une entrepreneure sud‑africaine installée à Londres, en Angleterre. Elle est cofondatrice et directrice générale de Stub, une plateforme en ligne conçue pour aider les entrepreneurs à gérer simplement les finances et le volet administratif de leur activité, sans avoir à manipuler des tableaux complexes.
Fondée en 2023, Stub permet de créer en quelques clics des devis, factures, notes de crédit et relevés clients. La plateforme facilite la conversion d’un devis en facture, ou inversement, selon l’avancement de la vente. Les utilisateurs peuvent également programmer des factures récurrentes, facturer dans différentes devises et intégrer un lien de paiement pour permettre aux clients de régler directement en ligne.
La solution ne se limite pas à la facturation. Pour chaque client, Stub centralise l’ensemble des documents (devis, factures, notes de crédit, relevés), ce qui simplifie le suivi et les relances. Les entrepreneurs disposent en parallèle d’une vue d’ensemble sur leurs ventes, leurs dépenses, leur résultat et leur trésorerie, à travers des rapports prêts à l’emploi pour la gestion quotidienne, les obligations fiscales ou les demandes de financement.
Stub se connecte aussi aux comptes bancaires afin de faire remonter automatiquement les transactions, ensuite classées par catégorie. L’utilisateur n’a plus qu’à les valider. Plusieurs témoignages mettent en avant cette synchronisation bancaire et la catégorisation automatique, qui transforment des finances jusque‑là difficiles à comprendre en données claires et exploitables, tout en faisant gagner un temps précieux.
Par ailleurs, la plateforme intègre des fonctionnalités de suivi des stocks, permettant d’identifier les produits en rupture ou à forte rotation, ainsi que de gestion des actifs de l’entreprise, dont la dépréciation est calculée automatiquement. Elle s’appuie sur une comptabilité complète, incluant l’ensemble des états financiers nécessaires, tout en restant accessible à des utilisateurs non spécialistes souhaitant avant tout garder une vision claire de leur activité.
Tayla Dandridge est diplômée de l’Université de Stellenbosch, où elle a obtenu en 2015 un bachelor en marketing. Elle est aussi titulaire d’un diplôme d’études supérieures en marketing et publicité, obtenu en 2016 à la Red & Yellow Creative School of Business.
Après un stage en marketing chez Vitality UK en 2016, elle rejoint Absa Group en Afrique du Sud. Elle y occupe successivement les postes de stagiaire en design, de conceptrice de services, puis de cheffe de projet designer. Entre 2021 et 2022, elle travaille comme consultante senior chez Finastra, une entreprise spécialisée dans les solutions financières.
Melchior Koba
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Il part d’un constat simple : le commerce local reste peu visible en ligne. Nathanael YAO conçoit une réponse numérique adaptée aux réalités de la ville d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Nathanael YAO (photo) est un informaticien et un entrepreneur ivoirien. Il est cofondateur et directeur général d’Adjemin, une start‑up de commerce électronique spécialisée dans l’achat et la vente de produits de toutes catégories.
Fondée en 2019, Adjemin a développé une plateforme en ligne du même nom. Celle‑ci permet à des vendeurs basés à Abidjan et dans ses différentes communes de proposer une large gamme de produits du quotidien, accessibles directement via le site. La plateforme se concentre sur la mise en relation de commerçants locaux avec des acheteurs à la recherche d’offres compétitives.
Pour les vendeurs, la plateforme constitue une vitrine numérique leur offrant la possibilité de présenter leurs produits et leurs prix à un public élargi, sans nécessiter l’existence d’une boutique physique de grande taille. Pour les acheteurs, la plateforme propose une expérience de navigation simple, avec des catégories variées, la comparaison des prix en francs CFA et l’identification de produits disponibles à proximité, à Abidjan.
Afin de renforcer son écosystème commercial, Adjemin a développé plusieurs services complémentaires. La start‑up propose notamment Smart Livraison, un système de gestion des livraisons destiné aux acteurs de l’e‑commerce. Elle a également lancé Chez Nous, un service permettant aux utilisateurs de se faire livrer des repas sur leur lieu de travail ou au sein de leur établissement universitaire.
La troisième solution développée par Adjemin est AdjeminPay, une solution de paiement conçue pour répondre aux besoins des marchands dans le contexte africain. Ce service s’adresse aux entreprises et aux plateformes en ligne souhaitant encaisser des paiements pour leurs produits ou services via Internet ou des applications mobiles. AdjeminPay permet notamment l’acceptation de paiements numériques à travers les principaux services de mobile money, tels qu’Orange Money, intégrables aux sites et applications des commerçants.
Sur le plan académique, Nathanael YAO est diplômé de l’ITA Ingénierie SA. Il y a obtenu, en 2016, une licence professionnelle en informatique, puis un master 1 l’année suivante. Il dispose par ailleurs d’une expertise en SEM (Search Engine Marketing).
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Il s’attaque à l’un des points de friction les plus persistants de l’assurance automobile : la lenteur et la complexité des procédures. À travers une solution technologique, il redéfinit la manière dont assurés et assureurs interagissent au quotidien.
Okugo Uche Ayodele (photo) est un entrepreneur nigérian et un professionnel chevronné du secteur de l’assurance. Il est le fondateur et le directeur général de FastClaim, une start‑up technologique spécialisée dans la gestion des assurances automobiles.
Fondée en 2022, FastClaim est une application mobile qui permet aux utilisateurs de demander une assistance routière, de gérer leurs documents administratifs et de suivre leurs sinistres directement depuis leur téléphone. Elle élimine les longues attentes et les déplacements inutiles. Conçue aussi bien pour les assurés que pour les compagnies d’assurance, la solution vise à raccourcir les délais de traitement et à limiter les abus dans les déclarations.
FastClaim centralise plusieurs services liés à l’automobile et à l’assurance au sein d’une seule plateforme. En quelques clics, l’utilisateur peut solliciter un service de remorquage, où qu’il se trouve, afin d’obtenir une aide rapide en cas de panne. L’application simplifie également le transfert de propriété d’un véhicule en réduisant les démarches papier et les lourdeurs administratives.
Elle offre par ailleurs la possibilité de renouveler son permis de conduire en ligne, sans passage physique dans les services concernés, et facilite la mise en conformité du véhicule grâce au renouvellement rapide des documents obligatoires.
L’un des points clés de FastClaim repose sur l’inspection de véhicule à distance. À l’aide de son téléphone, l’utilisateur prend des photos ou des vidéos que l’application analyse pour identifier les dommages. Ce processus supprime l’attente d’un inspecteur sur place et accélère le passage de la déclaration à la phase de traitement. Il contribue aussi à réduire les déclarations exagérées ou frauduleuses, les dommages étant vérifiés à partir des éléments visuels transmis via l’application.
La semaine dernière, la start‑up a annoncé le lancement de ses activités en Zambie. Sa plateforme a été désignée comme l’application d’assurance la plus prometteuse en 2023, puis comme la meilleure application d’assurance nigériane en 2025.
En parallèle de ses activités entrepreneuriales, Okugo Uche Ayodele est membre du conseil d’administration de Teens TV Africa, au Nigeria. Il est titulaire d’un master en marketing obtenu en 2003 à l’université de Calabar. Il commence sa carrière professionnelle en 1998 à l’International Merchant Bank, où il occupe le poste de responsable crédit et marketing.
En 2000, il devient responsable marketing de Sovereign Trust Insurance. En 2004, il est nommé directeur de la succursale de Consolidated Hallmark Insurance à Port Harcourt, avant de rejoindre, l’année suivante, Cornerstone Insurance en tant que responsable marketing. Entre 2006 et 2020, il évolue au sein d’International Energy Insurance, où il occupe successivement les fonctions de directeur régional et de directeur général. Entre 2023 et 2024, il exerce enfin le rôle de directeur consultatif chez JAVAT 365, une entreprise technologique de partage de contenu basée aux États‑Unis.
Melchior Koba
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