Dans un système de santé marqué par des parcours complexes, il fait le choix de la simplification. Son approche numérique modernise la manière dont les patients et professionnels interagissent.

Mina Shawky (photo) est un pharmacien de formation et un entrepreneur égyptien. Il est cofondateur et directeur général de CliniDo, une plateforme de santé en ligne qui met en relation patients et médecins.

Fondée en 2020, CliniDo se positionne comme un compagnon de santé simple d’utilisation, accessible via une application mobile et une interface web. La plateforme vise à simplifier l’accès aux soins en centralisant, au sein d’un même service, la recherche de médecins, la prise de rendez-vous et le suivi médical.

CliniDo permet aux patients d’identifier rapidement un professionnel de santé, de planifier une consultation et d’accéder à plusieurs services médicaux depuis un point unique. La solution propose notamment des consultations à distance, en vidéo ou en audio, ainsi que la réservation de tests de laboratoire ou de visites médicales à domicile, en fonction des besoins exprimés.

La plateforme accompagne aussi les médecins en améliorant leur présence en ligne et en élargissant leur patientèle grâce à des profils complets et aux retours des utilisateurs. Les professionnels de santé disposent d’outils numériques pour gérer leurs rendez-vous, leur cabinet et leurs services, contribuant ainsi à une meilleure organisation et à une qualité de suivi accrue.

Mina Shawky est diplômé de la faculté de pharmacie de l’Université du Caire, où il a obtenu en 2010 un bachelor en pharmacie. Il est également titulaire d’un master en marketing obtenu en 2017 à l’ESLSCA Business School Paris. Il commence sa carrière professionnelle en 2011 comme pharmacien de production à l’usine pharmaceutique des forces armées égyptiennes.

En 2012, il rejoint EVA Pharma en tant que représentant médical, avant d’intégrer la même année Novartis, fabricant de produits pharmaceutiques, où il occupe le poste de chef de produit adjoint pour le diabète. En 2017, il est nommé responsable de l’innovation produit chez Vezeeta.com, une entreprise de healthtech basée à Dubaï. Entre 2018 et 2021, il travaille comme chef de produit au sein de la fintech égyptienne Aman E-Payments.

Melchior Koba                                                                                                                 

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En observant les limites des pratiques actuelles, il a construit une réponse orientée vers la fiabilité des prescriptions médicales. Une initiative qui répond à des besoins concrets d’efficacité des pharmacies.

Gédéon Dossou est un entrepreneur béninois basé à Cotonou. Il est cofondateur et directeur général de Pharmatrack, une solution technologique conçue pour renforcer la traçabilité des ordonnances médicales et simplifier le suivi des traitements pour les patients.

Fondée en 2023 avec l’appui de plusieurs pharmaciens, Pharmatrack développe une solution de numérisation et de sécurisation des prescriptions médicales. S’appuyant sur le cloud et l’intelligence artificielle, la plateforme permet une analyse rapide et fiable des ordonnances, contribuant à améliorer l’efficacité opérationnelle de ses utilisateurs.

Concrètement, la solution repose sur une plateforme intuitive dédiée à la gestion des ordonnances. Elle permet l’enregistrement et l’archivage numérique sécurisé des prescriptions. Elle s’intègre aux logiciels de gestion pharmaceutique existants et assure la lecture automatique des ordonnances. La plateforme offre également un suivi en temps réel de leur statut et génère des rapports de conformité.

« Chez PharmaTrack, nous transformons une réalité encore trop souvent manuelle et inefficace en une expérience fluide, sécurisée et intelligente », explique Gédéon Dossou. À ce jour, la solution est déjà utilisée par plus de trente pharmacies situées dans le sud et le centre du Bénin.

Sur le plan académique, Gédéon Dossou est titulaire d’une licence en commerce international obtenue en 2013 à ESM Paris. Il a aussi obtenu en 2014 une licence en sociologie à l’Université d’Abomey-Calavi, au Bénin, puis un master en ingénierie et technologie à la Haute École de Commerce et de Management (HECM).

Il commence sa carrière professionnelle en 2015 au sein d’Africaine des Assurances Côte d’Ivoire, où il occupe un poste d’ingénieur logiciel. Entre octobre 2020 et novembre 2025, il exerce comme spécialiste en projets digitaux chez Inklusiiv, un cabinet international de conseil en diversité, équité et inclusion, basé au Bénin.

Melchior Koba

Edité par Ubrick F. Quenum

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Diplômé en finance, c’est dans la santé qu’il décide d’entreprendre. Il utilise la technologie pour connecter les différents acteurs du secteur entre eux.

Aloys Koum (photo) est un banquier de formation et un entrepreneur camerounais. Il est le fondateur et le directeur général de Pharma Dream, une plateforme qui permet aux patients de trouver rapidement la pharmacie adaptée et de bénéficier de conseils de santé fiables, sans se perdre dans des démarches complexes.

Fondée en 2019, Pharma Dream a été conçue pour simplifier le quotidien des patients. La plateforme met en relation le grand public avec un large réseau de pharmacies et de professionnels de santé, afin de répondre à leurs besoins concrets.

La mission principale de la start-up est de faciliter la localisation des pharmacies recherchées. En quelques clics, l’utilisateur peut identifier l’établissement qui lui convient et s’y rendre en toute confiance. L’entreprise s’appuie sur un réseau de plus de 200 pharmacies partenaires.

Au-delà de la localisation, Pharma Dream offre également un accès rapide à des avis et conseils médicaux. Des médecins professionnels très réactifs sont disponibles en ligne pour répondre aux questions de santé. La plateforme se veut aussi un outil d’information et de sensibilisation : elle publie régulièrement des articles sur différentes pathologies, rédigés par des experts de la santé.

Aloys Koum est par ailleurs membre du Comité des experts internationaux en santé numérique en Afrique (CEISNA). Il occupe également le poste de responsable administratif à la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (BICEC).

Il est diplômé de l’université de Yaoundé II, où il a obtenu en 2010 une licence en analyse financière, macroéconomie monétaire et finance de marché, puis en 2012 un master 1 en administration et gestion des entreprises, finance, audit et contrôle de gestion.

Melchior Koba

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Au Kenya, Safia Health a été développée pour transformer la façon dont les individus et les organisations abordent la santé, la prévention et la performance physique.

Safia Health est une plateforme d’e-santé développée par une start-up kényane. Elle combine des outils technologiques avancés avec des programmes de formation et d’entraînement adaptés à différents profils d’utilisateurs (des athlètes d’élite aux amateurs et aux débutants) pour optimiser la performance, prévenir les blessures et renforcer la santé globale. Basée à Nairobi, la jeune pousse a été lancée en 2024 par Diana Wambui (photo, à gauche).

« Safia Health offre une plateforme intuitive qui aide les utilisateurs à prendre des décisions éclairées concernant leur santé, leur permettant ainsi de mener une vie plus saine et plus équilibrée. Notre mission est de combler le fossé entre la prévention précoce et les soins chroniques continus, en veillant à ce que chacun ait accès aux outils dont il a besoin pour une gestion optimale de sa santé », indique la start-up.

La plateforme repose sur une approche proactive de la santé : plutôt que d’attendre l’apparition de problèmes de santé, Safia Health met l’accent sur la prévention, l’éducation et le suivi personnalisé. Les services proposés incluent des programmes de performance sportive structurés selon différents niveaux, un suivi détaillé des progrès, des évaluations complètes du bien-être et des techniques de récupération.

Grâce à des technologies de suivi et d’analyse, elle permet aux utilisateurs de visualiser leurs performances, d’identifier des points faibles, et d’ajuster leurs routines en conséquence pour atteindre leurs objectifs de santé et de performance. Elle se distingue également en améliorant l’accès à des outils de prévention et de suivi de la santé, contribue à réduire les coûts liés aux soins réactifs et à promouvoir une culture de prévention dans la population.

En résumé, Safia Health vise à combler des lacunes persistantes dans les systèmes de santé, particulièrement en Afrique, où des millions de personnes souffrent de retards dans l’accès aux soins, de faible littératie sanitaire et d’un manque de solutions personnalisées pour améliorer leur bien-être au quotidien.

Adoni Conrad Quenum

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La numérisation engagée en Algérie touche désormais l’ensemble des secteurs, y compris la santé, où les besoins restent critiques. Dans ce contexte, les autorités intensifient leurs efforts pour moderniser les services essentiels et améliorer la continuité des soins.

L’Algérie prépare le déploiement d’une plateforme numérique dédiée à l’organisation des transferts de patients entre établissements hospitaliers. L’annonce a été faite le jeudi 11 décembre devant le Conseil de la nation par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene (photo). Cette initiative vise à structurer et fluidifier un processus souvent complexe, en particulier dans les wilayas du Sud et des Hauts‑Plateaux, où l’accès aux soins spécialisés demeure limité.

La future plateforme instaurera un circuit entièrement numérisé pour le suivi et la validation des demandes de transfert, aujourd’hui gérées par des canaux multiples et peu harmonisés. Le ministre a rappelé que ces opérations obéissent à un cadre strict imposant l’examen de chaque demande dans des délais raisonnables, tout en garantissant une réponse rapide pour les cas urgents, avec un délai maximal fixé à 48 heures.

Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique à l’horizon 2030, qui fait de la modernisation des services publics l’un des axes prioritaires. Il intervient alors que l’Algérie cherche à améliorer la continuité des soins sur un territoire particulièrement vaste et marqué par de fortes disparités géographiques. Les wilayas du Sud, qui couvrent plus de 80 % de la superficie du pays, restent confrontées à un accès limité à certaines spécialités, rendant les transferts indispensables pour les prises en charge nécessitant une expertise spécifique.

La numérisation du processus de transfert entre hôpitaux devrait permettre d’automatiser plusieurs étapes essentielles, depuis l’enregistrement des demandes jusqu’à la vérification des critères médicaux, en passant par la transmission aux équipes chargées de l’évaluation ou le suivi des délais de réponse. Elle facilitera également l’activation des protocoles d’urgence lorsque la situation l’exige. Le dispositif sera enfin relié aux services de transport sanitaire, y compris l’évacuation aérienne assurée par la Protection civile, Air Algérie ou, dans les situations les plus critiques, les forces aériennes militaires.

Le projet de plateforme de gestion des transferts s’insère dans un mouvement plus vaste de transformation numérique du secteur de la santé en Algérie : déploiement du dossier médical électronique (DME), création de l’Agence nationale de numérisation de la santé (ANNS), développement de services de télémédecine et adoption récente de services cloud nationaux pour l’hébergement des données de santé.

Samira Njoya

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Elle met en place une technologie pour structurer l’autonomie sanitaire des utilisatrices. Sa démarche introduit un nouveau mode d’accompagnement dans la gestion quotidienne de la santé.

Viviane Oké (photo), surnommée Dr. V, est une docteure béninoise engagée dans le secteur de la santé numérique. Elle est la directrice générale d’ELLES, une application qu’elle a fondée avec un groupe de jeunes médecins béninois pour améliorer le suivi de la santé des femmes.

Créée en 2022, ELLES est une application dédiée à la santé reproductive. Elle permet aux filles et aux femmes de suivre leur cycle menstruel et d’accéder à des informations sur les méthodes contraceptives, en distinguant les méthodes naturelles et en précisant leurs avantages et leurs effets indésirables.

L’outil contribue aussi aux actions de prévention contre le cancer du sein en envoyant une alerte au moment propice pour l’autopalpation et en donnant accès à un guide détaillé. Une chaîne d’actualité intégrée diffuse en continu des contenus sur le corps, la santé sexuelle et la santé reproductive.

Viviane Oké est diplômée de la Faculté des sciences de la santé de Cotonou (FSS), où elle a obtenu un doctorat en médecine. Elle est également titulaire d’un master en gestion de projets internationaux obtenu en octobre 2025 à l’Université Senghor d’Alexandrie (Égypte).

En 2021, elle a travaillé comme traductrice médicale au sein de Smile Train, une organisation internationale dédiée aux enfants. En 2022, elle a exercé comme consultante en technologie financière pour le bureau de la GIZ au Bénin. En février 2025, elle était médecin à la Clinique Patte d’Oie à Cotonou.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Les start-up africaines évoluent dans un environnement où l’accès au capital et à des réseaux solides reste un défi majeur. Face à ces besoins, de nouvelles initiatives cherchent à renforcer les écosystèmes d’innovation et à soutenir l’essor entrepreneurial sur le continent.

Technopark Casablanca, principal hub technologique et entrepreneurial du Maroc, et Renew Capital, l’un des investisseurs panafricains les plus actifs dans le financement des start-up, ont annoncé le jeudi 4 décembre un partenariat marquant l’ouverture du siège de Renew Capital pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest au Maroc. L’initiative vise à renforcer les passerelles entre les écosystèmes d’innovation du Maghreb, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique de l’Est, renforçant la position du royaume comme pôle stratégique de croissance technologique à l’échelle du continent.

Dans le cadre du partenariat, Renew Capital accompagnera les start-up marocaines et nord-africaines dans leur expansion vers les marchés d’Afrique subsaharienne, tout en connectant les institutions marocaines aux opportunités émergentes dans les écosystèmes les plus dynamiques du continent. Le Technopark mettra de son côté à disposition son réseau d’incubation, ses infrastructures et son rôle de plateforme d’innovation pour faciliter l’intégration de ces entreprises sur plusieurs marchés africains. Cette alliance vise à transformer les start-up marocaines et africaines en « champions régionaux », capables de dépasser leurs marchés d’origine et de rivaliser à l’échelle continentale.

Ce partenariat s’inscrit dans un contexte où l’écosystème start-up africain traverse à la fois des turbulences et des opportunités. Après une année 2024 difficile, marquée par une chute de plus de 50 % des financements dans la tech africaine, les premiers mois de 2025 témoignent d’un regain de confiance. Au premier semestre, les start-up africaines ont levé environ 1,42 milliard USD à travers 243 opérations, indiquant une reprise significative du capital-risque.

Plus structurellement, l’Afrique voit émerger ses propres investisseurs. Les fonds de venture capital basés sur le continent représentaient 29 % des acteurs actifs en 2023, contre 23 % un an auparavant, signe de la montée en puissance d’un capital africain plus résilient et mieux ancré dans les réalités locales.

Dans ce paysage en recomposition, la nouvelle plateforme maroco-panafricaine pourrait jouer un rôle de catalyseur. En créant des synergies entre entrepreneurs nord-africains, est-africains et subsahariens, le partenariat entre Renew Capital et Technopark pourrait favoriser l’émergence de start-up à fort impact, capables d’accéder à des marchés élargis, d’attirer davantage de financements et de renforcer les chaînes de valeur régionales.

Samira Njoya

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Elle conçoit des outils numériques adaptés aux contraintes du terrain pour répondre à un déficit de formation dans le secteur de la santé. Son projet s’adresse à celles et ceux qui assurent l’essentiel des soins de proximité.

Maessarath Rafiou (photo) est une docteure béninoise. Elle est fondatrice et directrice générale de Mobidoto, une entreprise à impact social spécialisée dans la formation numérique des agents de santé en Afrique. Fondée en janvier 2025, Mobidoto développe une plateforme numérique de formation continue conçue pour un usage en milieu professionnel, y compris dans des zones à faible connectivité. L’application propose des parcours de formation, des modules structurés et un système de certification permettant de valider les compétences acquises.

Le site de Mobidoto intègre une section « Ressources » qui regroupe des supports pédagogiques, notamment des livres électroniques accessibles depuis une page dédiée. Ces contenus complètent les modules de formation de l’application et fournissent aux professionnels de santé des outils pratiques pour leur activité quotidienne. La plateforme s’adresse principalement aux agents de santé communautaires, aux aspirants agents de santé communautaire, aux relais communautaires, ainsi qu’aux infirmiers, sages-femmes et médecins.

En novembre 2025, la start-up a lancé DotoIA, un assistant de révision gratuit destiné aux étudiants en santé, accessible via WhatsApp. Le chatbot propose des explications simplifiées, des quiz rapides et un accès intégralement mobile, y compris avec une connexion limitée. L’outil vise à faciliter les révisions et à accompagner les étudiants dans leur préparation.

Médecin à la clinique Dr Pierre Boni au Bénin, Maessarath Rafiou est également fondatrice et présidente d’OASIS Bénin. Créée en 2017, l’organisation intervient en appui au système de soins préventifs au Bénin et dans la sous-région à travers des campagnes de sensibilisation, des séances d’information et des actions de promotion de la santé.

Elle est diplômée de la Faculté des sciences de la santé de Cotonou, où elle a obtenu un doctorat en médecine. Entre 2016 et 2017, elle a occupé le poste de responsable de projet santé au sein de Benin Health Movement, une organisation engagée dans la promotion de la santé au Bénin.

Melchior Koba

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Au Kenya, E-tiba se positionne comme une solution numérique complète pour simplifier l’accès aux soins à domicile.

E-tiba est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse kényane. Via une application mobile, un site web et même un code USSD, la plateforme met en relation patients et soignants qualifiés (infirmiers, aides-soignants, thérapeutes ou personnels de soutien) pour des interventions ponctuelles ou régulières à domicile. Basée à Nairobi, la start-up a été lancée en 2018 par Loise Wanjiku Ngugi (photo).

Les services couverts vont des soins infirmiers classiques (pansements, perfusions, gestion des médicaments) aux accompagnements spécialisés (soins palliatifs, prise en charge des maladies chroniques, rééducation), en passant par des prestations pratiques comme la préparation des repas, le transport vers des établissements sanitaires, ou l’assistance à la mobilité. Les rendez-vous se réservent en ligne et les équipes sont présentées avec leurs compétences, ce qui facilite la confiance et le suivi des patients.

Au-delà de la mise en relation, E-tiba développe un volet formation : un E-tiba Training College et une plateforme e-learning proposent des cursus (soins de base, aide communautaire, prise en charge de la démence, etc.) pour professionnaliser les aidants et garantir des standards de qualité. Ce double modèle (services opérationnels et formation) renforce la sécurité des patients et crée des opportunités d’emploi formel dans le secteur des soins à domicile.

Pour le patient et sa famille, E-tiba représente un gain de confort et de continuité des soins : moins de déplacements, un suivi personnalisé et l’accès à des intervenants formés. Pour le système de santé, la solution peut contribuer à désengorger les établissements en permettant des prises en charge à domicile adaptées et sécurisées.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Il propose un outil numérique qui suit les étapes des traitements de fertilité. Avec cette innovation, il rend le chemin vers la parentalité plus simple et mieux maîtrisé.

Kaïs Zhioua (photo) est un entrepreneur tunisien, fondateur et directeur général de Tanit Healthcare Technologies (Tanit AI), une start‑up de healthtech qui développe un « compagnon personnel vers la parentalité » basé sur l’intelligence artificielle pour accompagner les patients dans les parcours de fertilité.

Fondée en 2024, la plateforme Tanit AI se présente comme un outil numérique dédié à la fertilité. Elle accompagne les personnes et les couples dans leur projet de parentalité, de l’exploration des options aux traitements et à la gestion des complications éventuelles.

Au cœur de Tanit AI se trouve un assistant basé sur l’intelligence artificielle spécialisé en fertilité. Cet assistant permet de décrypter les informations médicales, de suivre les différentes étapes du parcours de soins et de mieux comprendre les traitements proposés. Il informe sur les notions liées à la fertilité, les causes possibles d’infertilité et les options disponibles pour l’exploration. L’outil facilite les échanges avec les professionnels de santé et aide à préparer des décisions éclairées.

La plateforme accompagne les utilisateurs tout au long des traitements, en aidant à déterminer le moment de commencer, à suivre les protocoles et à gérer les imprévus. Elle fournit des repères pour situer l’utilisateur dans son parcours, intégrer les informations médicales et anticiper les étapes suivantes.

Parallèlement, Kaïs Zhioua occupe le poste de directeur de la stratégie chez Fertillia, entreprise tunisienne spécialisée dans la procréation médicalement assistée. Il est aussi directeur de la stratégie et de l’innovation de la Clinique La Rose à Tunis. Avant Tanit AI, il avait fondé en 2016 Careways, une technologie dédiée au tourisme médical électronique.

Il est diplômé de la Mediterranean School of Business, où il a obtenu en 2013 un bachelor en administration des affaires. Il est titulaire d’un master en entrepreneuriat obtenu en 2015 à l’Université du Zhejiang en Chine.

Melchior Koba

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