L’Afrique demeure la région du monde où les défis en matière de santé sont les plus cruciaux. L'e-santé représente donc une opportunité pour le développement du secteur, notamment en raison du fort taux de pénétration de la téléphonie mobile sur le continent et de son utilisation généralisée.

Le Comité des experts internationaux en santé numérique en Afrique (CEISNA) a annoncé le jeudi 18 avril la signature d’un accord avec l’Institut supérieur des techniques médicales de Lubumbashi (ISTM) en République démocratique du Congo. Cet accord vise à promouvoir la santé numérique en Afrique.

« Cet accord marque une étape décisive dans la promotion de la santé numérique en Afrique, en unissant les efforts du CEISNA et de l’Institut supérieur des techniques médicales pour améliorer l’accès aux soins de santé grâce aux technologies de pointe », a déclaré le CEISNA dans un communiqué.

Dans le cadre de ce partenariat, le CEISNA apportera son expertise internationale en santé numérique pour renforcer les capacités de l’Institut supérieur des techniques médicales dans les domaines de la formation, de la recherche et de la mise en œuvre des solutions innovantes en matière de santé.

Cette collaboration s'inscrit dans les actions du CEISNA en faveur de la promotion de la formation en e-santé dans les universités africaines. Au début du mois d’avril, le comité a également annoncé un partenariat avec l’Institut supérieur de santé publique de Bamako visant à améliorer les systèmes de santé au Mali grâce au numérique.

Ces partenariats interviennent alors que les gouvernements africains envisagent de plus en plus d’exploiter les technologies innovantes dans le secteur de la santé. Il devient urgent pour l’Afrique de développer massivement des systèmes intégrant les techniques de l’intelligence artificielle pour améliorer de façon significative les soins et apporter des réponses efficaces à certaines maladies difficiles et rares. Selon un rapport du cabinet Fortune Business Insights, la taille du marché mondial de la santé numérique devrait atteindre 559,52 milliards de dollars d’ici à 2027.

Samira Njoya

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Dans le but de faciliter l’accès aux soins aux populations, une start-up béninoise a mis en place une application d’e-santé. Elle intègre plusieurs fonctionnalités qui permettent aux patients de se faire soigner.

goMediCAL est une solution d’e-santé développée par la jeune pousse béninoise Open SI, fondée en 2013 par Gilles Kounou. Elle permet aux utilisateurs de prendre des rendez-vous médicaux, de s’informer sur les pharmacies de garde, de disposer d’un carnet de santé numérique ou encore d’effectuer des téléconsultations. La solution a été lancée en 2017.

L’application est uniquement accessible sur Android où elle a déjà été téléchargement plus de 10 000 fois. L’utilisateur se crée un compte avec son adresse e-mail et accède aux divers services de la solution. Pour rechercher un médecin, il suffit d’effectuer la recherche au niveau de la barre dédiée en fonction de son patronyme ou de sa spécialité, qu’il soit un spécialiste ou un généraliste. Ainsi, en recherchant un médecin en fonction de son nom ou de l’un de ses prénoms il est possible de trouver tous les médécins de la plateforme portant aussi lesdits nom ou ledit prénom. Par contre, en fonction de la spécialité, vous retrouvez tous les spécialistes de la plateforme dans la spécialité choisie.

Il faut souligner que goMediCAL intègre également les assurances. L’utilisateur qui en dispose suivra sa procédure et choisira son assurance préalablement enregistrée sur la plateforme. Il est également possible de payer les frais médicaux pour un proche, que vous résidiez au Bénin ou à l'étranger. En ce qui concerne les médecins de la plateforme, ils tiennent un agenda numérique qui leur permet de travailler en fonction de leur disponibilité. Cette option offre plus de flexibilité. La solution d’e-santé revendique plus de 300 médecins, 60 centres de santé et 250 rendez-vous journaliers.

goMediCAL a reçu plusieurs distinctions, notamment en 2018 où la plateforme de santé numérique s’est vue décerner le prix Afric’innov de la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Lors de la Conférence internationale des ministres de la santé et des TIC sur la sécurité des soins de santé en Afrique (CIMSA), elle finit sur la troisième marche du podium aux Awards des start-up dans le secteur de la santé.

Adoni Conrad Quenum

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Les Margaret Junior Awards, lancés en 2020, récompensent le talent des jeunes filles âgées de 7 à 18 ans. Quatre ans plus tard, la jeune Camerounaise Abigail Ifoma remporte ce prestigieux prix en Afrique.

Abigail Ifoma (photo) est une jeune Camerounaise dynamique et passionnée par l'innovation technologique. En mars 2024, elle a remporté le prix Margaret Junior Afrique pour son projet MIA (My Intelligent Assistant). MIA est un système de prise en charge et de surveillance de malades dans des zones médicalement isolées.

Inspirée par l'expérience de sa grand-mère, Abigail Ifoma ressent une profonde empathie envers les personnes souffrant de maladies chroniques. La difficulté de prendre régulièrement la température et la pression artérielle a été un défi personnel pour elle, qui l'a poussée à chercher une solution innovante.

Son projet, un bracelet intelligent couplé à une application, est le fruit de cette réflexion. Elle souhaite que sa solution réduise les délais d'attente dans les hôpitaux et améliore la prise en charge des patients. Pour Abigail Ifoma, cette reconnaissance est une validation de son travail et une occasion de sensibiliser à l'importance de l'innovation dans le domaine de la santé.

Encore élève à Tassa Academy, un établissement d’enseignement secondaire à Yaoundé, Abigail Ifoma est déterminée à poursuivre ses études dans le domaine de la médecine, tout en restant fidèle à sa passion pour la technologie. Elle reconnaît les défis auxquels elle est confrontée, notamment le manque de ressources matérielles et les problèmes d'infrastructure, mais reste optimiste quant à l'avenir de son projet.

En tant que jeune innovatrice, Abigail Ifoma aspire à inspirer d'autres jeunes, en particulier les filles, à s'impliquer dans la technologie et la science. Elle croit fermement que l'innovation peut transformer le monde et encourage les jeunes à explorer leur créativité et à relever les défis avec courage et détermination.

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Depuis son lancement en 2022, les AfricaTech Awards ont récompensé une dizaine de start-up pour l'impact concret de leurs activités sur la société. Pour sa troisième édition, les organisateurs de l'événement poursuivent le même objectif.

Viva Technology ou VivaTech, un salon annuel dédié à l'innovation technologique, a dévoilé le mercredi 17 avril les 45 start-up africaines retenues pour la finale de la troisième édition des AfricaTech Awards. Cette initiative panafricaine vise à identifier et soutenir les start-up innovantes à impact à travers le continent. L'événement aura lieu le 24 mai à Paris, en marge du VivaTech.

Les 45 finalistes ont été sélectionnés parmi 310 candidatures à l'issue d'une évaluation menée par VivaTech et son knowledge partner Deloitte. Ces start-up proviennent de 37 pays africains, parmi lesquels le Kenya, le Nigeria et l'Egypte occupent respectivement les trois premières places en termes de participation ceci depuis 2022. Les start-up finalistes sont réparties dans trois catégories : l’e-commerce & FinTech (15), Climate Tech (15) et Health Tech (15).

A l'issue d'une seconde évaluation qui sera menée par un panel d'experts composé de partenaires C-Levels, d'investisseurs et de CEO d'incubateurs, les trois meilleures start-up de chaque catégorie auront l'opportunité de participer à l'édition 2024 de Viva Technology, qui se tiendra du 22 au 25 mai à Paris.

Selon le communiqué de VivaTech, parmi les 45 start-up retenues, 42 % d'entre elles sont fondées ou co-fondées par des femmes, et près de 90 % comptent au moins une femme dans leur conseil d'administration. Elles ont été sélectionnées pour l'impact concret de leurs activités sur la société ou l'environnement, la création d'une innovation remarquable, l'évolutivité de leur business sur le marché africain, et la constitution d'une équipe diversifiée et expérimentée.

« Dans cette nouvelle sélection des AfricaTech Awards, l’Afrique démontre toute la richesse et le dynamisme de son écosystème de start-up et se positionne comme le continent à suivre pour l’innovation tech et digitale. Viva Technology est ravi de faire connaître cette réalité africaine au monde entier et de la connecter aux acteurs qui lui permettront d’atteindre son plein potentiel », a déclaré François Bitouzet, directeur général de Viva Technology.

Samira Njoya

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En tant qu’entrepreneur, il veut s’assurer que les produits sensibles comme les vaccins sont transportés dans de bonnes conditions, de la pharmacie au patient.

 

 

Christian Cédric Toe est un ingénieur et un entrepreneur burkinabè. Fondateur de Laafi Concepts, il propose une solution complète pour surveiller les conditions critiques des produits sensibles comme les vaccins et autres produits sensibles pharmaceutiques tout au long de la chaîne d’approvisionnement et de distribution.

Fondée en 2020, la start-up veut augmenter la disponibilité des produits de santé comme les vaccins et améliorer la sécurité alimentaire sur le continent. Au cœur de son offre se trouve le Laafi Monitor, un appareil permettant aux clients de surveiller en temps réel la température, l'humidité et l'exposition lumineuse de leurs produits. Doté de fonctionnalités d'alerte personnalisables, cet outil offre une tranquillité d'esprit en signalant tout changement critique.

Pour compléter son offre, la start-up a développé Laafi Mobile, une application de suivi et de gestion des conditions de transport et de stockage des produits sensibles, offrant ainsi une solution holistique à ses clients.

Laafi Concepts bénéficie du soutien stratégique d'Orange. « Orange a joué un rôle important dans l’identification de nouveaux marchés, un mentorat et un accès à son réseau d’experts. Ce soutien a été essentiel pour nous aider à développer et à commercialiser notre produit », révèle Christian Cédric Toe.

Les objectifs de développement de Laafi Concepts sont ambitieux. En effet, elle veut « standardiser tous nos process et améliorer l’accessibilité à nos produits, augmenter notre base de clients institutionnels à 100 d’ici à 2025, développer de nouvelles fonctionnalités pour notre solution et rendre notre présence sur de nouveaux marchés en Afrique subsaharienne », explique l’entrepreneur à We Are Tech Africa.

Invité au Maroc pour le World Electronics Forum qui a commencé le lundi 15 avril et prendra fin le jeudi 18 avril, l’entrepreneur pourra échanger et collaborer avec d’autres chefs d’entreprises présents au forum.

Christian Cédric est diplômé de l’université polytechnique de Bobo-Dioulasso où il a obtenu en 2013 un bachelor en génie industriel et maintenance. Avant de fonder Laafi Concepts, il a lancé Laafi Bag, un sac réfrigérant capable de maintenir les vaccins à la température adéquate pendant 90 heures. Cette invention, produit de son entreprise Genuine Concept (2015-2020), lui a valu le prix de l’innovation aux Rebranding Africa Awards en 2016.

Melchior Koba

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Dans le but de faciliter la prise en charge des grossesses en Afrique, une tech entrepreneure franco-béninoise a lancé une solution e-santé sur mesure pour les femmes enceintes.

Mama Care est une solution e-santé développée par la jeune pousse franco-ivoirienne Susu, spécialisée en assurance-santé. Elle permet, avec son application mobile, aux femmes enceintes de bénéficier d’un accompagnement médical et de conseils pratiques tout au long de la grossesse et durant les premiers mois du bébé. La start-up, basée à Lyon en France avec des bureaux locaux à Abidjan (Côte d’Ivoire), Dakar (Sénégal) et Douala (Cameroun), a été fondée en 2019 par la franco-béninoise Bola Bardet.

Pour développer sa technologie, élargir ses offres et soutenir sa croissance sur le continent, Susu a réalisé plusieurs levées de fonds. En mars 2022, elle a réussi un cycle de financement d’un montant de 1 million $ puis un montant de 4,5 millions $ en décembre 2023. S’exprimant sur cette dernière levée de fonds, Bola Bardet affirme : « notre mission est de démocratiser l’accès à la santé sur l’ensemble du continent africain, en proposant des solutions innovantes pour une prise en charge de qualité, et pour le financement de la santé de nos bénéficiaires. [...] Cette levée de fonds va nous permettre de poursuivre notre développement et de concrétiser notre ambition de transformer le quotidien de millions d’Africains ».

L’application Mama Care a été lancée en juillet 2022. Elle est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois. La femme enceinte, après le téléchargement de l’application, devra se créer un compte pour accéder aux divers services de Mama Care. Entre autres, pour le suivi et la prise en charge, elle inclut les échographies, les prises de sang, les consultations, les bilans complets ou encore les visites de sage-femmes à domicile. Elle a également droit aux conseils personnalisés et aux informations sur l’alimentation et l’hygiène de vie.

« Mama Care couvre financièrement l’ensemble des consultations prénatales et postnatales de la future maman, ainsi que son accouchement, en partenariat avec les meilleures cliniques et hôpitaux de Côte d’Ivoire », explique la start-up.

Elle propose trois formules pour profiter de ses offres. « Mama Light » est accessible à partir de 5 000 FCFA (environ 8 $) par mois, Mama Zen à partir de 20 000 FCFA par mois et Mama Plus à partir de 60 000 FCFA par mois. Par ailleurs, bien que la plateforme soit disponible en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Cameroun, certains services ne sont pas encore accessibles dans les deux derniers pays cités.

Adoni Conrad Quenum

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Ingénieur biomédical de formation, il entreprend dans le domaine de la santé. Il a réussi à lancer cinq start-up, dont Aumet qui se développe dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Yahya Aqel (photo) est le fondateur et le président-directeur général d’Aumet, un marché business to business de produits pharmaceutiques dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Basée aux Etats-Unis, la start-up est présente en Jordanie, en Arabie saoudite, en Egypte et à Oman.

Fondée en 2020,  Aumet fournit une plateforme qui relie les fournisseurs pharmaceutiques aux pharmacies, en rationalisant le processus d’approvisionnement et en améliorant l’accès aux fournitures médicales. L’entreprise a été créée dans le but de rendre plus efficace et transparente l’acquisition des fournitures médicales par les prestataires de soins de santé.

Une chose qui distingue Aumet, c'est son utilisation innovante de l'intelligence artificielle. En exploitant l'analyse de données, la plateforme optimise le réapprovisionnement des stocks, anticipe les besoins et met en relation les prestataires de soins de santé avec les fournisseurs les mieux adaptés.

Depuis ses débuts, la start-up a su compter sur le soutien de la société Orange en tant que partenaire de développement. Elle a bénéficié de conseils et d’une expertise dans divers domaines, notamment le développement technologique, le marketing et l’expansion commerciale. Aujourd’hui, la société est représentée au World Electronics Forum qui se tient au Maroc jusqu’au jeudi 18 avril 2024.

Interrogé sur les projets d'expansion, Yahya Aqel dévoile des ambitions audacieuses. « Nous avons des perspectives d’expansion ambitieuses sur de nouveaux marchés, à la fois régionaux, comme le CCG (EAU, Koweït, Qatar et Bahreïn), plus le Maroc, et l’Irak, et aussi internationaux, comme la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Nous voyons d’importantes opportunités de croissance sur les marchés où les processus d’approvisionnement en soins de santé sont inefficaces ou fragmentés  », explique-t-il à We Are Tech Africa.

Yahya Aqel est diplômé de l’université hachémite en Jordanie où il a obtenu en 2006 un bachelor en ingénierie biomédicale. Il est également titulaire d’un master en administration des affaires obtenu en 2015 à l’IE Business School à Madrid, en Espagne.

Avant de se lancer dans l'aventure Aumet, Yahya Aqel avait déjà fait ses preuves en créant quatre autres start-up. Tout a commencé avec Al-Sumow International Co., un fabricant médical établi au Koweït en 2005, dont il était directeur général jusqu'à son rachat en 2011.

En 2011, il a cofondé Aqel Universal Medical Equipment and Tools, une société spécialisée dans la fabrication de produits de santé, notamment des articles jetables en non-tissé et en plastique, dans la région du Golfe. Il a dirigé cette entreprise en tant que PDG jusqu'en 2014, année où il a lancé Healthy Brain, une plateforme de commerce électronique dédiée à la vente de produits médicaux.

En 2016, il a poursuivi sur sa lancée en cofondant OnEx, une plateforme de vente destinée aux fabricants et distributeurs de produits de santé. Cette plateforme a permis à ces utilisateurs de développer leurs activités à la fois à l'échelle internationale et locale.

Reconnu pour son impact majeur dans le secteur de la santé, Yahya Aqel a été honoré en tant qu'Entrepreneur de l'Année par EY en 2019. Sa start-up a également été saluée par le Forum économique mondial comme l'une des 100 meilleures au monde, témoignant ainsi de son influence mondiale croissante.

Melchior Koba

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Dans le but de révolutionner la chaîne d’approvisionnement en produits pharmaceutiques, plusieurs tech entrepreneurs ont décidé d’unir leurs forces pour proposer une solution sur mesure. La start-up est en pleine croissance et entend s’étendre à plusieurs pays du continent.

Grinta est une solution e-santé développée par une jeune pousse égyptienne. Elle permet aux pharmacies de se ravitailler en médicaments via ses plateformes web et mobile. La jeune pousse, basée au Caire, a été fondée en 2022 par Hamza Tag, Yosra Badr, Mohamed Azab et Ali Youssef. Son objectif est de devenir la principale plateforme de vente en gros de médicaments, de produits cosmétiques et de fournitures médicales et le principal intermédiaire entre les laboratoires pharmaceutiques et les pharmacies en Afrique.

Grinta se donne les moyens de ses ambitions, car pour atteindre ses objectifs, elle a effectué plusieurs acquisitions d’entreprises opérant dans son secteur d’activité. En août dernier, elle s’est procuré Auto Cure, une plateforme de commerce électronique business-to-business au service des pharmaciens indépendants dans la ville d’Alexandrie, soutenant sa croissance dans cette partie du pays. « L'acquisition d'Auto Cure témoigne de l'engagement de Grinta à fournir de la valeur à ses clients et à accroître sa présence sur le marché égyptien », explique Mohamed Azab, commentant sa nouvelle acquisition.

Il faut souligner que Grinta dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. Il faudra pour les pharmacies créer un compte pour accéder à sa chaîne d’approvisionnement. Entre autres, elles pourront se réapprovisionner via les distributeurs numériques, gérer leurs stocks et leurs ventes, accéder à des contenus éducatifs ou encore à des financements ou des prêts.

« Nous permettons à nos clients d'acheter les produits pharmaceutiques et les fournitures dont ils ont besoin et leur fournissons des outils pour gérer leurs fonds de roulement et leurs stocks, grâce à une plateforme facile à utiliser et inclusive, leur permettant ainsi de donner la priorité aux soins de leurs patients », explique la jeune pousse.

En plus de son pays d'origine, l'Egypte, la plateforme d’e-santé, qui revendique avoir desservi plus de 7 000 pharmacies et livré plus de 200 000 commandes en août 2023, est également présente en Tanzanie. Elle a des ambitions d’expansion et la version Android de son application mobile a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois, selon Play Store.

Adoni Conrad Quenum

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Il est passionné par l’utilisation des outils numériques pour améliorer divers aspects de la vie, se concentrant sur le domaine de la santé. Grâce à sa start-up, il a remporté plusieurs prix et récompenses pour son innovation dans le secteur de la santé numérique.

Hamidou Ouologuem (photo) est un cofondateur et le président-directeur général de Kénèya Koura, une start-up qui propose des services de santé numérique. Originaire du Mali, il est déterminé à optimiser la prise en charge des malades.

Fondée en 2021 par Hamidou Ouologuem, Fatoumata Diarra et Oumar Dioni, Kénèya Koura propose des solutions numériques novatrices pour faciliter l’accès aux soins. La start-up offre des services tels que la prise de rendez-vous en ligne, la téléconsultation médicale et la gestion des dossiers patients numériques. Elle favorise également la collaboration entre médecins locaux et internationaux, tout en offrant la possibilité aux patients de télécharger leurs ordonnances en ligne.

En plus de simplifier l’expérience des patients, Kénèya Koura aide les médecins à améliorer leur organisation et leur visibilité, ainsi qu’à fidéliser leur clientèle. Présent en France, la start-up permet aussi de prendre en charge les patients étrangers.

Hamidou Ouologuem possède un solide bagage académique, avec un master en marketing stratégique et communication obtenu en 2015 à l’École supérieure de commerce du Mali. Il est titulaire d’un master en innovation numérique obtenu en 2018 à l’université de télécom de Saint-Etienne.

Grâce à son engagement et à son expertise, Hamidou Ouologuem a été admis à l’Orange Digital Center en 2022, bénéficiant ainsi d’un soutien financier, d’une formation et d’un accès privilégié aux services d’Orange.

Doté d’une dizaine d’années d’expérience, il a travaillé en 2013 comme stagiaire au service de marketing d’Orange Mali. En 2016, il était chargé de la communication chez Pixel Communication. En 2018, il a été embauché par l’entreprise informatique CPG Consulting comme web designer. L’année suivante, il a rejoint BCA Expertise, une société d’expertise automobile, en tant que chargé de communication.

Hamidou Ouologuem a été lauréat de plusieurs prix et distinctions. Avec Kénèya Koura, il a été lauréat du programme Construire le Mali en 2021. Il a reçu le prix de la meilleure start-up e-santé lors des Mali Digital Awards en 2022 et 2023.

Melchior Koba

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L'e-santé offre des services indispensables en Afrique, en particulier en étendant l’offre de soins dans des régions où les agents de santé sont rares. Cependant, des obstacles subsistent, notamment la coordination de toutes les initiatives.

Le Comité des experts internationaux en santé numérique en Afrique (CEISNA) a annoncé le samedi 6 avril la signature d’un partenariat avec l’Institut supérieur de santé publique de Bamako au Mali. L’initiative vise, entre autres, à améliorer les systèmes de santé maliens.

« Dans un pays confronté à d'importants défis sanitaires, l'implication des hauts dirigeants de l'Institut de santé publique du Mali dans cette collaboration est non seulement remarquable, mais également indispensable. Ce partenariat illustre clairement la détermination du Mali à promouvoir le bien-être de sa population grâce à l'innovation numérique en santé », indique le CEISNA dans un communiqué.

Dans le cadre de ce partenariat, les deux entités mettront en œuvre des initiatives ciblées pour renforcer les capacités locales, élargir l'accès à des soins de qualité et exploiter le plein potentiel de la technologie moderne pour mieux répondre aux besoins de la population malienne. Il est également prévu une synergie d’expertises pour stimuler le développement de solutions numériques novatrices en matière de santé, favoriser le partage de connaissances et mettre en œuvre des projets visant à révolutionner l'accès aux soins de santé au Mali.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de l’engagement conjoint du CEISNA et de l’Institut supérieur de santé publique de Bamako pour l'amélioration des systèmes de santé au Mali grâce au numérique. Il intervient alors que le Mali est en pleine réforme de son système de santé. En décembre dernier, le Plan stratégique national de santé numérique 2024-2028 a été validé à cet effet.

Cette nouvelle collaboration devrait contribuer à l’inauguration d’une nouvelle ère dans la lutte commune pour le développement durable et la promotion de la santé publique en Afrique. A terme, elle apportera une contribution significative au bien-être des habitants du Mali et de la région.

Samira Njoya

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