Il inscrit la technologie au cœur de la santé africaine. Avec une vision tournée vers l’usage concret, il conçoit des solutions qui modernisent les hôpitaux tout en gardant l’humain au centre du dispositif.

Nafieu Bawa (photo) est un entrepreneur fintech ghanéen, fondateur et directeur général de BawaHealth, une entreprise healthtech innovante. Sa solution vise à améliorer l’accès aux soins de santé en Afrique en s’appuyant sur les structures médicales déjà existantes.

Fondée en 2025, BawaHealth se positionne comme un partenaire des établissements de santé plutôt qu’un substitut. La plateforme offre un environnement numérique complet permettant d’organiser les activités, de gérer les consultations et de maintenir un lien constant entre les médecins et leurs patients, même à distance.

La solution s’adresse à trois acteurs principaux. Les hôpitaux peuvent y organiser leurs services et rendre leurs médecins plus visibles. Les professionnels de santé disposent d’un espace pour gérer leurs rendez‑vous et suivre leurs patients. Les patients, quant à eux, peuvent trouver un médecin, consulter à distance ou réserver une consultation physique sans passer par de longues attentes.

Le fonctionnement de BawaHealth repose sur un principe simple : la plateforme ne dispense pas directement de soins médicaux. Elle met à disposition une infrastructure numérique sécurisée permettant aux hôpitaux et aux praticiens agréés d’assurer le suivi des patients, y compris après une hospitalisation ou dans la prise en charge des maladies chroniques. La responsabilité médicale demeure donc pleinement entre les mains des professionnels de santé.

En parallèle, Nafieu Bawa est également le fondateur de Ndel Technologies. Créée en 2025, cette entreprise développe et déploie à grande échelle des solutions numériques innovantes pour répondre à certains des défis les plus pressants du continent africain. Véritable pôle d’innovation, Ndel Technologies conçoit des plateformes aux croisements de la fintech, de la healthtech, de la civictech et de la culture‑tech.

L’entrepreneur est diplômé de l’Université du Ghana où il a obtenu un bachelor en sciences de l’information et sciences politiques. Il est aussi titulaire d’un master en finance obtenu à l’Université de Northampton en Angleterre. Entre 2018 et 2025, il a occupé le poste de directeur du Crown Medical Centre Ghana.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Dans un écosystème médical encore fragmenté, il conçoit un accès aux soins fondé sur la conversation et l’analyse numérique, en plaçant l’intelligence artificielle au cœur du diagnostic préliminaire.

Divine Sebukpor (photo) est un innovateur ghanéen spécialisé en intelligence artificielle et en apprentissage automatique. Il est le fondateur et directeur général de DAS medhub, une plateforme de santé numérique qui vise à rendre l’accès aux soins plus simple, rapide et fluide, aussi bien pour les patients que pour les professionnels de santé.

Créée en 2024, DAS medhub se présente comme un point d’entrée unique vers le système de santé, où la prise en charge commence par une simple conversation. Le service offre une évaluation guidée des symptômes, conçue pour simuler un échange naturel avec une personne de confiance, avant d’organiser la mise en relation avec des médecins, des hôpitaux ou des pharmaciens certifiés pour une prise en charge personnalisée et rapide.

L’expérience utilisateur commence lorsque le patient décrit ses symptômes, à l’écrit ou à la voix. La plateforme, multilingue et nourrie par une vaste base de données médicales, analyse la situation, fournit des recommandations immédiates, notamment des conseils de premiers secours, et aide à évaluer la gravité du problème.

À partir de cette analyse, DAS medhub oriente le patient vers la solution la plus adaptée : consulter un médecin, acheter un médicament ou se rendre à l’hôpital. La mise en relation avec des professionnels vérifiés s’effectue ensuite de manière sécurisée, assurant la transmission sécurisée et fluide du dossier médical pour faciliter la consultation, la prescription ou la prise de rendez‑vous, tout en réduisant les délais d’attente.

En parallèle de son rôle chez DAS Medhub, Divine Sebukpor est responsable du développement de projets chez Andeda S.L, une société spécialisée dans l’analyse de données et le conseil. Il œuvre également comme mentor bénévole au sein de la communauté ALX Ghana, qui forme les jeunes aux compétences technologiques, et agit comme ambassadeur d’Extern, une entreprise américaine aidant les jeunes à explorer et lancer leur carrière.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Dans un contexte où l’accès aux soins reste difficile pour beaucoup, elle réinvente la manière dont les patients se rapprochent des médecins. Sa vision transforme la santé quotidienne.

Dineo Lioma (photo) est une entrepreneure sud-africaine spécialisée dans les technologies de la santé. Elle est la fondatrice et directrice générale de Docotela, une plateforme de santé en ligne.

Créée en 2023, Docotela permet de consulter un médecin à distance via une consultation vidéo sécurisée, sans avoir à se déplacer. L’objectif de la plateforme est de rendre l’accès aux soins plus simple, rapide et abordable, notamment pour les personnes ayant un accès limité à un médecin ou à une assurance santé.

Le fonctionnement est simple : il suffit de réserver une consultation en ligne, de choisir un créneau horaire, puis de recevoir un lien pour échanger avec un médecin. Après la consultation, les documents nécessaires (ordonnance, arrêt de travail ou bon pour des médicaments) sont envoyés directement par message ou par email.

Docotela propose deux formules : des consultations ponctuelles payées à l’acte et des abonnements mensuels offrant un nombre illimité de consultations. Les abonnements incluent également des services complémentaires, comme des recommandations vers des spécialistes, des analyses médicales ou des conseils de santé. Certains forfaits offrent même un accompagnement en santé mentale avec des séances de thérapie à distance.

Les services de Docotela couvrent de nombreux besoins médicaux courants : avis sur des maladies simples, suivi de maladies chroniques, conseils en santé sexuelle ou soutien psychologique. En revanche, les situations urgentes ou graves nécessitant une intervention immédiate ne peuvent pas être prises en charge à distance.

Avant Docotela, Dineo Lioma a cofondé en 2014 Incitech, spécialisée dans le diagnostic médical, puis en 2018 CapeBio, fabricant et fournisseur de réactifs, d’enzymes et de kits de biologie moléculaire. Elle est également fondatrice et directrice générale de Deep Medical Therapeutics, une entreprise healthtech.

Diplômée de l’université de Witwatersrand, elle a obtenu en 2019 un master en ingénierie des matériaux. Sa carrière professionnelle commence en 2009 chez Andalusite Resources, fournisseur d’andalousite, où elle occupe le poste d’ingénieure stagiaire.

En 2010, elle devient assistante de recherche chez Element Six, spécialisée dans la conception, le développement et la production de matériaux à base de diamants synthétiques. En 2015, elle travaille comme analyste en technologie et marché à l'université de Witwatersrand, puis, l’année suivante, comme consultante en stratégies de licences chez Archipelago Technology Group, fabricant d’appareils électroménagers, électriques et électroniques.

Melchior Koba

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La mortalité maternelle et néonatale reste un défi majeur au Kenya, malgré les progrès du système de santé. Pour répondre à ce défi, les autorités misent sur le numérique afin d’améliorer le suivi des patientes et la réactivité des services.

Le Kenya accélère la digitalisation de son système de santé pour améliorer la prise en charge des mères et des nouveau-nés. Le secrétaire d’État à la Santé, Aden Duale, a annoncé, lundi 23 mars, en marge d’une conférence internationale sur la santé maternelle, le lancement d’un dispositif de suivi en temps réel des naissances dans le cadre de l’initiative « Every Mother, Every Newborn Everywhere » couvrant la période 2026-2028.

Ce programme repose sur l’intégration d’outils numériques permettant de suivre les femmes pendant l’accouchement et les nouveau-nés au cours de leurs premiers jours de vie, une phase critique. L’objectif est de détecter rapidement les complications et d’orienter les interventions là où les besoins sont les plus urgents.

Une santé pilotée par la donnée 

Ce dispositif s’inscrit dans la stratégie nationale de la santé numérique « Digital Health Superhighway », qui vise à renforcer l’utilisation des données dans la prise de décision sanitaire. Grâce à ce système, les autorités peuvent désormais disposer d’informations en temps réel sur les accouchements, les structures de prise en charge ainsi que les causes de complications ou de décès.

« Nous pouvons maintenant dire, en temps réel, combien de mères ont accouché, quelles structures les ont prises en charge et, en cas de complication, en identifier la cause et le contexte. Ce niveau de précision nous permet de réagir immédiatement et d’allouer les ressources là où elles sont le plus nécessaires », a déclaré le ministre.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de digitalisation des services publics au Kenya. Le pays a notamment lancé il y a quelques mois un registre numérique des naissances permettant l’enregistrement des enfants dès l’hôpital, afin d’améliorer la fiabilité des données et l’accès aux services essentiels.

Un levier pour la couverture sanitaire universelle 

Le déploiement de ces outils intervient dans un contexte de progression de la couverture sanitaire au Kenya. Plus de 30 millions de personnes sont aujourd’hui enregistrées auprès de la Social Health Authority, leur donnant accès à des soins de santé primaires.

Cette dynamique contribue à améliorer l’accès aux services de santé, notamment pour les populations les plus vulnérables. Les premières tendances indiquent une augmentation du recours aux soins prénatals et aux accouchements assistés, ainsi qu’une réduction des obstacles financiers pour les ménages à faibles revenus.

Réduire les décès évitables 

Au-delà de la technologie, les autorités mettent en œuvre des interventions ciblées à fort impact, notamment dans la gestion des urgences obstétricales, des hémorragies post-partum ou encore la prise en charge des nouveau-nés en situation critique.

Malgré ces avancées, la mortalité maternelle et néonatale reste un défi majeur au Kenya, comme dans de nombreux pays. L’introduction du suivi numérique vise ainsi à réduire les décès évitables en améliorant la qualité et la rapidité des soins.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Face à la progression des maladies chroniques et à la difficulté pour de nombreux patients de suivre correctement leur alimentation, plusieurs start-up explorent l’usage du numérique pour améliorer l’accompagnement médical. C’est dans cette logique que s’inscrit la start-up SokariCare.

Sok’ari est une solution d’e-santé développée par la start-up tunisienne SokariCare. Elle mise sur l’intelligence des données et la gamification pour aider les personnes atteintes de diabète à mieux gérer leur quotidien. La start-up a été fondée en 2024 par Manal Mourad.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et Android, déjà téléchargée plus de 5000 fois, selon le Google Play Store. Elle est destinée à accompagner les patients dans le suivi de leur alimentation et de leurs habitudes de vie.

L’outil propose notamment un journal numérique permettant d’enregistrer les repas, de suivre l’évolution de certains indicateurs de santé et de visualiser les données sous forme de graphiques. L’objectif est d’aider les utilisateurs à mieux comprendre l’impact de leurs choix alimentaires sur leur santé.

La plateforme intègre également une base de données alimentaire qui permet d’identifier la composition nutritionnelle de différents plats. Les utilisateurs peuvent ainsi obtenir des recommandations pour adopter un régime plus équilibré, notamment grâce à des menus et des recettes conçus pour maintenir un faible indice glycémique.

Pour renforcer l’engagement des patients, la solution s’appuie sur des mécanismes de gamification. L’application transforme le suivi des repas et des collations en une expérience interactive, avec des éléments visuels et pédagogiques destinés à encourager les utilisateurs à maintenir de bonnes habitudes alimentaires. Cette approche vise à rendre le suivi médical moins contraignant et plus accessible au grand public.

Au-delà du suivi nutritionnel, la solution s’inscrit dans une tendance plus large de la healthtech, qui consiste à utiliser les technologies mobiles et l’analyse de données pour améliorer la prévention et la gestion des maladies chroniques.

Dans un contexte où le diabète constitue un enjeu majeur de santé publique dans de nombreux pays, ces outils numériques pourraient contribuer à renforcer l’autonomie des patients et à améliorer la qualité du suivi médical.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Face au manque de structures sanitaires et de professionnels de santé dans plusieurs régions africaines, le numérique s’impose comme une solution de repli. Au Mali, la start-up Kénèya Koura propose sa solution d’e-santé aux populations.

Kénèya Koura est une solution d’e-santé développée par une start-up malienne. Elle permet de consulter un médecin en ligne, de prendre rendez-vous en quelques minutes et d’accéder à un dossier médical entièrement numérisé.

L’objectif est de réduire les déplacements inutiles et d’accélérer la prise en charge médicale, notamment dans les zones éloignées des centres hospitaliers. Basée à Bamako, Kénèya Koura a été lancée en 2021 par Hamidou Ouologuem, Fatoumata Diarra et Oumar Dioni.

La Healthtech propose une solution de télémédecine destinée à raccourcir le parcours de soins et à améliorer la collaboration médicale à distance. Accessible aux patients comme aux professionnels de santé, la plateforme revendique une disponibilité 24h/24 et 7j/7, avec une réponse médicale obtenue en moins d’une heure dans une grande majorité des cas.

Pour les praticiens, l’outil va au-delà de la simple téléconsultation. Il intègre la gestion d’agenda, la collaboration entre médecins, la téléexpertise et le suivi à distance des patients, ouvrant ainsi la possibilité d’élargir leur patientèle au-delà des contraintes géographiques.

Kénèya Koura s’inscrit dans une tendance de digitalisation des systèmes de santé africains. En numérisant les dossiers patients et en facilitant les consultations à distance, la solution cherche à répondre simultanément à deux défis majeurs du continent : les déserts médicaux et la continuité des soins.

La start-up adopte également une approche transnationale en permettant la collaboration avec des médecins africains et internationaux, notamment basés en Europe, afin d’améliorer l’accès à des expertises spécialisées.

Au-delà de l’innovation technologique, Kénèya Koura illustre la montée en puissance des healthtech africaines à impact social. En plaçant le numérique au service de la médecine de proximité, la plateforme ambitionne de devenir un maillon clé de la modernisation du système de santé malien et, à terme, un modèle reproductible dans d’autres marchés africains.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Face au manque chronique de radiologues, il propose une réponse numérique. Son objectif est de rapprocher la technologie et la santé pour accélérer le diagnostic des patients.

Amr Abodraiaa (photo) est un entrepreneur technologique égyptien. Cofondateur et directeur général de Rology, une entreprise de santé numérique spécialisée dans la téléradiologie, il dirige une plateforme qui connecte les établissements médicaux en manque de radiologues disponibles à un réseau mondial de spécialistes qualifiés.

Fondée en 2017, Rology a pour mission de réduire les délais d’interprétation des examens d’imagerie médicale, notamment dans les pays africains et les marchés émergents où les radiologues se font rares. La solution met directement en relation hôpitaux et centres d’imagerie avec des professionnels capables d’intervenir à la demande, 24 heures sur 24.

Le fonctionnement est simple : les examens (scanners, IRM, etc.) sont transmis en ligne, puis attribués aux radiologues compétents qui rédigent rapidement un compte rendu. Le modèle économique repose sur une facturation à l’acte, permettant ainsi à de petits établissements ou à des structures rurales d’accéder à un service de qualité sans investissement lourd.

L’objectif de Rology est d’accélérer la prise en charge des patients en réduisant le délai entre l’examen et le diagnostic. L’entreprise collabore aujourd’hui avec plusieurs centaines de radiologues certifiés et de nombreux partenaires de santé à travers l’Afrique et le Moyen-Orient.

Amr Abodraiaa est diplômé de l’Université d’Alexandrie, où il a obtenu un bachelor en ingénierie industrielle et de production. Il est aussi titulaire d’un certificat professionnel en administration des affaires délivré par l’Académie arabe des sciences, des technologies et du transport maritime.

En 2007, il rejoint TownSoft, une entreprise égyptienne de développement de logiciels, en tant que responsable marketing, avant d’être promu en 2010 au poste de chef de projet et développeur commercial. De 2014 à 2016, il occupe le poste de directeur du développement commercial chez Mafahim Productions, société de production audiovisuelle. En 2017, il intègre l’équipe de data science d’Ezzsteel, un producteur d’acier égyptien.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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MedSen s’inscrit dans une ambition plus large visant à mobiliser la technologie pour renforcer l’accès aux soins et promouvoir la prévention dès le plus jeune âge. La plateforme est consacrée à la gestion numérique de la santé en milieu scolaire.

Pensée comme une plateforme sénégalaise de suivi médical des élèves, MedSen vise à numériser l’ensemble du parcours sanitaire en milieu scolaire, depuis la prévention jusqu’au suivi individualisé. La solution cible un enjeu souvent peu visible : la coordination entre écoles, personnels médicaux, parents et autorités sanitaires. Basée à Dakar, la start-up a été lancée en 2020 par Ndeye-Talla Dioum.

« MedSen est née de notre forte volonté à mettre à profit nos expériences et expertises locales et internationales au service d'une cause qui nous tient à cœur : améliorer la santé de nos populations au Sénégal et en Afrique grâce à des solutions technologiques novatrices », indique la start-up.

Concrètement, elle repose sur la création d’un dossier de santé numérique unique pour chaque élève. Ce dossier centralise les informations essentielles telles que les bilans médicaux, l’historique vaccinal, les consultations, les dépistages ou les orientations vers des structures de soins. L’objectif est de remplacer les suivis fragmentés et les dossiers papier par une base de données sécurisée et accessible aux professionnels autorisés.

MedSen intègre également des outils opérationnels destinés aux équipes médicales scolaires. Les inspections médicales peuvent organiser et suivre des campagnes de vaccination, de dépistage visuel ou nutritionnel, tout en disposant de tableaux de bord statistiques en temps réel pour piloter les politiques de santé publique à l’échelle locale ou nationale.

Un portail dédié permet aux parents de suivre la santé de leurs enfants, de recevoir des notifications, de donner leur consentement numérique ou d’échanger avec les équipes médicales, renforçant ainsi la continuité entre l’école et la famille.

À travers cette approche, MedSen illustre une tendance croissante en Afrique : l’émergence de solutions numériques locales capables d’accompagner la modernisation des systèmes de santé tout en répondant aux réalités du terrain. La healthtech revendique plus de 6 millions d’élèves couverts et est présente dans toutes les régions du Sénégal.

Adoni Conrad Quenum

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Il mise sur la technologie pour faciliter l’accès aux soins en Algérie. Son approche novatrice traduit une vision ambitieuse : moderniser le parcours de santé et le rendre plus humain.

Mehdi L. Sariak (photo) est un entrepreneur algérien et un stratège dans l’organisation des parcours de soins contre le cancer. Il est le fondateur de Docteur 360, une plateforme en ligne qui permet aux patients de trouver rapidement un médecin et de prendre rendez-vous de manière simple et directe.

Lancée en 2022, Docteur 360 se positionne comme une plateforme de santé à forte dimension humaine, alliant culture médicale et accompagnement personnalisé. Elle facilite la mise en relation entre les patients en quête d’un avis médical et les praticiens les plus adaptés à leurs besoins. Son objectif est de rendre l’accès aux soins plus fluide, rapide et équitable, en supprimant les obstacles souvent associés à la prise de rendez-vous.

Sur la plateforme, chaque patient peut rechercher un médecin, comparer les profils disponibles et choisir le spécialiste qui lui convient le mieux. L’accès direct aux profils des praticiens renforce la transparence et la confiance au moment de la réservation. Docteur 360 met ainsi l’accent sur la simplicité du parcours patient et la rapidité d’obtention d’un rendez-vous.

La plateforme propose une gamme complète de services pensés à la fois pour les patients et les professionnels : un vaste annuaire de praticiens à travers l’Algérie, une automatisation intelligente des tâches récurrentes (gestion des rendez-vous, rappels, notifications) et un suivi simplifié de tout le processus, de la prise de rendez-vous au rappel, pour réduire les délais et limiter les oublis.

Mehdi L. Sariak est titulaire d’un bachelor en gestion et administration des affaires obtenu en 2006 au Collège de Sherbrooke. Il est aussi titulaire d’un master en droit bancaire, financier, des sociétés et des valeurs mobilières obtenu en 2009 à l’IAE Paris.

Sa carrière professionnelle commence en 2006 à la Société Générale Algérie, où il occupe successivement les postes d’analyste de crédit, de banquier senior, de directeur de succursale à Alger, puis de directeur adjoint chargé des grandes entreprises. Entre 2016 et 2020, il était le président d’Oxonto, une société française (désormais fermée) spécialisée dans le commerce de gros d’ordinateurs, d’équipements informatiques et de logiciels.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Partenaire de Zipline depuis près d’une décennie, le Rwanda a été l’un des premiers pays au monde à adopter la livraison autonome par drone. Cette collaboration historique prend désormais une nouvelle dimension, avec l’élargissement des usages et de la couverture du service.

Le Rwanda a signé, le jeudi 6 février, un accord d’expansion stratégique avec Zipline afin de devenir le premier pays au monde à disposer d’un réseau national de livraison autonome par drones, incluant le tout premier réseau urbain de livraison par drone en Afrique. Cet accord intervient dans le cadre de la subvention de 150 millions de dollars accordée à Zipline par le Département d’État américain, dont le Rwanda est le premier bénéficiaire.

« Le Rwanda et Zipline travaillent ensemble depuis des années pour exploiter la technologie au service de notre peuple. Nous avons été témoins de l’impact extraordinaire de la livraison par drone – économiser du temps, économiser de l’argent et sauver des vies. Grâce à ce partenariat, nous allons désormais étendre la livraison urbaine, en apportant ces avantages à encore plus de collectivités », a déclaré Paula Ingabire, ministre rwandaise des TIC et de l’Innovation.

Concrètement, le Rwanda sera le premier pays africain à déployer le système de livraison urbaine de Zipline, Platform 2 (P2). Cette technologie permet des livraisons rapides, silencieuses et extrêmement précises dans des environnements urbains denses comme Kigali, qui concentre à elle seule près de 40 % de la demande nationale de soins de santé. La plateforme est déjà utilisée aux États‑Unis pour livrer des dizaines de milliers de produits de détail et alimentaires directement à domicile ou dans des espaces publics.

L’accord prévoit également le renforcement du réseau existant avec l’ouverture d’un troisième centre de distribution longue distance dans le district de Karongi, en complément des hubs de Muhanga et Kayonza. Cette nouvelle infrastructure permettra d’étendre les livraisons au‑delà de la forêt de Nyungwe, notamment vers les districts frontaliers de la République démocratique du Congo, améliorant ainsi l’équité territoriale dans l’accès aux produits médicaux essentiels.

Au‑delà de la logistique, Zipline ambitionne d’installer au Rwanda son premier centre international d’essais dédié à l’intelligence artificielle et à la robotique. Ce centre de recherche et développement servira à tester de nouveaux systèmes de sécurité, des logiciels logistiques de nouvelle génération et les performances des aéronefs dans diverses conditions climatiques. Il vise également la formation de talents locaux et la création d’emplois hautement qualifiés dans les technologies avancées.

Ce nouvel accord s’inscrit dans une coopération de long terme entre le Rwanda et Zipline. Présente dans le pays depuis 2016, la société américaine a vu son partenariat renouvelé à plusieurs reprises, dont un contrat de 61 millions de dollars signé en décembre 2022. Celui‑ci prévoit l’extension des sites de livraison en zones rurales et urbaines, avec l’objectif de tripler les volumes et d’atteindre près de 2 millions de livraisons d’ici 2029, pour plus de 200 millions de kilomètres parcourus par des drones autonomes.

Selon les données communiquées par l’entreprise, cette collaboration avec Zipline a contribué à une baisse de 51 % de la mortalité maternelle dans les zones couvertes. Par ailleurs, l’intégration en temps réel des données de livraison dans les systèmes nationaux de santé et d’urgence a permis de renforcer la capacité de surveillance épidémiologique et la réactivité face aux crises sanitaires.

Samira Njoya

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