Au Kenya, E-tiba se positionne comme une solution numérique complète pour simplifier l’accès aux soins à domicile.

E-tiba est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse kényane. Via une application mobile, un site web et même un code USSD, la plateforme met en relation patients et soignants qualifiés (infirmiers, aides-soignants, thérapeutes ou personnels de soutien) pour des interventions ponctuelles ou régulières à domicile. Basée à Nairobi, la start-up a été lancée en 2018 par Loise Wanjiku Ngugi (photo).

Les services couverts vont des soins infirmiers classiques (pansements, perfusions, gestion des médicaments) aux accompagnements spécialisés (soins palliatifs, prise en charge des maladies chroniques, rééducation), en passant par des prestations pratiques comme la préparation des repas, le transport vers des établissements sanitaires, ou l’assistance à la mobilité. Les rendez-vous se réservent en ligne et les équipes sont présentées avec leurs compétences, ce qui facilite la confiance et le suivi des patients.

Au-delà de la mise en relation, E-tiba développe un volet formation : un E-tiba Training College et une plateforme e-learning proposent des cursus (soins de base, aide communautaire, prise en charge de la démence, etc.) pour professionnaliser les aidants et garantir des standards de qualité. Ce double modèle (services opérationnels et formation) renforce la sécurité des patients et crée des opportunités d’emploi formel dans le secteur des soins à domicile.

Pour le patient et sa famille, E-tiba représente un gain de confort et de continuité des soins : moins de déplacements, un suivi personnalisé et l’accès à des intervenants formés. Pour le système de santé, la solution peut contribuer à désengorger les établissements en permettant des prises en charge à domicile adaptées et sécurisées.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Il propose un outil numérique qui suit les étapes des traitements de fertilité. Avec cette innovation, il rend le chemin vers la parentalité plus simple et mieux maîtrisé.

Kaïs Zhioua (photo) est un entrepreneur tunisien, fondateur et directeur général de Tanit Healthcare Technologies (Tanit AI), une start‑up de healthtech qui développe un « compagnon personnel vers la parentalité » basé sur l’intelligence artificielle pour accompagner les patients dans les parcours de fertilité.

Fondée en 2024, la plateforme Tanit AI se présente comme un outil numérique dédié à la fertilité. Elle accompagne les personnes et les couples dans leur projet de parentalité, de l’exploration des options aux traitements et à la gestion des complications éventuelles.

Au cœur de Tanit AI se trouve un assistant basé sur l’intelligence artificielle spécialisé en fertilité. Cet assistant permet de décrypter les informations médicales, de suivre les différentes étapes du parcours de soins et de mieux comprendre les traitements proposés. Il informe sur les notions liées à la fertilité, les causes possibles d’infertilité et les options disponibles pour l’exploration. L’outil facilite les échanges avec les professionnels de santé et aide à préparer des décisions éclairées.

La plateforme accompagne les utilisateurs tout au long des traitements, en aidant à déterminer le moment de commencer, à suivre les protocoles et à gérer les imprévus. Elle fournit des repères pour situer l’utilisateur dans son parcours, intégrer les informations médicales et anticiper les étapes suivantes.

Parallèlement, Kaïs Zhioua occupe le poste de directeur de la stratégie chez Fertillia, entreprise tunisienne spécialisée dans la procréation médicalement assistée. Il est aussi directeur de la stratégie et de l’innovation de la Clinique La Rose à Tunis. Avant Tanit AI, il avait fondé en 2016 Careways, une technologie dédiée au tourisme médical électronique.

Il est diplômé de la Mediterranean School of Business, où il a obtenu en 2013 un bachelor en administration des affaires. Il est titulaire d’un master en entrepreneuriat obtenu en 2015 à l’Université du Zhejiang en Chine.

Melchior Koba

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Les start‑up camerounaises peinent à attirer les investissements, freinées par le manque de compétences managériales et la structuration insuffisante de l’écosystème entrepreneurial. Un accompagnement ciblé s’avère indispensable pour soutenir leur croissance et renforcer leur compétitivité.

Enovation Factory, incubateur et accélérateur de start‑up basé au Cameroun, a lancé en partenariat avec le PNUD Cameroun l’initiative Scale 32, un programme national de 14 mois visant à soutenir 32 start‑up technologiques dans leur croissance, en répondant aux principaux défis qu’elles affrontent, notamment l’accès au financement, le renforcement des compétences managériales et la mise en relation avec des investisseurs.

Le programme se déroule en deux phases : la première cohorte bénéficiera d’un accompagnement intensif de six mois, de janvier à juin 2026 ; la seconde, de juin à décembre 2026. Les start‑up sélectionnées seront intégrées à l’un des deux volets d’Enovation Factory : Newbie, pour les projets en phase d’idéation ou émergents, et Cracker, pour ceux déjà opérationnels souhaitant accélérer leur développement. L’accompagnement comprend des formations spécialisées, du mentorat, l’accès à des espaces de travail, ainsi que la mise en relation avec des partenaires institutionnels et des investisseurs.

À l’issue de ces six mois, chaque start‑up rejoindra le programme Alumni d’Enovation Factory, avec un suivi de 12 mois : accès au réseau, à des opportunités de financement et à des événements de l’écosystème, garantissant ainsi la pérennité des acquis.

Cette initiative intervient dans un contexte où le Cameroun cherche à renforcer son écosystème technologique et à stimuler la création d’emplois. Elle complète d’autres efforts de structuration du secteur, en s’attaquant au faible taux de survie des start‑up et à l’insuffisance de la gouvernance des jeunes entreprises.

Cependant, la modestie des montants levés, le nombre limité de start‑up capables d’attirer l’attention des investisseurs, et la faible part de la région dans les flux de capital‑risque soulignent la nécessité d’un travail structurel approfondi. Il s’agit notamment de renforcer la gouvernance des jeunes entreprises, d’améliorer leur attractivité pour les investisseurs, de consolider le soutien institutionnel et de mieux positionner les start‑up camerounaises sur la scène internationale.

Les start‑ups évoluant dans les domaines de la tech, de l’agritech, de la healthtech, de la fintech, de l’edtech, de l’économie verte et autres secteurs innovants sont invitées à postuler avant le 18 décembre via le lien : https://www.enovation-factory.com/postuler.

Samira Njoya

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Au Nigeria, MyItura se positionne comme une solution numérique innovante pour démocratiser l’accès aux soins de santé. Elle a été présentée lors d’un événement en 2024 à Lagos autour des enjeux de la télémédecine, de l’IA et des services préventifs.

MyItura est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse nigériane éponyme. Elle propose une plateforme complète accessible via son application mobile et son site Web, permettant aux patients de consulter, de se faire diagnostiquer et de recevoir des prescriptions sans quitter leur domicile. La start-up, basée à Lagos, a été lancée en 2024 par Opeyemi Arogundade (photo, au centre).

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, selon Play Store. La plateforme permet non seulement la téléconsultation, mais aussi la prise de tests de diagnostic à domicile : les utilisateurs peuvent commander des analyses, faire venir un professionnel pour la collecte, et recevoir leurs résultats directement sur leur compte numérique.

Elle intègre un système de financement, appelé Mediloan, qui permet aux patients de recevoir un « crédit santé » pour payer plus tard. Cela favorise l’inclusion financière en santé, en particulier pour les personnes qui éprouvent des difficultés à avancer les frais liés aux soins. Par ailleurs, la plateforme repose sur des dossiers médicaux interopérables et une analyse des risques appuyée par l’IA, ce qui permet d’offrir des conseils de santé personnalisés.

Grâce à cette dynamique, la start-up contribue à réduire les obstacles traditionnels à l’accès aux soins que sont : la distance, le coût et le manque de suivi médical régulier. En combinant technologies numériques, intelligence artificielle et financement intégré, MyItura révolutionne la façon dont les Nigérians interagissent avec le système de santé. Cette approche pourrait bien faire partie de la réponse aux défis structurels du secteur médical dans le pays, en améliorant l’accès, l’efficacité et l’anticipation des besoins de santé.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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En repensant la manière dont chacun suit sa santé, Anna Insam place le numérique au cœur du parcours médical. Son projet témoigne d’une volonté d’offrir aux utilisateurs un contrôle accru sur leur bien-être.

Anna Insam est une entrepreneure technologique basée en Afrique du Sud. Elle est la fondatrice et directrice générale de Kleo Health, une start-up créée en 2024, qui développe des solutions numériques pour la gestion personnelle de la santé.

Kleo Health propose une application compagnon qui centralise l’ensemble des informations liées au suivi médical. L’utilisateur peut y regrouper ses visites, ses notes, ses tâches et ses rappels de santé. L’outil agit comme un assistant, facilitant l’organisation quotidienne du parcours de soins, qu’il s’agisse de la santé générale, de la gestion de maladies chroniques, de la fertilité ou de la grossesse.

L’application aide à éviter les oublis d’examens ou de consultations et offre une vue d’ensemble sur les rendez-vous et les tâches à venir. Elle fournit également des recommandations adaptées, un accompagnement personnalisé et un plan de santé sur mesure, adapté à l’âge et au profil de l’utilisateur.

Avant de fonder Kleo Health, Anna Insam a construit un parcours marqué par des expériences dans les médias et la technologie. Diplômée de l’Université du Cap, où elle a obtenu en 2015 un bachelor en production journalistique imprimée, médias et rédaction, elle a commencé sa carrière en 2014 comme rédactrice en chef adjointe du Varsity Newspaper de l’université.

En 2017, elle rejoint Inale Health, une entreprise américaine de biotechnologie, en tant que responsable des médias sociaux. Entre 2022 et 2024, elle travaille chez The Delta, une structure dédiée à l’entrepreneuriat, où elle occupe successivement les postes de stratège principal en solutions, de responsable des ventes, de responsable des partenariats et du développement commercial, puis de directrice commerciale et responsable de compte.

Parallèlement, Anna Insam est membre fondatrice de la communauté d’entrepreneurs et de créateurs de valeur OPUS, un réseau qui réunit des porteurs de projets engagés dans l’innovation.

Melchior Koba

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Il développe une solution numérique pour améliorer la coordination entre patients et professionnels de santé. Son projet vise à rendre la gestion des soins plus rapide et plus précise.

Reagan Rowland (photo) est un entrepreneur nigérian et un consultant en technologies de l’information et de la communication (TIC). Il est le fondateur d’OneClick-Med, une start-up spécialisée dans les technologies médicales.

Fondée en 2022, OneClick-Med développe des solutions destinées à réduire les risques d’erreurs de diagnostic et de médication, à améliorer l’efficacité des soins tout en réduisant les coûts liés à la gestion des dossiers médicaux. L’entreprise mise sur un système centralisé de données pour renforcer la coordination entre les acteurs du secteur de la santé.

Sa solution principale, Beta Health, repose sur l’intelligence artificielle et favorise l’interopérabilité au sein du système de santé. Elle simplifie l’enregistrement des patients, la gestion des données médicales, les diagnostics et la distribution des médicaments. Les prestataires peuvent ainsi accéder en temps réel à des informations fiables, réduisant les délais, les erreurs et la duplication des examens, tout en optimisant les dépenses.

La plateforme intègre également une fonctionnalité « Urgences » permettant de solliciter rapidement une ambulance en cas de besoin médical, ainsi qu’un système de rappel de prescriptions pour aider les patients à suivre correctement leur traitement.

En parallèle, Reagan Rowland occupe la fonction de trésorier au sein de la Healthcare Federation of Nigeria, une coalition d’acteurs privés du secteur de la santé. Il est aussi le coordonnateur des technologies de l’information au bureau de coordination de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) au Nigeria.

Titulaire d’un bachelor en informatique obtenu en 2013 à l’université d’Abuja, il commence sa carrière comme associé TIC chez Marketing and Media Ltd, une agence nigériane spécialisée en publicité. En 2016, il rejoint FERRMS Technology Solutions en tant que responsable des technologies de l’information. Entre 2018 et 2020, il occupe le même poste chez DFC Holdings, une société africaine active dans le secteur agricole.

Melchior Koba

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Dans un monde où l’intelligence artificielle redéfinit les codes de secteurs entiers, certains entrepreneurs parviennent à transformer des industries traditionnelles en créant des ponts entre technologie de pointe et besoins quotidiens des consommateurs.

Ahmed Badaoui Badis (photo) est un entrepreneur tunisien spécialisé dans l’intelligence artificielle appliquée à la santé et au bien-être. Il est cofondateur et directeur général de Vistasy Clinic, une entreprise qui développe des solutions technologiques pour rendre accessibles les analyses dermatologiques personnalisées.

Fondée en 2021, Vistasy Clinic utilise des algorithmes d’intelligence artificielle combinant traitement d’image, vision par ordinateur et cloud computing pour analyser les caractéristiques faciales et cutanées. Cette approche permet de produire des diagnostics personnalisés comparables à ceux réalisés en milieu médical, mais accessibles depuis un smartphone ou un miroir intelligent.

Le processus d’analyse s’appuie sur une interface utilisateur simple et intuitive, fournissant des rapports détaillés pour aider les utilisateurs à comprendre leur plan de soins. Cette méthode vise à rendre accessibles des analyses dermatologiques avancées, habituellement réservées aux cabinets spécialisés.

Vistasy Clinic adopte une stratégie à double volet, ciblant à la fois le marché professionnel et le grand public avec des solutions adaptées à chaque usage. Pour le marché professionnel, l’entreprise propose des miroirs intelligents destinés aux espaces de vente de marques cosmétiques. Pour le grand public, une application mobile permet de réaliser des analyses faciales personnalisées depuis le domicile.

Ahmed Badaoui Badis est diplômé de l’École nationale supérieure des ingénieurs de Tunis (ENSIT), où il obtient en 2015 un master en informatique industrielle et automatique, puis en 2019 un doctorat en génie électrique. Il commence sa carrière professionnelle en 2016 chez Datavora, entreprise spécialisée dans les données e-commerce, en tant que data scientist et consultant en science des données.

En 2018, il rejoint Recon AI, entreprise finlandaise, comme data scientist et ingénieur en vision par ordinateur. L’année suivante, il occupe les mêmes fonctions chez Incubit, entreprise technologique basée au Japon. En 2020, il travaille comme ingénieur en vision par ordinateur chez Panthera, entreprise de développement logiciel en Tunisie.

Melchior Koba

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Au Ghana, de nouvelles approches technologiques changent la gestion des services de santé. Cet entrepreneur fait partie de ceux qui expérimentent des solutions pour rendre ces services plus structurés et accessibles.

Isidore Kpotufe (photo) est un entrepreneur technologique ghanéen et le fondateur de RiviaCo, une entreprise de santé créée pour rendre les soins médicaux plus accessibles et intégrés au quotidien.

Fondée en 2024, RiviaCo développe un réseau de cliniques de soins primaires, certaines détenues par l’entreprise, d’autres en partenariat — toutes reliées par une même technologie, une identité commune et des normes de qualité uniformes. L’objectif est de proposer des consultations médicales, des prescriptions, des médicaments et des examens de laboratoire à des tarifs abordables, sans délais excessifs, tout en offrant un accès organisé et facile aux informations de santé.

RiviaCo gère directement des « Rivia Clinics », des établissements équipés et administrés selon ses protocoles. Elle propose également une « Rivia Access Card » qui facilite l’accès aux services du réseau, y compris les consultations virtuelles et certaines réductions. Les cliniques Rivia ont déjà enregistré plus de 50 000 patients.

« Dans cinq ans, la moitié des transactions liées aux soins de santé au Ghana passeront par la carte d’accès Rivia, et nous étendrons notre solution à quatre autres pays. Nous vous invitons à nous accompagner dans cette aventure », a déclaré le fondateur de RiviaCo en 2024.

Entrepreneur en série, il a d’abord fondé Westcape en 2018, où il a été directeur général jusqu’en 2019. Cette entreprise opère dans le transport, la logistique, la technologie et la publicité. En 2019, il a lancé Stabus, une start-up de mobilité dont il a été directeur général jusqu’en 2021.

Sa carrière a commencé en 2013 au sein de l’Imani Center for Policy and Education, un groupe de réflexion ghanéen, où il a occupé successivement les postes de responsable de la communication et de chef d’équipe d’Imani Francophone. Entre 2021 et 2023, il travaille pour Treepz, une entreprise canadienne spécialisée dans la mobilité, où il occupe les fonctions de directeur national au Ghana, puis de directeur marketing.

Melchior Koba

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La healthtech égyptienne Duaya a racheté EXMGO, spécialiste SaaS pour pharmacies, dans un deal à six chiffres. Rebaptisé Duaya Go, le service offre applications, e-commerce et gestion intégrée. Avec plus de 12 000 clients en Égypte, Duaya vise 25 000 d’ici fin 2025 et une expansion vers les marchés du Golfe en 2026.

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Confrontés à des limites structurelles en matière de couverture sanitaire, les Comores misent sur le numérique pour transformer la gestion de leurs campagnes vaccinales. Une approche destinée à renforcer la traçabilité et à optimiser l’allocation des moyens.

Le samedi 4 octobre, l’Union des Comores a lancé sa campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole en intégrant pour la première fois des outils numériques avancés. L’initiative, appuyée par l’OMS et des partenaires du Programme élargi de vaccination (PEV), est financée par l’Alliance du Vaccin Gavi.

« La digitalisation de nos outils est une innovation majeure. Elle nous permettra de disposer d’informations en temps réel pour prendre des décisions stratégiques et garantir le succès de la campagne », explique Chamsa Halidi, Coordinatrice du PEV aux Comores.

Concrètement, les agents de santé sont désormais équipés de mobiles intégrant la solution Open Data Kit (ODK), qui remplace les traditionnels formulaires papier. Les données sont saisies sur le terrain puis centralisées instantanément, alimentant des tableaux de bord interactifs et des cartes géospatiales. Ce dispositif permet d’évaluer la performance des équipes au jour le jour, d’identifier les zones mal couvertes et d’ajuster immédiatement les opérations. L’objectif est de vacciner plus de 101 330 enfants sur les trois îles : Ndzuwani, Ngazidja et Mwali.

L’initiative s’inscrit dans une dynamique régionale visant à réduire les inégalités d’accès aux soins et à renforcer les systèmes de santé par l’innovation. Elle intervient dans un contexte où les campagnes précédentes souffraient de retards dans le traitement des données, d’erreurs de saisie et d’une couverture inégale entre les îles. Les informations étaient alors souvent collectées sur papier, avec un suivi limité de la performance des équipes et une visibilité insuffisante pour les décideurs nationaux.

Grâce à ces outils numériques, le ministère de la Santé et ses partenaires espèrent renforcer la transparence, la redevabilité et l’efficacité des campagnes. Le suivi en temps réel devrait permettre de corriger rapidement les anomalies, d’assurer que tous les enfants soient vaccinés et d’optimiser la planification des interventions futures.

Au‑delà de la rougeole et de la rubéole, cette initiative jette les bases d’une numérisation durable des programmes de santé publique et pourrait servir de modèle pour d’autres États insulaires africains confrontés à des défis similaires en matière de suivi et de gestion sanitaire.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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