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La montée en puissance de l’e‑commerce transforme les habitudes de consommation à Maurice et entraîne une hausse du volume de colis traités par la douane. Un an après l’annonce d’un projet de cadre légal dédié, les autorités veulent désormais renforcer les outils numériques de contrôle.

Face à l’augmentation du volume de colis liés au commerce en ligne et à la multiplication des trafics illicites, Maurice veut renforcer le contrôle de ses flux postaux grâce au numérique. Le sujet a été au centre d’une rencontre tenue le vendredi 15 mai entre le junior minister des Finances, Dhaneshwar Damry, le directeur général de la Mauritius Revenue Authority (MRA), Rohit Ramnawaz, et une délégation des douanes sud-coréennes (Korean Customs Service).

Les échanges ont porté sur le renforcement des systèmes de gestion des risques et l’intégration de technologies avancées dans le traitement des colis entrants. Les autorités mauriciennes veulent notamment améliorer les capacités de détection des drogues, armes et marchandises frauduleuses grâce à des dispositifs de scanning et d’analyse automatisée. « La vision du gouvernement, c’est de digitaliser les services gouvernementaux afin d’améliorer leur efficacité et leur efficience, tout en gérant les risques grandissants liés au trafic de drogue et aux produits illicites », a déclaré Dhaneshwar Damry à l’issue de la rencontre.

Cette coopération s’inscrit dans un contexte de progression rapide de l’e‑commerce à Maurice. Selon les autorités douanières, entre 4000 et 5000 colis transitent chaque jour par le territoire mauricien, un volume en hausse porté par les achats en ligne et les plateformes internationales d’e‑commerce. Cette croissance complique le travail des services de contrôle, confrontés à des méthodes de fraude de plus en plus sophistiquées, notamment la sous‑évaluation des marchandises ou la dissimulation de produits prohibés dans les colis postaux.

L’initiative intervient alors que le gouvernement mauricien multiplie depuis plusieurs années les investissements dans la modernisation des services douaniers et fiscaux. La Mauritius Revenue Authority a engagé plusieurs projets liés à l’automatisation des procédures de dédouanement, à la gestion numérique des risques et au renforcement du contrôle des colis entrants. L’institution travaille notamment sur des systèmes de scanning avancés destinés à détecter plus efficacement les drogues, les armes et autres produits prohibés. Les autorités misent également sur la coopération internationale pour moderniser les infrastructures de contrôle et accélérer le traitement des marchandises tout en sécurisant les échanges commerciaux.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 18 mai 2026 13:00 Written by
  • Guinea unveiled nine strategic projects aimed at digitizing public services and modernizing administrative governance.
  • The initiatives fall under the broader Simandou 2040 roadmap, which now includes digital, governance and infrastructure reforms.
  • Authorities expect the reforms to improve transparency, streamline administrative procedures and strengthen the business environment.

Guinea is accelerating the modernization of its public administration. The Ministry of Public Administration Modernization and Civil Service presented nine strategic projects on Friday, May 15, in Conakry. The initiatives aim to strengthen the digitization of public services, improve administrative management and modernize state governance tools.

The projects notably focus on digitizing public services through the One-stop shop for public services (GUSP), modernizing human resources management systems and deploying digital equipment across government institutions.

In addition, the program includes a detailed mapping of the public administration system, an inventory of IT systems currently used for personnel management and expanded digital-skills training for civil servants.

Authorities also plan to rehabilitate and modernize the Gouv-Lab, restructure public administrative institutions and rationalize state intervention in order to improve administrative coordination.

Moreover, the government intends to strengthen digital tools, including the FUGAS platform dedicated to public-sector human resources management.

According to the ministry in charge of the civil service, the projects should reduce administrative bottlenecks, strengthen transparency and improve access to public services for citizens and businesses.

The initiative forms part of the Simandou 2040 program, which authorities describe as Guinea’s new economic and institutional roadmap for the next 15 years.

Although the program initially centered on the massive Simandou mining project, it now includes reforms linked to digitalization, public governance and infrastructure development.

Through the initiative, authorities aim to build a more efficient and results-oriented administration as several African countries accelerate the digital transformation of public services.

The new projects come as Guinea has already launched several e-government initiatives in recent years. The country now operates a national public services portal that provides online access to administrative procedures including passport applications, visa requests, civil registry documents and biometric permits.

The government has also launched digital platforms such as eTax for online tax filing and payment services. At the same time, the National Agency for State Digitalization (ANDE), established in 2022, is overseeing several projects related to interconnection between government administrations, development of public digital solutions and deployment of the Conakry metropolitan fiber-optic network.

Beyond administrative modernization, the reforms also carry broader economic objectives. Guinea aims to improve the business climate, strengthen the efficiency of public action and facilitate interactions between government agencies, citizens and companies.

Authorities also believe that digitalizing procedures could reduce administrative delays, improve operational traceability and strengthen transparency in public management.

This article was initially published in French by Samira Njoya

Adapted in English by Ange J.A de Berry Quenum

Posted On lundi, 18 mai 2026 12:55 Written by

Le transport routier assure l’essentiel des échanges de marchandises au Maroc. Les autorités veulent accélérer la numérisation du secteur pour moderniser sa gestion et renforcer la sécurité routière.

Selon les données sectorielles, le transport routier représente plus de 75 % des flux de marchandises au Maroc et constitue l’un des piliers de la logistique nationale. Face à la croissance des échanges et à l’augmentation du trafic, les autorités marocaines accélèrent la numérisation du secteur afin d’améliorer la sécurité routière, moderniser les services administratifs et renforcer le suivi des activités de transport.

C’est dans ce contexte que le ministère du Transport et de la Logistique a signé, le jeudi 15 mai à Rabat, une convention de partenariat avec la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et sa filiale CDG Incept. L’accord vise à accompagner la mise en œuvre de la feuille de route digitale du transport routier, dans le cadre de la stratégie nationale « Digital Morocco 2030 ».

Le partenariat prévoit la création d’une plateforme numérique intégrée dédiée au transport routier, incluant un système de chronotachygraphe numérique. Ce dispositif permettra de suivre en temps réel plusieurs données relatives aux véhicules, notamment la vitesse, les distances parcourues, les temps de conduite ou encore la localisation des camions et autocars.

Selon le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, cette solution doit permettre aux conducteurs et aux entreprises de transport d’assurer un suivi numérique plus précis de leurs opérations, tout en facilitant l’accès aux services administratifs. Les usagers pourront effectuer certaines démarches à distance via une plateforme centralisée, sans devoir se déplacer dans les services du ministère.

Les autorités veulent également utiliser ces outils numériques pour renforcer la sécurité routière. Le Maroc enregistre encore plusieurs milliers d’accidents de la route chaque année. D’après l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), plus de 143 000 accidents corporels ont été recensés en 2024 dans le pays, causant plus de 4000 décès. Le suivi numérique des temps de conduite et des déplacements des véhicules pourrait ainsi contribuer à limiter certaines infractions liées à la fatigue, aux excès de vitesse ou au non‑respect des règles de circulation.

Cette transformation numérique intervient également dans un contexte de modernisation progressive de la logistique marocaine. Selon le ministère du Transport, le secteur contribue à environ 5 % du PIB national et joue un rôle stratégique dans les échanges commerciaux du royaume avec l’Europe et l’Afrique. Le développement des infrastructures portuaires, notamment autour du complexe Tanger Med, a accru les besoins en solutions numériques capables d’améliorer la traçabilité des marchandises et l’efficacité des chaînes logistiques.

Pour la CDG, ce projet constitue une première étape dans l’accompagnement de la digitalisation des procédures du ministère. Les travaux devraient s’étaler sur environ six mois. À terme, les autorités espèrent bâtir un écosystème numérique capable d’améliorer la gouvernance du transport routier, de fluidifier les opérations et de rapprocher davantage les services publics des professionnels et des citoyens.

Samira Njoya 

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Posted On lundi, 18 mai 2026 08:49 Written by

La transformation numérique des administrations devient un enjeu stratégique sur le continent. En Guinée, les autorités misent sur plusieurs projets structurants pour moderniser les services publics et renforcer leur performance.

La Guinée accélère la modernisation de son administration publique. Le ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique a présenté, le vendredi 15 mai à Conakry, neuf projets stratégiques destinés à renforcer la numérisation des services publics, améliorer la gestion administrative et moderniser les outils de gouvernance de l’État.

Les initiatives portent notamment sur la numérisation des services publics à travers le Guichet unique des services publics (GUSP), la modernisation des systèmes de gestion des ressources humaines et le déploiement d’équipements numériques au sein de l’administration. Le programme prévoit également une cartographie détaillée de l’administration publique, un recensement des systèmes informatiques actuellement utilisés pour la gestion du personnel ainsi que le renforcement des capacités des agents publics à l’utilisation des outils numériques.

Les autorités veulent aussi réhabiliter et moderniser le Gouv‑Lab, restructurer les établissements publics administratifs (EPA) et rationaliser l’intervention de l’État afin d’améliorer la coordination administrative. Des outils digitaux, dont la plateforme FUGAS dédiée à la gestion des ressources humaines publiques, doivent également être renforcés. Selon le ministère chargé de la Fonction publique, ces projets doivent permettre de réduire les lourdeurs administratives, renforcer la transparence et améliorer l’accès des citoyens et des entreprises aux services publics.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Simandou 2040, présenté par les autorités comme la nouvelle feuille de route économique et institutionnelle de la Guinée pour les quinze prochaines années. Longtemps associé au gigantesque projet minier de Simandou, ce programme englobe désormais plusieurs réformes liées au numérique, à la gouvernance publique et au développement des infrastructures. Les autorités cherchent ainsi à bâtir une administration plus performante et davantage orientée vers les résultats, dans un contexte où plusieurs pays africains accélèrent la transformation numérique de leurs services publics.

Les nouveaux projets interviennent alors que la Guinée a déjà engagé plusieurs initiatives dans le domaine de l’e‑gouvernement ces dernières années. Le pays dispose désormais d’un portail national de services publics donnant accès à plusieurs démarches administratives en ligne, notamment les demandes de passeport, de visa, d’actes d’état civil ou encore de permis biométriques. Le gouvernement a également lancé des plateformes numériques comme eTax pour la télédéclaration et le télépaiement des impôts, tandis que l’Agence nationale de digitalisation de l’État (ANDE), créée en 2022, pilote plusieurs projets liés à l’interconnexion des administrations, au développement de solutions numériques publiques et au déploiement du réseau métropolitain de fibre optique de Conakry.

Au‑delà de la modernisation administrative, les enjeux sont également économiques. La Guinée espère améliorer le climat des affaires, renforcer l’efficacité de l’action publique et faciliter les interactions entre l’administration, les citoyens et les entreprises. Les autorités estiment aussi que la digitalisation des procédures pourrait contribuer à réduire les délais administratifs, renforcer la traçabilité des opérations et améliorer la transparence dans la gestion publique.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 18 mai 2026 08:36 Written by

Le pays a lancé un vaste chantier de modernisation de ses services publics afin de les rendre plus accessibles et efficaces par le numérique. Les archives administratives constituent un axe central de la réforme, avec l’objectif de les centraliser.

Le gouvernement tchadien a officiellement lancé, le jeudi 14 mai à N’Djamena, une plateforme numérique dédiée au Journal officiel de la République. Accessible via journalofficiel.td, ce portail vise à moderniser l’accès aux textes juridiques et administratifs, renforcer la transparence de l’action publique et faciliter la diffusion des informations officielles auprès des citoyens, des entreprises et des institutions.

La nouvelle plateforme centralise désormais les lois, décrets, communiqués officiels, avis d’appels d’offres, marchés publics approuvés ainsi que différents textes réglementaires publiés par l’État. Le portail permet également de consulter plus de 68 années d’archives administratives et réglementaires, couvrant la période allant de 1958 à aujourd’hui.

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre avec l’appui du PNUD, le projet s’inscrit dans les efforts engagés par les autorités pour accélérer la transformation numérique de l’administration tchadienne. L’objectif est de sécuriser et préserver la mémoire administrative nationale tout en garantissant un accès plus rapide et plus large aux documents officiels. Le gouvernement souhaite également améliorer la transparence autour des marchés publics et renforcer la fiabilité de l’information administrative diffusée aux citoyens.

Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs pays africains accélèrent la numérisation de leurs services publics afin d’améliorer la gouvernance, réduire les délais administratifs et faciliter l’accès à l’information publique. La dématérialisation des journaux officiels apparaît également comme un moyen de renforcer la sécurité juridique et de simplifier les démarches des citoyens, des investisseurs et des professionnels du droit.

Au-delà de la modernisation administrative, le pays cherche à améliorer l’accès à l’information juridique et à renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs. La maîtrise nationale des infrastructures et des archives numériques constitue un enjeu stratégique pour construire une administration plus efficace, plus transparente et davantage accessible sur l’ensemble du territoire.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 15 mai 2026 10:22 Written by

La numérisation des services financiers gagne du terrain en Algérie. Entre hausse du nombre de cartes bancaires, déploiement des terminaux de paiement et progression des transactions électroniques, le pays cherche à installer durablement les usages numériques dans l’économie.

L’Algérie poursuit l’accélération de sa transition vers les paiements numériques. Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a annoncé le jeudi 14 mai devant le Conseil de la nation que le pays comptait, à fin mars 2026, plus de 22 millions de cartes de paiement en circulation, dont près de 18 millions de cartes Edahabia émises par Algérie Poste. Cette progression s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique engagée par les autorités pour renforcer l’inclusion financière et moderniser les services de paiement.

Les chiffres communiqués par le ministère témoignent de cette progression. Le parc national de distributeurs automatiques de billets a atteint 4713 appareils à fin mars 2026, pour environ 235 millions d’opérations enregistrées. Le nombre de terminaux de paiement électronique (TPE) dépasse désormais les 104 000 unités, contre environ 68 000 à fin 2024, traduisant une accélération importante du déploiement des équipements chez les commerçants.

L’utilisation des moyens de paiement numériques progresse également en valeur. Selon les données du GIE Monétique, les paiements électroniques réalisés via TPE, Internet et mobile ont atteint 939 milliards de dinars (7 milliards $) en 2025, en hausse de 46 % sur un an. Les paiements sur Internet ont particulièrement progressé, avec plus de 27 millions de transactions enregistrées pour une valeur dépassant 145 milliards de dinars. Les transferts d’argent via mobile ont eux aussi connu une forte croissance, stimulés notamment par les applications BaridMob et Wimpay.

Cette dynamique est portée par plusieurs réformes engagées ces dernières années. Les autorités ont notamment créé, en 2024, une Commission nationale des moyens de paiement électronique afin d’accélérer le développement de la monétique et d’améliorer la sécurité des transactions. En parallèle, l’extension des services publics numériques, l’essor du commerce électronique et la généralisation progressive des paiements en ligne contribuent à modifier les habitudes de consommation dans un pays historiquement dominé par les paiements en espèces.

Le développement du e-paiement reste toutefois confronté à plusieurs défis. Malgré l’augmentation rapide du nombre de cartes et de TPE, l’usage du cash demeure largement dominant dans l’économie algérienne. Selon des données relayées récemment par le GIE Monétique, moins de 10 % des commerçants du pays disposent actuellement d’un terminal de paiement électronique.

Les autorités misent néanmoins sur la poursuite de la numérisation des services financiers pour accélérer l’adoption des paiements électroniques. Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse la simple modernisation des transactions : il s’agit aussi de réduire l’économie informelle, d’améliorer la traçabilité des flux financiers et de favoriser une plus grande inclusion financière dans le pays.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 15 mai 2026 10:06 Written by

Depuis quelques années, les financements dans les jeunes pousses africaines ralentissent. Avec la hausse des taux d’intérêt, les investisseurs sont devenus de plus en plus sélectifs, obligeant les entrepreneurs technologiques africains à se tourner vers le financement par dette.

Le financement par dette est devenu, pour la première fois, le principal mode de financement dans l’écosystème des start-up africaines. Au premier trimestre 2026, la dette a représenté 305 millions USD sur les 600 millions de dollars levés, contre seulement 50 millions USD au premier trimestre 2025, soit un montant six fois supérieur en un an, selon les données d’Africa: The Big Deal.

Ce basculement s’inscrit dans une tendance de fond amorcée depuis plusieurs années. Selon le rapport annuel 2025 de Partech publié en janvier 2026, les financements par dette sont passés de 1,01 milliard USD fin 2024 à 1,64 milliard USD fin 2025, soit une hausse de 63 % sur un an.

Le nombre d’opérations a suivi la même trajectoire, progressant de 40 % pour atteindre 108 transactions, un niveau record sur le continent. En 2025, la dette a ainsi représenté 41 % de l’ensemble des capitaux investis dans les start-up africaines, contre 31 % en 2024 et 17 % en 2019.

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« Nous avons constaté que l’endettement constituait le changement structurel le plus important de l’année 2025. Encore marginal il y a quelques années, le financement par dette est devenu un pilier central du financement technologique africain », souligne Partech dans son rapport.

Pour le cabinet, cette progression ne traduit pas une reprise cyclique mais un changement durable des modes de financement. Un nombre croissant de start-up africaines atteint désormais un niveau d’activité, de génération de trésorerie et de gouvernance suffisant pour accéder à des instruments structurés et non dilutifs.

En avril 2026, le togolais Gozem a ainsi levé 24,5 millions USD en dette auprès de la Société financière internationale (SFI) pour financer l’expansion de sa flotte, tandis que la start-up agricole kényane Victory Farms a obtenu 15 millions USD via AgDevCo.

« Les chiffres semblent corrects à première vue, mais le fort recul des financements en capital [equity, Ndlr] et la raréfaction des petites levées témoignent d’un environnement plus difficile pour les start-up en phase d’amorçage », nuance Max Cuvellier Giacomelli, cofondateur d’Africa: The Big Deal.

La répartition géographique de la dette révèle des écarts marqués. En 2025, le Kenya arrive en tête avec 498 millions USD levés par dette, soit 48 % du capital total déployé dans le pays, suivi de l’Égypte (246 millions USD, +73 % sur un an), du Nigeria (160 millions USD, +132 %), du Sénégal (139 millions USD) et de l’Afrique du Sud (72 millions USD, -45 %).

Cette montée en puissance a toutefois une contrepartie. Le nombre total d’opérations a chuté de 34 % entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026, passant de 140 à 92 transactions. Les petites levées, comprises entre 100 000 et 500 000 USD, sont passées de 73 à 32. Les start-up en phase d’amorçage, qui ne disposent pas encore d’une croissance suffisante pour accéder à la dette, se retrouvent ainsi exclues d’une partie du marché du financement.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Posted On jeudi, 14 mai 2026 04:27 Written by

Dans un contexte de forte demande en emplois qualifiés, les compétences numériques prennent une place de plus en plus importante. Orange intensifie ses actions pour soutenir l’insertion professionnelle des jeunes en Afrique.

Investir dans le plus grand atout de l’Afrique : sa jeunesse. C’est autour de cet axe que le groupe Orange a dévoilé le mardi 12 mai, lors du Sommet Africa Forward organisé à Nairobi, une nouvelle phase de son engagement en faveur de l’employabilité des jeunes sur le continent.

Dans le cadre de sa stratégie de transformation socio-économique, l’opérateur ambitionne de former plus de 3 millions de jeunes d’ici 2030 aux métiers du numérique, notamment dans l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le cloud ou encore l’entrepreneuriat. Ces formations, gratuites et certifiantes, seront déployées à travers un réseau élargi d’infrastructures dédiées.

Pour soutenir cet objectif, Orange prévoit l’ouverture de 50 nouveaux Orange Digital Centers, portant leur nombre total à 100 en Afrique et au Moyen-Orient. Le dispositif s’appuiera également sur des partenariats académiques, avec plus de 167 universités, ainsi que sur des plateformes d’apprentissage internationales comme Coursera. L’ambition est de renforcer l’accès aux compétences numériques et de mieux aligner les formations aux besoins du marché du travail.

Au-delà de la formation, le groupe entend également accélérer l’insertion professionnelle des jeunes. Orange prévoit ainsi d’accompagner plus de 500 start-up à l’horizon 2030, en s’appuyant sur un dispositif qui a déjà permis de soutenir plus de 400 jeunes entreprises sur le continent. L’objectif est de transformer les compétences acquises en opportunités économiques concrètes, dans des secteurs porteurs comme la fintech, la santé, l’agriculture ou encore le e-commerce.

Cette orientation vers l’emploi se matérialise notamment à travers le programme « Master Repair », développé en partenariat avec la GIZ. Déployé au Maroc, en Tunisie, au Sénégal et en Égypte, ce projet vise à former des jeunes aux métiers techniques liés à la réparation d’équipements électroniques, ainsi qu’à l’installation et à la maintenance de solutions énergétiques et de connectivité.

À mi-parcours, le programme a déjà permis à 285 jeunes d’acquérir des compétences opérationnelles, avec une attention particulière portée à l’inclusion : 26 % des bénéficiaires sont des femmes et près d’un tiers sont des personnes en situation de handicap. Le projet entre désormais dans une phase dédiée à l’insertion professionnelle, avec un accompagnement renforcé vers l’emploi salarié ou l’auto-emploi.

En combinant formation, accompagnement entrepreneurial et insertion professionnelle, Orange cherche à répondre à l’un des principaux défis du continent : la création d’emplois pour une population jeune en forte croissance. Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique plus large visant à faire du numérique un levier d’inclusion économique et sociale en Afrique.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 13 mai 2026 08:17 Written by

Les infrastructures critiques, notamment dans le transport aérien, figurent parmi les cibles privilégiées des cyberattaques. Face à ces risques, le Gabon engage un renforcement de la sécurité de ses systèmes numériques pour garantir la continuité des opérations.

Le Gabon veut renforcer la protection de ses systèmes numériques dans le secteur de l’aviation civile. L’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) a annoncé à cet effet le jeudi 7 mai, la signature d'un accord de partenariat avec l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF). L'initiative vise à sécuriser les infrastructures critiques et à moderniser les systèmes d’information du secteur aérien.

Dans le cadre de cet accord, l’ANINF accompagnera l’ANAC dans la modernisation de ses systèmes numériques. L’objectif est de renforcer la sécurité des infrastructures informatiques, d’améliorer la gestion des données sensibles et d’optimiser les outils de gestion et de communication utilisés dans l’administration de l’aviation civile.

Le partenariat prévoit également une montée en capacité des systèmes de continuité de service et une amélioration de la résilience face aux incidents numériques. Les deux institutions travaillent aussi sur l’interopérabilité des systèmes d’information, afin de faciliter un échange sécurisé et structuré des données entre administrations.

Un cadre de transformation numérique plus large

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique portée par les autorités gabonaises, qui font de la souveraineté numérique et de la modernisation de l’administration des priorités. Elle est également alignée avec les standards de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), qui encourage les États à renforcer la cybersécurité de leurs infrastructures aéronautiques.

Le partenariat intervient dans un contexte international marqué par la recrudescence et la montée croissante des cyberattaques ciblant les systèmes d’aviation civile et les infrastructures critiques. Face aux nouveaux défis liés à l’interconnexion des environnements IT (Technologies de l’Information) et OT (Technologies Opérationnelles), la protection des systèmes numériques, la sécurisation des données sensibles ainsi que la continuité des opérations deviennent des objectifs centraux.

Vers une administration plus résiliente et interconnectée

Au-delà du secteur aérien, cette coopération illustre la volonté du Gabon de construire une administration plus sécurisée et mieux interconnectée. En structurant ses systèmes autour de standards de cybersécurité plus élevés, le pays cherche à renforcer la fiabilité de ses services publics numériques et la protection de ses données stratégiques.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 12 mai 2026 14:14 Written by

Le pays opte pour une modernisation de ses procédures d’entrée sur le territoire en misant sur la numérisation des démarches consulaires. Une évolution qui redéfinit la gestion administrative des flux migratoires.

Depuis le lundi 11 mai, toutes les demandes de visa pour le Tchad doivent obligatoirement être effectuées en ligne, via la plateforme officielle evisa.td. L’annonce a été faite par la sous-direction de l’E-Visa du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration dans un communiqué publié le vendredi 8 mai 2026.

La plateforme eVisa Tchad, déjà opérationnelle depuis décembre 2024, devient désormais l’unique canal de demande pour l’ensemble des catégories de visas, à l’exception des visas diplomatiques et de courtoisie, qui restent gérés par les missions diplomatiques tchadiennes.

Selon les autorités, cette mesure s’inscrit dans l’application du décret n°2299/PR/PM/MSPI/2025 et d’un arrêté conjoint de 2026, qui encadrent les conditions d’entrée et de séjour des étrangers au Tchad. L’objectif est de centraliser et sécuriser le traitement des demandes, tout en simplifiant les procédures administratives.

Les autorités précisent par ailleurs qu’une période de transition est en cours. Les visas délivrés avant l’entrée en vigueur du dispositif restent valables jusqu’à leur expiration. En revanche, à partir du 21 mai 2026, tout visa délivré en dehors de la plateforme sera considéré comme invalide et ne permettra plus l’entrée sur le territoire tchadien. Les autorisations manuelles d’entrée sont supprimées définitivement.

Avec cette réforme, le Tchad rejoint un mouvement plus large de dématérialisation des procédures de visa observé dans plusieurs pays africains, à l’instar du Rwanda, du Kenya et du Ghana, qui ont déjà basculé vers des systèmes entièrement numériques pour la gestion des demandes d’entrée sur leur territoire.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 12 mai 2026 12:29 Written by
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