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Avec cette infrastructure, le Sénégal amorce une transformation de son enseignement supérieur, désormais appelé à jouer un rôle central dans la production d’innovation. L’enjeu est de faire des universités des hubs capables de générer des solutions technologiques, des start-up et des emplois.

Le Sénégal a inauguré, mardi 27 avril à Diamniadio, le premier Pôle universitaire d’innovation et de technologie (UniPod), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L’initiative a été officialisée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, ainsi que le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique Alioune Sall (photo, à droite).

Implanté au sein de l’Université Amadou Mahtar Mbow, ce premier UniPod est conçu comme un espace de co-création réunissant étudiants, chercheurs, start-up et acteurs du secteur privé. Il intègre des infrastructures de prototypage et d’expérimentation technologique, destinées à favoriser le développement de solutions numériques dans des secteurs clés comme la santé, l’agriculture ou l’éducation. Le site de Diamniadio doit également accueillir un hub EdTech panafricain, renforçant son rôle dans l’écosystème régional de l’innovation.

Ce lancement s’inscrit dans le programme « Sénégal Digital Factory », qui prévoit la mise en place d’un réseau national de pôles d’innovation. Dans cette dynamique, d’autres structures similaires sont annoncées à Ziguinchor et à Saint-Louis, avec l’objectif d’étendre cette logique sur l’ensemble du territoire et de réduire les déséquilibres régionaux en matière d’accès aux infrastructures technologiques.

Au-delà des infrastructures, l’ambition des autorités est de repositionner les universités comme des acteurs centraux de la production économique. Il s’agit de transformer les établissements d’enseignement supérieur en véritables viviers d’innovation, capables de générer des solutions pour les administrations publiques et le secteur privé, mais aussi de devenir des incubateurs d’entrepreneurs et de startups technologiques.

Cette orientation s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Sénégal 2050 » et du « New Deal technologique », qui font de l’innovation un levier de croissance et de souveraineté technologique. Le gouvernement vise notamment la création de plus de 500 start-up technologiques labellisées et environ 150 000 emplois directs dans les prochaines années.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 28 avril 2026 07:56 Written by

À l’approche des JOJ, les besoins en infrastructures numériques s’intensifient au Sénégal. Le gouvernement mise sur la formation au cloud computing pour disposer de compétences locales capables de soutenir l’événement.

Le Sénégal prévoit de former une centaine d’ingénieurs et plusieurs milliers de jeunes aux métiers du cloud computing, dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026. Cette annonce a été faite par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique Alioune Sall et relayée le vendredi 24 avril par l’Agence sénégalaise de presse (APS).

Le projet s’appuie sur un partenariat avec le groupe chinois Alibaba Group, mobilisé pour accompagner la mise en place d’un cloud souverain. Cette infrastructure doit permettre d’héberger les données critiques des JOJ, avec des exigences élevées en matière de disponibilité et de capacité d’adaptation à la demande. Elle servira également de support à un programme de formation destiné à doter le pays de compétences locales capables d’assurer, à terme, l’exploitation et la maintenance des systèmes.

« La formation va débuter incessamment, elle n’a pas encore démarré parce que nous venons juste de finir le déploiement des infrastructures physiques dans les Datacenters. Nous avons reçu le matériel, il a été installé, testé par des ingénieurs sénégalais et des ingénieurs chinois qui travaillent chez Alibaba pour vérifier l’aspect mirroring et les redondances », a annoncé le ministre.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse, prévus à Dakar du 31 octobre au 13 novembre 2026, une première sur le continent africain. Au-delà des infrastructures sportives, l’événement nécessite la mise en place de systèmes numériques robustes, notamment pour la gestion des données, des accréditations ou encore des services administratifs. Les autorités indiquent par ailleurs que plusieurs applications numériques sont en cours de finalisation, notamment pour faciliter les procédures d’entrée sur le territoire ou la gestion des flux de visiteurs.

Le projet s’inscrit plus largement dans la stratégie du New Deal technologique, feuille de route numérique du pays lancée en 2025 pour positionner le Sénégal comme un hub digital régional. Cette stratégie met notamment l’accent sur la souveraineté des données, la formation aux métiers du numérique et le développement d’une économie digitale compétitive. Elle prévoit notamment la formation de 100 000 diplômés dans le domaine numérique, avec 90 % d’experts certifiés, ainsi que l’hébergement de 100 % des données sensibles au Sénégal.

Au-delà de l’échéance des JOJ, l’enjeu est de capitaliser sur ces investissements pour structurer un écosystème numérique durable. En formant des ingénieurs et des techniciens spécialisés, le Sénégal entend réduire sa dépendance aux expertises étrangères et poser les bases d’une infrastructure numérique maîtrisée localement, capable de soutenir le développement de nouveaux services et d’attirer des investissements technologiques.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 28 avril 2026 07:42 Written by

En Afrique, la demande en solutions numériques pour la transformation digitale est en pleine croissance. Cette dynamique crée des opportunités pour les fournisseurs locaux comme internationaux.

La société technologique américaine Oracle prépare le lancement de ses services cloud au Kenya. Ces services permettront aux administrations, entreprises et particuliers d’utiliser des applications et de stocker des données directement en ligne, via des serveurs Internet, sans dépendre d’un support local.

Une délégation d’Oracle Corporation conduite par Annick Sakho, responsable des affaires gouvernementales pour l’Afrique, a rencontré la semaine dernière le ministre de l’Information, de la Communication et de l’Économie numérique, William Kabogo Gitau. Cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts de coopération des autorités kényanes pour soutenir la transformation numérique en cours.

Il en ressort que les services Oracle Cloud devraient être commercialement disponibles dans les prochains mois. Cette infrastructure cloud offrira des capacités intégrées de bout en bout pour soutenir des opérations efficaces et fiables, stimuler l’innovation et permettre une transition au-delà des solutions de type « software-as-a-service (SaaS) » vers des solutions numériques plus complètes.

Oracle prépare son entrée sur le marché kényan du cloud, dans un contexte de transformation numérique marqué par une demande croissante de solutions digitales. Dans ce cadre, le gouvernement kényan considère l’adoption du cloud computing comme une priorité stratégique, destinée à stimuler l’innovation, améliorer la prestation des services et optimiser l’utilisation des ressources au sein des administrations et des organisations.

Selon la « Kenya Cloud Policy » adoptée en 2024, le cloud computing présente plusieurs avantages clés. Il permettrait notamment de réduire les coûts liés aux infrastructures et à la maintenance, tout en renforçant l’efficacité et la réactivité des services. La politique souligne également son rôle dans l’accélération de l’innovation, la sécurisation des données, l’amélioration de la scalabilité des systèmes et le renforcement de la collaboration interinstitutionnelle. Enfin, le cloud est perçu comme un levier d’ouverture internationale, en facilitant la circulation et l’échange transfrontaliers des données.

Un rapport de la firme Telecom Advisory Services LLC, publié en septembre 2023, indique un taux d’adoption du cloud de 26 % par les organisations au Kenya, contre 49 % en Europe de l’Est et en Amérique du Nord. Le document ajoute qu’en 2021, l’impact de l’adoption du cloud sur l’économie kényane s’élevait à 12,9 milliards de shillings (≈ 100 millions $), soit 0,08 % du PIB. Ce montant pourrait atteindre 1400 milliards de shillings d’ici 2033, soit 0,56 % du PIB.

Ces perspectives offrent des opportunités pour Oracle, qui poursuit son expansion en Afrique dans le cloud. L’entreprise opère déjà dans 51 régions réparties dans 26 pays, avec une présence encore limitée à l’Afrique du Sud sur le continent. Elle prévoit toutefois d’étendre son empreinte avec le lancement de nouvelles régions cloud au Maroc et au Kenya. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 28 avril 2026 07:27 Written by

Avec l’essor des réseaux sociaux, les États africains font face à de nouveaux défis de régulation. En RDC, les autorités ont saisi la justice pour lutter contre les abus en ligne, dans un contexte régional marqué par un encadrement accru du cyberespace.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé, samedi 25 avril, avoir saisi les autorités judiciaires face à la multiplication de contenus jugés diffamatoires ou haineux visant des responsables publics sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué, l’exécutif dénonce une « recrudescence » de publications comportant injures, menaces, diffamations et autres atteintes à la dignité. Les autorités estiment que certains de ces contenus ne relèvent pas d’expressions isolées, mais s’inscrivent dans des « campagnes coordonnées de dénigrement » susceptibles d’affecter la crédibilité des institutions et la cohésion nationale.

Face à cette situation, le gouvernement indique avoir engagé des investigations pour identifier les auteurs, co-auteurs et éventuels commanditaires de ces contenus, y compris ceux opérant anonymement ou depuis l’étranger. Des poursuites pourraient être engagées sur la base des dispositions légales encadrant la diffamation, le harcèlement numérique ou les discours de haine.

Dans un contexte d’essor des réseaux sociaux 

Cette démarche intervient dans un contexte de montée en puissance des réseaux sociaux dans le pays. Selon les données de DataReportal, la RDC comptait environ 34,7 millions d’utilisateurs des réseaux sociaux en 2025, soit près de 30 % de la population, un chiffre en progression constante, porté par l’expansion de l’Internet mobile. Ces plateformes s’imposent désormais comme des espaces centraux du débat public, mais aussi comme des vecteurs de désinformation et de contenus problématiques.

Un durcissement observé à l’échelle régionale 

Au-delà du cas congolais, cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large de renforcement de la régulation du numérique en Afrique. Au Gabon, les autorités ont récemment annoncé de nouvelles mesures visant à encadrer plus strictement les contenus diffusés en ligne, notamment en matière de lutte contre la désinformation, les discours de haine et les atteintes à l’ordre public.

Ces initiatives traduisent une volonté croissante des États de reprendre le contrôle sur des espaces numériques devenus centraux dans la formation de l’opinion publique. Elles soulignent également les défis liés à la modération des contenus, à l’identification des auteurs, souvent anonymes, et à l’application des lois dans un environnement transfrontalier.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 27 avril 2026 12:26 Written by

Portés par la croissance du mobile money et du commerce digital, les systèmes de paiement instantané se multiplient en Afrique. Ils répondent à un besoin de rapidité, de réduction des coûts et de traçabilité des flux, dans des économies encore largement dominées par le cash.

La Banque de la République du Burundi (BRB) a lancé, le jeudi 23 avril à Bujumbura, le système de paiement instantané « BurundiPay », une nouvelle infrastructure destinée à moderniser les transactions financières dans le pays. L’initiative vise à fluidifier les transactions, renforcer l’inclusion financière et réduire la dépendance aux espèces. Concrètement, BurundiPay permet d’effectuer des transferts d’argent et des paiements en temps réel, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, aussi bien depuis des comptes bancaires que des portefeuilles mobiles.

La principale innovation réside dans l'interopérabilité totale. Désormais, les banques commerciales, institutions de microfinance et opérateurs de paiement sont connectés au sein d’un même système, facilitant les transactions entre réseaux jusque-là cloisonnés. Cette évolution met fin à certaines pratiques contraignantes, comme le retrait préalable d’espèces pour transférer des fonds entre établissements différents.

Le dispositif repose sur des standards internationaux, notamment la norme ISO 20022, garantissant un haut niveau de sécurité et une compatibilité avec les systèmes financiers mondiaux. Il s’intègre également aux infrastructures existantes du pays, telles que le système de règlement brut en temps réel (RTGS) ou encore la chambre de compensation automatisée, consolidant ainsi l’architecture globale des paiements.

Au-delà de ses performances techniques, BurundiPay mise sur l’accessibilité pour favoriser son adoption à grande échelle. Dans un pays où le taux de pénétration d’Internet demeure limité autour de 30 % selon les données officielles — la plateforme a été pensée pour fonctionner aussi bien sur smartphones que sur des téléphones basiques via des codes USSD. Cette approche inclusive vise à étendre l’accès aux services financiers aux populations encore faiblement bancarisées, notamment en milieu rural.

Financé avec le soutien de la Banque mondiale à travers le Projet d’Appui aux Fondations de l’Économie Numérique (PAFEN), ce système positionne le Burundi comme le 22e pays africain à se doter d’une infrastructure de paiement instantané. Une avancée qui s’aligne sur les tendances observées sur le continent, où la numérisation des services financiers constitue un levier clé de transformation économique.

Le succès de BurundiPay dépendra de son appropriation par les acteurs du marché et par les usagers. Son déploiement pourrait accélérer l’intégration financière, soutenir le développement du commerce numérique et renforcer la transparence des flux économiques, autant d’éléments essentiels pour accompagner les ambitions de croissance et de modernisation du pays.

Samira Njoya

Edité par : Feriol Bewa

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Posted On lundi, 27 avril 2026 10:29 Written by

À mesure que l’intelligence artificielle s’intègre dans divers domaines d’activité, les besoins en compétences adaptées s’intensifient. La formation apparaît ainsi comme un enjeu clé pour soutenir l’appropriation de ces outils et leur déploiement à grande échelle.

L’Algérie renforce son dispositif de formation aux technologies émergentes. La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, et le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, ont procédé, dimanche 26 avril à l’Institut national spécialisé de formation professionnelle d’El Rahmania (Alger), au lancement du programme national de formation en intelligence artificielle (IA).

Selon les autorités, cette initiative vise à faire des compétences locales un levier central d’adaptation aux mutations technologiques et de soutien à l’économie de la connaissance. L’objectif est de former, dans des délais courts, des profils capables de s’intégrer rapidement dans l’environnement numérique, mais aussi de concevoir des solutions adaptées aux besoins des entreprises et du marché national.

Une formation intensive orientée vers la pratique

Le dispositif repose sur une approche pédagogique axée sur l’apprentissage par la pratique. Le cycle de formation, d’une durée totale de 12 semaines (8 semaines intensives et 4 semaines de projets concrets), est précédé d’un programme de formation des formateurs lancé le 15 janvier 2026 afin de garantir la qualité de l’encadrement.

Cette orientation vise à rapprocher la formation des réalités du terrain et à accélérer la professionnalisation des apprenants. Les participants sont ainsi amenés à travailler sur des cas réels, notamment en collaboration avec des start-up, en mobilisant les outils et modèles d’intelligence artificielle les plus récents.

Une stratégie nationale pour accélérer les compétences numériques

L’initiative s’inscrit dans la future stratégie nationale de transformation numérique que les autorités prévoient de déployer à court terme. Celle-ci ambitionne de former jusqu’à 500 000 spécialistes TIC (technologies de l'information et de la communication) et de réduire significativement la fuite des talents qualifiés.

Dans ce cadre, l’Algérie cherche à renforcer sa souveraineté technologique et à capter une part de la valeur générée par l’intelligence artificielle. Les autorités visent ainsi une contribution de l’IA pouvant atteindre près de 7 % du PIB à l’horizon 2027. Pour soutenir cette ambition, plusieurs leviers sont mobilisés, notamment la mise en place de mécanismes de financement dédiés, le développement de pôles de formation d’excellence et la démocratisation de l’accès aux technologies numériques.

Au-delà de la formation, le programme s’intègre dans une stratégie visant à structurer un écosystème d’innovation. À ce titre, un incubateur d’entreprises a été inauguré au sein de l’institut pour accompagner les porteurs de projets et encourager la création de start-up technologiques.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 27 avril 2026 08:06 Written by

Le commerce électronique gagne du terrain en Afrique, soutenu par la numérisation des services et l’évolution des habitudes d’achat. Cette dynamique pousse les opérateurs traditionnels à repenser leur positionnement pour rester compétitifs.

Le ministre d’État chargé des TIC et de l’Orientation nationale, Godfrey Baluku Kabbyanga, a officiellement lancé le mardi 21 avril à Kampala la plateforme de commerce électronique PostCom portée par l’opérateur postal public Posta Uganda. Cette initiative place désormais la poste au cœur de la stratégie numérique du pays, en élargissant son rôle au‑delà des services logistiques traditionnels vers un écosystème de vente en ligne intégré.

PostCom fonctionne comme une marketplace nationale permettant aux particuliers et aux petites et moyennes entreprises de vendre et d’acheter des produits en ligne. La plateforme s’appuie sur le réseau physique de Posta Uganda pour assurer la logistique et la livraison sur l’ensemble du territoire. Elle offre également une interface numérique sécurisée destinée à faciliter les transactions et à connecter les vendeurs locaux à une clientèle plus large, y compris à l’international.

Dans un contexte de forte progression du commerce électronique en Afrique, ce type d’initiative répond à un marché en pleine expansion. Le secteur africain de l’e‑commerce est estimé à environ 55 milliards de dollars en 2024 et pourrait dépasser 110 milliards de dollars d’ici 2029, porté par la montée du mobile money, l’urbanisation et l’élargissement de l’accès à Internet. En Ouganda, les pouvoirs publics misent sur le numérique pour stimuler la croissance économique, avec une contribution potentielle estimée à plusieurs milliards de dollars à l’horizon 2030 grâce à la numérisation des services et du commerce.

Face à la domination des plateformes privées internationales, PostCom se distingue par son ancrage public et son intégration logistique. Contrairement aux marketplaces classiques, la plateforme combine commerce en ligne et infrastructure postale existante, permettant de réduire les coûts de livraison et de renforcer l’accès au e‑commerce dans les zones rurales. Cette approche vise également à soutenir les PME locales en leur offrant un canal de distribution national structuré, dans un environnement où la logistique reste l’un des principaux freins au commerce en ligne.

À terme, les autorités ougandaises ambitionnent de faire de PostCom un levier central de l’économie numérique nationale. Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation digitale visant à renforcer l’inclusion économique, moderniser les échanges commerciaux et positionner l’Ouganda comme un acteur émergent du commerce numérique en Afrique de l’Est. La plateforme ouvre également aux vendeurs l’accès à un marché international, leur permettant de toucher des clients dans près de 192 pays grâce à l’infrastructure postale mondiale.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 24 avril 2026 12:42 Written by

Porté par une population de plus de 100 millions d’habitants, le marché du commerce de détail en Égypte figure parmi les plus dynamiques du Moyen-Orient. Dans ce secteur concurrentiel, les enseignes accélèrent leur transformation numérique pour améliorer leurs performances et répondre à l’évolution des usages.

Orange Egypt et Circle K ont annoncé, mercredi 22 avril, la conclusion d’un partenariat visant à accompagner la modernisation du réseau de distribution de l’enseigne de retail, présente à travers plus de 200 points de vente dans le pays. Cet accord positionne l’opérateur télécom comme partenaire de transformation numérique de Circle K, dans un contexte de numérisation croissante du secteur de la distribution en Égypte.

Dans le cadre de ce partenariat, Orange fournira un ensemble de solutions de connectivité et d’infrastructures numériques, incluant l’accès à Internet haut débit et une interconnexion sécurisée entre les différents points de vente. L’objectif est d’assurer une meilleure continuité des opérations, tout en optimisant les performances et la gestion des activités commerciales sur l’ensemble du réseau.

Le projet intègre également le déploiement de la technologie SD-WAN, une solution avancée de gestion de réseau permettant une orchestration plus flexible et centralisée des flux de données entre les sites. Cette architecture vise à renforcer la sécurité, améliorer la stabilité des services et optimiser l’efficacité opérationnelle de l’entreprise.

Présente sur le marché égyptien à travers un réseau de magasins de proximité et de stations-service, Circle K figure parmi les principaux acteurs du retail de proximité. L’enseigne, qui fait partie d’un groupe international opérant dans plus de 20 pays, s’appuie sur une forte capacité de distribution et un volume important de clients servis quotidiennement grâce à son réseau étendu. Son modèle repose sur la vente de produits de consommation courante et de services rapides, avec une stratégie d’expansion continue sur les marchés urbains et périurbains.

Dans un marché de détail égyptien parmi les plus importants du Moyen-Orient, porté par une population de plus de 100 millions d’habitants, ce partenariat prend une dimension stratégique pour les deux groupes. Il s’inscrit dans la dynamique de numérisation des réseaux de distribution, où la connectivité et les systèmes d’information deviennent des leviers essentiels de performance et d’expansion.

Pour Mohamed Shebl, directeur commercial d’Orange Egypt, cette collaboration confirme la capacité de l’opérateur à répondre aux exigences des marques internationales. « Grâce à ce partenariat, nous continuons à exploiter les innovations de pointe pour améliorer la compétitivité et optimiser l’efficacité opérationnelle, conformément à notre vision de mener la transformation numérique du secteur des entreprises vers des modèles plus avancés et plus durables, tout en soutenant les objectifs de la stratégie numérique égyptienne et “Vision Égypte 2030” », a-t-il précisé.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 24 avril 2026 08:28 Written by

Alors que le capital-risque poursuit sa consolidation en Afrique, la région SADC tente de combler son retard en matière de financement technologique. Le Botswana mise sur un fonds dédié pour soutenir les start-up et stimuler l’émergence d’un écosystème plus compétitif.

L’écosystème du capital-risque en Afrique australe vient de franchir un nouveau palier. Le Botswana Tech Fund (BTF) a annoncé, le mardi 21 avril, le lancement d’un fonds de 50 millions de livres sterling (environ 67,5 millions de dollars) destiné à soutenir les start-up technologiques de la région. Basé à Gaborone, le fonds est soutenu par Pula Investments, le family office de Stephen Lansdown, cofondateur du groupe britannique Hargreaves Lansdown.

Le fonds est structuré pour intervenir à différents stades de développement, des jeunes entreprises en phase de pré-amorçage (pre-seed) jusqu’aux sociétés en phase de croissance avancée (scale-up). Sa première phase de déploiement comprend des investissements de démarrage ainsi que des prises de participation dans des entreprises plus matures. Il prévoit également des opérations sur le marché secondaire, une approche encore peu répandue sur le continent, mais destinée à améliorer la liquidité des investisseurs et des fondateurs.

Le lancement du BTF intervient dans un contexte de structuration progressive de l’écosystème du capital-risque en Afrique australe, où le financement des start-up reste marqué par un déficit structurel, notamment dans les technologies applicatives et les infrastructures numériques. La région demeure fortement dépendante des capitaux étrangers, malgré une montée en puissance progressive des initiatives locales.

Le fonds mise notamment sur les atouts du Botswana, dont un taux de pénétration Internet estimé à environ 80 %, ainsi que sur un environnement institutionnel stable en matière de gouvernance. Ces facteurs sont considérés comme des leviers pour attirer les investissements technologiques dans une région qui représente un marché potentiel de plus de 370 millions d’habitants, au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Selon plusieurs analyses de marché (Partech Africa et Briter Bridges), les start-up africaines ont levé environ 3 à 4 milliards de dollars américains en 2025, après un pic supérieur à 6 milliards en 2022. Cette tendance confirme une phase de normalisation du capital-risque, marquée par une sélection plus rigoureuse des projets et une concentration des financements sur les marchés les plus matures, notamment le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

Dans ce contexte, le Botswana Tech Fund entend repositionner l’Afrique australe sur la carte du capital-risque, en structurant des financements mieux adaptés aux besoins des entrepreneurs et en facilitant l’accès au capital pour les fondateurs.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On jeudi, 23 avril 2026 15:26 Written by

Engagé dans des réformes pour accélérer sa transformation numérique, le Burkina Faso ouvre progressivement son marché aux innovations technologiques. Cette dynamique attire des investisseurs étrangers par des opportunités dans l’IA, la santé et les drones.

Le ministère burkinabè de la Transition digitale, représenté par son Secrétaire général, Borlli Michel Some (photo, à droite), a accueilli le mercredi 22 avril une importante délégation d’investisseurs italiens conduite par l’ambassadrice du Burkina Faso en Italie, Cyrille Ganou/Badolo (photo, à gauche). Cette rencontre marque une étape clé dans la stratégie nationale visant à interconnecter l’ensemble de l’administration et à éliminer les « zones blanches » sur le territoire.

Les échanges ont porté sur plusieurs solutions technologiques adaptées aux réalités locales. Les investisseurs ont notamment présenté des projets liés à l’utilisation de drones pour l’accès aux soins et aux campagnes de vaccination en zone rurale, ainsi que des systèmes de gestion des données médicales. La délégation, composée d’acteurs issus des secteurs de la technologie, de l’agriculture et de l’énergie, a exprimé son intérêt pour le développement de partenariats public‑privé.

Souveraineté et transfert de compétences

Les autorités burkinabè ont toutefois insisté sur la nécessité d’inscrire ces collaborations dans une logique de souveraineté technologique. Pour le pays, la priorité est accordée à des partenariats intégrant la formation, le co‑développement et l’appropriation des technologies, afin de renforcer les capacités locales. L’objectif est notamment de s’appuyer sur les ressources humaines nationales pour assurer la gestion des infrastructures et des données stratégiques.

Le défi de l’énergie numérique

Le lien entre numérique et énergie a également été au cœur des échanges. Pour atteindre l’objectif « zéro zone blanche » d’ici 2030, le Burkina Faso mise sur des solutions solaires innovantes pour alimenter les infrastructures télécoms en milieu rural. Les autorités ont invité les investisseurs italiens à proposer des technologies durables capables de soutenir cette expansion du réseau, indispensable à la modernisation des services publics.

Cette rencontre intervient dans un contexte d’accélération des projets numériques au Burkina Faso, avec des priorités telles que l’identité numérique et l’intégration de technologies émergentes, dans l’objectif d’améliorer l’efficacité des services publics.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On jeudi, 23 avril 2026 10:01 Written by
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