Dans un contexte où l’Afrique aiguise l’appétit des pays européens sur le terrain du numérique, le Sénégal se positionne comme un partenaire de plus en plus courtisé. Le pays commence à explorer de nouvelles formes de coopération avec des acteurs déjà actifs sur le continent.
Jeudi 26 mars, le ministre sénégalais de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall (photo), a reçu une délégation finlandaise conduite par Outi Holopainen, sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères, lors de la deuxième session des consultations politiques avec la Finlande.
Concrètement, les deux délégations ont passé en revue les chantiers numériques tels que les infrastructures, la mise en place d’un data center compatible avec l’intelligence artificielle (IA), la connectivité des services publics, les câbles sous-marins, ainsi que deux sujets devenus incontournables : la désinformation et l’éducation des citoyens aux médias.
Ce rapprochement avec Helsinki illustre la volonté de Dakar d’élargir son réseau de partenaires technologiques. Avec le lancement opérationnel du New Deal technologique, le pays a besoin de diversifier ses partenaires pour atteindre, dans les délais fixés par les autorités, ses objectifs en matière de transformation numérique.
Ces derniers mois, Dakar s’est rapproché de plusieurs entreprises technologiques, telles que l’Américain Visa ou le Chinois Huawei, ainsi que de différentes organisations internationales, comme l’Union internationale des télécommunications ou la Banque mondiale, pour soutenir ses projets numériques et technologiques.
La Finlande, de son côté, s’inscrit dans la dynamique européenne Global Gateway. Il s’agit d’une stratégie de l’Union européenne, mise en place en 2021, visant à développer des liens intelligents, fiables et sûrs avec le reste du monde dans plusieurs domaines, dont le numérique. L’initiative vise à mobiliser jusqu’à 300 milliards d’euros (345 milliards $) d’investissements pour atteindre ces objectifs.
Toutefois, le Sénégal et la Finlande n’ont pas encore signé d’accord officiel.
Adoni Conrad Quenum
Éditée par M.F. Vahid Codjia
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Comme de nombreux pays africains, la Somalie fait de la cybersécurité un enjeu clé pour sécuriser ses services publics numériques. Les autorités avaient mis en place, début mars, une équipe pour conseiller les administrations et coordonner la gestion des incidents de sécurité en ligne.
Le gouvernement somalien a annoncé, dimanche 29 mars, le lancement d’un programme de formation spécialisé en cybersécurité à destination des professionnels des TIC des institutions publiques. Sanctionnée par des certifications reconnues à l’international, l’initiative vise à renforcer leur capacité à protéger les données nationales et à faire face aux risques croissants de cybermenaces.
𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐀𝐮𝐭𝐡𝐨𝐫𝐢𝐭𝐲 𝐋𝐚𝐮𝐧𝐜𝐡𝐞𝐬 𝐂𝐲𝐛𝐞𝐫𝐬𝐞𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐲 𝐂𝐞𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐓𝐫𝐚𝐢𝐧𝐢𝐧𝐠 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦 𝐟𝐨𝐫 𝐆𝐨𝐯𝐞𝐫𝐧𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐥𝐬
— NCA Somalia (@SomaliaNCA) March 29, 2026
Mogadishu, Somalia – March 29, 2026 — The Director General of… pic.twitter.com/XQSltPWK9x
Des modules complets et internationaux
La formation est supervisée par l’Autorité nationale des communications (NCA) en partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale. Elle couvre un ensemble de modules allant des bases aux niveaux avancés de la cybersécurité, incluant la protection des systèmes informatiques, la gestion et la réponse aux incidents, la sécurisation des données dans le cloud, ainsi que la mise en place et l’audit de politiques de sécurité au sein des organisations. Elle aborde également les bonnes pratiques de gestion des risques et de gouvernance de la sécurité des systèmes d’information. Ces cours seront dispensés à Mogadiscio via des plateformes en ligne, ainsi qu’à Nairobi, au Kenya, entre le 28 mars et le 8 mai.
« Ce programme de formation s’inscrit dans les efforts de l’Autorité pour renforcer la protection de l’infrastructure numérique de la Somalie, sécuriser les données nationales et répondre à l’augmentation des risques liés aux cybermenaces. Il contribuera également à renforcer les capacités du personnel public à protéger efficacement les systèmes et services numériques nationaux », a déclaré Mustafa Yasin Sheikh, directeur général de la NCA.
L’initiative intervient dans une dynamique où les autorités somaliennes intensifient leurs efforts pour renforcer la sécurité du cyberespace national face aux menaces croissantes. Le samedi 7 mars, le pays a lancé l’équipe nationale de réponse aux incidents (SOMCIRT), prévue par la Loi sur la cybersécurité, validée par le Parlement en janvier 2026. En août 2025, il avait approuvé le projet de loi sur la cybercriminalité. Par ailleurs, la loi sur la protection des données, entrée en vigueur en mars 2023, a donné lieu à la création de l’Agence de protection des données (ADP), chargée d’en assurer l’application.
Renforcement du cadre légal et de la coopération internationale
La Somalie intensifie également sa coopération internationale afin de bénéficier d’expertises extérieures. Elle a signé, le mardi 10 février, un protocole d’accord avec la Turquie couvrant plusieurs domaines du numérique, dont la cybersécurité. Le pays s’est aussi rapproché de la Malaisie, du Nigeria et de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), entre autres partenaires. Le pays de la Corne de l’Afrique est par ailleurs signataire de la Convention de Malabo, qui vise à renforcer le cadre juridique africain en matière de cybersécurité, de protection des données et de lutte contre la cybercriminalité.
Pour rappel, la cybersécurité est considérée comme une condition sine qua non pour les États qui veulent profiter pleinement des opportunités qu’offrent les TIC par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Dans son « Global Cybersecurity Index 2024 » l’organisation a classé la Somalie au quatrième palier (Tier 4) sur 5. Le pays a enregistré un score global de 37,39 sur 100 et doit intensifier ses efforts, notamment en matière de mesures techniques, légales et de développement des capacités.
Isaac K. Kassouwi
Éditée par M.F. Vahid Codjia
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Depuis son lancement en 2011, le POESAM a déjà accompagné de nombreux entrepreneurs en Afrique et au Moyen-Orient. Cette année, le concours met l’accent sur les projets intégrant l’IA, la data et la cybersécurité, pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux actuels.
Orange a annoncé, le lundi 30 mars , l’ouverture des candidatures pour la 16ᵉ édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM). Les jeunes entrepreneurs issus des 17 pays où est présent le groupe télécoms, ont jusqu’au 10 mai pour soumettre leurs projets sur la plateforme dédiée.
Pour cette édition, l’initiative met en avant des projets s’appuyant sur des technologies comme l’intelligence artificielle, le big data ou la cybersécurité. Les solutions développées dans des secteurs tels que l’agriculture, la santé, l’éducation ou l’environnement sont particulièrement ciblées, dans un contexte où ces domaines concentrent une part importante des besoins d'innovation en Afrique.
Le concours s’articule en deux phases. Une première sélection est organisée au niveau national, permettant de désigner les meilleurs projets dans chaque pays. Les candidats retenus accèdent ensuite à une phase internationale au cours de laquelle sont attribués le Grand Prix, ainsi qu’un Prix dédié à l’entrepreneuriat féminin.
Les lauréats bénéficieront d’un appui financier, avec des récompenses allant de 10 000 à 25 000 euros pour les trois premiers prix, et de 20 000 euros pour le Prix international de la femme. Au-delà de ces dotations, le programme prévoit aussi un accompagnement à travers les dispositifs du groupe Orange, notamment en matière de mise en réseau et d’accès à des opportunités de développement.
Lancé il y a plusieurs années, le POESAM a déjà enregistré plus de 17 000 candidatures et permis de distinguer de nombreuses start-up dans la région. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de soutien à l’innovation portée par les grands groupes télécoms en Afrique et au Moyen-Orient, dans un contexte de montée en puissance des écosystèmes technologiques.
Les entrepreneurs intéressés peuvent soumettre leur candidature en ligne via la plateforme dédiée : https://POESAM.Orange.com/.
Samira Njoya
Edité par : Feriol Bewa
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Face à une demande électrique en hausse et aux exigences de la transition énergétique, la Tunisie accélère la modernisation de ses infrastructures électriques. Dans ce contexte, les réseaux intelligents apparaissent comme un levier stratégique pour renforcer la performance du système électrique national.
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a mis en service, dans la région de Moknine, de nouvelles solutions technologiques avancées au sein de son réseau de distribution. Ce déploiement s’inscrit dans un programme pilote global d’un montant de 15 millions de dinars (environ 5 millions de dollars), entièrement financé par le gouvernement américain, destiné à moderniser des infrastructures électriques jugées critiques.
🇺🇸🤝🇹🇳 Ambassador Bazzi joined Governor of Sousse Sofiane Tanfouri and CEO of STEG Faycel Trifa in the transfer of the U.S.-funded Smart Grid pilot project to #STEG ⚡🔌
— U.S. Embassy Tunis (@usembassytunis) March 27, 2026
This project features advanced technology from American companies and subsidiaries including Schweitzer…
« Ce projet s’inscrit pleinement dans la vision stratégique de la STEG visant à moderniser le réseau électrique national et à accompagner la transition énergétique de la Tunisie à travers le déploiement de technologies Smart Grid », a déclaré le PDG de la STEG, Faycel Tarifa.
L’innovation majeure de ce site réside dans l’installation du système FLISR (localisation, isolement des défauts et réalimentation du réseau). Déployée en partenariat avec les entreprises américaines E3-International, Schweitzer Engineering Laboratories et G&W Electric, cette technologie permet de détecter rapidement les pannes et de rétablir automatiquement l’alimentation électrique, réduisant ainsi les délais d’intervention humaine. Pour piloter ces équipements, une infrastructure de communication privée LTE (pLTE) a été mise en place par Nokia, offrant une supervision en temps réel de l’ensemble du réseau de distribution.
Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large de développement des réseaux intelligents (Smart Grid), visant à transformer le système électrique en un réseau connecté et capable d’optimiser l’ensemble de la chaîne énergétique, de la production jusqu’au consommateur final, grâce à l’analyse des données en temps réel. Mis en œuvre entre 2020 et 2026, il combine études techniques, transfert de compétences et déploiement de technologies avancées, avec l’objectif de tester un modèle susceptible d’être généralisé à l’échelle nationale.
Dans un pays où la capacité installée atteint environ 5 944 MW répartis sur 25 centrales, la STEG assure près de 96 % de la production électrique nationale. Dans ce contexte, le programme Smart Grid vise notamment à réduire les pertes d’énergie, à optimiser la courbe de charge et à faciliter l’intégration des énergies renouvelables, dont la part devrait atteindre 35 % du mix électrique à l’horizon 2030.
Pour la STEG, l’enjeu est double : optimiser la performance opérationnelle pour limiter les pertes d’énergie et accompagner la transition énergétique grâce à une gestion plus fine de la demande. À terme, ces technologies devraient également améliorer la relation avec les usagers, notamment à travers le déploiement de compteurs intelligents permettant un suivi plus précis de la consommation et une facturation basée sur les usages réels.
Samira Njoya
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Dans un contexte de transformation numérique, la gestion de l’identité devient un enjeu stratégique pour les États. Le Niger mise sur la biométrie pour renforcer la sécurité des documents officiels, améliorer les services administratifs et soutenir sa souveraineté numérique.
Le président du Niger, Abdourahamane Tiani, a officiellement lancé, vendredi 27 mars à Niamey, le processus d’établissement de la carte nationale d’identité biométrique de l’Alliance des États du Sahel (AES). L’initiative marque une étape dans la modernisation des systèmes d’identification et dans le renforcement de la souveraineté numérique du pays.
La carte repose sur un système d’identification biométrique sécurisé, fondé sur la collecte et l’intégration de données personnelles uniques, notamment les empreintes digitales, la photographie faciale numérique et une signature électronique conforme aux standards internationaux. D’après les autorités, ces informations, stockées dans des bases centralisées et sécurisées, doivent permettre d’identifier de manière fiable les citoyens, de réduire les risques d’usurpation d’identité et de faciliter l’accès aux services publics, tout en garantissant l’authenticité des documents délivrés.
Au-delà du document physique, le programme vise à doter le pays d’une infrastructure de données de pointe. Il prévoit notamment la mise en place d’un centre de données moderne et de systèmes sécurisés permettant une gestion centralisée et fiable des ressources nationales. Cette architecture vise également à garantir la souveraineté des données et à améliorer la fiabilité des échanges entre les différentes administrations.
Le projet s’inscrit dans une dynamique amorcée fin 2025, avec son adoption en Conseil des ministres le 26 décembre. Il s’intègre dans la stratégie de transformation numérique portée par l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et vise à doter ces pays d’infrastructures numériques souveraines. Au-delà de l’équipement technologique, les autorités entendent également développer des compétences locales à travers des programmes de formation, afin d’assurer la pérennité du système et de réduire la dépendance aux solutions extérieures.
Un comité de suivi a été institué pour superviser la production des cartes biométriques et des passeports électroniques (e-passeports), ces derniers étant déjà en phase de finalisation. Le projet bénéficie par ailleurs de l’expertise technique de la société Al Itisal Aljadeed, spécialisée dans les technologies de réseau, les centres de données et les solutions d’identification biométrique.
Samira Njoya
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Engagé dans la modernisation de son administration, le Burundi mise sur le numérique pour renforcer la gestion des ressources publiques. Un projet soutenu par la Banque mondiale progresse et vise à améliorer l’efficacité des services de l’État.
Le Projet d’appui aux fondations de l’économie numérique (PAFEN), pilier de la stratégie de transformation numérique du Burundi, affiche un taux d’engagement budgétaire de 61 % à mi‑parcours. Ce chiffre a été révélé lors d’une mission d’évaluation le jeudi 26 mars conduite par la Banque mondiale, partenaire du programme.
Lancé en 2024 et financé à hauteur de 92 millions de dollars par l’institution financière, ce projet vise à moderniser les systèmes publics à travers le numérique, notamment dans la gestion des finances publiques et l’accès aux services administratifs.
Au cœur de cette phase d’évaluation figure le projet de modernisation de la gestion des finances publiques. Le gouvernement mise sur des systèmes numérisés pour améliorer la collecte des recettes et le suivi des dépenses. L’objectif est de réduire les pertes de ressources et de renforcer la transparence budgétaire, dans un contexte de consolidation du cadre macroéconomique, en cohérence avec la Vision 2040‑2060.
Le PAFEN prévoit également la mise en place d’une identité numérique nationale, considérée comme un levier central pour améliorer l’accès aux services publics. Ce dispositif vise notamment à faciliter l’identification des citoyens, à simplifier les démarches administratives et à favoriser l’intégration des populations, en particulier rurales, dans l’économie formelle. La mise en place d’un data center national est également prévue.
La mission de la Banque mondiale vise enfin à identifier les contraintes opérationnelles qui freinent l’exécution du projet, à évaluer les résultats enregistrés et à identifier les ajustements nécessaires pour accélérer sa mise en œuvre à l’horizon 2028. À l’issue des échanges techniques engagés depuis le lundi 23 mars, les parties ont insisté sur la nécessité d’adapter certains dispositifs afin de faciliter le déploiement des infrastructures numériques.
Samira Njoya
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Face aux limites d’un système toujours largement manuel, les Comores misent sur le numérique pour refondre leur état civil. Cette transformation vise à améliorer la fiabilité des données et à renforcer la confiance dans les services administratifs.
Le gouvernement comorien poursuit la modernisation de son administration sous l’impulsion du chef de l’État, Azali Assoumani, avec la validation, le mercredi 25 mars à Moroni, des études préparatoires à la numérisation intégrale du système d’état civil. Porté par le projet d’Appui à la modernisation de l’état civil aux Comores (Amecc), ce chantier vise à mettre fin à la fragmentation des registres et à garantir l’identité légale de chaque citoyen.
L’étude validée pose les bases d’un système moderne et sécurisé. Parmi les innovations majeures figure la création d’un Numéro d’Identification Personnel (NIP), qui deviendra le pilier de l’identité citoyenne. Ce matricule unique permettra de centraliser les informations, de faciliter l’accès aux services publics et de renforcer la fiabilité des données. Le plan prévoit également l’interopérabilité avec les autres systèmes de l’État, ainsi qu’un cadre technique, juridique et institutionnel définissant les responsabilités de chaque acteur. Le plan intègre aussi une évaluation des infrastructures existantes et des capacités en ressources humaines.
Le plan validé s’appuie sur la loi du 27 juillet 2023, qui rend obligatoire la mise en place d’un traitement informatisé des données d’état civil. Il prévoit ainsi la centralisation des fichiers afin d’améliorer l’efficacité des services, tant pour l’administration que pour les usagers. Cette réforme répond aux conclusions de l’évaluation menée en 2022, qui avait mis en évidence les limites d’un système toujours largement manuel, marqué par des coûts élevés, des erreurs fréquentes et des risques accrus de fraude documentaire.
Financé par l’ambassade de France avec l’appui technique de l’Unicef, le projet Amecc ambitionne d’harmoniser les pratiques sur l’ensemble de l’archipel. L’adhésion des communes est acquise, mais le déploiement devra composer avec des niveaux de maturité numérique variables entre les îles. L’étude validée constitue ainsi une étape déterminante vers un système d’état civil fiable, sécurisé et aligné sur les standards internationaux.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans un contexte de numérisation croissante des services publics, le Gabon engage une réforme visant à mieux exploiter les données liées au transport routier et à renforcer la sécurité des titres administratifs.
Le Gabon a lancé, le mardi 24 mars à Libreville, son système de permis de conduire numérique, marquant le début d’une centralisation des données liées aux conducteurs. Portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema (photo, au centre), cette réforme s’inscrit dans la stratégie de modernisation de l’administration et de renforcement du contrôle dans le secteur des transports.
Le dispositif repose sur un enrôlement biométrique complet des usagers, intégrant empreintes digitales, photographie et signature électronique. Cette collecte vise à constituer un fichier national fiable des conducteurs, permettant d’authentifier les titres de transport et de limiter les risques de falsification. Le permis intègre également des technologies telles que le QR code et la communication sans contact (NFC), facilitant la vérification des informations par les agents de contrôle.
Au-delà du permis, les autorités envisagent d’étendre cette numérisation à l’ensemble des documents routiers, notamment les certificats d’immatriculation et les licences de transport. L’objectif est de bâtir un système interconnecté permettant de centraliser les informations sur les conducteurs et les véhicules, et d’améliorer la traçabilité des opérations. Une telle architecture pourrait renforcer les capacités de régulation de l’administration, en offrant une meilleure visibilité sur le parc automobile et les acteurs du secteur.
Cette structuration des données ouvre également la voie à de nouveaux usages, notamment en matière de sécurité routière. Le gouvernement prévoit à terme l’introduction de dispositifs de vidéo-verbalisation, reposant sur l’interconnexion entre les systèmes de surveillance et les bases de données administratives. Ce type de mécanisme permettrait d’automatiser la détection et la sanction des infractions, tout en renforçant l’efficacité des contrôles.
Plus largement, la réforme traduit une volonté de faire du numérique un levier de gouvernance publique. La centralisation et la fiabilisation des données constituent en effet un préalable à l’amélioration des services administratifs, mais aussi à une meilleure exploitation des informations dans des secteurs connexes, comme l’assurance ou la gestion du trafic. La réussite du dispositif dépendra toutefois de sa capacité à s’intégrer dans un écosystème numérique cohérent, incluant la protection des données personnelles et l’adhésion des usagers.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Avec la mise en ligne de ses premiers services administratifs, le Sénégal entre dans la phase opérationnelle de son New Deal technologique. Un chantier structurant pour l’action publique, confronté aux défis d’accès et d’usage du numérique.
Le Sénégal accélère la mise en œuvre de son New Deal technologique. Un an après le lancement de cette stratégie, le gouvernement a déployé, le mardi 24 mars, la numérisation de plusieurs démarches administratives critiques. Désormais, le casier judiciaire, le certificat de nationalité et l’attestation de non‑appartenance à la Fonction publique sont accessibles en quelques clics via le portail e‑senegal.sn.
Cette première vague de services en ligne marque le début d'une extension massive. Le guichet unique prévoit d'intégrer prochainement des actes liés à l'urbanisme (permis de construire), à l'état civil et au foncier. L'enjeu est de centraliser les interactions entre l'État et les citoyens sur une plateforme sécurisée pour réduire drastiquement les délais de traitement et les coûts de transaction, tant pour les particuliers que pour les entreprises et la diaspora.
Malgré une progression notable au classement mondial de l'e‑gouvernement des Nations unies (135e rang en 2024 contre 143e en 2022), le Sénégal doit encore lever des barrières structurelles. Pour que e‑Sénégal ne laisse personne de côté, les autorités misent sur une couverture hybride associant réseaux terrestres et satellites, notamment via Starlink. L'objectif est d’offrir un accès gratuit à Internet à un million de citoyens pour garantir que la dématérialisation profite également aux zones rurales. DataReportal estime le taux de pénétration d’Internet dans le pays à 60,6 % à fin 2025.
La réussite de ce virage numérique repose sur la capacité de l'administration à assurer l'interopérabilité de ses systèmes et la sécurité des données personnelles. Au-delà de l'outil technique, le gouvernement devra accompagner cette transition par des campagnes de littératie numérique et des points d'accès publics dans les collectivités locales, afin de transformer l'essai et de bâtir une administration réellement connectée et centrée sur l'usager.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans le cadre de la transformation numérique, le Burkina Faso accélère l’intégration des technologies dans tous les secteurs. Cela inclut la radiodiffusion, considérée comme un pilier de la souveraineté nationale.
Les autorités burkinabè prévoient de lancer de nouvelles technologies de diffusion numérique afin de moderniser le radiodiffuseur public et de faciliter l’accès des populations aux contenus audiovisuels.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale de transformation de l’écosystème audiovisuel du pays. Cette dernière a été présentée par le DG de Société burkinabè de télédiffusion (STB), David Ganou, le lundi 23 mars, à l’occasion de la première session ordinaire 2026 du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM).
Parmi les innovations envisagées, la technologie « TV White Space » permettra de fournir un Internet haut débit sur de longues distances, en particulier dans les zones rurales. La « 5G Broadcast » offrira la possibilité de regarder la télévision gratuitement, sans consommation de données mobiles ni carte SIM. La radio numérique, quant à elle, garantira une meilleure qualité sonore et une diffusion optimisée des contenus.
Le radiodiffuseur public projette également de migrer vers des plateformes numériques nationales (OTT), permettant aux citoyens d’accéder aux contenus sur mobile, tablette ou télévision connectée. L’archivage numérique sera développé pour valoriser les contenus nationaux et renforcer la mémoire audiovisuelle du pays. Le déploiement de la fibre optique viendra compléter cette modernisation, assurant une connectivité plus rapide et stable.
Cette transformation est jugée nécessaire face à l’évolution rapide du secteur audiovisuel. Comme l’a souligné M. Ganou, plus de 70 % du trafic Internet mondial provient aujourd’hui de la vidéo. Les usages se tournent vers le multi-écrans, le streaming à la demande et l’interactivité, tandis que les modèles traditionnels de diffusion sont progressivement remplacés par les plateformes numériques.
Outre le public, le secteur privé est également préoccupé par les enjeux du numérique. En décembre 2025, l’Union burkinabè des éditeurs privés de services de télévision (UBES TV) avait organisé un atelier de deux jours pour identifier des solutions capables d’adapter l’audiovisuel privé aux mutations technologiques et économiques en cours.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le gouvernement burkinabè entend accélérer le développement d’une intelligence artificielle adaptée aux réalités locales, en intégrant les langues nationales au cœur de sa stratégie numérique. L’objectif est de réduire les barrières linguistiques qui limitent encore l’accès aux technologies numériques pour une grande partie de la population.
Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a engagé le mardi 24 mars des travaux visant à structurer les bases linguistiques nécessaires au développement de solutions d’intelligence artificielle. Les discussions ont notamment porté sur la formalisation de ressources exploitables par les modèles d’IA, en particulier pour quatre langues locales : le mooré, le dioula, le fulfuldé et le gulmancema.
Ces ressources sont essentielles pour concevoir des applications telles que la reconnaissance vocale, la traduction automatique ou encore la synthèse vocale, des technologies clés pour démocratiser l’accès aux services numériques dans un pays marqué par une forte diversité linguistique.
« À travers l’intégration des langues nationales dans les technologies émergentes, le Burkina Faso affirme sa volonté de bâtir une intelligence artificielle inclusive, accessible et adaptée à son contexte socioculturel. Cet atelier s’inscrit pleinement dans les 12 chantiers majeurs de la transformation digitale à l’horizon 2030, notamment le chantier dédié à une intelligence artificielle au service de tous les Burkinabè », informe le ministère.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large observée sur le continent. Plusieurs pays africains ont récemment lancé des programmes visant à intégrer les langues locales dans les technologies d’intelligence artificielle. Au Bénin, le projet « JaimeMaLangue » est en cours avec l’ambition de donner aux langues béninoises une existence numérique. Au Nigeria, les autorités ont récemment lancé N-ATLAS v1, un modèle de langage open source développé en partenariat avec Meta. Cette IA prend en charge plusieurs langues locales, dont le yoruba, le haoussa et l’igbo, en plus de l’anglais nigérian, avec l’ambition de réduire la fracture linguistique qui freine l’adoption des technologies sur le continent.
Dans le même temps, des acteurs technologiques internationaux s’intéressent de plus en plus à cette problématique. La filiale de Google dédiée à l’intelligence artificielle pour l’Afrique a récemment lancé le projet Wazal, visant à améliorer la prise en charge des langues africaines dans les modèles d’IA, notamment à travers la collecte de données linguistiques et le développement de systèmes de traduction. La base couvre 21 langues africaines, parmi lesquelles le haoussa, le yoruba, le luganda, l’acholi, le swahili, l’igbo ou encore le peul.
Au Burkina Faso, les autorités misent sur la production de données locales pour bâtir un écosystème d’IA plus souverain. Le projet est conduit en collaboration avec des acteurs publics et des structures de recherche, dans une logique de constitution de corpus fiables, indispensables à l’entraînement des modèles.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Face aux enjeux de modernisation et de compétitivité, le Sénégal mise sur le numérique pour transformer durablement son administration. À travers le New Deal Technologique, les autorités ambitionnent de bâtir un écosystème numérique plus performant et inclusif.
Le gouvernement sénégalais a procédé, mardi 23 mars, au lancement des projets structurants du New Deal Technologique, marquant l’entrée en phase opérationnelle de cette stratégie destinée à accélérer la transformation numérique de l’administration et de l’économie sénégalaises. Un an après son annonce, les autorités enclenchent ainsi une nouvelle étape, axée sur le déploiement de plateformes numériques et d’infrastructures visant à moderniser les services publics, renforcer la souveraineté numérique et améliorer l’accès des citoyens aux prestations de l’État.
Un guichet unique pour simplifier les services publics
Parmi les dispositifs phares figure la plateforme « e-Senegal », présentée comme un guichet unique permettant aux citoyens et aux entreprises d’accéder en ligne à leurs démarches administratives. L’objectif est de centraliser les services publics sur un point d’entrée unique, afin de réduire les délais, limiter les déplacements et améliorer la transparence.
Dans la même logique, la solution « e-Consulat » cible la diaspora en offrant un accès dématérialisé aux services consulaires, tandis que la plateforme « SenTrésor » introduit un système de paiement électronique unifié pour les redevances publiques, incluant les impôts, les droits de douane, et les services des collectivités territoriales.
Ces outils s’appuient sur une plateforme nationale d’interopérabilité permettant aux administrations d’échanger des données en temps réel, selon le principe du « once only » (ne fournir ses données qu’une seule fois), évitant aux usagers de répéter les mêmes informations.
Une gouvernance renforcée pour éviter les silos
Le déploiement de ces projets s’accompagne d’une refonte de la gouvernance du numérique. Le Comité de gouvernance du numérique (GouvNum), mis en place en mars 2025, est chargé de coordonner les initiatives digitales de l’État et d’en assurer la cohérence.
Cette approche vise à corriger les dysfonctionnements liés à la multiplication de projets non harmonisés entre administrations. En parallèle, le Conseil national du numérique, composé d’experts du secteur, joue un rôle consultatif pour orienter les choix stratégiques et anticiper les évolutions technologiques.
Connectivité et innovation au cœur de la stratégie
Le programme s’inscrit dans la stratégie Vision Sénégal 2050, qui prévoit un portefeuille d’investissements estimé à 1 100 milliards FCFA (environ 1,95 milliard USD) sur la période 2025-2034. Il intègre également un volet inclusion numérique, avec un projet visant à connecter plus d’un million de Sénégalais dans les zones blanches, afin de réduire la fracture territoriale en matière d’accès à Internet.
L’État mise notamment sur le développement d’infrastructures souveraines, avec le déploiement de data centers à Diamniadio et Orana, ainsi que sur le renforcement de la bande passante nationale, qui doit passer de 600 Mbps à 20 Gbps. Un cloud souverain est également en cours de mise en place afin d’assurer l’hébergement local des données publiques sensibles, dans un contexte où la cybersécurité devient un enjeu stratégique.
Parallèlement, le Start-up Act, désormais en phase d’exécution, ambitionne de structurer l’écosystème entrepreneurial en facilitant le financement et l’accompagnement des jeunes entreprises innovantes.
Une transformation structurelle de l’action publique
Au-delà des outils, les autorités sénégalaises présentent cette initiative comme une transformation en profondeur du fonctionnement de l’État. L’ambition est de passer d’une administration fragmentée à un système intégré, centré sur l’usager et fondé sur l’exploitation des données.
Avec cette phase de déploiement, le Sénégal cherche ainsi à bâtir un écosystème numérique cohérent, capable de soutenir la performance publique et de stimuler une économie digitale compétitive.
Samira Njoya
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La mortalité maternelle et néonatale reste un défi majeur au Kenya, malgré les progrès du système de santé. Pour répondre à ce défi, les autorités misent sur le numérique afin d’améliorer le suivi des patientes et la réactivité des services.
Le Kenya accélère la digitalisation de son système de santé pour améliorer la prise en charge des mères et des nouveau-nés. Le secrétaire d’État à la Santé, Aden Duale, a annoncé, lundi 23 mars, en marge d’une conférence internationale sur la santé maternelle, le lancement d’un dispositif de suivi en temps réel des naissances dans le cadre de l’initiative « Every Mother, Every Newborn Everywhere » couvrant la période 2026-2028.
— Hon. Aden Duale, EGH (@HonAdenDuale) March 23, 2026
Ce programme repose sur l’intégration d’outils numériques permettant de suivre les femmes pendant l’accouchement et les nouveau-nés au cours de leurs premiers jours de vie, une phase critique. L’objectif est de détecter rapidement les complications et d’orienter les interventions là où les besoins sont les plus urgents.
Une santé pilotée par la donnée
Ce dispositif s’inscrit dans la stratégie nationale de la santé numérique « Digital Health Superhighway », qui vise à renforcer l’utilisation des données dans la prise de décision sanitaire. Grâce à ce système, les autorités peuvent désormais disposer d’informations en temps réel sur les accouchements, les structures de prise en charge ainsi que les causes de complications ou de décès.
« Nous pouvons maintenant dire, en temps réel, combien de mères ont accouché, quelles structures les ont prises en charge et, en cas de complication, en identifier la cause et le contexte. Ce niveau de précision nous permet de réagir immédiatement et d’allouer les ressources là où elles sont le plus nécessaires », a déclaré le ministre.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de digitalisation des services publics au Kenya. Le pays a notamment lancé il y a quelques mois un registre numérique des naissances permettant l’enregistrement des enfants dès l’hôpital, afin d’améliorer la fiabilité des données et l’accès aux services essentiels.
Un levier pour la couverture sanitaire universelle
Le déploiement de ces outils intervient dans un contexte de progression de la couverture sanitaire au Kenya. Plus de 30 millions de personnes sont aujourd’hui enregistrées auprès de la Social Health Authority, leur donnant accès à des soins de santé primaires.
Cette dynamique contribue à améliorer l’accès aux services de santé, notamment pour les populations les plus vulnérables. Les premières tendances indiquent une augmentation du recours aux soins prénatals et aux accouchements assistés, ainsi qu’une réduction des obstacles financiers pour les ménages à faibles revenus.
Réduire les décès évitables
Au-delà de la technologie, les autorités mettent en œuvre des interventions ciblées à fort impact, notamment dans la gestion des urgences obstétricales, des hémorragies post-partum ou encore la prise en charge des nouveau-nés en situation critique.
Malgré ces avancées, la mortalité maternelle et néonatale reste un défi majeur au Kenya, comme dans de nombreux pays. L’introduction du suivi numérique vise ainsi à réduire les décès évitables en améliorant la qualité et la rapidité des soins.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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La numérisation des procédures commerciales s'impose comme le pilier de la réforme de l'État en Algérie. En structurant mieux les flux de marchandises destinées à la revente, les autorités cherchent à instaurer une transparence accrue et une prévisibilité indispensable à la stabilité du marché.
L’Algérie renforce l’encadrement de ses flux commerciaux extérieurs. Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a annoncé l’ouverture, du dimanche 22 mars au 30 avril prochain, d’une plateforme numérique dédiée au dépôt des programmes prévisionnels pour les opérateurs exerçant dans l’importation pour la revente en l’état.
Ce dispositif vise à centraliser les intentions d’achat des opérateurs économiques (activité n°4) afin d’ajuster au mieux les besoins du marché national tout en limitant les sorties de devises. Les acteurs concernés sont invités à soumettre leurs prévisions via le portail officiel (import.mcepe.gov.dz), conformément aux réformes engagées pour moderniser la gouvernance commerciale du pays.
Une stratégie de compression de la facture d'importation
Cette dématérialisation intervient alors que l’Algérie affiche une volonté ferme de rationaliser ses dépenses extérieures. Après avoir réussi à ramener la facture des importations de biens sous la barre des 45 milliards de dollars ces dernières années — contre plus de 58 milliards de dollars en 2014 — le gouvernement mise désormais sur la précision des données numériques pour éviter les pénuries tout en protégeant la production locale.
Le nouveau mécanisme s’articule avec le projet de fichier numérique national des biens et services produits localement, dévoilé la semaine dernière. L'objectif est double : identifier les capacités de substitution à l'importation et soutenir la dynamique des exportations hors hydrocarbures, que les autorités espèrent voir atteindre 29 milliards de dollars d’ici 2030.
En s'appuyant sur ces outils digitaux, l'administration douanière et commerciale entend réduire l'informel et assurer une meilleure traçabilité des flux financiers, tout en offrant aux opérateurs une procédure simplifiée et transparente pour l'obtention de leurs certificats de respect.
Samia Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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