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Face à la dispersion des initiatives de soutien, le Rwanda centralise son écosystème tech. Avec le lancement d’Innovate Rwanda, Kigali crée un guichet unique numérique pour interconnecter start-up et investisseurs, visant à optimiser les flux de capitaux vers les projets à fort potentiel.

Le gouvernement rwandais a officialisé, jeudi 12 mars, le lancement d’Innovate Rwanda, une plateforme numérique nationale conçue pour centraliser l’écosystème d’innovation. Cet outil vise à interconnecter start-up, investisseurs, incubateurs et institutions afin de renforcer la coordination d’un secteur technologique devenu le pilier de la stratégie de croissance du pays en Afrique de l’Est.

Développée par le ministère des Technologies de l’Information et de l’Innovation (MINICT), la plateforme fait office de point d’accès unique aux programmes de financement et aux mécanismes de soutien. « Nous voulons créer un environnement où les innovateurs peuvent facilement accéder aux ressources, aux financements et aux partenaires nécessaires pour transformer leurs idées en solutions concrètes », a déclaré la ministre des TIC et de l’Innovation, Paula Ingabire (photo), lors du lancement du dispositif.

Un écosystème en expansion

Le lancement d’Innovate Rwanda intervient dans un contexte de croissance continue de l’écosystème technologique rwandais. Le pays compte aujourd’hui plus de 76 start-up actives selon les estimations des principaux acteurs de l’écosystème et des plateformes de suivi de l’innovation en Afrique de l’Est. Le pays abrite également plusieurs incubateurs et hubs technologiques, dont des structures soutenues par des partenariats publics et privés.

Selon le Global Startup Ecosystem Index 2025 du cabinet StartupBlink, le Rwanda occupe la 96ᵉ place mondiale, en progression de deux rangs. À l’échelle de l’Afrique de l’Est, le pays consolide sa 3ᵉ place, se positionnant comme un hub stratégique derrière l’Ouganda et devant la Somalie.

Innovate Rwanda offre aux investisseurs une meilleure visibilité sur les start-up locales grâce à des profils vérifiés et des indicateurs de performance, centralisant des informations auparavant dispersées et fluidifiant les processus de diligence raisonnable, afin de renforcer la confiance dans le pipeline d’investissement.

Une réponse aux défis de coordination

Au-delà de la visibilité, la plateforme répond à un enjeu structurel, en particulier le manque de coordination entre les multiples programmes de soutien à l’innovation. Selon les responsables du ministère, la centralisation des informations devrait permettre d’éviter les doublons entre incubateurs, d’identifier les lacunes du marché et d’orienter plus efficacement les financements vers les projets à fort potentiel.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 16 mars 2026 09:23 Written by

Avec un secteur du e-commerce estimé à 2,64 milliards de dollars d’ici 2030, le Ghana veut mettre fin à l'anarchie dans la livraison. La dématérialisation des licences constitue désormais la condition première pour identifier les opérateurs et sécuriser les transactions en ligne.

Le ministère de la Communication, de la Technologie numérique et des Innovations a officiellement lancé le jeudi 12 mars, iCOLMS-GH, une plateforme entièrement digitale destinée à encadrer les activités des services de messagerie et de livraison, un secteur en forte expansion porté par le commerce électronique.

iCOLMS-GH introduit un processus de licence entièrement numérique, permettant aux entreprises de messagerie et aux livreurs indépendants de s’enregistrer, de renouveler leurs autorisations et de vérifier leur conformité en ligne. La plateforme s’intègre aux infrastructures numériques nationales existantes, facilitant l’interconnexion avec les bases de données publiques afin d’améliorer la transparence et la traçabilité du secteur.

Cette initiative intervient dans un contexte de croissance rapide des plateformes de e-commerce et des services de livraison à domicile, qui ont profondément modifié les habitudes de consommation dans les grandes villes du pays. Cette dynamique a toutefois révélé des défis importants en matière de régulation, notamment la présence d’opérateurs non enregistrés et des difficultés de contrôle administratif. Le nouveau système vise donc à moderniser le cadre réglementaire tout en renforçant la sécurité des consommateurs.

Pour le consommateur, le dispositif mise sur la transparence. Le système permet de vérifier en temps réel le statut réglementaire d'un prestataire avant toute transaction, renforçant ainsi la sécurité des échanges. Pour l'administration, iCOLMS-GH constitue un levier de supervision efficace, capable de suivre l'évolution d'un marché qui devrait peser environ 2,64 milliards de dollars d’ici 2030 selon Statista.

En structurant la logistique du « dernier kilomètre » par le numérique, Accra sécurise un maillon essentiel de sa chaîne de valeur digitale. Une phase transitoire est actuellement ouverte pour permettre aux opérateurs de régulariser leur situation avant le lancement de contrôles renforcés sur l'ensemble du territoire.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 13 mars 2026 10:17 Written by

Dans un contexte mondial marqué par l’économie de la connaissance et l’innovation, l’Algérie accélère la modernisation de son enseignement supérieur. L’installation d’une commission dédiée traduit la volonté de structurer le passage vers un modèle universitaire 4.0, plus numérique et tourné vers l’employabilité.

En Algérie, l’Université de la formation continue (UFC) a officiellement installé une commission chargée de piloter sa transition vers l’université dite de « quatrième génération » (4.0). Selon Algérie Presse Service (APS), qui a relayé l’information ce jeudi 12 mars, cette démarche « reflète l’orientation du secteur vers l’accompagnement des mutations technologiques mondiales et le renforcement du rôle de l’université dans le domaine de l’innovation ».

L’établissement public dédié à l’enseignement à distance y voit « une étape vers l’édification d’une université intelligente et innovante, capable de relever les défis de l’avenir et de contribuer efficacement au développement national et à l’économie de la connaissance ».

La commission s’appuie sur un socle numérique déjà bien avancé. En septembre 2025, lors de la Semaine nationale de l’enseignement numérique, le recteur Yahia Djaafri avait indiqué que l’UFC avait formé plus de 800 enseignants aux technologies de l’information et de la communication, finalisé 683 cours en ligne, dont 120 en anglais, et déployé 68 plateformes numériques dédiées aux étudiants. Sa formalisation en instance institutionnelle lui confère désormais les moyens d’aller plus loin.

Ce chantier s’inscrit dans une dynamique sectorielle plus large. Pour l’année universitaire 2024/2025, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique recense 1 530 230 étudiants, dont 938 673 femmes (63 %). Un volume qui traduit à la fois la massification du système et l’urgence d’en moderniser les contenus.

Sur le plan de la visibilité internationale, la trajectoire est nette. Avec 46 établissements référencés dans le classement QS Arab Region 2026, contre 17 en 2025 et 14 en 2024, l’Algérie se hisse au premier rang du Maghreb et du monde arabe en nombre d’universités classées. Il reste à convertir cette dynamique en employabilité concrète, défi central que le modèle 4.0 de l’enseignement supérieur est précisément appelé à relever.

Félicien Houindo Lokossou

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Posted On vendredi, 13 mars 2026 09:48 Written by

Avec un déficit de 220 MW à Libreville, le Gabon fait face à un défi énergétique majeur pour ses ambitions technologiques. La mobilisation de financements pour injecter 200 MW dans le réseau est désormais la condition première au fonctionnement du futur data center IA.

Le Gabon a conclu, le mercredi 11 mars, une mission économique à Washington visant à sécuriser les bases énergétiques de son futur écosystème numérique. Conduite par le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, et le ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, la délégation gabonaise a rencontré investisseurs et institutions américaines afin d’explorer des solutions de financement pour accroître la capacité électrique du pays.

Coordonnée par l’entreprise technologique américaine Cybastion, la mission visait notamment à mobiliser 200 MW supplémentaires de production d’électricité, considérés comme nécessaires pour soutenir les projets industriels et numériques en cours. Lors d’une table ronde organisée par la Chambre de commerce des USA, les responsables gabonais ont présenté aux entreprises américaines les opportunités d’investissement dans les infrastructures énergétiques de leur pays.

Selon les autorités, la région de Libreville fait face à un déficit énergétique estimé à environ 220 MW, un manque de capacité qui limite l’expansion des infrastructures numériques à forte intensité énergétique. Dans ce contexte, la sécurisation de nouvelles sources d’électricité constitue une condition préalable au développement du centre de données national dédié à l’intelligence artificielle, conçu pour héberger et traiter localement les données publiques et privées du pays, afin de réduire la dépendance aux infrastructures étrangères et renforcer la souveraineté numérique.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique conclu en janvier dernier entre le gouvernement gabonais et Cybastion pour développer les infrastructures numériques nationales. L’accord prévoit notamment la construction d’un data center de nouvelle génération à Libreville, destiné à héberger et traiter localement les données publiques et privées du pays, afin de réduire la dépendance aux infrastructures étrangères et renforcer la souveraineté numérique.

Au-delà des infrastructures, le partenariat comprend également un volet de développement des compétences. À travers le programme Africa DigiEmpower, mis en œuvre avec la Cisco Networking Academy, environ 1000 jeunes Gabonais devraient être formés aux métiers du numérique et de la cybersécurité.

Samira Njoya

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Posted On jeudi, 12 mars 2026 14:14 Written by

Avec une demande estimée à 230 millions d’emplois numériques d’ici 2030, l’Afrique subsaharienne fait face à un défi majeur de formation. Des initiatives naissent pour généraliser l’accès aux compétences technologiques et à l’IA afin de favoriser l’insertion des jeunes femmes.

Le géant technologique Microsoft et l’initiative Education Plus, soutenue par l’ONUSIDA, ont annoncé le mardi 10 mars le lancement d’Empower+. Cette plateforme numérique vise à renforcer les compétences en informatique et en intelligence artificielle des jeunes sur le continent. Accessible gratuitement en ligne, l’outil cible en priorité les adolescentes et les jeunes femmes dans 21 pays africains, avec l’ambition de réduire les inégalités d’accès à la formation technologique.

Disponible également sur mobile, la plateforme propose des modules couvrant la littératie numérique de base, les compétences émergentes en IA et l’usage des technologies dans le milieu professionnel. Les modules associent aussi les opportunités offertes par le numérique à la sensibilisation et à la prévention du VIH, un enjeu de santé publique particulièrement important pour les jeunes femmes en Afrique subsaharienne.

Selon Tiara Pathon, directrice des compétences en intelligence artificielle chez Microsoft Elevate, l’initiative doit offrir aux apprenants les outils nécessaires pour évoluer dans une économie dématérialisée. « L’accès à l’éducation et aux compétences est l’un des facteurs d’opportunité les plus puissants. Avec Empower+, nous voulons permettre aux apprenants d’acquérir les connaissances pour s’adapter et prospérer dans un monde en mutation rapide », a-t-elle déclaré.

Ce lancement intervient alors que la demande de profils qualifiés progresse rapidement. Selon la Banque mondiale, près de 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030. Pourtant, les disparités de genre persistent. D’après l’UNESCO, les femmes et les filles ont 25 % de chances en moins que les hommes d’utiliser les outils numériques pour des usages de base, sont quatre fois moins susceptibles de savoir programmer et treize fois moins susceptibles de déposer un brevet dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Dans ce contexte, l’élargissement de l’accès aux compétences numériques apparaît comme un enjeu central pour réduire les inégalités et favoriser l’inclusion économique. Les programmes de formation accessibles en ligne pourraient ainsi contribuer à ouvrir davantage d’opportunités professionnelles aux jeunes femmes dans un secteur encore largement dominé par les hommes.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Posted On jeudi, 12 mars 2026 07:59 Written by

À l’horizon 2030, le Maroc compte mobiliser l’intelligence artificielle pour renforcer sa croissance économique et créer des milliers d’emplois qualifiés. L’industrie apparaît comme l’un des principaux terrains d’application de cette stratégie.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce, le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration et le ministère de l’Économie et des Finances ont signé le mardi 10 mars à Fès une convention avec plusieurs établissements universitaires pour créer l’Institut JAZARI Industrie X.0. Cette structure est destinée à soutenir l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) et des technologies numériques dans l’industrie marocaine, qui s’inscrit dans les efforts du royaume pour renforcer la recherche appliquée et accélérer la transformation du tissu productif.

 

Le partenariat associe notamment l’Université Euromed de Fès, l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, l’Université Moulay Ismaïl et l’Université Al Akhawayn. Le futur institut servira de plateforme de recherche et d’innovation autour des technologies de l’industrie 4.0, incluant l’Internet des objets (IoT), la robotique avancée et l’analyse des données industrielles. L’objectif central est de rapprocher la recherche scientifique des besoins concrets des entreprises.

Selon les autorités, l’institut contribuera à transformer les résultats académiques en solutions technologiques applicables. Les travaux porteront sur l’amélioration de la productivité, la maintenance prédictive, la qualité des processus de production et le développement d’applications dans des secteurs tels que l’agriculture intelligente ou la santé. L’initiative prévoit également de soutenir la création de startups technologiques et de former des compétences spécialisées dans la data industrielle et la cybersécurité.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de structuration d’un écosystème national autour de l’intelligence artificielle. Les autorités marocaines ont récemment lancé un réseau d’instituts baptisé « Jazari », destiné à développer des centres d’excellence dans différentes régions du pays afin de soutenir l’innovation et l’industrialisation des technologies numériques. Cette orientation rejoint les ambitions de la stratégie Maroc Digital 2030, qui place l’IA au cœur de la modernisation économique.

Le pays ambitionne, à cet effet, de générer 100 milliards de dirhams de PIB (environ 11 milliards $) grâce au déploiement structuré de l’intelligence artificielle. Selon les projections officielles, cette dynamique pourrait conduire à la création de 50 000 emplois et à la formation de 200 000 diplômés spécialisés, renforçant ainsi la compétitivité technologique et industrielle du royaume.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 11 mars 2026 10:20 Written by

En Afrique, les femmes restent minoritaires dans les métiers scientifiques et technologiques, malgré la croissance rapide de l’économie numérique. L’accès aux formations et aux opportunités professionnelles dans le digital reste limité, accentuant le besoin d’initiatives pour élargir la participation féminine.

La filiale guinéenne d’Orange a annoncé le lancement de l’édition 2026 de son programme « Hello Women », une initiative destinée à encourager les jeunes filles et les femmes à s’orienter vers les métiers scientifiques, techniques et du numérique. Le dispositif, présenté le lundi 9 mars, vise à renforcer l’accès des Guinéennes aux compétences numériques et à favoriser leur insertion dans un secteur encore largement dominé par les hommes.

Le programme prévoit plusieurs activités, notamment des sessions de sensibilisation aux métiers technologiques, des rencontres avec des professionnelles du secteur, ainsi que des visites de sites techniques de l’entreprise. Les participantes pourront également suivre des formations courtes au sein de l’Orange Digital Center, couvrant des domaines tels que le développement informatique, le cloud computing, la cybersécurité ou encore l’analyse de données. L’initiative comprend aussi l’organisation d’un hackathon dédié aux femmes afin de stimuler l’innovation autour de solutions technologiques répondant à des problématiques locales.

Selon Ousmane Boly Traoré, directeur général d’Orange Guinée, le programme vise à accompagner les femmes à différentes étapes de leur parcours, qu’il s’agisse de découvrir les métiers du numérique, de se reconvertir vers des filières techniques ou d’accéder à une première expérience professionnelle. L’entreprise affirme vouloir contribuer à élargir la participation féminine dans les secteurs scientifiques et technologiques, où elles restent encore sous-représentées.

Cette initiative intervient dans un contexte où la participation des femmes aux métiers du numérique demeure limitée sur le continent africain. D’après l’UNESCO, les femmes représentent environ 30 % des chercheurs scientifiques en Afrique, mais leur présence dans les domaines liés aux technologies de l’information reste plus faible. Dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest et centrale, elles constituent moins de 15 % des chercheurs en ingénierie et technologies, ce qui limite leur participation à l’économie digitale.

Les entreprises technologiques et les opérateurs télécoms multiplient ainsi les initiatives pour réduire cet écart. Au sein du groupe Orange, les femmes représentent environ 25,4 % des effectifs dans les métiers techniques et du numérique. En soutenant des programmes de formation et d’accompagnement comme « Hello Women », l’opérateur espère contribuer à élargir le vivier de talents féminins et favoriser une plus grande diversité dans les professions technologiques.

Au-delà des enjeux d’égalité, l’inclusion des femmes dans les filières scientifiques et technologiques est également considérée comme un levier de développement économique. La transformation numérique du continent crée en effet une demande croissante de compétences dans des domaines tels que la cybersécurité, l’intelligence artificielle ou l’analyse de données. Selon la Banque mondiale, l’Afrique subsaharienne pourrait générer jusqu’à 230 millions d’emplois liés au numérique d’ici 2030, sous l’effet de l’expansion rapide des services digitaux, ce qui renforce la nécessité de former davantage de talents, y compris féminins.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mercredi, 11 mars 2026 08:19 Written by

Alors que l’économie numérique africaine connaît une croissance rapide, l’accès à des outils fiables pour créer et gérer sa présence en ligne reste un défi pour de nombreux entrepreneurs et PME. Lever les obstacles techniques et financiers devient crucial pour soutenir l’inclusion digitale.

Gebeya, plateforme panafricaine spécialisée dans le digital pour les PME, et InterNetX, registraire européen filiale du groupe IONOS, ont annoncé, lundi 9 mars, la signature d’un partenariat stratégique. L’objectif est de permettre aux entrepreneurs africains, freelances et petites entreprises d’enregistrer et de gérer des domaines web directement via la plateforme Gebeya, en utilisant des méthodes de paiement locales.

« Posséder un domaine web est désormais indispensable pour toute entreprise ou professionnel souhaitant se développer sur le marché numérique africain », souligne Amadou Daffe (photo), PDG de Gebeya. « Ce partenariat avec InterNetX simplifie cette étape cruciale et supprime les obstacles liés aux cartes de crédit internationales et aux restrictions de devises. »

La collaboration intégrera la plateforme AutoDNS d’InterNetX aux solutions Gebeya, notamment le marché Jitume AI et le studio Dala AI. Les utilisateurs pourront ainsi acheter des domaines, configurer des certificats SSL et lancer leurs sites web en quelques minutes, en utilisant des paiements en monnaie locale. Cette approche contourne les blocages fréquents liés aux transactions internationales, qui restent un frein pour de nombreux entrepreneurs africains.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de croissance rapide des services d’hébergement en ligne et de l’utilisation du numérique sur le continent. Selon We Are Social et Meltwater, l’Afrique comptait environ 670 millions d’internautes début 2025. Dans ce cadre, les start-up et PME africaines cherchent à renforcer leur présence en ligne pour mieux atteindre leurs clients et développer leurs activités.

Au-delà de la simple acquisition de domaines, ce partenariat contribue à renforcer la souveraineté numérique africaine et à réduire les obstacles techniques à l’entrepreneuriat en ligne. L’accès simplifié aux outils de gestion de domaines et aux certificats SSL permettra de sécuriser les sites web, de stimuler le commerce électronique et de soutenir la croissance des PME, tout en favorisant l’inclusion numérique sur le continent.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 10 mars 2026 11:01 Written by

Face à des cybermenaces de plus en plus nombreuses et sophistiquées, la protection des internautes s’impose comme un enjeu majeur pour les États. En Égypte, le gouvernement a choisi de renforcer la sensibilisation aux bonnes pratiques numériques afin de réduire la vulnérabilité des utilisateurs.

Le ministère égyptien des Communications et des Technologies de l’information a annoncé, vendredi 6 mars, le lancement d’une initiative nationale baptisée « Digital Citizenship and Online Protection » (Citoyenneté numérique et protection en ligne). Au cœur de ce programme figure la plateforme Wa3i.net, conçue pour sensibiliser les citoyens aux bonnes pratiques numériques et réduire leur exposition aux cybermenaces.

La plateforme se veut un centre de connaissances dédié à la sécurité numérique. Accessible en langue arabe, elle propose des contenus pédagogiques, des guides pratiques et des ressources éducatives destinés à différents publics, notamment les enfants, les adolescents, les parents et les enseignants. L’objectif est de promouvoir les bonnes pratiques en matière de protection des données personnelles, de navigation sécurisée et d’utilisation responsable des technologies.

Le programme repose sur l’idée que la sensibilisation constitue la première ligne de défense contre les cyberattaques. En renforçant la culture numérique des citoyens, les autorités espèrent réduire leur vulnérabilité face à des menaces telles que le phishing, le cyberharcèlement, les escroqueries en ligne ou encore la diffusion de fausses informations.

Cette initiative intervient dans un contexte d’expansion rapide de l’usage d’Internet dans le pays. Selon les données de DataReportal, l’Égypte comptait près de 98 millions d’internautes, soit un taux de pénétration de l’Internet estimé à 72,2 % de la population. L’essor des services numériques, des réseaux sociaux et des plateformes de paiement en ligne s’accompagne toutefois d’une hausse des risques liés à la cybercriminalité, qui touche aussi bien les particuliers que les entreprises et les administrations.

Les données du secteur confirment l’ampleur croissante de ces menaces. Selon les analyses de la société de cybersécurité Kaspersky, 27,4 % des internautes en Égypte ont été confrontés à des menaces en ligne en 2024, notamment des sites malveillants ou des logiciels malveillants diffusés via le web. L’entreprise indique également que les attaques de phishing et d’ingénierie sociale ont progressé de 44 % dans la région Moyen-Orient, Turquie et Afrique, illustrant la sophistication croissante des méthodes utilisées par les cybercriminels.

Face à cette évolution du paysage cybernétique, le gouvernement égyptien mise sur une approche collaborative. Le programme prévoit la mise en place de partenariats avec des institutions publiques, des organisations internationales et des acteurs du secteur privé afin de partager les bonnes pratiques et de renforcer les capacités nationales en matière de cybersécurité.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 09 mars 2026 14:50 Written by

A travers ce partenariat stratégique, le pays cherche à renforcer l’intégration des entreprises locales dans l’économie numérique et à stimuler l’essor du e-commerce sur le continent.

Le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a officialisé, le jeudi 5 mars, un protocole d’accord avec la société technologique Quest Ghana Limited et le gouvernement des Seychelles. Ce partenariat vise à transformer l’archipel en un hub compétitif pour l’économie numérique et le commerce transfrontalier en Afrique.

L’initiative se concentre sur l’intégration des entreprises locales dans les chaînes de valeur numériques du continent. Selon les parties prenantes, l'objectif est de permettre aux opérateurs seychellois de participer plus activement aux échanges dématérialisés, en s'appuyant sur les mécanismes de facilitation du commerce prévus par la ZLECAf.

Le partenariat prévoit la mise en place d’un cadre technique destiné à sécuriser les transactions numériques transfrontalières. L’accord met l’accent sur l’interopérabilité des systèmes, condition indispensable pour simplifier les paiements et les échanges commerciaux entre des entreprises opérant dans des juridictions différentes.

Un accent particulier est mis sur les micro, petites et moyennes entreprises (MPME). En améliorant leur accès aux infrastructures numériques, les partenaires espèrent lever certaines barrières à l’entrée du commerce intra-africain et favoriser la participation des entreprises locales aux échanges digitaux du continent.

Pour les Seychelles, cette stratégie de diversification s’appuie sur une maturité numérique déjà avancée. Début 2025, le taux de pénétration d’Internet atteignait 87,4 % de la population, selon DataReportal. Dans ce contexte, le commerce électronique connaît également une progression notable : le marché devrait croître à un rythme annuel moyen de 14,35 % entre 2023 et 2027, pour atteindre 46,41 millions de dollars en 2027, d’après les estimations de Statista.

À l’échelle continentale, ce projet pilote s’inscrit dans l’ambition de la ZLECAf de bâtir un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs. Le commerce électronique et les services numériques sont perçus comme des moteurs essentiels pour atteindre l’objectif d'un PIB combiné de 3400 milliards de dollars, en réduisant les coûts de transaction et en accélérant la circulation des biens et services.

 Samira Njoya

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Posted On lundi, 09 mars 2026 14:26 Written by
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