La numérisation des services publics gagne progressivement l’ensemble des secteurs administratifs en Algérie. Après plusieurs réformes engagées ces dernières années, les services consulaires amorcent à leur tour leur modernisation pour rendre les démarches plus accessibles aux membres de la diaspora.
L’Algérie a officiellement lancé un nouveau service numérique destiné à faciliter les démarches administratives des membres de la communauté nationale établie à l’étranger. Ce dispositif permet désormais de déposer à distance les demandes de renouvellement du passeport biométrique. L’initiative a été annoncée le mercredi 24 juin par les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports.
Développée dans le cadre de la transformation numérique de l’administration, la plateforme permet aux ressortissants algériens de soumettre leur dossier en ligne à tout moment, 24h/24 et 7j/7, et d’en suivre le traitement à chaque étape. Les autorités assurent que le système intègre des mécanismes avancés de cybersécurité et de protection des données personnelles afin de garantir la fiabilité des échanges et la sécurisation des documents officiels.
Le lancement intervient dans un contexte marqué par l’expiration progressive d’un grand nombre de passeports biométriques délivrés il y a une dizaine d’années. Cette situation a entraîné une augmentation des demandes de renouvellement auprès des consulats algériens, notamment dans les pays accueillant d’importantes communautés algériennes. Les autorités espèrent ainsi fluidifier le traitement des dossiers et réduire la pression sur les services consulaires.
La première phase du projet est déployée au Consulat général d’Algérie à Paris, l’un des postes consulaires les plus sollicités du réseau diplomatique algérien. Une généralisation progressive est prévue dans les autres représentations à l’étranger après évaluation du dispositif et ajustement des procédures.
Les autorités mettent également en avant la dimension sécuritaire du projet. La plateforme repose sur un système d’information développé selon des normes destinées à garantir la protection des données personnelles, la sécurisation des échanges électroniques et la fiabilité du traitement des demandes. Le gouvernement présente cette initiative comme une contribution au renforcement de la souveraineté numérique du pays et à la modernisation de l’administration publique.
Cette nouvelle étape prolonge les efforts déjà engagés pour numériser les services consulaires. Les ressortissants algériens à l’étranger disposent déjà de plusieurs services en ligne, notamment pour le suivi des demandes de documents administratifs. Avec la dématérialisation du dépôt des dossiers de renouvellement de passeport, l’Algérie franchit une étape supplémentaire vers une administration davantage accessible à distance.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Les systèmes de santé en Afrique font face à des défis persistants dans la gestion des médicaments, marqués par des ruptures de stocks et une faible traçabilité. Le recours aux outils numériques est de plus en plus considéré comme essentiel pour renforcer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement.
Le Burundi prépare l’extension de son système numérique de gestion de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé aux formations sanitaires privées. Cette orientation a été au centre des échanges le jeudi 25 juin entre le ministre de la Santé publique, Fidele Ndayisaba, et le directeur pays de l’ONG néerlandaise i+Solutions, Alain Parfait Bimenyimana.
Digitalisation de la chaîne d’approvisionnement en santé : avancées et perspectives.
— Ministère de la Santé Publique Burundi(MSP) (@msp_burundi) June 25, 2026
Le Ministre de la Santé Publique @FideleDr a accordé une audience au Directeur Pays de l’ONG néerlandaise i+Solutions, Dr Alain Parfait Bimenyimana.
Les échanges ont porté sur l’état… pic.twitter.com/F2Lt5ymqE2
La rencontre a permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet eLMIS Medexis, une plateforme numérique dédiée à la gestion des stocks et des approvisionnements en produits de santé. Déjà déployé dans l’ensemble des formations sanitaires publiques et confessionnelles du pays, le système contribue à améliorer le suivi logistique des médicaments et autres produits médicaux.
Lancé en décembre 2022, avec l’appui de l’ONG i+Solutions et de l’Ambassade du Royaume des Pays‑Bas, le projet vise à renforcer la chaîne d’approvisionnement en santé à travers la digitalisation, dans un contexte marqué par la nécessité d’améliorer la disponibilité des médicaments et la fiabilité des données logistiques.
Selon i+Solutions, le déploiement national d’eLMIS Medexis a franchi une étape importante en 2025, avec la couverture de l’ensemble des formations sanitaires publiques et confessionnelles. Plus de 2000 utilisateurs ont été formés dans 956 établissements de santé, accompagnés par la mise à disposition de 839 ordinateurs portables et 148 routeurs pour faciliter l’utilisation du système.
Au‑delà de l’extension envisagée au secteur privé, les discussions ont également porté sur les conditions de consolidation du dispositif. Il s’agit notamment du renforcement de l’accompagnement des utilisateurs, de l’amélioration des équipements numériques et du développement de la connectivité Internet dans les structures de santé. Le recours à des solutions satellitaires comme Starlink a été mentionné pour les zones les moins connectées.
La question de l’interopérabilité du système avec les autres plateformes numériques du secteur de la santé a également été abordée, dans la perspective de mieux intégrer les données et d’améliorer la coordination de la gestion sanitaire.
Samira Njoya
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La montée en puissance des technologies numériques en Afrique devrait profondément transformer les économies, avec des impacts attendus sur la productivité, l’emploi et l’accès aux services publics.
La transformation numérique de l’économie de la République du Congo pourrait générer environ 870 milliards FCFA (1,5 milliard USD) de valeur ajoutée d’ici 2030, créer plus de 144 000 emplois et connecter environ 540 000 personnes supplémentaires à l’Internet mobile, selon un rapport publié le lundi 22 juin par l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA).
Intitulé « Drive Digital Transformation of the Economy in the Republic of Congo », le rapport met en avant le rôle central du numérique dans la croissance future du pays, porté par la connectivité mobile, les services financiers numériques et la numérisation progressive des secteurs productifs.
« La République du Congo a construit une base solide dans la connectivité mobile, mais combler le fossé d’utilisation nécessite désormais des réformes budgétaires, réglementaires et de la demande coordonnées », souligne la GSMA. L’organisation estime qu’un environnement plus favorable à l’investissement est indispensable pour libérer le potentiel économique du numérique.
Le Congo affiche une couverture relativement avancée avec environ 86 % de la population couverte par les réseaux 4G. Pourtant, l’usage reste très faible : seulement 19 % de la population utilise effectivement l’Internet mobile, tandis qu’environ 70 % des personnes couvertes restent hors ligne.
Ce déséquilibre met en évidence un enjeu structurel d’adoption plutôt qu’un manque d’infrastructures. Le pays obtient un score de 26/100 dans l’indice GSMA Digital Nations and Society 2025, dont 33/100 pour l’environnement politique et réglementaire, traduisant un cadre encore insuffisamment incitatif.
La GSMA souligne également que la numérisation de l’économie pourrait porter le nombre d’utilisateurs d’Internet mobile à environ 2,2 millions d’ici 2030, soit près de 31 % de la population congolaise. Cette progression s’accompagnerait d’un impact économique significatif, avec un impact fiscal net d’environ 93 milliards FCFA en 2030, grâce à une meilleure efficacité de la collecte et à l’élargissement de la base économique. Sur la période, les recettes fiscales cumulées pourraient atteindre 174 milliards FCFA, selon le rapport.
La GSMA souligne que les effets du numérique se feront sentir dans l’ensemble des secteurs de l’économie congolaise, notamment l’agriculture, l’industrie, les services, le commerce, les transports, les services financiers et l’administration publique.
Le développement du mobile money et des services numériques devrait notamment renforcer l’inclusion financière, en particulier dans les zones où l’accès aux services bancaires reste limité. La numérisation des chaînes de valeur devrait également améliorer la productivité, réduire les coûts de transaction et faciliter l’accès aux marchés.
Pour concrétiser ce potentiel, le rapport insiste sur la nécessité de réformes structurelles. Celles‑ci portent sur le renforcement de l’environnement d’investissement dans les infrastructures numériques, l’amélioration du cadre réglementaire et fiscal, ainsi que la réduction des coûts d’accès aux smartphones et aux données mobiles.
La GSMA met également en avant l’importance du développement des compétences numériques et du renforcement de la confiance dans les services numériques à travers des politiques de cybersécurité adaptées.
Samira Njoya
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Déjà adopté ou étudié par plusieurs pays d’Afrique, le modèle indien d’infrastructures publiques numériques suscite désormais l’intérêt du Burundi. Les discussions engagées ouvrent la voie à un éventuel partage d’expertise dans deux leviers jugés essentiels à la transformation numérique de l’économie.
Le Burundi explore des possibilités de coopération avec l’Inde pour renforcer ses infrastructures numériques, notamment dans les domaines de l’identité numérique et des paiements électroniques. Cette perspective a été évoquée le lundi 22 juin lors d’une rencontre entre Isidora Ntakiyiruta, assistante du ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, et Upender Singh Rawat, ambassadeur de l’Inde au Burundi. Les échanges ont porté sur les mécanismes susceptibles d’accompagner la modernisation des services publics et l’inclusion financière à travers le partage de l’expérience indienne en matière de transformation numérique.
Les discussions ont notamment mis en lumière le potentiel d’adaptation au contexte burundais de certaines composantes de l’India Stack, l’infrastructure publique numérique développée par l’Inde. Celle-ci repose sur plusieurs plateformes permettant l’identification numérique des citoyens, les paiements instantanés, l’échange sécurisé de données et l’accès dématérialisé aux services publics. Au cours des dernières années, ce modèle s’est imposé comme une référence internationale en matière de gouvernance numérique et d’inclusion financière.
L’intérêt du Burundi pour cette expérience intervient alors que les infrastructures publiques numériques (Digital Public Infrastructure – DPI) sont de plus en plus perçues comme des outils structurants pour améliorer l’efficacité de l’action publique, renforcer l’inclusion financière et élargir l’accès aux services essentiels. Dans ce domaine, l’Inde s’est imposée comme l’un des principaux référents mondiaux grâce à un écosystème numérique desservant environ 1,3 milliard de personnes. Son système de paiement instantané UPI (Unified Payments Interface), qui permet d’effectuer des transactions en temps réel, a notamment dépassé les frontières indiennes et est aujourd’hui opérationnel dans plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis, Singapour, le Bhoutan, le Népal, le Sri Lanka, Maurice, le Qatar et la France.
Fort de cette expérience, New Delhi multiplie les partenariats internationaux autour de ses infrastructures numériques. Selon le gouvernement indien, 23 pays ont déjà signé des accords de coopération portant sur le partage de solutions liées à l’identité numérique, aux paiements électroniques, à l’échange de données et à la fourniture de services publics numériques. En Afrique, des pays comme le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, la Sierra Leone, la Gambie et le Lesotho figurent parmi les États engagés dans cette démarche.
Les deux parties ont également évoqué la possibilité d’établir des contacts techniques entre les institutions concernées afin d’examiner les conditions d’une éventuelle collaboration. Cette coopération viendrait renforcer des relations bilatérales déjà actives dans plusieurs secteurs, notamment l’énergie, où l’Inde soutient le projet hydroélectrique Kabu 16, considéré comme l’un des principaux symboles du partenariat entre les deux pays.
Samira Njoya
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Face à la multiplication des plateformes de services publics, le gouvernement a opté pour une centralisation numérique afin de simplifier l’accès aux démarches administratives. L’objectif est de renforcer l’interopérabilité des systèmes et d’améliorer l’efficacité de l’administration.
L'Éthiopie a officiellement lancé le samedi 20 juin la plateforme numérique unifiée MESOB, une initiative destinée à centraliser l'accès aux services publics et à accélérer la modernisation de l'administration. Présentée lors du sommet « Digital for Excellence », l'application vise à simplifier les démarches des citoyens et à accélérer la transformation numérique du secteur public.
Développée par l'Institut éthiopien d'intelligence artificielle, la solution MESOB fonctionne comme une super appli gouvernementale. À partir d'un compte unique adossé au système national d’identité numérique (Fayda), les utilisateurs peuvent accéder à plus de 185 services publics : obtention d’une pièce d’identité, démarches fiscales, licences commerciales, permis de travail ou formalités d’investissement.
La plateforme repose sur l'interconnexion des bases de données de plusieurs administrations, ce qui évite aux usagers de fournir plusieurs fois les mêmes informations et réduit les déplacements physiques entre les bureaux publics. Selon les autorités, cette intégration doit permettre de raccourcir les délais de traitement, d'améliorer la transparence administrative et de réduire les opportunités de corruption liées aux procédures manuelles.
Le lancement de MESOB s'inscrit dans une dynamique mondiale de développement des infrastructures publiques numériques (DPI). Ces systèmes reposent généralement sur trois piliers : une identité numérique, des plateformes d'échange de données entre administrations et des services accessibles en ligne. En Afrique, plusieurs pays, dont le Rwanda, le Kenya ou encore le Maroc, investissent dans ces infrastructures afin de rendre les services publics plus accessibles et de soutenir la transformation numérique de leur économie.
En Éthiopie, MESOB constitue l'un des piliers de la stratégie gouvernementale de numérisation 2025-2030. La plateforme s'appuie notamment sur Fayda, qui comptait plus de 20 millions d’inscrits en juillet 2025 et déjà 55 organismes connectés. Lors de sa phase pilote, lancée en avril 2025, MESOB regroupait 12 institutions fédérales et 41 services publics. Les autorités prévoient désormais d'étendre progressivement son périmètre à l'ensemble des ministères et organismes publics du pays.
Samira Njoya
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Alors que les données s'imposent comme une ressource stratégique pour les économies numériques, la Guinée prépare un cadre national visant à mieux les gérer et les exploiter. Le projet ambitionne d’accompagner la modernisation de l'administration, renforcer la prise de décision publique et favoriser l'innovation numérique.
La Guinée poursuit la structuration de son économie numérique. Le gouvernement a lancé le vendredi 19 juin les travaux d’élaboration d’une Stratégie nationale de gouvernance des données, un document appelé à définir les règles de collecte, de partage, de sécurisation et de valorisation des données produites par les administrations, les entreprises et les citoyens.
Portée par la Direction nationale des technologies de l'information et de l'économie numérique (DNTIEN), cette stratégie vise à doter le pays d'un cadre de référence pour améliorer la qualité des données publiques, renforcer leur interopérabilité et favoriser leur exploitation dans les services numériques. Les autorités souhaitent également créer les conditions nécessaires au développement de nouveaux usages autour de l’intelligence artificielle, de l’innovation et de l’économie de la donnée, tout en garantissant la protection des informations sensibles et la souveraineté numérique nationale.
Cette initiative intervient alors que la Guinée multiplie les investissements dans les infrastructures numériques et place la transformation numérique parmi les priorités de son programme de développement Simandou 2040. Ce plan national de long terme prévoit notamment la modernisation des infrastructures technologiques et le développement d'une économie davantage fondée sur la connaissance, l'innovation et les services numériques.
Au-delà des infrastructures, plusieurs experts estiment que la capacité des États à exploiter efficacement leurs données devient un facteur déterminant pour améliorer les services publics, renforcer la planification économique et attirer les investissements. C'est dans cette logique que de nombreux pays africains accélèrent la mise en place de cadres de gouvernance des données. Le Rwanda, l'Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Gambie, le Lesotho, le Burundi, la République démocratique du Congo ou encore le Mozambique travaillent déjà au renforcement ou à la mise en œuvre de politiques nationales dédiées.
Pour la Guinée, les enjeux dépassent la seule modernisation administrative. Une gouvernance efficace des données pourrait faciliter le partage sécurisé d'informations entre administrations, améliorer la prise de décision publique et soutenir l'émergence d'applications reposant sur l'intelligence artificielle dans des secteurs tels que la santé, l'éducation, l'agriculture ou encore les services financiers. Les autorités espèrent ainsi jeter les bases d'un écosystème numérique capable de soutenir les ambitions économiques du pays à l'horizon 2040.
Samira Njoya
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Face à un taux de chômage des jeunes avoisinant les 30 % en Algérie en 2025, les autorités misent sur un nouveau cadre numérique de certification des diplômes. Objectif : mieux aligner les formations sur les besoins du marché et faciliter l’insertion des diplômés.
Le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé le mercredi 17 juin la mise en ligne d’une version pilote du Cadre national de certification et de qualification (CNC), une plateforme numérique destinée à structurer et harmoniser la reconnaissance des diplômes universitaires. Accessible à l’adresse https://cnc.mesrs.dz/, l’outil vise à améliorer la lisibilité des formations et à faciliter la reconnaissance des compétences à l’échelle nationale et internationale.
« Cette version pilote constitue une étape fondamentale dans la mise en place d’un système d’enseignement supérieur transparent et fiable, et l’alignement des résultats de la formation universitaire sur les besoins réels de l’économie nationale », indique le ministère, qui précise que le dispositif devrait également renforcer la mobilité professionnelle des diplômés.
Le CNC repose sur une approche basée sur les compétences. Il permet de classer les diplômes selon des niveaux précis intégrant les savoirs, savoir-faire et savoir-être, ainsi que des critères comme l’autonomie, la responsabilité et les capacités de communication. L’objectif est de fournir une lecture plus claire des qualifications et de mieux relier les parcours universitaires aux besoins du marché de l’emploi.
Dans le détail, la plateforme sert à décrire et classifier les certifications délivrées par l’enseignement supérieur, tout en établissant des repères comparables au niveau international. Elle s’adresse à la fois aux étudiants, aux établissements et aux employeurs, afin de faciliter l’interprétation des diplômes et l’identification des compétences lors des recrutements.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’université algérienne. Elle vise à renforcer la transparence du système, améliorer la crédibilité des diplômes nationaux et adapter plus efficacement l’offre de formation aux besoins de l’économie. Selon le ministère, les méthodologies adoptées s’inspirent de cadres déjà en vigueur dans près de 150 pays, qui ont développé des systèmes similaires pour standardiser les qualifications et améliorer la mobilité académique et professionnelle.
Samira Njoya
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La connectivité mobile poursuit son expansion sur le continent et renforce son rôle dans l’économie africaine. Pour la GSMA, la prochaine étape clé consiste à transformer cette connectivité en usage numérique réel et inclusif.
Les technologies et services mobiles ont généré 240 milliards USD de valeur ajoutée en 2025 en Afrique, soit 7,8 % du PIB du continent, selon un rapport publié le mardi 16 juin par la GSMA. Le secteur a également soutenu environ 13 millions d’emplois et contribué à hauteur de 45 milliards USD aux recettes publiques, confirmant son poids croissant dans l’économie africaine.
Intitulé The Mobile Economy Africa 2026, le rapport précise que cette performance s’inscrit dans un contexte de transformation progressive du secteur mobile, qui ne se limite plus à la connectivité mais devient un moteur d’innovation et de numérisation. Les opérateurs évoluent désormais vers un rôle de partenaires de transformation numérique, en intégrant l’intelligence artificielle, les services numériques et les API ouvertes destinées aux développeurs.
Malgré ces avancées, le principal défi du continent reste l’adoption des services numériques. Si la couverture mobile haut débit est largement disponible, environ 63 % des Africains couverts n’utilisent pas Internet mobile, en raison notamment du coût des terminaux, du prix des données et du manque de compétences numériques. L’abordabilité demeure ainsi le principal frein à l’inclusion numérique sur le continent.
Le rapport met également en avant le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans le secteur mobile, utilisée pour améliorer les réseaux, optimiser l’expérience client et développer de nouveaux services. Toutefois, la GSMA note que les modèles d’IA restent encore peu adaptés aux réalités linguistiques africaines.
Enfin, les opérateurs mobiles devraient investir plus de 76 milliards USD entre 2024 et 2030 dans les infrastructures réseau, afin d’accompagner l’extension de la 5G, l’amélioration de la qualité des services et la montée en puissance des usages numériques sur le continent. Selon la GSMA, ces investissements seront déterminants pour transformer la connectivité existante en gains économiques effectifs et réduire le déficit d’adoption numérique en Afrique.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Alors que l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les économies africaines, le Burkina Faso veut définir sa propre trajectoire. La feuille de route adoptée par les acteurs du secteur fixe les priorités nationales pour transformer cette technologie en levier de développement économique et social.
Le Burkina Faso veut créer les conditions nécessaires à l’essor de l’intelligence artificielle sur son territoire. Les autorités ont validé à cet effet le mercredi 17 juin, la feuille de route nationale sur l’intelligence artificielle (IA) pour la période 2026-2030. Ce document devrait servir de cadre de référence pour le développement de solutions adaptées aux priorités du pays, dans des secteurs comme la santé, l’agriculture, l’éducation ou encore l’administration publique.
Concrètement, la stratégie identifie plusieurs domaines prioritaires dans lesquels des applications basées sur l’IA devraient être développées au cours des prochaines années. Les autorités évoquent notamment des outils d’aide au diagnostic médical, des solutions destinées à accompagner les producteurs agricoles grâce aux prévisions météorologiques, ainsi que des dispositifs pédagogiques adaptés aux réalités locales pour les élèves et étudiants. Le document prévoit également des applications dans les secteurs de l’eau et de l’énergie afin de faciliter la remontée d’informations par les citoyens et d’améliorer la gestion des services publics.
Cette feuille de route s’inscrit dans le cadre du Plan RELANCE 2026-2030 et du chantier gouvernemental « IA pour tous », présenté comme l’un des principaux axes de la transformation numérique du pays. Son élaboration a mobilisé des représentants de l’administration, du secteur privé, des universités, des centres de recherche, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Le Burkina Faso rejoint ainsi le groupe croissant de pays africains qui se dotent d’un cadre stratégique dédié à l’intelligence artificielle. Ces dernières années, des pays comme le Rwanda, le Sénégal, le Bénin, l’Égypte ou encore le Kenya ont engagé des initiatives similaires afin d’encadrer le développement de cette technologie et de renforcer leur compétitivité numérique.
Pour le Burkina Faso, les enjeux dépassent le seul secteur technologique. Dans un contexte marqué par des besoins importants en matière d’accès aux services publics, de productivité agricole et de développement des compétences, l’intelligence artificielle est perçue comme un outil susceptible d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, de soutenir l’innovation locale et de favoriser l’émergence de nouveaux services numériques adaptés aux réalités nationales.
Samira Njoya
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Les autorités algériennes s’apprêtent à lancer une nouvelle stratégie de transformation numérique, un chantier ambitieux visant à développer l’économie numérique. Pour accompagner cette mise en œuvre, des compétences expertes sont indispensables afin de piloter efficacement les réformes engagées.
L’Algérie poursuit le déploiement de sa stratégie de transformation numérique 2025-2030 et cherche à renforcer les compétences mobilisées autour de ce chantier. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a lancé dans ce cadre un appel à candidatures pour recruter un expert national en transformation numérique qui assurera également la coordination d’une équipe d’appui chargée d’accompagner la mise en œuvre des réformes engagées.
Le consultant retenu aura notamment pour mission de soutenir le Haut-Commissariat à la numérisation (HCN) dans l’opérationnalisation de la Stratégie nationale de transformation numérique. Son rôle devrait couvrir la coordination des travaux des experts mobilisés, l’appui à l’élaboration de plans d’action prioritaires, le suivi des projets numériques ainsi que la mise en place d’outils de pilotage et d’évaluation destinés à mesurer les progrès réalisés. Cette expertise s’inscrit dans le cadre d’un projet conduit conjointement par le PNUD et le HCN pour accélérer la mise en œuvre de la feuille de route numérique du pays.
Ce recrutement intervient alors que l’Algérie s’emploie à traduire en actions concrètes sa Stratégie nationale de transformation numérique 2025-2030. Celle-ci vise notamment la modernisation de l’administration publique, l’amélioration des services aux citoyens, le renforcement de la gouvernance numérique et le développement de l’économie numérique. Pour soutenir cette ambition, les autorités ont engagé plusieurs centaines de projets de numérisation couvrant différents secteurs de l’administration et des services publics.
La mission est prévue sur une durée de huit mois, entre juillet 2026 et mars 2027, pour un volume de 70 jours ouvrables. Les candidatures peuvent être soumises jusqu’au 24 juin via le portail fournisseurs Quantum du PNUD : https://supplier.quantum.partneragencies.org/.
Samira Njoya
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