Le commerce intra-africain est confronté à de nombreux défis, notamment en ce qui concerne la gestion du transport des marchandises. Pour promouvoir l'émergence d'un marché commun, il est urgent d'identifier les barrières existantes et de les surmonter.

Le ministère djiboutien des Infrastructures et de l'Equipement, en collaboration avec la Djibouti Ports Corridor Road (DPCR) et l'Union européenne, a inauguré le jeudi 13 juin, un système numérique de gestion de flotte de véhicules, baptisé « Fleet Management System ». Cette initiative vise à améliorer l'efficacité du transport de marchandises entre Djibouti et l'Ethiopie, et constitue une étape cruciale pour le commerce régional.

« Ce système moderne nous permettra de mieux planifier, gérer et assurer le flux efficace des marchandises, contribuant ainsi à notre vision de faire de Djibouti un centre logistique et économique de premier plan en Afrique », a déclaré Aboubaker Omar Hadi, le président de l'Autorité des ports et des zones franches de Djibouti (DPFZA).

Le lancement de ce nouveau système s’inscrit dans le cadre d'un partenariat stratégique entre l'Union européenne et la République de Djibouti, visant à soutenir le pays dans la mise en œuvre du Projet de corridor de transport Ethiopie-Djibouti. L'Union européenne a investi 32 millions d'euros dans l'un des programmes dont l'objectif est de promouvoir l'intégration économique régionale dans la Corne de l'Afrique. Il s'agit de contribuer à une réduction de 10 % des coûts commerciaux, de 15 % du temps de change et de 30 % des délais de dédouanement à certains points de passage frontaliers.

Le nouveau système, qui utilise la technologie d'identification par radiofréquence (RFID), devrait permettre un contrôle complet et instantané des itinéraires et des temps de transit des véhicules tout au long du corridor Djibouti-Ethiopie. Ce nouveau système devrait également permettre à toutes les parties prenantes de la logistique d’avoir une visibilité sur les mouvements des camions ce qui permettra d'optimiser les opérations logistiques et de réduire les temps d'attente dans les ports.

Samira Njoya

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Les pays africains accusent un retard significatif en matière de développement numérique, une situation attribuable à divers facteurs. Pour y remédier efficacement, il est essentiel de les identifier clairement.

Le ministre de la Communication, des Postes et de l'Economie numérique, Sidi Mohamed Raliou (photo), a procédé le mercredi 12 juin à Niamey au lancement officiel du Diagnostic de l'économie numérique du Niger (Niger DE4A). Cette initiative vise à évaluer de manière approfondie le degré de pénétration des services et des usages numériques dans le pays.

« Cette évaluation du développement de l’économie numérique au Niger fournira aux décideurs politiques des recommandations exploitables et hiérarchisées, susceptibles d’accélérer la transformation numérique de l’administration nigérienne ainsi que de son tissu socio-économique », a souligné le ministère chargé du Numérique.

Soutenu par la Banque mondiale, ce programme s’inscrit dans le cadre de ses initiatives visant à accompagner les gouvernements des pays africains dans la mise en œuvre de la Stratégie de transformation numérique de l'Union africaine. L'objectif est de garantir que chaque individu, acteur, entreprise et gouvernement africain possède les capacités numériques nécessaires pour contribuer à sortir le continent du sous-développement d'ici 2030.

Le diagnostic de l'économie numérique se déroulera en trois phases principales. D'abord, des consultations avec les parties prenantes seront menées pour collecter des données pertinentes. Ensuite, un rapport détaillant les défis et les opportunités existants sera élaboré. Enfin, des stratégies et des mesures concrètes seront proposées pour maximiser le potentiel de développement numérique du pays.

A terme, cette évaluation devrait permettre de déceler et d'atténuer les obstacles au développement du numérique au Niger. Parmi les principaux défis auxquels le pays est confronté, l'on compte l'insuffisance des infrastructures technologiques, le manque de compétences numériques au sein de la population, et les barrières réglementaires. En s'attaquant à ces problématiques, le Niger pourra non seulement améliorer l'efficacité de son administration, mais également stimuler l'innovation et la croissance économique.

Samira Njoya

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Rendre l’administration moderne, performante capable de relever les défis de la nouvelle économie est l’une des préoccupations du président sénégalais. Bassirou Diomaye Faye entend à cet effet opérer des réformes pour optimiser l'efficacité gouvernementale.

Sénégal Numérique SA (Sénum SA), l’organisme public chargé de la gestion des infrastructures numériques de l’Etat sénégalais, accueille un nouveau directeur général. Isidore Diouf (photo, à droite) a pris ses fonctions le vendredi 7 juin, succédant ainsi à Cheikh Bakhoum (photo, au centre), qui a occupé ce poste pendant 9 ans et 11 mois.

Le nouveau dirigeant, chargé de mettre en œuvre la politique numérique définie par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, a présenté les grandes lignes de sa vision stratégique. Considérant le numérique comme un moteur de développement à tous les niveaux (économique, industriel, sanitaire, éducatif, etc.), il place Sénégal Numérique, qualifié « d'entreprise stratégique de l’Etat », au cœur de cette transformation.

Pour réussir dans ses nouvelles missions, Isidore Diouf identifie plusieurs éléments clés : la construction d'une infrastructure numérique robuste et sécurisée, le rôle de tour de contrôle dans la coordination des programmes numériques de l'Etat, une approche inclusive avec les directions des systèmes d’information (DSI), et le partage de sa vision pour une meilleure collaboration avec les acteurs du domaine.

Les actions d'Isidore Diouf viendront compléter celles de son prédécesseur, dont les réalisations ont permis au Sénégal de se hisser à une place de choix dans le paysage numérique ouest-africain. Parmi ces réalisations figurent le projet Smart Sénégal, le déploiement de près de 4 400 km de fibres optiques, le câble sous-marin SHARE, la construction et la mise en service en 2021 du datacenter national de Diamniadio, ainsi que la dématérialisation de nombreuses procédures administratives.

Selon le nouveau directeur, l'objectif est donc de réduire la fracture numérique dans le pays et de diversifier les revenus de l’Etat. Il est à rappeler que l'économie numérique représente environ 3,3 % du PIB et que le taux de pénétration d'Internet s'élevait à environ 46 % selon les statistiques officielles de 2021. La stratégie Sénégal numérique 2025 (SN2025) vise à porter cette part à 10 %.

Samira Njoya

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Digitalization streamlines processes, reducing paperwork, time, and resources required for court proceedings. This efficiency can lead to faster resolution of cases, which is crucial for economic development as it enhances the ease of doing business and fosters investor confidence.

Zimbabwe’s Judicial Service Commission (JSC) has embarked on a campaign to digitalize magistrates courts nationwide, aiming to improve access to judicial information. The campaign was launched across all 10 provinces as the JSC marked its 14th anniversary on June 10.

Chief Magistrate Faith Mushure said, "Digitalization of the magistrates courts will begin on January 1, 2025. This is a critical step towards ensuring efficient, transparent, and accessible justice for all Zimbabweans."

Since its establishment in 2010, the JSC has aimed to provide easy access to courts and judicial services across Zimbabwe, particularly in marginalized areas.

In its DIGITAL ECONOMY FOR ZIMBABWE Country Diagnostic 2021 report, the World Bank reveals that Zimbabwe has the potential to establish a strong digital government, having laid the foundation for a digital ID system, core back-end systems, an accessible government portal, and innovative digital services. This development signals a shift towards modernization and efficiency within the country's governance structures.

Hikmatu Bilali

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Le gouvernement algérien a décidé, conformément à ses pratiques habituelles, de suspendre l'accès à Internet pendant les cinq jours d'épreuves du baccalauréat, aux heures des examens. Cette perturbation a débuté le dimanche 9 juin et devrait se poursuivre jusqu'au 14 juin, dernier jour des épreuves. Cette mesure vise à contrecarrer les tentatives de fraude et à prévenir toute utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication à des fins de tricherie.

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Le Kenya a réalisé des avancées majeures dans la transformation numérique. Pour aller encore plus loin, le gouvernement souhaite établir une coopération avec la Malaisie, qui se distingue par ses performances remarquables dans le domaine du numérique.

Le secrétaire principal pour les Technologies de l'information, des Communications et de l'Economie numérique du Kenya, John Kipchumba Tanui, a entamé le lundi 10 juin une visite officielle en Malaisie, dans le cadre de la recherche de partenariats internationaux visant à renforcer les capacités et à accélérer les efforts de transformation numérique au Kenya.

Selon le Haut-Commissariat du Kenya, plusieurs événements ont marqué la visite de John Kipchumba Tanui en Malaisie, notamment une rencontre avec les dirigeants de la Malaysia Digital Economy Corporation (MDEC) à Bangsar South (Kuala Lumpur) et une autre avec ceux de l'Université Asie Pacifique (APU). Les deux institutions jouent des rôles essentiels dans la promotion de la technologie et de l’innovation en Malaisie. Ces discussions avaient pour but d’explorer les opportunités de collaboration dans le cadre des projets numériques en cours au Kenya.

John Kipchumba Tanui s’est également entretenu avec Ma. Sivanesan Marimuthu, secrétaire général adjoint du ministère malaisien du Numérique. En compagnie du Haut-Commissaire du Kenya en Malaisie, Ekitela Ronald John Moru, les différentes parties ont discuté des possibilités de coopération dans le domaine de l'économie numérique, y compris l'élaboration d'un cadre de coopération en matière de cybersécurité et d'industrie des semi-conducteurs.

La visite du secrétaire principal aux TIC s’inscrit dans le cadre du projet « d’autoroute numérique » du Kenya, une initiative vise à développer une économie numérique robuste grâce au déploiement de 100 000 kilomètres de fibres optiques dans le pays, de 25 000 points d'accès Wi-Fi et à la numérisation de 5 000 services administratifs, entre autres.

La Malaisie pourrait devenir un partenaire de choix pour accompagner le Kenya dans ces divers projets. En 2022, les exportations numériques de la Malaisie ont totalisé plus de 378 milliards de dollars, dont 20,4 % provenaient des exportations de circuits intégrés. Ces chiffres soulignent ainsi son avancée dans le secteur numérique.

Samira Njoya

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La transformation numérique occupe une place centrale dans les initiatives de développement du gouvernement burkinabé. Ouagadougou souhaite s'appuyer sur l'assistance de la Banque mondiale pour la réussite de sa stratégie numérique.

Le Burkina Faso s'apprête à franchir une étape décisive dans son processus de transformation numérique avec le lancement prochain du Projet d'accélération de la transformation digitale (PACTDIGITAL). L’Assemblée législative de Transition (ALT) a donné son accord le mardi 11 juin pour l’obtention d’un prêt de 150 millions de dollars de la Banque mondiale, via l’Association internationale de développement (IDA), pour la réalisation du projet.

Ce projet ambitieux vise à améliorer l’accessibilité et l’appropriation des services numériques à travers tout le pays, en particulier dans les zones rurales et auprès des groupes marginalisés.

« De manière spécifique, les principaux bénéficiaires directs du projet sont un nombre important d’individus, en particulier les femmes, les jeunes, les personnes handicapées, les personnes déplacées internes, les communautés d’accueil et les employés publics c’est-à-dire les fonctionnaires, enseignants et formateurs, les entreprises privées, les instituts de formation formels et informels, les incubateurs locaux et les associations. Le projet couvre l’ensemble du territoire national tout en tenant compte des impératifs sécuritaires », a expliqué la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane (photo, au centre).

Le PACTDIGITAL s’inscrit dans la continuité du Projet régional d'infrastructures de communication en Afrique de l'Ouest (PRICAO - BF) et du projet e-Burkina, récemment clôturés. Il s’appuiera sur leurs réalisations afin de développer les bases sur lesquelles d’autres initiatives dans le domaine du numérique pourront se greffer.

Le financement qui sera prochainement mis à disposition par l’IDA pour la mise en œuvre du projet devrait permettre de réduire significativement la fracture numérique encore élevée dans le pays. Selon les chiffres officiels, le Burkina Faso présentait un indice de connectivité mobile faible, estimé à 26,2 en 2018. Les taux de couverture du territoire en réseaux mobiles 3G et 4G, qui étaient respectivement de 64,3 % et de 41,5 % en 2022, sont également jugés bas comparés aux autres pays de la sous-région.

Samira Njoya

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La transformation numérique bat son plein sur le continent. La construction d'infrastructures numériques est indispensable pour atteindre tous les objectifs préalablement fixés dans les divers documents de stratégie.

Mohamed Abdallahi Ould Louly, ministre mauritanien de la Transformation numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration, a annoncé que son département comptait réaliser 2 300 kilomètres de fibre optique dans le pays. Cette déclaration a été faite en marge du lancement d’un programme de formation à la fibre optique le lundi 10 juin. L’objectif du programme est de connecter toutes les wilayas et les moughatas à la fibre optique.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Agenda numérique 2022-2025 du gouvernement mauritanien qui vise à faire du numérique un véritable levier pour accélérer le développement socio-économique du pays. Le gouvernement s’est doté, en mai 2021, d’un ministère spécialisé qui est chargé de conduire tous les projets relatifs à cette vision. L’amélioration des infrastructures numériques s’inscrit dans ce cadre et depuis lors, le pays a déjà mis en place plus de 5 500 kilomètres de fibre optique.

Outre la volonté politique, cette progression s’est faite avec la signature de divers partenariats. Entre autres, on peut citer la signature de plusieurs partenariats avec les Emirats arabes unis et la France, ou encore les perspectives de renforcement de la coopération dans le domaine du numérique avec les Nations unies. Dans ce cadre, le ministre mauritanien a rencontré le 2 avril dernier, à Nouakchott, Leila Peters Yahya, coordinatrice résidente du système des Nations unies en Mauritanie.

Pour rappel, dans son Agenda numérique 2022-2025, la Mauritanie a prévu la pose de 4 000 kilomètres de backbone à l’horizon 2025 et a planifié la mise en place de 4 000 kilomètres supplémentaires dans les années à venir. L’objectif est de développer la connectivité Internet et l’accès à la bande passante internationale, des conditions préalables pour le développement de l’e-gouvernement, la prolifération des start-up et la naissance d’un écosystème technologique dans le pays.

Adoni Conrad Quenum

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Les présidents des associations de motos-taxis de 31 comtés au Kenya recevront prochainement des ordinateurs portables pour faciliter l'enregistrement des membres et la numérisation des dossiers. Cette initiative, d'une valeur de 3 millions de shillings (environ 22 696 $) de la fintech Watu Credit, vise à garantir un enregistrement précis de tous les opérateurs de motos-taxis dans les comtés sélectionnés, tout en aidant à gérer les dossiers des coopératives d'épargne et de crédit.

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Le directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) du Sénégal, Dahirou Thiam, a récemment reçu du mercredi 5 au vendredi 7 juin une délégation de l’ARPT de Guinée. Conduite par Mamady Doumbouya, directeur des Radiocommunications, la délégation guinéenne avait pour objectif de travailler sur une feuille de route pour le déploiement de la 5G en Guinée, en s'inspirant des bonnes pratiques et de l'expertise de l'ARTP du Sénégal.

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