À l’horizon 2060, le Burundi ambitionne de bâtir une économie tirée par le numérique et des services publics modernisés. Pour atteindre cet objectif, les autorités misent sur des partenariats technologiques et des investissements capables d’accélérer la connectivité et l’innovation.
Le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a reçu vendredi 27 février une délégation du groupe britannique Lyca Mobile, conduite par son président fondateur, Subaskaran Allirajah. Selon le communiqué de la présidence, la rencontre a permis de poser les bases d’un partenariat stratégique visant à accélérer la transformation numérique du pays et à renforcer la couverture sanitaire.
SE @GeneralNeva, le Chef de l’Etat #Burundi-ais et Président en exercice de l’ @_AfricanUnion a reçu en audience Mr Subaskaran Allirajah,Président-Fondateur du Groupe Lyca Mobile et sa délégation. Les échanges ont porté sur la coopération entre l’opérateur LYCA et le Gouvernement pic.twitter.com/3ijRKDQ6oO
— Ntare Rushatsi House (@NtareHouse) February 27, 2026
Dans le domaine des télécommunications, la coopération envisagée a pour objectif de développer l’accès universel à Internet et aux services de communication sur l’ensemble du territoire. Au Burundi, le taux de pénétration d’Internet reste encore faible malgré une progression récente, avec environ 11,1 % à fin 2025, soit près de 1,6 million d’utilisateurs en ligne, selon les données de DataReportal.
L’opérateur prévoit également de contribuer à l’intégration numérique des administrations et des services publics, afin de dynamiser l’efficacité administrative et la fourniture de services essentiels dans un contexte où la transformation numérique est considérée comme un levier clé de croissance.
Au-delà des télécommunications, le groupe prévoit également d’intervenir dans le secteur de la santé via sa branche Lyca Health. L’ambition est de contribuer au renforcement de la couverture sanitaire universelle, d’introduire des solutions innovantes telles que la télémédecine et d’appuyer la modernisation de certaines infrastructures médicales. Cette orientation s’inscrit dans la Vision nationale 2040-2060 du Burundi, qui positionne les technologies de l’information et de la communication comme des leviers structurants de transformation économique et sociale.
Cette dynamique prolonge des échanges déjà engagés entre les autorités burundaises et le groupe. Déjà implanté en Ouganda et en Tunisie, Lyca Mobile a obtenu en octobre 2025 une licence d’établissement et d’exploitation d’un réseau de télécommunications dans le pays par décret présidentiel. Les discussions ont désormais évolué vers une phase technique consacrée à la préparation du déploiement, avec pour objectif d’élargir l’accès à une connectivité fiable, d’améliorer la qualité du service et de favoriser l’émergence d’offres de communication plus abordables pour les populations.
Samira Njoya
Lire aussi:
Le Burundi digitalise ses procédures d’importation via un guichet unique
Les besoins en connectivité s’intensifient avec l’essor du streaming, du gaming, de l’e‑learning et la multiplication des écrans dans les foyers. Pour y répondre, Orange Maroc déploie de nouvelles solutions mobiles et fixes, adaptées aux usages numériques en constante évolution des particuliers.
Le groupe Orange Maroc a présenté, mardi 24 février à Casablanca, deux innovations majeures destinées au grand public : les forfaits mobiles personnalisables Yo Max 5G et la Livebox 7, premier routeur nouvelle génération lancé en première mondiale au Maroc. Ces dispositifs s’appuient sur le réseau 5G récemment lancé et répondent aux usages numériques croissants dans le pays.
Les forfaits Yo Max 5G permettent aux abonnés de composer eux‑mêmes leur expérience digitale, en choisissant les services adaptés à leurs besoins : streaming vidéo et musical, gaming ou e‑learning. Disponibles sur six formules allant de 99 à 649 dirhams (environ 11 à 71 USD), elles offrent jusqu’à 160 Go de data ou une connexion illimitée, avec la possibilité d’accéder aux services depuis l’application Maxit, qui centralise le pilotage du forfait.
La Livebox 7, quant à elle, inaugure l’utilisation du Wi‑Fi 7 dans un routeur grand public et introduit le système d’exploitation prplOS, qui permet d’installer directement des applications sur la box, telles qu’un VPN intégré et un contrôle parental. Équipée de dix antennes intelligentes, elle assure un débit stable dans l’ensemble du foyer et offre aux développeurs locaux la possibilité de créer des applications adaptées au marché marocain, contribuant ainsi à enrichir l’écosystème Nova Box.
Ces innovations s’inscrivent dans la stratégie d’Orange Maroc de soutenir la transformation digitale du royaume et de proposer des services connectés adaptés aux évolutions des usages, notamment la multiplication des écrans dans les foyers, l’e‑learning, le streaming et le gaming. Elles interviennent dans un contexte où la pénétration numérique au Maroc est déjà élevée. Selon Datareportal, à la fin de 2025, le pays comptait près de 57,1 millions de connexions mobiles, soit environ 148 % de la population, et plus de 35 millions d’internautes, avec un taux de pénétration dépassant 92 %, ce qui traduit l’usage intensif des téléphones mobiles et la multiplication des cartes SIM par foyer et par individu.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
Connectivité : Sonatel Orange introduit l’Internet par satellite au Sénégal
Au Sénégal, 61 % de la population utilise Internet et plus de 84 % a accès à l’électricité. Les opérateurs télécoms et énergétiques veulent désormais améliorer la qualité des services et simplifier l’expérience des usagers.
Le Groupe Sonatel et la société nationale d’électricité Senelec ont annoncé le vendredi 20 février la signature d’un accord stratégique à Dakar destiné à accélérer la transformation numérique de leurs opérations et à améliorer la qualité des services énergétiques et télécoms. Le partenariat a été officialisé par les directeurs généraux des deux entreprises, Brelotte Ba (photo, à gauche) et Papa Toby Gueye (photo, à droite).
Un partenariat stratégique au service des usagers !
— Orange Business Sénégal (@obs_senegal) February 20, 2026
Hier, le @GroupeSonatel et la @Senelecofficiel
ont franchi une étape majeure avec la signature d’une convention pour un partenariat stratégique mené par Monsieur Brelotte Ba, Directeur Général du Groupe Sonatel, et Monsieur… pic.twitter.com/89fgO96dCq
L’accord prévoit une convergence accrue entre les capacités opérationnelles des deux groupes afin d’optimiser leurs performances et renforcer la qualité de service. Il inclut également le développement de services numériques destinés aux usagers, notamment à travers l’amélioration continue de la relation client et le déploiement de solutions digitales visant à fluidifier l’accès aux services essentiels. Les deux entreprises entendent ainsi renforcer les synergies entre infrastructures énergétiques et réseaux de communication pour soutenir les ambitions nationales de transformation digitale.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale d’accélération de la transformation numérique et de modernisation des infrastructures stratégiques, où la convergence entre énergie et connectivité devient un levier structurant de performance économique. Selon DataReportal, le Sénégal comptait environ 11,3 millions d’utilisateurs d’Internet au début de 2025, soit un taux de pénétration de 60,6 % de la population. Dans le même temps, le taux d’accès à l’électricité a dépassé 84 % au niveau national, avec une couverture quasi généralisée en milieu urbain, selon la Banque mondiale.
Dans ce contexte d’extension simultanée des réseaux énergétiques et numériques, la coopération entre Sonatel et Senelec vise à améliorer la qualité et la fiabilité des services essentiels pour les usagers. La progression rapide des usages numériques, notamment les services financiers mobiles, les plateformes administratives en ligne et les solutions connectées, renforce en effet l’interdépendance entre infrastructures énergétiques performantes et réseaux télécoms robustes.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Les autorités sénégalaises ambitionnent de généraliser l’accès à Internet dans le cadre de leur stratégie nationale de transformation numérique. Pour atteindre cet objectif, l’exécutif mise sur la technologie satellitaire, alors qu’environ 40 % de la population n’utilise pas encore Internet.
Le gouvernement sénégalais entend s’appuyer sur Starlink, qui vient d’annoncer le lancement de ses activités commerciales au Sénégal, pour offrir une connexion gratuite à un million de personnes d’ici juin 2026. Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), citant un communiqué du ministère de la Communication et de l’Économie numérique, les autorités ont négocié l’acquisition de 5000 terminaux de la société américaine à un tarif préférentiel.
Pour l’exécutif, l’arrivée de Starlink constitue une avancée stratégique majeure vers l’accès universel à Internet. Grâce à sa constellation de satellites en orbite basse, la technologie doit permettre de réduire significativement les zones blanches en complétant ou en prolongeant la couverture des réseaux terrestres, notamment dans les régions difficiles d’accès.
Les secteurs ciblés incluent en priorité les zones blanches à travers des solutions de Wi-Fi communautaire, l’éducation, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, les collectivités territoriales, les zones frontalières ainsi que le plan Diomaye pour la Casamance. L’initiative devrait permettre de réduire significativement les coûts de connectivité pour ces acteurs, tout en leur offrant un accès à une connexion très haut débit, fiable et performante.
Cette démarche s’inscrit dans l’objectif du gouvernement de démocratiser l’accès au haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire national, en particulier dans les zones rurales et isolées où le déploiement des réseaux terrestres reste un défi économique et technique. L’exécutif a notamment fait de la technologie satellitaire un levier stratégique dans la réalisation de cette ambition, qui s’inscrit dans le cadre plus large de la transformation numérique, avec l’intégration des TIC dans tous les secteurs d’activité pour accélérer le développement socio-économique.
Pourtant, selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), les réseaux 2G, 3G et 4G couvraient déjà la quasi-totalité du territoire sénégalais en 2023. Mais une étude menée en 2025 dans le cadre du Projet d’accélération de l’économie numérique au Sénégal (PAENS) nuance ce constat : 24 % des localités ne disposent d’aucun réseau, soit près de 18 858 habitants, 37 % connaissent des pertes fréquentes de signal, seulement 52 % bénéficient d’une couverture 4G, tandis que certaines zones restent limitées à la 2G.
Les résultats de l’étude montrent que ces insuffisances affectent également les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé situés dans les zones reculées, freinant l’accès aux services essentiels. En matière d’usage, DataReportal estime le taux de pénétration d’Internet au Sénégal à 60,6 % à fin 2025.
L’initiative soulève cependant plusieurs interrogations, notamment sur sa capacité à se généraliser à l’ensemble du territoire et sur son impact réel sur l’adoption de l’Internet par les populations. Même si des obstacles comme le coût ou la couverture réseau sont atténués, d’autres facteurs peuvent limiter l’utilisation. Il s’agit notamment de la possession d’appareils compatibles avec le Wi-Fi, les compétences numériques des utilisateurs, la disponibilité de contenus pertinents, ainsi que les questions de sécurité, d’éthique et de normes sociales.
Isaac K. Kassouwi
Lire aussi:
Le Nigeria se présente comme le seul pays d’Afrique de l’Ouest à disposer d’un satellite de communications opérationnel. Mais cette infrastructure approche progressivement de la fin de sa vie.
Les autorités nigérianes avancent vers leur objectif d’acquérir deux nouveaux satellites télécoms afin de renforcer l’infrastructure numérique nationale. Le président de la République, Bola Ahmed Tinubu, a approuvé l’initiative, selon le ministre des Communications, de l’Innovation et de l’Économie numérique, Bosun Tijani, cité par la presse locale.
M. Tijani a fait cette annonce le mercredi 28 janvier à Abuja, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la protection de la vie privée, par la Commission nigériane de protection des données.
Les deux nouveaux satellites sont destinés à remplacer le NigComSat‑1R, seul satellite de communications exploité par le Nigeria depuis décembre 2011. Celui‑ci avait été lancé pour succéder au NigComSat‑1, mis en orbite le 13 mai 2007 avec l’appui de la Chine, mais perdu peu après son lancement. Conçu pour une durée de vie de 15 ans, le NigComSat‑1R devait atteindre sa fin de vie en 2026. Le gouvernement a toutefois annoncé, en septembre 2025, la prolongation de son exploitation jusqu’en 2028.
Selon le ministre, l’acquisition de nouveaux satellites s’inscrit pleinement dans les ambitions de transformation numérique du Nigeria. Il a rappelé que le pays poursuit parallèlement le déploiement de 90 000 km de fibre optique, un projet déjà achevé à 60 %. La technologie numérique occupe une place centrale dans la stratégie du président Tinubu visant à bâtir une économie de 1000 milliards USD. Les satellites peuvent notamment contribuer à élargir l’accès aux TIC dans un pays où la GSMA estime à 120 millions le nombre de personnes non connectées à l’Internet mobile fin 2023, sur une population de 223,8 millions d’habitants.
Dès 2016, le gouvernement nigérian avait exprimé sa volonté de se doter de deux nouveaux satellites télécoms, évaluant le coût du projet à environ 500 millions USD. L’exécutif indiquait alors négocier un prêt avec la Banque d’export‑import de Chine (China Eximbank), sur le modèle du financement du premier satellite.
Toutefois, Jane Nkechi Egerton‑Idehen, directrice générale de Nigerian Communications Satellite Limited (NigComSat), expliquait dans une interview accordée à TechCabal en septembre 2025 que ce schéma n’est plus l’unique option. Selon elle, le processus est désormais ouvert, et plusieurs fournisseurs et investisseurs ont soumis des offres.
Au‑delà de la question financière, Mme Egerton‑Idehen souligne que le Nigeria cherche aussi à préserver ses créneaux orbitaux, c’est‑à‑dire les positions réservées à chaque pays pour le déploiement de satellites. Le NigComSat‑1R occupe actuellement l’un des trois créneaux attribués au Nigeria par l’Union internationale des télécommunications (UIT).
Isaac K. Kassouwi
Lire aussi:
Lutte contre l’exploitation minière illégale : le Nigeria mise sur la technologie spatiale
Internet par satellite : Amazon autorisé à entrer sur un marché nigérian dominé par Starlink
De nombreux pays africains misent sur la transformation numérique pour soutenir leur développement socio‑économique. La cybersécurité est considérée comme une condition préalable pour tirer pleinement parti des TIC.
Le Parlement somalien a officiellement approuvé, le lundi 26 janvier, la loi sur la cybersécurité. Cette adoption vient renforcer le cadre réglementaire national, dans un contexte d’efforts accrus des autorités pour assurer la sécurité du cyberespace du pays.
𝐒𝐨𝐦𝐚𝐥𝐢𝐚’𝐬 𝐏𝐚𝐫𝐥𝐢𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐀𝐩𝐩𝐫𝐨𝐯𝐞𝐬 𝐭𝐡𝐞 𝐂𝐲𝐛𝐞𝐫𝐬𝐞𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐲 𝐋𝐚𝐰
— NCA Somalia (@SomaliaNCA) January 26, 2026
Mogadishu, Somalia – January 26, 2026 — The House of the People of the Federal Parliament of Somalia has today officially approved Somalia’s Cybersecurity Law, which aims to protect… pic.twitter.com/7XOgRDLp5A
Selon la National Communications Authority (NCA), le texte établit un cadre national de gestion de la cybersécurité. Il précise notamment les responsabilités du ministère des Communications, le rôle technique du régulateur télécoms, les obligations des opérateurs d’infrastructures critiques, ainsi que les mécanismes de prévention, de signalement et de réponse aux incidents cybernétiques.
Le texte prévoit également la création de l’équipe somalienne de réponse aux incidents informatiques (SOM‑CIRT), ainsi que la mise en place d’un comité de cybersécurité composé de neuf membres et d’un centre d’intervention d’urgence chargé de coordonner les réponses rapides aux incidents.
« La loi sur la cybersécurité devrait jouer un rôle clé dans le renforcement de la confiance numérique, le soutien à la croissance de l’économie numérique et l’intensification de la coopération entre les institutions publiques, le secteur privé et les partenaires internationaux », a indiqué le régulateur télécoms dans un communiqué.
En août 2025, le gouvernement somalien avait approuvé le projet de loi sur la cybercriminalité. En mars 2023, la loi sur la protection des données (Data Protection Act) entrait en vigueur. Celle‑ci a notamment conduit à la création de l’Agence de protection des données (ADP), chargée de veiller à son application.
Au‑delà du cadre réglementaire, la Somalie mise sur la coopération internationale pour assurer la protection de son cyberspace. Le pays a par exemple signé en août 2025 un protocole d’accord avec la Malaisie, considérée comme l’un des modèles mondiaux en matière de cybersécurité. En novembre 2024, le pays s’était déjà rapproché de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour renforcer sa capacité à lutter contre les crimes perpétrés sur Internet.
Ces efforts interviennent dans un contexte de recrudescence des cybermenaces. Dans son rapport « State of Cybersecurity in Somalia 2024 », Abdullahi Guled, consultant auprès du ministère des Communications, a indiqué que la Somalie a connu plusieurs incidents en 2024, même si une bonne partie n’a pas été rendue publique. Il s’agit notamment d’attaques par rançongiciel contre des institutions publiques et de tentatives d’hameçonnage visant le secteur financier. Par exemple, en novembre 2025, la plateforme e‑visa a été piratée, compromettant les données personnelles de plusieurs milliers de personnes.
Pour rappel, la Somalie a été classée au quatrième pallier (Tier 4) sur 5 dans le « Global Cybersecurity Index 2024 » de l’Union internationale des télécommunications (UIT), « témoignant d’un engagement de base en matière de cybersécurité ». Le pays doit toutefois intensifier ses efforts, notamment en matière de mesures techniques, légales et de développement des capacités. Il a enregistré un score global de 37,38 sur 100.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
Somalie : le Conseil des ministres approuve un projet de loi portant sur la cybersécurité
En janvier 2023, Starlink d’Elon Musk faisait son entrée sur le plus gros marché télécoms africain, fort de plus de 200 millions d’habitants. Même si la société compte aujourd’hui plus de 66 000 abonnés, elle risque de perdre son monopole.
Le marché nigérian du haut débit par satellite s’ouvre à un nouvel acteur mondial. Amazon a obtenu un permis d’atterrissage de sept ans auprès de la Commission nigériane des communications (NCC), autorisant son projet Kuiper à lancer des services internet au Nigeria à partir de février 2026. Cette décision marque une étape clé dans la stratégie du pays visant à diversifier ses infrastructures de connectivité et à attirer des investissements technologiques de nouvelle génération.
« L’approbation s’aligne sur les meilleures pratiques mondiales et reflète la volonté du Nigeria d’ouvrir son marché des communications par satellite aux fournisseurs de services à large bande de nouvelle génération », a indiqué la NCC, soulignant l’importance stratégique de cette autorisation dans un contexte de forte demande en connectivité.
Le permis permet à Amazon Kuiper d’exploiter son segment spatial au Nigeria dans le cadre d’une constellation mondiale pouvant atteindre 3236 satellites en orbite terrestre basse (LEO). L’entreprise est autorisée à proposer des services fixes par satellite (FSS), des services mobiles par satellite (MSS) ainsi que des stations terrestres en mouvement (ESIM), couvrant aussi bien les ménages et les entreprises que les besoins de mobilité, de logistique, de transport aérien et maritime ou encore d’infrastructures critiques.
L’arrivée d’Amazon sur ce segment met fin à la domination quasi exclusive de Starlink sur le marché nigérian de l’internet par satellite LEO. Jusqu’ici, l’entreprise d’Elon Musk bénéficiait d’un avantage de premier entrant, avec une base estimée à plus de 66 000 abonnés dans le pays. L’entrée de Kuiper introduit une concurrence directe entre deux géants disposant de capacités financières, technologiques et industrielles à l’échelle mondiale, susceptible d’influencer les prix, la qualité de service et la couverture.
Sur le plan technique, l’autorisation accordée à Kuiper couvre l’exploitation de fréquences en bande Ka, connues pour leur capacité élevée de transmission de données. Avec des canaux de 100 MHz, Amazon prévoit des débits pouvant atteindre jusqu’à 400 Mbps, tout en maintenant des coûts de terminaux compatibles avec une adoption à grande échelle. Ces caractéristiques renforcent l’attractivité du satellite comme alternative crédible aux réseaux terrestres, y compris dans les zones urbaines et semi‑urbaines.
Le Nigeria représente un marché stratégique pour Amazon. Le pays compte plus de 200 millions d’habitants et affiche encore d’importantes lacunes en matière de connectivité. Selon la NCC, plus de 23 millions de Nigérians vivent dans des zones non ou mal desservies, tandis que la pénétration du haut débit mobile atteignait 50,58 % en novembre 2025. Dans ce contexte, les satellites LEO, grâce à leur faible latence, sont perçus comme un levier clé pour soutenir les usages numériques avancés, du cloud computing aux services financiers numériques.
Au‑delà des particuliers, les services de Kuiper pourraient répondre aux besoins des entreprises opérant dans des secteurs tels que le pétrole et le gaz, les mines, les ports ou les corridors logistiques, où le déploiement de la fibre reste coûteux ou techniquement complexe. Amazon, qui a rebaptisé Project Kuiper en Amazon LEO en novembre 2025, entend également capitaliser sur l’intégration avec Amazon Web Services (AWS) pour proposer des offres combinant connectivité et services cloud.
Avec cette autorisation, le Nigeria confirme son positionnement comme l’un des marchés africains les plus dynamiques pour le haut débit par satellite. La concurrence accrue entre opérateurs LEO devrait, à terme, favoriser un accès à Internet plus rapide, plus abordable et plus résilient, au bénéfice des consommateurs, des entreprises et de l’économie numérique nigériane.
Samira Njoya, Agence Ecofin
Lire aussi:
Nigeria : vers la construction d’un hub d’innovation de 10 milliards USD à Katsina
Avec le lancement de sa stratégie de développement « Vision 2030 » en 2016, l’Égypte a fait du numérique un pilier essentiel de sa croissance. Le développement des infrastructures TIC et la promotion de l’inclusion numérique en constituent des leviers majeurs.
Lundi, 5 janvier 2026, le chef de l’État égyptien, Abdel Fattah al-Sissi a souligné l’importance d’ouvrir de nouvelles perspectives à l’industrie des télécommunications/numérique. Il a instruit l’étude de possibilités de développement des centres de données et des services d’informatique en nuage, l’expansion de la production locale d’équipements de télécommunications et la mise en place de mécanismes efficaces de soutien et de promotion des produits locaux.
Ces questions étaient abordées lors d’une réunion avec plusieurs collaborateurs, notamment le Premier ministre Moustafa Madbouly, le ministre des Communications et des Technologies de l’information Amr Talaat et le président exécutif de l’Autorité nationale de régulation des télécommunications (NTRA), Mohamed Shamroukh.
Amr Talaat affirme que les télécommunications pèsent désormais environ 6 % du PIB et que le secteur affiche une croissance annuelle comprise entre 14 % et 16 % pour la septième année consécutive. Le ministre évoque aussi une progression des exportations des services numériques, annoncées à 7,4 milliards de dollars, contre 3,3 milliards sept ans plus tôt.
En investissant dans le développement des centres de données, l’Egypte gagne dans la sécurisation des données stratégiques de l’État et des différents secteurs du marché national. Le pays attire également à lui des entreprises internationales grâce à une crédibilité infrastructurelle qui contribuera à la positionner comme pôle régional de services numériques à haute performance.
Les télécommunications sont actuellement l’un des piliers de l’économie numérique en Afrique, notamment en Egypte. Renforcer la production locale d’équipements soutiendra l’investissement à coûts plus avantageux des opérateurs télécom dans la transformation des réseaux. Pour les téléphones mobiles produits localement, du fait de prix plus soutenables, ils devraient être plus accessibles et contribuer à un plus grand usage des services numériques à valeur ajoutée par une plus grande partie de la population. Selon Amr Talaat, la capacité de production de téléphones portables est passée de 3,3 millions d’unités en 2018 à 10 millions en 2025, avec une valeur ajoutée locale d’environ 40 %. L’objectif affiché est de porter la capacité annuelle à 15 millions d’unités. Grâce à ses efforts de localisation de l’industrie engagée depuis 2016, comprenant plusieurs incitations, le pays a déjà attiré 15 marques internationales parmi lesquelles Samsung, Xiaomi, Oppo, Vivo ou encore Nokia et près de 200 millions de dollars d’investissements.
Muriel EDJO
Édité par Wilfried ASSOGBA
Lire aussi:
02/01/2026 - L’Égypte vise l’exportation de smartphones dès 2026
Selon GSMA, le Sénégal affiche une couverture 4G quasi généralisée, atteignant 97 % de la population, et une 5G couvrant environ 39 %, principalement dans les grandes agglomérations. Les zones rurales demeurent mal couvertes.
Le Sénégal accélère sa marche vers la connectivité universelle. Lors de son message à la nation le mercredi 31 décembre 2025, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye a annoncé un programme de déploiement d’antennes satellitaires au cours de l’année 2026. Cet investissement contribuera à l’accès gratuit à Internet pour près d’un million de personnes, a-t-il déclaré. La mesure devrait profiter en priorité aux zones rurales et aux quartiers périphériques faiblement couverts par les réseaux télécoms.
Dans son étude « Stimuler la transformation numérique de l’économie au Sénégal. Opportunité, recommandations politiques et rôle du mobile », dévoilée le 5 décembre 2025, l’Association mondiale des opérateurs mobiles (GSMA) indique que le Sénégal affiche une couverture 4G quasi généralisée, atteignant 97 % de la population, et une 5G couvrant environ 39 %, principalement dans les grandes agglomérations. Sur une population d’environ 18 millions d’habitants, environ 9,9 millions de personnes utilisent des services mobiles, soit près de 52 % de la population totale. Seuls 8,16 millions de Sénégalais utilisent l’internet mobile haut débit, soit près de 42 % de la population.
Le choix d’antennes satellite répond à une contrainte simple : raccorder tout le territoire par fibre optique prend du temps et coûte cher. Les solutions récentes, portées par des constellations en orbite basse, promettent une mise en service plus rapide, y compris dans les zones difficiles d’accès. Pour l’instant, aucune précision n’a été apportée sur le modèle d’usage de ces antennes. Mais l’impact réel du service internet qu’elles promettent laisse entrevoir plusieurs possibilités.
Plusieurs gains en perspective
Dans l’éducation, l’enjeu est majeur. Un accès régulier peut donner aux enseignants des ressources actualisées, faciliter les cours à distance et offrir aux élèves des bibliothèques numériques et des exercices interactifs. Pour les étudiants éloignés des campus, la connexion devient un facteur de réussite autant qu’un gain financier, en réduisant la dépendance aux cybercafés et aux forfaits.
Côté santé, la télémédecine pourrait gagner du terrain : télé-expertise entre postes de santé et hôpitaux, transmission plus rapide de dossiers, suivi de patients chroniques et formation continue du personnel. Dans les zones enclavées, l’internet devient aussi un outil d’alerte et de coordination, utile en cas d’épidémie ou d’urgence.
L’enjeu est aussi économique. Pour les micro-entrepreneurs, l’accès gratuit ouvre la porte au commerce en ligne, aux paiements numériques, au marketing via les réseaux sociaux et à l’information sur les prix agricoles ou les opportunités de marché. Les administrations y voient un accélérateur de la dématérialisation : état civil, démarches sociales, informations fiscales, alertes et communication de proximité.
Lire aussi:
Les opérateurs télécoms africains s’entendent pour des smartphones de qualité à 30-40$
Le Zimbabwe veut faire de son programme spatial un levier de développement socio-économique. Le pays a lancé son premier satellite en 2022 et le second en 2024.
Les autorités zimbabwéennes misent sur le troisième satellite national, le ZIMSAT-3, pour améliorer la connectivité dans le pays. C’est ce que prévoit la Stratégie nationale de développement 2 (NDS2), qui couvre la période 2026-2030.
« ZIMSAT-3 soutiendra le renforcement de la connectivité et les efforts de transformation numérique, viendra compléter l’expansion nationale du haut débit et contribuera à améliorer l’accès aux services numériques dans les zones rurales comme urbaines », peut-on lire dans le document de la stratégie.
Cette initiative intervient alors que les autorités cherchent à généraliser l’accès à Internet dans le pays. En mars 2024, le gouvernement avait révélé qu’il explorait des partenariats avec plusieurs fournisseurs de services par satellite afin d’étendre ses services et de réduire les coûts.
La NDS2 prévoit également l’extension des infrastructures numériques afin d’assurer une connectivité à l’échelle nationale. Il est notamment prévu l’extension de la couverture en fibre optique haut débit aux zones urbaines, périurbaines et rurales, l’expansion du haut débit mobile et l’installation de kiosques numériques alimentés à l’énergie solaire dans les communautés hors réseau et mal desservies.
Les autorités recommandent aussi des accords de partage d’infrastructures entre les fournisseurs de services de télécommunications pour accélérer la couverture et réduire les coûts d’Internet et des services numériques.
Le recours au satellite intervient alors que cette technologie est de plus en plus plébiscitée pour réduire la fracture numérique, notamment en Afrique subsaharienne. Selon la GSMA, « la région abrite certaines des géographies les plus difficiles pour les réseaux terrestres, comprenant des forêts tropicales, des déserts et des chaînes de montagnes ».
Pour rappel, le Zimbabwe comptait 6,45 millions d’utilisateurs d’Internet au début de l’année 2025, pour un taux de pénétration de 38,4 %, selon DataReportal. Par ailleurs, l’Union internationale des télécommunications (UIT) estime que les réseaux 2G, 3G, 4G et 5G couvraient respectivement 93,9 %, 87,9 %, 51,6 % et 15,9 % en 2024.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Ubrick F. Quenum
Lire aussi:
La demande en services numériques connaît une forte croissance en Afrique, mais l’offre peine encore à suivre. Face à ces opportunités, les opérateurs télécoms diversifient leurs activités pour en tirer parti.
La société de télécommunications Orange Afrique & Moyen-Orient (OMEA) diffusera 35 matchs de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qui se tient au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, via sa super app Max it. Un accord avec la Confédération africaine de football (CAF) a été révélé le lundi 29 décembre.
Orange Afrique & Moyen-Orient et @CAF_Online, partenaires pour offrir la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 aux fans sur mobile via la super app Max it.
— Orange Africa & Middle East (@orangeafrica) December 29, 2025
35 matchs en direct pour une couverture inédite à travers l'Afrique.
Le football pour tous, partout. 🌍… pic.twitter.com/kamAI1MS8g
La diffusion est disponible dans 13 pays d’Afrique subsaharienne où Orange est présente. Il s’agit du Burkina Faso, du Botswana, du Cameroun, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de Madagascar, du Mali, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Liberia et de la Guinée-Bissau.
Le dispositif inclut l’intégralité des matchs de la phase de poules des équipes nationales des filiales Orange qualifiées, ainsi qu’une sélection de rencontres des phases à élimination directe — huitièmes de finale, quarts de finale et une demi-finale — complétée par la petite finale et la finale. Des émissions sont également prévues avant et après les matchs.
« Cette année, avec Max it, nous donnons vie à notre vision numérique en offrant une expérience totalement intégrée. […] Cette initiative reflète notre engagement profond à soutenir l'amour de nos clients pour le football et à créer des moments inoubliables qui inspirent et rassemblent des millions de personnes à travers le continent », a déclaré Yasser Shaker, directeur général d’Orange Moyen-Orient et Afrique.
Cet accord vient renforcer l’arsenal de solutions numériques déjà déployé par Orange pour améliorer l’accès à l’information et l’interaction des supporters africains durant la CAN. Cela comprend notamment une plateforme numérique dédiée aux fans, proposant des contenus en temps réel, des statistiques, des interviews et les temps forts des matchs. L’opérateur mise également sur des outils intégrant l’intelligence artificielle à l’image d’un assistant conversationnel multilingue conçu pour répondre instantanément aux questions des supporters. Au-delà des usages numériques, Orange prévoit l’installation de Fan Zones connectées dans plusieurs pays africains.
Cette initiative s’inscrit dans la perspective d’OMEA « de faire de Max it la référence panafricaine du contenu digital, au service de l’inclusion, de l’innovation et de la valorisation des talents du continent ».
Lancée en novembre 2023, la plateforme regroupe des services de télécommunications, des services financiers, du divertissement et des contenus numériques. Par exemple, les clients peuvent accéder à des jeux en ligne, à la musique, à la télévision, à des vidéos, à des films et à des actualités.
Pour rappel, Orange comptait 178 millions d’abonnés dans 17 pays en Afrique et au Moyen-Orient au troisième trimestre 2025. La super app Max it, quant à elle, comptait 17,4 millions d’utilisateurs actifs dans 14 marchés à fin décembre 2024. Au lancement de la plateforme en 2023, l’entreprise avait anticipé 45 millions d’utilisateurs à la fin de 2025. La multinationale capitalisait sur le fait que le smartphone constitue la porte d’entrée vers la vie numérique en Afrique et au Moyen-Orient, avec un taux d’adoption en forte croissance qui devrait atteindre 61 % de clients connectés en 2025.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Ubrick F. Quenum
Lire aussi:
Orange mobilise ses solutions numériques pour la CAN Maroc 2025
Au Sénégal, en 2025, près de 3 % des foyers ruraux disposent d’un accès à Internet, contre 43,8 % dans la région de Dakar, une disparité qui pousse les opérateurs à multiplier les initiatives pour étendre la connectivité sur l’ensemble du territoire.
Sonatel Orange a annoncé, le lundi 22 décembre, le lancement des premières offres Internet haut débit par satellite (VSAT) au Sénégal. Cette initiative positionne l’opérateur comme le premier acteur du marché à proposer une couverture quasi nationale en combinant satellite, fibre optique, 5G et 4G, avec l’ambition de réduire les disparités d’accès entre zones urbaines et territoires enclavés.
Sonatel, premier opérateur de l’Internet par satellite au Sénégal
— Groupe Sonatel (@GroupeSonatel) December 22, 2025
Grâce à l’Internet par satellite, les zones les plus éloignées peuvent désormais accéder à une connectivité fiable, en complément de la Fibre, de la 4G et de la 5G.
L’offre satellite Orange renforce la résilience… pic.twitter.com/AwrjjM9jOd
S’exprimant à cette occasion, le directeur général du groupe Sonatel, Brelotte Ba, a indiqué que ce déploiement s’inscrit dans la vision des autorités sénégalaises en matière de modernisation des infrastructures numériques. Il a souligné que l’opérateur dispose désormais des capacités technologiques et opérationnelles nécessaires pour accompagner la mise en œuvre du Plan Sénégal Horizon 2050, en s’appuyant sur des infrastructures locales et une expertise nationale.
Sur le plan opérationnel, Sonatel Orange s’appuie sur un mix technologique combinant réseaux fixes, mobiles de nouvelle génération et solutions satellitaires. En partenariat avec Eutelsat/Konnect, l’opérateur commercialise depuis le 10 décembre des offres Internet par satellite à destination des ménages et des professionnels, avec une couverture annoncée de près de 99 % du territoire. Ces formules illimitées ciblent en priorité les zones rurales, frontalières ou difficiles d’accès, où les infrastructures terrestres restent limitées.
Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de politiques publiques orientées vers la réduction des fractures territoriales et le renforcement de la continuité numérique à l’échelle nationale. Dans cette dynamique, Sonatel prévoit également le déploiement d’un million de prises de fibre optique supplémentaires entre 2026 et 2028, portant à près de deux millions le nombre de foyers raccordables à l’horizon 2028, y compris dans des localités jusqu’ici peu couvertes.
Au‑delà du renforcement des infrastructures, les enjeux sont également institutionnels et économiques. En se positionnant comme partenaire technologique de l’État et des collectivités, Sonatel entend soutenir la digitalisation des services publics, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’administration. L’objectif est de faciliter l’accès des citoyens aux services numériques essentiels et de consolider une inclusion digitale à l’échelle du territoire.
Samira Njoya
Le groupe Orange est présent dans 17 pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Il est partenaire de longue date de la Confédération africaine de football, instance qui organise la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Dans un communiqué publié le vendredi 19 décembre 2025, l’opérateur télécoms Orange annonce son engagement dans le sport africain en mettant ses solutions numériques et de connectivité au service de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) TotalEnergies 2025, qui se tient au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. L’opérateur veut capitaliser sur cet événement continental pour démontrer le rôle structurant des télécoms dans l’expérience sportive moderne.
« Nous sommes fiers de notre partenariat avec la CAF, car le football est plus qu'un simple sport : c'est une passion commune qui unit et dynamise les communautés à travers l'Afrique. Cette année, avec Max it, nous donnons vie à notre vision numérique en offrant une expérience totalement intégrée », a indiqué Yasser Shaker, directeur général d’Orange Moyen-Orient et Afrique. Et d’ajouter : « nos clients peuvent désormais s'immerger dans l'effervescence de la fan zone de la CAN et vivre la Coupe d'Afrique des Nations TotalEnergies CAF, Maroc 2025, plus près que jamais de l'action ».
Concrètement, Orange déploie un ensemble de dispositifs digitaux destinés à améliorer l’accès à l’information et l’interaction des supporters. Parmi eux figure une plateforme numérique dédiée aux fans, proposant contenus en temps réel, statistiques, interviews et temps forts des matchs. L’opérateur mise également sur des outils intégrant l’intelligence artificielle, à l’image d’un assistant conversationnel multilingue conçu pour répondre instantanément aux questions des supporters.
Au-delà des usages numériques, Orange prévoit l’installation de Fan Zones connectées dans plusieurs pays africains. Ces espaces, équipés d’écrans et de solutions de connectivité, visent à permettre aux supporters, y compris dans des zones moins bien desservies, de vivre la CAN dans des conditions immersives. Cette approche s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à démocratiser l’accès aux services numériques à travers ses réseaux.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
Lire aussi:
La Sierra Leone veut renforcer l’employabilité des jeunes grâce au freelance
Quelques semaines après le lancement de la 5G, Orange Maroc poursuit le renforcement des infrastructures numériques du royaume, misant sur la connectivité internationale pour soutenir la croissance des usages numériques et les ambitions du Maroc en matière de souveraineté digitale.
Orange Maroc a annoncé, le mardi 16 décembre, l’inauguration à Nador de la première cable landing station (CLS) open access du Maroc, une infrastructure stratégique destinée à accueillir le câble sous-marin Medusa. Long de plus de 8700 km et reliant 19 points d’atterrissement entre l’Europe et l’Afrique du Nord, ce câble à très haut débit devrait renforcer la connectivité internationale du royaume et soutenir ses ambitions de hub numérique régional.
« C’est une infrastructure que les équipes Orange Maroc ont conçue et réalisée grâce à des expertises locales, mais aussi avec la participation active des expertises du groupe Orange. Elle permettra au Maroc de renforcer sa souveraineté numérique et de soutenir le développement numérique de l’économie marocaine », a déclaré Mohamed Benali, Chief Technology & Information Officer d’Orange Maroc.
Le projet Medusa vise à offrir une capacité de transmission de données pouvant atteindre 20 térabits par seconde par paire de fibre, grâce à une technologie de fibres optiques de nouvelle génération. En connectant directement Nador à Marseille, ainsi qu’à d’autres points stratégiques en Méditerranée, ce câble sous-marin devrait renforcer la résilience des échanges numériques entre l’Afrique du Nord et l’Europe, tout en diversifiant les routes de connectivité. La station d’atterrissement construite par Orange Maroc s’étend sur 3500 m² et dispose d’une capacité IT dimensionnée pour accueillir des services numériques avancés.
Un projet inscrit dans une stratégie nationale et régionale
Ces réalisations s’inscrivent dans la stratégie de long terme d’Orange Maroc, qui prévoit plus de 100 milliards de dirhams (environ 10,9 milliards de dollars) d’investissements sur 25 ans pour le développement des infrastructures numériques du pays. Elles accompagnent notamment le déploiement de la 5G, le développement de solutions d’intelligence artificielle, ainsi que le renforcement de la souveraineté numérique à travers le data center Orange Tech et des partenariats cloud.
À plus large échelle, ces initiatives s’inscrivent également dans les ambitions du Maroc en matière de transformation digitale, visant à bâtir un écosystème numérique performant, durable et compétitif, capable de soutenir la croissance de l’économie nationale, tout en intégrant des engagements sociétaux et environnementaux, notamment l’objectif de recours à 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2040.
Impacts économiques et technologiques
Sur le plan économique, l’arrivée du câble Medusa pourrait contribuer à transformer le paysage numérique national. En améliorant la connectivité internationale du royaume, cette infrastructure est appelée à attirer de nouveaux investissements technologiques, à soutenir la croissance des services numériques et à réduire les coûts de bande passante pour les entreprises comme pour les utilisateurs. Elle offre également une redondance stratégique face à l’augmentation des flux de données et aux besoins croissants liés à la 5G, au cloud computing et à l’intelligence artificielle.
Samira Njoya
Lire aussi:
Orange Money et Visa s’associent pour faciliter les paiements en ligne en Afrique