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Dans la perspective d’un déploiement en 2024, les autorités tunisiennes ont décidé de tester les services d’un fournisseur d’accès à Internet à haut débit et à faible latence.

Dans le cadre d’un atelier organisé pour débattre de la réalité et des perspectives de l’Internet par satellite en Tunisie, le ministère des Technologies de la communication a annoncé, le lundi 2 octobre, le déploiement des services du fournisseur américain d’Internet à haut débit par satellite Starlink pour une période d’essai de trois mois. Les villes de Tunis, de l’Ariana et de Gabès ont été choisies pour recevoir les kits et terminaux nécessaires pour accéder aux services.

L’objectif est, entre autres, de découvrir les technologies de connexion à Internet par satellite et de comparer avec les méthodes traditionnelles actuellement accessibles en Tunisie, telles que les connexions via les opérateurs télécoms, la fibre optique ou encore les câbles sous-marins. Il s'agit aussi d’aborder la question du cadre juridique et réglementaire nécessaire à la vente de ces matériels, ou encore du modèle économique.

La Tunisie, comme la plupart des pays du continent, cherche des alternatives pour connecter la majorité de la population, en l’occurrence celles des zones enclavées et/ou reculées, à travers sa stratégie nationale de développement de l’infrastructure numérique et des solutions techniques. Cette phase pilote fait suite à la visite en juillet du ministre tunisien des TIC, Nizar Ben Néji, aux Etats-Unis. Il y avait signé un partenariat avec la firme américaine pour permettre à son ministère, à l’Agence nationale des fréquences, au Centre d’études et de recherches des télécommunications et au régulateur télécoms de rédiger les licences pour la fourniture des services d’Internet par satellite.

D’après son calendrier de déploiement publié en début d’année, le pays dirigé par Kaïs Saïed ne fait pas partie de ceux où Starlink devrait se déployer cette année. Il est attendu pour 2024 et cette phase pilote, au dernier trimestre de l’année, confirme cette tendance. Pour rappel, le taux de pénétration d'Internet en Tunisie est de 66,7% en 2022, selon les données de DataReportal.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 04 octobre 2023 13:45 Written by

Les réseaux télécoms investissent de plus en plus dans l’Internet de cinquième génération. En Sierra Leone, le géant français des télécommunications Orange se lance sur ce segment.

La filiale sierra-léonaise du réseau télécoms Orange a annoncé la semaine dernière le lancement de la phase pilote de l’Internet mobile de cinquième génération, avec pour objectif d’offrir aux abonnés des vitesses de connexion plus élevées, une connectivité améliorée et une faible latence. Cette phase pilote se déroulera uniquement dans le quartier des affaires de Freetown, la capitale du pays.

« Ce lancement est en effet une étape importante pour la Sierra Leone. Je suis ravi qu’Orange Sierra Leone prenne l’initiative de définir la norme technologique de base pour la 5G en déployant cette phase pilote de pointe sur notre réseau, conformément à la vision de l’entreprise de devenir un fournisseur de services Internet mobiles de premier ordre en Sierra Leone », a déclaré Sekou Drame, président-directeur général de Sonatel, société mère d’Orange Sierra Leone.

Orange multiplie les investissements dans la technologie 5G sur le continent. Entre autres, le Botswana, la Tunisie, la RDC, la Côte d’Ivoire ou encore le Sénégal ont bénéficié des tests de la 5G commerciale de la firme française. La semaine dernière, elle a ouvert un laboratoire 5G à Madagascar pour permettre aux divers acteurs locaux de la tech de découvrir cette technologie, d’effectuer des démonstrations de cas d’usage et de tester l’évolution de leurs produits et services.

Les autorités sierra-léonaises, de leur côté, ont identifié Internet comme un axe majeur de la transformation numérique dans leur document de Stratégie nationale d'innovation et de numérisation (NIDS) (2019-2029). Julius Maada Bio (photo, au centre), président de la Sierra Leone, a à cet effet reçu la délégation du groupe Sonatel pour témoigner sa reconnaissance vis-à-vis de ce lancement, car il s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la révolution numérique de son gouvernement.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 03 octobre 2023 12:40 Written by

Le groupe français Orange multiplie les investissements pour faciliter la transformation numérique dans les pays où il est implanté. Il ouvre son 19e Orange 5G Lab, le troisième du continent.

Orange, un groupe télécoms français présent dans 16 pays d’Afrique, a inauguré le jeudi 28 septembre son troisième laboratoire 5G sur le continent. L’événement s’est déroulé lors d’un salon organisé à Antananarivo dans le but de faire découvrir l’expérience de l’Internet de 5e génération. Ces laboratoires permettent aux divers acteurs du secteur technologique de découvrir la 5G, d’effectuer des démonstrations de cas d’usage 5G, de tester l’évolution de leurs produits et services en 5G.

« Ce salon marque le lancement à Madagascar d’un espace Orange 5G Lab, qui est implanté dans les locaux d’Orange Digital Center Madagascar à Ankorondrano. Le programme Orange 5G Lab Madagascar a pour objectif d’accompagner les acteurs du numérique et économiques à mieux appréhender les opportunités, la valeur et l’utilité de la 5G », indique le communiqué.

La firme française s’impose de plus en plus comme un acteur de choix dans l’accélération de la transformation numérique en Europe, en Asie et en Afrique. En juin et septembre 2022, elle a respectivement inauguré des espaces Orange 5G Lab à Dakar au Sénégal et à Abidjan en Côte d’Ivoire. Ce troisième laboratoire intervient donc plus d’un an après les deux premiers.

Pour rappel, la 5G offre des vitesses de chargement et de téléchargement plus élevées, des connexions plus cohérentes, ce qui révolutionne le secteur technologique à bien des égards.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 02 octobre 2023 11:22 Written by

Grâce à la boucle régionale de fibre optique qu’elle construit en s’interconnectant avec ses voisins, la Tanzanie veut former une large boucle régionale qui lui permettra d’offrir à ses populations une connectivité à très haut débit de haute qualité et à des coûts abordables.

La Tanzanie connectera l’Ouganda à sa dorsale nationale à haut débit pour les technologies de l’information et de la communication (NICTBB). Cela fait partie des clauses d’un protocole d'accord signé entre la Tanzania Telecommunications Corporation (TTCL) et la National Information Technology Authority Uganda (NITA-U) le vendredi 29 septembre, pour renforcer la coopération entre les deux nations dans le domaine des TIC.

L’accord d'une valeur de 28,8 millions $ aura une durée de 15 ans et sera mis en œuvre par la NITA-U et la TTCL.

« Les liaisons TIC avec l’Ouganda créeront une autre possibilité de connexion avec d’autres pays. Le gouvernement continuera d’investir dans la gestion des infrastructures afin d'accroître la productivité », a déclaré Nape Nnauye, le ministre de l’Information, de la Communication et des Technologies de l’information de la Tanzanie, avant d’ajouter que l’accord offre une occasion importante d’établir dans les mois à venir une connexion entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Soudan du sud.

Ce partenariat entre la Tanzanie et l'Ouganda dans le domaine des TIC est le fruit de la visite de la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan en Ouganda en mai 2022. Elle avait convenu avec son homologue ougandais Yoweri Museveni d'intégrer les dorsales TIC des deux pays afin d'offrir de meilleurs services Internet.

A en croire Chris Baryomunsi, le ministre ougandais des TIC et de l'Orientation nationale, le protocole d’accord permettra de transformer la vie de la population en leur offrant des opportunités. Il permettra également de stimuler la croissance économique dans les deux pays grâce à l'utilisation des TIC.

La liaison par fibre optique que la Tanzanie va réaliser avec l'Ouganda interviendra après celle actuellement en cours avec le Malawi. En début de ce mois, la Tanzanie a signé un accord avec les autorités malawites pour tirer son infrastructure nationale de fibre optique jusqu’à la ville frontalière de Kasumulo. Une fois l’interconnexion achevée, l'Ouganda rejoindra la liste des pays avec lesquels la Tanzanie partage une interconnexion. Y figurent le Burundi, le Kenya, le Mozambique ou encore le Rwanda.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 02 octobre 2023 09:16 Written by

Face à la transformation numérique, les investissements se multiplient en Afrique pour garantir une connectivité de qualité aux populations. Au cours des trois dernières années, de nouvelles infrastructures télécoms ont été mises en service à cet effet.

La demande en services Internet à haut débit a augmenté depuis 2020 en Afrique. Ce besoin a actuellement une incidence directe sur la capacité de transmission du continent qui enregistre le taux de croissance annuel composé (CAGR) le plus rapide du monde au cours des trois dernières années, selon la Commission du haut débit de l’Union internationale des télécommunications (UIT), dans son rapport « The State of Broadband 2023 Digital Connectivity A Transformative Opportunity ».

Une dizaine de nouveaux systèmes sous-marins de fibre optique ont en effet été mis en service sur le continent entre 2020 et 2023, renforçant la bande passante totale disponible de plus de 70 térabits. Aux câbles tels que le South Atlantic Inter Link, Orval, METISS, DARE1, EllaLink, Maroc Telecom West Africa, Equiano, 2Africa, etc., se sont également ajoutés des milliers de kilomètres de fibre optique terrestre déployés par divers fournisseurs comme Liquid Telecom. A cela s’ajoutent les capacités data des systèmes de communication par satellite nationaux et internationaux comme Eutelsat, YahClick, Intelsat, Starlink, OneWeb, etc.

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Source : Broadband Commission

Les données de la société technologique Ericsson sur l’Afrique sub-saharienne, qui abrite plus de la moitié de la population du continent, quantifient le besoin en connectivité qui soutient l’accroissement de la capacité de transmission du continent. Dans son Mobility Report de juin 2020, l’entreprise suédoise indique que le trafic Internet mensuel par smartphone dans la région était de 1,9 gigabits (GB) en 2019. En juin 2022, ce trafic mensuel a grimpé à 4,7 GB. Ericsson estime que cette croissance du volume de demande atteindra 19 GB en 2028, uniquement pour les consommateurs particuliers.

Cependant, ce rapide taux de croissance annuel de la capacité de transmission à haut débit ne profite pas toujours à toutes les populations africaines qui sont pourtant couvertes à 83% par un réseau télécoms (49% par la 4G et près de 30% par la 3G), selon l’UIT. Le taux d’accès à Internet est de  seulement 33% (87% en Europe, 81% aux Etats-Unis, 61% en Asie-Pacifique) malgré un potentiel de connectivité à haut débit important. Plusieurs obstacles freinent encore la pleine exploitation des divers investissements Internet réalisés par les Etats et les fournisseurs de services. Parmi ceux-ci, la cherté des services à haut débit d'entrée de gamme. Ils sont encore largement au-dessus du seuil fixé par la Commission du haut débit : moins de 2% du revenu national brut mensuel par habitant.

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Source : UIT

Le coût d’accès aux téléphones adaptés à l’Internet mobile est également un autre obstacle. Dans son étude « To Luxury To Lifeline. Reducing the cost of mobile devices to reach universal internet access » portant sur 70 pays du monde, Alliance for Affordable Internet (A4AI) a dressé une carte thermique qui révèle les marchés où le prix d’un smartphone est le plus accessible. L'accès aux ordinateurs est également coûteux. Seul 1% de la population africaine est connecté au haut débit fixe à domicile (35% en Europe, 23% aux Etats-Unis, 17% en Asie-Pacifique) sur près de 2,5 millions de km de fibre optique déjà déployés sur le continent.

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Source: Alliance for Affordable Internet

D'après l'UIT, l'Internet est actuellement un catalyseur de développement économique et social dont l'importance n'est plus à démontrer. L'Agence onusienne affirme qu'améliorer le taux de pénétration du haut débit mobile et fixe de 10% correspond respectivement à une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 2,5% et 1,5%. 

Muriel Edjo

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Posted On mardi, 26 septembre 2023 14:54 Written by

En 2021, Starlink a entamé des négociations avec les autorités de certains pays africains afin d’obtenir les autorisations nécessaires pour y fournir ses services de connectivité par satellite. Poursuivant le même objectif, l’entreprise s’associe aux entreprises africaines ayant des ambitions convergentes.

Le fournisseur panafricain de connectivité à haut débit Paratus a annoncé, le vendredi 22 septembre, la conclusion d’un accord en tant que distributeur des services Internet à haut débit de Starlink sur le continent africain.

Dans le cadre dudit accord, Paratus fournira Starlink à ses clients, à travers le continent, au fur et à mesure que les licences d'exploitation seront accordées à Starlink en Afrique. Dans l’immédiat, Starlink sera disponible auprès de Paratus au Mozambique, au Kenya, au Rwanda et au Nigeria, avant d'être étendu à d'autres pays.

« L’accord avec Starlink renforce notre offre de services LEO (low earth orbit) en Afrique et confirme notre capacité et notre portée considérables sur le continent. Il renforce notre objectif de collaborer avec des entités qui partagent notre vision de la transformation des entreprises et des communautés africaines », a déclaré Martin Cox, directeur commercial du groupe Paratus.

Pour Starlink, le nouvel accord s’inscrit dans sa stratégie d’expansion qui vise à apporter les services Internet à haut débit par satellite partout sur la planète, y compris dans les zones reculées et enclavées, donc difficiles d’accès pour les réseaux terrestres des opérateurs mobiles.

Ainsi, le partenariat entre Paratus et Starlink devrait contribuer à renforcer la concurrence sur le marché de l’Internet en Afrique et y favoriser l’inclusion numérique. Selon un rapport publié en 2022 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), en 2021, 33% des Africains utilisaient Internet contre 63% pour la moyenne mondiale. Des chiffres qui ont largement augmenté en 2022 avec l'arrivée de nouveaux opérateurs télécoms et la construction de nouvelles infrastructures dans plusieurs pays.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 25 septembre 2023 16:44 Written by

Le fournisseur de services Internet haut débit Starlink a exprimé son intérêt de conquérir le marché africain d’ici 2024. Jusqu'à présent, la société a lancé des opérations dans cinq pays et cherche à faire de même au Tchad avec des plans pour étendre sa portée à 23 marchés africains.

L’Autorité tchadienne de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP) a lancé un avertissement aux individus qui commercialisent et exploitent illégalement les terminaux Starlink dans le pays. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux le vendredi 22 septembre, le régulateur de télécoms, met en garde les contrevenants contre les sanctions prévues par la loi en cas de poursuite des activités sus-citées.

« Sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et une amende allant de 100 000 000 [162 500 USD] à 200 000 000 de francs ou de l’une des deux peines le fait de fournir ou de faire fournir au public un service de communication électroniques sans l’autorisation prévue à la présente loi ou de maintenir en violation une décision de suspension ou de retrait de cette autorisation », informe le communiqué rappelant ainsi l’article 113 de la loi n° 014/PR/2014 portant sur les communications électroniques.

Le communiqué du l’ARCEP intervient alors que le réseau Starlink est de plus en plus utilisé au Tchad. Sur les réseaux sociaux, les utilisateurs approuvent les nouveaux services qui selon eux viennent combler la fracture numérique dans le pays en fournissant un accès Internet à des communautés mal desservies à un coût abordable.

Pour l’autorité de régulation des télécoms, le problème réside au niveau de la licence que devrait obtenir préalablement Starlink avant de lancer ses activités dans le pays. Rappelons qu'il y a deux jours, l'ARCEP a tenu une réunion de concertation sur le dossier de demande de Fournisseur d’accès à Internet (FAI) par Satellite au Tchad de Starlink. La réponse devrait être donnée dans les prochains jours. 

Au Tchad, l'utilisation légale de Starlink devrait stimuler le secteur numérique et offrir une connexion Internet haut débit à une population qui se plaint constamment de la mauvaise qualité et des coûts élevés d’Internet.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 22 septembre 2023 16:09 Written by

L’accès au haut débit est considéré par l’Union internationale des télécommunications comme un indicateur de développement. Alors que la digitalisation s’accélère en Afrique, assurer la connectivité des populations revêt plus qu’un enjeu économique.

La réparation des câbles sous-marins de fibre optique West African Cable System (WACS), South Africa Transit 3 (SAT3) et Africa Coast to Europe (ACE), endommagés au début du mois d’août 2023, est achevée. Les trois infrastructures télécoms à haut débit qui relient la côte ouest de l'Afrique à l'Europe avaient été sectionnées au large des côtes de la République démocratique du Congo à la suite d'un éboulement dans un canyon sous-marin. Les réparations ont été effectuées par le navire câblier Léon Thévenin, arrivé en Afrique du Sud le 21 août.

Openserve la branche Internet haut débit du groupe télécoms sud-africain Telkom, qui est par ailleurs l’un des membres du consortium des câbles WACS et SAT3 — a attesté le mercredi 20 septembre de la fin avec succès des réparations.

« L'achèvement de ces travaux est une bonne nouvelle pour les utilisateurs d'Internet, car cela signifie qu'il y a plus de capacité disponible et que la résilience du réseau est améliorée », a déclaré Openserve.

A cause de la rupture des trois câbles sous-marins de fibre optique, c’est une capacité data totale de 154,5 térabits par seconde (Tbps) dont étaient privés les fournisseurs d’accès à Internet et les consommateurs depuis plus d’un mois. Soit 20 Tbps pour le système ACE qui connecte dix pays africains ; 120 Tbps pour le SAT3 et 14,5 Tbps pour le WACS qui connectent ensemble onze pays africains.

Pour certains pays comme le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire qui accueillent tous ces câbles, le désagrément causé par l’incident sur les infrastructures télécoms a été quelque peu plus rude. Mais les solutions alternatives adoptées par les opérateurs ont permis de préserver la continuité des services Internet.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que les câbles SAT3, WACS ou encore ACE sont endommagés. En 2017 et 2020 les câbles avaient été sectionnés, entravant la continuité des activités commerciales dans plusieurs pays. Pour y remédier définitivement, de nombreux pays multiplient leur accès aux systèmes sous-marins, d’autres font le choix du satellite.

Alors que l’Internet est aujourd’hui considéré, par les Nations unies, comme un service de base à même de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD), la diversification des sources de connectivité doit désormais revêtir plus qu’un enjeu économique pour les Etats africains.

Samira Njoya

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Posted On jeudi, 21 septembre 2023 15:36 Written by

Le fournisseur de services Internet haut débit Starlink a exprimé son intérêt de conquérir le marché africain d’ici 2024. Jusqu'à présent, la société a lancé des opérations dans cinq pays et cherche à faire de même au Zimbabwe avec des plans pour étendre sa portée à 23 marchés africains.

Le gouvernement zimbabwéen exige d'Elon Musk le respect des procédures s'il veut lancer Starlink, sa société de fourniture d’Internet par satellite dans le pays. L'Autorité de régulation des postes et télécommunications du Zimbabwe (POTRAZ) a mis en garde à cet effet les utilisateurs et les revendeurs de Starlink au Zimbabwe.

Selon le régulateur télécoms, pour lancer ses activités dans le pays, Starlink, la filiale de la société américaine SpaceX, peut soit demander une licence, soit s'associer à une entreprise locale enregistrée en tant qu'opérateur de réseau public. Dans ce cas « l'opérateur satellite et l'opérateur de réseau local concluent un accord d'opérateur de réseau virtuel (VNO), qui doit être approuvé par l'Autorité, afin de garantir que l'opérateur de réseau public satisfait aux exigences légales et réglementaires stipulées dans la licence », a déclaré la POTRAZ.

Rappelons que c’est en décembre 2022 que Starlink avait annoncé le lancement de ses activités au Zimbabwe. Sur son site web, Starlink avait indiqué qu’il prévoyait de desservir la région à partir du quatrième trimestre 2023. Ainsi, selon le régulateur, si ce calendrier reste inchangé, l’entreprise devrait déjà avoir soumis une demande de licence à ce jour.

L'arrivée de Starlink au Zimbabwe devrait permettre de stimuler le secteur numérique et de fournir une connexion Internet haut débit à la population qui se plaint sans cesse de la mauvaise qualité et des coûts élevés d’Internet dans le pays .

Samira Njoya

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Posted On lundi, 04 septembre 2023 13:08 Written by

La demande en connectivité à haut débit croît dans plusieurs pays d’Afrique. Les gouvernements qui entrevoient dans le numérique de nombreuses opportunités s’attèlent aujourd’hui à la satisfaire pour garantir une future transformation économique et sociale efficace.

La société technologique chinoise Huawei a livré à LeoneCom – société nationale responsable de la gestion, de la maintenance et de la commercialisation de l’infrastructure nationale de fibre optique - le réseau national de fibre optique dont la mise en place lui avait été confiée.

Lors de la cérémonie, qui s’est tenue le jeudi 17 août, Salima Bah, la ministre sierra-léonaise des Communications, de la Technologie et de l'Innovation, a déclaré que la livraison de l’infrastructure télécoms à haut débit représente une étape décisive vers la fourniture à la population d'un accès transparent et pratique à Internet. Selon elle, cette évolution contribuera à autonomiser davantage les citoyens, à stimuler la croissance économique et à favoriser l’innovation dans divers secteurs.

La livraison du réseau national de fibre optique par LeoneCom est le fruit de la finalisation de la seconde phase de construction de l’infrastructure télécoms qui portait sur un tronçon de 690 km, confiée à Huawei en 2019.  Au cours de cette phase, il avait été prévu l’installation de la fibre optique dans des régions non connectées. Cela offrirait aux opérateurs de réseaux mobiles et fournisseur de services Internet l’opportunité d'augmenter leurs capacités et de proposer des services 3G et 4G de qualité.

La Sierra Leone avait obtenu un prêt financier de 30 millions $ d’Exim Bank of China pour mener à bien cette seconde phase de réalisation du réseau national de fibre optique dont la finalité est de faire entrer la Sierra Leone dans l’économie numérique.

En 2019, le gouvernement sierra-léonais a lancé la Stratégie nationale d'innovation et de numérisation (NIDS) (2019-2029) dont l’objectif est, entre autres, d’accélérer le développement des services numériques, l’innovation numérique, l’appropriation de l'Intelligence artificielle (IA). La qualité de l’internet a été identifiée comme l’un des axes majeurs de cette transformation numérique profonde du pays.

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Posted On mercredi, 23 août 2023 17:56 Written by
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