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La demande en connectivité à haut débit continue de s’accélérer en Afrique. Les autorités sud-africaines veulent fournir davantage de capacités aux fournisseurs de services Internet pour mieux répondre à cette demande.

L’Autorité indépendante des communications d’Afrique du Sud (ICASA) souhaite mettre à disposition des fréquences radio supplémentaires pour la fourniture de connectivité Internet à haut débit via Wi-Fi. Le régulateur a fait cette proposition dans un projet de modification de la réglementation actuelle sur les fréquences radio qu’il a récemment publié afin de recueillir les commentaires des parties prenantes du secteur.

L’ICASA explique que sa décision de mettre à jour la réglementation se justifie « par le besoin de maintenir les dispositions de la réglementation à jour avec les technologies existantes et émergentes visant à révolutionner le secteur des communications électroniques ». Elle propose donc l’affectation de la partie inférieure de la bande de 6 GHz (5925 MHz à 6425 MHz), ainsi que la bande 122 GHz à 246 GHz pour les applications non spécifiques à courte portée.

Cette décision de l’ICASA fait suite à la pression exercée depuis quelques mois par les fournisseurs de services Internet d’Afrique du Sud pour libérer davantage de fréquences sur la bande de 6 GHz. Selon l’Association des fournisseurs d’accès sans fil d’Afrique du Sud (WAPA), cette bande de fréquences devrait permettre de déployer la Wi-Fi 6E, la dernière technologie en matière de Wi-Fi. Cela devrait rapporter jusqu’à 57,76 milliards USD à la nation arc-en-ciel sur les dix prochaines années.

Selon l’ICASA, la libération de fréquences supplémentaires dans la bande de 6 GHz « donnera un coup de pouce indispensable à la disponibilité et à l’adoption du Wi-Fi, et devrait permettre des communications de données plus rapides entre les appareils connectés à l’infrastructure sans fil, réduire la latence et améliorer l’efficacité et le débit des données ».

Isaac K. Kassouwi

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Posted On jeudi, 22 décembre 2022 14:42 Written by

L’économie du Zimbabwe est en grande partie axée sur l’exploitation des ressources naturelles. Alors que la quatrième révolution industrielle se prépare, Harare veut faire du numérique le socle du développement du pays à l’horizon 2030.

Le gouvernement zimbabwéen a approuvé le mardi 20 décembre le programme national du haut débit pour la période 2023-2030. Ledit programme vise notamment à accélérer la pénétration du haut débit au Zimbabwe et à réduire le coût d'accès à 2 % du revenu mensuel moyen par habitant contre 10,1 % actuellement.

A travers le programme, il est prévu un certain nombre de projets clés qui seront financés par le gouvernement et les investisseurs privés. De plus, un comité du haut débit sera créé pour fournir une évaluation périodique des progrès, faciliter la coordination et la collaboration ainsi que mettre en évidence les domaines d’ajustement du programme.

Ce plan s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique du gouvernement d’Emmerson Mnangagwa de faire du Zimbabwe une société à revenu supérieur d’ici 2030. L’exécutif veut donc favoriser l’accès et l’adoption des services à haut débit au niveau des agences gouvernementales, des entreprises, des ménages et des particuliers, afin de transformer la trajectoire de croissance du Zimbabwe, qui est en grande partie déterminée par l’exploitation des ressources naturelles, en une croissance axée sur l’innovation.

Monica Mutsvangwa, ministre de l’Information, de la Publicité et de la Radiodiffusion, a déclaré : « l’importance du haut débit et ses avantages transformateurs sont notamment les suivants : renforcement de la compétitivité mondiale, création d’emplois, augmentation de la productivité, amélioration de la sécurité nationale et amélioration des performances dans l’éducation, l’agriculture, la santé et la gouvernance. Tous ces éléments sont des conditions préalables à la réalisation des objectifs de développement durable ».

Isaac K. Kassouwi

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Posted On jeudi, 22 décembre 2022 14:40 Written by

La main-d'œuvre numérique espérée par l’Afrique pour développer le continent dans les prochaines années fait encore défaut. Pour soutenir les actions des gouvernements, le groupe Orange s’implique dans la formation et l’accompagnement des jeunes porteurs de projets numériques à travers l’Afrique.

L’opérateur de téléphonie mobile Orange a officiellement inauguré son Digital Center ce mercredi 7 décembre à Conakry. L’infrastructure technologique dont la mise en œuvre est le fruit d’un accompagnement de la GIZ, l’agence allemande de coopération pour le développement, permet aux jeunes diplômés et non diplômés de se former au numérique, d’être incubés, accélérés gratuitement, afin de gagner en indépendance professionnelle.

Ousmane Boly Traoré, directeur général d’Orange Guinée, a expliqué que ce nouveau centre digital permettra aux jeunes d’être « non seulement compétitifs sur le marché de l’emploi, mais qu’ils puissent également trouver les ressources nécessaires pour se former aux nouvelles technologies, entreprendre et à leur tour créer de l’emploi ».

Etabli sur une superficie de 600 m2, l’Orange Digital Center (ODC) de la Guinée réunit comme les autres, quatre programmes stratégiques du groupe que sont : une Ecole du Code, un atelier de fabrication numérique FabLab Solidaire, un accélérateur de start-up Orange Fab, ainsi qu’Orange Ventures Middle East and Africa, le fonds d'investissement du groupe télécoms.

L’ensemble de ces programmes sont gratuits et ouverts à tous. Ils vont de la formation des jeunes au numérique, dont 90% de pratique, à l’accompagnement pour les porteurs de projets, en passant par l’accélération de start-up et l’investissement dans ces dernières.

Depuis quelques années, le gouvernement guinéen œuvre au développement des compétences numériques au sein de la population. En septembre dernier, le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a dévoilé le projet du gouvernement de transformer l’Ecole des postes et télécommunications en Ecole nationale du numérique. L’initiative pratique d’Orange vient enrichir cette action volontaire des autorités publiques d’offrir dès maintenant aux jeunes un cadre de formation aux compétences numériques et de préparer la future main-d'œuvre qualifiée qui permettra au pays de tirer le maximum de profit de l’économie numérique.

C'est le 13e  Orange Digital Center d’Afrique et du Moyen-Orient, après la Tunisie, le Sénégal, l’Ethiopie, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, l’Egypte, la Jordanie, Madagascar, le Maroc, le Liberia et le Botswana. Il s’inscrit pleinement dans la démarche d’Orange en faveur de l'inclusion numérique et vise selon Frank Lütje, chargé d’affaires de l’ambassade de la République fédérale d'Allemagne en République de Guinée, à « renforcer l’accès des jeunes au marché du travail ainsi qu’à l'entrepreneuriat afin qu’ils puissent contribuer pleinement à un meilleur futur pour leurs générations et la Guinée dans son ensemble. »

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 07 décembre 2022 15:43 Written by

Depuis 2018, l’ultra haut débit se développe en Afrique. Son déploiement se fait d’ailleurs plus rapidement que prévu par divers cabinets spécialisés internationaux. Comme MTN, son grand rival sud-africain, 2022 marque l'année d'entrée officielle d'Orange sur ce segment riche d'opportunités sur le continent.

L’opérateur de téléphonie mobile Orange Botswana a procédé au lancement commercial de la 5G, jeudi 10 novembre, à Gaborone. Le pays est ainsi devenu le tout premier marché 5G d’Orange en Afrique. Le services télécoms ultra haut débit sera disponible dans les régions de Gaborone et Francistown, couvrant 30 % de la population à partir du 11 novembre 2022. D’autres villes suivront début 2023.

D’après Jérôme Hénique, le directeur général d’Orange Moyen-Orient et Afrique, le lancement de la technologie 5G au Botswana permettra au groupe télécoms « d’étendre cette technologie et d’acquérir de l’expérience pour d’autres pays d’Orange en Afrique. Les avantages et l’impact potentiel du lancement de la 5G sont prometteurs ».

D’une part, le lancement de la 5G « contribuera à promouvoir l’inclusion numérique en Afrique, ce qui se traduira par une croissance socio-économique et par la création d’emplois. D’autre part, il permettra de veiller à ce que l’Afrique s’approprie les outils modernes de gestion numérique afin de connecter chaque citoyen africain à l’Internet d’ici 2030, conformément à la stratégie de transformation numérique pour l’Afrique de l’UA [Union africaine] (2022 - 2030) », a-t-il affirmé.

La 5G, grâce à son très haut débit et à sa faible latence, permettra la mise en place de nouveaux services disruptifs dans des domaines tels que la télémédecine, les véhicules connectés, les villes connectées, les jeux vidéo, les maisons intelligentes, la réalité virtuelle et augmentée. La 5G offrira également de nouvelles possibilités aux entreprises, aux innovateurs et à la société dans son ensemble.

Le 27 janvier 2021, lors de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux à la presse d’Orange, à Issy-les-Moulineaux, l’ancien président-directeur général, Stéphane Richard, annonçait l’investissement du groupe télécoms dans la 5G en Afrique « probablement dès la deuxième moitié de 2021 et en 2022 ». Des propos prudents au regard du cadre réglementaire qui tardait encore à s’adapter aux nouvelles réalités de plusieurs marchés télécoms africains.

Une prudence qui n’avait pas toutefois douché l’optimisme d’Orange pour l’avènement de la 5G en Afrique puisque l’entreprise télécoms s’est assurée la même année de la capacité de plusieurs de ses marchés à adopter la technologie. La technologie avait ainsi été testée avec succès au Sénégal, au Mali ou encore en Tunisie.

A travers le lancement de la 5G au Botswana, Orange voit une plus grande contribution de l’entreprise dans la promotion de l’innovation et de l’inclusion numérique au niveau national. La société estime qu’elle répond à l’ambition du gouvernement de tirer parti des innovations de la quatrième révolution industrielle (4RI), dans le but de transformer le Botswana en une économie inclusive, davantage fondée sur la connaissance.

Pour Néné Maiga (photo, au centre), la directrice générale d’Orange Botswana, « la connectivité 5G est une occasion incroyable. Cela va changer la façon dont les clients vivent la connectivité ».

Muriel Edjo

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Posted On vendredi, 11 novembre 2022 16:37 Written by

Par le passé, les opérateurs télécoms ont peu investi dans les zones rurales en Afrique, car peu attrayantes économiquement. Avec l’économie numérique qui s’accélère sur le continent, plusieurs acteurs procèdent déjà à un repositionnement stratégique.

A travers sa filiale Orange Côte d’Ivoire, le groupe Orange a annoncé, le mardi 8 novembre, la signature d’un accord de service avec la société Vanu, Inc. pour étendre sa couverture réseau en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Liberia. Le projet débutera avec la mise en place de 1 070 sites, dont 700 en Côte d’Ivoire, 170 au Burkina Faso et 200 au Liberia. Le partenariat entre Orange et Vanu inclura la fourniture de mises à niveau technologiques et sera basé sur le modèle innovant « Network-as-a-Service » (NaaS).

Selon Nafy Coulibaly (photo), la directrice générale adjointe d’Orange chargée des opérations en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Liberia, « Orange va déployer ses services en améliorant/augmentant stratégiquement sa couverture réseau afin que personne ne soit laissé pour compte. Notre objectif est en effet de fournir un accès libre et gratuit aux services numériques, en tout lieu et au plus grand nombre […] de rendre les services numériques accessibles aux millions d’habitants des zones rurales de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Liberia qui n’étaient pas couvertes jusqu’alors ».

Le partenariat entre Orange Côte d’Ivoire et Vanu, Inc. s’inscrit dans le cadre du programme IDEAL d’Orange, dont l’objectif est l’extension de la couverture réseau dans les zones rurales à 20 millions de personnes grâce à la construction de 5 000 sites en quatre ans. Les zones rurales d’Afrique où résident encore une grande partie de la population, faiblement couvertes en réseaux télécoms, représentent une niche de marché à fort potentiel de croissance pour les opérateurs télécoms.

En renforçant sa présence dans les zones rurales de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Liberia, le groupe Orange se donne les moyens d’accroître son nombre d’abonnés dans ces différents marchés. En devenant le principal fournisseur de services dans ces zones, il renforcera aussi la portée de ses services numériques.

Muriel Edjo

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Posted On mercredi, 09 novembre 2022 13:32 Written by

Cinq ans après le décès prématuré de son premier satellite national, le gouvernement angolais annonce le lancement de Angosat-2 livré depuis le 26 juillet dernier.

Angosat-2, le satellite angolais construit par la Russie sera mis en orbite le mercredi 12 octobre. C’est ce qu’a déclaré le mardi 4 octobre Mário Augusto da Silva Oliveira, le ministre angolais des Télécommunications, des Technologies de l'information et de la Communication sociale (MINTTICS).

Le satellite sera lancé depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan par l'intermédiaire de l'Agence spatiale fédérale russe (Roscosmos). Il résulte du protocole complémentaire au contrat signé entre la Russie et l’Angola qui prévoyait la construction d’un nouvel engin de remplacement en cas d’échec du premier satellite Angosat-1 d’une valeur de 327,6 millions de dollars.

Selon le directeur général du Bureau national de gestion du programme spatial angolais (GGPEN), Zolana João, Angosat-2 sera sept fois plus rapide que son prédécesseur Angosat-1, qui avait été perdu quelques heures après son lancement en 2017.

Avec un haut débit de transmission de données (HTS), fournissant 13 gigaoctets dans chaque région éclairée (zones de portée du signal du satellite), le nouveau satellite va assurer la couverture complète du territoire national et fournira des services de télécommunications (téléphonie, Internet, télémédecine, diffusion et radiodiffusion). Il couvrira l'ensemble du continent africain, en particulier l'Afrique australe et sera basé sur la plateforme Eurostar-3000 avec une durée de vie nominale de 15 ans.

Le lancement d'Angosat-2, entre dans le cadre de la stratégie spatiale nationale de la République d’Angola 2016-2025 et contribuera à unifier et à développer l'Afrique. « Nous voulons avoir une industrie spatiale nationale forte qui sert les intérêts de notre économie et apporte des avantages, non seulement pour l'Angola, mais comme un moyen de créer des synergies dans notre région tout en favorisant l'établissement d'une Afrique unie », a déclaré le ministre.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 07 octobre 2022 14:13 Written by

La formation des jeunes au numérique en Afrique, leur employabilité et leur préparation aux futurs métiers sont au cœur des actions des opérateurs télécoms. Des centres de formations sont mis sur pied à cet effet.

L’opérateur de téléphonie mobile Orange et la coopération allemande (GIZ) ont inauguré un nouvel « Orange Digital Center ». Le centre technologique a été officiellement ouvert le lundi 3 octobre au Liberia en présence de Brelotte Ba, le directeur général adjoint d’Orange Afrique et Moyen-Orient. Basé à Monrovia, le centre, ouvert à tous, est entièrement dédié au développement des compétences numériques et à l’innovation.

« Je suis très fier d’inaugurer ce jour, le 11e Orange Digital Center au Liberia, qui fait partie du réseau des 32 Orange Digital Centers du Groupe Orange, qui seront déployés non seulement en Afrique et au Moyen-Orient, mais également en Europe. L’objectif est de démocratiser l’accès au numérique pour les jeunes, diplômés ou non diplômés, leur donner accès aux dernières compétences technologiques pour renforcer leur employabilité, et les préparer aux emplois de demain », a expliqué Brelotte Ba.

L’espace bâti sur superficie de 715 m2, réunit les 4 programmes stratégiques du groupe Orange, une Ecole du Code, un atelier de fabrication numérique FabLab Solidaire de la Fondation Orange, un accélérateur de start-up Orange Fab, soutenu par Orange Ventures, le fonds d'investissement du Groupe Orange. L’ensemble des programmes comprend une formation pratique à 90% sur le numérique, l’accompagnement pour les porteurs de projets, l’accélération des start-up et l’investissement dans ces dernières.

Le digital center opérationnel depuis janvier 2022, a déjà accueilli plusieurs formations et événements numériques et ambitionne déployer des Orange Digital Center Club, extensions de l’Ecole du Code au sein des universités partenaires dans les régions. L’objectif est d’offrir au plus grand nombre de jeunes l’accès aux nouvelles technologies et les aider à les utiliser pleinement.

C’est le 11e Orange Digital Center d’Afrique et du Moyen-Orient, après la Tunisie, le Sénégal, l’Ethiopie, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, l’Egypte, la Jordanie, Madagascar et le Maroc. Il s’inscrit pleinement dans la démarche d’Orange en faveur de l'inclusion numérique et vise, selon Jakob Haselhuber, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Liberia à « encourager chaque personne à tirer parti des opportunités du numérique et travailler dur pour combler le fossé numérique »,

Samira Njoya

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Posted On mardi, 04 octobre 2022 14:13 Written by

La préparation des différents marchés télécoms africains à l’avènement de l’ultra haut débit mobile se poursuit. Entre tests de la technologie sur le terrain et espaces dédiés à sa découverte, les opérateurs télécoms multiplient les actions pour sensibiliser sur ses enjeux et ses opportunités. 

L’opérateur de téléphonie mobile Orange Côte d’Orange a inauguré son tout  premier 5G Lab. L’espace d’expérimentation et de découverte de la technologie mobile a été officiellement ouvert ce mardi 20 septembre en présence de Christel Heydemann, la directrice générale du groupe Orange. Basé au Smart Store des Deux Plateaux à Cocody, à Abidjan, le laboratoire est dédié aux entreprises, aux start-up et aux professionnels du numérique.

Jérôme Hénique, le directeur général d'Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA), a expliqué  « qu’à l’instar de l’Orange Digital Center inauguré il y a un an, l’Orange 5G Lab va permettre d’accélérer la pénétration de cette technologie auprès des entreprises en Côte d’Ivoire. Elles vont non seulement pouvoir bénéficier de l’expertise et des outils mis en place ici, à Abidjan, mais elles auront également accès aux retours d’expérience des plus de 1 500 entreprises et collectivités qui ont eu accès à un Orange 5G Lab dans le monde – dont 127 ont d’ores et déjà pu mettre en œuvre une expérimentation autour de leurs propres cas pratiques ».

Concrètement, le site accueillera un espace de démonstrations de cas d’usages 5G de différents secteurs d’activité, des conférences, des formations, des séances de co-working, de co-innovation et des sessions de mise en application pratiques de la 5G.

L’Orange 5G Lab de Côte d’Ivoire est le second ouvert par le groupe en Afrique, après celui du Sénégal en juillet dernier. Par contre, c’est le quinzième du groupe à l’échelle mondiale. Il traduit une préparation du marché local à l’ultra haut débit qu’Orange Côte d’Ivoire souhaite lancer dans le pays en 2023. Actuellement, douze opérateurs télécoms proposent déjà la 5G dans dix marchés en Afrique.

« Nous sommes conscients que la 5G constitue une nouvelle opportunité pour les entreprises souhaitant diversifier, optimiser ou dynamiser leur activité. Pour les accompagner, il est primordial que cet espace offre des outils clé en main et permette d’évaluer de façon pratique les résultats de ces expérimentations. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de notre engagement historique en faveur de l’inclusion numérique. Encourager l’innovation et participer à la création de valeur au sein de l’écosystème local, tels sont nos objectifs », a affirmé Mamadou Bamba, le directeur général d’Orange Côte d’Ivoire.

Muriel Edjo

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Posted On mardi, 20 septembre 2022 12:49 Written by

Karine Doret, la directrice Digital & Expérience Client d’Orange Moyen-Orient/Afrique, a confié à We Are Tech les ambitions de l’entreprise à travers la digitalisation de son service client. Elle a également évoqué les différents investissements consentis par l’entreprise pour accroître la couverture réseau dans ses marchés africains et permettre aux consommateurs d’être satisfaits au quotidien.

Qu'est ce qui justifie la digitalisation des offres et services engagés par Orange en Afrique ?

La crise sanitaire a fait émerger de nouveaux usages à travers tout le continent, les besoins de nos clients, leurs usages et leurs attentes ont évolué.

Pendant la crise de la covid19, les infrastructures de télécommunications se sont révélées plus essentiels que jamais pour les gouvernements, les entreprises et les familles. Au début de la crise, on a pu observer le trafic data augmenter de 60% dans certains pays. Et sur l’année 2020, nous avons constaté globalement un quasi-doublement de la consommation data mobile par utilisateur.

Les opportunités du digital sont multiples, par exemple, dans l’éducation, les MOOC deviennent la norme. L’utilisation des services financiers mobiles ne cesse de croître avec deux tiers des transactions mobile money à travers le monde qui se font sur le continent africain (source : Financial Industry Summit 2021). Les entreprises donnent une place de plus en plus importante au télétravail qui devient également la norme. Cette accélération du digital initié par la crise sanitaire ne s’infléchit pas, bien au contraire, les besoins et les attentes de nos clients quant à leurs usages digitaux ne font que croître.

Chez Orange Afrique et Moyen-Orient, nous croyons vraiment que le digital peut permettre à l’Afrique de croître plus rapidement, de former sa jeunesse, d’autonomiser ses entrepreneurs, de contourner les obstacles liés au manque d’infrastructures et de transport. L’accélération de cette adoption est essentielle pour relever les nombreux défis auxquels le continent est confronté.

En tant qu’opérateur, Orange se doit d’être leader sur ce sujet, les clients attendent que la digitalisation soit un vecteur de simplicité dans tous les aspects de leur vie et c’est ce que nous efforçons de faire en digitalisant l’ensemble de nos parcours et interactions clients. Un exemple concret : il existe au Cameroun, un chatbot sur WhatsApp qui facilite la collecte des documents d’identité client grâce à une photo prise depuis son smartphone, c’est simple, sécurisé et efficace. Le client n’a plus à se déplacer et perdre son temps, la satisfaction clients a augmenté de + de 100% sur ce parcours grâce à la simplicité du parcours et un délai de traitement quasi en temps réel. 

Quels sont actuellement l’éventail des services digitalisés par Orange et les pays dans lesquels ils sont disponibles ?

Aujourd’hui, l’éventail d’offres et services digitalisés est vaste. Commençons par nos applications mobiles, à date, 13,5 millions de clients utilisent « My Orange » pour gérer facilement ses lignes mobiles et fixes. Lancée en 2016, cette application gratuite et téléchargeable sur IOS, Android et en Web app est disponible dans 17 pays et propose des services tels que la souscription à des offres voix et data, le transfert d’argent, la consultation de son solde etc. Depuis 2021, elle s’est enrichie avec le service « My Place », disponible dans 8 pays et qui propose des contenus de divertissement (film et série, jeux, musiques, informations…).

En complément, nous proposons également une application Orange Money pour digitaliser les transactions financières de nos clients, avec cette application nos clients détiennent un E-wallet leur permettant de faire du transfert d’argent dans leur pays ou à l’international, de payer leur facture ou des marchands de manière simple et sécurisé. De plus, nous avons enrichi notre application d’un QR code qui simplifie leur expérience dans plusieurs pays. Ils peuvent également souscrire à une offre de micro-crédit comme par exemple en Côte d’ivoire, à Madagascar et au Sénégal.

Dans 12 pays, nos clients peuvent commander leur mobile en ligne ainsi que des accessoires télécoms et Internet. Et depuis mars 2022, Orange Cameroun a créé un espace Business permettant aux clients professionnels d’accéder à un catalogue d’offres dédiées. Cette proposition d'e-commerce s’enrichit avec la proposition d’offres proposant un parcours client 100% digital, de la commande jusqu’à la livraison, ainsi que toute l’assistance. À date, cette offre est disponible en Jordanie « Jood », mais aussi au Maroc. Des offres similaires sont prévues prochainement en Égypte, Côte d’ivoire et Sénégal.

Notre démarche ne se limite pas aux offres et services, nous digitalisons l’ensemble de notre relation clients. Des bots sont disponibles dans 12 pays d’Afrique et du Moyen-Orient : Maroc, Jordanie, Sénégal, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Côte d’Ivoire, Cameroun, Burkina Faso, Égypte, Tunisie, Mali et le dernier né en République démocratique du Congo.

Ces bots sont accessibles sur le portail web, WhatsApp, Facebook Messenger, Twitter et dans l’application My Orange. Conçus au départ pour faire de l’informationnel (consultation de son offre, de son solde voix et data…), les chatbots évoluent aujourd’hui vers du transactionnel (transfert d’argent, recharge de la ligne...). En effet, en Guinée, au Cameroun et en Jordanie, il est désormais possible, en plus de l’assistance client, d’acheter des produits et services à travers le chatbot.

Cette démarche de digitalisation des offres a également été initiée pour le B2B afin de développer des outils de « selfcare » à destination des clients professionnels.

En Afrique, le taux de pénétration de l’Internet avoisine 30%. Que prévoit Orange en termes de couverture réseau pour permettre à tous l’accès à ses services digitaux ?

Chaque année, nous investissons près d’1 milliard d’euros dans les infrastructures et réseaux. Nos réseaux 2G/3G sont déployés dans les 17 pays africains et fournissent de la connectivité à 139 millions de clients. La 4G Orange est disponible quasiment partout dans notre footprint et on compte plus de 40 millions de clients sur cette technologie.  Nous envisageons aussi bientôt de lancer la 5G, déjà en tests dans plusieurs pays. La 5G aura l’avantage de désengorger les réseaux mobiles 2G, 3G saturés, notamment dans les zones densément peuplées.

Nous investissons aussi fortement dans le très haut débit fixe, notamment la fibre optique, pour répondre à la forte demande des entreprises et des États, en termes de connectivité. Nous avons aussi déjà déployé la fibre (FTTx) dans 7 pays : Maroc, Égypte, Jordanie, Côte d'Ivoire, Sénégal, Burkina et Mali pour les résidences et les entreprises.

Pour soutenir la croissance des usages, nos investissements sont aussi orientés vers les infrastructures internationales, sous-marines ou terrestres. Les câbles sous-marins ACE, Main One, 2Africa, Djoliba sont des projets qui illustrent notre engagement à renforcer la connectivité en Afrique. Orange fait partie du consortium « 2Africa », composé notamment de Facebook et China Mobile, qui finance la construction du plus long câble sous-marin du monde à date, avec 45 000 km, et qui boostera la connectivité à l’intérieur de l’Afrique.

Pour ceux qui ne peuvent encore accéder à ces services digitalisés, quelles alternatives leur sont proposées pour jouir aussi d'un service client de qualité ?

L’expérience clients est au cœur de notre stratégie, nous sommes un opérateur Digital & Humain. Notre objectif est de démocratiser au maximum le digital tout en restant au quotidien à proximité de nos clients grâce aux 5 000 employés de nos services clients.

Leur rôle est d’accompagner au mieux nos clients dans l’évolution de leurs usages et l’adoption de nouvelles technologies, nous adaptons notre organisation aux usages de nos clients, par exemple il est aujourd’hui possible de contacter nos agents par téléphone ou via WhatsApp ou Facebook Messenger. Dans l’ensemble de nos pays, c’est nos clients qui choisissent ce qu’ils leur convient le mieux !   

Le digital qu’Orange prône dans ses activités économiques, il le revendique également dans ses activités sociales. Quelles sont les principales actions entreprises par l’opérateur dans ce volet ?

Nous avons lancé des Orange Digital Centers : un écosystème entièrement dédié à l’innovation qui regroupe dans un même lieu : une école du code, un Fablab Solidaire, atelier de fabrication numérique de la Fondation Orange et Orange Fab, l’accélérateur corporate de start-up. L’ensemble de ces programmes sont gratuits, ouverts à tous, allant de la formation des jeunes au numérique, en passant par l’accompagnement de porteurs de projets, jusqu’à l’accélération de start-up et l’investissement dans ces dernières. À date, nous avons déjà formé plus de 100 000 jeunes au numérique dans ces centres.

Nous avons, partout où nous sommes en Afrique et au Moyen-Orient, un fort engagement sociétal qui se traduit à travers nos activités business, mais aussi par les multiples actions de nos Fondations en local qui compte à ce jour 1 400 écoles numériques et plus de 170 Maisons Digitales pour former les femmes au numérique.

Propos recueillis par Muriel Edjo

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Posted On lundi, 19 septembre 2022 16:14 Written by

De nos jours, l'Internet est un outil indispensable pour les étudiants. Les autorités font le nécessaire pour améliorer la qualité de ce service au sein des établissements universitaires.

Abdelbaki Benziane, ministre algérien de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a annoncé le samedi 16 juillet, lors des travaux de la Conférence nationale des universités à Annaba, le renforcement du processus de numérisation des campus. Il se manifestera par la multiplication par 10 du débit Internet dans les établissements de l'enseignement supérieur et de recherche à compter de janvier 2023.

Selon le ministre, « la numérisation constitue un choix stratégique et l’université est en voie de gagner ce pari en vue d’en faire un outil pour la gestion, l’évaluation et la concrétisation de la performance à l’université ». Il a également rappelé que cette action fait suite à la mise en place du système d'information intégré « Progrès » et des plateformes numériques, dont l’objectif est de renforcer la gouvernance dans la gestion pédagogique, la recherche, les ressources humaines et la vie des étudiants.

Cette accélération du processus de numérisation s’inscrit dans le cadre des instructions du président algérien sur la numérisation de tous les établissements sous tutelle des différents ministères. Bien que l’Algérie ait commencé la numérisation de plusieurs secteurs depuis plusieurs années, la pandémie a en effet donné un coup d’accélérateur à la transformation numérique partout dans le monde. Les pays africains ne sont pas restés en marge de cette révolution et continuent leur marche en avant avec divers projets de numérisations.

L’augmentation du débit de l’Internet va entre autres permettre aux étudiants de gagner du temps pour les recherches avec la réduction considérable de la latence, d’améliorer l’accès à un plus grand nombre ou encore d’impacter de façon positive la qualité de leurs travaux.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 19 juillet 2022 17:53 Written by
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