À la croisée de l’ingénierie logicielle et de l’innovation éducative, il conçoit des solutions pensées pour la performance et l’accessibilité. Par son approche technologique, il ouvre de nouvelles perspectives pour les écoles, les communautés et les usages numériques en Afrique.

Lordrick Julius Meela (photo) est un entrepreneur tanzanien. Il est le fondateur et directeur général de Maestro Empire, une start‑up qui conçoit des solutions innovantes à l’intersection de l’éducation, de l’intelligence artificielle, des médias et des technologies numériques.

Fondée en 2018, Maestro Empire a lancé plusieurs projets reconnus à l’échelle nationale et internationale. L’entreprise ambitionne de s’imposer comme un acteur panafricain de référence dans les domaines de l’IA, des technologies éducatives, des médias et de l’innovation numérique. Sa vision repose sur le développement de solutions de classe mondiale capables de transformer l’apprentissage, la production de contenus et le développement des communautés.

Parmi les projets phares de Maestro Empire figurent EduTrack AI et Streets255. EduTrack AI est une solution destinée aux établissements scolaires. Elle propose un accompagnement à l’apprentissage basé sur l’intelligence artificielle, incluant la préparation automatisée aux examens, la génération de résumés instantanés, des outils d’aide à la résolution de problèmes, l’analyse des performances des élèves ainsi que des ressources pédagogiques numériques. Streets255 est une plateforme médiatique dédiée à l’actualité culturelle, aux divertissements et aux événements communautaires.

L’entreprise a également développé d’autres initiatives, notamment l’application touristique Safari Booking, la plateforme de dons Dada Kazini, ainsi que des sites web et solutions logicielles pour des clients à travers la Tanzanie.

Parallèlement à ses activités entrepreneuriales, Lordrick Julius Meela est étudiant en ingénierie informatique à la Mbeya University of Science and Technology, en Tanzanie. Entre 2023 et 2025, il a effectué un stage à la Braeburn International School d’Arusha, où il a occupé le poste d’administrateur des technologies de l’information.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Comme de nombreux pays africains, le Kenya mise sur le numérique pour son développement socio‑économique. Cette transformation nécessite de nouvelles compétences pour renforcer l’administration publique et améliorer l’efficacité des services.

La Kenya School of Government (KSG), institution publique chargée de renforcer les compétences des citoyens, explore un partenariat avec la filiale locale de la société technologique chinoise Huawei. La potentielle collaboration vise à soutenir la transformation numérique en cours dans le pays.

Selon la KSG, les discussions ont porté sur l’exploitation des technologies numériques émergentes afin de renforcer le développement du leadership, l’efficacité institutionnelle et l’innovation au sein de l’administration publique. Elles ont également exploré l’élaboration d’un protocole d’accord visant à ancrer une collaboration à long terme autour du renforcement des capacités numériques des cadres dirigeants, du transfert de connaissances et des priorités nationales de transformation numérique.

« Notre objectif est de bâtir une fonction publique qui soit non seulement alphabétisée au numérique, mais aussi capable d’appliquer efficacement les outils de cloud, d’intelligence artificielle et de cybersécurité afin d’améliorer la prestation des services, de renforcer la performance institutionnelle et de protéger les données des citoyens », a déclaré Nura Mohamed, directeur général de la KSG, rapporté par TechTrend.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’ambition de transformation numérique qui veut faire des TIC un pilier du développement socio‑économique. Par exemple, à travers son Digital Master Plan 2022–2032, le pays ambitionne de déployer 1 450 centres numériques communautaires et de dématérialiser l’ensemble des services publics. Dans ce contexte, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime qu’il est devenu nécessaire d’investir dans le développement des compétences des fonctionnaires, car les technologies numériques ont le potentiel de transformer l’administration, en facilitant la mise en œuvre de services plus accessibles et efficaces.

« La réalisation d’un gouvernement numérique, où la technologie est appliquée à la conception des processus, des politiques et des services répondant aux besoins des usagers, nécessite l’adoption de nouvelles méthodes de travail et de nouvelles compétences au sein de l’administration publique. Les gouvernements doivent promouvoir les aptitudes, les attitudes et les connaissances permettant aux fonctionnaires d’évoluer dans un environnement numérique, en intégrant les technologies numériques pour créer de la valeur publique », peut‑on lire dans le rapport « Developing skills for digital government: A review of good practices across OECD governments », publié en février 2024.

L’UNESCO, de son côté, estime toutefois que les fonctionnaires ne doivent pas devenir des experts techniques. Ils doivent plutôt comprendre les nouvelles tendances technologiques et acquérir une compréhension de base des implications sociétales des technologies pour diriger les initiatives de transformation numérique et de gouvernance. L’organisation ajoute que la planification et la conception numériques, l’utilisation et la gouvernance des données, la gestion et l’exécution numériques sont trois domaines de compétences essentiels que les fonctionnaires doivent maîtriser en fonction des besoins de leur pays en matière de transformation numérique.

planification et la conception numériques, l’utilisation et la gouvernance des données, la gestion et l’exécution numériques sont trois domaines de compétences essentiels que les fonctionnaires doivent maîtriser en fonction des besoins de leur pays en matière de transformation numérique. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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En misant sur le numérique comme outil d’égalité des chances, il apporte une réponse concrète aux fractures éducatives et économiques qui persistent en milieu rural.

Ntende Beka Isabirye est un entrepreneur ougandais, fondateur et directeur général de Tech Reach Africa. À travers cette organisation, il œuvre à l’élargissement de l’accès aux compétences numériques pour les élèves, les enseignants et les jeunes vivant en zones rurales en Ouganda, avec pour objectif d’améliorer à la fois les parcours scolaires et les moyens de subsistance.

Fondée en 2021 sous le nom d’ICT4Education, puis rebaptisée Tech Reach Africa, l’organisation intervient principalement dans l’est et le centre de l’Ouganda. Elle s’attache à rendre l’apprentissage du numérique accessible aux écoles rurales et aux jeunes défavorisés, en considérant le développement des compétences numériques comme un levier direct de développement durable pour les communautés.

Dans le cadre de son programme scolaire, Tech Reach Africa déploie des laboratoires informatiques mobiles qui se déplacent jusque dans les écoles éloignées. Ces dispositifs permettent aux élèves et aux enseignants d’acquérir une pratique concrète de l’outil informatique.

L’organisation met également en œuvre un programme destiné aux jeunes déscolarisés et aux jeunes diplômés, afin de les accompagner dans la construction d’un avenir professionnel malgré les contraintes financières ou géographiques. Les formations proposées portent essentiellement sur la création de sites web, la conception graphique, la réalisation de vidéos et la photographie.

À ce jour, 2 650 élèves issus de 21 écoles ont été inscrits, formés et accompagnés dans le cadre du programme dédié aux établissements scolaires. En parallèle, 350 enseignants de ces mêmes écoles ont été formés pour devenir des « champions » du numérique, capables de transmettre ces compétences et d’intégrer les outils numériques dans leurs pratiques pédagogiques. Par ailleurs, plus de 870 jeunes diplômés ont bénéficié des formations proposées par l’organisation.

En 2017, Isabirye devient consultant en questions de jeunesse chez Swisscontact, fondation suisse de coopération technique, en Ouganda. Entre 2018 et 2024, il a exercé comme formateur au sein de Dance4Life, une organisation engagée dans la promotion de la santé et des droits sexuels. De 2019 à 2020, il a également occupé le poste de coordonnateur de projet pour Irise International en Ouganda, une organisation spécialisée dans la promotion de l’hygiène et de la gestion menstruelle. Il est titulaire d’un diplôme en leadership organisationnel et en engagement civique, obtenu en 2024 à l’Université d’État de Louisiane aux États-Unis

Melchior Koba

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Le Maroc veut faire des start-up un moteur de son économie numérique. Malgré leur essor, le financement et l’accompagnement restent des défis majeurs pour ces jeunes entreprises innovantes, que le pays entend surmonter afin de consolider son écosystème entrepreneurial.

Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, en partenariat avec Tamwilcom, a lancé mercredi 17 décembre à Rabat l’offre « Startup Venture Building » (VB), un dispositif intégré visant à renforcer l’accompagnement et le financement des start-up marocaines innovantes.

Conçue comme un continuum de soutien couvrant toutes les étapes de croissance, l’offre Startup Venture Building vise à accompagner plus de 800 start-up sur trois ans. La plateforme combine accompagnement stratégique, expertise opérationnelle et financement adapté aux différents stades de maturité des projets. Parmi les innovations introduites figurent la bourse de vie, un revenu mensuel destiné aux porteurs de projets expérimentés, et la bourse d’incubation pouvant atteindre 200 000 dirhams (≈ 22 000 USD) pour financer le prototypage et la validation du marché. Le dispositif prévoit également un prêt d’honneur pouvant atteindre 500 000 dirhams pour soutenir le lancement commercial, ainsi qu’un prêt d’amorçage de 500 000 à 2 millions de dirhams pour accompagner la phase d’accélération et la croissance des start-up.

Au Maroc, la création de start-up s’est intensifiée ces dernières années. Cependant, le passage de l’idée au marché et la montée en échelle demeurent fragiles. Startup Venture Building articule ainsi l’intervention des structures d’accompagnement nationales et internationales — CEED Maroc, Technopark, Flat6Labs, Open Startup International, Renew Capital LLC et 500 Global — pour offrir un encadrement de qualité et des mécanismes financiers cohérents, renforçant la viabilité et la compétitivité des projets.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Nouveau modèle de développement (NMD) et constitue un instrument clé de mise en œuvre de la stratégie nationale Digital Morocco 2030, qui promeut la création de valeur, l’industrialisation des solutions numériques et le développement de start-up capables de franchir les seuils critiques de croissance. Doté de plus de 700 millions de dirhams, le programme vise à créer un environnement favorable à la transformation des idées en entreprises performantes et à renforcer le positionnement du Maroc comme hub régional du digital.

La mise en œuvre de Startup Venture Building devrait contribuer à structurer durablement l’écosystème entrepreneurial marocain. En facilitant le passage à l’échelle des start-up, en sécurisant leur financement et en renforçant leur accompagnement, le programme vise à accélérer la commercialisation de solutions innovantes, soutenir la compétitivité du tissu numérique national et consolider l’économie digitale du royaume, tout en favorisant l’émergence de champions nationaux à vocation internationale.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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La transformation numérique implique la dématérialisation des services publics à travers le déploiement de plateformes dédiées. Sa réussite dépend de la capacité des fonctionnaires à les utiliser efficacement.

Smart Zambia, l’agence publique chargée de la transformation numérique en Zambie, a annoncé avoir lancé un programme décentralisé de formation aux compétences numériques au sein des institutions gouvernementales. Annoncée mercredi 17 décembre, l’initiative vise à accélérer la mise en œuvre des ambitions numériques des autorités.

Le programme a débuté par une session d’orientation réunissant une dizaine d’agents instructeurs issus du ministère de la Défense, du ministère de la Justice, du Centre national de recherche et de développement, du ministère des Finances et de la Planification nationale, du ministère des Mines et du Développement minier, du ministère du Développement des petites et moyennes entreprises, ainsi que de l’Université de Zambie.

Les participants ont été formés aux modalités d’inscription et d’accompagnement des apprenants sur la plateforme Cisco Networking Academy, dans le cadre de leurs missions d’instructeurs. L’objectif est d’élargir l’accès à des formations gratuites en littératie numérique et en compétences numériques appliquées au sein de la fonction publique.

« En permettant aux ministères et aux institutions de gérer directement l’inscription et l’administration de base des cours, l’initiative entend accroître la portée du programme, encourager l’appropriation institutionnelle et garantir la durabilité à long terme du développement des compétences numériques à l’échelle du gouvernement », explique Smart Zambia dans son communiqué.

Le développement des compétences numériques constitue un pilier de l’agenda de transformation numérique de la Zambie pour améliorer l’efficacité, la sécurité et l’orientation citoyenne des services publics. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne d’ailleurs la nécessité d’investir dans les capacités des fonctionnaires, les technologies numériques offrant un potentiel de modernisation significatif de l’administration.

Pour rappel, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) estime que la poursuite de cette transformation pourrait générer une valeur ajoutée de 28,64 milliards de kwachas zambiens (≈1,26 milliard USD) d’ici 2028 dans l’agriculture, le commerce, la manufacture, le transport et les services publics.

Isaac K. Kassouwi

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La dispersion des outils de formation freine encore de nombreuses organisations. Il apporte une solution technologique qui redonne de la cohérence et une lisibilité aux parcours d’apprentissage internes.

Mohammed Benchaa (photo) est un entrepreneur algérien diplômé de l’Université Kasdi Merbah d’Ouargla. Il est cofondateur et directeur général de Somu Raqami, une solution en ligne dédiée à la modernisation et à la centralisation de la formation interne des organisations. La plateforme permet de suivre les apprentissages, de développer les compétences et d’améliorer la performance des équipes de manière structurée.

Fondée en 2022, Somu Raqami propose un système unifié pour gérer et suivre l’ensemble des activités de formation au sein d’une institution, qu’il s’agisse de l’intégration des nouveaux collaborateurs, de la mise à jour des procédures ou du développement continu des compétences. La solution vise à automatiser de nombreuses tâches liées à la formation, afin de faire gagner du temps aux équipes et de rendre les parcours plus efficaces et plus professionnels.

La plateforme est conçue pour s’adapter à chaque organisation, sur les plans visuel et fonctionnel, pour rester cohérente avec son identité et ses besoins spécifiques. Elle regroupe, dans un espace unique, toutes les catégories de formation de l’entreprise, évitant ainsi la dispersion des contenus et des outils.

Somu Raqami facilite également le suivi des apprenants grâce à des données et des rapports détaillés qui permettent d’analyser la progression, le niveau d’engagement et les résultats individuels. Ces informations aident les responsables à évaluer l’efficacité des programmes, à ajuster les contenus et à piloter la formation comme un véritable levier de performance.

Par ailleurs, Mohammed Benchaa est spécialiste indépendant en marketing numérique. Il occupe aussi le poste de responsable marketing chez Somu Academy, une plateforme éducative créée en 2024, qui propose des formations en ligne enregistrées dans les domaines du travail indépendant, notamment le marketing, le design et la programmation.

Melchior Koba

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Le numérique est vu comme un levier d’emploi des jeunes qui constituent la majeure partie de la population du continent. Selon la Banque mondiale, 230 millions de métiers en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.

Le gouvernement sierra‑léonais a lancé, mercredi 17 décembre, le programme « Learn2Earn », une initiative visant à améliorer l’employabilité des jeunes à travers le freelancing numérique. Mis en œuvre en partenariat avec l’UNICEF, le programme ambitionne de préparer les jeunes à la génération de revenus en ligne, dans un contexte marqué par la rareté des emplois traditionnels.

La cohorte pilote rassemble 30 participants engagés dans un programme d’un mois combinant sessions d’orientation en présentiel, mentorat virtuel et candidatures à des missions réelles de freelance. « Le programme a été conçu pour accompagner les participants de l’apprentissage à la génération de revenus, à travers le mentorat, la pratique concrète et la responsabilisation, avec l’appui de freelances expérimentés opérant sur des plateformes telles qu’Upwork et Bounty », a expliqué Jesse Kamara, responsable de l’innovation au ministère de la Communication, de la Technologie et de l’Innovation (MoCTI).

Selon le ministère, « Learn2Earn » propose une voie alternative d’insertion professionnelle au sein de l’économie mondiale des petits boulots (gig economy). Il vise à répondre au fossé croissant entre le nombre de jeunes entrant sur le marché du travail et la disponibilité limitée des emplois classiques. Le programme s’inscrit également dans l’objectif du MoCTI de contribuer à la création de 65 000 emplois dans les secteurs de la technologie et de l’innovation, alors que la Banque mondiale estime que 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.

Cette initiative intervient dans un contexte socioéconomique tendu. La Banque africaine de développement (BAD) estime que le taux de chômage des jeunes en Sierra Leone s’élevait à 10 % en 2022, tandis que le sous‑emploi demeure nettement plus élevé. Par ailleurs, une enquête d’Afrobarometer, publiée en septembre, révèle que 57 % des Sierra‑Léonais ont déjà envisagé de quitter le pays, dont 55 % à la recherche de meilleures opportunités d’emploi.

Au‑delà des compétences requises, le développement du freelance soulève plusieurs interrogations structurelles. Il pose notamment la question de l’accès effectif des jeunes aux équipements numériques comme les ordinateurs, les smartphones adaptés ou les logiciels. À cela s’ajoute une connectivité Internet fiable, de qualité et financièrement abordable. À titre d’illustration, selon DataReportal, la Sierra Leone comptait 1,8 million d’utilisateurs d’Internet au début de l’année 2025, soit un taux de pénétration de seulement 20,7 %.

Isaac K. Kassouwi

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Avec sa solution numérique, il s’attaque à une difficulté centrale du monde professionnel : la capacité à se présenter de manière claire et structurée face aux opportunités.

Kim Chulu Amina (photo) est un entrepreneur et designer sud‑africain. Il est le fondateur de MindCiti, une start‑up dont l’ambition est d’aider chacun à construire une image professionnelle claire, cohérente et maîtrisée.

Fondée en 2022, MindCiti a développé une plateforme en ligne qui accompagne les utilisateurs dans la structuration de leur avenir professionnel. Elle réunit, au sein d’un même espace, des outils conçus pour mieux se connaître, valoriser son parcours et se préparer aux opportunités de carrière. Baptisée MindCiti Builder, la plateforme s’adresse aussi bien aux étudiants qu’aux professionnels, ainsi qu’aux organisations désireuses de soutenir le développement des compétences de leurs talents.

MindCiti Builder propose un environnement dédié à la création de contenus professionnels, tels que le CV ou le portfolio. L’utilisateur est accompagné pas à pas pour présenter ses expériences, ses réalisations et ses compétences de manière structurée et lisible, facilitant ainsi les candidatures et les démarches auprès des employeurs ou des institutions.

La plateforme accorde une place centrale aux compétences humaines, communément appelées « soft skills », notamment la communication, le travail en équipe, la résolution de problèmes ou encore l’intelligence émotionnelle. Elle s’appuie sur des activités ludiques et engageantes qui stimulent la réflexion, le sens critique et la prise d’initiative. Des mini‑jeux et des expériences interactives viennent renforcer l’apprentissage, le rendant plus dynamique et propice à l’adoption de comportements durables.

En parallèle, Kim Chulu Amina est le fondateur de Kimard Studio, une start‑up lancée en 2012 et spécialisée dans les solutions numériques interactives intégrant la gamification. Il occupe également le poste de responsable technologique chez Ambani Africa, une plateforme éducative destinée aux élèves africains du cycle élémentaire, qui leur permet d’apprendre et de renforcer la maîtrise de leur langue maternelle.

Il est aussi à l’origine de plusieurs autres projets entrepreneuriaux, dont la plateforme d’actualités Voonja, le magazine en ligne Afrinterest et la marque de sacs artisanaux EN Afrik. Il est titulaire d’un diplôme en multimédia, conception graphique et communication visuelle obtenu en 2013 à la Tshwane University of Technology, en Afrique du Sud.

Entre 2014 et 2023, il a travaillé en tant que designer UX/UI indépendant. Parallèlement, de 2018 à 2024, il a occupé le poste de responsable de l’expérience utilisateur chez Gradesmatch, une entreprise de technologies éducatives spécialisée dans l’orientation professionnelle, la préparation à l’université et l’accompagnement à la réussite scolaire des étudiants africains.

Melchior Koba

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À travers ses solutions numériques, Joseph Wanjau s’attaque à des problématiques de gestion longtemps négligées par de nombreuses organisations africaines. Son approche technologique vise à structurer les opérations, améliorer l’efficacité et accompagner la modernisation des usages sur le continent.

Joseph Wanjau (photo) est un informaticien et entrepreneur kényan. Il est le fondateur et directeur général d’Africa Cloud Space, une entreprise spécialisée dans le développement de solutions SaaS et d’outils d’intelligence artificielle destinés aux écoles et aux associations en Afrique.

Fondée en 2015, Africa Cloud Space conçoit des solutions numériques prêtes à l’emploi visant à simplifier et automatiser la gestion des organisations africaines. L’entreprise s’adresse aussi bien aux établissements scolaires qu’aux entreprises, associations, hôpitaux et à toute structure ayant besoin d’outils efficaces pour la communication, le suivi des activités et l’organisation interne.

Parmi ses produits, Cloud School s’adresse aux établissements scolaires souhaitant moderniser et centraliser leurs opérations. La plateforme permet de gérer l’ensemble des activités d’une école à partir d’un seul espace accessible depuis tout type d’appareil, facilitant ainsi le travail de l’administration et des équipes pédagogiques.

Africa Cloud Space a également développé Ikomali, une solution de point de vente multicanal destinée aux entreprises orientées vers la vente aux particuliers. Elle permet aux commerçants et aux détaillants de suivre leurs ventes et leurs opérations en magasin, tout en structurant la gestion de la relation client.

L’entreprise propose aussi Majicloud, un système de gestion des connaissances conçu pour centraliser les informations relatives aux membres d’une organisation. De son côté, Shiriki 365 automatise l’ensemble des opérations liées à la gestion des membres. Elle s’adresse notamment aux associations, clubs et organisations communautaires.

En parallèle de ses activités entrepreneuriales, Joseph Wanjau est consultant en technologies de l’information et de la communication à l’Institut pour le droit et la gouvernance environnementale au Kenya. Diplômé de la Jomo Kenyatta University of Agriculture and Technology, il y a obtenu en 2013 une licence en informatique (bachelor). Entre 2013 et 2014, il a exercé en tant qu’ingénieur logiciel chez Craft Silicon, une entreprise kényane spécialisée dans le développement de logiciels.

Melchior Koba

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Dans un contexte de transformation numérique rapide, elle développe un écosystème dédié à la montée en compétences des femmes africaines. Son action cible les écarts d’accès aux outils et aux usages qui conditionnent aujourd’hui l’entrepreneuriat et le leadership.

Marie Chantal Kouacou (photo) est une experte en finance et une entrepreneure ivoirienne engagée dans la promotion de la blockchain et du Web3. Elle est fondatrice et directrice générale d’African Women Innovation 3.0 (AWI 3.0).

Fondée en 2023, AWI 3.0 accompagne les femmes africaines dans l’acquisition des compétences technologiques les plus demandées, notamment l’intelligence artificielle, la blockchain, le Web 3.0, la productivité digitale et l’innovation. L’organisation propose une plateforme d’apprentissage en ligne qui centralise tous ses modules. Sa mission est de donner aux femmes les moyens de devenir autonomes, compétentes et visibles dans le monde numérique.

L’offre d’AWI 3.0 s’articule autour de plusieurs axes complémentaires : formations de base, programmes d’entrepreneuriat et de leadership, développement de l’image de marque personnelle, réseautage et maîtrise des outils numériques. Chaque parcours est conçu pour permettre l’acquisition de compétences opérationnelles telles que la gestion d’équipe, le positionnement stratégique, la création de relations professionnelles pertinentes et l’exploitation du numérique comme levier de croissance.

Parallèlement à ses activités au sein d’AWI 3.0, Marie Chantal Kouacou est partenaire commerciale chez GUILD4AI, un réseau mondial dédié à l’intelligence artificielle réunissant entreprises innovantes, conférenciers, experts et enseignants. Elle occupe également le poste de directrice administrative et financière de l’OIA Anacarde Côte d’Ivoire, une plateforme qui fédère l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur de la filière anacarde.

Elle est titulaire d’un diplôme en comptabilité et finance obtenu à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. Elle est aussi diplômée de TECH Global University, université numérique au sein de laquelle elle a obtenu, en 2024, un master en business intelligence.

Sa carrière professionnelle débute en 2003 à la Société Générale, où elle exerce en tant qu’assistante administrative. En 2004, Marie Chantal Kouacou rejoint le Centre national de recherche agronomique de Côte d’Ivoire. Elle y occupe successivement les fonctions de comptable, de cheffe du service administratif et financier, puis de responsable du service de contrôle de gestion, avant de quitter l’institution en 2023.

Melchior Koba

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