L'accès aux talents est un facteur clé dans le développement de l'économie digitale. Forte de l'un des plus importants viviers de diplômés d'Afrique, l'Égypte multiplie les initiatives pour former une nouvelle génération de spécialistes capables d'accompagner ses ambitions numériques.

L’Agence égyptienne de développement de l’industrie des technologies de l’information (ITIDA) a annoncé, le jeudi 4 juin, le lancement de la plus importante édition de son programme estival de formation aux compétences numériques. Cette année, l’initiative ambitionne de former 10 000 étudiants universitaires aux métiers technologiques les plus recherchés sur le marché, dans un contexte de forte demande mondiale en talents numériques.

Mis en œuvre en partenariat avec l’Institut national des télécommunications (NTI), le programme est ouvert aux étudiants issus de filières techniques et non techniques. Les formations portent notamment sur l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le développement logiciel, la science des données, le cloud computing, le marketing numérique, l’électronique et le design numérique. Au-delà des enseignements théoriques, les participants bénéficieront de projets pratiques et de modules dédiés aux compétences professionnelles, afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie égyptienne pour consolider sa position parmi les principaux pôles régionaux de services numériques et d’externalisation. Grâce à un important vivier de diplômés au sein d'une population de plus de 110 millions d’habitants, et une position géographique à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient, le pays attire un nombre croissant d’entreprises internationales spécialisées dans les technologies, les centres de services et l’externalisation des processus métiers.

Le programme survient aussi dans un contexte ou l’Égypte cherche à renforcer les compétences de sa main-d’œuvre dans le numérique. Les autorités ambitionnent de former environ 800 000 personnes aux technologies de l’information et de la communication (TIC) en 2026 à travers différents dispositifs publics. Le pays délivre par ailleurs près de 750 000 diplômes universitaires chaque année, dont une part importante dans les filières scientifiques, technologiques et d’ingénierie, constituant ainsi l’un des plus grands réservoirs de talents de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique).

Cette montée en compétences accompagne les ambitions économiques du secteur égyptien du numérique. Le ministère des Communications et des Technologies de l’information vise à porter les exportations de services d’externalisation à 6 milliards USD en 2026, contre environ 5,2 milliards USD en 2025. Sur un marché mondial marqué par une pénurie persistante de profils qualifiés dans l’IA, la cybersécurité ou encore l’ingénierie logicielle, Le Caire cherche à transformer son avantage démographique en levier de croissance et à renforcer son attractivité auprès des multinationales en quête de talents numériques.

Samira Njoya

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Face à la montée en puissance des besoins numériques dans les administrations et les entreprises, le Gabon mise sur la formation de profils spécialisés pour limiter sa dépendance aux expertises étrangères.

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et l’Institut national de la poste, des technologies de l’information et de la communication (INPTIC) ont signé, le lundi 1er juin à Libreville, une « convention de subvention » de 5 milliards FCFA (8,9 millions $) destinée à moderniser la formation aux métiers du numérique. L’accord a été conclu en présence du ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, et du ministre de l’Enseignement supérieur, Charles Edgar Mombo.

Prévu pour une durée de deux ans renouvelables, le partenariat prévoit de réhabiliter les infrastructures pédagogiques de l’établissement, d’acquérir de nouveaux équipements technologiques et de développer des laboratoires spécialisés. Les fonds serviront également à ouvrir ou consolider plusieurs filières dans des domaines jugés stratégiques tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la data, le cloud computing, les réseaux et télécommunications ou encore l’entrepreneuriat numérique.

À travers ce projet, les autorités souhaitent aligner l’offre de formation sur les besoins économiques. Selon les responsables, l’accord prévoit une refonte des mécanismes de pilotage de l’INPTIC ainsi qu’un accès aux données et aux analyses sectorielles de l’ARCEP afin d’anticiper l’évolution des métiers et des compétences recherchées par les entreprises.

Cet investissement s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de digitalisation et plus particulièrement de son volet consacré au développement du capital humain. Les autorités considèrent désormais la disponibilité de compétences locales comme une condition essentielle pour accompagner la transformation numérique de l’administration, des entreprises et des services publics.

Le défi est d’autant plus important que les besoins en experts du numérique progressent rapidement à travers l’Afrique. Selon la Société financière internationale (IFC), près de 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030. Les profils spécialisés en cybersécurité, intelligence artificielle, gestion des données ou cloud computing figurent parmi les plus recherchés par les organisations publiques et privées.

En renforçant les capacités de l’INPTIC, Libreville ambitionne de réduire sa dépendance aux expertises extérieures et de positionner l’établissement comme un pôle régional de référence pour la formation aux métiers du numérique en Afrique centrale.

Samira Njoya 

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Entre ambitions de souveraineté numérique et besoin urgent de compétences, la Côte d’Ivoire place l’IA au cœur de sa stratégie de développement. Le pays entend accélérer la formation de talents et structurer un écosystème technologique capable d’accompagner sa transformation économique.

La Côte d’Ivoire prévoit de créer une université publique dédiée à l’intelligence artificielle (IA) dans le cadre de son Plan national de développement (PND) 2026‑2030, présenté récemment par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba (photo). L’initiative vise à aligner le système éducatif sur les besoins d’une économie de plus en plus fondée sur la donnée, l’automatisation et les technologies émergentes.

Cette future université s’intègre à un programme plus large de renforcement de l’enseignement supérieur. Les autorités ivoiriennes prévoient en effet la construction de nouveaux établissements à Abengourou, Daoukro et Dabou, ainsi que la création de plusieurs instituts universitaires de technologie. L’objectif est double : accroître les capacités d’accueil et orienter davantage les formations vers les secteurs jugés prioritaires pour la croissance, notamment le numérique, l’agro‑industrie, les mines, la santé et les services.

Au‑delà de l’expansion du système universitaire, cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle à l’horizon 2030. Ce cadre, lancé par les autorités l’année dernière, ambitionne de positionner l’IA comme un levier de souveraineté numérique et de compétitivité économique. Il prévoit notamment la création de centres d’excellence dédiés à l’IA au sein des universités et institutions techniques, chargés de la formation avancée, de la recherche appliquée et de l’innovation.

Les curricula envisagés couvriront plusieurs domaines clés, dont la science des données, l’apprentissage automatique, le traitement du langage naturel, la vision par ordinateur et les systèmes intelligents. L’enjeu est de structurer une offre de compétences adaptée aux besoins du marché, dans un contexte où la demande en profils spécialisés reste largement supérieure à l’offre disponible.

Le PND 2026‑2030, doté d’un budget de plus de 114 800 milliards de francs CFA (environ 204 milliards USD), prévoit également des investissements majeurs dans les infrastructures numériques. Ceux‑ci portent notamment sur l’extension de la fibre optique, le développement de centres de données et le déploiement de solutions technologiques résilientes, en parallèle à la numérisation progressive de l’administration publique.

Dans ce dispositif, l’université dédiée à l’intelligence artificielle apparaît comme un maillon structurant d’un écosystème en construction. Elle devrait contribuer à rapprocher davantage la formation académique du secteur productif, tout en renforçant les capacités de recherche et l’émergence de solutions technologiques locales.

Samira Njoya

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Alors que l’essor de la tech africaine redéfinit l’accès aux compétences, le marché de la formation linguistique cherche son modèle d’efficacité. Pour dépasser les méthodes passives, cette entrepreneure algérienne propose une solution axée sur l’interactivité et l’expression orale.

Amina Boumaiza (photo) est une jeune entrepreneure algérienne. Elle est la fondatrice et directrice générale de Talkina, une plateforme numérique dédiée à l’apprentissage des langues étrangères.

Fondée en 2025, Talkina a pour ambition de rendre l’apprentissage linguistique plus vivant, pratique et accessible. Grâce à des cours interactifs, des échanges réguliers avec des tuteurs et une immersion dans des situations du quotidien, la plateforme met l’accent sur la prise de parole pour permettre aux apprenants de gagner rapidement en aisance.

La plateforme propose un large catalogue de langues, incluant l’anglais, le français, l’espagnol, l’allemand, le russe, le turc, l’italien et le chinois. Les formations sont organisées selon différents niveaux afin de s’adapter aussi bien aux débutants qu’aux personnes ayant déjà des bases. Certaines formations ciblent la communication courante, tandis que d’autres répondent à des besoins précis, comme la préparation à des examens ou l’amélioration de l’expression orale.

Talkina combine les cours avec des enseignants, des échanges quotidiens avec des tuteurs et des ateliers interactifs. Les apprenants peuvent ainsi pratiquer la langue dans des contextes variés, par exemple autour de la cuisine, du sport ou des échanges professionnels. Cette méthode vise à transformer l’apprentissage théorique en usage concret de la langue.

La plateforme affirme également vouloir démocratiser l’apprentissage des langues grâce à un accompagnement personnalisé et à des méthodes pédagogiques présentées comme modernes et accessibles. Elle met en avant des parcours structurés, adaptés au niveau et aux objectifs de chaque apprenant, avec une volonté de favoriser des progrès durables.

Le projet Talkina s’appuie sur la solide double compétence en gestion et en langues de sa fondatrice. Amina Boumaiza est diplômée de l’université de Lille en France, où elle obtient une licence en management, ainsi que de l’École supérieure algérienne des affaires (ESAA), où elle décroche une licence en commerce en 2023.

Elle commence sa carrière professionnelle en 2021 en tant qu’enseignante d’espagnol chez IN‑tuition Languages & Exams, un centre algérien spécialisé dans la formation linguistique. Entre 2023 et 2024, elle enrichit son parcours, travaillant pour la multinationale Schneider Electric comme spécialiste en ressources humaines.

Melchior Koba

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Alors que la transition numérique s’accélère sur le continent, il s’est donné pour mission de préparer les générations futures aux métiers de demain. À travers ses initiatives pédagogiques, il brise les barrières sociales pour mettre la technologie à la portée de tous les jeunes.

Nzometiah Nervis Tetsop (photo) est un entrepreneur et innovateur technologique camerounais. Il est le fondateur et directeur général de Nervtek, une entreprise spécialisée dans l’éducation scientifique et technologique des enfants et des jeunes.

Fondée en 2018, Nervtek déploie un écosystème axé sur l’apprentissage pratique et la création de solutions concrètes à travers l’approche STEAM (sciences, technologie, ingénierie, arts et mathématiques). L’ambition de l’organisation est de démocratiser l’accès à ces disciplines, indépendamment de l’origine sociale des apprenants.

Pour y parvenir, l’entreprise déploie plusieurs programmes éducatifs ciblant les enfants et les adolescents. Parmi ses initiatives phares figure le Holiday Tech Camp, un camp de vacances immersif centré sur les technologies numériques. Les participants s’y initient à des disciplines d’avenir telles que la robotique, la programmation, le développement web, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la modélisation 3D ou encore le pilotage de drones. Les formations reposent systématiquement sur des ateliers pratiques et des projets concrets, favorisant une assimilation intuitive des concepts théoriques.

Parallèlement, Nervtek a développé le kit éducatif nTron. Conçu localement au Cameroun, cet outil pédagogique a pour but de rendre l’enseignement des sciences interactif et vivant. Grâce aux composants électroniques et aux matériels inclus, les élèves et étudiants peuvent réaliser des expériences, concevoir des montages simples et donner vie à leurs propres projets technologiques.

Au‑delà de son volet purement éducatif, Nervtek anime une véritable communauté d’innovation à travers des rencontres, des ateliers et des conférences. Une attention particulière est accordée à l’inclusion, notamment via des camps technologiques spécifiquement dédiés aux jeunes filles.

Nzometiah Nervis Tetsop est diplômé de l’université de Buea où il a obtenu en 2020 un bachelor en ingénierie électrique et électronique. Il intervient aujourd’hui comme consultant technologique pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Liberia, ainsi qu’auprès du ministère des Postes et Télécommunications du Cameroun. Son expertise est également mise à profit au sein du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (Patnuc), où il œuvre en tant qu’analyste et réformateur des politiques numériques.

Ingénieur hardware chez Lead Robotics, il avait forgé ses premières armes professionnelles dès 2018 comme ingénieur stagiaire chez Eneo, le fournisseur historique d’électricité du Cameroun. En 2020, il a par ailleurs occupé les fonctions de responsable de la robotique au sein de la Youth Empowerment through Science and Technology (YEST‑IN), une initiative promouvant le bénévolat des jeunes en faveur du développement communautaire par les sciences.

Melchior Koba

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Le numérique s’impose désormais comme un levier stratégique pour la population africaine, en particulier pour la jeunesse. Toutefois, pour en tirer pleinement parti, l’enjeu central reste la formation et le développement des compétences adaptées aux besoins du marché.

Le gouvernement nigérian a signé un accord de partenariat avec l’edtech américaine Coursera afin de doter les jeunes de compétences numériques compétitives à l’échelle mondiale. Baptisée « Digital Training Academy (DTA) », cette initiative s’inscrit dans les efforts du pays pour accélérer la formation aux métiers du numérique.

Le partenariat a été signé par Maruf Tunji Alausa (photo, à droite), ministre de l’Éducation du Nigeria, la semaine dernière, en marge de l’édition 2026 du Forum mondial de l’éducation qui s’est tenu à Londres, au Royaume-Uni.

« Grâce à ce programme, les jeunes Nigérians recevront une formation de haut niveau dans des domaines très demandés tels que l’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, le cloud computing, l’ingénierie logicielle, ainsi que d’autres secteurs numériques clés. Ils obtiendront également des certifications reconnues internationalement et valorisées par les employeurs du monde entier », a déclaré M. Alausa dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux le jeudi 21 mai.

Le programme sera mis en œuvre en partenariat avec la National Open University of Nigeria (NOUN) et le Yaba College of Technology (YABATECH), combinant un accès national avec un accompagnement et un mentorat adaptés aux besoins du marché. Dans le cadre de cette initiative, le gouvernement a entièrement financé 36 000 licences Coursera et Pluralsight dès la première année.

La signature de ce partenariat est intervenue quelques jours après l’annonce d’une initiative devant permettre de former 50 000 jeunes aux compétences numériques. L’exécutif, en collaboration avec Ericsson, avait déjà lancé en février 2026 le programme Connect NextGen Innovation Hackathon, une formation numérique intensive de quatre mois destinée à 50 000 jeunes.

En février 2026, Young Advocates for a Sustainable and Inclusive Future, une organisation de la société civile axée sur le développement durable et l’inclusion, a annoncé son intention de former 15 000 jeunes Nigérians issus de milieux défavorisés via la plateforme IBM SkillsBuild.

Ces différentes initiatives dénotent de la volonté des autorités d’autonomiser les jeunes en misant sur le numérique. Cette approche intervient dans un contexte de transformation numérique qui redéfinit progressivement le marché du travail. La Banque mondiale estime par exemple qu’environ 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030. Au Nigeria, entre 35 % et 45 % des emplois devraient requérir ce type de compétences sur la période.

Pour rappel, 23 % des Nigérians âgés de 18 à 35 ans étaient sans emploi tout en étant à la recherche d’un travail, selon une enquête d’Afrobarometer publiée en juin 2025. L’étude indique que 32 % de cette tranche d’âge ne recherchait pas de travail.

Isaac K. Kassouwi

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Face à des systèmes scolaires souvent déconnectés des réalités de la tech, la modernisation de l’apprentissage des sciences est devenue un enjeu stratégique régional. Face à ce défi, cette Sénégalaise entend développer les talents dès leur plus jeune âge.

Awa Alyne Daffe (photo) est une ingénieure et entrepreneure sénégalaise. Elle est la fondatrice et la directrice générale de STEAMtastic, une plateforme éducative interactive conçue pour les enfants, les adolescents et les enseignants d’Afrique francophone.

Fondée en 2020, STEAMtastic veut rendre l’apprentissage des sciences, de la technologie, de l’ingénierie, des arts et des mathématiques (STEAM) plus accessible, plus ludique et plus concret. La plateforme mise sur une approche pratique et amusante afin d’aider les jeunes à apprendre tout en développant leur créativité, leur esprit critique et leur capacité à résoudre des problèmes.

La plateforme propose plusieurs dizaines de modules éducatifs destinés à différents niveaux d’apprentissage. Les cours couvrent des domaines variés et s’adressent aussi bien aux débutants qu’aux apprenants plus avancés. Une partie des contenus est accessible gratuitement, sans inscription ni contrainte financière, afin de permettre aux utilisateurs de découvrir la méthode pédagogique de la plateforme avant d’aller plus loin.

STEAMtastic cible principalement les jeunes âgés de 5 à 18 ans. Les contenus sont adaptés à chaque tranche d’âge afin de rendre l’apprentissage plus simple et plus engageant. Les leçons prennent la forme de vidéos interactives, de quiz, de projets pratiques et de parcours éducatifs conçus comme des jeux. Les apprenants peuvent obtenir des badges et des certificats au fur et à mesure de leur progression, renforçant leur motivation.

Awa Alyne Daffe est aussi une cofondatrice de Siza Company, une société de promotion commerciale. Fondée en 2019, elle fournit des services de marketing, de publicité et de conseil stratégique. L’entrepreneure est également la représentante principale pour le Sénégal de Pangea Global Ventures, une entreprise qui connecte les entrepreneurs ouest‑africains et des investisseurs à impact mondial.

Awa Alyne Daffe est une informaticienne diplômée de l’université du Maryland. Elle a commencé sa carrière professionnelle en 2013 comme graphiste indépendante. En 2019, elle devient la responsable régionale pour l’Afrique francophone de STEMCafe, un centre d’apprentissage où les enfants et les jeunes de 5 à 18 ans découvrent, par le jeu, les STEM.

La même année, elle rejoint iDEV Technologies, une entreprise de services numériques, en tant que responsable du développement commercial. De 2024 à 2025, elle a été responsable des partenariats et du développement de YALI Regional Leadership Center à Dakar.

Melchior Koba

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Les barrières financières et linguistiques privent encore trop d’élèves d’un suivi scolaire de qualité. C’est face à cette fracture éducative que cette Sud‑Africaine déploie une solution numérique inclusive.

Tshaamano Mabuba (photo) est une entrepreneure edtech sud‑africaine. Elle est la fondatrice et directrice générale de Buddy Learning, une start‑up spécialisée dans l’accompagnement scolaire et l’accès à l’éducation.

Fondée en 2022, Buddy Learning conçoit des solutions innovantes pour les élèves, les parents, les écoles et les entreprises. Son ambition est de simplifier l’apprentissage et ouvrir de nouvelles opportunités de développement des compétences pour tous.

Conçue comme un écosystème éducatif complet, la plateforme Buddy Learning propose des ressources pédagogiques adaptées à tous les niveaux, de la maternelle à l’université. Les contenus y sont structurés de manière intuitive afin de permettre aux familles de trouver rapidement les outils correspondant à chaque étape du parcours scolaire.

L’une des forces de la plateforme réside dans sa capacité à connecter les familles avec des tuteurs qualifiés, baptisés les « Buddies ». Ce service de mentorat sur mesure s’adresse aux élèves en difficulté ou à ceux qui souhaitent perfectionner leurs résultats académiques, permettant aux parents de sélectionner le profil d’accompagnateur idéal pour leur enfant.

Pour lever les barrières financières, linguistiques et technologiques, Buddy Learning a également développé BuddyAI. Cet assistant éducatif, directement intégré à WhatsApp, permet aux élèves de poser des questions, d’obtenir des explications claires et de réaliser des exercices interactifs, le tout depuis un simple téléphone portable.

Parallèlement à sa casquette d’entrepreneure, Tshaamano Mabuba est présentatrice de télévision pour SuperSport Schools, un média spécialisé dans la production et la diffusion de contenus sportifs scolaires. Elle est diplômée de l’Université du Cap, où elle a obtenu un bachelor en sciences actuarielles en 2022. Elle est aussi titulaire d’un bachelor en science des données et analyse commerciale obtenu en 2025 à là University of London en Angleterre.

Son parcours professionnel témoigne de sa polyvalence. Elle commence sa carrière en 2019 comme assistante administrative chez Super Group, un leader de la logistique et de la mobilité. Plus récemment, entre janvier 2025 et mars 2026, elle a mis ses compétences analytiques au service de la transmission en enseignant les mathématiques à la prestigieuse Jeppe High School for Girls.

Melchior Koba

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Positionnée sur le segment de l’edtech, la start-up EduBridge Africa ambitionne de simplifier le processus souvent complexe des étudiants africains désireux de poursuivre leurs études à l’international.

En Ouganda, la start-up EduBridge Africa veut simplifier l’accès des étudiants africains aux universités étrangères grâce à une plateforme numérique centralisant accompagnement académique, orientation et services administratifs. Basée à Kampala, la start-up a été lancée en 2019 par Winnie Chimwedzi.

La solution propose un accompagnement couvrant plusieurs étapes du parcours étudiant : choix des universités, préparation des candidatures, orientation académique, assistance pour les démarches administratives et accompagnement lié aux visas étudiants. EduBridge Africa cible principalement les étudiants intéressés par des établissements situés en Europe, en Amérique du Nord ou dans certains pays asiatiques.

L’un des enjeux auxquels répond la start-up concerne l’asymétrie d’information qui caractérise encore le marché africain de la mobilité étudiante. Beaucoup de candidats disposent d’un accès limité aux informations sur les programmes disponibles, les procédures d’admission ou les possibilités de financement. À cela s’ajoutent les risques liés aux intermédiaires informels et aux fraudes documentaires.

EduBridge Africa mise ainsi sur la numérisation du conseil académique afin de rendre ses services plus accessibles. La plateforme entend centraliser les échanges entre étudiants, conseillers et établissements partenaires tout en réduisant certaines lourdeurs administratives. Elle met également en avant des services de mentorat et d’accompagnement personnalisés destinés à mieux préparer les candidats à leur intégration académique.

Le développement de solutions comme EduBridge Africa reflète la montée des plateformes edtech africaines spécialisées dans l’orientation et la mobilité internationale. Avec l’augmentation de la demande pour les études supérieures à l’étranger, plusieurs start-up cherchent désormais à numériser des services historiquement fragmentés et largement hors ligne. L’edtech ougandaise revendique plus de 5700 étudiants inscrits, plus de 11 mentors actifs et plus de 54 pays couverts.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Alors que les métiers de la donnée et de l’intelligence artificielle s’imposent partout, s’orienter dans cet écosystème reste un parcours du combattant. C’est pour répondre à ce défi de taille que ce Nigérian a conçu une plateforme stratégique dédiée à l’accompagnement des carrières.

Raji Kudus Adewale (photo) est un data product manager et entrepreneur nigérian. Il est le fondateur et responsable produit de DeDataHub, une plateforme conçue pour accompagner les personnes souhaitant évoluer dans les secteurs de la donnée et de l’intelligence artificielle.

Fondée en 2024, DeDataHub est née d’un constat clair : face au manque d’accompagnement, de visibilité sur les opportunités et de soutien professionnel, de nombreux talents abandonnent leur reconversion dans la tech. Pour y remédier, la start‑up aide les apprenants et les professionnels à décrypter le marché du travail, à monter en compétences et à bâtir une stratégie de carrière alignée sur leurs ambitions.

La plateforme se distingue par un accompagnement de haut niveau, démocratisant des conseils jusqu’alors réservés aux réseaux professionnels fermés ou aux consultants spécialisés. L’objectif est de permettre aux utilisateurs de cerner précisément les attentes des recruteurs, d’identifier les compétences clés et de maximiser leur employabilité.

DeDataHub propose plusieurs outils destinés à accompagner les utilisateurs dans leur progression. Parmi eux figurent des conseillers virtuels capables de suggérer des parcours adaptés au profil et aux objectifs de chaque utilisateur. La start‑up indique également offrir des recommandations de compétences, des analyses des offres d’emploi, des retours sur les projets réalisés et un accompagnement pour préparer les entretiens professionnels.

Un autre aspect mis en avant par la plateforme concerne le suivi du marché de l’emploi. DeDataHub affirme analyser les besoins des recruteurs afin d’aider les utilisateurs à apprendre les compétences les plus demandées et éviter de perdre du temps sur des sujets moins utiles pour leur carrière.

Parallèlement à DeDataHub, Raji Kudus Adewale anime depuis 2024 le podcast Tech Journey With DeDataDude. À travers des partages d’expériences et des témoignages inspirants, il y propose des plans d’action concrets pour réussir dans l’écosystème technologique. Expert chevronné, il occupe actuellement le poste de responsable produit chez JPMorganChase, le géant financier américain.

Raji Kudus Adewale est diplômé en 2019 de l’Université fédérale de technologie d’Akure (FUTA), où il a obtenu un Bachelor en télédétection et systèmes d’information géographique. Il a ensuite complété son cursus par un Master en gestion des affaires internationales à l’Université Glasgow Caledonian en Écosse.

Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, il a notamment travaillé comme data scientist chez Milsat (2023–2024), une entreprise nigériane spécialisée dans la donnée. Parallèlement, il a été ingénieur en solutions d’IA générative chez Dana Consulting, un cabinet américain de services et conseil aux entreprises.

Melchior Koba

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