Juriste de formation, elle devient entrepreneure et se spécialise dans le secteur éducatif en Tanzanie. Elle utilise la technologie pour développer des programmes sociaux et éducatifs de pointe. 

Faraja Kotta (photo) est une entrepreneure sociale et une juriste tanzanienne. Diplômée de l’université de Dar es Salaam où elle a obtenu en 2014 un master en droit, elle est la fondatrice et la directrice exécutive de Shule Direct, une organisation non gouvernementale qui fournit des ressources et des solutions innovantes dans le domaine de l’éducation.

Créée en 2013, Shule Direct exploite les avancées technologiques pour faciliter l’accès à des ressources éducatives numériques pour les apprenants en Tanzanie. En étroite collaboration avec les enseignants locaux, l’organisation développe une gamme diversifiée de contenus numériques, comprenant des notes de cours, des tutoriels interactifs, des quiz et des supports multimédias, couvrant 13 matières du programme national de l’enseignement secondaire.

En outre, l’ONG innove également en développant des jeux mobiles éducatifs visant à renforcer les compétences essentielles en lecture, en écriture et en mathématiques chez les élèves du primaire. Avec une gamme de produits en constante extension, comprenant l’application mobile Shule Direct, le système de gestion de l’apprentissage Elimika et la plateforme SMS Makini, Shule Direct est déjà un acteur important dans le domaine de l’éducation numérique en Tanzanie.

A ce jour, plus de 4,2 millions utilisateurs ont bénéficié des ressources d’apprentissage de qualité offertes par les plateformes numériques de l’organisation. Shule Direct cumule plus de 59 000 enseignants inscrits sur ses plateformes et plus de 276 000 téléchargements mobiles.

Jeune leader mondial du Forum économique mondial en 2020, Faraja Kotta est, depuis 2022, la présidente du conseil d’administration de Tanzanian Education Network, un réseau national d’acteurs non étatiques dans le domaine de l’éducation. Elle est aussi membre du conseil d’administration de Global Campaign for Education, un mouvement de la société civile qui promeut et défend l’éducation en tant que droit humain fondamental.

En 2016, la Tanzanienne a reçu le prix Woman in Technology Africa pour son travail avec Shule Direct et le prix Hall of Fame Website of the Year des Tanzania Leadership Awards. L’année suivante, elle a obtenu le prix System Innovator de la Segal Family Foundation pour le changement de l’apprentissage numérique dans l’enseignement secondaire en Tanzanie. En 2019, elle reçoit, pour sa start-up, le prix de la meilleure plateforme éducative de l’année aux Tanzania Elimu Awards.

Melchior Koba

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A travers ses programmes et ressources, hapaSpace accompagne les jeunes dans toutes les étapes de leur voyage entrepreneurial, du développement des compétences STEM à l’accès au financement, en passant par l’incubation et l’accélération des idées novatrices.

hapaSpace est un centre d’innovation technologique et collaborative qui soutient les jeunes entreprises à Kumasi, au Ghana. Il a été fondé en 2016 par Gideon Brefo, président-directeur général, et Albert Yaw Opoku, directeur financier.

hapaSpace aide les jeunes à créer des start-up et à développer des compétences en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) par le biais d’ateliers, de formations spécialisées, de rencontres, de mentorat et de programmes d’incubation et d’accélération. Il soutient l’ensemble du parcours d’une entreprise, de la génération de l’idée au financement de pré-amorçage.

Le centre offre un espace de coworking et de bureau avec accès à Internet. Il met à la disposition des entrepreneurs des bénévoles, organise des événements et offre des opportunités de mise en réseau. Il donne aussi des possibilités de financement grâce à la collaboration avec des entreprises de capital-risque, des investisseurs providentiels et de récompenses dans le cadre de concours.

Parmi les programmes lancés par hapaSpace, SmartWoman veut doter 150 femmes de compétences numériques de base à Adjamesu, dans la région d’Ashanti au Ghana. Le programme s’inscrit dans le cadre du projet DigiWorks parrainé par le centre de transformation numérique de l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ) et eSkills for Girls.

Le centre fournit une assistance technique aux entreprises et aux particuliers. Il réalise des études de marchés pour des start-up individuelles, des entreprises et des partenaires de développement. Il a créé quatre communautés actives pour aider les entrepreneurs à créer des entreprises résilientes.

La communauté technologique de hapaSpace cumule plus de 500 personnes qui se soutiennent mutuellement. Il dispose aussi d’une communauté d’entrepreneurs, d’une communauté d’artistes et d’un club de lecteurs. La première compte plus de 1 000 personnes innovantes et la deuxième totalise environ 158 artistes créatifs. Au club de lecteurs, un livre est lu chaque mois et fait l’objet d’une discussion.

Melchior Koba

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Avec pour objectif de contribuer à l’essor de l’économie numérique sur le continent, un tech entrepreneur a mis en place une solution edtech. Il veut atteindre 10 millions d’Africains dans les 10 prochaines années.

GetBundi est une solution edtech développée par la firme nigériane Wings of Justice Limited. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des contenus éducatifs dans le domaine des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) et des compétences numériques. La plateforme a été lancée en juin 2022 par Osita Oparaugo.

« GetBundi ne remplace pas la méthode traditionnelle d'enseignement ou l'école secondaire physique. Il s'agit plutôt d'un complément qui peut être utilisé comme aide à l'enseignement, pour soutenir l'apprentissage continu des élèves scolarisés et comme guide d'étude pour les élèves non scolarisés ou scolarisés à domicile », indique le fondateur de l’edtech lors du lancement de la solution.

GetBundi, en plus de sa plateforme web, dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. L’utilisateur, après téléchargement, devra se créer un compte pour accéder aux différents contenus disponibles sur la plateforme. Il peut opter, en fonction de ses besoins, pour les STEM ou pour les compétences numériques telles que l’intelligence artificielle, le codage, le marketing digital ou encore la cybersécurité. L’edtech met gratuitement à la disposition de ses utilisateurs certains cours.

Osita Oparaugo a mis en place la stratégie The GetBundi Vision 2032 pour atteindre dix millions d’Africains dans les dix prochaines années. L’edtech dispose de 107 instructeurs et de 2 733 étudiants. Elle dispense 21 cours en direct et 117 vidéos de cours sont accessible sur ses plateformes web et mobile. Depuis son lancement, la version Android de l’application mobile a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, d’après les données de Play Store.

Adoni Conrad Quenum

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En Tunisie, Connect’Innov soutient les entreprises en promouvant l'entrepreneuriat et l'innovation technologique dans le domaine de la santé. Elle propose plusieurs services, allant de la pré-incubation à l’accélération des entreprises.

Connect’Innov est une structure d’accompagnement tunisien qui a pour mission de détecter, accompagner et valoriser l’innovation dans le domaine de la healthtech, notamment l’e-health, la medtech et la biotechnologie. Elle a été fondée en 2020 par la biochimiste Wafa Bchir et le comptable Hichem Radoine.

Connect’Innov propose des services de pré-incubation et de sensibilisation. Elle offre des formations continues aux entrepreneurs et chercheurs, crée des start-up et accompagne les projets innovants. La structure fournit aussi des programmes d’incubation et d’accélération. Elle organise des événements et des sessions de rencontre pour créer plus d’opportunités de partenariats.

Plusieurs programmes sont en cours chez Connect’Innov. Le premier est Connect’Innov Prep, un programme de sensibilisation, d’initiation à l’entrepreneuriat et à l’innovation et de pré-incubation. On distingue aussi Connect’Innov Camp qui est un programme de formations courtes, variées et complémentaires sur les thématiques de l’entrepreneuriat et de l’innovation.

Le programme de création de start-up innovantes de la structure est nommé Connect’Innov Studio. Ce dernier s’appuie sur des idées internes développées et conduites par l’équipe de Connect’Innov.

Connect’Innov Lab est le programme d’incubation de la structure pour les start-up en phase d’innovation.

Son but est d’aider les jeunes entrepreneurs en phase d’idéation à structurer leurs idées, ainsi qu’à cerner et à appréhender tous les aspects nécessaires au bon développement de leurs projets afin de se préparer à une phase d’accélération. Les inscriptions à l’incubation ont pris fin le 29 février 2024.

Le programme d’accélération de la structure pour les start-up ayant validé leurs prototypes est le Connect’Innov Fab. Ce dernier aide les entreprises healthtech à lever des fonds et se développer commercialement à l’échelle nationale et internationale.

A ce jour, Connect’Innov a réalisé plus de 30 programmes et événements et comptabilise plus de 550 heures d’accompagnement. Elle totalise plus de 55 start-up accompagnées ou en cours d’accompagnement et compte plus de 25 start-up labellisées. Elle est accompagnée par plusieurs institutions et entreprises, dont la Banque mondiale, Start-up Tunisia, Institut français, Deloitte et Eurobiomed.

Melchior Koba

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L’entrepreneuriat en Afrique du Sud est en plein essor, et au sein de cette effervescence se trouve l’UCT GSB Solution Space, un centre d’innovation affilié à l’université du Cap. Cet écosystème est un catalyseur pour les jeunes entreprises à fort impact.

UCT GSB Solution Space est un écosystème pour les jeunes entreprises à fort impact, l’innovation d’entreprise et le développement de l’esprit entrepreneurial. Fondé en 2014, il appartient à la Graduate School of Business de l’université du Cap et favorise l’émergence de talents entrepreneuriaux en Afrique du Sud et sur le continent. Solange Rosa est la directrice de l’accélérateur.

UCT GSB Solution Space encourage l’apprentissage et la croissance des entrepreneurs en leur donnant accès à des ressources, des entreprises partenaires, des mentors, des services de conseil, des espaces de travail et des experts industriels. Il a mis en place plusieurs programmes pour accompagner les jeunes.

Il y a quelques semaines, le centre a annoncé le Philippi Developer Programme, dont les inscriptions prendront fin ce jeudi 29 février 2024. Le programme qui commencera le 11 mars prochain durera 4 mois et est destiné aux jeunes intéressés par le développement web et de logiciels.

L’un des programmes du centre est le MBA Innovation and Entrepreneurship Programme. Ce dernier se focalise sur la création d’opportunités d’entreprise, couvrant les éléments clés de la création au lancement et à l’établissement de l’entreprise. Il se concentre sur l’impact réel et cible les plus grands défis de la société d’un point de vue commercial.

Un autre programme de l’UCT GSB Solution Space est l’e-Track Programme. Celui-ci est un programme d’accélération en deux phases des entreprises en phase de démarrage, ainsi que de renforcement des capacités pour les entrepreneurs à fort impact en Afrique du Sud et au-delà. Adoptant une approche de mise à l’échelle de haut niveau, il est conçu pour aider les équipes à créer des entreprises évolutives avec un potentiel international.  

Soutenu par plusieurs institutions locales et internationales comme Amazon Web Services, HubSpot for Startups et Digify Africa, UCT GSB Solution Space a accompagné plusieurs start-up technologiques dont TUNL. TUNL est une start-up qui, via sa plateforme technologique, simplifie l’expédition de marchandises et de courriers à l’international.

Melchior Koba

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Ishango Startups Center se dresse comme un phare, guidant les jeunes talents vers le succès entrepreneurial. Il veut stimuler le développement économique et promouvoir l’innovation en RDC.

Ishango Startups Center est un incubateur de start-up basé en République démocratique du Congo (RDC). Né d’un partenariat public-privé entre Medialab Group et l’Office de promotion des petites et moyennes entreprises congolaises (OPEC) en 2021, le projet s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, visant à améliorer le climat des affaires et à promouvoir l’entrepreneuriat en RDC.

« Les objectifs, c'est former les jeunes depuis l’incubation, c'est-à-dire transformer les projets en entreprises ou start-up formels sur le marché congolais. La deuxième phase, c'est accompagner ces jeunes à travers l’Afrique, ce à travers un programme d’accélération », a déclaré le coordonnateur du projet Ishango Startups Center, Félix Mangwangu.

Ishango Startups Center veut répondre à la problématique du chômage et des besoins spécifiques du secteur professionnel. Il propose des espaces de travail privés ou ouverts, avec accès à Internet à haut débit et ordinateurs. Le centre possède aussi un fablab où les entrepreneurs peuvent réaliser des impressions de prototypes de maquette 3D, selon leur domaine d’activité.

Ishango Startups Center ne travaille pas en vase clos. Il collabore activement avec d’autres institutions d’accompagnement, dont Orange Digital Center (ODC). En 2023, le centre a participé au programme d’accélération Orange Fab d’ODC en RDC, offrant ainsi une expérience supplémentaire aux start-up technologiques locales.

Ishango Startups Center a déjà accompagné des dizaines de start-up dont Inki et STAR UP KOBIKA NA NDAKU. La première est une solution digitale qui fournit une application de récolte d’avis clients en point de vente, le tout soutenu par une borne interactive et sécurisée. La seconde s’illustre dans le domaine de la santé. La start-up a développé un incubateur néonatal avec photothérapie doté de panneaux solaires et d’un logiciel de santé, il est conçu pour réduire le taux de mortalité infantile.

Melchior Koba

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Informaticien et entrepreneur, il veut être un acteur clé du progrès technologique de son pays, le Tchad. Après des années d’expérience en travaillant en freelance sur plusieurs projets numériques, il met toutes ses connaissances au profit des jeunes.

Mahamat Issaka Saleh (photo) est un développeur web et mobile et un entrepreneur tchadien. Il est le fondateur de Sahelindev, une start-up qui, à travers sa plateforme éponyme, forme les jeunes aux compétences numériques, offre des services informatiques et accompagne les jeunes porteurs de projets liés à la technologie.

« Au Tchad, il manque des structures qualifiées et rapides offrant les services informatiques, notamment la création des sites », a constaté Mahamat Issaka Saleh. C’est ce qui l’a poussé à créer Sahelindev qui a pour mission principale de satisfaire les besoins digitaux et de vulgariser le numérique en Afrique.

Interrogé par We Are Tech Africa sur ses objectifs à long terme, l’entrepreneur a déclaré vouloir « étendre sa plateforme à l’échelle continentale, en ciblant différents pays africains pour favoriser une transformation numérique plus large et jouer un rôle clé dans le soutien aux start-up en offrant des espaces d’innovation et des programmes d’incubation ». Il veut également « participer activement à des initiatives de responsabilité sociale en utilisant la technologie pour résoudre des problèmes sociaux ».

Mahamat Issaka Saleh voue une grande passion pour la technologie et est animé par le désir de contribuer au progrès technologique de son pays et de créer des solutions novatrices. Il se plonge dès le collège dans l’univers du numérique. Après son baccalauréat, il s’inscrit, en 2018, à l’université M’Hamed Bougara de Boumerdes en Algérie où il obtient une licence en mathématiques et informatique.

Suite à l'obtention de sa licence, l'entrepreneur se lance en tant que travailleur indépendant. Il met ses compétences à disposition sur diverses plateformes de freelancing, tout en proposant ses services à son réseau personnel et aux organisations locales. Il a ainsi réalisé plusieurs projets liés à la programmation, au développement web et mobile et au graphisme, entre autres.

En décembre 2023, il reçoit lors de la conférence des start-up africaines tenue à Alger le prix Actor for African Ecosystem ASC dans la catégorie « Technologie ». Cette récompense désigne son entreprise comme la meilleure start-up technologique africaine. 

Melchior Koba

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Pour aider les femmes africaines à saisir les opportunités de l’industrie technologique, She Code Africa va mettre en œuvre un programme de formation au développement et à la gestion des produits. Le programme financé par FedEx veut toucher 100 000 femmes d’ici 2030.

Le programme She Code Africa a annoncé un partenariat avec le transporteur de fret aérien FedEx visant à lancer un programme de formation dans les technologies destiné aux femmes africaines. She Code Africa, chargé de la mise en œuvre du programme, a lancé un appel à candidatures ouvert aux femmes de tous les pays du continent.

Le programme ne prend en compte que les femmes passionnées de technologies âgées de 18 à 45 ans. Il propose deux parcours de formation. Un parcours d’ingénierie de 2 à 3 mois qui comprend une gamme de cours techniques essentiels, du génie logiciel (Web et mobile) à l'ingénierie cloud, en passant par la science des données et l'analyse des données, ainsi que l'ingénierie matérielle telle que la robotique.

Le deuxième parcours comprend des bootcamps de formation complets de 2 à 3 mois spécialement conçus pour donner aux femmes africaines les connaissances et l'expertise dont elles ont besoin pour concevoir et gérer des produits.

Le programme financé par FedEx propose également un mentorat de carrière pour une orientation personnalisée, un stage rémunéré d'un mois pour une application réelle, et des opportunités d'embauche avec des entreprises technologiques de premier plan.

L’objectif du programme est de permettre aux femmes africaines de tirer profit de l’industrie technologique qui offre des opportunités professionnelles sur le continent. D’ici 2030, le programme entend former et insérer 100 000 jeunes filles et femmes.

L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 8 mars.

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Vanessa Ngono Atangana

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Entrepreneure sociale, elle s’est donné pour mission de réduire le fossé technologique qui existe entre les hommes et les femmes. Elle aide ces dernières à acquérir des compétences technologiques et à devenir des entrepreneures et des leaders. 

Barbara Mutabazi (photo) est une entrepreneure sociale ougandaise qui se bat pour combler l’écart technologique existant entre les hommes et les femmes en Afrique. Elle est la fondatrice de Women in Technology Uganda (WITU), un laboratoire de fondateurs destiné aux femmes et aux filles.

Fondé en 2014, WITU fournit aux jeunes femmes d’Ouganda, en particulier à celles issues de communautés mal desservies, des compétences pratiques, des outils et des opportunités de travail pour devenir des technologues, des leaders et des entrepreneurs innovants qui participent également aux économies africaines et les influencent.

WITU initie les femmes à diverses compétences professionnelles, commerciales et numériques. Il les aide à lancer une activité génératrice de revenus et un plan d’affaires après avoir recherché des opportunités commerciales au sein de leurs communautés.

Barbara Mutabazi est aussi une cofondatrice et la directrice de Hive Colab, un accélérateur et incubateur d’entreprises en Ouganda. Ce dernier a pour mission de créer un environnement collaboratif qui favorise l’expérimentation d’idées évolutives ayant des retombées sociales et économiques positives. Il s’engage à favoriser une culture de l’innovation et de l’excellence, en stimulant le succès des start-up en Ouganda.

L’entrepreneure est titulaire d’un diplôme en informatique de gestion obtenu en 2011 à la Makerere University. Elle est également diplômée de l’université de Salford, en Angleterre, où elle a obtenu, en 2018, un master en gestion de systèmes d’information.

Barbara Mutabazi a aussi travaillé dans plusieurs structures. Entre 2014 et 2017, elle était membre du conseil d’administration d’AfriLabs Foundation. Parallèlement, elle était la directrice nationale de l’accélérateur SPRING Accelerator en Ouganda. De 2018 à 2021, elle était une associée au service de création d’entreprise du British Council qui a, durant cette période, fournit des services de développement des entreprises à plus de 50 entrepreneurs créatifs en Afrique.

Barbara Mutabazi est lauréate 2014 du prix Change Agent d'Anita Borg Institute. Elle est également boursière, en 2017, de l’Initiative des jeunes leaders africains (YALI) Mandela Washington.

Melchior Koba

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Après un accident à 15 ans qui l’a éloigné de l’école pendant 6 mois, ce tech entrepreneur a décidé de mettre en place une edtech. Trois ans plus tard, il réalise son rêve avec un associé qu’il rencontre en 2021.

Klas est une solution edtech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence ceux qui désirent donner des formations ou vendre des contenus, de créer leur école en ligne sur sa plateforme web. La start-up a été fondée en 2022 par Nathan Nwachuku et Lekan Adejumo. Depuis son lancement, elle a déjà levé 1,3 million $ pour développer sa technologie et soutenir sa croissance.

« On peut l'envisager de la même manière que Shopify. Ce qu'ils font pour les boutiques en ligne où tout le monde peut créer sa boutique et vendre n'importe quoi en ligne, c'est ce que Klas essaie de faire pour ses utilisateurs en les aidant à créer des écoles en ligne et à organiser des cours », a indiqué Nathan Nwachuku au média TechCrunch.

La solution ne dispose pas d’une application mobile. Il faut se rendre sur son site Internet et créer un compte en fournissant : nom, prénom, numéro de téléphone et adresse e-mail. Il faudra créer un mot de passe pour valider la création du compte. L’utilisateur pourra ensuite parfaire la création de son école en ligne dans le domaine de son choix. Des écoles sont disponibles en codage, en finance, en art ou encore en apprentissage de langues étrangères. Klas offre le choix de dispenser ses cours en direct, avec des contenus vidéos préenregistrés ou encore avec des ebooks.

L’edtech a mis en place plusieurs outils qui facilitent son utilisation. Là où les autres edtech intègrent des outils comme Google Meet ou Zoom pour fournir des expériences de classe, Klas a mis en place KlasLife. Selon Nathan Nwachuku, cet outil n'utilise pas d'interface de programmation vidéo et il a été construit à partir de zéro avec une architecture vidéo tout à fait unique. « Nous nous concentrons sur un écosystème fermé, contrairement à ces autres grandes entreprises, qui sont essentiellement des boîtes à outils d'intégration et où tout est entièrement intégré dans la plateforme », affirme-t-il.

La start-up propose plusieurs types de forfaits : un forfait gratuit qui permet déjà de vendre un certain nombre de services comme des cours enregistrés et des ebooks, et deux forfaits payants. L’un est affiché à 29 $/mois et l’autre, qui n’est pas encore lancé, à 99 $/mois. Elle compte lancer d’autres services à l’endroit des entreprises, notamment le perfectionnement de leurs employés, pour augmenter ses revenus. Klas revendique plus de 5 000 écoles en ligne et plus de 300 000 étudiants en février 2024. Elle vise les 100 000 écoles en ligne à l’horizon 2027.

Adoni Conrad Quenum

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