Les autorités mauritaniennes parient sur le numérique pour accélérer le développement socio-économique du pays. Cette intégration touche à tous les secteurs de l’économie, dont les transports.
Les autorités mauritaniennes ont lancé une solution basée sur l’intelligence artificielle (IA) pour détecter et enregistrer automatiquement, en temps réel, les infractions routières sur l’ensemble du réseau national. Opérationnelle depuis le 25 décembre, cette initiative s’inscrit dans les efforts d’intégration du numérique à la gestion de la sécurité routière.
Dans sa première phase, le dispositif cible deux infractions majeures : la surcharge des véhicules, détectée automatiquement en cas de dépassement de la charge autorisée, et le non-port de la ceinture de sécurité, identifié grâce à des caméras intelligentes. La solution vise à moderniser la surveillance grâce à des alertes automatiques et une traçabilité structurée des données, notamment lors des déplacements interurbains.
Il convient toutefois de rappeler que l’usage des technologies numériques pour la sécurité routière en Mauritanie reste embryonnaire. L’intégration d’un plus grand nombre d’infractions sera nécessaire pour mesurer l’impact réel sur la sécurité routière. Le potentiel de l’IA ne se limite pas à la détection des infractions.
L’Union internationale des télécommunications (UIT), par exemple, a lancé en 2021 l’initiative « AI for Road Safety », promouvant une approche « système sûr » basée sur six piliers : gestion de la sécurité routière, routes et mobilité plus sûres, véhicules plus sûrs, usagers de la route plus sûrs, intervention après un accident et contrôle de la vitesse. Selon l’agence onusienne, l’IA peut améliorer la collecte et l’analyse des données sur les accidents, fournir des informations pour éviter les collisions et optimiser les interventions après les accidents, contribuant ainsi à l’élaboration de cadres réglementaires plus efficaces.
Cependant, l’UIT rappelle que l’IA n’est pas une panacée. Il est essentiel d’assurer les standards de sécurité adéquats, de tester rigoureusement les systèmes et de prévenir les risques pour les droits humains et la vie privée afin que ces technologies soient utilisées de manière fiable, sécurisée et éthique. Le développement d’infrastructures télécoms fiables, comme la 5G, sera également nécessaire pour soutenir ces dispositifs.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Ubrick F. Quenum
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En 2024, le budget prévisionnel était d’environ 30,4 milliards de FCFA pour 134 activités. Au 30 novembre 2025, le taux de réalisation de ces activités atteignait 78,05 %.
Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a prévu un budget de 61 milliards de francs CFA (109,4 millions de dollars) pour ses activités en 2026. Cette prévision budgétaire a été examinée et validée lors de la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), le lundi 29 décembre.
Le Plan de travail annuel (PTA) ainsi validé comprend 156 activités. Celles-ci concernent notamment le déploiement de 270 km de fibre optique, la poursuite de la couverture en réseaux mobiles et en connexion haut débit des 750 zones blanches identifiées, l’opérationnalisation des mini-datacenters, l’accompagnement de la dématérialisation de 100 procédures administratives, la réalisation des maisons du citoyen et le renforcement de la législation sur le numérique.
La prévision budgétaire pour 2026, estimée à 61 milliards de FCFA, double celle du PTA 2025 (environ 30,4 milliards de FCFA). En 2025, les réalisations ont notamment porté sur le déploiement des plateformes CIM et CIMEX dans plusieurs structures publiques, la délivrance de 338 agréments informatiques, l’extension du réseau national de fibre optique à plus de 11 292 km et la connexion de 88 nouveaux bâtiments au RESINA. Elles incluent aussi l’acquisition de cinq datacenters, le renforcement des compétences numériques de 169 jeunes filles, le recrutement et la formation de 214 agents IT, ainsi que le lancement des « Zama tchéy », ou maisons du citoyen, pour rapprocher les services postaux des populations.
Cette hausse budgétaire intervient dans un contexte où le gouvernement ambitionne de positionner le pays comme un leader africain de l'intégration des TIC dans des secteurs essentiels tels que l'administration publique, l'éducation, la santé, le commerce et l'agriculture. Les autorités misent également sur les technologies numériques pour accélérer le développement socio-économique. Douze chantiers prioritaires ont été identifiés pour accompagner cette vision à l’horizon 2030.
Pour le moment, le pays se classe 175e sur 193 selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies et affiche un score de 0,2895 sur 1, inférieur aux moyennes de la sous-région Afrique de l’Ouest (0,3957), de l’Afrique (0,4247) et du monde (0,6382).
En matière de cybersécurité, le Burkina Faso se classe dans le troisième palier sur 5 de l’Indice global de cybersécurité de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Le pays s’en sort relativement bien en matière d’organisation, de cadre législatif et de coopération. Toutefois, il doit se renforcer dans les piliers de mesures techniques et de développement des capacités.
En ce qui concerne le réseau télécoms, le taux de couverture des services de téléphonie mobile (2G) est de 85 %, contre 64 % pour l’Internet 3G et 46 % pour l’Internet 4G, selon les sources officielles de 2024. Au total, 1 700 zones blanches ont été identifiées dans le pays, dont 183 ont été couvertes en 2022 et 138 en 2024, avec 750 prévues pour 2025. Les données de l’UIT montrent que le taux de pénétration de l’Internet était de 17% en 2023, contre 55,9 % pour la téléphonie mobile.
Isaac K. Kassouwi
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La transformation numérique pourrait créer une valeur ajoutée de 34,9 milliards de cedis (environ 2,9 milliards USD) pour l’économie ghanéenne d’ici 2027, selon la GSMA. Pour exploiter pleinement ce potentiel, le pays devra développer des compétences dans des domaines numériques stratégiques, tels que l’IA.
Le gouvernement ghanéen veut introduire un programme structuré de formation en intelligence artificielle (IA) et en science des données pour les étudiants ghanéens, en partenariat avec le Japon. L’initiative s’inscrit dans le cadre des efforts des autorités visant à doter les jeunes de compétences numériques adaptées au futur et à renforcer la participation du Ghana à l’écosystème mondial de l’IA et du numérique.
Le projet a été évoqué la semaine dernière lors d’une rencontre entre le ministre de la Communication, des Technologies numériques et de l’Innovation, Samuel Nartey George, et une délégation de l’Université de Tokyo.
C’est un pan de l’initiative « Développement des ressources en IA/Science des données pour la croissance économique de l’Afrique », menée par le laboratoire Matsuo de l’Université de Tokyo. Elle vise à renforcer les capacités africaines en IA en étendant le programme Global Consumer Intelligence (GCI) sur le continent. Elle ambitionne de former 30 000 professionnels de l’IA au cours des trois prochaines années, en collaboration avec des universités africaines et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
Au Ghana, le programme proposé sera dispensé en ligne en anglais, ciblant les étudiants des universités publiques et certaines écoles secondaires sélectionnées, avec une certification liée à l’employabilité et aux compétences numériques pratiques.
Les discussions ont également abordé le soutien à l’entrepreneuriat en partenariat avec le PNUD et les opportunités d’emploi via des collaborations entre entreprises japonaises et startups locales facilitées par la JICA.
Le Ghana continue d’explorer la coopération locale et internationale pour améliorer la formation des jeunes aux compétences numériques.
Pour le programme « One Million Coders » qui vise à former 1 million de jeunes en quatre ans, l’exécutif s’est déjà rapproché de partenaires potentiels comme TikTok, TECHAiDE, Google, Huawei, Microsoft, AWS, Code Racoon… Ces efforts interviennent dans un contexte où la Banque mondiale estime que 230 millions de métiers en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.
Au Ghana, les autorités considèrent le chômage des jeunes comme un défi majeur. Selon les sources officielles, en 2024, le taux de chômage des 15‑24 ans s’est établi en moyenne à 32 %, tandis que celui des 15‑35 ans a atteint 22,5 %.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Ubrick F. Quenum
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La transformation numérique implique la dématérialisation des services publics à travers le déploiement de plateformes dédiées. Sa réussite dépend de la capacité des fonctionnaires à les utiliser efficacement.
Smart Zambia, l’agence publique chargée de la transformation numérique en Zambie, a annoncé avoir lancé un programme décentralisé de formation aux compétences numériques au sein des institutions gouvernementales. Annoncée mercredi 17 décembre, l’initiative vise à accélérer la mise en œuvre des ambitions numériques des autorités.
Le programme a débuté par une session d’orientation réunissant une dizaine d’agents instructeurs issus du ministère de la Défense, du ministère de la Justice, du Centre national de recherche et de développement, du ministère des Finances et de la Planification nationale, du ministère des Mines et du Développement minier, du ministère du Développement des petites et moyennes entreprises, ainsi que de l’Université de Zambie.
Les participants ont été formés aux modalités d’inscription et d’accompagnement des apprenants sur la plateforme Cisco Networking Academy, dans le cadre de leurs missions d’instructeurs. L’objectif est d’élargir l’accès à des formations gratuites en littératie numérique et en compétences numériques appliquées au sein de la fonction publique.
« En permettant aux ministères et aux institutions de gérer directement l’inscription et l’administration de base des cours, l’initiative entend accroître la portée du programme, encourager l’appropriation institutionnelle et garantir la durabilité à long terme du développement des compétences numériques à l’échelle du gouvernement », explique Smart Zambia dans son communiqué.
Le développement des compétences numériques constitue un pilier de l’agenda de transformation numérique de la Zambie pour améliorer l’efficacité, la sécurité et l’orientation citoyenne des services publics. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne d’ailleurs la nécessité d’investir dans les capacités des fonctionnaires, les technologies numériques offrant un potentiel de modernisation significatif de l’administration.
Pour rappel, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) estime que la poursuite de cette transformation pourrait générer une valeur ajoutée de 28,64 milliards de kwachas zambiens (≈1,26 milliard USD) d’ici 2028 dans l’agriculture, le commerce, la manufacture, le transport et les services publics.
Isaac K. Kassouwi
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Le numérique est vu comme un levier d’emploi des jeunes qui constituent la majeure partie de la population du continent. Selon la Banque mondiale, 230 millions de métiers en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.
Le gouvernement sierra‑léonais a lancé, mercredi 17 décembre, le programme « Learn2Earn », une initiative visant à améliorer l’employabilité des jeunes à travers le freelancing numérique. Mis en œuvre en partenariat avec l’UNICEF, le programme ambitionne de préparer les jeunes à la génération de revenus en ligne, dans un contexte marqué par la rareté des emplois traditionnels.
La cohorte pilote rassemble 30 participants engagés dans un programme d’un mois combinant sessions d’orientation en présentiel, mentorat virtuel et candidatures à des missions réelles de freelance. « Le programme a été conçu pour accompagner les participants de l’apprentissage à la génération de revenus, à travers le mentorat, la pratique concrète et la responsabilisation, avec l’appui de freelances expérimentés opérant sur des plateformes telles qu’Upwork et Bounty », a expliqué Jesse Kamara, responsable de l’innovation au ministère de la Communication, de la Technologie et de l’Innovation (MoCTI).
Selon le ministère, « Learn2Earn » propose une voie alternative d’insertion professionnelle au sein de l’économie mondiale des petits boulots (gig economy). Il vise à répondre au fossé croissant entre le nombre de jeunes entrant sur le marché du travail et la disponibilité limitée des emplois classiques. Le programme s’inscrit également dans l’objectif du MoCTI de contribuer à la création de 65 000 emplois dans les secteurs de la technologie et de l’innovation, alors que la Banque mondiale estime que 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.
Cette initiative intervient dans un contexte socioéconomique tendu. La Banque africaine de développement (BAD) estime que le taux de chômage des jeunes en Sierra Leone s’élevait à 10 % en 2022, tandis que le sous‑emploi demeure nettement plus élevé. Par ailleurs, une enquête d’Afrobarometer, publiée en septembre, révèle que 57 % des Sierra‑Léonais ont déjà envisagé de quitter le pays, dont 55 % à la recherche de meilleures opportunités d’emploi.
Au‑delà des compétences requises, le développement du freelance soulève plusieurs interrogations structurelles. Il pose notamment la question de l’accès effectif des jeunes aux équipements numériques comme les ordinateurs, les smartphones adaptés ou les logiciels. À cela s’ajoute une connectivité Internet fiable, de qualité et financièrement abordable. À titre d’illustration, selon DataReportal, la Sierra Leone comptait 1,8 million d’utilisateurs d’Internet au début de l’année 2025, soit un taux de pénétration de seulement 20,7 %.
Isaac K. Kassouwi
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Le Burkina Faso intensifie la digitalisation de ses services publics afin de simplifier l’accès des citoyens aux démarches administratives. Cette transformation vise également à renforcer les recettes de l’État.
La numérisation progressive des services judiciaires commence à produire des résultats tangibles au Burkina Faso. En l’espace de deux années d’exploitation, les plateformes dédiées au certificat de nationalité en ligne et au casier judiciaire numérique ont permis de mobiliser plus de 337 millions de francs CFA (environ 603 700 $) au profit du budget de l’État.
Ces performances ont été mises en lumière le vendredi 12 décembre à Ouagadougou, à l’occasion d’une visite de terrain organisée par le ministère de la Justice à l’intention des médias. L’initiative visait à présenter l’impact concret de ces outils digitaux, conçus pour moderniser la délivrance des actes judiciaires et améliorer l’accès des citoyens aux services publics, dans un contexte national marqué par des contraintes sécuritaires et de fortes disparités géographiques.
Dans le détail, la plateforme de demande en ligne du certificat de nationalité a enregistré près de 49 000 requêtes à la date du 11 décembre 2025, générant un peu plus de 24 millions FCFA de recettes. Le casier judiciaire central numérique concentre toutefois l’essentiel des flux, avec plus de 418 000 demandes traitées, pour des recettes dépassant 312 millions FCFA. Ces volumes traduisent une adoption rapide par les usagers, portée par la simplification des démarches et la réduction des délais de traitement.
Au-delà de l’aspect financier, ces plateformes répondent à un enjeu majeur d’accessibilité. Elles permettent aux citoyens, y compris ceux vivant dans des zones affectées par l’insécurité ou éloignées des centres administratifs, d’obtenir leurs documents officiels à distance. Les actes délivrés sont sécurisés par des codes QR, renforçant leur authenticité et limitant les risques de fraude, longtemps associés aux procédures papier.
La digitalisation n’est toutefois pas exempte de défis. Des rejets de dossiers continuent d’être observés, principalement en raison de pièces non conformes, de documents incomplets ou de tentatives de falsification. Pour les responsables techniques, ces difficultés mettent en évidence la nécessité de renforcer l’accompagnement des usagers et la sensibilisation aux exigences des procédures numériques. Les équipes assurent néanmoins que les demandes conformes sont traitées dans des délais courts, généralement inférieurs à 48 heures ouvrables.
Fort de ces résultats, le ministère de la Justice poursuit l’élargissement de son offre de services numériques. Plusieurs nouvelles plateformes, dont Justice pénale en ligne, e-Permis de communiquer et e-RCCM (Registre du commerce et du crédit mobilier), ont été officiellement lancées le 15 décembre à Ouagadougou, marquant une nouvelle étape dans la modernisation des services judiciaires et administratifs du pays.
Samira Njoya
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Selon des données de DataReportal, le Gabon comptait 1,84 million d’abonnés au début de l’année 2025. Cela représentait un taux de pénétration de 71,9 %.
Le gouvernement gabonais a annoncé qu’il procédera, le 23 décembre, au lancement officiel du service Internet à bord des trains de voyageurs. L’événement sera marqué par une présentation de la solution et un test de connexion en conditions réelles à bord d'un train, en présence des autorités et des partenaires.
Le projet est annoncé le lundi 15 décembre. Il est porté par le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation et le ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, en partenariat avec la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) et un opérateur télécoms privé. Ce dernier déploiera la solution d’Internet par satellite en orbite basse OneWeb du groupe français Eutelsat.
« Dans une première étape, l’accès Internet à bord permettra exclusivement l’utilisation de l’application WhatsApp. Les étapes suivantes du projet permettront un élargissement progressif des services, en fonction des performances techniques et de la qualité de service observée », a expliqué le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation.
Selon le ministère, ce projet vise à améliorer le confort et l'expérience des usagers du transport ferroviaire à travers l'intégration progressive des services numériques. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des ambitions de transformation numérique des autorités gabonaises. Libreville cherche à faire du numérique un pilier central de son développement socioéconomique et à réduire sa dépendance aux ressources extractives. Le pays s’est par exemple doté en septembre dernier d’un cadre légal afin d’encadrer et d’accélérer la transformation numérique de son administration.
Cette amélioration de l’expérience client intervient alors que les autorités gabonaises souhaitent accroître le trafic sur le Transgabonais et porter le nombre annuel d’usagers transportés à 330 000 à l’horizon 2027, contre 260 000 passagers en 2022, soit plus de 26,9 %. Il s’agit de l’une des actions prioritaires du gouvernement de Transition sur la période 2024-2026.
Isaac K. Kassouwi
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Le pays ambitionne de devenir un hub technologique régional à l’horizon 2035. Cependant, l’UIT estime que cette ambition doit s’accompagner d’un engagement accru dans la cybersécurité pour exploiter pleinement le potentiel du numérique.
Les autorités djiboutiennes préparent la mise en service de l’Autorité nationale de cybersécurité (ANC) créée récemment. Une réunion s’est tenue la semaine dernière entre les cadres du ministère de l’Économie numérique et le nouveau directeur de l’agence publique. Elle a permis d’examiner l’état d’avancement des projets de cybersécurité, d’identifier les axes de coopération prioritaires et de doter l’agence en équipements.
Ces équipements comprennent des ordinateurs haute performance dédiés à la réponse aux incidents, des pare-feu et des solutions de sécurisation réseau conformes aux standards internationaux, des serveurs de haute capacité pour le traitement de données sensibles, des écrans de supervision pour les centres opérationnels (SOC), des licences professionnelles de cybersécurité…
Selon le projet de loi portant création de l’ANC présenté devant l’Assemblée nationale le 10 novembre dernier, l’agence est chargée d’établir des normes nationales et des procédures de protection pour les secteurs vitaux, ainsi que la création d’un centre national de surveillance et de réponse aux incidents de cybersécurité. Il prévoit également de renforcer la coopération internationale contre la cybercriminalité et de lancer des programmes de formation et de sensibilisation à la cybersécurité.
Sa création vient renforcer les efforts des autorités pour sécuriser le cyberespace national dans un contexte de transformation numérique accélérée. Le pays s’est notamment doté d’une Stratégie nationale de cybersécurité, d’un Code numérique et organise annuellement une Semaine nationale de la cybersécurité. Fin octobre 2025, à Hanoï (Vietnam), il a signé la Convention des Nations unies sur la cybercriminalité, rejoignant 21 pays africains parmi 71 signataires au total. Le pays avait déjà ratifié en novembre 2023 la Convention de Malabo de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.
Le pays se situe actuellement au avant-dernier palier de l’Indice global de cybersécurité de l’UIT, avec un score de 11,84 sur 20 dans le pilier législatif. L’organisation estime toutefois que Djibouti doit redoubler d’efforts dans les domaines organisationnel, technique, de développement des capacités et de coopération pour combler son retard.
Isaac K. Kassouwi
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Face à la montée des cybermenaces, le Mali structure sa réponse nationale. Les autorités travaillent sur une feuille de route destinée à renforcer la résilience du pays, moderniser la gouvernance numérique et protéger des infrastructures de plus en plus ciblées.
Le gouvernement malien a officiellement pris acte, lors du Conseil des ministres du mercredi 5 décembre, de la Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030. Ce cadre de référence doit permettre au pays de renforcer sa résilience numérique face à la multiplication des cyberattaques et aux risques croissants liés à la transformation digitale de l’État et de l’économie.
« La cybersécurité est devenue une préoccupation mondiale, en raison de la sophistication croissante des attaques et des dommages financiers qu’elles causent aux États et aux entreprises. Malgré plusieurs textes législatifs et réglementaires adoptés ces dernières années, le Mali ne disposait pas encore d’une stratégie nationale coordonnée, obligeant chaque acteur à initier des actions isolées », indique le gouvernement.
Cette feuille de route s’inscrit dans la continuité des grandes orientations nationales, notamment « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033, qui placent le numérique au cœur de la modernisation de l’administration, de l’efficacité des services publics et de la croissance économique.
Annoncée dès le début de l’année par le ministère de la Communication et de l’Économie numérique, cette stratégie répond à une situation jugée préoccupante. Selon le Global Cybersecurity Index 2024 de l’UIT, le Mali se classe au Tier 4 sur 5, un niveau qui reflète des capacités « de base » en matière de cybersécurité, en particulier dans les volets techniques, organisationnels et de développement des compétences.
Ces limites se sont illustrées ces dernières années à travers plusieurs attaques marquantes. En août 2022, des cybercriminels russes auraient compromis les données de 312 000 contribuables de la Direction générale des Impôts. En février 2023, la Bank of Africa Mali a également été ciblée par une cyberattaque considérée comme l’une des plus importantes ayant touché une institution financière du pays. À cela s’ajoute une recrudescence des cas d’usurpation d’identité et de fraudes en ligne visant aussi bien les administrations que les entreprises et les particuliers.
Dans ce contexte, la mise en œuvre de la Stratégie nationale de cybersécurité devrait permettre au Mali de combler les failles les plus urgentes de son écosystème numérique. Elle doit non seulement renforcer la protection des infrastructures critiques mais aussi instaurer des standards de sécurité plus homogènes, améliorer la réponse aux incidents et structurer la coopération avec les partenaires internationaux. À terme, le pays espère ainsi poser les bases d’un environnement numérique plus fiable, condition essentielle pour soutenir la digitalisation des services publics, encourager l’innovation locale et attirer davantage d’investissements dans l’économie numérique.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Comme de nombreux gouvernements africains, les autorités libériennes misent sur le numérique pour accélérer le développement socio-économique. Pourtant, environ 77 % de la population n’avait pas accès à Internet en 2023, selon l’UIT.
L’Autorité des télécommunications du Liberia (LTA) explore de nouvelles pistes de coopération avec Huawei pour accélérer la transformation numérique du pays. Lors d’une rencontre entre les deux parties la semaine dernière, la société technologique chinoise a présenté son modèle « Digital Village », qu’elle estime capable de soutenir l’éducation, de stimuler l’activité économique et d’élargir l’accès aux services numériques essentiels.
Selon un communiqué de la LTA publié le samedi 6 décembre, Huawei a expliqué que le modèle inclut une connectivité améliorée grâce à une tour Internet dédiée, un lycée connecté et une salle de classe intelligente équipée d’un tableau tactile, d’un accès Internet et d’une solution complète d’apprentissage en ligne. Il comprend aussi un accès à l’électricité solaire pour les ménages.
Le gouvernement avait déjà annoncé en août dernier avoir achevé le premier village numérique dans le district de Foya, dans le comté de Lofa. Il offrira une connexion Internet à énergie verte à plus de 50 foyers, y compris des infrastructures essentielles telles que des écoles, des hôpitaux, des cliniques, des églises et des mosquées dans un rayon de 2,5 kilomètres. Outre la connectivité, le village numérique disposera de salles de classe intelligentes afin d’améliorer l’expérience éducative des élèves et de leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires à l’ère numérique. Une centaine de foyers bénéficieront également d’un accès gratuit à l’électricité. Il n’a toutefois pas encore été mis en service.
Cette initiative intervient dans un contexte où les autorités libériennes ont affiché une volonté de mettre le numérique au service du développement socio-économique du pays. Pourtant, le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (DAES) classe le Liberia 47ᵉ sur 54 en Afrique en matière de déploiement de l’e-gouvernement en 2024, avec un score de 0,2513 sur 1. Le pays affiche un indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) moyen, « reflétant une croissance constante de l’intégration numérique en dépit de divers défis ». De plus, l’Union internationale des télécommunications (UIT) a classé le pays 36ᵉ sur 47 en Afrique en ce qui concerne le développement des TIC, avec un score de 37,1 sur 100.
Par ailleurs, la plateforme DataHub de l’UIT indique que les réseaux 2G, 3G et 4G couvraient respectivement 85,4 %, 85,4 % et 80 % de la population libérienne en 2023. En matière d’utilisation, le pays affichait un taux de pénétration d’Internet de 23,5 %, alors que 59 % de la population possédait un téléphone mobile.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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L’Algérie lance une plateforme numérique pour faciliter le signalement des pratiques de corruption dans le secteur social, renforcer la transparence et améliorer la confiance des citoyens.
L’Algérie reste confrontée à une corruption structurelle qui affecte durablement le fonctionnement des services publics et la confiance des citoyens. Face à ces défis persistants, les autorités cherchent à renforcer la transparence et à moderniser les mécanismes de gouvernance.
Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine a lancé, le lundi 1er décembre, une plateforme numérique nationale dédiée au signalement de la corruption dans le secteur social. Ce nouvel outil, accessible à la fois sur mobile et sur ordinateur, permet aux citoyens comme aux agents publics de signaler des pratiques suspectes, de joindre des preuves numériques et de suivre l’évolution de leurs déclarations.
S’exprimant lors du lancement, la ministre Soraya Mouloudji (photo) a souligné que cette plateforme « s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et de renforcement de l’intégrité, laquelle repose sur l’éthique de la vie publique, la promotion d’une culture de l’intégrité au sein des institutions et l’amélioration de la transparence dans la gestion des deniers publics ».
Techniquement, la plateforme réunit en un seul espace les outils nécessaires au traitement efficace des signalements : un formulaire structuré pour décrire les faits, un espace pour téléverser des pièces justificatives, la possibilité de déposer une alerte de manière anonyme et un tableau de suivi pour informer l’utilisateur de l’avancement du dossier. L’objectif affiché est d’améliorer la réactivité de l’administration, de raccourcir les délais de traitement et de garantir une traçabilité rigoureuse des signalements.
Le lancement intervient alors que l’Algérie reste confrontée à des défis importants en matière de gouvernance et de transparence. Selon Transparency International, l’Algérie figure à la 107ᵉ place du Corruption Perceptions Index 2024, avec un score de 34 sur 100, ce qui illustre une perception persistante de la corruption au sein du secteur public.
Selon le ministère, près de 9 500 agents ont déjà bénéficié de sessions de sensibilisation et de formation afin de maîtriser l’usage de l’outil et d’adopter une culture de transparence au sein des services publics. Cette montée en compétence est présentée comme une condition essentielle pour assurer la fiabilité du dispositif et garantir la crédibilité des suites données aux signalements.
Si cette plateforme a le potentiel de démocratiser le signalement, d’améliorer la qualité des preuves recueillies et de renforcer la pression publique en faveur d’une action plus efficace contre la corruption, son succès dépendra toutefois de plusieurs facteurs clés : enquêtes sérieuses, protection effective des lanceurs d’alerte et visibilité des résultats des procédures.
Samira Njoya
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L’Algérie se tourne résolument vers le numérique avec l’ambition d’augmenter sa contribution au PIB et de moderniser ses services publics d’ici 2030. La mise en place de nouvelles plateformes électroniques représente un axe central de cette stratégie.
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud (photo, à gauche), a officiellement lancé, jeudi 27 novembre à Alger, la plateforme électronique nationale de déclaration de perte de documents. Présentée comme un pilier de la transformation numérique de l’administration, cette innovation vise à moderniser les procédures, alléger les formalités pour les citoyens et renforcer l’efficacité des services de sécurité publique.
Développée par les ingénieurs de la DGSN, la plateforme permet à tout citoyen de déclarer en ligne la perte, le vol ou la destruction d’un document officiel (carte d’identité, passeport, permis de conduire, etc.) et d’obtenir immédiatement une attestation électronique certifiée. Accessible 24h/24 via le site de la police, elle prend en charge la saisie et le suivi des demandes, intègre des mécanismes automatiques de vérification pour limiter les abus et constitue une base de données centralisée permettant d’identifier les déclarations multiples. Le dispositif est également conçu pour faciliter l’accès des personnes à besoins spécifiques et des habitants des zones éloignées.
Selon la DGSN, cette plateforme répond à un besoin réel. En 2024, 1,3 million de déclarations de perte ont été enregistrées, auxquelles s’ajoutent 1,5 million supplémentaires depuis le début de l’année 2025. Ce volume croissant justifie la bascule vers un système numérique capable de fluidifier les procédures, réduire les délais de traitement et alléger la charge administrative des services de police.
Cette avancée s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique portée au plus haut niveau de l’État. L’Algérie ambitionne de porter la contribution du secteur numérique à 20 % de son PIB, un objectif qui repose sur la généralisation des services publics en ligne, la modernisation des infrastructures techniques et le soutien à l’innovation locale. Le lancement de cette plateforme renforce une dynamique déjà illustrée par l’introduction du permis biométrique, de la carte grise électronique et de nouveaux services sécurisés de la DGSN.
Au-delà de l’efficacité, le dispositif pourrait améliorer l’accessibilité administrative, notamment pour les populations éloignées ou vulnérables, en permettant d’effectuer les démarches à distance, de réduire les déplacements et d’amoindrir les coûts liés à l’impression des documents. Cependant, pour que la réforme tienne toutes ses promesses, plusieurs défis demeurent : garantir la sécurité des données personnelles, assurer la fiabilité des vérifications pour éviter fraudes et abus, sensibiliser les citoyens à l’usage de l’outil numérique, et maintenir un accompagnement technique et institutionnel durable.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Alors que la transformation numérique s’accélère, les pays africains accordent une importance croissante à la cybersécurité. Vingt et un pays africains figurent parmi les 72 signataires à ce jour de la Convention des Nations unies sur la cybercriminalité.
La Mauritanie a participé la semaine dernière au premier exercice arabe de cybersécurité organisé à Doha, au Qatar. L’initiative, qui a réuni 21 pays, s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par les autorités mauritaniennes pour renforcer la sécurité numérique dans le pays.
« Cet exercice vise à renforcer la coopération arabe dans le domaine de la cybersécurité, à développer la préparation technique et administrative des pays participants pour faire face aux cyberattaques et gérer les crises numériques. Il constitue également une étape importante vers la construction d’un espace numérique arabe plus sûr et plus efficace », a indiqué le ministère de la Transition numérique dans un communiqué publié le mardi 25 novembre sur sa page Facebook.
La cybersécurité figure désormais parmi les axes majeurs de coopération internationale de la Mauritanie, comme souligné récemment avec les États-Unis. Ces dernières années, le pays s’est doté d’une Stratégie nationale de sécurité numérique 2022-2026, articulée autour de six objectifs stratégiques couvrant la gouvernance, la protection des infrastructures critiques, la lutte contre la cybercriminalité, la sensibilisation et le développement des compétences, ainsi que la coopération nationale et internationale.
En avril 2024, les autorités ont également créé, par décret, l’Agence nationale de cybersécurité et de certification électronique (ANCCE). Sa mission consiste, entre autres, à protéger le cyberespace national et à améliorer la gouvernance de la cybersécurité. Cette création s’inscrit dans la continuité des avancées réalisées, notamment la ratification en 2023 de la Convention de Malabo de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.
Ces efforts répondent à un contexte continental et mondial marqué par une transformation numérique accélérée, accompagnée d’une recrudescence des menaces cybernétiques. En janvier dernier, le gouvernement a lancé le projet Digital-Y, financé à hauteur de 4 millions d’euros (4,6 millions USD) en partenariat avec la coopération allemande. L’initiative vise à intégrer davantage les outils numériques dans la gestion publique pour moderniser les services, renforcer la transparence administrative et stimuler le développement économique et social. Plusieurs services publics ont déjà été numérisés depuis le début de l’année, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la justice.
Toutefois, l’Union internationale des télécommunications (UIT) souligne que les pays doivent investir massivement dans la cybersécurité pour tirer pleinement profit des technologies de l’information et de la communication (TIC). Dans son Indice global de cybersécurité 2024, l’organisation classe la Mauritanie au quatrième et avant-dernier niveau. Le pays affiche une bonne performance dans le pilier du cadre législatif, mais doit intensifier ses efforts dans les volets organisationnels, techniques, de développement des capacités et de coopération.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le gouvernement ghanéen mise sur la coopération internationale pour réaliser ses ambitions de transformation numérique. Les autorités ont récemment rencontré la Banque mondiale pour renforcer leur partenariat dans ce sens.
Le Ghana explore des opportunités de coopération dans le numérique avec la Pologne. La question était au cœur des discussions lors d’une réunion bilatérale entre les deux parties la semaine dernière, en marge de la Conférence mondiale sur le développement des télécommunications (WTDC-25). Organisée par l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’édition 2025 se tient du lundi 17 au vendredi 28 novembre à Bakou, en Azerbaïdjan.
Dans un communiqué publié le samedi 22 novembre sur sa page Facebook, le ministère ghanéen de la Communication, de la Technologie numérique et de l’Innovation a précisé que la rencontre a porté sur l’exploration de partenariats potentiels dans les domaines spécifiques de la cybersécurité, l’e-gouvernance, le développement des compétences numériques, les infrastructures TIC et l’innovation.
Selon le ministère, cette rencontre souligne l’engagement du Ghana à tirer parti de partenariats internationaux pour accélérer son agenda de transformation numérique. Au cours des derniers mois, le pays s’est notamment rapproché des Émirats arabes unis, de Singapour, de la Finlande, de l’Allemagne, de l’Inde, de l’Italie, de la Turquie, d’Israël et du Danemark. La plupart de ces pays font partie des leaders mondiaux en matière de transformation numérique. Cela intervient alors que la GSMA estime que le numérique pourrait générer une valeur ajoutée de 40 milliards de cedis ghanéens (environ 3,6 milliards de dollars) à l’économie nationale d’ici 2029.
En 2024, le Ghana a obtenu un score de 0,6316 sur l’indice de développement de l’e-gouvernement, se classant à la 108e place sur 193. Le pays dépasse les moyennes d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique, mais reste sous la moyenne mondiale. Des efforts supplémentaires sont nécessaires dans le développement du capital humain et des services en ligne, où le Ghana affiche respectivement des scores de 0,5586 et 0,6084. La Pologne, de son côté, s’est classée 37e mondiale avec un score de 0,8648 sur 1.
Concernant la cybersécurité, le Ghana est un exemple mondial selon l’Union internationale des télécommunications (UIT) dans son « Global Cybersecurity Index 2024 ». Cependant, des progrès restent à faire sur le plan du développement des capacités. La Pologne, quant à elle, est classée dans le deuxième palier, celui juste en dessous de celui des modèles à suivre.
Isaac K. Kassouwi
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