Gestion Publique

Gestion Publique (626)

Comme de nombreux pays africains, le Kenya mise sur le numérique pour son développement socio‑économique. Cette transformation nécessite de nouvelles compétences pour renforcer l’administration publique et améliorer l’efficacité des services.

La Kenya School of Government (KSG), institution publique chargée de renforcer les compétences des citoyens, explore un partenariat avec la filiale locale de la société technologique chinoise Huawei. La potentielle collaboration vise à soutenir la transformation numérique en cours dans le pays.

Selon la KSG, les discussions ont porté sur l’exploitation des technologies numériques émergentes afin de renforcer le développement du leadership, l’efficacité institutionnelle et l’innovation au sein de l’administration publique. Elles ont également exploré l’élaboration d’un protocole d’accord visant à ancrer une collaboration à long terme autour du renforcement des capacités numériques des cadres dirigeants, du transfert de connaissances et des priorités nationales de transformation numérique.

« Notre objectif est de bâtir une fonction publique qui soit non seulement alphabétisée au numérique, mais aussi capable d’appliquer efficacement les outils de cloud, d’intelligence artificielle et de cybersécurité afin d’améliorer la prestation des services, de renforcer la performance institutionnelle et de protéger les données des citoyens », a déclaré Nura Mohamed, directeur général de la KSG, rapporté par TechTrend.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’ambition de transformation numérique qui veut faire des TIC un pilier du développement socio‑économique. Par exemple, à travers son Digital Master Plan 2022–2032, le pays ambitionne de déployer 1 450 centres numériques communautaires et de dématérialiser l’ensemble des services publics. Dans ce contexte, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime qu’il est devenu nécessaire d’investir dans le développement des compétences des fonctionnaires, car les technologies numériques ont le potentiel de transformer l’administration, en facilitant la mise en œuvre de services plus accessibles et efficaces.

« La réalisation d’un gouvernement numérique, où la technologie est appliquée à la conception des processus, des politiques et des services répondant aux besoins des usagers, nécessite l’adoption de nouvelles méthodes de travail et de nouvelles compétences au sein de l’administration publique. Les gouvernements doivent promouvoir les aptitudes, les attitudes et les connaissances permettant aux fonctionnaires d’évoluer dans un environnement numérique, en intégrant les technologies numériques pour créer de la valeur publique », peut‑on lire dans le rapport « Developing skills for digital government: A review of good practices across OECD governments », publié en février 2024.

L’UNESCO, de son côté, estime toutefois que les fonctionnaires ne doivent pas devenir des experts techniques. Ils doivent plutôt comprendre les nouvelles tendances technologiques et acquérir une compréhension de base des implications sociétales des technologies pour diriger les initiatives de transformation numérique et de gouvernance. L’organisation ajoute que la planification et la conception numériques, l’utilisation et la gouvernance des données, la gestion et l’exécution numériques sont trois domaines de compétences essentiels que les fonctionnaires doivent maîtriser en fonction des besoins de leur pays en matière de transformation numérique.

planification et la conception numériques, l’utilisation et la gouvernance des données, la gestion et l’exécution numériques sont trois domaines de compétences essentiels que les fonctionnaires doivent maîtriser en fonction des besoins de leur pays en matière de transformation numérique. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 13 janvier 2026 07:01 Written by

Document clé pour la sécurisation de la propriété immobilière, le livret foncier est au cœur des transactions et de l’investissement. Sa dématérialisation progressive vise à fiabiliser les données, réduire les délais administratifs et accompagner la modernisation de la gouvernance foncière.

L’Algérie a engagé la généralisation du système d’information AMLAK, destiné à remplacer progressivement le livret foncier papier par un format entièrement électronique. L’annonce a été faite le dimanche 11 janvier par la Direction générale du domaine national (DGDN), dans le cadre de l’accélération de la transformation numérique de l’administration foncière. À terme, l’ensemble des directions du cadastre et de la conservation foncière seront connectées à ce système unique.

Le passage au livret foncier électronique vise d’abord à corriger les limites du dispositif actuel. Les procédures reposant sur le papier sont marquées par des délais de traitement longs, des difficultés de mise à jour et des risques de perte ou de falsification des documents. En centralisant l’émission, la modification et l’archivage des titres fonciers, AMLAK doit améliorer la fiabilité des données et renforcer la coordination entre les services concernés.

Contrairement à une simple numérisation, le système repose sur un dispositif de traçabilité intégrale des opérations foncières. Chaque étape, depuis le dépôt d’une demande jusqu’à la délivrance du titre, est enregistrée dans la plateforme. Les opérations deviennent ainsi vérifiables et conformes aux règles réglementaires en vigueur. Pour l’administration, AMLAK fournit également des indicateurs de performance en temps réel, facilitant le suivi de l’activité cadastrale et le pilotage des ressources.

Pour les usagers, la réforme devrait se traduire par une réduction significative des délais. Les demandes déposées auprès des services du cadastre et de la conservation foncière pourront être traitées plus rapidement, limitant les blocages administratifs. Cette fluidification des procédures est susceptible d’accélérer les transactions immobilières, de sécuriser les droits de propriété et de réduire les litiges liés aux titres fonciers, des facteurs clés pour le bon fonctionnement du marché immobilier.

Cette évolution intervient dans un contexte de hausse de l’activité foncière. En 2025, l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) a délivré 430 000 titres fonciers, soit une progression de 15 % par rapport à 2024. Cette dynamique accentue les contraintes pesant sur les services fonciers et renforce l’intérêt d’un système numérique capable d’absorber des volumes croissants de demandes.

À plus long terme, la généralisation d’AMLAK pourrait améliorer la gouvernance foncière et renforcer la transparence administrative. En disposant de données foncières centralisées et actualisées, l’État se dote d’un outil susceptible de soutenir la sécurisation de l’investissement immobilier et la modernisation de la gestion du patrimoine foncier national.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 12 janvier 2026 10:32 Written by

Les nouveaux médias (réseaux sociaux, blogs, plateformes vidéo) constituent désormais, en Afrique comme ailleurs, les espaces privilégiés d’information des jeunes. Face à la propagation de la désinformation, des discours de haine et de multiples dérives sur ces canaux longtemps délaissés, la régulation est devenue une urgente nécessité.

Réuni en Conseil des ministres le mercredi 7 janvier 2026, le gouvernement du Sénégal a adopté le projet de loi portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM). Cette nouvelle institution qui doit succéder au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) mis en place en 2006, marque une profonde refonte du cadre légal pour mieux répondre aux mutations numériques et aux nouveaux usages de l’information.

Selon le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, cette réforme du régulateur vise à « adapter la régulation aux mutations technologiques, protéger les droits, renforcer la responsabilité des acteurs et consolider la démocratie ». Le texte juridique s’inscrira « dans les bonnes pratiques internationales en matière de régulation des médias et de communication numérique, en tenant compte des recommandations des instances régionales et internationales ».

En deux décennies, le paysage médiatique africain, notamment sénégalais s’est en effet métamorphosé sous l’effet de la numérisation, de la montée en puissance des plateformes sociales et de la multiplication des créateurs de contenus indépendants. Désormais, la régulation veut s’étendre à un espace public hybride, où la frontière entre médias traditionnels et numériques s’estompe. Le CNRM aura pour mission de superviser les plateformes numériques et les créateurs de contenu diffusant de l’information au public.

Cette approche s’inscrit dans une dynamique mondiale où les États cherchent à concilier protection des libertés et responsabilité numérique, face aux défis que posent les fake news et la manipulation de l’opinion sur Internet. « Lorsqu’ils participent à l’espace public de l’information, ils doivent être soumis à des principes de responsabilité, au même titre que les médias traditionnels », explique Habibou Dia, directeur de la communication au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique. Cette orientation vise à établir un cadre équitable, à promouvoir une éthique commune et à lutter contre la désinformation, tout en préservant la liberté d’expression.

L’adoption du projet de loi en Conseil des ministres n’est qu’un premier jalon. Le texte sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale pour examen et adoption définitive. Sa mise en œuvre concrète marquera l’entrée du Sénégal dans une nouvelle ère de la régulation médiatique : celle d’un modèle intégré, inclusif et adapté à l’économie numérique.

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Posted On vendredi, 09 janvier 2026 13:47 Written by

Les autorités mauritaniennes parient sur le numérique pour accélérer le développement socio-économique du pays. Cette intégration touche à tous les secteurs de l’économie, dont les transports.

Les autorités mauritaniennes ont lancé une solution basée sur l’intelligence artificielle (IA) pour détecter et enregistrer automatiquement, en temps réel, les infractions routières sur l’ensemble du réseau national. Opérationnelle depuis le 25 décembre, cette initiative s’inscrit dans les efforts d’intégration du numérique à la gestion de la sécurité routière.

Dans sa première phase, le dispositif cible deux infractions majeures : la surcharge des véhicules, détectée automatiquement en cas de dépassement de la charge autorisée, et le non-port de la ceinture de sécurité, identifié grâce à des caméras intelligentes. La solution vise à moderniser la surveillance grâce à des alertes automatiques et une traçabilité structurée des données, notamment lors des déplacements interurbains.

Il convient toutefois de rappeler que l’usage des technologies numériques pour la sécurité routière en Mauritanie reste embryonnaire. L’intégration d’un plus grand nombre d’infractions sera nécessaire pour mesurer l’impact réel sur la sécurité routière. Le potentiel de l’IA ne se limite pas à la détection des infractions.

L’Union internationale des télécommunications (UIT), par exemple, a lancé en 2021 l’initiative « AI for Road Safety », promouvant une approche « système sûr » basée sur six piliers : gestion de la sécurité routière, routes et mobilité plus sûres, véhicules plus sûrs, usagers de la route plus sûrs, intervention après un accident et contrôle de la vitesse. Selon l’agence onusienne, l’IA peut améliorer la collecte et l’analyse des données sur les accidents, fournir des informations pour éviter les collisions et optimiser les interventions après les accidents, contribuant ainsi à l’élaboration de cadres réglementaires plus efficaces.

Cependant, l’UIT rappelle que l’IA n’est pas une panacée. Il est essentiel d’assurer les standards de sécurité adéquats, de tester rigoureusement les systèmes et de prévenir les risques pour les droits humains et la vie privée afin que ces technologies soient utilisées de manière fiable, sécurisée et éthique. Le développement d’infrastructures télécoms fiables, comme la 5G, sera également nécessaire pour soutenir ces dispositifs.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Ubrick F. Quenum

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Posted On mercredi, 31 décembre 2025 10:00 Written by

En 2024, le budget prévisionnel était d’environ 30,4 milliards de FCFA pour 134 activités. Au 30 novembre 2025, le taux de réalisation de ces activités atteignait 78,05 %.

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a prévu un budget de 61 milliards de francs CFA (109,4 millions de dollars) pour ses activités en 2026. Cette prévision budgétaire a été examinée et validée lors de la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), le lundi 29 décembre.

Le Plan de travail annuel (PTA) ainsi validé comprend 156 activités. Celles-ci concernent notamment le déploiement de 270 km de fibre optique, la poursuite de la couverture en réseaux mobiles et en connexion haut débit des 750 zones blanches identifiées, l’opérationnalisation des mini-datacenters, l’accompagnement de la dématérialisation de 100 procédures administratives, la réalisation des maisons du citoyen et le renforcement de la législation sur le numérique.

La prévision budgétaire pour 2026, estimée à 61 milliards de FCFA, double celle du PTA 2025 (environ 30,4 milliards de FCFA). En 2025, les réalisations ont notamment porté sur le déploiement des plateformes CIM et CIMEX dans plusieurs structures publiques, la délivrance de 338 agréments informatiques, l’extension du réseau national de fibre optique à plus de 11 292 km et la connexion de 88 nouveaux bâtiments au RESINA. Elles incluent aussi l’acquisition de cinq datacenters, le renforcement des compétences numériques de 169 jeunes filles, le recrutement et la formation de 214 agents IT, ainsi que le lancement des « Zama tchéy », ou maisons du citoyen, pour rapprocher les services postaux des populations.

Cette hausse budgétaire intervient dans un contexte où le gouvernement ambitionne de positionner le pays comme un leader africain de l'intégration des TIC dans des secteurs essentiels tels que l'administration publique, l'éducation, la santé, le commerce et l'agriculture. Les autorités misent également sur les technologies numériques pour accélérer le développement socio-économique. Douze chantiers prioritaires ont été identifiés pour accompagner cette vision à l’horizon 2030.

Pour le moment, le pays se classe 175e sur 193 selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies et affiche un score de 0,2895 sur 1, inférieur aux moyennes de la sous-région Afrique de l’Ouest (0,3957), de l’Afrique (0,4247) et du monde (0,6382).

 En matière de cybersécurité, le Burkina Faso se classe dans le troisième palier sur 5 de l’Indice global de cybersécurité de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Le pays s’en sort relativement bien en matière d’organisation, de cadre législatif et de coopération. Toutefois, il doit se renforcer dans les piliers de mesures techniques et de développement des capacités.

En ce qui concerne le réseau télécoms, le taux de couverture des services de téléphonie mobile (2G) est de 85 %, contre 64 % pour l’Internet 3G et 46 % pour l’Internet 4G, selon les sources officielles de 2024. Au total, 1 700 zones blanches ont été identifiées dans le pays, dont 183 ont été couvertes en 2022 et 138 en 2024, avec 750 prévues pour 2025. Les données de l’UIT montrent que le taux de pénétration de l’Internet était de 17% en 2023, contre 55,9 % pour la téléphonie mobile.

Isaac K. Kassouwi

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Posted On mardi, 30 décembre 2025 10:47 Written by

La transformation numérique pourrait créer une valeur ajoutée de 34,9 milliards de cedis (environ 2,9 milliards USD) pour l’économie ghanéenne d’ici 2027, selon la GSMA. Pour exploiter pleinement ce potentiel, le pays devra développer des compétences dans des domaines numériques stratégiques, tels que l’IA.

Le gouvernement ghanéen veut introduire un programme structuré de formation en intelligence artificielle (IA) et en science des données pour les étudiants ghanéens, en partenariat avec le Japon. L’initiative s’inscrit dans le cadre des efforts des autorités visant à doter les jeunes de compétences numériques adaptées au futur et à renforcer la participation du Ghana à l’écosystème mondial de l’IA et du numérique.

Le projet a été évoqué la semaine dernière lors d’une rencontre entre le ministre de la Communication, des Technologies numériques et de l’Innovation, Samuel Nartey George, et une délégation de l’Université de Tokyo.

C’est un pan de l’initiative « Développement des ressources en IA/Science des données pour la croissance économique de l’Afrique », menée par le laboratoire Matsuo de l’Université de Tokyo. Elle vise à renforcer les capacités africaines en IA en étendant le programme Global Consumer Intelligence (GCI) sur le continent. Elle ambitionne de former 30 000 professionnels de l’IA au cours des trois prochaines années, en collaboration avec des universités africaines et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Au Ghana, le programme proposé sera dispensé en ligne en anglais, ciblant les étudiants des universités publiques et certaines écoles secondaires sélectionnées, avec une certification liée à l’employabilité et aux compétences numériques pratiques.

Les discussions ont également abordé le soutien à l’entrepreneuriat en partenariat avec le PNUD et les opportunités d’emploi via des collaborations entre entreprises japonaises et startups locales facilitées par la JICA.

Le Ghana continue d’explorer la coopération locale et internationale pour améliorer la formation des jeunes aux compétences numériques.

Pour le programme « One Million Coders » qui vise à former 1 million de jeunes en quatre ans, l’exécutif s’est déjà rapproché de partenaires potentiels comme TikTok, TECHAiDE, Google, Huawei, Microsoft, AWS, Code Racoon… Ces efforts interviennent dans un contexte où la Banque mondiale estime que 230 millions de métiers en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.

Au Ghana, les autorités considèrent le chômage des jeunes comme un défi majeur. Selon les sources officielles, en 2024, le taux de chômage des 15‑24 ans s’est établi en moyenne à 32 %, tandis que celui des 15‑35 ans a atteint 22,5 %.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Ubrick F. Quenum

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Posted On lundi, 29 décembre 2025 08:36 Written by

La transformation numérique implique la dématérialisation des services publics à travers le déploiement de plateformes dédiées. Sa réussite dépend de la capacité des fonctionnaires à les utiliser efficacement.

Smart Zambia, l’agence publique chargée de la transformation numérique en Zambie, a annoncé avoir lancé un programme décentralisé de formation aux compétences numériques au sein des institutions gouvernementales. Annoncée mercredi 17 décembre, l’initiative vise à accélérer la mise en œuvre des ambitions numériques des autorités.

Le programme a débuté par une session d’orientation réunissant une dizaine d’agents instructeurs issus du ministère de la Défense, du ministère de la Justice, du Centre national de recherche et de développement, du ministère des Finances et de la Planification nationale, du ministère des Mines et du Développement minier, du ministère du Développement des petites et moyennes entreprises, ainsi que de l’Université de Zambie.

Les participants ont été formés aux modalités d’inscription et d’accompagnement des apprenants sur la plateforme Cisco Networking Academy, dans le cadre de leurs missions d’instructeurs. L’objectif est d’élargir l’accès à des formations gratuites en littératie numérique et en compétences numériques appliquées au sein de la fonction publique.

« En permettant aux ministères et aux institutions de gérer directement l’inscription et l’administration de base des cours, l’initiative entend accroître la portée du programme, encourager l’appropriation institutionnelle et garantir la durabilité à long terme du développement des compétences numériques à l’échelle du gouvernement », explique Smart Zambia dans son communiqué.

Le développement des compétences numériques constitue un pilier de l’agenda de transformation numérique de la Zambie pour améliorer l’efficacité, la sécurité et l’orientation citoyenne des services publics. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne d’ailleurs la nécessité d’investir dans les capacités des fonctionnaires, les technologies numériques offrant un potentiel de modernisation significatif de l’administration.

Pour rappel, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) estime que la poursuite de cette transformation pourrait générer une valeur ajoutée de 28,64 milliards de kwachas zambiens (≈1,26 milliard USD) d’ici 2028 dans l’agriculture, le commerce, la manufacture, le transport et les services publics.

Isaac K. Kassouwi

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Posted On vendredi, 19 décembre 2025 09:24 Written by

Le numérique est vu comme un levier d’emploi des jeunes qui constituent la majeure partie de la population du continent. Selon la Banque mondiale, 230 millions de métiers en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.

Le gouvernement sierra‑léonais a lancé, mercredi 17 décembre, le programme « Learn2Earn », une initiative visant à améliorer l’employabilité des jeunes à travers le freelancing numérique. Mis en œuvre en partenariat avec l’UNICEF, le programme ambitionne de préparer les jeunes à la génération de revenus en ligne, dans un contexte marqué par la rareté des emplois traditionnels.

La cohorte pilote rassemble 30 participants engagés dans un programme d’un mois combinant sessions d’orientation en présentiel, mentorat virtuel et candidatures à des missions réelles de freelance. « Le programme a été conçu pour accompagner les participants de l’apprentissage à la génération de revenus, à travers le mentorat, la pratique concrète et la responsabilisation, avec l’appui de freelances expérimentés opérant sur des plateformes telles qu’Upwork et Bounty », a expliqué Jesse Kamara, responsable de l’innovation au ministère de la Communication, de la Technologie et de l’Innovation (MoCTI).

Selon le ministère, « Learn2Earn » propose une voie alternative d’insertion professionnelle au sein de l’économie mondiale des petits boulots (gig economy). Il vise à répondre au fossé croissant entre le nombre de jeunes entrant sur le marché du travail et la disponibilité limitée des emplois classiques. Le programme s’inscrit également dans l’objectif du MoCTI de contribuer à la création de 65 000 emplois dans les secteurs de la technologie et de l’innovation, alors que la Banque mondiale estime que 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.

Cette initiative intervient dans un contexte socioéconomique tendu. La Banque africaine de développement (BAD) estime que le taux de chômage des jeunes en Sierra Leone s’élevait à 10 % en 2022, tandis que le sous‑emploi demeure nettement plus élevé. Par ailleurs, une enquête d’Afrobarometer, publiée en septembre, révèle que 57 % des Sierra‑Léonais ont déjà envisagé de quitter le pays, dont 55 % à la recherche de meilleures opportunités d’emploi.

Au‑delà des compétences requises, le développement du freelance soulève plusieurs interrogations structurelles. Il pose notamment la question de l’accès effectif des jeunes aux équipements numériques comme les ordinateurs, les smartphones adaptés ou les logiciels. À cela s’ajoute une connectivité Internet fiable, de qualité et financièrement abordable. À titre d’illustration, selon DataReportal, la Sierra Leone comptait 1,8 million d’utilisateurs d’Internet au début de l’année 2025, soit un taux de pénétration de seulement 20,7 %.

Isaac K. Kassouwi

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Posted On jeudi, 18 décembre 2025 12:19 Written by

Le Burkina Faso intensifie la digitalisation de ses services publics afin de simplifier l’accès des citoyens aux démarches administratives. Cette transformation vise également à renforcer les recettes de l’État.

La numérisation progressive des services judiciaires commence à produire des résultats tangibles au Burkina Faso. En l’espace de deux années d’exploitation, les plateformes dédiées au certificat de nationalité en ligne et au casier judiciaire numérique ont permis de mobiliser plus de 337 millions de francs CFA (environ 603 700 $) au profit du budget de l’État.

Ces performances ont été mises en lumière le vendredi 12 décembre à Ouagadougou, à l’occasion d’une visite de terrain organisée par le ministère de la Justice à l’intention des médias. L’initiative visait à présenter l’impact concret de ces outils digitaux, conçus pour moderniser la délivrance des actes judiciaires et améliorer l’accès des citoyens aux services publics, dans un contexte national marqué par des contraintes sécuritaires et de fortes disparités géographiques.

Dans le détail, la plateforme de demande en ligne du certificat de nationalité a enregistré près de 49 000 requêtes à la date du 11 décembre 2025, générant un peu plus de 24 millions FCFA de recettes. Le casier judiciaire central numérique concentre toutefois l’essentiel des flux, avec plus de 418 000 demandes traitées, pour des recettes dépassant 312 millions FCFA. Ces volumes traduisent une adoption rapide par les usagers, portée par la simplification des démarches et la réduction des délais de traitement.

Au-delà de l’aspect financier, ces plateformes répondent à un enjeu majeur d’accessibilité. Elles permettent aux citoyens, y compris ceux vivant dans des zones affectées par l’insécurité ou éloignées des centres administratifs, d’obtenir leurs documents officiels à distance. Les actes délivrés sont sécurisés par des codes QR, renforçant leur authenticité et limitant les risques de fraude, longtemps associés aux procédures papier.

La digitalisation n’est toutefois pas exempte de défis. Des rejets de dossiers continuent d’être observés, principalement en raison de pièces non conformes, de documents incomplets ou de tentatives de falsification. Pour les responsables techniques, ces difficultés mettent en évidence la nécessité de renforcer l’accompagnement des usagers et la sensibilisation aux exigences des procédures numériques. Les équipes assurent néanmoins que les demandes conformes sont traitées dans des délais courts, généralement inférieurs à 48 heures ouvrables.

Fort de ces résultats, le ministère de la Justice poursuit l’élargissement de son offre de services numériques. Plusieurs nouvelles plateformes, dont Justice pénale en ligne, e-Permis de communiquer et e-RCCM (Registre du commerce et du crédit mobilier), ont été officiellement lancées le 15 décembre à Ouagadougou, marquant une nouvelle étape dans la modernisation des services judiciaires et administratifs du pays.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 16 décembre 2025 09:46 Written by

Selon des données de DataReportal, le Gabon comptait 1,84 million d’abonnés au début de l’année 2025. Cela représentait un taux de pénétration de 71,9 %.

Le gouvernement gabonais a annoncé qu’il procédera, le 23 décembre, au lancement officiel du service Internet à bord des trains de voyageurs. L’événement sera marqué par une présentation de la solution et un test de connexion en conditions réelles à bord d'un train, en présence des autorités et des partenaires.

Le projet est annoncé le lundi 15 décembre. Il est porté par le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation et le ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, en partenariat avec la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) et un opérateur télécoms privé. Ce dernier déploiera la solution d’Internet par satellite en orbite basse OneWeb du groupe français Eutelsat.

« Dans une première étape, l’accès Internet à bord permettra exclusivement l’utilisation de l’application WhatsApp. Les étapes suivantes du projet permettront un élargissement progressif des services, en fonction des performances techniques et de la qualité de service observée », a expliqué le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation.

Selon le ministère, ce projet vise à améliorer le confort et l'expérience des usagers du transport ferroviaire à travers l'intégration progressive des services numériques. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des ambitions de transformation numérique des autorités gabonaises. Libreville cherche à faire du numérique un pilier central de son développement socioéconomique et à réduire sa dépendance aux ressources extractives. Le pays s’est par exemple doté en septembre dernier d’un cadre légal afin d’encadrer et d’accélérer la transformation numérique de son administration.

Cette amélioration de l’expérience client intervient alors que les autorités gabonaises souhaitent accroître le trafic sur le Transgabonais et porter le nombre annuel d’usagers transportés à 330 000 à l’horizon 2027, contre 260 000 passagers en 2022, soit plus de 26,9 %. Il s’agit de l’une des actions prioritaires du gouvernement de Transition sur la période 2024-2026.

Isaac K. Kassouwi

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Posted On mardi, 16 décembre 2025 08:43 Written by
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