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Gestion Publique (647)

Le pays multiplie les échanges avec Huawei. En mars dernier, les deux parties avaient déjà discuté d’un projet de datacenter national et de solutions d’e-gouvernement. 

Le gouvernement guinéen veut renforcer sa coopération avec la société technologique chinoise Huawei pour accélérer sa transformation numérique. La question était au cœur des discussions le mercredi 7 mai lorsque Rose Pola Pricemou (photo, à gauche), ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, a reçu en audience une délégation de Huawei Guinée. 

Les échanges entre les deux parties ont notamment porté sur le développement d’un cloud souverain pour la Guinée, la numérisation de l’administration publique, le renforcement de la cybersécurité nationale, ainsi que la mise en place de programmes de formation et de transfert de compétences au profit de la jeunesse guinéenne. 

Le gouvernement guinéen continue de renforcer sa coopération avec Huawei. En mars 2025, en marge du Mobile World Congress de Barcelone, la ministre Pricemou avait déjà échangé avec les représentants de l’entreprise autour du projet de datacenter national et des solutions d’e-gouvernement. Une rencontre antérieure, en décembre 2024, avait permis d’aborder d’autres priorités, notamment le déploiement de la 5G, l’extension du réseau national de fibre optique, le développement de services numériques dans des secteurs stratégiques, ainsi que la formation et le transfert de compétences au profit des acteurs locaux. 

Cette intensification des échanges avec Huawei s’inscrit dans la volonté du gouvernement guinéen de développer le partenariat public-privé pour atteindre ses objectifs de transformation numérique. Les autorités estiment que cette approche permet de mitiger les investissements colossaux qu’exigent ces projets. L’exécutif « veut collaborer avec des partenaires innovants pour accélérer l’inclusion numérique et faire du digital un levier de développement économique et social ». 

Le partenariat avec Huawei, l’un des leaders mondiaux des technologies, pourrait jouer un rôle déterminant dans l’accélération de la transformation numérique en Guinée. D’après le rapport des Nations unies intitulé « E-Government Survey 2024: Accelerating Digital Transformation for Sustainable Development », la Guinée affiche un score de 0,4006 sur 1 à l’indice de développement de l’administration en ligne (EGDI), se classant ainsi au 29e rang en Afrique. En 2022, ce score était de 0,2955. 

Il convient toutefois de préciser qu’aucun accord officiel n’a été signé ni annoncé pour le moment entre les deux parties. Il faudra donc suivre les développements à venir pour mieux apprécier la portée réelle de cette collaboration et son impact potentiel. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 12 mai 2025 07:12 Written by

Alors que la digitalisation s’accélère, les États nigérians multiplient les initiatives pour renforcer les compétences numériques de leurs citoyens. Par exemple, l’État de Benue s’est engagé en mars dernier à former 40 000 fonctionnaires au numérique. 

Le gouvernement de l’État de Zamfara, au Nigeria, a signé un accord avec la société Oracle pour développer les compétences numériques des jeunes et des professionnels. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique de l’État. 

Le partenariat sera mis en œuvre par l’Agence de développement des technologies de l’information de Zamfara (ZITDA), en collaboration avec Oracle Academy et Oracle University. Il prévoit un accès gratuit à des cours en ligne, des certifications professionnelles et plus de 200 heures de formation dans des domaines clés comme le cloud, l’intelligence artificielle, la science des données et le développement APEX. 

« Ce que nous faisons aujourd’hui dépasse la simple technologie : il s’agit de redonner espoir, de créer des opportunités et d’ouvrir les portes de l’avenir. En investissant dans l’éducation numérique et l’innovation, nous offrons de véritables alternatives à la pauvreté, au chômage et au désespoir », a déclaré Dauda Lawal, gouverneur de l’État de Zamfara. 

En mettant l’accent sur la formation, le gouvernement de Zamfara espère non seulement permettre aux citoyens de participer à l’économie numérique, mais également développer une main-d’œuvre qualifiée. Par exemple, la Banque mondiale estime que près de 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 09 mai 2025 14:35 Written by

En avril dernier, le gouvernement algérien a révélé son intention de fournir des tablettes à la moitié des écoles primaires avant la prochaine rentrée. Cette initiative s’inscrit dans le programme de numérisation du secteur éducatif. 

En Algérie, l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE)prévoit de produire deux millions de tablettes électroniques en 2025 pour équiper 8800 établissements éducatifs. C’est ce qu’a révélé Mohamed Abbes Bourassi, PDG de la société, le mercredi 7 mai, dans une déclaration à l’Algérie Presse Service (APS), en marge de la réouverture du showroom de l'entreprise à Alger. 

Cette initiative devrait permettre de soutenir le gouvernement dans son ambition de généralisation de l’usage des technologies de l’information et de la communication dans l’éducation nationale. Par exemple, l’exécutif a prévu d’équiper la moitié des écoles primaires du pays en tablettes électroniques pour la prochaine rentrée scolaire. Ces appareils pourraient être utilisés dans la gestion des écoles. Ils pourraient également faciliter l’accès des élèves et des enseignants à des ressources éducatives en ligne, les recherches, l’apprentissage et la communication. 

Dans des propos rapportés par l’APS, Mohammed Seghir Sadaoui, ministre de l'Éducation nationale, a déclaré que le projet vise à « alléger le cartable des élèves, mais surtout améliorer les conditions de scolarisation et la qualité de l'enseignement, et les adapter aux progrès numériques ». À terme, le gouvernement algérien veut faire de l’école algérienne un modèle de modernisation et d’innovation grâce aux outils numériques. Des plateformes numériques ont été déployées à cet effet, notamment pour les enseignants, les parents d’élèves, l’évaluation des acquis et la prise de rendez-vous pour l'authentification des diplômes. 

L’ENIE n’a pas encore communiqué de calendrier précis pour le démarrage de la production des tablettes électroniques. Cela suscite des interrogations quant à la capacité de l’entreprise à livrer les appareils à temps pour la rentrée scolaire de septembre 2025, conformément aux engagements pris par le gouvernement. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 09 mai 2025 08:15 Written by

La transformation numérique s’accélère au Nigeria, ouvrant de nouvelles perspectives pour les prestataires de solutions technologiques. Galaxy Backbone entend tirer parti de cette dynamique pour s’imposer comme un acteur clé de la numérisation des administrations publiques et des entreprises. 

Galaxy Backbone poursuit ses démarches pour élargir sa base de clients parmi les institutions fédérales nigérianes. L’entreprise publique nigériane a récemment effectué une visite au Service des douanes du Nigeria (NCS) à Abuja, afin d’explorer les possibilités de collaboration technologique dans le cadre de la transformation numérique engagée par la douane. 

« Nous savons que les Douanes sont actuellement en pleine transformation dans le cadre du Projet de Modernisation du Commerce (TMP). En tant qu’agence qui fournit l’infrastructure TIC de base au gouvernement fédéral, nous sommes ici pour explorer comment nous pouvons apporter de la valeur à vos opérations. Du stockage cloud sécurisé à des mécanismes de protection des données robustes, Galaxy Backbone dispose des capacités nécessaires pour soutenir vos besoins numériques croissants », a déclaré Ifeatu Anafulu, responsable marketing et intelligence économique chez Galaxy Backbone. 

Cette prospection s’inscrit dans le cadre de la mission de Galaxy Backbone d’être le fournisseur d'infrastructures, d'applications et de services TIC partagés pour tous les ministères et institutions du gouvernement fédéral dans un contexte de transformation numérique accélérée. L’entreprise a par exemple signé un accord en novembre 2024 pour renforcer l’infrastructure numérique de l’État de Bauchi. Elle s’était déjà engagée en juillet 2024 à soutenir la transformation numérique de l’État d’Enugu. La société s’est également vu confier la connexion des secrétariats des gouvernements locaux à Internet. 

Si la collaboration se concrétise, l’appui de Galaxy Backbone pourrait accélérer la transformation numérique des Douanes nigérianes. Abdullahi Maiwada, assistant contrôleur des douanes, a reconnu que « des partenariats avec des organisations comme Galaxy Backbone sont essentiels pour garantir la fiabilité, la scalabilité et la sécurité de l’infrastructure numérique des Douanes ». Il s’est même dit optimiste quant aux opportunités de collaboration, notamment en matière de stockage sécurisé des données, d’hébergement de plateformes et de connectivité haut débit pour le Nigeria Customs Broadcasting Network (NCBN). 

À ce stade, aucun accord n’a été signé ni annoncé entre les deux parties. Il faudra donc attendre des développements ultérieurs pour mieux cerner les perspectives et l’impact potentiel. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On jeudi, 08 mai 2025 07:49 Written by

Les pays africains misent de plus en plus sur les données géospatiales pour planifier leur développement. Avec le lancement de son Géoportail national, le Togo rejoint cette dynamique en plaçant la donnée au cœur de sa stratégie territoriale. 

Loin d’être un simple catalogue cartographique, le Géoportail national du Togo, lancé le mardi 6 mai, marque une étape décisive dans la construction d’un État fondé sur l’intelligence des données. En centralisant plus de 800 couches d’informations géospatiales, cette plateforme numérique redéfinit les outils de pilotage de l’action publique, la transparence de la gouvernance et l’implication citoyenne. 

Développée sous l’impulsion du ministère de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, cette plateforme est l’un des systèmes les plus complets d’Afrique de l’Ouest, fruit d’un travail collaboratif impliquant 23 ministères et 550 collectivités locales. Elle recense déjà 1,2 million d’actifs et plus de 75 000 kilomètres de réseaux cartographiés. 

Selon Cina Lawson, ministre de l'Économie numérique et de la Transformation Digitale, la plateforme présente trois principaux atouts : « elle facilite la coordination des politiques publiques, améliore la redevabilité grâce à un meilleur accès à l’information, et stimule l’innovation en rendant les données accessibles à tous ». 

Le dispositif repose sur deux portails distincts : geoportail.gouv.tg pour les institutions et geodata.gouv.tg pour le grand public. Ces interfaces permettent d’examiner les disparités régionales, d’orienter les choix d’investissement et d’instaurer une culture de gestion fondée sur l’analyse factuelle. Les données disponibles couvrent des secteurs clés tels que la santé, l’éducation, l’agriculture et l’énergie. Cette diversité offre un puissant outil d’aide à la décision pour cibler les besoins, prévenir les risques et mieux répartir les ressources.

Grâce à cette nouvelle plateforme, le Togo se positionne comme un pionnier régional des données ouvertes et de la modernisation de la gouvernance. Au-delà de l’amélioration de l’administration, cette initiative vise à renforcer l’attractivité du pays auprès des partenaires techniques et financiers. 

À noter que le Sénégal a également lancé en avril dernier son propre géoportail national, GéoSénégal, dans le cadre de son Plan national de géomatique. Une dynamique se dessine ainsi en Afrique de l’Ouest, où la cartographie intelligente s’impose comme un pilier de l’action publique. 

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mercredi, 07 mai 2025 08:12 Written by

Les « maîtres FRAM » sont recrutés et rémunérés par les associations de parents d’élèves. Au vu de leur importance dans le système éducatif, le gouvernement multiplie les initiatives pour renforcer leurs capacités. 

Le gouvernement malgache envisage une collaboration avec l’EdTech pakistanaise Beaj Education afin d’améliorer les compétences des « maîtres FRAM », des enseignants communautaires souvent dépourvus de formation professionnelle. Les bases de ce partenariat ont été posées la semaine dernière lors d’une rencontre entre des représentants des ministères du Développement numérique et de l’Éducation nationale, et Zainab Qureshi, fondatrice de Beaj. La rencontre a eu lieu à la Harvard Kennedy School, aux États-Unis. 

Le projet prévoit un programme de formation innovant basé sur des modules de 20 minutes, accessibles via WhatsApp et soutenus par une intelligence artificielle multilingue comme ChatGPT et Gemini. Une phase pilote est prévue, avec des contenus contextualisés en malgache et en français. Le calendrier n’a toutefois pas encore été dévoilé. 

Grâce à cette initiative, le gouvernement malgache souhaite exploiter la technologie numérique pour remédier au manque de formation adéquate des « maîtres FRAM », qui constituent un pilier du système éducatif national, notamment dans les zones rurales. Selon un rapport de l’UNICEF publié en novembre 2024, 64 % des enseignants dans les zones rurales du pays appartiennent à cette catégorie. 

« Les enseignants FRAM ont tendance à disposer de qualifications académiques plus faibles […], ne détenant souvent qu’un brevet d’études du premier cycle de l’enseignement secondaire. Bien que la qualification officielle minimale requise pour devenir enseignant à Madagascar soit l’achèvement du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, ces candidats ne sont pas toujours disponibles, ce qui oblige les associations de parents d’élèves à embaucher des candidats insuffisamment qualifiés », explique l’agence onusienne. 

Si l’IA peut contribuer à renforcer les compétences des « maîtres FRAM » et améliorer la qualité de l’éducation, l’accès à ces formations pourrait néanmoins être limité par le canal choisi. L’accès aux formations via WhatsApp nécessite un smartphone et une connexion Internet, des ressources encore loin d’être généralisées à Madagascar. D’après l’Union internationale des télécommunications, près de 80 % de la population malgache n’a pas accès à Internet. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 05 mai 2025 07:11 Written by

La cybercriminalité est un fléau qui touche de nombreux pays africains, notamment le Nigeria. Selon des sources officielles, ce dernier perd chaque année près d’un demi-milliard de dollars en raison de ce phénomène. 

Le gouvernement nigérian cherche à renforcer sa coopération avec le Royaume-Uni pour lutter contre la cybercriminalité. Lateef Fagbemi, procureur général fédéral et ministre de la Justice du Nigeria, a signé à cet effet un protocole d’accord avec une délégation britannique le mardi 29 avril.  

Les deux parties s’engagent à améliorer l’efficacité du système judiciaire nigérian en réduisant les obstacles bureaucratiques. Cela passe par une coopération renforcée entre les différents acteurs : enquêteurs et procureurs travailleront désormais de concert dès les premières étapes d’une affaire, en alignant leurs stratégies, en mutualisant leurs ressources et en développant leurs compétences pour atteindre ensemble les résultats attendus. Le partenariat comprend également les crimes transfrontaliers. Une équipe conjointe a été mise en place à cet effet. 

« La cybercriminalité est complexe et en constante évolution. Bien que nous disposions d’un cadre juridique national pour y faire face, il est important de souligner que les lois seules ne peuvent gagner les batailles. Ce sont les personnes qui interprètent, appliquent et font respecter ces lois qui doivent être formées, unies et habilitées à agir — rapidement, de manière cohérente et efficace », a déclaré M. Fagbemi. 

Ce partenariat s’inscrit dans la volonté du gouvernement nigérian de freiner l’essor de la cybercriminalité, dont la progression s’intensifie avec la transformation numérique. En novembre 2024, une opération coordonnée par Interpol a permis l’arrestation de 306 cybercriminels dans plusieurs pays africains, dont 130 au Nigeria. Sur l’ensemble de l’année, la police nigériane rapporte avoir arrêté 751 individus impliqués dans des activités cybercriminelles. Ce fléau entraîne des pertes économiques considérables. D’après les données publiées par la Nigerian Communications Commission (NCC) en 2022, la cybercriminalité cause 500 millions de dollars de pertes au Nigeria chaque année. 

Si ce partenariat aboutit, le gouvernement nigérian espère mettre en place un système robuste pour protéger les citoyens, défendre leurs droits et traduire les cybercriminels en justice. Cependant, il convient de rappeler que les deux parties n’ont pour l’instant signé qu’un protocole d’accord. Aucun calendrier n’a été communiqué pour la conclusion de l’accord définitif ni pour sa mise en œuvre. Il faudra donc attendre des avancées concrètes avant de tirer des conclusions sur ses perspectives et son impact réel. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 02 mai 2025 12:28 Written by

La Tanzanie et l’Estonie collaborent déjà dans le domaine numérique, notamment à travers le projet Digital4Tanzania (D4T). Lancé en octobre 2023, il est financé à hauteur de 2 millions d’euros par l’Union européenne. 

Le gouvernement tanzanien veut renforcer son partenariat avec l’Estonie dans le domaine de la transformation numérique. La question était au cœur des discussions le lundi 28 avril lors de la visite d’une délégation estonienne au ministère tanzanien des Affaires étrangères et de la Coopération avec l’Afrique de l’Est. 

Les discussions entre les deux parties ont notamment porté sur le renforcement de la gouvernance électronique, des technologies de l’information et de la communication, de la cybersécurité, de l’éducation et de la formation numériques, ainsi que de la technologie agricole. Il a également été question de stimuler l’innovation chez les entrepreneurs tanzaniens. 

Ce rapprochement s’inscrit dans le cadre de l’ambition du gouvernement tanzanien d’accélérer la transformation numérique du pays afin d’en faire un des leviers du développement socioéconomique au cours des prochaines années. L’Estonie collabore déjà avec la Tanzanie dans le cadre du projet Digital4Tanzania (D4T), lancé en octobre 2023 et financé à hauteur de 2 millions d'euros (environ 22,3 millions de dollars) par l'Union européenne. Il vise à soutenir la transformation numérique de la Tanzanie en coopérant à la réforme de l'administration en ligne et à la connectivité. 

Pour le moment, la Tanzanie est classée à la 153e place mondiale à l’indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies avec un score de 0,4327, en dessous de la moyenne mondiale. L’Union internationale des télécommunications considère la Tanzanie comme un modèle à suivre en matière de cybersécurité, mais le pays doit encore faire des efforts en ce qui concerne les mesures techniques et le développement des capacités. De son côté, l’Estonie est classée deuxième au monde en matière de développement de l’e-gouvernement, avec un score de 0,9727 sur 1. L’organisation considère également le pays balte comme l’un des modèles à suivre en matière de cybersécurité. 

« L’Estonie, bien qu’étant un petit pays en développement, s’est forgée une réputation mondiale en matière d’innovation numérique, notamment dans la gouvernance électronique, les services numériques et la cybersécurité. Grâce à son partenariat avec la Tanzanie, elle a consolidé la gouvernance numérique et promu la diplomatie économique via les plateformes digitales, contribuant ainsi au développement de la société », a déclaré Krist Karelsohn, directrice du département Asie, Pacifique, Moyen-Orient et Afrique en Estonie. 

Toutefois, il est important de souligner que les projets évoqués dans le cadre du renforcement de la coopération entre la Tanzanie et l’Estonie restent à l’état de discussions préliminaires. Aucun accord n’a encore été signé ni même officiellement annoncé. Par ailleurs, aucun calendrier de mise en œuvre n’a été communiqué. Il convient donc d’attendre une concrétisation du partenariat avant de se prononcer sur ses perspectives et son impact potentiel. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mercredi, 30 avril 2025 10:08 Written by

Le gouvernement algérien multiplie les initiatives en faveur de la numérisation de l’éducation. Pour l’année scolaire 2024-2025, l’exécutif avait prévu de doter 1700 écoles primaires de tablettes. 

Le gouvernement algérien veut doter la moitié des écoles primaires du pays en tablettes électroniques avant le début de la prochaine rentrée scolaire de septembre 2025. Le projet a été révélé le samedi 26 avril par Amara Ghalem, directeur des systèmes d'information au ministère de l'Éducation nationale. C’était en marge de la conférence nationale sur l'évaluation de la transition numérique dans le secteur de l’éducation. 

Ainsi, environ 10 000 établissements sont ciblés par cette initiative puisque l’Algérie compte environ 20 000 écoles primaires. À ce jour, 3270 écoles ont été équipées de tablettes électroniques à l'échelle nationale, selon M. Ghalem. 

La distribution de tablettes numériques dans les écoles s’inscrit dans le cadre de la numérisation du secteur, qui fait partie de l’ambition du gouvernement de développer la « société de l’information » à travers les infrastructures, les moyens de télécommunications et l’utilisation généralisée des TIC dans tous les secteurs de l’économie. L’exécutif veut faire de l’école algérienne un modèle de modernisation et d’innovation grâce aux outils numériques. Des plateformes numériques ont été déployées, notamment pour les enseignants, les parents d’élèves, l’évaluation des acquis et la prise de rendez-vous pour l'authentification des diplômes. 

Les tablettes pourraient être utilisées dans la gestion des écoles. Elles permettront également aux élèves et aux enseignants des écoles primaires d’accéder à des ressources éducatives en ligne, d’effectuer des recherches, d’apprendre et de communiquer. Cette initiative pourrait améliorer la qualité de l’éducation et les performances scolaires à l’échelle nationale. 

Malgré les opportunités offertes par la numérisation, il faudrait que le gouvernement algérien soit en mesure de distribuer les tablettes dans le délai imparti. Par exemple, pour l’année scolaire 2024-2025 en cours, l’exécutif avait prévu de distribuer des tablettes à 1700 écoles primaires afin de porter le nombre d’établissements équipés à 5000. À ce jour, 3270 écoles ont été couvertes. Par ailleurs, certaines écoles restent encore exclues du programme. Une seule tablette par établissement peut s’avérer insuffisante pour répondre aux besoins pédagogiques. L’efficacité de cette initiative dépend également de la disponibilité d’une connexion Internet fiable dans les établissements, ainsi que des compétences numériques des enseignants et des élèves pour exploiter pleinement ces outils. 

D’ailleurs, au cours de la conférence nationale sur l'évaluation de la transition numérique dans le secteur de l’éducation, plusieurs défis ont été soulignés. Les participants ont notamment souligné qu’il fallait sensibiliser « aux risques de cybersécurité pour garantir un environnement numérique sûr au sein des établissements éducatifs et développer une nouvelle version du système d'information du secteur en adéquation avec les exigences de la transformation numérique du pays et les aspirations de la communauté éducative », a relayé Algérie Presse Service (APS).

Isaac K. Kassouwi

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Posted On mardi, 29 avril 2025 12:09 Written by

Le gouvernement congolais accorde une attention particulière à la cybersécurité dans le cadre de ses ambitions de transformation numérique. À cet égard, un budget de 1,3 million de dollars a été attribué à l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information pour l’année 2025. 

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques du Congo (ARPCE) a signé un protocole d’accord avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) le vendredi 25 avril. Les deux parties entendent conjuguer leurs efforts pour renforcer la sécurité des réseaux et du cyberespace national. 

Ce protocole vise à optimiser la gestion des incidents de cybersécurité et à encourager le partage d’informations entre les deux institutions. Il inclut notamment l’échange sécurisé d’informations sur les incidents et menaces émergentes, la coordination des actions face aux incidents touchant les opérateurs télécoms, la création d’un comité paritaire pour une concertation continue, ainsi que le renforcement des capacités techniques et le développement de protocoles d’intervention conjoints. 

« Ce partenariat s’est inscrit dans une vision plus large : celle d’un Congo numérique, résilient et souverain. Il a témoigné de notre engagement commun à construire un espace numérique de confiance, condition sine qua non du développement de notre économie numérique », a déclaré Louis-Marc Sakala (photo, à droite), directeur général de l’ARPCE. C’est d’ailleurs dans cette optique que le gouvernement a attribué un budget de 1,3 million de dollars aux activités de l’ANSSI en 2025. En octobre 2024, l’exécutif avait déjà organisé un séminaire de formation sur la cybersécurité à l’endroit des corps judiciaires et de répression. 

Pour le moment, le Congo est classé comme un pays de quatrième zone en matière de cybersécurité par l’Union internationale des télécommunications (UIT) dans son « Global Cybersecurity Index 2024 ». La catégorie Tier 4 regroupe des « pays ayant obtenu un score global d’au moins 20/100, montrant un engagement de base en matière de cybersécurité ». Le pays se débrouille bien dans les volets de cadre législatif et de coopération. Toutefois, il doit redoubler d’efforts en ce qui concerne les mesures techniques, l’organisation et le développement des capacités, avec des scores respectifs de 0,3/20, 3,9/20 et 0,72/20. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 29 avril 2025 06:41 Written by
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