Gestion Publique

Gestion Publique (371)

Le président ghannéen Nana Akufo-Addo fait de la numérisation des services une des priorités de son administration. Plusieurs projets sont en cours dans le pays afin de fournir le cadre nécessaire pour assurer la fourniture des services numériques aux citoyens.

Le Ghana commencera à délivrer des identifiants nationaux aux nouveau-nés à partir du mois d’août prochain. Le vice-président du pays, Mahamudu Bawumia (photo), l’a annoncé le samedi 22 juillet à Cape Coast lors des célébrations du 75e anniversaire du Collège national du Ghana, l'une des écoles les plus importantes du pays.

« A partir du mois prochain, tous les bébés nés au Ghana, une fois qu'ils les auront emmenés à la pesée, recevront le numéro de carte du Ghana et obtiendront également leur numéro d'identification de certificat de naissance en même temps, car les deux bases de données se parlent. La nationalité des parents sera établie dans le cadre de la procédure », a déclaré le Dr Bawumia.

A en croire le vice-président, la délivrance des numéros d'identification aux nouveau-nés dans le pays s’inscrit dans le cadre d'un vaste programme de numérisation entamé par le gouvernement afin d'améliorer la prestation des services publics et de préparer la nation à participer pleinement à la quatrième ère industrielle.

Selon les responsables de l’Autorité nationale de l’identification (NIA), les numéros d’identification qui seront attribués aux nouveau-nés seront utilisés au cours de leur vie. Les cartes physiques contenant leurs données biométriques ne seront délivrées que lorsqu'ils seront plus âgés et leurs caractéristiques physiques complètement formées.

La délivrance des numéros d’identification aux bébés devrait permettre de rationaliser les services gouvernementaux, d'améliorer le processus d’identification et de donner aux citoyens une identité numérique robuste, propulsant le Ghana plus loin dans l’ère du numérique.

Samira Njoya

Lire aussi :

Kenya: le gouvernement passera à l'émission de certificats numériques de naissance et de décès le 1er mars

Posted On mercredi, 26 juillet 2023 15:21 Written by

Le gouvernement égyptien a fait de la transformation numérique centrée sur le citoyen un facteur clé de son développement. Depuis, Le Caire multiplie les partenariats pour stimuler le secteur et atteindre les objectifs numériques escomptés.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l'Agence égyptienne de développement de l'industrie des technologies de l'information (ITIDA) ont procédé récemment à la signature d’un accord de projet dans le Smart Village du Caire. 

Selon un communiqué publié le lundi 24 juillet par le ministère en charge des TIC, le projet de cinq ans vise à accélérer l'innovation numérique et la croissance de l'écosystème des start-up technologiques du pays.

« Notre objectif est de développer un environnement qui favorise l'innovation, responsabilise les entrepreneurs et stimule le progrès économique », a déclaré Ahmed Alzaher PDG de l’ITIDA. « Ce partenariat libérera sans aucun doute le plein potentiel de notre communauté de start-up en pleine croissance, créant des opportunités de développement durable et un avenir meilleur pour tous », a-t-il ajouté.

Le nouveau projet intitulé « Maturation de l'écosystème entrepreneurial axé sur l'innovation et basé sur les TIC » a été conçu pour stimuler la croissance et renforcer le succès des entrepreneurs des TIC en Egypte. Il s’inscrit dans le cadre de la Vision 2030 de l'Egypte et de sa stratégie de transformation numérique qui visent à renforcer le développement économique et social dans tous les secteurs et à faire du pays un pôle numérique d'excellence en Afrique.

Le projet s'appuie sur une collaboration précédente entre le PNUD, l'ITIDA et le TIEC (Technology Innovation & Entrepreneurship Center) qui a abouti à la création de 31 000 emplois, à la formation et au perfectionnement de 1 550 entrepreneurs et au soutien de 1 800 start-up en Egypte. 

A terme, le projet contribuera à répondre à la demande et à l'ambition d'une transformation numérique rapide, qui a le potentiel d'avoir un effet multiplicateur sur les objectifs de développement tels que les améliorations économiques, l'atténuation du changement climatique et l'autonomisation économique des femmes.

Samira Njoya

Lire aussi :

Egypte : le président souhaite une plus grande attention au développement des compétences numériques et aux start-up

Posted On mardi, 25 juillet 2023 16:57 Written by

L’administration Publique congolaise veut profiter des opportunités et possibilités qu’offrent les TIC pour se développer. A cet effet, une plateforme a été mise en ligne afin de rendre les démarches administratives plus rapides, transparentes et accessibles.

Le ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a procédé le mardi 18 juillet à Kinshasa au lancement du portail web et l’application mobile de la fonction publique en République démocratique du Congo.

Dénommée « Fonction publique na tshombo », la plateforme a pour but de faciliter les procédures administratives et de proposer un ensemble de services aux agents de l’Etat en RDC.

« Avec la mise en place et mise en service de ce portail, nous venons là de franchir un nouveau cap dans la concrétisation des objectifs de la modernisation de l’administration publique que nous a assignés le gouvernement », a déclaré Jean-Pierre Lihau (photo, à gauche). « Ce portail représente un jalon important dans notre quête constante d’améliorer la qualité des services publics et de simplifier l’accès à l’information pour tous les citoyens, agents et cadres de l’administration publique », a-t-il ajouté.

Le nouveau portail disponible via l’adresse fonctionpublique.gouv.cd offre un ensemble de services parmi lesquels le déblocage de salaire, la prise en charge médicale, la régularisation administrative, le changement d’adresse de paie... Il s’inscrit dans le cadre du Plan national du numérique « Horizon 2025 » qui vise à mettre en œuvre les projets numériques conformément à la vision du chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi de dématérialiser les procédures administratives et de rendre transparentes les actions de l’administration.

Ainsi, à long terme, le portail permettra l’accès simplifié aux informations générales destinées au grand public, mais aussi à celles sur la carrière des agents, les concours, l’identification biométrique, la promotion, la retraite, les conditions d’emploi et les perspectives de carrière au sein de l’administration publique congolaise.

Samira Njoya

Lire aussi :

RD Congo : le gouvernement lance un outil numérique de suivi des paies des enseignant

RDC : Congo Medika permet de réserver des consultations médicales à domicile

Posted On vendredi, 21 juillet 2023 12:59 Written by

L’économie numérique africaine vaudrait 712 milliards $ d’ici 2050, soit 8,5 % du PIB continental. Un secteur porteur qui justifie la mise en œuvre d'initiatives pour la transformation numérique dans plusieurs pays d’Afrique.                 

Le ministère ivoirien de la Communication et de l'Economie numérique a récemment signé des accords de partenariats pour la mise en œuvre de projets numériques dans le pays. Le mardi 18 juillet, le ministre en charge des TIC, Amadou Coulibaly, le ministre des Transports, Amadou Koné, et le ministre du Commerce, de l'industrie et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, se sont alliés à l’entreprise américaine Cybastion spécialisée dans la fourniture de solutions de cybersécurité.

Dans le cadre de ces accords, Cybastion collaborera étroitement avec les institutions ivoiriennes pour protéger l'infrastructure informatique du pays et anticiper les cybermenaces, en mettant en place des dispositifs de sécurité avancés. En outre, l'entreprise proposera des programmes éducatifs en vue du renforcement des compétences locales dans le domaine du numérique et de la formation de professionnels hautement qualifiés pour soutenir le processus de numéérisation à long terme.

Toujours dans le but de transformer l’administration ivoirienne, Amadou Coulibaly et son homologue de la Fonction publique, Anne Désirée Ouloto, ont signé le même jour, une convention de partenariat avec la Société nationale d'édition de documents administratifs et d'identification (SNEDAI) et le groupe SAH Analytics International. L'accord prévoit la numérisation et la modernisation des procédures administratives, notamment la mise en place de moyens d’identification biométrique dans les administrations publiques du pays.

Selon Anne Désirée Ouloto, le partenariat permettra de lutter contre l’absentéisme des agents de l'Etat, de suivre l’assiduité au travail, ce qui aidera à améliorer la politique de transparence et d’équité dans la gestion des carrières des fonctionnaires.

Il faut signaler que ces différents partenariats s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale de développement du numérique 2021-2025. Elle vise à mettre en œuvre des projets de numérisation, conformément à la vision du président de la République ivoirienne, Alassane Ouattara, de moderniser et de renforcer les services publics du pays.

Samira Njoya

Lire aussi :

La Côte d’Ivoire et les USA signent deux accords pour le développement des infrastructures numériques en Côte d’Ivoire

Posted On jeudi, 20 juillet 2023 12:02 Written by

Le gouvernement de la République de Guinée accorde une importance particulière au numérique. Si plusieurs projets numériques sont déjà en cours de réalisation, d’autres attendent encore un financement pour être lancés.

Le ministre guinéen des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Ousmane Gaoual Diallo, a rencontré le mardi 18 juillet une délégation de la Banque mondiale conduite par Franz Drees-Gross, directeur régional des infrastructures de l'institution.

Le ministre en charge du Numérique a sollicité l’appui de l’institution financière mondiale pour la mise en œuvre en Guinée de plusieurs projets numériques, à savoir le Projet régional d'intégration numérique en Afrique de l'Ouest (WARDIP), le E-procurement, la couverture des zones blanches, la stimulation de la concurrence dans les télécoms, le lancement de l’opérateur télécoms national Guinée Télécom et l’atterrissage d'un deuxième câble sous-marin.

Franz Dress-Gross a montré beaucoup d’intérêt pour l’ensemble de ces projets, et de nouvelles entrevues ont été programmés pour diligenter les projets en cours. Avant cette rencontre, Ousmane Diagana, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, avait déjà annoncé l’intention de la Banque mondiale d’accroître son financement dans l’économie numérique en Guinée.

« L’économie numérique est une donnée qui peut être un accélérateur de développement, mais également un élément pour contribuer à égaliser les chances d’accès de l’ensemble des citoyens à un certain nombre de services. Nous comptons accroître significativement nos financements dans ces domaines. Mieux, faire en sorte que les programmes existants qui sont nombreux dans ces secteurs-là puissent être exécutés de manière plus rapide », a t-il déclaré le lundi 17 juillet à l'issue d’une séance de travail avec le Premier ministre guinéen, Bernard Goumou (photo, au centre).

Notons que ces échanges surviennent dans le cadre d’une visite de deux jours d’une délégation de la Banque mondiale en Guinée conduite par Ousmane Diagana. Une visite au cours de laquelle plusieurs sujets ont été évoqués parmi lesquels la création d'emplois, le renforcement du capital humain et la consolidation de la résilience climatique.

Samira Njoya

Lire aussi :

Guinée : le gouvernement lance les travaux de construction d'un village numérique à Ratoma

Posted On mercredi, 19 juillet 2023 11:43 Written by

L'Afrique est à l'aube d'une révolution numérique qui a le potentiel de transformer les économies, d'autonomiser les communautés et d'améliorer la qualité de vie des populations. Il est donc important pour les Etats de multiplier les actions afin que chaque citoyen puisse en profiter.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a dévoilé le lundi 17 juillet son portefeuille d'infrastructures publiques numériques au Kenya. Par la même occasion, l’agence onusienne a procédé à la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement du pays visant à améliorer les compétences, la gouvernance des données, l'administration en ligne et la promotion des emplois et des entreprises numériques.

Sur Twitter, l’agence onusienne a fait savoir que la signature du mémorandum de transformation numérique reflète une vision partagée du PNUD et du gouvernement kényan d'exploiter la puissance de la technologie pour le bien-être de tous les Kényans.

« Ce dévoilement et ce partenariat démontrent notre engagement à accélérer la transformation numérique inclusive au Kenya. En relevant les défis liés aux compétences numériques, à la gestion des données et à l'accès aux emplois numériques, nous pouvons libérer tout le potentiel de l'économie numérique du Kenya et combler la fracture numérique existante », a déclaré Anthony Ngororano, le représentant résident du PNUD au Kenya.

Le Kenya a en effet placé le numérique au cœur de ses projets de développement. Connu sous le nom de « Silicon Savannah », la scène technologique dynamique du Kenya a connu une croissance moyenne de 10,8 % par an depuis 2016 selon la Banque mondiale.

Selon les prévisions d'Accenture (Africa iGDP Forecast), d'ici 2025, le secteur numérique au Kenya devrait contribuer pour 9,24 % au PIB du pays. Cependant, malgré ces réalisations, le Kenya, comme de nombreuses nations africaines, est toujours confronté au défi de l'élargissement de la fracture numérique.

Grâce à la collaboration avec le PNUD, le Kenya ambitionne de réduire considérablement cette fracture numérique et de créer un environnement propice à la promotion des investissements, au soutien de la recherche et du développement et à l'épanouissement des talents locaux.

A en croire Eliud Owalo, le ministre de l'Information, des Communications et de l'Economie numérique, le partenariat permettra également de construire un écosystème qui soutiendra efficacement le plan directeur numérique national (2022-2032) et accélérera la transformation numérique inclusive du Kenya.

Samira Njoya

Lire aussi :

Le Kenya a vanté ses atouts dans les télécoms et le numérique aux investisseurs à Genève

Posted On mardi, 18 juillet 2023 11:08 Written by

Le gouvernement de l’Angola a entamé une multitudes d’initiatives visant à reformer son administration par le numérique. Pour accélérer la réalisation de cette ambition, le pays s’allie à dès partenaires clés spécialisés dans le secteur des nouvelles technologies.

L'Institut de modernisation administrative (IMA), un organe auxiliaire de la présidence de la République angolaise chargé de la modernisation de l'administration publique, et Dell Technologies (Dell), une entreprise américaine qui fournit des solutions technologiques, des services et du support, ont signé le vendredi 14 juillet à Dubaï un accord de coopération stratégique visant à promouvoir la gouvernance numérique en Angola.

« Le protocole d'accord entre l'IMA et Dell Technologies établit une coopération globale dans le domaine de la gouvernance numérique et prévoit l'échange d'expériences, de connaissances et de bonnes pratiques, en mettant l'accent sur la qualité des services publics, la numérisation de l'économie, l'amélioration de l'environnement des entreprises, le soutien à l'entrepreneuriat, la formation et la création de compétences en matière de capital humain », a expliqué l’IMA dans un communiqué.

La signature de cet accord intervient quelques mois après la participation de l’IMA en mai à la conférence « Dell Technologies World », un sommet organisé par l’entreprise pour accélérer la croissance numérique et le développement technologique. L’accord s’inscrit dans cadre de l’ambition du gouvernement angolais d’accélérer le développement du secteur numérique et de fournir aux citoyens un ensemble de services gouvernementaux en ligne.

En février dernier, le gouvernement avait annoncé à cet effet un investissement de 89 millions $ pour construire son infrastructure cloud national d'ici 2024. Ce cloud gouvernemental unifié construit sur des centres de données gouvernementaux devrait fournir plus de 80 services publics.

Ainsi, l’accord avec le géant nord-américain de la technologie Dell soutiendra le processus de numérisation de l'administration publique déjà entamé en Angola. Il permettra certainement au pays de relever son indice de développement d'e-gouvernement. Rappelons qu’en 2022, l’Angola a été classé parmi les pays avec un indice de développement de l'administration électronique moyen. Le pays occupe le 157e rang mondial sur 193 pays, selon le classement (E-Government Development Index) dévoilé par l'Organisation des Nations unies.

Lire aussi :

L'Angola investira 89 millions $ pour construire son infrastructure cloud national d'ici 2024

Posted On lundi, 17 juillet 2023 14:07 Written by

A l’instar de plusieurs pays, le gouvernement de la République du Congo a pris la résolution de mettre en place un système d'adressage dans le pays.  Le but est de faire du secteur postal l’un des piliers du processus de diversification de l’économie nationale.

La République du Congo se dotera dans les prochains mois d’un système de codification postale. Le directeur général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), Louis-Marc Sakala, a procédé le jeudi 13 juillet à la restitution des travaux de mise en œuvre de ce projet innovant au ministre en charge des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Léon-Juste Ibombo, en vue de son adoption en Conseil de ministres.

https://twitter.com/LeonJuste/status/1679456499125329920

« Notre projet de codification postal entend contribuer non seulement à l’amélioration de l’efficacité de la qualité des services postaux, mais aussi à la facilitation des activités socioéconomiques, géostratégiques, sécuritaires, d’aménagement du territoire et au développement national », a déclaré Louis-Marc Sakala.

C’est le 6 avril 2022 que le ministre Léon-Juste Ibombo avait lancé les travaux de mise en œuvre du projet de codification postale en République du Congo. Le projet résulte de la nécessité de doter les services postaux du pays de procédures rationalisées, au travers des technologies numériques contextualisées du secteur postal afin d’améliorer l’offre des différents opérateurs pour le bien des usagers.

Le code postal dont il est question est, en effet, un ensemble court de chiffres et/ou de lettres inclus dans l’adresse postale, qui est utilisé par les entreprises postales pour simplifier et accélérer le tri des envois postaux. Sa forme varie selon les pays mais il représente le plus souvent une ou plusieurs zones géographiques plus ou moins vastes.

A en croire le ministre en charge des Postes, la mise en œuvre de ce système offrira des opportunités de géolocalisation, des applications mobiles et des outils de cartographie dans plusieurs domaines civils et militaires. Il permettra également de booster l’activité postale et d’attirer de grands groupes de vente en ligne tels Amazon et Alibaba, favorisant ainsi le développement du e-commerce.

Selon l’ARPCE, les opérateurs postaux ont généré un revenu global de plus de 2 milliards de francs CFA (3,4 millions $) pour l'année 2022. Un chiffre d’affaires annuel que l’Agence entend améliorer grâce à la codification postale.

Samira Njoya

Lire aussi :

Liberia : le gouvernement a lancé le système national d'adressage numérique

Posted On lundi, 17 juillet 2023 13:22 Written by

Dans le but de faciliter le quotidien des populations, la plupart des pays africains ont opté pour la dématérialisation des services administratifs. Des actions concrètes sont effectués par les autorités pour accélérer le processus.

Lors d’un atelier qui s’est déroulé le jeudi 13 juillet, les autorités sénégalaises ont validé le plan de numérisation du secteur judiciaire pour la période 2023-2027. Baptisé Schéma directeur numérique de la justice 2023-2027, il permettra de construire un service public numérique de la justice profitable à l’ensemble des acteurs et usagers du secteur. La mise en œuvre du projet est estimée à environ 8 milliards FCFA (13,7 millions $).

« L’appropriation et la mise en œuvre du schéma numérique de la justice par tous les acteurs va entraîner une révolution dans le fonctionnement de la justice en permettant des décisions plus rapides, en simplifiant les procédures et démarches avec une dimension plus transparente des procédures. En outre, elle permettra aux usagers de réduire les déplacements et aux magistrats et agents du ministère d’améliorer le travail au quotidien », affirme Ismaïla Madior Fall (photo), ministre sénégalais de la Justice.

Depuis 2016, le pays de la Teranga a adopté la stratégie Sénégal Numérique pour numériser environ 700 démarches administratives. De nombreux investissements ont été engagés pour assurer cette transformation numérique dans divers secteurs d’activité. En juin dernier, l’exécutif a débloqué 49,8 millions $ dans le cadre du Programme national de digitalisation du système de santé.

Pour le second semestre de cette année, Ismaïla Madior Fall a expliqué que le projet se concentrera entre autres « sur la numérisation du processus de délivrance des actes et casier judiciaire, le recouvrement des amendes, l’archivage électronique, la naturalisation, la gestion électronique du courrier ».

Par ailleurs, le projet vise à adapter les textes à la dématérialisation, à rendre l’environnement matériel de travail adéquat ; à donner au citoyen un accès distant aux services judiciaires en dématérialisant toutes les procédures judiciaires ; à rendre opérationnelle la justice alternative ; à protéger l’enfance ou encore à disposer d’outils de pilotage du secteur judiciaire.

Adoni Conrad Quenum

Lire aussi :

Sénégal : l’ADIE va numériser 700 démarches administratives avec l’expertise de Jway SA SIS

Le Sénégal obtient près de 50 millions $ de la Banque Mondiale pour la numérisation du système de santé

Posted On vendredi, 14 juillet 2023 15:15 Written by

Malgré les progrès significatifs réalisés jusqu'à présent par le gouvernement rwandais, de nombreux défis persistent tels que le chômage des jeunes. Des initiatives sont mises sur pied pour leur permettre de jouer un rôle actif et productif dans l'économie à travers le numérique.

L'Organisation internationale du travail (OIT) et le gouvernement rwandais se sont récemment associés pour lancer un projet de coopération au développement. L’OIT l’a annoncé le mardi 12 juillet dans un communiqué.

Le projet a pour but de permettre à davantage de jeunes femmes et hommes du Rwanda d'accéder à des emplois décents dans le pays grâce au numérique.

« Ce projet marque une étape passionnante dans nos efforts continus pour accroître nos investissements dans l'économie numérique et élever la jeune main-d'œuvre africaine. Il servira de nouveau modèle pour générer des résultats pratiques et efficaces qui inspireront d'autres pays. Je suis ravi du potentiel de ce projet à servir de meilleure pratique mondiale », a déclaré Cynthia Samuel-Olonjuwon, sous-directrice générale de l'OIT et directrice régionale pour l'Afrique.

Selon le communiqué, le projet cible spécifiquement les jeunes âgés de 16 à 30 ans de Kigali et des villes secondaires. L’initiative soutiendra la création d'emplois et les opportunités d'entrepreneuriat dans l'économie numérique, l'amélioration des compétences numériques des jeunes hommes et femmes ainsi que l'amélioration des services d'emploi publics et privés fournis aux jeunes.

Le projet est doté d'un budget de 4 millions d'euros et s’inscrit en droite ligne de la Vision 2050 du Rwanda, la stratégie rwandaise de transformation 1, la stratégie nationale de développement des compétences et de promotion de l'emploi (NSDEPS) 2019-2024, et le programme par pays de promotion du travail décent pour le Rwanda.

Une fois mis en œuvre, le projet introduira de nouvelles interventions numériques sur le marché du travail pour créer de nouveaux emplois, il renforcera les programmes existants visant à promouvoir les compétences numériques et stimulera la demande de services numériques parmi les micro, petites et moyennes entreprises.

Samira Njoya

Lire aussi :

Smart Africa et Amazon Web Services collaborent pour former plus de jeunes Africains aux compétences numériques

Posted On jeudi, 13 juillet 2023 16:28 Written by
Page 9 sur 27

Please publish modules in offcanvas position.