Gestion Publique

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Les financements dans les start-up africaines ont reculé de 40% par rapport à 2022. Tous les écosystèmes technologiques africains ont été affectés, en particulier le Nigeria.

Antony Blinken (photo, à gauche), secrétaire d’Etat américain, a affirmé le mardi 24 janvier que les entreprises américaines sont disposées à investir au Nigeria. Il a tenu ces propos lors de sa visite au président Bola Tinubu (photo, à droite) à la State House à Abuja.

« Le Nigeria est un lieu d'innovation et de dynamisme extraordinaires. J'ai eu l'occasion de m'y rendre à de nombreuses reprises au fil des ans. Je l'ai constaté à chaque fois et je m'attends à le constater encore demain au plus tard. Les entrepreneurs et les entreprises américains sont désireux de s'associer et d'investir dans l'économie nigériane, en particulier dans le secteur technologique », a indiqué le haut diplomate américain.

L’écosystème technologique nigérian est l’un des plus attractifs du continent africain. Les start-up du pays ont levé 224 millions $ en 2023, 531 millions $ en 2022 et plus d’un milliard $ en 2021, d’après les données de CB Insights. A travers les fonds de capital-risque, plusieurs géants mondiaux de la technologie ont déjà investi dans les start-up nigérianes.

« Nos sociétés de capital-risque s'emploient à financer, nous voulons donc travailler en partenariat pour contribuer à la révolution technologique du Nigeria, créatrice d'emplois. Les entreprises et les innovations se développent dans nos deux pays. Car l'une des choses que nous avons apprises de ces partenariats, c'est qu'ils nous profitent autant qu'à n'importe quel endroit ou entreprise dans lesquels nous investissons », ajoute Antony Blinken.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On jeudi, 25 janvier 2024 15:36 Written by

Avec l’accélération de la transformation numérique en Afrique, la mise en place d’un cyberespace sûr est devenue incontournable. Les autorités des pays du continent font le nécessaire pour assurer la sécurité de tous sur la toile.

Le Parlement béninois a voté, mardi 23 janvier, une loi autorisant la ratification de la Convention de Malabo sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel. Cette décision permettra à l’Etat béninois de lutter efficacement contre la cybercriminalité.

La Convention de Malabo vise à renforcer et harmoniser les législations des pays africains et celles des Communautés économiques régionales dans le domaine des technologies de l'information et de la communication, tout en respectant les libertés fondamentales, les droits de l’homme et des peuples pour, entre autres, faciliter la mise en place d’un cyberespace sûr. Cette notion est devenue indispensable depuis la pandémie de la Covid-19 où la plupart des pays du continent se sont engagés sur la voie de la transformation numérique. Ainsi, la composante cybersécurité est devenue importante, ce qui a favorisé l’entrée en vigueur de ladite convention en octobre dernier après la ratification de la Mauritanie.

Le Bénin rejoint ainsi les 15 autres Etats africains à avoir ratifié cette convention adoptée en 2014 dans la capitale équato-guinéenne. Son entrée en vigueur a été retardée toutes ces années car, selon son article 36, au moins quinze pays devraient d'abord la ratifier. En plus du Bénin, il y a l’Angola, le Togo, le Sénégal, le Rwanda, la Namibie, le Niger, Maurice, le Mozambique, le Ghana, la Zambie, la République démocratique du Congo, le Cap-Vert, la Guinée, la Côte d’Ivoire et la Mauritanie.

Pour rappel, les parlementaires béninois ont également donné leur accord pour la ratification de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité. Elle dispose d’un cadre international qui permet aux praticiens des Etats parties de mettre en commun leur expérience et de nouer des relations favorisant la coopération dans des affaires spécifiques, notamment en situation d’urgence, au-delà des dispositions précises prévues dans cette Convention.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On jeudi, 25 janvier 2024 12:21 Written by

A Madagascar, l'identification des individus demeure un défi. En introduisant un système numérique, le gouvernement ambitionne de simplifier les procédures d'identification, renforcer la transparence, et améliorer l'efficacité des services publics tout en optimisant la gestion des données nationales.

Le ministre malgache du Développement numérique, de la Transformation digitale, des Postes et des Télécommunications (MNDPT), Tahina Razafindramalo (photo, à gauche), a annoncé le vendredi 19 janvier la mise en œuvre prochaine du projet de carte d’identité nationale numérique pour les individus de 15 ans et plus. S’adressant aux journalistes lors d’une conférence de presse, le ministre a déclaré que la production débuterait dès le mois de juin dans plusieurs régions du pays.

« La Grande Île s’engage ainsi dans ce processus fastidieux que de renouveler les papiers d’identité. Un casse-tête auquel certains pays ont dû faire face, tels que la Tunisie ou la Grèce, qui sont récemment passés à la carte d’identité biométrique », a indiqué le ministre.

Le projet, financé à hauteur de 140 millions de dollars par la Banque mondiale, comprend des étapes telles que l'enrôlement biométrique, la collecte de données biographiques, la mise sur pied d’un système d’identification numérique, la production des cartes biométriques entre autres. Il s'inscrit dans le cadre de la politique de simplification de l'administration du gouvernement malgache, conformément au Plan stratégique du numérique 2023-2028. L'objectif global est de centraliser les données pour faciliter le recensement et l'enregistrement massif de la population.

Selon l'UNICEF, environ un quart des enfants de moins de 18 ans à Madagascar ne possèdent pas d'acte de naissance, soit environ 2,5 millions d'enfants. Environ un million d'adultes ne sont pas enregistrés, les rendant invisibles sur le plan administratif. Ces lacunes sont en partie dues à la méconnaissance des procédures et à des problèmes structurels au sein de l'administration.

Une fois le projet mis en œuvre, l'identifiant unique et la carte d'identité biométrique permettront de retracer toute la vie d'un individu, prévenir la duplication d'identité, notamment lors des élections, et faciliter l'accès aux divers documents administratifs grâce à la numérisation des services publics en cours.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 23 janvier 2024 13:39 Written by

De plus en plus de pays africains veulent miser sur l’écosystème technologique pour booster leur économie numérique. Pour cela, les Etats collaborent avec diverses entités pour offrir aux acteurs tech locaux de nombreuses opportunités.

Global Innovation Initiative Group (GIIG), une entité opérant dans le secteur technologique et basée à Port-Louis à Maurice, a annoncé le vendredi 19 janvier la signature d’un partenariat avec le ministère éthiopien de l'Innovation et de la Technologie, celui du Travail et des Compétences et l'institut de développement de l'entrepreneuriat (EDI). L’objectif est de soutenir l’Ethiopie en tant que start-up nation en devenir sur le continent.

« L'EDI et le GIIG ont un objectif commun : découvrir, développer et mettre à l'échelle des solutions qui ont un impact sur certains des défis les plus tenaces du monde, avec pour mission de créer un écosystème d'innovation entrepreneuriale dynamique, résilient et authentiquement éthiopien. En tant que partenaires, nous pouvons diriger avec un plus grand sens de l'urgence, afin d'aider les communautés et les organisations à adopter le changement plus rapidement pour une transformation rapide », a indiqué Hassan Hussein, président-directeur général de l'EDI.

Ce partenariat intervient quelques mois après la tenue à Addis-Abeba de l’étape africaine des Global Startup Awards, un concours indépendant de l'écosystème des start-up couvrant 120 pays (dont 54 en Afrique) répartis en 12 régions. Les autorités éthiopiennes y ont vu une opportunité de réunir et d’accélérer les collaborations qui construisent de manière tangible les économies d'innovation locales, transfèrent les compétences d'avenir aux citoyens et inspirent les entreprises compétitives à l'échelle mondiale. De plus, ledit partenariat viendra renforcer les efforts des autorités qui, en octobre dernier, ont mis en place le Next Ethiopian Startup Initiative (NEST) pour soutenir le développement de l’écosystème local des start-up.

S’exprimant sur le sujet, Muferihat Kamil, ministre du Travail et des Compétences, a expliqué : « dans le cadre de l'initiative NEST, nous sommes déterminés à établir un partenariat à long terme avec GIIG et les Global Startup Awards Africa. Il est absolument essentiel que l'écosystème des start-up en Ethiopie devienne une priorité pour le pays. Nous devons construire nos économies non pas pour imiter mais pour diriger en tant qu'Africains, et les initiatives avec GIIG joueront un rôle important dans ce sens ».

Par ailleurs, il faut signaler que le pays a fait l’actualité ces dernières années à cause des coupures volontaires d’Internet sur fond de conflits dans certaines de ses régions et de manifestations des populations. Alors qu’en 2019, Internet a été coupé pendant 346 heures affectant 19,5 millions d’habitants et une perte de 56,8 millions $ pour le pays, ces chiffres ont explosé en 2023. Selon les données de la plateforme britannique Top10VPN, Addis-Abeba a coupé Internet pendant 14 910 heures, ce qui a affecté 29,8 millions $ pour une perte de 1,59 milliard $.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 22 janvier 2024 08:52 Written by

En décembre dernier, William Ruto s’est rendu en Inde pour une visite de trois jours. Plusieurs partenariats ont été noués entre les deux pays dont un dans le secteur technologique.

Dans un communiqué publié le jeudi 18 janvier, le gouvernement indien a approuvé le protocole d’accord signé le 5 décembre dernier avec les autorités kényanes et portant sur la coopération dans le domaine du partage de solutions numériques mises en œuvre à l'échelle de la population en vue d'une transformation numérique. L’accord entrera en vigueur à la date de signature des parties et le restera pendant une période de trois ans.

« Le protocole d'accord vise à promouvoir une coopération plus étroite et l'échange d'expériences et de solutions basées sur les technologies numériques dans la mise en œuvre des initiatives de transformation numérique des deux pays », indique le communiqué.

Le président William Ruto (photo, à gauche) s’était déplacé en Inde en décembre et, avec le gouvernement de Narendra Modi (photo, à droite), il avait signé un certain nombre de protocoles d’accord dont celui-ci sus-cité. Il veut faire du secteur numérique le fer de lance de l’économie kényane et pour cela, il multiplie les partenariats. Sur le continent, le Kenya dispose d’un écosystème technologique mature, ce qui attire de nombreux investisseurs. Les start-up du pays ont, d’après les données de la plateforme spécialisée américaine CB Insights dans son rapport « State of Venture » publié le 4 janvier dernier, levé environ 228 millions $ sur l’année 2023.

Pour rappel, de nombreux pays africains se sont tournés vers l’Inde pour solliciter son expertise dans le secteur de la technologie. Entre autres, on peut citer la Sierra Leone, le Gabon, Maurice ou encore le Nigeria ont signé des partenariats avec le pays du premier ministre Narendra Modi.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On jeudi, 18 janvier 2024 14:45 Written by

Le Maroc a réalisé des progrès significatifs dans le domaine de la gouvernance électronique au cours des dernières années. Le pays a lancé un certain nombre d'initiatives visant à améliorer la prestation de services et à renforcer l'engagement des citoyens via les canaux numériques.

Le gouvernement du Maroc a déjà numérisé plus de 600 services publics dont 300 dédiés aux citoyens, plus de 200 aux entreprises et 100 services destinés aux administrations publiques. La ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Ghita Mezzour (photo), l’a fait savoir récemment.

S’exprimant le lundi 15 janvier à la Chambre des représentants, la ministre a souligné la volonté du gouvernement de finaliser les projets numériques en cours. Ces projets comprennent la gestion du service public, la réforme de l'administration, la protection contre les contenus Internet préjudiciables, le soutien aux entreprises émergentes dans le cadre de la stratégie numérique nationale.

La ministre a également apporté quelques précisions sur la stratégie nationale de transition numérique « Maroc Digital » 2030, actuellement en cours d’approbation. La nouvelle stratégie s’articule autour de deux axes majeurs : la numérisation complète des services publics et la stimulation de l'économie numérique. Les objectifs incluent entre autres la création de 300 000 emplois et une contribution du secteur numérique au PIB national évaluée à 170 milliards de dirhams (17 milliards $).

Dans le but d'accroître la contribution de l'économie numérique au PIB à l'horizon 2030, le Maroc s'engage à labelliser 3 000 start-up, une nette augmentation par rapport aux 380 enregistrées en 2022. Sur le volet de la formation, la Stratégie prévoit la qualification annuelle de 45 000 talents dans le numérique, la reconversion de 50 000 jeunes vers les métiers du numérique, ainsi que l'accueil de 6 000 nouveaux talents numériques étrangers chaque année, entre autres initiatives.

Grâce à la numérisation totale des services envisagée dans la stratégie, le Maroc aspire à se hisser parmi les 50 premiers du classement de l’ONU sur l’e-gouvernance, alors qu'il occupe actuellement la 113e place. Le pays ambitionne ainsi de se profiler en tant qu'acteur majeur de l'économie numérique, prêt à créer des emplois, stimuler la croissance économique et améliorer la vie quotidienne de ses citoyens grâce à des services publics innovants et accessibles.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 17 janvier 2024 12:21 Written by

L’économie numérique reste un défi à relever en République centrafricaine. Des actions sont mises en œuvre par le gouvernement pour réduire la fracture numérique et doter les jeunes en compétences numériques utiles dans le marché de l’emploi mondial.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a procédé le lundi 15 janvier à l'université de Bangui à l’inauguration officiel d'un centre de formation digitale et incubateur start-up, ainsi qu'au lancement du haut débit en République centrafricaine (RCA).

Financé conjointement par l’Union européenne et la Banque africaine de développement (BAD), ledit centre vise entre autres à développer des compétences des jeunes en vue de créer des emplois et contribuer à la diversification de l’économie centrafricaine en favorisant l’émergence d’une économie numérique.

« Ce centre est un cadre de référence pour encadrer la montée de la fibre optique en Centrafrique. Il convient de noter que l'aboutissement de ce projet va ouvrir une possibilité à la RCA d'avoir accès à l'Internet à haut débit et devenir un pays intelligent, car l'accès à Internet est un moyen considérable pour le développement d'un pays », informe la Primature.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet de la dorsale à fibre optique nationale de la République centrafricaine, une composante du projet de la dorsale à fibre optique d’Afrique centrale (Central African Backbone - CAB). Outre le centre de formation digitale qui a été lancé, le projet en RCA englobe également une plateforme de cybersécurité et de certification électronique, une assistance technique spécifique offerte au ministère centrafricain de l’Economie numérique, des Postes et Télécommunications pour la création de l’Agence centrafricaine de développement du digital, qui jouera un rôle clé dans le déploiement de la stratégie numérique du pays, entre autres.

Le nouveau centre est doté d'équipements numériques, d’une salle de formation, de plateaux techniques, de bureaux, d'un incubateur, d'un laboratoire de traitement de bases de données... Il servira de cadre aux jeunes Centrafricains pour concevoir, développer et mettre sur le marché des produits numériques pour répondre aux besoins de la population.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 16 janvier 2024 12:05 Written by

L'année 2023 a connu une accélération du processus de numérisation en Algérie. Pour la nouvelle année, le gouvernement a placé à nouveau la gouvernance électronique au sommet de ses priorités.

Le Haut-Commissariat à la numérisation, un organe étatique chargé de concevoir et de mettre en œuvre la stratégie nationale de la numérisation en Algérie, et la filiale algérienne de Huawei télécommunications ont signé le mercredi 10 janvier un mémorandum d’entente à Alger.

Le mémorandum paraphé par Meriem Benmouloud, haut-commissaire à la numérisation, et Eason Yi le président-directeur général de Huawei Télécommunications Algérie, vise à renforcer la coopération, l’échange d’expériences, la formation et le développement des compétences dans le domaine de la transformation numérique.

Le nouveau partenariat s’inscrit dans le cadre du plan d’actions du Haut-Commissariat de la numérisation en vue de la préparation de la stratégie nationale de transformation numérique 2024-2029, avec une vision prospective de la numérisation de l'Algérie. Il intervient quelques mois après la création de cette institution ayant pour mission d’encadrer, d’organiser et de piloter les projets stratégiques liés à la transition numérique dans le pays.

Avec Huawei, il sera donc question d'échanger les compétences et les expériences en vue de la mise en œuvre prochaine des projets du Haut-commissariat de la numérisation dont l’élaboration d’un projet de loi sur la numérisation qui doit être finalisé au cours du premier trimestre de 2024.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 15 janvier 2024 15:26 Written by

La 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations se déroule du samedi 13 janvier au dimanche 11 février. Les autorités ivoiriennes prennent diverses mesures pour s’assurer du bon déroulement de la plus grande fête du football africain sur la terre d’Eburnie.

L’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), en partenariat avec Côte d'Ivoire Computer Emergency Response Team (CI-CERT), a annoncé la semaine dernière la mise en place d’un dispositif de cybersécurité dans le cadre de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN). Baptisé « CyberCan 2023 », il a pour but de contribuer à la protection des données des citoyens, à la sécurisation des réseaux et systèmes d’information sensibles, à l’occasion de la CAN.

« Ce dispositif permettra non seulement de protéger les infrastructures associées à la CAN, mais également de sécuriser les données personnelles des participants, des supporters et de tous ceux qui contribuent au succès de cet événement », a indiqué Narcisse Ekissi, directeur de cabinet du ministre ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation.

Réunissant 24 pays africains, la CAN est un événement majeur du continent africain qui attire plusieurs millions de personnes d'Afrique et du monde. A l’ère de la révolution technologique, il est important pour les autorités ivoiriennes de prendre les dispositions idoines pour aider à assurer, un tant soit peu, la sécurité des données personnelles et réduire les risques de cybermenaces et de cyberattaques. Selon l’indice mondial de cybersécurité 2020 publié par l’Union internationale des télécommunications, la Côte d’Ivoire occupe le 11e rang sur le plan continental avec une note globale de 67,82 sur 100.

« L’organisation d’événements populaires telle que la CAN pose d’énormes défis au nombre desquels la cybersécurité tient une place de choix. En effet, organiser la CAN n’est pas sans risques pour la sécurité du cyberespace national dans un contexte de digitalisation grandissante et de développement de l’infrastructure Internet », a expliqué Namahoua Touré, directrice générale de l’ARTCI.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 15 janvier 2024 11:43 Written by

Depuis quelques années, le gouvernement du Ghana a lancé des actions de numérisation pour terrasser la corruption, sécuriser les recettes fiscales et améliorer les conditions de vies des populations. Les premières retombées de ces opérations sont de plus en plus visibles.

Le vice-président ghanéen, Mahamudu Bawumia (photo), milite pour que le gouvernement poursuive les investissements dans le numérique. S'exprimant lors de l'ouverture de la 75e école annuelle du nouvel an de l'université du Ghana, placée sous le thème « Nourrir la résilience : adopter la technologie et adopter l'humanisme pour le développement durable », Mahamudu Bawumia a dévoilé l’énorme impact de la numérisation sur le développement du pays, après sept ans d'investissement dans le secteur par le gouvernement.

Selon le vice-président, depuis 2017, la campagne de numérisation du Ghana a vu la mise en œuvre réussie d'un système national d'identification biométrique, d'un système d'adresse de propriété, l'interopérabilité de l'argent mobile entre tous les réseaux téléphoniques et les institutions financières, la numérisation des services gouvernementaux et des bureaux de passeports, des services NHIS (Régime national d'assurance maladie), des opérations portuaires et la livraison de médicaments essentiels par drones, entre autres.

« L'objectif, dès notre entrée en fonction, était de transformer rapidement notre économie en tirant parti de l'innovation technologique pour accélérer le processus de développement, surmonter les problèmes hérités du passé et améliorer la gouvernance de l'économie et du secteur public. C'est pourquoi la numérisation a été l'un des principaux domaines d'action de notre gouvernement ; il s'agit de construire un nouveau système grâce à la transformation numérique », a-t-il déclaré.

Au Ghana, la décision de numériser les services vise, selon Mahamudu Bawumia, à minimiser autant que possible les contacts humains, à lutter contre la corruption et à augmenter les recettes publiques. Par exemple, le bureau des passeports a traité un total de 16 232 demandes, avec un chiffre d'affaires de 1,1 million de cedis (91 865 $) en 2017 ; avec la numérisation, le même bureau des passeports a traité 498 963 demandes en ligne en 2021, avec un chiffre d'affaires total de 56,7 millions de cedis.

De même, la numérisation du service des permis de conduire en 2019 a entraîné une augmentation de plus de 100 % en 2020. L'impact positif de la numérisation est également perceptible à travers la mise en œuvre de la base de données de l'assurance automobile, qui montre que le secteur de l'assurance est passé de 19 % en 2019 à 37 % en 2020 et 26 % en 2021 respectivement.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 15 janvier 2024 11:10 Written by
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