Gestion Publique

Gestion Publique (371)

Depuis plusieurs années, le Burkina Faso veut numériser le secteur du foncier. Les autorités mènent diverses initiatives pour faciliter le processus pour toutes les parties engagées dans ces réformes.

Les autorités burkinabè ont inauguré le mardi 12 mars à Ouagadougou une plateforme numérique destinée à la collecte de données sur les parcelles et les logements auprès des promoteurs immobiliers privés et des coopératives d'habitat au Burkina Faso à partir de 2008. L’objectif est de garantir la fiabilité des informations et d'accroître la transparence lors de l'évaluation du passif immobilier lié à la promotion immobilière privée.

« Après installation des membres du comité, ceux-ci ont entrepris la collecte administrative des données auprès des différentes structures, notamment des ministères respectivement chargés de l’Administration territoriale, de l’Economie, et de l’Urbanisme. Au même moment, des informations ont été demandées aux promoteurs immobiliers précédemment agréés et aux coopératives d’habitat, suivant un certain nombre de canevas », a expliqué Maxime Tiendrébéogo, secrétaire général du ministère chargé de l’Urbanisme et des Affaires foncières.

La numérisation du domaine foncier s’inscrit dans le cadre du projet « Cadastre fiscal » validé en 2018 par les autorités burkinabè. Depuis, diverses actions ont été menées pour numériser le secteur et avoir accès aux données importantes. En décembre 2021, le gouvernement a mis en place un Système intégré de gestion du cadastre et des domaines (SYC@D) dans le but, entre autres, de mieux gérer les sections cadastrales des communes et des arrondissements.

Avec le lancement de la nouvelle plateforme, les acquéreurs devront fournir les informations sur la parcelle ou le logement telles que la superficie, le coût, le nom de la société de promotion immobilière ou de la coopérative d’habitat, l’état de viabilisation du site (dont l’ouverture et le rechargement des voies d’accès), l’adduction en eau potable, en électricité ou encore l’éclairage public. Toutes ces données sont attendues au plus tard le 22 mars.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 13 mars 2024 16:39 Written by

Le gouvernement ougandais est résolu à accélérer la transformation numérique et à apporter un soutien à tous les secteurs de l'économie. Pour ce faire, l'exécutif multiplie les partenariats susceptibles de favoriser la réalisation de cet objectif.

La firme américaine de paiements Mastercard a annoncé le mardi 27 février avoir signé un protocole d'accord avec le ministère ougandais des TIC et des Orientations nationales pour stimuler le développement socio-économique, améliorer les services et favoriser l'inclusion financière dans le pays.

L'accord prévoit notamment une assistance technique de Mastercard pour soutenir les efforts de numérisation et d'inclusion financière du gouvernement ougandais. Cela comprend la numérisation de services traditionnels tels que Posta Uganda, le service postal du pays, pour capter de nouveaux flux de revenus et offrir des expériences intégrées et pratiques aux clients.

Les deux partenaires prévoient également de renforcer les compétences des start-up ougandaises pour les aider à se développer et à réussir dans l'ère numérique. Plus concrètement, les micro et petits commerçants recevront les outils nécessaires pour se connecter à l'économie numérique mondiale et accepter les paiements électroniques, élargissant ainsi leur marché et renforçant leur contribution à la croissance économique de l'Ouganda.

Ce partenariat s'inscrit dans le cadre des objectifs de transformation numérique de du pays définis dans la stratégie numérique « Vision 2040 ». Elle vise à donner aux citoyens les moyens d'agir en s'efforçant d'atteindre les objectifs d'inclusion universelle, de développement durable, de progrès économique et d'éradication de la pauvreté grâce à l'innovation numérique dans de multiples secteurs.

Pour Mastercard, cette collaboration s'aligne sur son objectif de renforcer l'inclusion financière en intégrant à l'économie numérique un milliard de personnes non bancarisées et mal desservies d'ici 2025, y compris en autonomisant 50 millions de micro et petits commerçants et en soutenant 25 millions d'entreprises détenues ou dirigées par des femmes.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 01 mars 2024 08:50 Written by

Dans le but d’aider les populations à soutenir la transformation numérique et à leur offrir de nouvelles opportunités de travail, les autorités nigérianes veulent signer un partenariat stratégique.

Les autorités nigérianes veulent s'allier à l'American Tower Corporation (ATC) Nigeria , un fournisseur d’équipements technologiques et de télécommunication, pour offrir une formation gratuite sur les technologies de l'information et de la communication aux jeunes. L’annonce a été faite le vendredi 23 février à Abuja par Jamila Bio Ibrahim (photo, au centre), ministre nigériane du Développement de la jeunesse, lors de la visite d’une délégation de l’entreprise emmenée par Ehize Ilozavbie (photo, à droite), responsable des affaires publiques pour l'Afrique chez ATC.

« Le principal mandat du ministère est de créer un environnement propice à l'épanouissement des jeunes et de les préparer à l'économie du 21e siècle, comme l'a souligné à plusieurs reprises le président Bola Tinubu lors de ses engagements. Nous sommes prêts à établir un partenariat avec vous dans le domaine des technologies de l'information et de la communication, qui est le principal domaine de partenariat dont nos jeunes peuvent bénéficier », a indiqué la ministre.

Avec la révolution technologique, disposer des compétences numériques n’est plus une option mais une nécessité. Les autorités nigérianes, en l’occurrence le ministère des Communications, de l’Innovation et de l’Economie numérique, ont mis en place plusieurs projets de formations dans les technologies de l’information et de la communication pour permettre aux populations locales d’acquérir ces compétences devenues indispensables. Ces actions permettent au Nigeria, l’un des écosystèmes technologiques les plus matures du continent, de soutenir sa transformation numérique et de stimuler la créativité chez les jeunes du pays.

Pour rappel, ATC est présent dans 33 Etats du Nigeria et d’après les propos d’Ehize Ilozavbie, plus de 50 000 nigérians ont déjà été formés par son entreprise.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 26 février 2024 10:05 Written by

Le phénomène des nomades numériques s’est accru pendant la période de la Covid-19. Les autorités sud-africaines veulent attirer certains de ces travailleurs sur leur territoire.

Le ministère sud-africain de l’Intérieur a publié des projets d'amendements aux réglementations existantes en matière d'immigration afin d'inclure deux nouvelles catégories de visas : un visa pour le travail à distance et un visa pour les compétences essentielles. L’annonce a été faite par le président de la République sud-africaine Cyril Ramaphosa dans son infolettre de la semaine dernière.

« Un travailleur à distance qui souhaite travailler en Afrique du Sud tout en étant employé par une société étrangère peut recevoir un tel visa. L'expérience internationale montre que les employés possédant des compétences essentielles contribuent à l'amélioration de la productivité et de l'innovation, ainsi qu'à l'amélioration de la compétitivité des entreprises pour lesquelles ils travaillent », a indiqué Cyril Ramaphosa.

Les nomades numériques sont des individus qui utilisent les technologies de l'information et de la communication pour travailler à distance, souvent en voyageant fréquemment. Ce mode de vie a explosé pendant la pandémie au point de devenir un courant important de l’ère post-Covid-19. En Afrique, des pays comme le Cap-Vert, Maurice ou encore les Seychelles proposent déjà ce type de visa pour se placer sur ce marché riche de 35 millions de personnes dans le monde, d’après les données de Statista, une plateforme allemande de données et d'intelligence économique.

Rappelons qu’il faut remplir un certain nombre de critères pour être éligible à ce type de visa. Entre autres, les qualifications, les compétences linguistiques, l'expérience professionnelle et l'existence d'une offre d'emploi sont des paramètres qui pourront influencer une délivrance ou non dudit visa. Le nomade numérique doit également avoir un revenu annuel minimum d'au moins 1 million de rands (environ 53 088 $) pour vivre convenablement dans le pays.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 13 février 2024 14:26 Written by

Les pays africains poursuivent tant bien que mal leur transformation numérique. Ils améliorent leurs services et y introduisent de nouvelles technologies pour une meilleure efficacité.

Les autorités tanzaniennes envisagent l’adoption de l’intelligence artificielle sur les plateformes en ligne de l’administration publique. Cette annonce a été faite lors de la quatrième édition de la réunion annuelle sur l’e-gouvernement qui s’est tenue du mardi 6 au jeudi 8 février au Centre de conférence international d'Arusha.

« La prestation physique de services dans les institutions publiques et les agences gouvernementales continue d'être un défi en raison de l'attitude de désintérêt qui prévaut chez de nombreux travailleurs. Cela se traduit souvent par des retards et des exécutions de tâches inférieures à la norme. [...] Nous voulons également éradiquer totalement les files d'attente et les retards dans les institutions et organisations publiques », a indiqué George Simbachawene (photo), ministre d'Etat chargé de la Gestion du service public et de la Bonne gouvernance.

Depuis quelques années, l’IA suscite de plus en plus d’intérêt dans les pays africains. En constante évolution, elle peut traiter d’importantes quantités de données en un temps record, ce qui contribuera à l’amélioration de divers services en ligne dans de nombreux secteurs d’activités. Plusieurs pays africains s’engagent donc dans l’utilisation de cette technologie et pour cela, ils bénéficient du soutien des pays du Nord et des institutions internationales.

En novembre dernier, le Royaume-Uni et ses partenaires se sont engagés à fournir 80 millions £ (environ 100,9 millions $) pour accélérer le développement de plusieurs pays d’Afrique grâce à l’utilisation de l'IA. Plus tôt dans l’année, c’est l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) qui a annoncé son soutien au Maroc pour la promotion de la transformation numérique et de l’IA.

Par ailleurs, il faudrait que les pays africains soient vigilants dans l’adoption de cette technologie puisque, selon Seydina Moussa Ndiaye, l’un des 38 membres de l’organe consultatif des Nations unies sur l'IA, l’Afrique peut devenir le cobaye pour tester de nouvelles solutions basées sur l’IA sans la mise en place d’un réel contrôle de cette technologie.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On vendredi, 09 février 2024 11:19 Written by

Selon l’Union internationale des télécommunications, le mobile est le principal moyen d‘accès à Internet en Afrique. Plusieurs pays ont ainsi adopté diverses stratégies pour favoriser l’accès à des appareils de qualité, à des prix abordables.

Eliud Owalo (photo), le ministre kényan des Technologies de l’Information et de la Communication, a annoncé que l'East Africa Device Assembly Kenya (EADAK) a produit 194 000 smartphones lors de ses trois premiers mois de fonctionnement d’octobre à décembre 2023. L’usine locale d’assemblage, située dans la ville d’Athi River, dans le comté de Machakos, est l’une des actions fortes entreprises l’année dernière par le gouvernement pour fournir des appareils de qualité à petits prix aux populations.

S’exprimant le lundi 5 février à Nairobi, à l’occasion de la 2e réunion préparatoire africaine de l'Assemblée mondiale de normalisation des télécommunications (AMNT) 2024, le ministre a indiqué que les téléphones assemblés localement contribueront à soutenir l’inclusion numérique souhaitée par le gouvernement. Fruit du partenariat entre l’Etat et plusieurs entreprises privées, notamment la firme chinoise Shenzhen TeleOne Technology, Safaricom et Jamii, l’usine EADAK a fourni de l'emploi direct à 310 Kényans, selon Eliud Owalo. Le gouvernement s’est fixé comme objectif la production de 3 millions de smartphones par an.

Selon les dernières données de l’Autorité kényane des communications publiées en septembre 2023, le Kenya comptait 32,63 millions de smartphones sur les 64,67 millions de téléphones mobiles connectés au réseau télécoms national, soit un taux de pénétration de 50,5% pour ces appareils intelligents. Or, dans son programme de développement économique et social Vision 2030, le Kenya fait du numérique un pilier de la future croissance nationale.

Les autorités nationales travaillent d’ailleurs à cette finalité depuis les dix dernières années à travers la numérisation des services publiques, la dématérialisation des moyens de paiement, la promotion des solutions fintech, etc. Favoriser l’accès des populations aux smartphones est pour le gouvernement un moyen de garantir leur accès à tous ces services numériques et leur participation à l’économie 4.0.

Les smartphones produits par l’usine EADAK sont essentiellement adaptés à la technologie de quatrième génération. Eliud Owalo a révélé que les smartphones de cinquième génération sont en cours de conception. Le réseau mobile 5G est actif au Kenya depuis la fin de l’année 2022.

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Posted On mardi, 06 février 2024 15:12 Written by

Après les restrictions d’Internet en 2023 sur fond de manifestations pro-Sonko, les autorités sénégalaises ont décidé d’user encore de ce levier.

Les autorités sénégalaises ont coupé l'Internet des données mobiles sur toute l’étendue du territoire depuis le dimanche 4 février à 22 heures. La principale raison évoquée est la multiplication des appels à manifestation suite au report de l'élection présidentielle par le président sortant, le samedi 3 février.

« Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique informe le public qu'en raison de la diffusion de plusieurs messages haineux et subversifs relayés sur les réseaux sociaux, dans un contexte de menaces de troubles à l'ordre public, l'Internet des données mobiles est suspendu provisoirement à partir du dimanche 4 février 2024 à 22 heures », peut-on lire dans le communiqué publié par le ministère.

Cette nouvelle coupure de l’Internet mobile est suscitée, comme celle de 2023 qui a duré 3 946 heures, par les défis locaux autour de l’élection présidentielle. La condamnation du président des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (Pastef), Ousmane Sonko, pour corruption de la jeunesse en avait été la cause principale. Selon la plateforme spécialisée britannique Top10VPN, cette coupure du service des données mobiles avait entraîné une perte financière de 34,9 milliards FCFA (57,5 millions $) pour l'économie sénégalaise.

Plusieurs acteurs du secteur informel sont actuellement touchés par cette nouvelle restriction d'accès aux données. Des conducteurs de VTC aux vendeurs en ligne en passant par les livreurs, l’Internet mobile est au cœur de leurs activités. Selon les dernières données de l'Artp (Autorité de régulation des télécommunications et des postes) publiées en septembre 2023, le Sénégal dénombrait 18 595 000 d'abonnés à Internet mobile.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 05 février 2024 17:11 Written by

Le Sénégal s'investit pleinement dans la numérisation intégrale de son système de santé. Dans l'optique d'atteindre ses objectifs rapidement, le gouvernement multiplie des initiatives avec tous les acteurs du secteur.

Sénégal Numérique SA (Senum SA), une société chargée de la gestion des infrastructures numériques de l’Etat, et le ministère de la Santé et de l’Action sociale ont signé, le mardi 30 janvier à Dakar, une convention de partenariat. Cette entente stratégique vise à accélérer la transformation numérique du secteur de la santé au Sénégal.

« Dans cette convention, nous avons repris les activités, avec notamment l’hébergement des données de santé, parce que jusqu’ici, une partie de ces données étaient hébergées à l’étranger, elles vont désormais être hébergées au Sénégal notamment dans les centres nationaux de ressources », a déclaré Cheikh Bakhoum (photo, à gauche) le DG de Senum SA.

Dans le cadre de cette coopération qui durera 3 ans, Senum SA soutiendra la mise en œuvre de tous les projets numériques du secteur, l'hébergement des données dans le data center national, l'amélioration de la connectivité des structures de santé, entre autres. Il s’agira également d’augmenter les capacités d’hébergement et les bandes passantes pour les dossiers relevant de la santé numérique, notamment le dossier patient partagé (Dpp), la télémédecine, le système d’information hospitalière, le système géographique de santé, la numérisation du médicament, la numérisation des processus de la santé communautaire et la gouvernance électronique de la santé.

La signature de cette convention de partenariat s'inscrit dans le cadre du programme de digitalisation du système de santé (PDSS) 2023-2027, une initiative nationale lancée par le gouvernement. Ce programme bénéficie d'un soutien financier substantiel de la Banque mondiale, avec une contribution de 50 millions de dollars. Cette collaboration intervient à un moment où le pays intensifie la construction de centres de données dédiés au stockage et à l'hébergement des informations nationales. Le dernier ajout à cette infrastructure est un data center de type tier 3, récemment établi à Diamniadio.

Samira Njoya

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Posted On jeudi, 01 février 2024 10:52 Written by

Le Sénégal poursuit la numérisation de ses services administratifs. Un secteur important de l’économie sénégalaise, qui a amorcé sa numérisation, passe une étape importante dans le processus.

Les autorités sénégalaises vont étendre le Guichet unique dématérialisé d’enlèvement (GUDE) des marchandises à tous les acteurs du secteur portuaire dès le 1er février. L’objectif est, entre autres, d’améliorer l’efficacité du Port autonome de Dakar (PAD), d’optimiser les recettes générées par la plateforme portuaire et de faciliter les procédures pour les opérateurs économiques.

« Ce nouveau dispositif de dématérialisation des procédures d’enlèvement permettra aux opérateurs de gagner du temps et d’économiser des ressources, tout en contribuant à la réduction des coûts pour l’Etat et les consommateurs. Cette avancée va également favoriser la prévisibilité des opérations », a indiqué Makhtar Lakh, secrétaire général du ministère du Commerce, de la Consommation et des Petites et moyennes entreprises.

Le GUDE est le fruit de la collaboration entre le PAD, la direction générale des douanes et la Communauté des acteurs portuaires. Après l’étape de la généralisation à tous les acteurs du secteur, le dispositif s’étendra dans les trois prochains mois à d’autres services tels que le transit, l’export ou encore les transferts dans les aires de dédouanement extérieur au PAD.

La mise en service du GUDE s’inscrit dans le cadre de la transformation numérique en cours dans le secteur public au Sénégal. Bien que la transition numérique suit son cours, de nombreux services sont encore en retrait de cette révolution technologique dans les administrations publiques du pays.

Plus tôt dans le mois, la direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) a lancé le service de paiement en ligne des amendes routières. En novembre dernier, c’est Sénégal Numérique, la société nationale chargée de la gestion des infrastructures numériques de l’Etat, qui s’est associée à l’Aéroport international Blaise Diagne pour la numérisation de tous les aéroports du pays de la Teranga.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 31 janvier 2024 13:26 Written by

Le Kenya aspire à devenir un hub technologique de premier plan sur le continent. Pour cela, les autorités du pays multiplient les investissements dans le secteur et s'allient à des partenaires stratégiques pour atteindre rapidement leurs objectifs.

William Ruto (photo, à droite), président du Kenya, a annoncé le samedi 27 janvier, lors de l’inauguration du bloc d'enseignement et de l'atelier d'ingénierie de l’Institut de formation technique de Mukiria, à Central Imenti, le choix de la Chine pour l’équipement de ses hubs numériques. L’objectif est de doter la jeunesse kényane de compétences numériques.

« Notre investissement dans les écoles techniques et les centres de TIC garantit à nos jeunes l'acquisition de compétences qui les aideront à monnayer leurs connaissances et leurs compétences afin qu'ils puissent contribuer de manière significative à notre développement économique », a indiqué William Ruto.

Le Kenya a mis le numérique au cœur de sa politique de développement. Les autorités font le nécessaire pour permettre aux populations, en l’occurrence la jeunesse du pays, de suivre le rythme de la révolution technologique en cours dans le monde. La création de divers hubs numériques s’inscrit dans ce cadre et le gouvernement de William Ruto a d’ailleurs augmenté le budget de l’éducation pour favoriser la réalisation de ce projet.

« La formation technique est un élément très important de la stratégie du gouvernement kényan visant à disposer de qualifications, de compétences et de connaissances pertinentes pour doter notre capital humain, les jeunes de notre nation, de qualifications qui leur permettront de contribuer de manière significative au développement de notre pays », explique le président kényan.

Pour rappel, le pays dispose d’un des écosystèmes technologiques les plus matures du continent avec le Nigeria, l’Egypte et l’Afrique du Sud. Au début de l’année 2023, le Kenya comptait 17,86 millions d'utilisateurs d'Internet pour un taux de pénétration d'Internet de 32,7 %, d’après les données de DataReportal.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 30 janvier 2024 16:17 Written by
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