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La digitalisation des services à domicile et de maintenance connaît une forte progression dans plusieurs marchés émergents. C’est dans ce contexte que la start-up nigériane Fixr Technologies a mis en place une plateforme web et mobile.

Usefixr est une plateforme numérique qui permet de connecter particuliers et entreprises à des techniciens qualifiés pour des services de réparation et de maintenance. La start-up, basée à Lagos, a été lancée en 2023 par Dom Marmont, Edmund Glover, Hugh Hudleston et Nick Stone.

La solution prend la forme d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 500 fois, selon Google Play Store. L’utilisateur peut solliciter des interventions pour différents types de travaux techniques. La plateforme couvre notamment des services comme la plomberie, l’électricité, la maintenance d’équipements ou encore l’installation d’appareils. L’objectif est de simplifier l’accès à des prestations souvent difficiles à organiser dans de nombreuses villes africaines.

Concrètement, l’utilisateur effectue sa demande directement via l’application, sélectionne le type de service souhaité et choisi un créneau d’intervention. Les techniciens disponibles sont alors notifiés afin de prendre en charge la mission. Ce modèle s’inspire des plateformes de services à la demande, en introduisant davantage de transparence et de rapidité dans un secteur souvent dominé par l’informel.

Usefixr intègre également des fonctionnalités destinées à améliorer l’expérience utilisateur. Parmi elles figure un outil baptisé « Scan-to-Fix », qui permet d’identifier rapidement un appareil à réparer grâce à un code ou un scan, facilitant ainsi la prise en charge technique. L’application propose par ailleurs un système de suivi des demandes, permettant aux utilisateurs de suivre l’avancement de leur intervention en temps réel.

Pour les entreprises, la plateforme offre également un moyen de gérer plus efficacement la maintenance de leurs équipements et infrastructures, en centralisant les demandes d’intervention sur un même outil numérique.

Avec ce modèle, Usefixr s’inscrit dans la tendance des places de marché de services techniques qui cherchent à structurer et professionnaliser le secteur de la maintenance. Dans un environnement urbain où les besoins en réparation et en entretien d’équipements sont en forte croissance, ce type de solution pourrait contribuer à améliorer l’accès à des services fiables tout en offrant de nouvelles opportunités économiques aux techniciens locaux.

Adoni Conrad Quenum

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Tunisie : Sok’ari, une application pour aider les diabétiques à mieux gérer leur quotidien

Posted On vendredi, 13 mars 2026 15:21 Written by

Face à la progression des maladies chroniques et à la difficulté pour de nombreux patients de suivre correctement leur alimentation, plusieurs start-up explorent l’usage du numérique pour améliorer l’accompagnement médical. C’est dans cette logique que s’inscrit la start-up SokariCare.

Sok’ari est une solution d’e-santé développée par la start-up tunisienne SokariCare. Elle mise sur l’intelligence des données et la gamification pour aider les personnes atteintes de diabète à mieux gérer leur quotidien. La start-up a été fondée en 2024 par Manal Mourad.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et Android, déjà téléchargée plus de 5000 fois, selon le Google Play Store. Elle est destinée à accompagner les patients dans le suivi de leur alimentation et de leurs habitudes de vie.

L’outil propose notamment un journal numérique permettant d’enregistrer les repas, de suivre l’évolution de certains indicateurs de santé et de visualiser les données sous forme de graphiques. L’objectif est d’aider les utilisateurs à mieux comprendre l’impact de leurs choix alimentaires sur leur santé.

La plateforme intègre également une base de données alimentaire qui permet d’identifier la composition nutritionnelle de différents plats. Les utilisateurs peuvent ainsi obtenir des recommandations pour adopter un régime plus équilibré, notamment grâce à des menus et des recettes conçus pour maintenir un faible indice glycémique.

Pour renforcer l’engagement des patients, la solution s’appuie sur des mécanismes de gamification. L’application transforme le suivi des repas et des collations en une expérience interactive, avec des éléments visuels et pédagogiques destinés à encourager les utilisateurs à maintenir de bonnes habitudes alimentaires. Cette approche vise à rendre le suivi médical moins contraignant et plus accessible au grand public.

Au-delà du suivi nutritionnel, la solution s’inscrit dans une tendance plus large de la healthtech, qui consiste à utiliser les technologies mobiles et l’analyse de données pour améliorer la prévention et la gestion des maladies chroniques.

Dans un contexte où le diabète constitue un enjeu majeur de santé publique dans de nombreux pays, ces outils numériques pourraient contribuer à renforcer l’autonomie des patients et à améliorer la qualité du suivi médical.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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11/03/2026 - Afrique du Sud : NjiaPay simplifie les paiements pour les entreprises sur le continent

Posted On jeudi, 12 mars 2026 16:02 Written by

Dans un contexte où la fragmentation des systèmes de paiement complique les transactions en ligne en Afrique, la fintech NjiaPay développe une plateforme destinée à simplifier la gestion des paiements pour les entreprises opérant en Afrique.

NjiaPay est une solution fintech développée par une start-up sud-africaine. Elle propose une solution de « Payment-as-a-Service » qui permet aux entreprises d’intégrer et de gérer plusieurs fournisseurs de paiement à partir d’une seule interface technique.

L’objectif est de réduire la complexité opérationnelle liée à l’intégration de multiples prestataires et d’améliorer les taux de réussite des transactions en ligne. La start-up, basée à Johannesburg, a été fondée en 2024 par Jonatan Allback, Dean Hiine, Hans Osnabrugge et Roderick Simons.

« Nous connectons les entreprises à plusieurs prestataires de services de paiement via une couche centrale, acheminant les transactions vers la meilleure option disponible et offrant une vision claire des performances de paiement. Le résultat ? Moins de paiements échoués. Plus de transactions réussies. Une meilleure compréhension des sources de revenus et des pertes », a indiqué la start-up.

La plateforme agit comme une couche d’orchestration au-dessus des différents prestataires de paiement (PSP). Grâce à une interface de programmation unique (API), les entreprises peuvent connecter plusieurs moyens de paiement (cartes bancaires, mobile money ou transferts bancaires) tout en centralisant leurs données transactionnelles sur un tableau de bord unique.

NjiaPay intègre également un système de routage intelligent de paiement. En analysant les données en temps réel, la plateforme sélectionne automatiquement le prestataire ou la route de paiement ayant la probabilité la plus élevée de succès, ce qui permet de réduire les transactions refusées et d’augmenter les revenus des commerçants en ligne.

Cette approche vise à répondre à l’un des défis majeurs du commerce numérique africain : la multiplicité des infrastructures de paiement, qui oblige souvent les entreprises à travailler avec plusieurs prestataires pour garantir un taux d’acceptation satisfaisant.

Avec cette plateforme, NjiaPay ambitionne ainsi de fournir aux entreprises africaines une infrastructure capable de simplifier les paiements numériques tout en améliorant la performance financière des transactions en ligne.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Kenya : AgriBORA améliore la gestion et la commercialisation des récoltes des petits exploitants

Posted On mercredi, 11 mars 2026 14:32 Written by

Face aux défis structurels de l’agriculture africaine (pertes post-récolte, accès limité au financement et marchés fragmentés), plusieurs start-up explorent des solutions numériques pour moderniser les chaînes de valeur agricoles. C’est dans cette dynamique que s’inscrit AgriBORA.

AgriBORA est une solution agritech développée par une jeune pousse kényane. Elle propose un modèle intégré visant à améliorer la gestion et la commercialisation des récoltes.

Son approche repose notamment sur un système de stockage certifié permettant aux agriculteurs, coopératives et négociants de conserver leurs céréales dans des entrepôts sécurisés et contrôlés. Ce dispositif vise à réduire les pertes post-récolte, un problème majeur dans de nombreux pays africains. La start-up a été fondée en 2018 par Kizito Odhiambo.

« Nous construisons un écosystème complet autour des agriculteurs, leur facilitant l’accès aux intrants agricoles, aux services financiers et aux marchés de vente de manière à rendre le processus abordable, pratique et fiable pour eux et leurs partenaires commerciaux. Notre objectif est de réduire les risques liés à l'agriculture à petite échelle, d'améliorer la productivité agricole et de faciliter des échanges commerciaux efficaces », a indiqué la jeune pousse.

Au cœur du dispositif figure un mécanisme de financement basé sur les récépissés d’entrepôt numériques. Concrètement, les agriculteurs qui déposent leurs récoltes dans les entrepôts partenaires reçoivent un reçu électronique qu’ils peuvent utiliser comme garantie pour accéder à des financements. Ce système leur permet de débloquer jusqu’à 70 % de la valeur de leur production tout en conservant la propriété de leurs céréales.

La solution inclut une dimension de mise en relation avec le marché. Grâce à la plateforme, les producteurs peuvent accéder à des informations sur les prix et vendre leurs récoltes à des acheteurs vérifiés lorsque les conditions du marché deviennent plus favorables. L’objectif est d’éviter les ventes précipitées à bas prix, fréquentes après les récoltes.

AgriBORA développe ainsi un écosystème numérique destiné à structurer le commerce des céréales en Afrique de l’Est. Elle s’appuie notamment sur des outils digitaux, des données climatiques et des services financiers pour améliorer la productivité et la résilience des exploitations agricoles.

En combinant stockage intelligent, financement et accès au marché, cette agritech ambitionne de réduire les risques pour les agriculteurs et de renforcer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement agricoles sur le continent.

Adoni Conrad Quenum

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09/03/2026 - Niger : iPay Money centralise tous les moyens de paiement pour les commerçants

Posted On mardi, 10 mars 2026 10:26 Written by

Dans un contexte où les paiements numériques continuent de se développer en Afrique de l’Ouest, des solutions fintech émergent avec pour but de simplifier les transactions pour les entreprises et les particuliers.

iPay Money est une solution fintech développée par la jeune pousse nigérienne iFutur basée dans la ville de Niamey. Elle propose un service d’agrégation de paiements destiné aux commerçants, organisations et prestataires de services. Depuis février 2025, Sidikou Boubacar est le président-directeur général de iFutur.

La solution permet aux entreprises d’accepter différents moyens de paiement au sein d’une même infrastructure. Les utilisateurs peuvent notamment payer via mobile money, cartes bancaires ou encore liens de paiement et QR codes. Cette approche vise à simplifier l’encaissement pour les commerçants et à améliorer l’expérience de paiement pour les clients.

Ainsi, grâce à iPay Money, les entreprises peuvent centraliser la gestion de leurs transactions à partir d’un tableau de bord unique. Les commerçants peuvent, de leur côté, suivre leurs paiements, gérer leurs encaissements ou encore effectuer des transferts vers leurs partenaires et fournisseurs.

La solution s’adresse aussi bien aux entreprises disposant d’un site web qu’aux commerçants opérant hors ligne. Ceux-ci peuvent notamment utiliser des outils tels que les paiements par USSD, qui permettent de réaliser des transactions depuis un simple téléphone mobile, sans connexion Internet.

Selon l’entreprise, la plateforme prend en charge plusieurs partenaires de paiement, dont des opérateurs de mobile money et des réseaux de cartes bancaires, afin d’élargir les options de règlement disponibles pour les utilisateurs.

Au-delà des fonctions d’encaissement, iPay Money propose également des services complémentaires, comme la collecte de fonds en ligne, la création de boutiques numériques ou encore l’automatisation de transferts de paiements.

Avec ce type d’infrastructure, la fintech entend contribuer à la digitalisation des transactions et à l’inclusion financière, en facilitant l’accès des entreprises et des commerçants aux paiements électroniques.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Algérie : Gifty veut simplifier les paiements du quotidien

Posted On lundi, 09 mars 2026 07:02 Written by

Face au manque de structures sanitaires et de professionnels de santé dans plusieurs régions africaines, le numérique s’impose comme une solution de repli. Au Mali, la start-up Kénèya Koura propose sa solution d’e-santé aux populations.

Kénèya Koura est une solution d’e-santé développée par une start-up malienne. Elle permet de consulter un médecin en ligne, de prendre rendez-vous en quelques minutes et d’accéder à un dossier médical entièrement numérisé.

L’objectif est de réduire les déplacements inutiles et d’accélérer la prise en charge médicale, notamment dans les zones éloignées des centres hospitaliers. Basée à Bamako, Kénèya Koura a été lancée en 2021 par Hamidou Ouologuem, Fatoumata Diarra et Oumar Dioni.

La Healthtech propose une solution de télémédecine destinée à raccourcir le parcours de soins et à améliorer la collaboration médicale à distance. Accessible aux patients comme aux professionnels de santé, la plateforme revendique une disponibilité 24h/24 et 7j/7, avec une réponse médicale obtenue en moins d’une heure dans une grande majorité des cas.

Pour les praticiens, l’outil va au-delà de la simple téléconsultation. Il intègre la gestion d’agenda, la collaboration entre médecins, la téléexpertise et le suivi à distance des patients, ouvrant ainsi la possibilité d’élargir leur patientèle au-delà des contraintes géographiques.

Kénèya Koura s’inscrit dans une tendance de digitalisation des systèmes de santé africains. En numérisant les dossiers patients et en facilitant les consultations à distance, la solution cherche à répondre simultanément à deux défis majeurs du continent : les déserts médicaux et la continuité des soins.

La start-up adopte également une approche transnationale en permettant la collaboration avec des médecins africains et internationaux, notamment basés en Europe, afin d’améliorer l’accès à des expertises spécialisées.

Au-delà de l’innovation technologique, Kénèya Koura illustre la montée en puissance des healthtech africaines à impact social. En plaçant le numérique au service de la médecine de proximité, la plateforme ambitionne de devenir un maillon clé de la modernisation du système de santé malien et, à terme, un modèle reproductible dans d’autres marchés africains.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Le Sénégalais Pape Wade met l’IA au service de la gestion humaine en entreprise

Posted On vendredi, 06 mars 2026 13:11 Written by

Dans un marché algérien encore marqué par une forte domination du cash, la plateforme Gifty tente d’imposer une nouvelle approche du paiement numérique : une application unique centralisant achats, factures, recharges et cartes cadeaux digitales.

Gifty est une solution fintech développée par une start-up algérienne. Elle permet aux utilisateurs de régler leurs dépenses courantes (électricité, gaz, eau, abonnements internet ou recharges mobiles) directement depuis leur téléphone. L’application donne également accès à plusieurs millions de produits e-commerce et à plus d’une centaine d’enseignes partenaires à travers le pays.

La start-up, basée dans la ville d’Alger, a été lancée en 2023 par Abderrahmane Anemiche. En octobre 2025, il a déclaré à Forbes Afrique : « mon objectif était clair : attaquer de front le problème structurel du cash et offrir une solution simple et accessible aux commerçants comme aux consommateurs ». Et d’ajouter : « mon parcours m’a appris une chose : s’adapter, innover et agir vite. C’est cet état d’esprit qui guide Gifty vers son futur de néobanque ».

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS d’Apple, AppGallery de Huawei et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon Google Play Store. Le modèle repose sur un portefeuille digital rechargeable via carte bancaire locale ou à travers un réseau physique de buralistes connectés.

Cette hybridation entre digital et distribution physique constitue un pilier de la stratégie de Gifty, visant à accompagner la transition vers les paiements numériques tout en incluant les utilisateurs peu familiarisés avec les services bancaires. Au-delà du paiement, la start-up mise sur l’économie du cadeau numérique. Les utilisateurs peuvent offrir du solde sous forme de cadeaux personnalisés (images, vidéos ou GIF) transformant chaque transfert d’argent en expérience sociale et émotionnelle.

Gifty développe parallèlement une offre corporate destinée aux entreprises. Cartes cadeaux multi-enseignes, programmes d’incitation et outils de fidélisation permettent aux marques de distribuer des récompenses digitales tout en suivant les performances via des tableaux de bord analytiques. La plateforme revendique déjà des millions de transactions et un réseau de dizaines de milliers de points de distribution agréés.

Dans un contexte où l’inclusion financière reste un défi majeur sur le continent, Gifty illustre l’émergence d’acteurs locaux cherchant à contourner les limites des infrastructures bancaires traditionnelles. Plus qu’une application de paiement, la solution ambitionne de devenir une porte d’entrée vers l’économie numérique algérienne, en rapprochant commerce, services publics et usages digitaux quotidiens.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Fido Money démocratise le crédit instantané au Ghana et en Ouganda

Posted On jeudi, 05 mars 2026 19:19 Written by

Dans un contexte où l’accès au crédit reste limité pour une grande partie de la population africaine, la fintech ghanéenne Fido Money mise sur la technologie pour réinventer les services financiers destinés aux particuliers et aux petites entreprises.

Fido Money est une solution fintech développée par une fintech ghanéenne. Elle permet aux particuliers et aux petites entreprises d’obtenir des prêts numériques instantanés sans garantie ni procédures bancaires traditionnelles.

La start-up a été lancée en 2014 par Nadav Topolski, Tomer Edry et Nir Zepkowit. En début de semaine, elle a annoncé la réussite d’un cycle de financement de 5,5 millions $ sous forme dettes pour développer sa technologie et soutenir sa croissance.

La solution dispose d’une application mobile depuis laquelle les utilisateurs peuvent vérifier leur identité, obtenir une évaluation de crédit et recevoir des fonds directement sur leur portefeuille mobile money en quelques minutes.

Au cœur du modèle de Fido se trouve un système d’analyse de données propriétaire baptisé « Fido Score ». Cet algorithme évalue la solvabilité des emprunteurs à partir de données alternatives (usage du téléphone, comportements transactionnels ou historiques numériques) afin de financer des clients souvent exclus du système bancaire classique.

Cette approche répond à un besoin structurel en Afrique de l’Ouest, où les micro-entrepreneurs et travailleurs informels disposent rarement d’historique financier formel. Au-delà du crédit individuel, Fido développe également des solutions destinées aux PME, avec des prêts progressifs permettant aux commerçants d’augmenter leurs capacités de financement au fil des remboursements réussis.

À travers son modèle entièrement digitalisé, Fido illustre une tendance forte de la fintech africaine : l’émergence de plateformes capables de transformer le smartphone en véritable porte d’entrée vers le crédit, l’épargne et, à terme, une gamme complète de services financiers numériques.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid

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Shimi : la solution sud-africaine qui numérise la logistique du dernier kilomètre

Posted On mercredi, 04 mars 2026 14:47 Written by

Alors que la transformation numérique s’accélère sur le continent, une nouvelle génération d’entreprises technologiques africaines cherche à accompagner les PME dans leur transition digitale. C’est le positionnement adopté par Laskenta.

Laskenta Technologie Limited est une jeune pousse nigériane spécialisée dans le développement logiciel et les solutions basées sur l’intelligence artificielle (IA). Basée à Port Harcourt, elle a été créée en 2024 par Nnaemeka Ugwumba.

La société se présente comme un fournisseur de solutions numériques intégrées destinées aux entreprises souhaitant moderniser leurs opérations. Son offre couvre le développement d’applications mobiles et web, la conception de systèmes d’entreprise, l’analyse de données ainsi que la création d’outils d’automatisation reposant sur l’IA.

Le modèle de Laskenta repose sur une approche « tout-en-un » : accompagner les organisations depuis la phase de conception jusqu’au déploiement et à la maintenance des solutions digitales. L’entreprise développe notamment des tableaux de bord d’intelligence décisionnelle, des plateformes e-commerce, des systèmes d’analyse prédictive ou encore des chatbots intelligents capables d’automatiser certaines interactions clients.

Parmi ses réalisations figurent plusieurs applications utilisant l’intelligence artificielle, dont un analyseur de CV automatisé, un outil de résumé de documents juridiques ou encore un assistant numérique dédié au bien-être mental. Ces projets illustrent l’orientation de la start-up vers des cas d’usage concrets de l’IA appliquée aux besoins professionnels et individuels.

Au-delà de la technologie, l’enjeu est économique. Dans de nombreux pays africains, les PME restent confrontées à des coûts élevés de digitalisation et à un manque d’expertise technique interne. En proposant des solutions sur mesure adaptées aux réalités locales, des acteurs comme Laskenta tentent de combler le déficit d’infrastructures numériques.

Adoni Conrad Quenum

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Catherine Njeri cartographie et analyse les terres agricoles d’Afrique

Posted On mercredi, 04 mars 2026 14:13 Written by

Dans plusieurs marchés africains, l’économie informelle continue de dominer les échanges commerciaux, souvent organisés via les réseaux sociaux ou le bouche-à-oreille. En Guinée, Fifoow s’inscrit dans une dynamique visant à structurer ces transactions grâce à un environnement numérique centralisé.

Fifoow est une solution de commerce en ligne développée par une jeune pousse guinéenne. Elle se présente comme une « marketplace » mobile dédiée aux petites annonces et aux opportunités locales. La start-up a été lancée en février 2026 par Oumar Sadjo Barry.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. Elle permet aux utilisateurs d’acheter, de vendre ou de rechercher divers biens et services depuis une interface unique. Le principe est de connecter directement vendeurs, acheteurs et recruteurs au sein d’un espace numérique adapté au marché guinéen.

La plateforme couvre plusieurs catégories d’usage. Les utilisateurs peuvent y publier des annonces immobilières, proposer des véhicules, rechercher un emploi, vendre des produits électroniques ou encore promouvoir leurs services professionnels. Chaque annonce inclut des photos, une description détaillée, la localisation du vendeur ainsi qu’un contact direct par téléphone ou messagerie, réduisant les intermédiaires dans la transaction.

Conçue selon une approche « mobile-first », Fifoow intègre un moteur de recherche avec filtres permettant de trier les offres par prix, catégorie, état du produit ou encore zone géographique. L’application propose également des profils boutiques pour les commerçants, des notifications en temps réel et des mécanismes de vérification destinés à renforcer la confiance entre utilisateurs.

Au-delà d’un simple site de petites annonces, la solution ambitionne de numériser les échanges quotidiens dans un contexte où le commerce en ligne reste encore émergent sur le continent, en particulier en Guinée.

En regroupant offres d’emploi, produits, services et opportunités économiques dans une même plateforme, Fifoow cherche à créer un point d’entrée numérique unique pour les transactions locales.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Shimi : la solution sud-africaine qui numérise la logistique du dernier kilomètre

Posted On lundi, 02 mars 2026 12:20 Written by
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