Avec l’ambition de devenir un guichet unique pour l’achat, la vente, la location et l’évaluation de biens, Yakeey se positionne comme acteur de premier plan de la proptech africaine. Plus tôt ce mois, la start-up a annoncé la réussite d’un tour de table de 15 millions $ pour soutenir sa croissance.
Yakeey est une plateforme digitale marocaine dédiée aux transactions immobilières. Elle a pour objectif de transformer le marché immobilier, traditionnellement fragmenté, en un écosystème intégré, fluide et transparent. La start-up basée à Casablanca a été fondée en 2022 par Karim Beqqali.
Sa solution combine une interface numérique intuitive et un accompagnement humain assuré par des conseillers spécialisés. Cette approche hybride permet aux utilisateurs (qu’ils soient vendeurs, acheteurs, locataires ou investisseurs) de piloter l’ensemble de leur projet immobilier depuis une seule plateforme en ligne, tout en bénéficiant de conseils personnalisés à chaque étape du processus.
Sa valeur ajoutée réside aussi dans sa capacité à connecter l’ensemble des acteurs du marché (propriétaires, acheteurs, locataires et conseillers) au sein d’un même environnement numérique sécurisé, améliorant ainsi la efficacité et la transparence des échanges. Il est entre autres possible d’effectuer une estimation immobilière basée sur des données actualisées, une carte interactive des prix par zone, d’accéder à des outils de publication et de gestion d’annonces. Ces modules facilitent la prise de décision et réduisent les frictions liées aux transactions classiques.
En combinant technologie, expertise humaine et données, Yakeey illustre comment les solutions digitales peuvent réinventer des marchés comme celui de l’immobilier, tout en répondant aux attentes croissantes des utilisateurs pour des services plus simples, rapides et transparents.
Adoni Conrad Quenum
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Dans un contexte de connectivité accrue et d’adoption croissante des services en ligne en Algérie, cette healthtech offre une gamme de services médicaux numériques accessibles via ses plateformes web et mobiles.
DZDOC est une plateforme d’e-santé multiservices développée par une jeune pousse algérienne. Elle simplifie l’accès aux soins en digitalisant la prise de rendez-vous, les consultations et la gestion des interactions entre patients et professionnels de santé. Elle a été lancée en 2015 à Annaba par Rachid Maou.
La plateforme permet aux patients de rechercher et réserver des rendez-vous médicaux en ligne auprès de praticiens dans une large gamme de spécialités, de la médecine générale à la chirurgie, en passant par la psychiatrie ou la nutrition. La recherche peut être faite par spécialité et localisation géographique, ce qui facilite la mise en relation avec un professionnel proche et disponible.
DZDOC intègre également un dispositif de téléconsultation sécurisé, offrant aux utilisateurs la possibilité de consulter un médecin à distance via appel vidéo. Ce service couvre autant la santé physique que mentale, avec un panel étendu de praticiens disponibles sans nécessité de déplacement physique, ce qui constitue un avantage pour les populations éloignées ou en situation de mobilité réduite.
Pour les professionnels de santé, la plateforme propose une interface de gestion de cabinet numérique, avec des fonctionnalités telles que la planification des créneaux, les rappels automatisés par SMS ou e-mail et une meilleure visibilité en ligne auprès des patients. La solution vise ainsi à optimiser le flux des rendez-vous et à améliorer l’efficacité opérationnelle des praticiens.
DZDOC illustre comment les technologies numériques appliquées à la santé peuvent répondre aux défis d’accessibilité des soins, en reliant demande et offre médicales sur un marché encore largement dépendant des interactions physiques.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Algérie : Omar Zergoun facilite la livraison de produits pour les e-commerçants
En Guinée, Ayooka illustre comment la digitalisation peut renforcer l’efficacité des systèmes de santé en Afrique et améliorer l’accès à des soins sûrs pour les patients nécessitant des transfusions.
Ayooka est une solution numérique intégrée dédiée à la gestion et l’optimisation des services de transfusion sanguine en Guinée. Conçue comme un système d’information et de gestion digitalisée, elle vise à rendre plus efficaces et sécurisés les processus liés à la collecte, au traitement, à la distribution et à la traçabilité du sang et de ses composants. La plateforme a été lancée en 2022.
« Ayooka est le système d'information et de gestion digitalisée des services de transfusion sanguine de Guinée. Cette plateforme technologique intégrée permet une gestion efficace et sécurisée de tous les processus liés à la collecte, au traitement, à la distribution et à la traçabilité du sang et de ses composants », a indiqué la plateforme. Et d’ajouter : « notre objectif est d'optimiser la gestion des stocks de produits sanguins, de garantir la qualité et la sécurité des transfusions,et de faciliter la communication entre tous les acteurs du secteur de la transfusion : donneurs, établissements de santé, laboratoires, etc. »
La solution s’appuie sur plusieurs fonctionnalités pour répondre aux défis du secteur : une gestion des stocks assistée par l’Intelligence artificielle (IA) permettant d’anticiper les pénuries, de réduire les gaspillages et de planifier les opérations de collecte ; un module d’hémovigilance pour surveiller, évaluer et prévenir les incidents liés aux produits sanguins ; ainsi que des outils pour suivre les demandes et prescriptions de produits sanguins labiles (PSL) par les médecins, avec une documentation complète de l’administration aux patients.
Elle intègre également des fonctionnalités de sensibilisation des populations via des campagnes digitales et multimédias, destinées à encourager les dons de sang, y compris auprès des publics non scolarisés. Un volet assurance qualité couvre l’ensemble du processus transfusionnel, depuis le don jusqu’à l’administration clinique.
Soutenue par le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et les professionnels de santé, Ayooka ambitionne d’augmenter la fréquence des dons et de contribuer ainsi à sauver des vies.
Adoni Conrad Quenum
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Kenya : Payd facilite les paiements internationaux avec sa plateforme
En Egypte, Knot Technologies veut transformer l’industrie de la billetterie et du contrôle d’accès aux événements, en s’appuyant sur une plateforme alimentée par l’IA. Plus tôt dans la semaine, la start-up a annoncé une levée de fonds de 1 million $.
Knot est une solution de billetterie en ligne développée par la start-up égyptienne Knot Technologie. Implantée au Royaume-Uni et en Égypte, l’entreprise propose une solution qui réinvente les systèmes de billetterie traditionnels, souvent considérés comme inefficaces, sujets à la fraude et opaques pour les organisateurs d’événements. Elle a été lancée en 2025 par Ahmed Abdalla et Hussein ElBendak.
Le modèle actuel de billetterie pour les concerts, festivals, rencontres sportives ou autres grands rassemblements est devenu un gouffre en valeur économique : les organisateurs peinent à visualiser la véritable demande, une part significative des revenus se perd dans les marchés de revente non réglementés, et les fans sont souvent exposés à des fraudes ou à des prix gonflés.
La plateforme de Knot injecte une couche d’IA à plusieurs niveaux pour répondre à ces problèmes structurels. Elle authentifie l’identité des acheteurs, gère la distribution des billets et surveille la demande en temps réel. Grâce à ces fonctions, les organisateurs peuvent réduire les transferts non autorisés, récupérer des revenus perdus vers les marchés secondaires et obtenir des données précises sur la manière dont leurs événements sont commercialisés et consommés.
Après des tests pilotes fructueux auprès de plus de 50 clients professionnels en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’entreprise se positionne comme une infrastructure clé pour la prochaine génération d’événements numériques, offrant des expériences plus sécurisées, fluides et centrées sur les données pour les organisateurs, les lieux et les spectateurs.
Adoni Conrad Quenum
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Burkina Faso : Fasoranana connecte vendeurs et acheteurs sur sa place de marché en ligne
Dans un monde où le travail, les services et les revenus se mondialisent, Payd se positionne comme une solution de paiements transfrontaliers rapide, abordable et adaptée aux besoins des travailleurs indépendants, des créatifs et des petites entreprises.
Payd est une solution fintech développée par une start-up kényane. Elle propose une suite d’outils financiers permettant de recevoir, envoyer et gérer de l’argent à l’international en quelques secondes. La start-up, basée à Nairobi, a été lancée en 2023 par Benaiah Wepundi (photo) et Japheth Achimba.
« Japheth et moi-même avons vu nos comptes PayPal suspendus, en raison d'un problème de vérification d'adresse et de revenus irréguliers. Je dirigeais également une équipe de talents répartis entre le Kenya, le Nigeria, le Brésil et les Philippines, travaillant pour une entreprise américaine, et la paie était toujours en retard d'une journée entière », a déclaré Benaiah Wepundi à Disrupt Africa.
Au cœur de l’offre de Payd se trouvent des paiements instantanés vers plus de 35 pays, avec des frais pouvant être jusqu’à 70 % inférieurs à ceux pratiqués par les établissements bancaires classiques. Les utilisateurs peuvent envoyer des fonds par mobile money, virement bancaire, carte ou dollars numériques, éliminant les délais de 3 à 5 jours souvent associés aux services bancaires traditionnels.
La plateforme est également conçue pour faciliter la monétisation des activités indépendantes. Les freelances peuvent créer des factures professionnelles en quelques clics, générer des liens de paiement et même mettre en place des boutiques numériques personnalisées pour que leurs clients puissent régler leurs services ou produits facilement.
« La plupart des utilisateurs n'interagissent jamais directement avec les portefeuilles, les chaînes ou les jetons : ils reçoivent et utilisent simplement leur argent comme ils le feraient avec leur compte bancaire », a précisé M. Wepundi.
Une autre particularité est la possibilité d’ouvrir en quelques minutes des comptes virtuels en dollars américains et en euros, ce qui permet de recevoir des paiements internationaux sans les formalités bancaires complexes et de convertir les fonds dans des devises locales à des taux souvent plus compétitifs.
Payd ne se limite pas aux particuliers. Sa version Business offre des outils avancés de gestion financière pour les entreprises, notamment la gestion de paie pour des équipes internationales, l’automatisation des facturations, la gestion des dépenses et la possibilité d’effectuer des paiements groupés à des partenaires ou sous-traitants à travers le monde.
Adoni Conrad Quenum
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Alors que le commerce en ligne connaît une croissance soutenue en Afrique de l’Ouest, les autorités burkinabè ont choisi de se positionner sur ce segment. Le projet Fasoranana s’inscrit dans cette dynamique, avec pour objectif d’intégrer les outils numériques aux services traditionnels de La Poste.
Fasoranana est une plateforme de commerce en ligne développée par La Poste Burkina Faso. Conçue pour permettre aux utilisateurs d’acheter et de vendre des biens facilement, cette solution, lancée en 2019, s’inscrit dans la stratégie plus large de l’opérateur postal pour intégrer le numérique dans ses services traditionnels.
Fasoranana dispose d’une application mobile accessible sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois, selon Play Store.
Sur la plateforme, les clients peuvent parcourir des centaines de produits depuis leur smartphone ou navigateur web, sélectionner des articles, gérer leurs commandes et effectuer des paiements sécurisés via Mobile Money, cartes bancaires ou en espèces à la livraison. La livraison des achats est assurée par le réseau postal national, tirant profit de son expertise en matière de logistique et de distribution.
L’ambition de Fasoranana est de recréer l’expérience du marché physique dans l’espace numérique, en réduisant les contraintes liées aux déplacements et en rendant les achats plus pratiques pour les consommateurs burkinabè. Cette initiative permet aussi aux commerçants locaux de développer leur activité en ligne, d’atteindre de nouveaux clients et d’accroître leur visibilité sans les résistances traditionnelles du commerce physique.
En démocratisant l’accès au commerce électronique, Fasoranana participe à la modernisation du secteur retail au Burkina Faso, tout en exploitant l’infrastructure postale existante pour offrir une solution intégrée de vente, paiement et livraison.
Adoni Conrad Quenum
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Guinée : Labtani simplifie l’accès aux soins de santé en ligne
Dans un pays où les infrastructures de santé sont souvent concentrées dans les zones urbaines, la télémédecine représente une avancée majeure pour rapprocher les services des populations rurales ou isolées. Labtani s’inscrit dans cette logique.
Labtani est une solution d’e-santé développée par une start-up guinéenne. Elle permet aux patients de prendre rendez-vous en ligne avec des médecins qualifiés, d’accéder à des consultations à distance et de réserver des examens de laboratoire sans longues attentes ni déplacements physiques. La start-up a été lancée en 2025 par Mohamed Diallo (photo).
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois, selon les données de Play Store. Conçue pour répondre aux besoins d’une population confrontée à une offre médicale inégale, Labtani facilite la prise de rendez-vous avec des spécialistes dans diverses disciplines et offre des services de téléconsultation vidéo sécurisés, réduisant significativement les barrières d’accès aux soins.
« Labtani aide les professionnels de santé à gagner du temps et à voir plus de patients, sans ajouter de charge mentale. Notre plateforme simplifie la prise de rendez-vous et introduit un moteur d’automatisation qui récupère les créneaux perdus (annulations, no-shows) en contactant les patients et en remplissant les disponibilités selon des règles simples », explique la jeune pousse.
Au-delà de l’expérience patient, la plateforme est aussi pensée pour les professionnels de santé. Elle leur permet de gérer leurs horaires, d’optimiser la planification des consultations, et d’attirer de nouveaux patients via un système de visibilité numérique.
Cette approche duale, qui sert à la fois les patients et les praticiens, fait de Labtani une place de marché numérique pour les services de santé.
Un autre atout de Labtani est sa capacité à intégrer les résultats d’analyses et les dossiers médicaux directement sur la plateforme. En facilitant l’accès à des soins de qualité via un smartphone ou un navigateur web, la solution contribue à réduire les inégalités de santé tout en modernisant un secteur encore largement analogique.
Adoni Conrad Quenum
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Côte d’Ivoire : Tuzzo transforme les réseaux sociaux en moteur de ventes
À l’heure où l’e-commerce connaît une croissance accélérée sur le continent africain, Tuzzo se démarque comme une solution digitale taillée sur mesure pour les commerçants formels et informels, en particulier dans l’espace francophone.
Tuzzo est une solution numérique développée par une jeune pousse ivoirienne. Lancée en 2023 à Abidjan par Ali Ouattara et Fabrice Tra, cette plateforme vise à répondre à l’un des obstacles majeurs du commerce local : l’accès à des outils numériques intégrés pour vendre sur les réseaux sociaux et gérer efficacement son activité.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois, selon les données de Play Store. Après avoir créé son compte, l’utilisateur centralise ses canaux de vente (Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok, etc.) au sein d’une seule interface, éliminant la fragmentation des opérations et facilitant la gestion des ventes, des promotions et des relations clients.

Concrètement, les vendeurs peuvent créer leurs catalogues, suivre leurs commandes, analyser leurs performances (profits, produits les plus vendus) et lancer des campagnes de promotion ciblées, le tout dans une application intuitive pensée pour les réalités du marché africain. Cette approche rend la digitalisation accessible même aux petits commerçants, qu’ils disposent ou non de ressources importantes pour investir dans des solutions technologiques complexes.
Tuzzo est parti du constat que les réseaux sociaux sont devenus des vitrines commerciales essentielles en Afrique, mais de nombreux commerçants manquent d’outils pour canaliser, centraliser et optimiser leurs ventes. En 2024, la start-up a réussi un tour de table de 871,2 millions $ mené notamment par Ring Capital et Mstudio. Ces fonds devraient lui permettre d’accélérer le développement de sa technologie, d’améliorer l’expérience utilisateur et d’élargir sa présence au-delà de la Côte d’Ivoire vers d’autres marchés francophones.
Adoni Conrad Quenum
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Dans un paysage commercial encore largement dominé par le cash et les pratiques manuelles, Woliz veut s’imposer comme une solution technologique innovante destinée à moderniser les petits commerces.
Woliz est une solution numérique développée par une start-up marocaine. Elle connecte les petits commerçants à l’économie digitale, en leur offrant des outils habituellement réservés aux grandes chaînes de distribution. La start-up, basée à Casablanca, a été lancée en 2025 par Kamal Hardouzi, Ismail Amri, Othmane Jabrane et Karim Hamri. En décembre 2025, elle a annoncé la réussite d’un tour de table de 2,2 millions $ pour soutenir sa croissance.
Au cœur de la proposition de Woliz se trouve une application combinée à des technologies d’intelligence artificielle et des terminaux connectés qui permettent aux commerçants de gérer leurs activités avec plus d’efficacité : suivi des ventes, gestion des stocks, passation de commandes automatisée, acceptation des paiements digitaux et accès à des services financiers via des partenaires bancaires. Cette intégration favorise également l’inclusion financière des acteurs du commerce de proximité, souvent exclus des circuits formels.
Woliz ne se limite pas à numériser des points de vente. La plateforme agit comme un écosystème intelligent reliant commerçants, distributeurs, grandes marques FMCG, institutions financières et prestataires de services. Cette interconnexion réduit les coûts opérationnels et ouvre de nouvelles opportunités économiques pour les commerçants traditionnels.
Parallèlement, la start-up a noué des partenariats stratégiques avec Attijari Payment et Visa pour faciliter la transition vers des paiements modernes, sécurisés et inclusifs. Cette alliance tripartite vise à démocratiser l’usage des paiements numériques tout en s’adaptant aux réalités locales.
En combinant IA, data analytics, fintech et retail tech, Woliz propose une nouvelle voie pour les petits commerces : celle d’un commerce de proximité connecté, compétitif et durable dans une économie de plus en plus digitalisée.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Tunisie : Tuniform offre aux créateurs de contenus des outils de monétisation
Dans plusieurs pays d’Afrique, l’électricité prépayée est le modèle dominant pour l’accès à l’énergie domestique. Pour répondre à ce besoin quotidien, WattWallet se positionne comme une plateforme numérique dédiée à l’achat instantané de jetons d’électricité.
WattWallet est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux consommateurs d’acheter des jetons d’électricité prépayés en quelques clics. Elle a été lancée en 2025 par Keagan et Zhaida Juries et a déjà été adoptée par plus de 500 000 utilisateurs dans la sous-région ouest-africaine, selon la start-up.
« Notre mission est de veiller à ce que les ménages ne soient jamais privés d'électricité en raison du calendrier de leurs revenus et de récompenser les dépenses responsables », a déclaré Keagan Juries.
Pour accéder au service, l’utilisateur saisit le numéro de son compteur et le montant souhaité, puis le système génère instantanément le jeton valide pour recharger le compteur domestique, éliminant ainsi les longues files d’attente ou les démarches lourdes souvent associées à l’achat traditionnel. Le service est disponible 24 h/24 et 7 j/7 et fonctionne sur tous types d’appareils. Il intègre une validation automatique des numéros de compteur et de multiples options de paiement.
La jeune pousse dispose d’un réseau d’agents physiques (plus de 10 000), qui permet également de convertir de l’argent liquide en crédit digital. La plateforme collabore avec les principales compagnies d’électricité de la région ( notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Ghana, au Niger et au Bénin) pour garantir la fiabilité et la validité des jetons délivrés.
Au-delà de l’achat instantané, WattWallet propose aussi un suivi détaillé de l’historique des transactions et un programme de récompenses, incitant les utilisateurs fréquents à optimiser leurs achats. Outre l’achat des crédits prépayés d’électricité, la jeune pousse propose également le service « Buy Now, Pay Later ».
Keagan Juries indique, qu’« environ 7 millions de Sud-Africains dépendent de l'électricité prépayée et se retrouvent souvent à court avant le jour de paie. Il n'existe actuellement aucune solution structurée et réglementée d'avance sur l'électricité sur le marché ». Et d’ajouter : « les alternatives existantes sont informelles, comme emprunter de l'argent, recourir à des avances de fonds à des taux élevés, faire appel à des usuriers ou se passer d'électricité. Aucun fournisseur de services financiers ou de services publics n'offre actuellement d'avance sur l'électricité à tarif forfaitaire conforme à grande échelle, ce qui crée un vide évident ».
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Ouganda : Essymart numérise l’agriculture des petits exploitants
En Ouganda, cette jeune pousse combine des outils numériques avec une forte présence sur le terrain afin de répondre aux défis structurels du secteur agricole dans les zones rurales.
Essymart est une solution agritech développée par une start-up ougandaise. Elle vise à transformer la vie des petits exploitants agricoles en leur donnant accès à des solutions numériques pour améliorer leurs rendements, leurs revenus et leur accès aux marchés.
La start-up, basée dans la ville de Mayuge à 120 kilomètres de la capitale Kampala, a été lancée en 2022 par Elvis Kadhama, Viola Nakadama et Stella Doreen Namulondo.
À la base de l’offre d’Essymart se trouve une plateforme numérique accessible via Web App, SMS, appels vocaux et codes USSD, permettant aux agriculteurs, même ceux qui ne possèdent pas de smartphone, d’acheter des intrants agricoles (semences, engrais, pesticides), de recevoir des conseils agricoles personnalisés et d’accéder à des services de formation et de marché.
La start-up essaie de résoudre directement plusieurs des principaux obstacles qui freinent la productivité agricole en Afrique : manque d’accès à des intrants fiables, faible adoption de pratiques agricoles modernes, et difficultés à valoriser la production sur des marchés rémunérateurs. Grâce à son approche intégrée, Essymart permet aux agriculteurs d’augmenter leurs rendements tout en réduisant leurs coûts directs liés aux intrants.
« En 2024, nous avons aidé environ 4000 agriculteurs, soit une augmentation d'environ 20 % par rapport à l'année précédente, et nous étions sur le point d'atteindre notre objectif pour 2030, qui était de soutenir 20 000 familles », a déclaré Elvis Kadhama. Et d’ajouter : « le nombre d'utilisateurs combine les clients directs bénéficiant d'un service complet et ceux atteints grâce à des partenariats avec des acteurs publics et privés, ce qui reflète à la fois la demande pour son ensemble intégré d'intrants, de formations et de liens avec le marché, et l'expansion de son réseau de distribution ».
En utilisant des technologies simples comme l’USSD ou les SMS, l’entreprise s’assure que ses services sont accessibles même dans les zones les plus reculées, où l’accès à Internet peut être limité. Essymart se présente à la fois comme un marché numérique d’intrants agricoles et comme un écosystème de services reliant les agriculteurs aux fournisseurs certifiés, aux experts agricoles et aux débouchés commerciaux.
À ce jour, l’entreprise a déjà touché plusieurs milliers de petits exploitants dans l’est de l’Ouganda, avec des perspectives d’expansion vers d’autres marchés africains.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
Des entrepreneurs technologiques tunisiens ont créé Tuniform pour permettre aux créateurs de contenus de générer des revenus en ligne. Le modèle met l’utilisateur au centre de la valeur, tout en stimulant l’entrepreneuriat créatif au sein du marché local.
Tuniform est une solution numérique développée par une jeune pousse tunisienne. Elle est conçue pour connecter les créateurs de contenus et leurs communautés, tout en offrant des outils de monétisation adaptés aux besoins des talents locaux. La start-up, basée dans la ville de Tabarka, a été lancée en 2023 par Yacine Aridhi.
« La plateforme répond au manque de solutions accessibles et conviviales pour les créateurs dans la région, en offrant une expérience fluide et culturellement pertinente », explique la jeune pousse. Et d’ajouter : « avec l’ambition de devenir la plateforme de monétisation leader pour les créateurs en Tunisie, dans la région MENA et en Afrique, Tuniform construit l’infrastructure numérique de la prochaine génération de l’économie des créateurs dans les marchés émergents ».
Elle se positionne comme une alternative régionale aux grands réseaux globaux, en mettant l’accent sur la créativité, l’engagement et l’autonomie des créateurs. Sa plateforme permet aux utilisateurs de s’inscrire facilement via une interface sécurisée (que ce soit avec un compte Google ou un e-mail) et de créer un espace personnalisé pour partager du contenu avec leurs abonnés.
Au cœur de Tuniform se trouve une logique de soutien direct entre les fans et les créateurs. Les utilisateurs peuvent s’abonner à leurs créateurs préférés pour débloquer du contenu exclusif, que ce soit des publications, des guides, des e-books ou d’autres formats numériques. Cette interaction directe encourage une relation plus profonde et plus significative entre ceux qui produisent et ceux qui consomment.
« Les réseaux sociaux existants se concentrent sur la distribution et la visibilité du contenu, mais rendent la monétisation inaccessible ou indirecte. Il existe des plateformes de monétisation mondiales, mais elles ne sont pas conçues pour les devises et les marchés locaux, les réglementations locales ou les réalités locales en matière de paiement », a déclaré M. Aridhi.
Sur Tuniform, les créateurs conservent l’intégralité de ce qu’ils gagnent, sans frais cachés ou commissions importantes prélevées par des intermédiaires. Conçue pour refléter la culture et les aspirations de la génération Z en Tunisie et dans la région MENA, elle combine découverte de contenu, engagement communautaire et revenus pour les créateurs, créant un écosystème social adapté aux défis numériques actuels.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Kenya : Safia Health, une plateforme proactive de gestion de la santé
Au Kenya, Safia Health a été développée pour transformer la façon dont les individus et les organisations abordent la santé, la prévention et la performance physique.
Safia Health est une plateforme d’e-santé développée par une start-up kényane. Elle combine des outils technologiques avancés avec des programmes de formation et d’entraînement adaptés à différents profils d’utilisateurs (des athlètes d’élite aux amateurs et aux débutants) pour optimiser la performance, prévenir les blessures et renforcer la santé globale. Basée à Nairobi, la jeune pousse a été lancée en 2024 par Diana Wambui (photo, à gauche).
« Safia Health offre une plateforme intuitive qui aide les utilisateurs à prendre des décisions éclairées concernant leur santé, leur permettant ainsi de mener une vie plus saine et plus équilibrée. Notre mission est de combler le fossé entre la prévention précoce et les soins chroniques continus, en veillant à ce que chacun ait accès aux outils dont il a besoin pour une gestion optimale de sa santé », indique la start-up.
La plateforme repose sur une approche proactive de la santé : plutôt que d’attendre l’apparition de problèmes de santé, Safia Health met l’accent sur la prévention, l’éducation et le suivi personnalisé. Les services proposés incluent des programmes de performance sportive structurés selon différents niveaux, un suivi détaillé des progrès, des évaluations complètes du bien-être et des techniques de récupération.
Grâce à des technologies de suivi et d’analyse, elle permet aux utilisateurs de visualiser leurs performances, d’identifier des points faibles, et d’ajuster leurs routines en conséquence pour atteindre leurs objectifs de santé et de performance. Elle se distingue également en améliorant l’accès à des outils de prévention et de suivi de la santé, contribue à réduire les coûts liés aux soins réactifs et à promouvoir une culture de prévention dans la population.
En résumé, Safia Health vise à combler des lacunes persistantes dans les systèmes de santé, particulièrement en Afrique, où des millions de personnes souffrent de retards dans l’accès aux soins, de faible littératie sanitaire et d’un manque de solutions personnalisées pour améliorer leur bien-être au quotidien.
Adoni Conrad Quenum
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Rwanda : Vuba Vuba révolutionne la livraison et l’accès aux biens quotidiens
Dans un contexte où les entreprises africaines font encore face à des obstacles pour régler leurs fournisseurs étrangers, Clea se positionne comme une solution de paiement transfrontalier simplifiée destinée aux importateurs.
Clea est une solution fintech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux entreprises de payer leurs fournisseurs internationaux, directement et de manière transparente, sans les délais et coûts typiques des circuits bancaires traditionnels. La start-up a été fondée en 2024 par Sheriff Adedokun (photo).
« Nous simplifions les paiements internationaux pour les importateurs, les exportateurs et les prestataires logistiques, en proposant des transactions rapides, conformes et rentables aux fournisseurs mondiaux. Notre mission est de dynamiser le commerce africain grâce à une infrastructure financière moderne, en éliminant les frictions liées au change, au règlement et à la conformité », a indiqué la start-up.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. Elle se présente comme un intermédiaire financier technologique, reliant les entreprises africaines à leurs fournisseurs à l’étranger en facilitant les transferts de fonds en devises telles que le dollar américain.
Grâce à son système, les utilisateurs peuvent alimenter un portefeuille numérique, effectuer un virement international en quelques étapes et profiter de taux de change compétitifs. L’expérience utilisateur est pensée pour être fluide : l’inscription et la vérification se font une seule fois, puis les entreprises peuvent initier des paiements rapidement selon leurs besoins opérationnels.
À l’heure où l’intégration économique intra-africaine se renforce, notamment avec les initiatives comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), des solutions comme Clea apportent une réponse concrète à l’un des points de friction majeurs du commerce international pour les PME et les importateurs : le paiement sûr, rapide et économique des transactions internationales. En s’insérant dans l’écosystème des fintech africaines, elle contribue à fluidifier les échanges commerciaux, à réduire les coûts opérationnels des entreprises et à renforcer leur compétitivité sur le marché global.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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