Dans un paysage commercial encore largement dominé par le cash et les pratiques manuelles, Woliz veut s’imposer comme une solution technologique innovante destinée à moderniser les petits commerces.
Woliz est une solution numérique développée par une start-up marocaine. Elle connecte les petits commerçants à l’économie digitale, en leur offrant des outils habituellement réservés aux grandes chaînes de distribution. La start-up, basée à Casablanca, a été lancée en 2025 par Kamal Hardouzi, Ismail Amri, Othmane Jabrane et Karim Hamri. En décembre 2025, elle a annoncé la réussite d’un tour de table de 2,2 millions $ pour soutenir sa croissance.
Au cœur de la proposition de Woliz se trouve une application combinée à des technologies d’intelligence artificielle et des terminaux connectés qui permettent aux commerçants de gérer leurs activités avec plus d’efficacité : suivi des ventes, gestion des stocks, passation de commandes automatisée, acceptation des paiements digitaux et accès à des services financiers via des partenaires bancaires. Cette intégration favorise également l’inclusion financière des acteurs du commerce de proximité, souvent exclus des circuits formels.
Woliz ne se limite pas à numériser des points de vente. La plateforme agit comme un écosystème intelligent reliant commerçants, distributeurs, grandes marques FMCG, institutions financières et prestataires de services. Cette interconnexion réduit les coûts opérationnels et ouvre de nouvelles opportunités économiques pour les commerçants traditionnels.
Parallèlement, la start-up a noué des partenariats stratégiques avec Attijari Payment et Visa pour faciliter la transition vers des paiements modernes, sécurisés et inclusifs. Cette alliance tripartite vise à démocratiser l’usage des paiements numériques tout en s’adaptant aux réalités locales.
En combinant IA, data analytics, fintech et retail tech, Woliz propose une nouvelle voie pour les petits commerces : celle d’un commerce de proximité connecté, compétitif et durable dans une économie de plus en plus digitalisée.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Tunisie : Tuniform offre aux créateurs de contenus des outils de monétisation
Dans plusieurs pays d’Afrique, l’électricité prépayée est le modèle dominant pour l’accès à l’énergie domestique. Pour répondre à ce besoin quotidien, WattWallet se positionne comme une plateforme numérique dédiée à l’achat instantané de jetons d’électricité.
WattWallet est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux consommateurs d’acheter des jetons d’électricité prépayés en quelques clics. Elle a été lancée en 2025 par Keagan et Zhaida Juries et a déjà été adoptée par plus de 500 000 utilisateurs dans la sous-région ouest-africaine, selon la start-up.
« Notre mission est de veiller à ce que les ménages ne soient jamais privés d'électricité en raison du calendrier de leurs revenus et de récompenser les dépenses responsables », a déclaré Keagan Juries.
Pour accéder au service, l’utilisateur saisit le numéro de son compteur et le montant souhaité, puis le système génère instantanément le jeton valide pour recharger le compteur domestique, éliminant ainsi les longues files d’attente ou les démarches lourdes souvent associées à l’achat traditionnel. Le service est disponible 24 h/24 et 7 j/7 et fonctionne sur tous types d’appareils. Il intègre une validation automatique des numéros de compteur et de multiples options de paiement.
La jeune pousse dispose d’un réseau d’agents physiques (plus de 10 000), qui permet également de convertir de l’argent liquide en crédit digital. La plateforme collabore avec les principales compagnies d’électricité de la région ( notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Ghana, au Niger et au Bénin) pour garantir la fiabilité et la validité des jetons délivrés.
Au-delà de l’achat instantané, WattWallet propose aussi un suivi détaillé de l’historique des transactions et un programme de récompenses, incitant les utilisateurs fréquents à optimiser leurs achats. Outre l’achat des crédits prépayés d’électricité, la jeune pousse propose également le service « Buy Now, Pay Later ».
Keagan Juries indique, qu’« environ 7 millions de Sud-Africains dépendent de l'électricité prépayée et se retrouvent souvent à court avant le jour de paie. Il n'existe actuellement aucune solution structurée et réglementée d'avance sur l'électricité sur le marché ». Et d’ajouter : « les alternatives existantes sont informelles, comme emprunter de l'argent, recourir à des avances de fonds à des taux élevés, faire appel à des usuriers ou se passer d'électricité. Aucun fournisseur de services financiers ou de services publics n'offre actuellement d'avance sur l'électricité à tarif forfaitaire conforme à grande échelle, ce qui crée un vide évident ».
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Ouganda : Essymart numérise l’agriculture des petits exploitants
En Ouganda, cette jeune pousse combine des outils numériques avec une forte présence sur le terrain afin de répondre aux défis structurels du secteur agricole dans les zones rurales.
Essymart est une solution agritech développée par une start-up ougandaise. Elle vise à transformer la vie des petits exploitants agricoles en leur donnant accès à des solutions numériques pour améliorer leurs rendements, leurs revenus et leur accès aux marchés.
La start-up, basée dans la ville de Mayuge à 120 kilomètres de la capitale Kampala, a été lancée en 2022 par Elvis Kadhama, Viola Nakadama et Stella Doreen Namulondo.
À la base de l’offre d’Essymart se trouve une plateforme numérique accessible via Web App, SMS, appels vocaux et codes USSD, permettant aux agriculteurs, même ceux qui ne possèdent pas de smartphone, d’acheter des intrants agricoles (semences, engrais, pesticides), de recevoir des conseils agricoles personnalisés et d’accéder à des services de formation et de marché.
La start-up essaie de résoudre directement plusieurs des principaux obstacles qui freinent la productivité agricole en Afrique : manque d’accès à des intrants fiables, faible adoption de pratiques agricoles modernes, et difficultés à valoriser la production sur des marchés rémunérateurs. Grâce à son approche intégrée, Essymart permet aux agriculteurs d’augmenter leurs rendements tout en réduisant leurs coûts directs liés aux intrants.
« En 2024, nous avons aidé environ 4000 agriculteurs, soit une augmentation d'environ 20 % par rapport à l'année précédente, et nous étions sur le point d'atteindre notre objectif pour 2030, qui était de soutenir 20 000 familles », a déclaré Elvis Kadhama. Et d’ajouter : « le nombre d'utilisateurs combine les clients directs bénéficiant d'un service complet et ceux atteints grâce à des partenariats avec des acteurs publics et privés, ce qui reflète à la fois la demande pour son ensemble intégré d'intrants, de formations et de liens avec le marché, et l'expansion de son réseau de distribution ».
En utilisant des technologies simples comme l’USSD ou les SMS, l’entreprise s’assure que ses services sont accessibles même dans les zones les plus reculées, où l’accès à Internet peut être limité. Essymart se présente à la fois comme un marché numérique d’intrants agricoles et comme un écosystème de services reliant les agriculteurs aux fournisseurs certifiés, aux experts agricoles et aux débouchés commerciaux.
À ce jour, l’entreprise a déjà touché plusieurs milliers de petits exploitants dans l’est de l’Ouganda, avec des perspectives d’expansion vers d’autres marchés africains.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
Des entrepreneurs technologiques tunisiens ont créé Tuniform pour permettre aux créateurs de contenus de générer des revenus en ligne. Le modèle met l’utilisateur au centre de la valeur, tout en stimulant l’entrepreneuriat créatif au sein du marché local.
Tuniform est une solution numérique développée par une jeune pousse tunisienne. Elle est conçue pour connecter les créateurs de contenus et leurs communautés, tout en offrant des outils de monétisation adaptés aux besoins des talents locaux. La start-up, basée dans la ville de Tabarka, a été lancée en 2023 par Yacine Aridhi.
« La plateforme répond au manque de solutions accessibles et conviviales pour les créateurs dans la région, en offrant une expérience fluide et culturellement pertinente », explique la jeune pousse. Et d’ajouter : « avec l’ambition de devenir la plateforme de monétisation leader pour les créateurs en Tunisie, dans la région MENA et en Afrique, Tuniform construit l’infrastructure numérique de la prochaine génération de l’économie des créateurs dans les marchés émergents ».
Elle se positionne comme une alternative régionale aux grands réseaux globaux, en mettant l’accent sur la créativité, l’engagement et l’autonomie des créateurs. Sa plateforme permet aux utilisateurs de s’inscrire facilement via une interface sécurisée (que ce soit avec un compte Google ou un e-mail) et de créer un espace personnalisé pour partager du contenu avec leurs abonnés.
Au cœur de Tuniform se trouve une logique de soutien direct entre les fans et les créateurs. Les utilisateurs peuvent s’abonner à leurs créateurs préférés pour débloquer du contenu exclusif, que ce soit des publications, des guides, des e-books ou d’autres formats numériques. Cette interaction directe encourage une relation plus profonde et plus significative entre ceux qui produisent et ceux qui consomment.
« Les réseaux sociaux existants se concentrent sur la distribution et la visibilité du contenu, mais rendent la monétisation inaccessible ou indirecte. Il existe des plateformes de monétisation mondiales, mais elles ne sont pas conçues pour les devises et les marchés locaux, les réglementations locales ou les réalités locales en matière de paiement », a déclaré M. Aridhi.
Sur Tuniform, les créateurs conservent l’intégralité de ce qu’ils gagnent, sans frais cachés ou commissions importantes prélevées par des intermédiaires. Conçue pour refléter la culture et les aspirations de la génération Z en Tunisie et dans la région MENA, elle combine découverte de contenu, engagement communautaire et revenus pour les créateurs, créant un écosystème social adapté aux défis numériques actuels.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Kenya : Safia Health, une plateforme proactive de gestion de la santé
Au Kenya, Safia Health a été développée pour transformer la façon dont les individus et les organisations abordent la santé, la prévention et la performance physique.
Safia Health est une plateforme d’e-santé développée par une start-up kényane. Elle combine des outils technologiques avancés avec des programmes de formation et d’entraînement adaptés à différents profils d’utilisateurs (des athlètes d’élite aux amateurs et aux débutants) pour optimiser la performance, prévenir les blessures et renforcer la santé globale. Basée à Nairobi, la jeune pousse a été lancée en 2024 par Diana Wambui (photo, à gauche).
« Safia Health offre une plateforme intuitive qui aide les utilisateurs à prendre des décisions éclairées concernant leur santé, leur permettant ainsi de mener une vie plus saine et plus équilibrée. Notre mission est de combler le fossé entre la prévention précoce et les soins chroniques continus, en veillant à ce que chacun ait accès aux outils dont il a besoin pour une gestion optimale de sa santé », indique la start-up.
La plateforme repose sur une approche proactive de la santé : plutôt que d’attendre l’apparition de problèmes de santé, Safia Health met l’accent sur la prévention, l’éducation et le suivi personnalisé. Les services proposés incluent des programmes de performance sportive structurés selon différents niveaux, un suivi détaillé des progrès, des évaluations complètes du bien-être et des techniques de récupération.
Grâce à des technologies de suivi et d’analyse, elle permet aux utilisateurs de visualiser leurs performances, d’identifier des points faibles, et d’ajuster leurs routines en conséquence pour atteindre leurs objectifs de santé et de performance. Elle se distingue également en améliorant l’accès à des outils de prévention et de suivi de la santé, contribue à réduire les coûts liés aux soins réactifs et à promouvoir une culture de prévention dans la population.
En résumé, Safia Health vise à combler des lacunes persistantes dans les systèmes de santé, particulièrement en Afrique, où des millions de personnes souffrent de retards dans l’accès aux soins, de faible littératie sanitaire et d’un manque de solutions personnalisées pour améliorer leur bien-être au quotidien.
Adoni Conrad Quenum
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Rwanda : Vuba Vuba révolutionne la livraison et l’accès aux biens quotidiens
Dans un contexte où les entreprises africaines font encore face à des obstacles pour régler leurs fournisseurs étrangers, Clea se positionne comme une solution de paiement transfrontalier simplifiée destinée aux importateurs.
Clea est une solution fintech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux entreprises de payer leurs fournisseurs internationaux, directement et de manière transparente, sans les délais et coûts typiques des circuits bancaires traditionnels. La start-up a été fondée en 2024 par Sheriff Adedokun (photo).
« Nous simplifions les paiements internationaux pour les importateurs, les exportateurs et les prestataires logistiques, en proposant des transactions rapides, conformes et rentables aux fournisseurs mondiaux. Notre mission est de dynamiser le commerce africain grâce à une infrastructure financière moderne, en éliminant les frictions liées au change, au règlement et à la conformité », a indiqué la start-up.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. Elle se présente comme un intermédiaire financier technologique, reliant les entreprises africaines à leurs fournisseurs à l’étranger en facilitant les transferts de fonds en devises telles que le dollar américain.
Grâce à son système, les utilisateurs peuvent alimenter un portefeuille numérique, effectuer un virement international en quelques étapes et profiter de taux de change compétitifs. L’expérience utilisateur est pensée pour être fluide : l’inscription et la vérification se font une seule fois, puis les entreprises peuvent initier des paiements rapidement selon leurs besoins opérationnels.
À l’heure où l’intégration économique intra-africaine se renforce, notamment avec les initiatives comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), des solutions comme Clea apportent une réponse concrète à l’un des points de friction majeurs du commerce international pour les PME et les importateurs : le paiement sûr, rapide et économique des transactions internationales. En s’insérant dans l’écosystème des fintech africaines, elle contribue à fluidifier les échanges commerciaux, à réduire les coûts opérationnels des entreprises et à renforcer leur compétitivité sur le marché global.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Rwanda : Vuba Vuba révolutionne la livraison et l’accès aux biens quotidiens
Pour combler le vide laissé par le retrait de Jumia Food du marché rwandais en 2019, un de ses employés a saisi l’opportunité de se lancer sur le segment. Sa start-up s’impose comme l’une des plus importantes du secteur.
Vuba Vuba est une application mobile développée par une jeune pousse rwandaise. Depuis 2020, année de son lancement par Albert Munyabugingo, elle vise à connecter les utilisateurs à une vaste gamme de restaurants, supermarchés et commerçants, avec des livraisons rapides jusqu’à moins d’une heure.
L’application est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon les données de Play Store. Elle s’appuie sur une logistique locale solide, optant pour des livreurs à moto pour assurer la distribution des commandes.
Au-delà de la simple livraison, Vuba Vuba représente une opportunité économique pour les acteurs locaux : elle permet aux établissements alimentaires et aux petits commerces de numériser leurs canaux de vente, d’élargir leur clientèle et d’accroître leurs volumes de commandes sans avoir à investir massivement dans leur propre infrastructure digitale.
Notez que l’application intègre un tracker qui signale au client si le livreur a récupéré le colis. Dès cet instant, il peut suivre en temps réel la livraison et reçoit une notification lorsque le livreur est proche. « Notre équipe travaille avec diligence pour assurer un traitement et une livraison rapides des commandes. Le délai de livraison estimé dépend de votre emplacement. En règle générale, vous pouvez vous attendre à ce que votre commande arrive dans les 45 minutes », indique la start-up.
Alors que l’e-commerce et les services numériques continuent de progresser en Afrique de l’Est, Vuba Vuba illustre comment une solution adaptée aux réalités locales peut stimuler l’inclusion numérique, favoriser l’entrepreneuriat et répondre à une demande croissante pour des services de livraison efficaces.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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L’Ougandais Ashish Thakkar révolutionne l'industrie technologique en Afrique
Dans un monde urbain souvent hyper-connecté mais paradoxalement déconnecté socialement, Meetable propose une alternative originale : réconcilier modernité et lien humain par le biais de dîners partagés via ses plateformes web et mobile.
Meetable est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle facilite l’organisation chaque semaine des repas collectifs qui réunissent six inconnus choisis selon leurs affinités de personnalité, centres d’intérêt et disponibilités. La start-up, basée dans la ville du Cap, a été lancée en 2025 par Sibs Qetu-Yates.
Le fonctionnement est simple : un utilisateur réserve en ligne un dîner (via l’application ou le site), paye un forfait, puis rejoint un groupe de six personnes autour d’un repas dans un restaurant partenaire. L’idée est de recréer les conditions d’une rencontre sociale authentique, loin des contraintes des réseaux sociaux ou des applications de rencontre traditionnelles.
« Les villes sont pleines de monde, mais la solitude est en hausse. Les adultes ont souvent du mal à se faire des amis après l'université, surtout s'ils viennent d'emménager dans une nouvelle ville ou s'ils travaillent à distance ou en hybride », explique Sibs Qetu-Yates. Et d’ajouter : « les applications de rencontre dominent le domaine des ‘’nouvelles rencontres’’, mais il existe très peu d'applications conçues uniquement pour l'amitié et les relations humaines ».
Depuis son lancement, Meetable revendique la mise en relation plus de 1000 personnes, et ses événements affichent souvent complet. L’initiative séduit particulièrement les citadins nouvellement arrivés en ville, les expatriés, les travailleurs à distance ou les personnes en transition. Ce sont autant de profils souvent en quête de repères et de sociabilité dans un environnement nouveau.
La start-up ne se limite pas à l’individuel puisqu’elle prépare une offre B2B, baptisée Meetable for Work, destinée aux entreprises souhaitant favoriser la cohésion entre employés répartis dans différentes villes. Le but est de recréer du lien, renforcer l’esprit d’équipe et lutter contre l’isolement au travail.
Dans un continent africain en pleine mutation, où la mobilité croissante et la migration vers les villes bouleversent les modes de vie, ce type de plateforme pourrait jouer un rôle important pour recréer du lien social et favoriser l’intégration de nouveaux arrivants.
Adoni Conrad Quenum
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Nigeria : Bottomline Assist aide les entreprises à accéder à des talents
L’Afrique devient une réserve stratégique de compétences tech, et des acteurs locaux se structurent pour connecter cette offre au marché global, avec professionnalisme et efficience. Bottomline Assist s’inscrit dans cette dynamique.
Bottomline Assist est une solution numérique développée par une start-up nigériane. Elle permet aux entreprises internationales désireuses d’accéder à des profils tech qualifiés, tels que les développeurs, les data scientists ou encore les équipes de support, à un coût compétitif.
La plateforme combine recrutement, sélection technique et gestion opérationnelle pour proposer un guichet unique de talents externalisés depuis l’Afrique de l’Ouest. Basée dans la ville de Lagos, la plateforme a été lancée en 2024 par Francis Adelore.
Le cœur de l’offre repose sur un processus de sélection exigeant : sourcing local, tests techniques et entretiens approfondis permettent d’identifier des profils opérationnels rapidement. Bottomline Assist complète ce pipeline par des services managés (contractualisation, paie, conformité locale et onboarding).
Pour les clients, l’intérêt est double : accès à des compétences de qualité et optimisation des coûts salariaux, tout en conservant un contrôle direct sur les équipes. Pour les talents locaux, la plateforme ouvre des opportunités d’emploi à l’international, souvent assorties de programmes de montée en compétences et d’accompagnement professionnel.
« Nous avons relevé le niveau d'exigence en matière d'externalisation des talents en Afrique, avec des critères plus stricts que la plupart des entreprises traditionnelles en termes de formation, d'expérience et de compétences en communication », explique Francis Adelore. Et d’ajouter : « parallèlement, nos clients bénéficient de tarifs 55 % plus abordables que ceux pratiqués par les grands acteurs mondiaux ; ce qui crée une situation gagnant-gagnant rare : les clients réalisent d'énormes économies tandis que les employés perçoivent des salaires bien supérieurs à ceux généralement proposés par les employeurs locaux ».
Bottomline Assist se positionne ainsi sur un segment en forte croissance. En effet, la demande mondiale pour des ressources tech compétitives continue d’augmenter, tandis que les entreprises cherchent des alternatives aux circuits traditionnels de recrutement. En offrant une combinaison de sourcing local et de services administratifs (payroll, conformité, gestion RH), la start-up facilite la mise en place de collaborations durables entre entreprises étrangères et talents africains.
Adoni Conrad Quenum
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Afrique du Sud : Zazu simplifie la gestion financière des entrepreneurs
Au Kenya, E-tiba se positionne comme une solution numérique complète pour simplifier l’accès aux soins à domicile.
E-tiba est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse kényane. Via une application mobile, un site web et même un code USSD, la plateforme met en relation patients et soignants qualifiés (infirmiers, aides-soignants, thérapeutes ou personnels de soutien) pour des interventions ponctuelles ou régulières à domicile. Basée à Nairobi, la start-up a été lancée en 2018 par Loise Wanjiku Ngugi (photo).
Les services couverts vont des soins infirmiers classiques (pansements, perfusions, gestion des médicaments) aux accompagnements spécialisés (soins palliatifs, prise en charge des maladies chroniques, rééducation), en passant par des prestations pratiques comme la préparation des repas, le transport vers des établissements sanitaires, ou l’assistance à la mobilité. Les rendez-vous se réservent en ligne et les équipes sont présentées avec leurs compétences, ce qui facilite la confiance et le suivi des patients.
Au-delà de la mise en relation, E-tiba développe un volet formation : un E-tiba Training College et une plateforme e-learning proposent des cursus (soins de base, aide communautaire, prise en charge de la démence, etc.) pour professionnaliser les aidants et garantir des standards de qualité. Ce double modèle (services opérationnels et formation) renforce la sécurité des patients et crée des opportunités d’emploi formel dans le secteur des soins à domicile.
Pour le patient et sa famille, E-tiba représente un gain de confort et de continuité des soins : moins de déplacements, un suivi personnalisé et l’accès à des intervenants formés. Pour le système de santé, la solution peut contribuer à désengorger les établissements en permettant des prises en charge à domicile adaptées et sécurisées.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Gigmile Scales Lease-to-Own Mobility Model for Ghana’s Informal Workers
Cette plateforme de technologies financières ambitionne d’être « le compte pro pour les ambitieux ». Elle intègre diverses fonctionnalités indispensables pour les entrepreneurs.
Zazu est une solution fintech développée par une start-up sud-africaine. Elle se présente comme une alternative innovante de gestion financière pensée pour les entrepreneurs, freelances et PME africaines.
En quelques minutes depuis un smartphone, il est possible d’ouvrir un compte professionnel sans se rendre dans une banque, et d’accéder à une suite complète d’outils pour gérer trésorerie, facturation, dépenses et comptabilité. La start-up, basée au Cap, a été lancée en 2024 par Germain Bahri et Rinse Jacobs (photo).
La solution intègre des fonctionnalités telles que l’ouverture de compte en ligne, la gestion des factures, le suivi des dépenses, la gestion de flux de trésorerie, les paiements et virements instantanés, et les cartes de paiement. Pour un entrepreneur, cela signifie centraliser toutes les opérations financières dans une seule interface, digitalisée, sans paperasse.
« Zazu a été fondée dans le but d'améliorer les services bancaires proposés aux créateurs d'entreprise et aux PME africains en leur fournissant un compte bancaire performant, associé à des outils de facturation, de comptabilité et de gestion de trésorerie, afin que les opérations bancaires soient davantage considérées comme un catalyseur de croissance que comme un obstacle », indique la jeune pousse.
Pour les petites entreprises, freelancers et start-up, Zazu offre notamment une automatisation des tâches administratives. Grâce à ces outils, les entrepreneurs peuvent se concentrer sur le développement de leur activité au lieu d’être accaparés par la gestion comptable. Cette fintech se veut plus accessible, flexible et adaptée aux réalités locales, en supprimant les démarches longues des banques traditionnelles.
En combinant compte pro, gestion financière et facturation dans un seul outil, l’application promet d’alléger la vie administrative des entreprises et de renforcer leur efficacité opérationnelle.
Notons que Zazu a récemment mobilisé 1 million $ en pré-amorçage, afin d’accélérer son déploiement en Afrique du Sud et au Maroc.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Avec Sympl, les Egyptiens achètent et payent plus tard leurs courses
Au Ghana, Gigmile se positionne comme une plateforme innovante alliant fintech et mobilité, destinée à répondre à un besoin crucial en Afrique : permettre aux travailleurs de l’économie informelle, livreurs, chauffeurs ou encore coursiers d’accéder facilement à un véhicule, sans les barrières traditionnelles du crédit ou de l’épargne préalable.
Gigmile est une solution numérique développée par une start-up ghanéenne. Elle propose un modèle de financement « lease-to-own » (location-achat en français) via son service phare Gamma Mobility.
Ce modèle est pensé pour s’adapter aux revenus fluctuants des « gig workers » : les versements sont modulables, alignés sur les revenus estimés, et le plan inclut souvent l’entretien, l’assurance et les documents nécessaires. La start-up, basée à Accra, a été fondée en 2022 par Kayode Adeyinka et Samuel Esiri.
« Grâce à des partenariats avec des équipementiers et des institutions financières, Gigmile propose des solutions de financement automobile avec option d'achat aux travailleurs informels défavorisés du secteur de la logistique et du transport », indique la jeune pousse.
Concrètement, un travailleur peut obtenir une moto, un tricycle, voire une voiture, utiliser ce véhicule pour des plateformes de livraison ou de transport, générer des revenus tout en remboursant progressivement son véhicule. Une fois le plan achevé, l’engin lui revient en propriété. Cette formule transforme un actif productif inaccessible en un outil d’inclusion économique.
Les chiffres récents témoignent de l’impact : plus de 10 000 véhicules déployés dans plusieurs villes, des milliers de travailleurs actifs, et plusieurs centaines de véhicules déjà acquis par leurs utilisateurs. Le taux de remboursement élevé et l’utilisation intensive des véhicules confirment la viabilité du modèle.
Au-delà de la mobilité, Gigmile entend structurer un socle d’inclusion financière et d’employabilité. En fournissant un accès à un actif productif, l’entreprise offre une alternative concrète à la précarité, ouvre la porte à l’entrepreneuriat, et soutient l’économie informelle, difficile à toucher avec les circuits bancaires classiques.
En résumé, Gigmile illustre comment une fintech africaine peut combiner technologie, financement inclusif et mobilité pour créer des opportunités durables. En démocratisant l’accès aux véhicules, elle réinvente l’accès au travail, à l’autonomie et à la dignité, des enjeux essentiels pour des millions de travailleurs à travers le continent.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Via sa plateforme web, Stokvel Academy forme les Sud-africains à l’épargne collective
Face aux défis d’accès au crédit formel et aux faibles niveaux d’éducation financière, Stokvel Academy se positionne comme une initiative innovante pour démocratiser l’épargne collective et la gestion financière.
Stokvel Academy est une plateforme d’e-learning développée par une start-up éponyme. Elle offre des cours en ligne, des ressources pédagogiques et des outils pratiques pour aider les individus et les communautés à créer ou rejoindre des « stokvels », ces associations d’épargne collective traditionnelles répandues en Afrique du Sud, et à gérer convenablement leurs finances.
La start-up, basée à Soweto, a été lancée en 2017 par Busisiwe Skenjana. « En formant des jeunes agents, nous ne nous attaquons pas seulement au chômage, mais nous donnons également aux stokvels les moyens de devenir plus forts et plus résilients », a indiqué Mme. Skenjana.
Grâce à un catalogue de modules structurés, Stokvel Academy couvre des sujets variés : principes de base de l’épargne, planification financière, gestion de trésorerie, gouvernance des groupes d’épargne, évaluation des risques, et stratégie d’investissement. Accessible depuis un navigateur web, la plateforme permet à ses utilisateurs d’apprendre à leur rythme, quel que soit leur niveau de départ. Elle entend rendre l’éducation financière inclusive, en abaissant les barrières d’entrée à la connaissance des mécanismes d’épargne collective.
En combinant tradition et technologie, Stokvel Academy modernise un modèle communautaire bien implanté. Pour les groupes existants, la formation peut renforcer la gouvernance interne, éviter les conflits, et améliorer la pérennité du stokvel. Pour les nouveaux membres, elle représente une porte d’entrée vers des méthodes d’épargne structurée.
Dans un contexte où l’accès aux services bancaires reste limité pour une part de la population, Stokvel Academy apparaît comme une alternative pertinente qui combine inclusion financière, renforcement des capacités et « empowerment » des communautés. En formant des épargnants responsables et informés, la plateforme contribue à renforcer la résilience financière des ménages, stimuler l’investissement local, et encourager des dynamiques d’économie solidaire adaptées aux réalités africaines.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Kenya : iFunza met en relation enseignants et parents pour suivre les progrès des élèves à l'école
Au Kenya, l’application iFunza ambitionne de s’imposer comme un outil d’accompagnement scolaire novateur. Elle entend renforcer la collaboration entre les enseignants et les parents pour suivre le parcours académique des élèves.
iFunza est une solution edtech développée par une start-up kényane. Grâce à cette plateforme web et mobile, les enseignants peuvent partager les résultats, devoirs et observations en temps réel, tandis que les parents accèdent facilement aux performances de leurs enfants, quel que soit leur lieu de résidence.
La start-up a été lancée en 2019 par Caroline Ndiangui et Martin Kariithi (photo).
Elle est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 5000 fois, selon Play Store. Elle simplifie la communication entre l’école et la maison : les notifications automatiques informent les parents des devoirs, absences ou retards, et permettent aux enseignants d’envoyer des messages personnalisés pour alerter sur des difficultés ou féliciter les progrès. Le système de suivi centralisé offre une visibilité claire sur l’évolution scolaire, favorisant un accompagnement plus réactif et adapté de l’élève.
L’application est conçue pour fonctionner sur des smartphones modestes et consommer peu de données. Elle s’adresse aussi bien aux familles en milieu urbain qu’à celles des zones rurales. Dans un pays où l’accès à un ordinateur personnel reste limité, iFunza représente une alternative adaptée à la réalité locale.
Pour les établissements scolaires, elle permet de réduire les coûts administratifs liés à la gestion manuelle des bulletins, des convocations ou des communications parentales. Elle modernise l’administration scolaire et rationalise le suivi pédagogique en rendant les informations accessibles en ligne, rapidement et de manière sécurisée.
Dans un contexte où l’éducation et le suivi scolaire constituent des enjeux majeurs pour le développement, iFunza peut contribuer à améliorer la réussite scolaire, à renforcer la responsabilisation des acteurs (parents, enseignants, élèves) et à encourager un dialogue continu autour de l’apprentissage.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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