Face aux défis structurels de l’agriculture africaine (pertes post-récolte, accès limité au financement et marchés fragmentés), plusieurs start-up explorent des solutions numériques pour moderniser les chaînes de valeur agricoles. C’est dans cette dynamique que s’inscrit AgriBORA.
AgriBORA est une solution agritech développée par une jeune pousse kényane. Elle propose un modèle intégré visant à améliorer la gestion et la commercialisation des récoltes.
Son approche repose notamment sur un système de stockage certifié permettant aux agriculteurs, coopératives et négociants de conserver leurs céréales dans des entrepôts sécurisés et contrôlés. Ce dispositif vise à réduire les pertes post-récolte, un problème majeur dans de nombreux pays africains. La start-up a été fondée en 2018 par Kizito Odhiambo.
« Nous construisons un écosystème complet autour des agriculteurs, leur facilitant l’accès aux intrants agricoles, aux services financiers et aux marchés de vente de manière à rendre le processus abordable, pratique et fiable pour eux et leurs partenaires commerciaux. Notre objectif est de réduire les risques liés à l'agriculture à petite échelle, d'améliorer la productivité agricole et de faciliter des échanges commerciaux efficaces », a indiqué la jeune pousse.
Au cœur du dispositif figure un mécanisme de financement basé sur les récépissés d’entrepôt numériques. Concrètement, les agriculteurs qui déposent leurs récoltes dans les entrepôts partenaires reçoivent un reçu électronique qu’ils peuvent utiliser comme garantie pour accéder à des financements. Ce système leur permet de débloquer jusqu’à 70 % de la valeur de leur production tout en conservant la propriété de leurs céréales.
La solution inclut une dimension de mise en relation avec le marché. Grâce à la plateforme, les producteurs peuvent accéder à des informations sur les prix et vendre leurs récoltes à des acheteurs vérifiés lorsque les conditions du marché deviennent plus favorables. L’objectif est d’éviter les ventes précipitées à bas prix, fréquentes après les récoltes.
AgriBORA développe ainsi un écosystème numérique destiné à structurer le commerce des céréales en Afrique de l’Est. Elle s’appuie notamment sur des outils digitaux, des données climatiques et des services financiers pour améliorer la productivité et la résilience des exploitations agricoles.
En combinant stockage intelligent, financement et accès au marché, cette agritech ambitionne de réduire les risques pour les agriculteurs et de renforcer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement agricoles sur le continent.
Adoni Conrad Quenum
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09/03/2026 - Niger : iPay Money centralise tous les moyens de paiement pour les commerçants
Dans un contexte où les paiements numériques continuent de se développer en Afrique de l’Ouest, des solutions fintech émergent avec pour but de simplifier les transactions pour les entreprises et les particuliers.
iPay Money est une solution fintech développée par la jeune pousse nigérienne iFutur basée dans la ville de Niamey. Elle propose un service d’agrégation de paiements destiné aux commerçants, organisations et prestataires de services. Depuis février 2025, Sidikou Boubacar est le président-directeur général de iFutur.
La solution permet aux entreprises d’accepter différents moyens de paiement au sein d’une même infrastructure. Les utilisateurs peuvent notamment payer via mobile money, cartes bancaires ou encore liens de paiement et QR codes. Cette approche vise à simplifier l’encaissement pour les commerçants et à améliorer l’expérience de paiement pour les clients.
Ainsi, grâce à iPay Money, les entreprises peuvent centraliser la gestion de leurs transactions à partir d’un tableau de bord unique. Les commerçants peuvent, de leur côté, suivre leurs paiements, gérer leurs encaissements ou encore effectuer des transferts vers leurs partenaires et fournisseurs.
La solution s’adresse aussi bien aux entreprises disposant d’un site web qu’aux commerçants opérant hors ligne. Ceux-ci peuvent notamment utiliser des outils tels que les paiements par USSD, qui permettent de réaliser des transactions depuis un simple téléphone mobile, sans connexion Internet.
Selon l’entreprise, la plateforme prend en charge plusieurs partenaires de paiement, dont des opérateurs de mobile money et des réseaux de cartes bancaires, afin d’élargir les options de règlement disponibles pour les utilisateurs.
Au-delà des fonctions d’encaissement, iPay Money propose également des services complémentaires, comme la collecte de fonds en ligne, la création de boutiques numériques ou encore l’automatisation de transferts de paiements.
Avec ce type d’infrastructure, la fintech entend contribuer à la digitalisation des transactions et à l’inclusion financière, en facilitant l’accès des entreprises et des commerçants aux paiements électroniques.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Face au manque de structures sanitaires et de professionnels de santé dans plusieurs régions africaines, le numérique s’impose comme une solution de repli. Au Mali, la start-up Kénèya Koura propose sa solution d’e-santé aux populations.
Kénèya Koura est une solution d’e-santé développée par une start-up malienne. Elle permet de consulter un médecin en ligne, de prendre rendez-vous en quelques minutes et d’accéder à un dossier médical entièrement numérisé.
L’objectif est de réduire les déplacements inutiles et d’accélérer la prise en charge médicale, notamment dans les zones éloignées des centres hospitaliers. Basée à Bamako, Kénèya Koura a été lancée en 2021 par Hamidou Ouologuem, Fatoumata Diarra et Oumar Dioni.
La Healthtech propose une solution de télémédecine destinée à raccourcir le parcours de soins et à améliorer la collaboration médicale à distance. Accessible aux patients comme aux professionnels de santé, la plateforme revendique une disponibilité 24h/24 et 7j/7, avec une réponse médicale obtenue en moins d’une heure dans une grande majorité des cas.
Pour les praticiens, l’outil va au-delà de la simple téléconsultation. Il intègre la gestion d’agenda, la collaboration entre médecins, la téléexpertise et le suivi à distance des patients, ouvrant ainsi la possibilité d’élargir leur patientèle au-delà des contraintes géographiques.
Kénèya Koura s’inscrit dans une tendance de digitalisation des systèmes de santé africains. En numérisant les dossiers patients et en facilitant les consultations à distance, la solution cherche à répondre simultanément à deux défis majeurs du continent : les déserts médicaux et la continuité des soins.
La start-up adopte également une approche transnationale en permettant la collaboration avec des médecins africains et internationaux, notamment basés en Europe, afin d’améliorer l’accès à des expertises spécialisées.
Au-delà de l’innovation technologique, Kénèya Koura illustre la montée en puissance des healthtech africaines à impact social. En plaçant le numérique au service de la médecine de proximité, la plateforme ambitionne de devenir un maillon clé de la modernisation du système de santé malien et, à terme, un modèle reproductible dans d’autres marchés africains.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Dans un marché algérien encore marqué par une forte domination du cash, la plateforme Gifty tente d’imposer une nouvelle approche du paiement numérique : une application unique centralisant achats, factures, recharges et cartes cadeaux digitales.
Gifty est une solution fintech développée par une start-up algérienne. Elle permet aux utilisateurs de régler leurs dépenses courantes (électricité, gaz, eau, abonnements internet ou recharges mobiles) directement depuis leur téléphone. L’application donne également accès à plusieurs millions de produits e-commerce et à plus d’une centaine d’enseignes partenaires à travers le pays.
La start-up, basée dans la ville d’Alger, a été lancée en 2023 par Abderrahmane Anemiche. En octobre 2025, il a déclaré à Forbes Afrique : « mon objectif était clair : attaquer de front le problème structurel du cash et offrir une solution simple et accessible aux commerçants comme aux consommateurs ». Et d’ajouter : « mon parcours m’a appris une chose : s’adapter, innover et agir vite. C’est cet état d’esprit qui guide Gifty vers son futur de néobanque ».
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS d’Apple, AppGallery de Huawei et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon Google Play Store. Le modèle repose sur un portefeuille digital rechargeable via carte bancaire locale ou à travers un réseau physique de buralistes connectés.
Cette hybridation entre digital et distribution physique constitue un pilier de la stratégie de Gifty, visant à accompagner la transition vers les paiements numériques tout en incluant les utilisateurs peu familiarisés avec les services bancaires. Au-delà du paiement, la start-up mise sur l’économie du cadeau numérique. Les utilisateurs peuvent offrir du solde sous forme de cadeaux personnalisés (images, vidéos ou GIF) transformant chaque transfert d’argent en expérience sociale et émotionnelle.
Gifty développe parallèlement une offre corporate destinée aux entreprises. Cartes cadeaux multi-enseignes, programmes d’incitation et outils de fidélisation permettent aux marques de distribuer des récompenses digitales tout en suivant les performances via des tableaux de bord analytiques. La plateforme revendique déjà des millions de transactions et un réseau de dizaines de milliers de points de distribution agréés.
Dans un contexte où l’inclusion financière reste un défi majeur sur le continent, Gifty illustre l’émergence d’acteurs locaux cherchant à contourner les limites des infrastructures bancaires traditionnelles. Plus qu’une application de paiement, la solution ambitionne de devenir une porte d’entrée vers l’économie numérique algérienne, en rapprochant commerce, services publics et usages digitaux quotidiens.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Fido Money démocratise le crédit instantané au Ghana et en Ouganda
Dans un contexte où l’accès au crédit reste limité pour une grande partie de la population africaine, la fintech ghanéenne Fido Money mise sur la technologie pour réinventer les services financiers destinés aux particuliers et aux petites entreprises.
Fido Money est une solution fintech développée par une fintech ghanéenne. Elle permet aux particuliers et aux petites entreprises d’obtenir des prêts numériques instantanés sans garantie ni procédures bancaires traditionnelles.
La start-up a été lancée en 2014 par Nadav Topolski, Tomer Edry et Nir Zepkowit. En début de semaine, elle a annoncé la réussite d’un cycle de financement de 5,5 millions $ sous forme dettes pour développer sa technologie et soutenir sa croissance.
La solution dispose d’une application mobile depuis laquelle les utilisateurs peuvent vérifier leur identité, obtenir une évaluation de crédit et recevoir des fonds directement sur leur portefeuille mobile money en quelques minutes.
Au cœur du modèle de Fido se trouve un système d’analyse de données propriétaire baptisé « Fido Score ». Cet algorithme évalue la solvabilité des emprunteurs à partir de données alternatives (usage du téléphone, comportements transactionnels ou historiques numériques) afin de financer des clients souvent exclus du système bancaire classique.
Cette approche répond à un besoin structurel en Afrique de l’Ouest, où les micro-entrepreneurs et travailleurs informels disposent rarement d’historique financier formel. Au-delà du crédit individuel, Fido développe également des solutions destinées aux PME, avec des prêts progressifs permettant aux commerçants d’augmenter leurs capacités de financement au fil des remboursements réussis.
À travers son modèle entièrement digitalisé, Fido illustre une tendance forte de la fintech africaine : l’émergence de plateformes capables de transformer le smartphone en véritable porte d’entrée vers le crédit, l’épargne et, à terme, une gamme complète de services financiers numériques.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid
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Shimi : la solution sud-africaine qui numérise la logistique du dernier kilomètre
Alors que la transformation numérique s’accélère sur le continent, une nouvelle génération d’entreprises technologiques africaines cherche à accompagner les PME dans leur transition digitale. C’est le positionnement adopté par Laskenta.
Laskenta Technologie Limited est une jeune pousse nigériane spécialisée dans le développement logiciel et les solutions basées sur l’intelligence artificielle (IA). Basée à Port Harcourt, elle a été créée en 2024 par Nnaemeka Ugwumba.
La société se présente comme un fournisseur de solutions numériques intégrées destinées aux entreprises souhaitant moderniser leurs opérations. Son offre couvre le développement d’applications mobiles et web, la conception de systèmes d’entreprise, l’analyse de données ainsi que la création d’outils d’automatisation reposant sur l’IA.
Le modèle de Laskenta repose sur une approche « tout-en-un » : accompagner les organisations depuis la phase de conception jusqu’au déploiement et à la maintenance des solutions digitales. L’entreprise développe notamment des tableaux de bord d’intelligence décisionnelle, des plateformes e-commerce, des systèmes d’analyse prédictive ou encore des chatbots intelligents capables d’automatiser certaines interactions clients.
Parmi ses réalisations figurent plusieurs applications utilisant l’intelligence artificielle, dont un analyseur de CV automatisé, un outil de résumé de documents juridiques ou encore un assistant numérique dédié au bien-être mental. Ces projets illustrent l’orientation de la start-up vers des cas d’usage concrets de l’IA appliquée aux besoins professionnels et individuels.
Au-delà de la technologie, l’enjeu est économique. Dans de nombreux pays africains, les PME restent confrontées à des coûts élevés de digitalisation et à un manque d’expertise technique interne. En proposant des solutions sur mesure adaptées aux réalités locales, des acteurs comme Laskenta tentent de combler le déficit d’infrastructures numériques.
Adoni Conrad Quenum
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Dans plusieurs marchés africains, l’économie informelle continue de dominer les échanges commerciaux, souvent organisés via les réseaux sociaux ou le bouche-à-oreille. En Guinée, Fifoow s’inscrit dans une dynamique visant à structurer ces transactions grâce à un environnement numérique centralisé.
Fifoow est une solution de commerce en ligne développée par une jeune pousse guinéenne. Elle se présente comme une « marketplace » mobile dédiée aux petites annonces et aux opportunités locales. La start-up a été lancée en février 2026 par Oumar Sadjo Barry.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. Elle permet aux utilisateurs d’acheter, de vendre ou de rechercher divers biens et services depuis une interface unique. Le principe est de connecter directement vendeurs, acheteurs et recruteurs au sein d’un espace numérique adapté au marché guinéen.
La plateforme couvre plusieurs catégories d’usage. Les utilisateurs peuvent y publier des annonces immobilières, proposer des véhicules, rechercher un emploi, vendre des produits électroniques ou encore promouvoir leurs services professionnels. Chaque annonce inclut des photos, une description détaillée, la localisation du vendeur ainsi qu’un contact direct par téléphone ou messagerie, réduisant les intermédiaires dans la transaction.
Conçue selon une approche « mobile-first », Fifoow intègre un moteur de recherche avec filtres permettant de trier les offres par prix, catégorie, état du produit ou encore zone géographique. L’application propose également des profils boutiques pour les commerçants, des notifications en temps réel et des mécanismes de vérification destinés à renforcer la confiance entre utilisateurs.
Au-delà d’un simple site de petites annonces, la solution ambitionne de numériser les échanges quotidiens dans un contexte où le commerce en ligne reste encore émergent sur le continent, en particulier en Guinée.
En regroupant offres d’emploi, produits, services et opportunités économiques dans une même plateforme, Fifoow cherche à créer un point d’entrée numérique unique pour les transactions locales.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Face à la numérisation rapide des paiements et des opérations financières, de nouvelles solutions émergent pour simplifier la gestion quotidienne des entreprises. Swypex s’inscrit dans cette dynamique avec sa plateforme tout-en-un dédiée à la gestion financière.
Swypex est une solution fintech développée par une jeune pousse égyptienne. Elle permet aux entreprises de centraliser plusieurs fonctions financières habituellement dispersées entre différentes solutions telles que les paiements, la facturation, la gestion des dépenses et les cartes bancaires professionnelles. La start-up, basée au Caire, a été lancée en 2022 par Ahmad Mokhtar, Tarek Mokhtar et Sasan Hezarkhani.
Concrètement, la plateforme agit comme un tableau de bord financier. Elle dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android, totalisant plus de 1000 téléchargements, selon les données de Play Store.
Les entreprises peuvent y ouvrir un compte professionnel, émettre des cartes professionnelles pour leurs équipes, suivre les transactions en temps réel et automatiser les processus internes liés aux dépenses. L’objectif est de remplacer les méthodes traditionnelles (feuilles Excel, validations manuelles ou gestion des liquidités) par des processus « workflows » numériques intégrés.
Parmi ses produits phares figure une carte professionnelle à limites d’approbation dynamique. Avant qu’une dépense ne soit effectuée, celle-ci peut être validée selon des règles définies par le service financier, offrant une visibilité immédiate sur les flux de trésorerie et un meilleur contrôle budgétaire.
Selon Ahmad Mokhtar, cofondateur de Swypex, « les cartes à limite d’approbation apportent un nouveau niveau de précision et d'agilité à la finance d'entreprise. Elles constituent un pont entre la gestion de trésorerie à l'ancienne et les dépenses d'entreprise fluides et sécurisées. Cette carte permet aux entreprises de passer de la poursuite des dépenses à leur contrôle avec clarté, rapidité et confiance ».
Swypex cible principalement les PME et les entreprises en croissance confrontées à des opérations financières fragmentées telles que les paiements multiples, la gestion complexe des factures ou le suivi difficile des dépenses des employés. En regroupant ces fonctions dans une seule interface, la start-up cherche à réduire les frictions administratives et à améliorer la transparence financière.
À mesure que les économies africaines accélèrent leur transformation numérique, des plateformes comme Swypex traduisent une tendance de fond : la finance d’entreprise devient progressivement un service numérique intégré, pensé pour automatiser la gestion financière au quotidien.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Alors que l’essor du commerce en ligne et des services à la demande accélère la transformation des chaînes d’approvisionnement en Afrique, la start-up sud-africaine Shimi s’attaque à l’un des maillons les plus complexes du secteur : la logistique du dernier kilomètre.
Shimi est une solution numérique développée par une start-up sud-africaine. Elle permet aux entreprises et aux particuliers de réserver instantanément des services de transport et de livraison adaptés à leurs besoins.
L’objectif est de rendre la logistique aussi accessible et fluide qu’une application de mobilité. La start-up a été fondée en 2016 par Aron Watermeyer.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a été téléchargée plus d’un millier de fois, selon Play Store. Depuis son interface, les utilisateurs peuvent sélectionner différents types de véhicules (utilitaires légers, camions ou solutions de fret) en fonction du volume de marchandises ou de produits à transporter.
La plateforme centralise la gestion des commandes, le suivi en temps réel des livraisons et la coordination avec un réseau de transporteurs partenaires, réduisant ainsi la complexité administrative souvent associée aux opérations logistiques.
Les entreprises accèdent rapidement à une capacité de transport flexible, tandis que les transporteurs optimisent l’utilisation de leurs véhicules en recevant un flux continu de missions. Cette approche répond à une problématique récurrente en Afrique australe, où de nombreuses PME disposent d’une demande logistique irrégulière mais croissante.
Au-delà du simple transport, Shimi ambitionne de devenir une infrastructure technologique pour la « supply chain » urbaine. En intégrant le suivi digital, la planification automatisée et la réservation en ligne, la solution s’inscrit dans la tendance globale de « logistics-as-a-service », déjà adoptée dans les marchés plus matures.
Dans un contexte marqué par la croissance du e-commerce et la montée des économies à la demande, des plateformes comme Shimi illustrent l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes pousses africaines qui ne créent pas seulement des applications, mais repensent la manière dont les biens circulent dans les villes africaines. Le but est de faire de la technologie le moteur d’une logistique plus rapide, plus transparente et plus accessible aux entreprises de toutes tailles.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Maroc : WafR transforme les commerces de proximité en hubs financiers
Dans un continent où l’inclusion financière reste étroitement liée aux réseaux physiques de distribution, la start-up marocaine WafR mise sur un modèle hybride combinant fintech, retail tech et économie informelle.
WafR est une solution numérique développée par une jeune pousse marocaine. Elle permet de transformer les commerces de proximité les « hanouts » en véritables points d’accès aux services financiers et digitaux.
La start-up, basée à Casablanca, a été fondée en 2021 par Ismail Bargach (photo) et Reda Sellak. Plus tôt dans le mois de février, elle a annoncé la réussite d’un tour de table de 4 millions de dollars pour développer sa technologie et soutenir sa croissance.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon les données de Play Store. Depuis la plateforme web ou l’application mobile, les petits détaillants peuvent proposer à leurs clients des services tels que la recharge téléphonique, le paiement de factures et d’autres services numériques, sans passer par une agence bancaire traditionnelle.
Le modèle repose sur la confiance déjà établie entre les commerçants de quartier et leurs communautés. Dans un pays où les paiements en espèces restent dominants et où l’accès aux services financiers demeure inégal, ces commerces deviennent ainsi le dernier kilomètre de la finance digitale.
WafR revendique près de 20 000 commerces actifs connectés à sa plateforme, constituant l’un des réseaux marchands digitalisés les plus importants du Maroc. La start-up ambitionne désormais d’élargir son offre vers les transferts d’argent entre particuliers et les remises domestiques, renforçant son positionnement comme infrastructure fintech de proximité.
Au-delà des services financiers, la solution permet également aux marques de grande consommation de diffuser des promotions ciblées et de mieux comprendre les habitudes d’achat grâce à la collecte de données issues du commerce traditionnel.
Ce positionnement illustre une tendance croissante dans la fintech africaine Plutôt que de remplacer les réseaux existants, certaines start-up choisissent de numériser l’économie informelle pour accélérer l’adoption des services digitaux.
Adoni Conrad Quenum
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MedSen s’inscrit dans une ambition plus large visant à mobiliser la technologie pour renforcer l’accès aux soins et promouvoir la prévention dès le plus jeune âge. La plateforme est consacrée à la gestion numérique de la santé en milieu scolaire.
Pensée comme une plateforme sénégalaise de suivi médical des élèves, MedSen vise à numériser l’ensemble du parcours sanitaire en milieu scolaire, depuis la prévention jusqu’au suivi individualisé. La solution cible un enjeu souvent peu visible : la coordination entre écoles, personnels médicaux, parents et autorités sanitaires. Basée à Dakar, la start-up a été lancée en 2020 par Ndeye-Talla Dioum.
« MedSen est née de notre forte volonté à mettre à profit nos expériences et expertises locales et internationales au service d'une cause qui nous tient à cœur : améliorer la santé de nos populations au Sénégal et en Afrique grâce à des solutions technologiques novatrices », indique la start-up.
Concrètement, elle repose sur la création d’un dossier de santé numérique unique pour chaque élève. Ce dossier centralise les informations essentielles telles que les bilans médicaux, l’historique vaccinal, les consultations, les dépistages ou les orientations vers des structures de soins. L’objectif est de remplacer les suivis fragmentés et les dossiers papier par une base de données sécurisée et accessible aux professionnels autorisés.
MedSen intègre également des outils opérationnels destinés aux équipes médicales scolaires. Les inspections médicales peuvent organiser et suivre des campagnes de vaccination, de dépistage visuel ou nutritionnel, tout en disposant de tableaux de bord statistiques en temps réel pour piloter les politiques de santé publique à l’échelle locale ou nationale.
Un portail dédié permet aux parents de suivre la santé de leurs enfants, de recevoir des notifications, de donner leur consentement numérique ou d’échanger avec les équipes médicales, renforçant ainsi la continuité entre l’école et la famille.
À travers cette approche, MedSen illustre une tendance croissante en Afrique : l’émergence de solutions numériques locales capables d’accompagner la modernisation des systèmes de santé tout en répondant aux réalités du terrain. La healthtech revendique plus de 6 millions d’élèves couverts et est présente dans toutes les régions du Sénégal.
Adoni Conrad Quenum
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Kenya : VunaPay accélère le paiement des petits agriculteurs
Au Kenya, la start-up VunaPay a mis en place une solution numérique visant à résoudre un problème structurel du secteur agricole africain : les retards de paiement auxquels font face les petits exploitants.
Dans de nombreuses filières agricoles, les agriculteurs livrent leur production à des coopératives puis attendent parfois plusieurs mois avant d’être rémunérés, le temps que les récoltes soient vendues. Avec sa solution numérique, VunaPay propose une approche différente en introduisant un système de paiement quasi instantané, dès la livraison des produits agricoles, améliorant ainsi la stabilité financière des producteurs.
Fondée en 2023 par Gatwĩri Njogu-Mokaya (photo) et basée à Nairobi, la start-up ne se limite pas aux paiements. Elle combine plusieurs outils numériques destinés aux coopératives agricoles tels que la gestion des stocks, le suivi des producteurs, l’enregistrement des livraisons et la tenue de registres en temps réel. Cette numérisation vise à renforcer la transparence et à réduire les inefficacités administratives souvent enregistrées dans les chaînes de valeur agricoles.

Concrètement, VunaPay relie agriculteurs, coopératives et institutions financières. En sécurisant les données de production et les transactions, la solution facilite l’accès au revenu pour les producteurs tout en améliorant la gestion opérationnelle des organisations agricoles.
La jeune pousse s’inscrit dans la dynamique croissante de l’agri-fintech en Afrique de l’Est, où les innovations numériques ambitionnent de moderniser un secteur encore largement dominé par des processus manuels. La start-up a déjà intégré plusieurs coopératives opérant notamment dans les filières café, maïs et produits laitiers, et ambitionne d’étendre son modèle à d’autres régions.
Au-delà de la technologie, l’enjeu est économique et social : des paiements plus rapides permettent aux agriculteurs d’éviter l’endettement informel et de mieux planifier leurs activités agricoles. En combinant finance, data et gestion agricole, VunaPay illustre ainsi une nouvelle génération de solutions africaines cherchant à connecter innovation numérique et inclusion financière rurale.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
Dans un contexte où la demande de compétences numériques dépasse l’offre sur le marché de l’emploi, la formation professionnelle spécialisée devient un enjeu stratégique. C’est dans ce cadre que se positionne Sirius Skills.
Sirius Skills est une plateforme d’apprentissage en ligne développée par une jeune pousse ghanéenne. Lancée en 2025 par Ariel Garraway, elle vise à combler le fossé entre l’éducation traditionnelle et les besoins réels du marché du travail.
La solution propose une gamme de programmes structurés, conçus pour répondre aux exigences actuelles des employeurs, particulièrement dans des domaines où la demande de talents est la plus forte, comme l’analyse de données, la gestion de projets, le leadership ou encore les compétences numériques de base.
L’un des éléments distinctifs de Sirius Skills est son approche pratique : plutôt que de se limiter à des cours théoriques, les formations sont orientées vers des livrables et des compétences applicables directement en entreprise. Cette pédagogie pratique « hands-on » permet aux apprenants de produire des résultats concrets tout au long de leur apprentissage, facilitant ainsi leur insertion ou leur progression professionnelle.
« Les apprenants participent également à un environnement communautaire structuré qui renforce la responsabilité et la collaboration. Cette configuration reflète les conditions réelles de travail et aide les employeurs à évaluer la préparation au-delà des seules connaissances techniques », a déclaré M. Garraway.
Du côté des employeurs, la plateforme agit également comme un pont entre les besoins en compétences et les talents disponibles. Sirius Skills travaille avec les entreprises pour identifier les lacunes de compétences au sein de leurs équipes et propose des parcours adaptés, contribuant à réduire les coûts d’intégration et à améliorer la capacité des organisations à innover.
« Nous menons activement des entretiens avec des employeurs à travers le Ghana afin d'aligner notre programme de formation sur les compétences qu'ils recherchent. Notre formation est conçue pour répondre aux attentes réelles en matière de recrutement », indique la start-up.
Alors que les économies africaines et mondiales cherchent à accélérer leur transformation numérique, des initiatives comme Sirius Skills offrent une réponse ciblée à l’un des défis les plus pressants du secteur : développer une main-d’œuvre qualifiée, prête à répondre aux besoins actuels et futurs du marché technologique.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Dans le paysage dynamique du commerce en ligne, la logistique et le traitement des commandes restent des défis majeurs pour les marques et les marchands. Pour répondre à ces besoins, Flextock s’affirme comme une solution viable.
Flextock est une solution de logistique développée par une jeune pousse égyptienne. Elle permet aux entreprises de commerce en ligne de se concentrer sur la croissance de leurs ventes pendant que la plateforme s’occupe de leurs opérations. La start-up, basée au Caire, a été lancée en 2021 par Mohamed Mossaad et Enas Siam.
La plateforme propose une gestion complète de la chaîne d’approvisionnement : réception et stockage des marchandises, traitement des commandes « picking et packing », ainsi que la préparation et l’expédition finale vers les clients. Plus tôt dans le mois, elle a annoncé la réussite d’un tour de table de 12,6 millions $. Les fonds seront utilisés pour développer sa technologie et soutenir sa croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), notamment en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Au cœur de l’offre de Flextock se trouve une intégration fluide avec les boutiques en ligne des marchands, offrant une visibilité en temps réel des stocks et des commandes, ainsi que des tableaux de bord personnalisés pour suivre les indicateurs clés. Grâce à des solutions de stockage à la demande sans minimum d’espace requis, les entreprises (qu’elles vendent en B2C ou en B2B) peuvent adapter leurs opérations au rythme de leur croissance.
La plateforme va au-delà de la simple logistique traditionnelle. Elle englobe également l’agrégation des livraisons, la gestion des échanges transfrontaliers et des options de gestion de trésorerie, répondant ainsi aux contraintes opérationnelles des e-commerçants modernes.
Avec un haut niveau de précision dans le traitement des commandes et une capacité de plusieurs centaines de milliers de commandes par mois, Flextock se positionne comme un acteur clé pour les marques qui cherchent à externaliser leurs opérations logistiques tout en gagnant en efficacité et en réactivité sur le marché numérique.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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