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Dans un contexte où les plateformes de financement participatif gagnent du terrain dans plusieurs régions du monde, la start-up sud-africaine Milli se lance sur ce segment pour démocratiser cette façon d’accéder à des fonds sur le continent.

Milli est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux particuliers, communautés et associations de lever des fonds pour des besoins personnels ou des causes d’intérêt général, en l’occurrence des dépenses médicales, des projets éducatifs, des activités entrepreneuriales ou encore des initiatives communautaires. La start-up, basée à Johannesburg, a été lancée en 2023 par Dario Eugenio et Peter Konhäusner.

« Nous ne nous contentons pas d’héberger des campagnes, nous contribuons à leur financement grâce à notre audience et à nos partenaires », a indiqué Dario Eugenio. Et d’ajouter : « la plateforme s’articule autour de la narration, de la vidéo et du partage sur les réseaux sociaux, permettant ainsi aux utilisateurs de créer des campagnes captivantes et de les diffuser efficacement. Notre conviction fondamentale est simple : de meilleures histoires génèrent davantage de financements ».

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargé plus de 500 fois, selon les données de Play Store. Les utilisateurs peuvent créer une campagne, y ajouter des photos, vidéos et documents, puis partager un lien personnalisé sur les réseaux sociaux afin de mobiliser des donateurs.

Milli cherche ainsi à combiner les mécanismes du crowdfunding avec une approche inspirée des réseaux sociaux. Les donateurs peuvent suivre l’évolution des campagnes, recevoir des mises à jour et visualiser l’impact de leurs contributions.

La start-up affirme vouloir construire une plateforme « centrée sur l’humain », capable de renforcer les solidarités locales grâce au numérique. Cependant, il faut souligner que la jeune pousse facture 1000 rands (environ 60 $) par campagne.

Cette approche intervient dans un contexte où l’accès au financement reste difficile pour de nombreuses populations africaines, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation ou du micro-entrepreneuriat. En parallèle, la progression du mobile money et la généralisation des smartphones ouvrent de nouvelles opportunités pour les solutions de collecte de fonds numériques sur le continent.

Au-delà de la collecte de dons, Milli semble vouloir se positionner comme une infrastructure numérique dédiée à l’impact social. L’entreprise cible à la fois les particuliers, les organisations caritatives et les communautés locales cherchant à mobiliser rapidement des ressources financières autour de projets spécifiques.

« La prochaine étape consiste à nous développer en Afrique subsaharienne, où l’utilisation intensive des téléphones portables et les habitudes de partage sur les réseaux sociaux rendent ce modèle très facilement transposable », a ajouté Dario Eugenio.

L’émergence de plateformes comme Milli illustre également la diversification progressive de l’écosystème tech africain, où les start-up ne se concentrent plus uniquement sur les paiements ou l’e-commerce, mais investissent aussi des segments liés à l’économie solidaire et à l’innovation sociale.

Adoni Conrad Quenum

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Algérie : Qooxy connecte restaurants et consommateurs via une application mobile

Posted On mardi, 12 mai 2026 15:15 Written by

Face à la montée des plateformes internationales de livraison en Afrique du Nord, la start-up algérienne Qooxy tente de se faire une place en misant sur un modèle adapté aux réalités locales.

Lancée en 2020 à Sétif, en Algérie, Qooxy propose une application de livraison de repas et de services à domicile pensée pour les villes algériennes encore peu couvertes par les grands acteurs du secteur. Sofian Hachid en est l’un des cofondateurs.

La plateforme permet aux utilisateurs de commander des repas auprès de restaurants partenaires, avec un suivi en temps réel des livraisons via une application mobile disponible sur iOS et Android. Elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois sur le Google Play Store, selon la plateforme. De son côté, la start-up revendique plus de 200 000 téléchargements sur l’ensemble de ses canaux.

Selon la start-up, son positionnement repose principalement sur les villes de l’intérieur du pays, souvent moins desservies par les grandes plateformes de livraison structurées. L’entreprise affirme vouloir répondre à un marché encore largement fragmenté, où une grande partie des restaurants fonctionne sans infrastructure numérique avancée.

Qooxy met ainsi en avant un modèle logistique conçu pour réduire les délais de livraison dans les centres urbains secondaires. Elle s’appuie sur un réseau de livreurs indépendants connectés à une application dédiée baptisée « Qooxy Agent ».

Au-delà de la restauration, la start-up cherche à se positionner progressivement comme une plateforme multiservices capable de connecter commerçants, livreurs et consommateurs dans plusieurs villes algériennes. « Nous avons commencé par faciliter la livraison à domicile, mais nous considérons que ce n’est que le début d’un service visant à simplifier les échanges entre les différents acteurs : des soirées plus simples, des journées plus fluides et des services plus accessibles pour les utilisateurs », a indiqué la jeune pousse.

Cette stratégie rappelle celle adoptée par plusieurs super-apps africaines et moyen-orientales, qui élargissent progressivement leurs services vers le commerce local, la livraison express ou les services de proximité.

L’émergence de solutions comme Qooxy illustre également la dynamique croissante de l’écosystème des start-up algériennes, soutenu ces dernières années par plusieurs initiatives publiques destinées à encourager l’innovation et la transformation numérique.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Sénégal : Outalma fluidifie les livraisons entre l’Afrique et le reste du monde

Posted On lundi, 11 mai 2026 17:58 Written by

Dans un contexte où le e-commerce africain se développe rapidement, la logistique reste un maillon critique, souvent marqué par des délais longs, des coûts élevés et des procédures complexes. C’est sur ce segment que se positionne la start-up sénégalaise Outalma.

Outalma est une solution numérique qui ambitionne de numériser et de simplifier les flux logistiques entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie.

Présentée comme une plateforme e-logistique intégrée, elle prend en charge l’ensemble de la chaîne de livraison, de l’achat à l’international à la livraison finale chez le client. La start-up, présente dans plusieurs villes d’Afrique et d’Europe, a été lancée en 2019 par Alioune Mbengue.

Concrètement, la solution permet aux particuliers et aux entreprises d’acheter des produits à l’étranger, de les faire acheminer vers des entrepôts partenaires, puis de les expédier vers plusieurs pays africains via le fret aérien ou maritime.

L’un des points clés du modèle réside dans sa capacité à gérer le dernier kilomètre, souvent considéré comme le principal défi logistique en Afrique. Outalma s’appuie sur une flotte dédiée (utilitaires, scooters) pour assurer la livraison finale, réduisant ainsi les contraintes liées à la distribution locale.

Grâce à la plateforme, les utilisateurs peuvent suivre leurs colis en temps réel, obtenir des devis ou piloter leurs expéditions de bout en bout. Cette visibilité répond à un besoin critique de transparence dans un secteur encore marqué par un manque de traçabilité.

Outalma propose également des services complémentaires comme l’entreposage sécurisé, la gestion douanière et l’optimisation des flux logistiques, positionnant la start-up comme un acteur de bout en bout de la chaîne d’approvisionnement.

En s’attaquant aux contraintes logistiques, Outalma s’inscrit dans la dynamique de structuration de l’infrastructure du e-commerce en Afrique. À terme, ce type de solution pourrait jouer un rôle clé dans l’accélération des échanges commerciaux et l’intégration du continent dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Adoni Conrad Quenum

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Nigeria : Siiqo permet de créer une boutique en ligne en quelques clics

Posted On mercredi, 06 mai 2026 16:33 Written by

La numérisation des petites entreprises reste un défi en Afrique, où une grande partie des commerçants et freelances opèrent encore sans véritable présence en ligne structurée. Pour répondre à ce besoin, la start-up nigériane Siiqo propose une solution.

Siiqo est une solution numérique développée par une jeune pousse nigériane du même nom. Elle propose une plateforme de commerce en ligne qui se veut un véritable « système d’exploitation du commerce local ». La start-up, basée à Abuja, la capitale, a été fondée en 2026 par Okerere Innocent Chinweokwu et Linda Kolapa Ogochukwu.

Concrètement, la plateforme permet aux PME et aux indépendants de créer facilement, en quelques clics, une boutique en ligne personnalisée, sans compétences techniques. Contrairement aux marketplaces classiques, elle mise sur des vitrines de marque, permettant aux vendeurs de construire une identité numérique complète plutôt que de simples fiches produits.

Au cœur de la proposition de valeur figure également un système de découverte hyperlocale. Les utilisateurs peuvent identifier des vendeurs situés dans leur quartier ou leur ville, facilitant ainsi le commerce de proximité tout en élargissant leur visibilité.

En ce qui concerne les transactions, la solution intègre un mécanisme de paiement sous séquestre (escrow), dans lequel les fonds sont conservés jusqu’à la confirmation de la livraison par l’acheteur. Cette approche vise à renforcer la confiance dans les transactions en ligne, un frein encore important à l’adoption du e-commerce sur le continent.

Au-delà de la vente, la plateforme propose des outils de gestion (facturation, suivi des commandes, gestion des stocks), ce qui positionne Siiqo comme une solution tout-en-un pour piloter une activité commerciale.

Encore à ses débuts, la start-up s’inscrit dans la tendance de création d’infrastructures numériques adaptées aux réalités africaines. À terme, elle ambitionne de structurer le commerce informel en offrant aux entrepreneurs les outils nécessaires pour gagner en visibilité, en crédibilité et en efficacité, dans un écosystème numérique encore en construction.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Sénégal : Sendon connecte les donneurs de sang et les hôpitaux en cas d’urgence

Posted On mardi, 05 mai 2026 14:57 Written by

Au Sénégal, la gestion des dons de sang reste un défi majeur pour les structures de santé, souvent confrontées à des pénuries en situation d’urgence. Pour y répondre, la start-up Jamora Technologie a développé une solution numérique.

Sendon est une solution d’e-santé développée par Jamora Technologie. La plateforme vise à connecter les donneurs de sang et les hôpitaux, en s’appuyant sur les technologies mobiles. La start-up a été lancée par Ousmane Ndieguene.

La solution fonctionne comme un réseau intelligent. En cas de besoin urgent, les établissements de santé peuvent lancer une alerte ciblée en fonction du groupe sanguin recherché et de la localisation. Les donneurs inscrits reçoivent alors une notification et peuvent se rendre dans le centre le plus proche. Ce mécanisme permet de réduire considérablement les délais de mobilisation, un facteur critique dans les situations d’urgence médicale.

Au-delà de la mise en relation, Sendon propose également une base de données structurée de donneurs volontaires, régulièrement mise à jour. Cette approche permet d’anticiper les besoins et de mieux organiser les campagnes de don, tout en limitant le recours aux appels informels souvent diffusés sur les réseaux sociaux.

L’initiative s’inscrit dans une dynamique de numérisation du secteur de la santé au Sénégal, où les start-up jouent un rôle croissant dans l’amélioration des services. En apportant une réponse concrète à un problème de santé publique, Sendon illustre le potentiel des solutions locales pour renforcer l’efficacité du système sanitaire.

À terme, la start-up pourrait être intégrée plus largement dans les dispositifs nationaux de gestion du sang, voire étendue à d’autres pays confrontés aux mêmes défis. Si son déploiement est soutenu, elle pourrait contribuer à structurer durablement les chaînes de don et à sauver davantage de vies, en rendant le sang disponible au bon moment et au bon endroit.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Afrique du Sud : Tivvio, une plateforme de billetterie pensée pour l’économie des créateurs

Posted On lundi, 04 mai 2026 17:46 Written by

Dans un marché de la billetterie événementielle dominé par des plateformes conçues pour les grands événements, Tivvio se positionne sur un segment encore peu adressé : celui des organisateurs indépendants.

Tivvio est une solution numérique développée par une start-up sud-africaine. Elle propose une plateforme de ticketing « self-serve » qui permet aux créateurs, promoteurs et community builders de créer et gérer leurs événements en quelques minutes.

L’utilisateur peut générer une page dédiée, vendre des billets et suivre ses participants, avec des options de paiement locales et des délais de paiement rapides. La start-up, basée à Durban, a été lancée en 2026 par Siyabonga Ngcobo.

« En Afrique du Sud, la billetterie est purement transactionnelle. Tivvio s’efforce de créer un monde où la plateforme elle-même aide les gens à découvrir des événements, à entrer en contact avec d’autres participants et à se forger une identité autour des événements auxquels ils assistent », a déclaré Siyabonga Ngcobo.

Contrairement aux solutions traditionnelles, Tivvio cible spécifiquement les petits et moyens événements, souvent récurrents, qui structurent l’économie des créateurs. Ce positionnement répond à un manque identifié sur le marché : des outils jugés peu adaptés aux besoins des organisateurs indépendants, tant en termes d’expérience utilisateur que de flexibilité.

« Au-delà de la billetterie, nous intégrons des fonctionnalités sociales directement dans la plateforme : flux d’événements, profils des participants et outils de découverte qui font de la participation à des événements une expérience plus connectée. L’objectif est de rendre la participation à des événements plus sociale, et pas seulement plus transactionnelle », a ajouté M. Ngcobo.

Le modèle économique repose sur une commission par billet vendu, sans frais fixes ni abonnement, ce qui réduit la barrière à l’entrée pour les organisateurs. Encore à un stade précoce, Tivvio se concentre sur le développement de sa base d’organisateurs en Afrique du Sud, avec une expansion envisagée vers d’autres villes et marchés africains. La plateforme a été conçue dès le départ pour être adaptable à différents systèmes de paiement locaux.

En misant sur l’économie des créateurs et sur une approche « social-first », Tivvio illustre une évolution du secteur de la billetterie : le passage d’outils transactionnels à des plateformes communautaires, capables de capter de nouvelles dynamiques autour des événements.

Adoni Conrad Quenum

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VTC : Gamride, une application qui mise sur la négociation des tarifs en Gambie

Posted On jeudi, 30 avril 2026 14:12 Written by

Basée en Zambie, ZeroAI Technologies développe une solution EdTech qui cible un angle encore peu adressé : l’enseignement de l’intelligence artificielle et de la robotique dans des environnements à faibles ressources.

ZeroAI est une solution numérique développée par une jeune pousse zambienne. Elle propose des laboratoires pédagogiques clés en main permettant aux écoles d’enseigner les disciplines STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), même en l’absence d’Internet ou d’infrastructures électriques fiables.

Lancée en 2015 par Lottie Mukuka (photo), la start-up conçoit ainsi des écosystèmes complets intégrant matériel, logiciels et contenus pédagogiques.

« Nous avons conçu notre solution pour les écoles que tout le monde ignore : celles qui manquent de ressources, situées en zone rurale ou dépourvues d’infrastructures. [...] Personne ne résolvait le problème de l’environnement hors ligne, axé sur le matériel et couvrant l’ensemble du laboratoire, à un prix que les écoles pouvaient réellement se permettre », a indiqué Lottie Mukuka.

Chaque déploiement comprend notamment des kits matériels (Arduino, capteurs IoT), des logiciels de simulation propriétaires fonctionnant hors ligne, ainsi qu’un programme pédagogique structuré et des formations destinées aux enseignants. L’objectif est de permettre aux établissements de devenir autonomes dans l’enseignement de l’IA et de la robotique.

Ce positionnement s’inscrit dans une problématique structurelle du continent : la majorité des solutions EdTech reposent sur une connectivité Internet stable et des équipements numériques, encore largement absents dans de nombreuses écoles africaines. ZeroAI fait donc le choix d’une approche centrée sur le matériel et le hors ligne, pensée pour les zones rurales ou sous-équipées.

Au-delà de cette offre éducative, l’entreprise développe également des solutions plus larges en automatisation, robotique et innovation digitale, dans une logique de convergence entre formation et applications industrielles. Déjà déployée dans plusieurs pays, la solution a permis de former plus de 10 000 élèves à travers une quarantaine d’écoles, en Afrique et sur d’autres marchés émergents.

En s’attaquant à la question de l’accès aux compétences numériques dès le niveau scolaire, ZeroAI Technologies illustre une tendance émergente : celle de start-up africaines qui ne se contentent pas de numériser l’éducation, mais qui adaptent leurs modèles aux contraintes d’infrastructure pour élargir réellement l’accès aux technologies de demain.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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VTC : Gamride, une application qui mise sur la négociation des tarifs en Gambie

Posted On jeudi, 30 avril 2026 12:40 Written by

Sur le marché du transport à la demande largement dominé par des modèles à tarification algorithmique, Gamride propose une approche alternative : redonner aux utilisateurs le contrôle du prix de leur trajet.

Gamride est une application de transport à la demande développée par une start-up gambienne. Elle se positionne comme une plateforme de mise en relation entre passagers et chauffeurs, avec une particularité notable : contrairement aux applications classiques, où les tarifs sont fixés dynamiquement par des algorithmes, la plateforme, lancée en 2025, repose sur un modèle fondé sur la négociation des tarifs.

Son ambition est de « révolutionner les transports urbains en créant une plateforme équitable et transparente où les passagers et les chauffeurs ont tous deux leur mot à dire dans chaque transaction », explique la jeune pousse.

Concrètement, l’utilisateur indique son point de départ, sa destination et le montant qu’il est prêt à payer. Les chauffeurs à proximité peuvent alors accepter l’offre, la refuser ou proposer un tarif alternatif.

Ce modèle répond à l’une des principales critiques adressées aux plateformes traditionnelles : le manque de transparence des prix, notamment en période de forte demande. Gamride met en avant une politique sans « surge pricing » (tarification dynamique en période de forte demande) et sans frais cachés, avec un tarif final fixé avant le départ.

Au-delà des tarifs, la plateforme intègre les fonctionnalités classiques du secteur : géolocalisation en temps réel, profils de chauffeurs avec notation, vérification des conducteurs et plusieurs options de paiement, incluant le mobile money (paiement via téléphone mobile) et la carte bancaire.

L’application revendique déjà plus de 50 000 utilisateurs et plus de 500 000 trajets effectués, principalement dans les grandes villes gambiennes. Elle ambitionne d’étendre son modèle à d’autres marchés africains, en capitalisant sur une promesse de transparence et de flexibilité.

En misant sur un modèle inspiré du « bid-based pricing » (tarification basée sur les offres des utilisateurs), Gamride s’inscrit dans une tendance émergente sur le continent : celle de solutions de mobilité qui cherchent à s’adapter aux réalités locales, où le prix demeure un facteur déterminant dans l’adoption des services numériques.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Tanzanie : Safiri veut numériser la billetterie et la logistique du transport en Afrique

Posted On mercredi, 29 avril 2026 05:49 Written by

À mesure que les usages numériques transforment la mobilité en Afrique, des plateformes émergent pour structurer un secteur encore largement informel. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la start-up tanzanienne Safiri.

Safiri est une solution numérique développée par une jeune pousse tanzanienne. Positionnée comme une marketplace de mobilité, elle permet aux voyageurs de rechercher, comparer et réserver des billets pour différents modes de transport (bus, train, bateau ou avion) directement depuis une application mobile.

L’objectif est de simplifier un processus encore largement dominé par les achats physiques, souvent synonymes de files d’attente et d’incertitudes. La start-up, basée à Dar es Salam, a été fondée en 2020 par Abraham Itule (photo) et Justine Nsemwa.

« Nous vous permettons d'atteindre votre destination en vous fournissant des informations en temps réel sur votre moyen de transport et d'autres renseignements sur les transports. En matière d'accessibilité, nous vous évitons de devoir vous rendre physiquement aux guichets et vous permettons d'acheter vos billets en ligne. Fini les longues files d'attente au guichet », explique la jeune pousse.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a été téléchargée plus de 10 000 fois, selon les données de Google Play Store.

Au-delà de la réservation, la plateforme intègre des fonctionnalités de suivi en temps réel, permettant aux utilisateurs de connaître l’état de leur trajet ou l’arrivée de leur transport. Elle propose également des services liés à la logistique, notamment l’envoi et le suivi de colis, élargissant ainsi son positionnement au-delà du simple transport de passagers.

Côté opérateurs, Safiri se présente comme un outil de gestion complet. Les entreprises de transport peuvent numériser leurs ventes, gérer leurs horaires, suivre leurs véhicules et centraliser leurs opérations via une interface unique. Cette approche vise à améliorer l’efficacité opérationnelle et à augmenter les revenus, dans un secteur encore peu structuré numériquement.

Dans un marché fragmenté, où l’information est souvent dispersée, Safiri cherche à devenir un point d’entrée unique pour organiser ses déplacements. À terme, la plateforme ambitionne de jouer un rôle clé dans la modernisation du transport sur le continent, en combinant numérisation des services, centralisation de l’offre et amélioration de l’expérience utilisateur.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Malawi : PayChangu agrège les paiements en ligne avec sa plateforme web

Posted On lundi, 27 avril 2026 08:15 Written by

Dans un contexte où la fragmentation des moyens de paiement freine encore le développement du e-commerce en Afrique, la start-up PayChangu propose une infrastructure unifiée pour simplifier les transactions numériques.

PayChangu est une solution fintech développée par une jeune pousse malawite. Elle se positionne comme un agrégateur de paiements, capable de connecter plusieurs canaux au sein d’une seule interface. La start-up, basée dans la ville de Lilongwe, a été fondée en 2021 par Morgan Tembo.

« PayChangu est une entreprise de technologie financière de premier plan au Malawi qui révolutionne les paiements des entreprises locales afin de rendre les transactions en ligne simples, transparentes et sécurisées, améliorant ainsi l’expérience client », explique la jeune pousse.

La solution permet aux entreprises d’accepter des paiements via mobile money, cartes bancaires ou virements instantanés, le tout à travers une intégration unique. Cette approche vise à résoudre un problème récurrent sur le continent : la multiplicité des solutions de paiement, qui complique l’expérience utilisateur et limite la conversion en ligne.

Au-delà du simple paiement, PayChangu propose un écosystème complet incluant la génération de liens de paiement, la facturation, ainsi que des outils d’analyse permettant de suivre les performances commerciales depuis un tableau de bord centralisé. La solution intègre également des plugins et interfaces de programmation (API) compatibles avec des plateformes comme Shopify ou WooCommerce, facilitant son adoption par les développeurs et les petites et moyennes entreprises (PME).

L’un des axes stratégiques de la start-up est de soutenir la croissance des PME. En offrant des coûts de transaction compétitifs et des outils accessibles sans forte expertise technique, PayChangu entend démocratiser l’accès aux paiements numériques et accélérer la numérisation du commerce local.

Dans un marché africain en pleine mutation, marqué par l’essor du mobile money et du commerce en ligne, la fintech malawite s’inscrit dans une tendance plus large : celle de la construction d’infrastructures de paiement adaptées aux réalités locales. À terme, PayChangu ambitionne de connecter davantage d’entreprises africaines à l’économie numérique mondiale, en simplifiant les transactions et en réduisant les barrières à l’entrée pour le commerce numérique.

Adoni Conrad Quenum

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Kenya : Cliniva mise sur un modèle hybride pour réinventer les soins de santé en Afrique

Posted On vendredi, 24 avril 2026 10:16 Written by
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