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Le commerce électronique demeure encore peu développé dans plusieurs pays d’Afrique, où les consommateurs privilégient souvent les achats en magasin ou les commandes effectuées via les réseaux sociaux. Au Niger, la start-up Djogol Zone contribue à faire évoluer cette réalité.

Djogol Zone est une plateforme de commerce électronique développée par une jeune pousse nigérienne. Elle est destinée à connecter vendeurs, acheteurs et livreurs au sein d’un même écosystème numérique. Basée à Niamey, la start-up a été lancée en 2024 par Ibrahim Moussa Almoustapha.

La solution se présente comme une place de marché en ligne regroupant des boutiques locales certifiées. L’application, disponible sur iOS et Android, permet aux utilisateurs de parcourir différents catalogues de produits, de passer commande et de se faire livrer sans avoir à se déplacer. Sur Google Play Store, elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois. L’ambition de l’entreprise est de devenir la référence du commerce électronique au Niger.

Djogol Zone répond à plusieurs défis qui freinent encore l’essor du commerce électronique dans le pays. Parmi les principaux obstacles figurent la fragmentation de l’offre commerciale, la faible visibilité numérique des commerçants et les difficultés liées à la gestion des commandes et de la livraison. En regroupant plusieurs enseignes au sein d’une même plateforme, la start-up cherche à simplifier l’expérience d’achat tout en offrant de nouveaux débouchés aux vendeurs locaux.

L’entreprise mise également sur la confiance, un enjeu majeur du commerce en ligne en Afrique. Les boutiques présentes sur la plateforme sont géolocalisées et vérifiées avant leur intégration. Cette approche vise à rassurer les consommateurs et à réduire les risques liés aux transactions numériques.

Au-delà de la vente en ligne, Djogol Zone illustre la montée en puissance d’une nouvelle génération de jeunes pousses africaines qui développent des solutions adaptées aux réalités locales. Dans un pays où la transformation numérique progresse progressivement, l’initiative pourrait contribuer à structurer davantage le marché du commerce électronique et à accélérer l’adoption des services numériques par les entreprises comme par les consommateurs.

Adoni Conrad Quenum 

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Soudan : Cashi développe la finance numérique dans un contexte économique difficile

Posted On mardi, 16 juin 2026 16:45 Written by

Dans un contexte marqué par les difficultés économiques et les perturbations du système financier au Soudan, cette fintech cherche à proposer une alternative financière accessible aux particuliers et aux commerçants.

Cashi est une solution fintech développée par une start-up soudanaise. Elle a mis en place une plateforme de services financiers numériques destinée à faciliter les paiements et les transactions quotidiennes sur mobile. Basée dans la ville de Khartoum, la start-up, lancée en 2016, est dirigée par sa PDG, Tarneem Saeed (photo).

La solution permet notamment d’effectuer des transferts d’argent, des paiements de factures et des achats de crédits téléphoniques depuis une application mobile. L’objectif est de simplifier l’accès aux services financiers numériques dans un environnement où les infrastructures bancaires traditionnelles font face à de fortes contraintes.

La plateforme cible aussi bien les particuliers que les commerçants souhaitant numériser certaines opérations de paiement. Elle mise sur une interface mobile simplifiée afin d’élargir l’usage des transactions électroniques dans le pays.

Cashi s’inscrit dans une dynamique d’essor des fintech africaines cherchant à accélérer l’adoption des paiements numériques. Au Soudan, ces solutions prennent une dimension particulière en raison des difficultés d’accès aux services financiers classiques et des besoins croissants en outils de paiement dématérialisés.

« Alors que le Soudan était en proie à des conflits et à des difficultés, Cashi est devenu une bouée de sauvetage. Elle a rendu possibles des services que le système bancaire traditionnel ne pouvait pas offrir », explique la start-up.

À terme, des plateformes comme Cashi pourraient accélérer l’adoption des services financiers numériques au Soudan et réduire la dépendance aux transactions en espèces, encore largement dominantes dans l’économie locale.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia 

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Djibouti : Limo structure le e-commerce local avec sa place de marché en ligne

Posted On lundi, 15 juin 2026 14:31 Written by

À Djibouti, Limo mise sur le numérique pour accélérer la numérisation du commerce local. Elle a développé une plateforme web et une application mobile à cette fin.

Limo est une solution de commerce en ligne développée par une jeune pousse djiboutienne. À travers sa place de marché et son service de livraison, elle entend connecter commerçants, restaurants et consommateurs au sein d’un même écosystème numérique adapté aux réalités du marché djiboutien.

Disponible via une application mobile et une plateforme web, la jeune pousse permet aux utilisateurs de commander des produits auprès de boutiques locales, de restaurants, de pharmacies ou encore de prestataires de services, avec livraison à domicile. La solution intègre également des moyens de paiement utilisés localement, notamment le paiement à la livraison et certaines solutions mobiles.

La start-up cherche ainsi à répondre à plusieurs défis à Djibouti, notamment la faible structuration du commerce en ligne, la visibilité limitée des petits commerçants sur Internet et les contraintes logistiques liées à la livraison urbaine. Elle mise également sur l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer l’expérience utilisateur et proposer des recommandations personnalisées aux clients, selon ses publications sur LinkedIn.

Le développement de ce type de plateforme intervient dans un contexte où plusieurs marchés africains voient émerger des solutions locales de commerce numérique qui cherchent à adapter le modèle de place de marché aux spécificités des économies africaines, notamment en matière de paiement, de logistique et de confiance des consommateurs.

Au-delà du simple service de livraison, Limo ambitionne de participer à la structuration progressive du commerce numérique à Djibouti en offrant davantage de visibilité aux commerçants locaux et en simplifiant l’accès aux achats en ligne pour les consommateurs. À terme, la plateforme pourrait contribuer à accélérer l’adoption du e-commerce dans un pays où les usages numériques continuent de progresser.

Adoni Conrad Quenum

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Côte d’Ivoire : Green Pay simplifie les paiements numériques pour les commerçants

Posted On samedi, 13 juin 2026 15:55 Written by

En Côte d’Ivoire, la fintech Green Pay se positionne sur le marché des paiements marchands avec une solution visant à faciliter l’acceptation de différents moyens de paiement au sein d’un même écosystème.

Green Pay est une solution fintech développée par une jeune pousse ivoirienne. Elle propose une infrastructure permettant aux commerçants de recevoir des paiements via le mobile money, les cartes bancaires, les paiements par code QR ou encore les portefeuilles électroniques, sans avoir à multiplier les terminaux ni les intégrations techniques.

Basée à Abidjan, la start-up a été lancée en 2019 par Anouar Traboulsi et Hervé Tairou. Elle a pour objectif de « créer un vaste réseau de points d’acceptation à la disposition des abonnés mobiles pour les paiements marchands ».

Dans un contexte marqué par la coexistence de plusieurs systèmes de paiement sur le continent, allant du mobile money aux réseaux bancaires traditionnels, Green Pay mise sur l’interopérabilité comme levier d’inclusion financière et de modernisation du commerce de détail.

La solution s’adresse principalement aux commerçants, aux chaînes de distribution et aux prestataires de services confrontés à une fragmentation des moyens de paiement. Elle permet également la gestion de services additionnels tels que le paiement de factures, les transferts d’argent ou encore la génération de rapports d’activité.

Le modèle repose sur un réseau de terminaux et de points d’acceptation connectés, conçu pour élargir l’accès aux services financiers numériques, notamment dans les zones où l’infrastructure bancaire reste limitée. L’un des principaux enjeux pour ce type de solution demeure son adoption à grande échelle par les commerçants ainsi que sa capacité à intégrer durablement les principaux acteurs du mobile money et du secteur bancaire au sein d’un même environnement technique.

Le développement de Green Pay intervient dans un contexte d’accélération des paiements numériques en Afrique de l’Ouest, porté par la diffusion croissante des smartphones et la progression des usages du paiement mobile. À terme, ce type de plateforme pourrait contribuer à réduire le recours aux paiements en espèces et à structurer davantage les flux financiers dans le commerce informel et formel sur le continent. D’autres fintechs africaines, comme Djamo, FeexPay et CinetPay, s’inscrivent dans cette dynamique.

Adoni Conrad Quenum

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Bénin : FeexPay simplifie les processus de paiement en ligne pour les entreprises

Posted On jeudi, 11 juin 2026 14:29 Written by

Dans plusieurs pays africains, les systèmes de santé restent confrontés à des défis liés au suivi des patients, à la conservation des dossiers médicaux et à la continuité des soins. C’est sur ce segment que se positionne SuiviVital, avec l’ambition de numériser une partie du parcours médical.

SuiviVital est une solution d’e-santé développée par la jeune pousse burkinabè Hacking Group, cofondée par Bienvenu Emmanuel Birba. Elle mise sur les outils numériques pour améliorer le suivi des patients et faciliter l’accès aux services de santé.

À travers cette plateforme, l’entreprise propose des fonctionnalités destinées à renforcer la gestion des données médicales, le suivi des traitements et les interactions entre patients et professionnels de santé.

« Lorsque nous avons remarqué que même les femmes enceintes et les personnes vivant avec des maladies chroniques telles que le cancer ou le diabète peinent souvent à faire contrôler leur tension artérielle ou leur glycémie, nous avons mis en place SuiviVital, qui permet aux patients de sauvegarder leurs paramètres de santé », a indiqué Bienvenu Emmanuel Birba. Et d’ajouter : « avec cette application, il est également possible de mettre en relation les patients et les médecins. C’est-à-dire que le médecin peut suivre le patient à distance grâce à un carnet médical numérique ».

La plateforme permet notamment de centraliser certaines informations de santé et de faciliter le suivi des consultations, des traitements et des rendez-vous médicaux. L’objectif est d’améliorer la circulation de l’information médicale tout en réduisant certaines contraintes administratives auxquelles sont confrontés les établissements de santé et les patients.

SuiviVital s’inscrit dans l’essor des solutions healthtech africaines qui cherchent à utiliser le numérique pour pallier certaines limites des infrastructures sanitaires traditionnelles. Le développement du smartphone, de l’Internet mobile et des services numériques favorise progressivement l’émergence de nouveaux usages dans le domaine de la santé connectée.

La start-up veut également contribuer à une meilleure prévention et à un suivi plus régulier des patients, notamment pour les maladies chroniques qui nécessitent un accompagnement sur le long terme. Les outils numériques permettent d’améliorer la communication entre médecins et patients et de faciliter l’accès aux informations médicales.

Adoni Conrad Quenum

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En Afrique du Sud, AskMandla veut formaliser l’emploi domestique via WhatsApp

Posted On mercredi, 10 juin 2026 12:43 Written by

En Guinée, cette start-up cherche à accompagner la numérisation progressive du secteur de la restauration en Afrique, où de nombreux établissements restent encore peu présents sur les plateformes numériques. Elle a mis en place une solution à cette fin.

Dineroo est une solution de logistique développée par la start-up guinéenne CGF Digital. Elle a pour objectif de faciliter l’accès aux services de restauration grâce à sa plateforme numérique de commande et de livraison de repas.

Positionnée sur le segment de la foodtech, elle mise sur le mobile et les services numériques pour connecter restaurants, consommateurs et livreurs au sein d’un même écosystème.

Dineroo permet aux utilisateurs de commander des repas auprès de différents restaurants partenaires via une interface centralisée. Elle prend en charge le traitement des commandes, la livraison et le suivi des opérations. Pour les restaurants, elle représente un canal supplémentaire de visibilité et de distribution, sans nécessiter d’investissements technologiques importants.

Au-delà de la commande de repas, la plateforme entend contribuer à la structuration d’un écosystème local autour de la logistique urbaine et des services numériques de proximité. La gestion des livreurs, l’optimisation des trajets et l’expérience utilisateur constituent des éléments clés de ce type de modèle économique.

La jeune pousse évolue sur un marché porté par la progression de l’usage des smartphones, du paiement mobile et des services à la demande dans plusieurs villes africaines. La croissance des classes urbaines et l’évolution des habitudes de consommation numériques contribuent également à soutenir le développement des plateformes de livraison.

Comme plusieurs start-up africaines de la foodtech, Dineroo doit néanmoins évoluer dans un environnement marqué par des défis logistiques, des coûts opérationnels élevés et une forte sensibilité au pouvoir d’achat des consommateurs. Malgré ces contraintes, le marché africain de la livraison de repas suscite un intérêt croissant de la part des entrepreneurs technologiques, qui y voient un segment encore largement sous-développé par rapport à d’autres régions du monde.

Adoni Conrad Quenum 

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Togo : DoctaMob numérise l’accès aux soins de santé avec une super-application

Posted On mercredi, 10 juin 2026 12:41 Written by

En misant sur WhatsApp et l’IA, AskMandla entend simplifier l’accès aux services numériques pour les populations encore éloignées des plateformes traditionnelles et confrontées à diverses barrières administratives.

En Afrique du Sud, AskMandla mise sur WhatsApp pour structurer le secteur de l’emploi domestique.

La plateforme développe des outils numériques permettant aux ménages employeurs de gérer contrats, fiches de paie, déclarations administratives et suivi salarial directement depuis l’application. Basée à Stellenbosch, elle a été lancée en 2025 par Peter Adolphs, qui en est le président-directeur général.

La solution cible 1,6 million de travailleurs domestiques sud-africains, dont une grande partie évolue encore sans contrat formel, sans historique d’emploi documenté ou sans accès aux mécanismes classiques de protection sociale. Ainsi, AskMandla transforme des procédures administratives souvent complexes en conversations WhatsApp.

Les employeurs peuvent générer des contrats conformes à la législation sud-africaine, gérer les déclarations UIF (Unemployment Insurance Fund), générer des fiches de paie numériques et suivre les congés des employés.

« L'infrastructure fintech existante destinée aux travailleurs sud-africains à faibles revenus est vraiment de bonne qualité. Mais elle s'arrête aux portes de l'employeur officiel », a indiqué Ean Barnard, responsable du développement chez AskMandla. Et d’ajouter : « AskMandla est la passerelle qui permet au travailleur employé à domicile de franchir ce seuil. Une fois que nous avons officialisé la relation, par le biais d'un contrat, d'une inscription à l'UIF et d'une fiche de paie mensuelle, ce travailleur devient pour la première fois visible au sein du système financier officiel ».

Pour les travailleurs domestiques, la plateforme ambitionne surtout de créer une identité financière formelle. Les fiches de paie et historiques d’emploi générés via AskMandla peuvent servir de preuve de revenus auprès des banques ou d’autres institutions financières. La start-up propose également un service permettant aux travailleurs d’accéder par anticipation aux salaires déjà acquis, connu sous le nom d’Earned Wage Access.

L’entreprise s’appuie sur un modèle « WhatsApp-first », jugé plus adapté aux usages locaux que les applications classiques. Aucun téléchargement supplémentaire n’est nécessaire, un choix stratégique dans un marché où WhatsApp constitue souvent le principal point d’accès aux services numériques.

Au-delà de la gestion des ressources humaines, AskMandla illustre aussi l’émergence de start-up africaines cherchant à formaliser des pans entiers de l’économie informelle grâce aux outils numériques. En Afrique du Sud, où le secteur du travail domestique génère plusieurs milliards de rands chaque année, la numérisation de ce secteur pourrait contribuer à renforcer l’inclusion financière et sociale des travailleurs concernés.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Ouganda : EduBridge Africa rapproche les étudiants africains des universités internationales

Posted On lundi, 08 juin 2026 11:49 Written by

Positionnée sur le segment de l’edtech, la start-up EduBridge Africa ambitionne de simplifier le processus souvent complexe des étudiants africains désireux de poursuivre leurs études à l’international.

En Ouganda, la start-up EduBridge Africa veut simplifier l’accès des étudiants africains aux universités étrangères grâce à une plateforme numérique centralisant accompagnement académique, orientation et services administratifs. Basée à Kampala, la start-up a été lancée en 2019 par Winnie Chimwedzi.

La solution propose un accompagnement couvrant plusieurs étapes du parcours étudiant : choix des universités, préparation des candidatures, orientation académique, assistance pour les démarches administratives et accompagnement lié aux visas étudiants. EduBridge Africa cible principalement les étudiants intéressés par des établissements situés en Europe, en Amérique du Nord ou dans certains pays asiatiques.

L’un des enjeux auxquels répond la start-up concerne l’asymétrie d’information qui caractérise encore le marché africain de la mobilité étudiante. Beaucoup de candidats disposent d’un accès limité aux informations sur les programmes disponibles, les procédures d’admission ou les possibilités de financement. À cela s’ajoutent les risques liés aux intermédiaires informels et aux fraudes documentaires.

EduBridge Africa mise ainsi sur la numérisation du conseil académique afin de rendre ses services plus accessibles. La plateforme entend centraliser les échanges entre étudiants, conseillers et établissements partenaires tout en réduisant certaines lourdeurs administratives. Elle met également en avant des services de mentorat et d’accompagnement personnalisés destinés à mieux préparer les candidats à leur intégration académique.

Le développement de solutions comme EduBridge Africa reflète la montée des plateformes edtech africaines spécialisées dans l’orientation et la mobilité internationale. Avec l’augmentation de la demande pour les études supérieures à l’étranger, plusieurs start-up cherchent désormais à numériser des services historiquement fragmentés et largement hors ligne. L’edtech ougandaise revendique plus de 5700 étudiants inscrits, plus de 11 mentors actifs et plus de 54 pays couverts.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Togo : DoctaMob numérise l’accès aux soins de santé avec une super-application

Posted On jeudi, 21 mai 2026 04:14 Written by

Au Togo, une start-up veut simplifier l’accès aux soins grâce à ses plateformes web et mobile. Elle a opté pour une super-application, facilitant la centralisation de plusieurs services médicaux.

DoctaMob est une solution d’e-santé récemment lancée à Lomé, au Togo. Elle se positionne comme une « super-application » de santé inspirée de modèles internationaux comme Doctolib, mais adaptée aux réalités locales.

Disponible sur Android et iOS, DoctaMob permet notamment de prendre des rendez-vous médicaux en ligne, de localiser des établissements de santé, d’identifier les pharmacies de garde, ou encore de solliciter une ambulance et des soins à domicile. La plateforme intègre également des fonctionnalités de téléassistance et de conseils médicaux à distance.

Le cœur du projet repose sur la numérisation du parcours patient. L’application ambitionne de réduire certaines difficultés structurelles du système de santé togolais, notamment les délais d’accès aux professionnels de santé, le manque d’information centralisée et les contraintes de mobilité des patients.

DoctaMob cherche aussi à renforcer la confiance dans les services proposés. Selon ses promoteurs, les professionnels de santé présents sur la plateforme doivent fournir des justificatifs et faire l’objet d’une vérification avant validation de leur profil. Médecins, infirmiers, pharmaciens et autres praticiens sont ainsi référencés via un système de contrôle destiné à limiter les faux profils et les services non certifiés.

La start-up s’inscrit dans une dynamique de montée des solutions healthtech en Afrique de l’Ouest (Rivia du Ghana, ASKcare du Sénégal, Kénèya Koura du Mali, etc.). Avec la progression du smartphone, du mobile money et des usages numériques, plusieurs jeunes entreprises africaines cherchent désormais à fluidifier l’accès aux soins via des plateformes combinant téléconsultation, géolocalisation médicale et gestion numérique des services de santé.

Au-delà du Togo, DoctaMob affiche une ambition régionale. Ses concepteurs souhaitent progressivement étendre l’application à d’autres marchés africains confrontés à des problématiques similaires d’accès aux soins et de coordination des services médicaux.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Mali : Kénèya Koura, la plateforme d’e-santé qui rapproche médecins et patients

Posted On lundi, 18 mai 2026 15:32 Written by

La start-up ghanéenne Rivia Clinics cherche à s’imposer dans le paysage healthtech ouest-africain. Elle a mis en place un modèle hybride qui associe infrastructures médicales physiques et plateforme numérique intégrée.

Rivia Clinics est une solution healthtech développée par une jeune pousse ghanéenne. Elle ambitionne de simplifier l’accès aux soins en combinant cliniques connectées, téléconsultation et gestion digitalisée des parcours patients. Basée à Accra, la start-up a été lancée en janvier 2024 par Isidore Kpotufe.

« Nous sommes un réseau de cliniques intelligentes offrant une expérience "WOW" aux patients pour des soins en personne et virtuels. WOW signifie un environnement (W) chaleureux et accueillant, une (O) communication ouverte et des soins médicaux de (W) classe mondiale. Nous utilisons la technologie pour offrir des soins personnalisés, créer de la commodité et élargir l'accès », a indiqué la start-up.

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La solution déploie un réseau de cliniques opérant comme des points d’entrée dans un écosystème de santé unifié. Chaque patient pris en charge dans le réseau profite d’un suivi centralisé via une plateforme logicielle propriétaire, RiviaOS, qui regroupe les dossiers médicaux, les prescriptions et les historiques de consultations.

L’un des objectifs principaux de cette approche est de réduire la fragmentation des parcours de soins, un problème récurrent dans de nombreux systèmes de santé africains où les données médicales sont souvent dispersées entre différents établissements. En centralisant ces informations, Rivia veut améliorer la continuité des soins et faciliter la coordination entre praticiens.

La dimension numérique est également renforcée par l’intégration de services de téléconsultation accessibles via plusieurs canaux, notamment les applications de messagerie et les appels vidéo. Cette fonctionnalité permet de désengorger les structures physiques tout en offrant un accès plus rapide à des consultations médicales, en particulier pour les patients nécessitant un premier diagnostic ou un suivi régulier.

Le modèle économique repose sur des contrats avec des entreprises, qui proposent à leurs employés un accès à un ensemble de services de santé via abonnement. Ce système vise à simplifier l’accès aux soins pour les salariés tout en réduisant les contraintes administratives souvent associées aux assurances santé traditionnelles.

Au-delà de l’accès aux soins, la start-up cherche aussi à structurer une véritable infrastructure healthtech. L’acquisition de solutions logicielles et l’intégration de systèmes de gestion hospitalière renforcent son positionnement comme acteur technologique autant que prestataire de services médicaux.

Dans un contexte où les systèmes de santé africains font face à des défis de capacité, de coordination et de numérisation, des acteurs comme Rivia illustrent l’émergence de modèles hybrides qui placent la technologie au cœur de la transformation des soins.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Sénégal : ASKcare veut améliorer l’accès aux soins dans les zones rurales

Posted On samedi, 16 mai 2026 03:29 Written by
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