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En Afrique, le commerce de détail repose encore largement sur des réseaux informels constitués de petites boutiques indépendantes. Il s’agit d’un marché massif, mais fragmenté et peu numérisé. C’est sur ce segment que se positionne la start-up marocaine z.systems avec sa solution Z Grossistes.

z.systems est une start-up marocaine spécialisée dans le commerce en ligne. Elle propose une plateforme « business-to-business-to-customer (B2B2C) » qui connecte, dans un même écosystème, les marques, les distributeurs, les détaillants et les consommateurs. La start-up, basée à Casablanca, a été fondée en 2022 par Samer Choumar, Meriem Benabad, Youssef Haddouch, Reda Nebri et Youssef Drafate.

« D’un côté, nous mettons les marques en relation directe avec les détaillants via la plateforme Z, ce qui garantit la disponibilité des produits, le contrôle des prix et la visibilité en magasin, tout en réduisant les coûts et la complexité de la distribution traditionnelle », indique la jeune pousse. Et d’ajouter : « de l’autre côté, nous attirons les consommateurs vers les détaillants Z grâce à des promotions dynamiques, des programmes de fidélité ludiques et des options de paiement différé, recréant ainsi l’expérience du commerce moderne dans le secteur de la vente au détail informelle ».

Concrètement, la solution repose sur une approche « full-stack » articulée autour de plusieurs applications. Elle comprend une application pour les détaillants, une plateforme web pour les partenaires et une application de vente en ligne destinée aux consommateurs.

Les commerçants peuvent commander leurs produits directement auprès des marques, suivre leurs stocks et accéder à des services complémentaires comme des programmes de fidélité ou des solutions de paiement.

De leur côté, les marques bénéficient d’une meilleure visibilité sur leurs ventes et peuvent piloter leurs campagnes en temps réel, tandis que les consommateurs accèdent à des offres personnalisées et à des mécanismes incitatifs comme des récompenses ou le paiement différé. Au cœur du modèle, z.systems mise sur la donnée pour optimiser les opérations et améliorer la performance des acteurs.

Soutenue par plusieurs investisseurs, la start-up a récemment levé 1,65 million de dollars pour accélérer son développement et étendre sa présence sur de nouveaux marchés. À terme, z.systems ambitionne de transformer les commerces de proximité en un réseau structuré et connecté, capable de rivaliser avec les circuits modernes de distribution, tout en conservant leur ancrage local.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Angola : Anda ambitionne de formaliser le transport informel

Posted On mardi, 14 avril 2026 11:37 Written by

Dans de nombreuses villes africaines, le transport urbain repose encore largement sur des réseaux informels, notamment les motos-taxis. En Angola, la start-up Anda ambitionne de transformer en profondeur cet écosystème.

Anda est une plateforme technologique intégrée qui combine mobilité, financement et formation.

Son modèle repose sur une approche dite de « drive-to-own » : les conducteurs accèdent à un véhicule grâce à un mécanisme de financement qu’ils remboursent progressivement via les revenus générés sur la plateforme. À terme, ils deviennent propriétaires de leur moto ou de leur véhicule.

Basée à Luanda, la start-up a été fondée en 2022 par Sergio Tati et Joerg Nuehrmann.

« Le modèle de partenariat d’Anda est conçu pour permettre à l’investisseur de récupérer son capital et d’obtenir un rendement pendant la durée du contrat. À l’issue de celui-ci, le conducteur conserve le véhicule, en récompense et afin de l’encourager à poursuivre son activité de manière durable », indique la start-up.

Au-delà du financement, l’entreprise mise sur la professionnalisation du secteur. Elle propose des programmes de formation via son académie dédiée, ainsi que des outils numériques incluant géolocalisation, paiement numérique et suivi des trajets. L’objectif est d’améliorer la sécurité des usagers et d’augmenter les revenus des conducteurs.

Anda entend ainsi combler un déficit structurel du marché africain de la mobilité. La solution facilite l’accès à des actifs générateurs de revenus pour des populations souvent exclues du système bancaire. Soutenue par des investisseurs internationaux, la start-up a levé 3,4 millions de dollars en novembre dernier pour accélérer son développement et accompagner sa croissance.

À terme, elle pourrait servir de modèle à d’autres marchés africains confrontés aux mêmes défis, en posant les bases d’une mobilité plus structurée, plus sûre et plus inclusive.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia 

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Ghana : 3Farmate mise sur la robotique pour transformer l’agriculture en Afrique

Posted On mardi, 14 avril 2026 09:24 Written by

Au Ghana, 3Farmate développe une solution qui ambitionne de moderniser l’agriculture en Afrique grâce à l’IA et à la robotique. L’entreprise cible d’abord son marché local, mais envisage une expansion régionale, avec l’ambition de déployer ses robots dans d’autres pays africains.

3Farmate est une jeune pousse ghanéenne opérant dans l’agritech. Fondée en 2021 à Accra par Clinton Anani (photo, à gauche), l’entreprise conçoit des robots autonomes capables d’exécuter plusieurs tâches agricoles, avec pour objectif d’améliorer la productivité tout en réduisant les coûts pour les agriculteurs.

Au cœur de son offre figure Fama, un robot agricole autonome conçu pour planter, désherber et appliquer des engrais sans intervention humaine. Fama fonctionne sans GPS, s’appuyant sur un système de vision par intelligence artificielle pour naviguer dans des environnements complexes et irréguliers.

« Le système est conçu pour les conditions réelles de l’exploitation agricole : terrain accidenté, sols meubles et boueux, conditions météorologiques imprévisibles. Un seul opérateur peut superviser plusieurs robots, chacun couvrant entre 11 et 14 hectares par jour avec une précision de plantation inférieure à 85 mm. Les agriculteurs nous paient à l’hectare, ce qui leur permet de bénéficier de ce niveau d’automatisation sans avoir à acheter de matériel au préalable », a indiqué Clinton Anani.

Cette approche répond aux réalités du terrain africain, où les exploitations agricoles sont souvent fragmentées, peu mécanisées et situées dans des zones à connectivité limitée. En automatisant des tâches critiques, la solution permet de pallier les pénuries de main-d’œuvre et d’optimiser les opérations agricoles.

Le modèle économique repose sur une facturation à l’usage, permettant aux agriculteurs d’accéder à cette technologie sans investissement initial lourd. Il s’agit d’une proposition de valeur clé dans un secteur où les équipements agricoles restent souvent hors de portée financière.

Au-delà de la performance opérationnelle, 3Farmate s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation des systèmes agricoles. En combinant automatisation, données et intelligence artificielle, la start-up contribue à faire émerger une agriculture plus productive, durable et résiliente face aux défis climatiques et démographiques.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia 

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Egypte : Qualiphi mise sur l’IA pour connecter les étudiants au marché de l’emploi

Posted On vendredi, 03 avril 2026 16:43 Written by

Positionnée à l’intersection de l’éducation et de l’emploi, cette solution développée en Egypte repose sur une approche basée sur l’intelligence artificielle pour accompagner les jeunes depuis leur orientation jusqu’à leur insertion sur le marché du travail.

Qualiphi est une solution edtech développée par une jeune pousse égyptienne. Elle propose une plateforme technologique destinée à transformer la gestion des parcours professionnels des étudiants. La start-up, basée dans la ville du Caire, a été lancée en 2025 par Nevien Magdy.

Concrètement, Qualiphi propose une plateforme de Career Services Management (CSM) qui permet aux universités et écoles de numériser l’ensemble de leurs services carrière. L’outil couvre plusieurs étapes clés : exploration des métiers, développement de compétences, accès à des stages et opportunités d’emploi, ainsi que mise en relation avec des recruteurs.

« La plateforme [Qualiphi, Ndlr] accompagne actuellement plus de 500 000 étudiants et diplômés dans 40 universités, ainsi qu'un réseau d'employeurs en pleine expansion qui s'efforcent de repérer, d'attirer et de développer la prochaine génération de talents », a indiqué la jeune pousse.

L’un des enjeux adressés par la solution est le décalage persistant entre formation académique et besoins du marché. En intégrant des outils d’analyse et de recommandation, la plateforme aide à orienter les étudiants vers des parcours plus alignés avec les attentes des entreprises, tout en facilitant le recrutement pour celles-ci.

Qualiphi s’inscrit dans une dynamique régionale de numérisation de l’enseignement supérieur et des services d’employabilité. La start-up revendique déjà des partenariats avec plusieurs institutions académiques et acteurs publics, avec l’ambition de créer un écosystème intégré reliant universités, étudiants et employeurs.

Dans cette optique, l’entreprise a récemment renforcé son positionnement via des opérations de croissance externe, visant à étendre ses services à l’échelle du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. À terme, ce type de plateforme pourrait contribuer à améliorer l’employabilité des jeunes diplômés, tout en offrant aux entreprises un accès plus structuré aux talents émergents.

Adoni Conrad Quenum 

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Angola : Kukubela, une application pour apprendre les langues africaines

Posted On jeudi, 02 avril 2026 15:11 Written by

Dans un paysage EdTech largement dominé par les langues internationales, Kukubela se positionne sur un segment encore peu exploré : l’apprentissage des langues africaines.

Kukubela est une plateforme d’apprentissage en ligne développée par une startup angolaise. Elle propose des cours dédiés à plusieurs langues parlées en Angola et en Afrique centrale, notamment le kimbundu, le kikongo, l’umbundu, le tshokwé ou encore le lingala.

L’application s’appuie sur des contenus conçus par des locuteurs natifs, avec l’objectif d’offrir un apprentissage à la fois linguistique et culturel. La startup, basée à Luanda, a été fondée en 2023 par António Nicolau (photo).

« L'engagement est le plus fort parmi les utilisateurs de la diaspora qui cherchent à renouer avec leur identité culturelle, ainsi que parmi les Angolais qui souhaitent formaliser la connaissance des langues qu'ils ont entendues en grandissant mais qu'ils n'ont jamais étudiées de manière formelle », a indiqué M. Nicolau.

L’application est disponible sur iOS et sur Android, où elle a été téléchargée plus de 5000 fois, selon le Google Play Store. Contrairement aux applications classiques, centrées sur la grammaire, Kukubela adopte une approche immersive. Les modules intègrent des éléments culturels tels que des proverbes, des récits traditionnels ou encore des dialogues du quotidien afin de contextualiser l’apprentissage.

La plateforme propose également des fonctionnalités interactives telles qu’un dictionnaire intégré, un traducteur, des contenus audio pour la prononciation, ainsi qu’un espace communautaire permettant aux utilisateurs d’échanger avec des enseignants et d’autres apprenants. Pensée pour un usage mobile, l’application mise sur des formats courts (quelques minutes par session) afin de s’adapter aux contraintes des utilisateurs. Elle revendique déjà plusieurs dizaines de milliers d’utilisateurs à travers le monde, notamment au sein des diasporas africaines.

« Nous comptons actuellement plus de 35 000 utilisateurs enregistrés, répartis entre l’Angola et la diaspora africaine à l’étranger (principalement au Portugal, au Brésil, au Royaume-Uni et en France). Nous avons environ 220 abonnés actifs payants en Angola et au sein de la diaspora, ainsi qu’un petit nombre d’utilisateurs en phase d’essai », a déclaré António Nicolau.

Au-delà de l’apprentissage linguistique, Kukubela s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine culturel africain. En numérisant des langues souvent peu présentes dans les solutions technologiques, la solution participe à leur préservation tout en facilitant leur transmission. Dans un contexte de montée en puissance des plateformes d’apprentissage en ligne en Afrique, la plateforme illustre une tendance émergente : celle de plateformes africaines qui investissent des niches culturelles pour proposer des solutions adaptées aux réalités locales et aux besoins des diasporas.

Adoni Conrad Quenum

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Ouganda : Ensibuuko veut numériser la finance communautaire en Afrique

Posted On mardi, 31 mars 2026 13:15 Written by

En Ouganda, une jeune pousse développe une solution technologique dédiée à un segment encore largement sous-équipé : la finance communautaire. L’entreprise cible les coopératives d’épargne et de crédit (SACCOs), les groupes d’épargne villageois et les institutions de microfinance.

Ensibuuko est une solution fintech développée par une jeune pousse ougandaise. Elle propose une plateforme SaaS qui permet de digitaliser l’ensemble des opérations de ces structures : gestion des membres, suivi des épargnes, octroi de crédits, paiements et gouvernance.

L’objectif est de remplacer les systèmes papier et les processus manuels, encore très répandus dans les zones rurales, par des outils numériques sécurisés et interconnectés. Basée à Kampala, la start-up a été lancée en 2014 par Opio Obwangamoi David.

La solution va plus loin qu’un simple logiciel de gestion. Elle intègre des fonctionnalités de paiements multi-canaux (mobile money, transferts bancaires, transferts de portefeuille à portefeuille) ainsi que des services de « mobile banking » accessibles via USSD, permettant aux utilisateurs de déposer, retirer ou consulter leurs comptes sans smartphone.

Ensibuuko se positionne ainsi comme une couche d’infrastructure entre la finance informelle et le système bancaire classique. Grâce aux données générées par les transactions, la plateforme permet aux institutions financières partenaires d’évaluer le risque et de déployer du crédit de manière plus efficace, notamment via des modèles de prêt embarqué.

Déjà déployée dans plusieurs pays africains, en l’occurrence la Tanzanie, le Malawi, le Nigeria, la Côte d’Ivoire ou encore le Ghana, la jeune pousse envisage d’atteindre une quinzaine de pays d’ici 2028. Elle revendique par ailleurs sur ses marchés plus de 20 000 institutions connectées et plus d’un million d’utilisateurs finaux, pour un volume de prêts cumulés dépassant les 780 millions de dollars.

En s’attaquant aux infrastructures de base de la microfinance, Ensibuuko illustre une tendance de fond : celle de fintech africaines qui ne ciblent plus seulement les utilisateurs finaux, mais construisent les « rails » numériques nécessaires à une inclusion financière à grande échelle.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Malawi : Madyo connecte restaurants et consommateurs via son app mobile

Posted On lundi, 30 mars 2026 06:16 Written by

Au Malawi, la start-up Madyo s’emploie à structurer un marché encore émergent : celui de la livraison de repas. En digitalisant le processus, de la commande au paiement, elle apporte plus de traçabilité aux transactions des établissements.

Madyo est une solution d’e-commerce développée par une jeune pousse malawite. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des restaurants dans les grandes villes du pays. La start-up, basée dans la capitale Lilongwe, a été fondée en 2021 par Mike Kachembwe.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois. L’utilisateur peut scroller sur l’interface de l’application pour parcourir les menus, passer la commande et suivre sa livraison en temps réel. Il faut noter qu’un système de recommandations basé sur l’intelligence artificielle suggère des plats selon les préférences et les habitudes locales.

En ce qui concerne les paiements, l’application intègre les services d’argent mobile fréquemment utilisés dans le pays pour faciliter les transactions. En moyenne, les commandes sont livrées en trente minutes, avec un suivi en temps réel. Pour les restaurants, la solution représente un canal supplémentaire de distribution, leur permettant d’élargir leur clientèle sans investir dans leur propre infrastructure logistique. Pour les utilisateurs, elle simplifie l’accès à une offre variée, tout en réduisant les contraintes liées aux déplacements.

Le développement de ce type de service s’inscrit dans une dynamique de numérisation des services urbains en Afrique. Avec l’augmentation de la pénétration des smartphones et l’évolution des habitudes de consommation, les plateformes de livraison gagnent en pertinence, notamment dans les grandes villes.

Depuis son lancement, Madyo revendique plus de 50 000 clients satisfaits et plus de 500 restaurants partenaires. Les livraisons se font en moyenne en une demi-heure. « Nous révolutionnons la logistique du dernier kilomètre au Malawi. Notre écosystème offre des solutions complètes pour l'ensemble de la chaîne de valeur de la livraison », ajoute la jeune pousse.

Adoni Conrad Quenum 

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Kenya : Twiva connecte créateurs de contenu et entreprises via ses plateformes web et mobile

Posted On samedi, 28 mars 2026 04:14 Written by

Au Kenya, la plateforme Twiva se positionne comme une infrastructure dédiée à l’économie numérique. Elle combine influence, e-commerce et services financiers au sein d’un même écosystème.

Twiva est une solution numérique développée par une start-up kényane. Conçue pour connecter marques, créateurs de contenu et consommateurs, elle permet aux entreprises de distribuer leurs produits via des influenceurs actifs sur les réseaux sociaux. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2020 par Peter Kironji (photo).

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et Android, déjà téléchargée plus de 100 000 fois sur Google Play Store. Sur les plateformes web et mobile, les créateurs peuvent sélectionner des produits, les promouvoir auprès de leur communauté et générer des revenus sous forme de commissions sur les ventes réalisées. Twiva automatise ce processus en intégrant des fonctionnalités de mise en relation, de suivi des performances et de traitement des paiements.

Au-delà du simple marketing d’influence, la plateforme s’inscrit dans une logique de social commerce. Elle propose notamment des boutiques numériques personnalisables, permettant aux créateurs de vendre directement à leur communauté, sans gérer les stocks ni la logistique.

L’offre repose sur des outils de monétisation, des programmes de formation, des solutions de paiement et des technologies de mise en relation entre marques et influenceurs. L’objectif est de structurer un écosystème encore fragmenté, en offrant aux créateurs des revenus plus stables et aux entreprises un accès direct à des audiences qualifiées.

Avec cette approche, Twiva répond à un enjeu clé du marché africain : transformer l’influence en véritable levier économique. Dans un contexte où la croissance des réseaux sociaux s’accompagne d’une professionnalisation progressive des créateurs, ce type de plateforme contribue à formaliser un secteur encore largement informel.

À terme, Twiva ambitionne de jouer un rôle structurant dans l’économie numérique africaine, en facilitant l’émergence de nouvelles formes d’entrepreneuriat numérique portées par les créateurs de contenu.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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George Maina numérise la chaîne de valeur agricole pour les petits exploitants

Posted On jeudi, 26 mars 2026 15:39 Written by

En Afrique, les exploitants agricoles font face à des défis que la technologie commence à résoudre. PropelMapper en est un exemple, avec une solution conçue pour simplifier et améliorer les pratiques du secteur.

PropelMapper est une solution agritech développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle vise à moderniser le travail des conseillers agricoles en s’appuyant sur l’intelligence artificielle (IA) et les interfaces vocales.

Positionnée comme un « système d’exploitation » dédié au conseil terrain, la plateforme entend simplifier la collecte et l’exploitation des données agricoles. La solution a été lancée en 2024.

« Les conseillers sont contraints d’utiliser des logiciels de gestion de la relation client (CRM) standardisés ou des tableurs qui n’ont pas été conçus pour leur mode de travail : sur le terrain, en déplacement et dans la gestion de dizaines de relations avec les agriculteurs », a déclaré Christine van Wyk, vice-présidente des solutions appliquées de la start-up. Et d’ajouter : « les observations cruciales se perdent entre le terrain et le bureau. Les connaissances restent enfermées dans les têtes individuelles au lieu de devenir une intelligence organisationnelle ».

Concrètement, PropelMapper permet aux professionnels de capturer leurs observations directement sur le terrain via des notes vocales. Ces enregistrements sont ensuite traités par des outils d’IA, qui les transforment automatiquement en rapports structurés, exploitables et partageables.

La plateforme intègre également des fonctionnalités de gestion de la relation client, de collaboration entre équipes et de cartographie, permettant de centraliser l’ensemble des données dans un environnement unique.

L’ambition de la solution est de répondre à un problème récurrent dans le secteur agricole : la fragmentation des données et la lourdeur des tâches administratives. Les conseillers accumulent souvent des informations dispersées (notes, fichiers, mémos vocaux) difficiles à exploiter.

PropelMapper vise à transformer ces données brutes en informations exploitables, à la fois au niveau des exploitations, des marchés et des organisations.

Au-delà du gain de productivité, la solution promet aussi de libérer du temps pour les interactions humaines, considérées comme essentielles dans le conseil agricole. Selon l’entreprise, l’automatisation du reporting permettrait de réduire la charge administrative, tout en améliorant la qualité des analyses produites.

Avec ce positionnement, PropelMapper s’inscrit dans une tendance d’intégration de l’IA et de la voix dans les outils professionnels, notamment dans les secteurs où le travail de terrain domine. À mesure que l’agriculture se numérise, ce type de solution pourrait jouer un rôle clé dans la structuration des données et l’optimisation des décisions à l’échelle des exploitations et des filières.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Libye : iCard, une solution de cartes prépayées pour démocratiser les paiements digitaux

Posted On jeudi, 26 mars 2026 01:33 Written by

Dans un contexte marqué par l’essor des usages numériques, la plateforme iCard se positionne comme une solution facilitant l’accès aux services de paiement en ligne.

iCard est une solution fintech développée par la société libyenne Al-Madala Financial Services. Elle propose un modèle centré sur la distribution de cartes prépayées et de coupons digitaux.

Concrètement, iCard permet aux utilisateurs d’acheter à distance des cartes de paiement utilisables sur des plateformes internationales telles que les services de streaming, de jeux ou de commerce en ligne. La start-up, basée à Tripoli, a été lancée en 2017 par Husen Matar.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de cent mille fois, selon Google Play Store. L’utilisateur reçoit un code numérique qu’il peut ensuite activer pour effectuer ses transactions, sans nécessiter de carte bancaire classique.

iCard se distingue par sa flexibilité en matière de paiement. Elle accepte plusieurs méthodes, notamment le crédit téléphonique et des cartes bancaires émises par des institutions partenaires. Cette approche hybride vise à contourner les limites d’accès aux services financiers traditionnels, notamment dans des marchés où la bancarisation reste faible.

Au-delà de la simple vente de cartes, iCard s’inscrit dans une logique de digitalisation des paiements. En supprimant les contraintes physiques liées à l’achat de cartes prépayées (disponibilité en magasin, horaires, risques de perte), la plateforme mise sur une expérience entièrement dématérialisée et accessible en continu.

Cette proposition répond à une demande croissante pour des solutions de paiement alternatives, notamment chez les jeunes et les utilisateurs non bancarisés. Elle illustre également la montée en puissance des fintech locales qui cherchent à adapter les usages globaux aux réalités des marchés africains et du Moyen-Orient. À terme, ce type de solution pourrait jouer un rôle clé dans l’élargissement de l’accès aux services numériques, en servant de passerelle entre économie informelle et commerce digital global.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Maroc : avec son application mobile, Mynk simplifie les paiements entre particuliers

Posted On jeudi, 19 mars 2026 14:10 Written by
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