L’application togolaise Edomatch bouscule les codes du recrutement traditionnel en offrant aux employeurs et aux demandeurs d’emploi une plateforme mobile simple, rapide et accessible.
Edomatch est une solution numérique qui permet à toute personne à la recherche d’un emploi (temps plein, temps partiel, ou mission ponctuelle) de postuler pour des propositions de travail en ligne sur sa plateforme web ou sur l’application mobile. Développée par la start-up togolaise éponyme, elle est basée à Lomé et a été lancée en 2024 par Chris Koehler.
« Notre mission est de simplifier et d'humaniser la recherche d'emploi tout en aidant les entreprises à trouver les talents exprimés de manière efficace », indique la jeune pousse.
L’application est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois, selon les données de Play Store.
L’utilisateur peut créer un profil, consulter les offres disponibles et postuler en quelques clics. Pour les entreprises, la publication d’offres et la présélection des candidats se fait directement depuis l’application, ce qui simplifie grandement le processus de recrutement.
Edomatch se distingue également par sa large couverture des secteurs : du commerce à la logistique, en passant par les services, le BTP ou l’hôtellerie. Grâce à un système de géolocalisation, les candidats peuvent repérer les annonces près de chez eux, ce qui améliore l’employabilité locale et réduit les déplacements inutiles.
Une des forces de l’application est sa capacité à faciliter l’insertion professionnelle pour les jeunes, les personnes sans expérience ou issues de milieux défavorisés. Pour les entreprises, l’application représente un gain de temps et de ressources : plus besoin de publier sur plusieurs canaux, d’organiser de longues séances de tri de CV, ou de dépendre d’intermédiaires coûteux. Elles peuvent rapidement identifier des profils pertinents et accéder à des talents disponibles immédiatement.
Ainsi, en combinant une interface mobile accessible, une large base d’offres et une orientation vers l’inclusion, Edomatch semble capable de transformer durablement le marché de l’emploi au Togo. Dans un contexte d’économie informelle et de chômage élevé, l’application pourrait devenir un outil clé de l’insertion professionnelle, en rendant le recrutement plus transparent, plus efficace et plus équitable.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Côte d’Ivoire : Trenderz démocratise le marketing d’influence via son app mobile
La start-up nigériane Kodeedu ambitionne de démocratiser l’accès à l’éducation en ligne grâce à sa plateforme web innovante.
Kodeedu est une solution d’apprentissage en ligne développée par la start-up nigériane éponyme. Destinée aux étudiants, aux professionnels et à toute personne désireuse d’acquérir de nouvelles compétences, elle offre un catalogue diversifié de cours, allant de la programmation informatique au marketing digital, en passant par les compétences professionnelles adaptées au marché local. La start-up a été lancée en 2021.
« Nous développons une plateforme de micro-apprentissage qui permet d'acquérir des compétences de manière rapide, flexible et parfaitement adaptée à l'avenir numérique de l'Afrique », a indiqué la jeune pousse. Et d’ajouter : « Kodeedu décompose des sujets complexes en leçons faciles à assimiler et adaptées aux appareils mobiles, permettant ainsi aux apprenants de progresser en quelques minutes par jour, et non en plusieurs mois ».

Accessible depuis un navigateur Internet, la plateforme permet aux apprenants de suivre des modules vidéo, d’effectuer des exercices interactifs et d’obtenir des certificats de complétion. Grâce à cette approche, elle veut surmonter les obstacles traditionnels liés à l’éducation (distance, coût, indisponibilité d’établissements de formation) et offrir une alternative flexible et adaptée aux réalités du Nigeria.
Pour les utilisateurs, l’atout principal de Kodeedu réside dans la flexibilité : chacun peut apprendre selon son propre rythme, depuis n’importe quel lieu connecté. Cela ouvre des opportunités pour les jeunes des zones rurales, ceux qui travaillent déjà, ou les personnes n’ayant pas accès à l’enseignement supérieur traditionnel. Par ailleurs, la plateforme favorise une mise à jour constante des compétences, ce qui est essentiel dans une économie en mutation rapide.
Pour le marché nigérian de l’emploi, Kodeedu représente un levier potentiel de renforcement des capacités, en permettant aux apprenants d’acquérir des compétences recherchées (informatiques, digitales, entrepreneuriales) et d’augmenter leurs chances d’employabilité. Dans un contexte où l’économie digitale est en pleine croissance, cette montée en compétences peut aider à combler le fossé entre la demande du marché et l’offre de talents qualifiés.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Togo : Fadila Ménage met en relation clients et employés de maison qualifiés
La start-up Trenderz veut s’imposer comme un facilitateur du marketing d’influence sur le continent. Elle a développé une solution numérique à cette fin.
Trenderz est une solution numérique développée par une jeune pousse ivoirienne. Elle met en relation les marques, restaurants, hôtels ou lieux de loisirs, et des influenceurs ou créateurs de contenu avec pour objectif de dynamiser la visibilité des établissements tout en permettant aux créateurs de monétiser leur audience. Elle a été lancée en 2023 par Koami Rummenigge Aziabou et Kim Tran.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, selon les données de Play Store. Les entreprises peuvent créer une page d’établissement, publier une offre ou une prestation, puis recevoir des candidatures de créateurs souhaitant la promouvoir.
Lorsqu’un influenceur partage du contenu avec un lien ou un code de réservation personnalisé, toute réservation générée est tracée, l’établissement ne paye qu’à la performance, sans frais fixes.
Trenderz n’exige pas un nombre d’abonnés élevé aux influenceurs : les micro-influenceurs sont aussi les bienvenus. L’inscription est gratuite, et chaque collaboration permet de vivre une expérience (nuitée, repas, activité, etc.) tout en percevant une commission sur les réservations générées.
Trenderz opère aujourd’hui dans plusieurs pays d’Afrique francophone : la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Sénégal et le Cameroun. Elle se présente comme un outil de marketing digital démocratique qui répond au besoin des entreprises africaines de toucher des audiences locales via des contenus authentiques et proches de leur marché.
Pour un continent jeune et connecté, la start-up apparaît comme un des ponts entre les marques et les consommateurs, par le biais de la créativité digitale et de la performance mesurable.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Congo : avec sa plateforme, Kokamba facilite la gestion d’entreprise
Au Togo, la société Fadila Ménage se positionne comme un acteur de premier plan de la mise en relation entre particuliers ou entreprises et personnel domestique professionnel.
Fadila Ménage est une solution numérique développée par Fadila Group. Elle est spécialisée dans le placement d’aide-ménagères, de nounous, cuisiniers, chauffeurs ou agents de nettoyage tout en offrant un service de nettoyage professionnel pour les domiciles et bureaux. L’entreprise a été fondée en 2017 par Loukman Lamany.
Grâce à une plateforme accessible via son site Web, l’entreprise permet aux clients de solliciter des devis, d’engager du personnel qualifié, ou de recourir ponctuellement à des prestations de ménage. Elle revendique plus de 150 employés formés selon ses méthodes, un taux élevé de satisfaction client (97 %), et un délai de réponse rapide (24h en moyenne), ce qui en fait une alternative crédible et structurée aux solutions informelles souvent répandues dans la région.
La force de Fadila Ménage repose sur un processus de sélection qui inclut formation et vérification des antécédents, ce qui garantit aux clients un personnel de confiance. « Nous recrutons judicieusement et donnons des formations techniques à nos agents pour offrir aux ménages et institutions au Togo les meilleurs services de qualité en nettoyage et entretien industriel, commercial et résidentiel », indique la jeune pousse.
L’offre est modulaire : ménage ponctuel ou régulier, emploi à temps plein ou partiel, ou encore services connexes comme le nettoyage de bureaux. Au-delà du service à la demande, l’entreprise affiche un engagement social puisqu’elle promeut l’insertion professionnelle des jeunes, des femmes sans qualification, des chômeurs ou des seniors, contribuant ainsi à réduire le chômage et à favoriser l’inclusion économique.
Cette solution répond à une demande croissante de services domestiques fiables. Fadila Ménage propose ainsi un modèle professionnel, transparent et structuré, susceptible de transformer le marché des services à la personne au Togo.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Nigeria : MyItura facilite l’accès aux soins en ligne via ses plateformes web et mobile
Au Nigeria, MyItura se positionne comme une solution numérique innovante pour démocratiser l’accès aux soins de santé. Elle a été présentée lors d’un événement en 2024 à Lagos autour des enjeux de la télémédecine, de l’IA et des services préventifs.
MyItura est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse nigériane éponyme. Elle propose une plateforme complète accessible via son application mobile et son site Web, permettant aux patients de consulter, de se faire diagnostiquer et de recevoir des prescriptions sans quitter leur domicile. La start-up, basée à Lagos, a été lancée en 2024 par Opeyemi Arogundade (photo, au centre).
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, selon Play Store. La plateforme permet non seulement la téléconsultation, mais aussi la prise de tests de diagnostic à domicile : les utilisateurs peuvent commander des analyses, faire venir un professionnel pour la collecte, et recevoir leurs résultats directement sur leur compte numérique.
Elle intègre un système de financement, appelé Mediloan, qui permet aux patients de recevoir un « crédit santé » pour payer plus tard. Cela favorise l’inclusion financière en santé, en particulier pour les personnes qui éprouvent des difficultés à avancer les frais liés aux soins. Par ailleurs, la plateforme repose sur des dossiers médicaux interopérables et une analyse des risques appuyée par l’IA, ce qui permet d’offrir des conseils de santé personnalisés.
Grâce à cette dynamique, la start-up contribue à réduire les obstacles traditionnels à l’accès aux soins que sont : la distance, le coût et le manque de suivi médical régulier. En combinant technologies numériques, intelligence artificielle et financement intégré, MyItura révolutionne la façon dont les Nigérians interagissent avec le système de santé. Cette approche pourrait bien faire partie de la réponse aux défis structurels du secteur médical dans le pays, en améliorant l’accès, l’efficacité et l’anticipation des besoins de santé.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Via sa plateforme web, Docotela offre des services de santé en ligne
Portée par la start-up Ayokai, Kokamba incarne l’ambition d’une transformation numérique locale. C’est une solution ERP conçue par des ingénieurs congolais pour les entreprises africaines.
Kokamba est une solution fintech développée par la jeune pousse franco-congolaise Ayokai. C’est un système de gestion intégré (ERP), conforme à plusieurs normes africaines comme le SYSCOHADA, qui s’adresse aux entreprises, associations, ONG et structures publiques. La solution a été lancée en 2024 par Mardochée Bikoukou.
Grâce à cette solution, les dirigeants peuvent piloter l’ensemble de leurs opérations depuis un tableau de bord central : comptabilité, facturation, gestion des ressources humaines, reporting financier, gestion des services et des salaires. En intégrant des modules clés, Kokamba facilite également le suivi des employés, la planification des ressources humaines et la génération des états financiers selon les exigences régionales.
La solution peut fonctionner hors-ligne, ce qui permet aux entreprises d’utiliser le logiciel dans des zones à connectivité limitée. Cette fonctionnalité est particulièrement adaptée aux PME congolaises et aux structures de terrain, qui peuvent basculer en ligne dès que la connectivité est disponible.
Sur le plan réglementaire, Kokamba se distingue par son respect des standards OHADA, ce qui sécurise la conformité des entreprises locales en matière de comptabilité et de fiscalité. En centralisant leurs données financières, les dirigeants disposent d’un aperçu clair de leur trésorerie, de leurs indicateurs clés et peuvent prendre des décisions éclairées, sans dépendre uniquement de leur comptable.
En facilitant la gestion opérationnelle, cette plateforme pourrait stimuler l’efficience des petites et moyennes entreprises, renforcer leur structuration et favoriser leur croissance dans un environnement économique exigeant.
Adoni Conrad Quenum
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Nigeria : Karsa permet de créer des comptes bancaires virtuels américains
Au cœur de l’innovation agricole en Tanzanie, la start-up LimaBot AI se démarque en apportant l’intelligence artificielle directement dans les champs des petits exploitants.
LimaBot est une solution d’intelligence artificielle développée par une jeune pousse tanzanienne. Grâce à sa plateforme accessible via application mobile, WhatsApp, SMS ou USSD, elle permet aux agriculteurs de diagnostiquer les maladies des cultures en temps réel. La start-up, basée dans la ville d’Arusha, a été lancée en 2024 par Godfrey Kilimwomeshi (photo).
La solution n’est pas un simple conseiller : il analyse les données, les images ou les descriptions de symptômes envoyés par les agriculteurs, recommande des traitements adaptés (pesticides biologiques ou chimiques), et fournit des prévisions météo ou des stratégies de gestion préventive. Accessible dans les zones à faible connectivité, les agriculteurs peuvent également dialoguer avec LimaBot via des canaux simples comme le SMS ou l’USSD.
Les pertes de récolte liées aux maladies phytosanitaires pénalisent les exploitations familiales sur le continent en général, en Tanzanie en particulier. En détectant tôt les affections et en proposant des recommandations adaptées, LimaBot contribue à réduire la pression sur les rendements, à limiter l’usage excessif de produits phytosanitaires, et à rendre l’agriculture plus durable.
L’impact potentiel pour les agriculteurs est double. D’une part, LimaBot aide à sécuriser les récoltes ; d’autre part, il renforce l’autonomie des producteurs en les formant progressivement aux meilleures pratiques de protection des plantes. Ce renforcement des capacités peut améliorer la résilience face aux chocs climatiques et aux fluctuations des prix des intrants.
En démocratisant l’accès à des diagnostics de qualité, la start-up favorise l’émergence d’un écosystème agri-tech durable, où l’IA soutient non seulement la productivité, mais aussi la sécurité alimentaire et le bien-être économique des agriculteurs.
Adoni Conrad Quenum
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Cameroun : Sipoh permet d’envoyer des signaux de détresse à la police en cas de danger
Au Cameroun, la start-up technologique Sipoh a mis au point une solution innovante pour renforcer la sécurité des citoyens vulnérables. Avec celle-ci, elle ambitionne de s’imposer comme une référence sur le segment de la sécurité.
Sipoh est une solution camerounaise qui couple une application mobile intelligente à un dispositif discret (bijou, vêtement, sac). Elle permet d’envoyer des alertes d’urgence géolocalisées à des proches ou aux forces de l’ordre en cas de danger. La start-up, basée dans la ville de Douala, a été lancée en 2024 par Djomgoue Nimatcha Darlanne Jourelle.
Selon sa plateforme, la start-up vise à « renforcer la sécurité et le bien-être des personnes vulnérables à travers des solutions technologiques ». Les utilisateurs peuvent déclencher une alerte manuellement ou automatiquement grâce à l’intelligence artificielle, même en situation de panique.
Concrètement, lorsqu’une alerte est lancée, l’application envoie un message vocal ou écrit, enregistré en temps réel, ainsi qu’une position GPS aux autorités concernées. En parallèle, l’utilisateur peut être suivi par ses proches et par la police, ce qui augmente les chances d’une intervention rapide.
L’un des moteurs de Sipoh est l’accessoire discret. C’est un petit gadget intégré dans des objets du quotidien (bijou, vêtement, sac), conçu pour déclencher l’alerte de façon non visible. Cette capacité « furtive » est particulièrement utile face à des situations d’insécurité urbaine, ou pour des populations particulièrement exposées (femmes seules, personnes âgées, etc.).
Au-delà de l’alerte urgente, l’application intègre des fonctionnalités de soutien telles qu’un chatbot juridique, des contenus de prévention, et un réseau communautaire d’entraide pour accompagner les victimes après une alerte.
Le projet suscite l’intérêt des pouvoirs publics : des démonstrations ont déjà été réalisées à Yaoundé, et l’équipe de Sipoh a même été invitée par le ministère de la Sécurité nationale. Si la technologie se déploie à grande échelle, elle pourrait transformer le rapport des citoyens à la sécurité en offrant une porte d’entrée technologique vers la police, et ainsi donner plus de pouvoir aux populations vulnérables de signaler les situations critiques.
Adoni Conrad Quenum
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Togo : Minah démocratise l’accès aux opportunités de financement pour les jeunes africains
Au Togo, Minah entend soutenir les projets à fort impact en proposant des moyens de les financer. Deux frères sont aux commandes de cette jeune pousse lancée en 2024.
Basée à Lomé et fondée par les frères Julien et Hervé Gakpé (photo) en 2024, la fintech togolaise Minah.io se donne pour ambition de transformer la manière dont les jeunes Africains financent des projets à impact. Sa plateforme permet d’investir dans des actifs réels (RWA) sur le continent comme l’immobilier, l’énergie ou l’agriculture, en utilisant la blockchain pour garantir la transparence et la sécurité.
« Convaincus du potentiel du continent, nous levons les barrières à l’entrée du marché africain en connectant investisseurs du monde entier et projets locaux à fort potentiel pour le développement. [...] Nous facilitons l’investissement dans des projets sélectionnés avec rigueur, en assurant un suivi clair et une gestion simplifiée », indique la jeune pousse.
La solution propose plusieurs « stratégies d’investissement », chacune articulée autour de projets concrets portés par des acteurs locaux et engagés. Grâce à cette approche, elle offre aux jeunes Togolais, mais aussi à la diaspora et aux investisseurs internationaux, la possibilité de participer au développement économique du continent tout en générant un rendement financier.
En mobilisant des flux réguliers de transferts vers des projets concrets, la plateforme propose une alternative durable aux simples transferts d’argent. Pour les jeunes entrepreneurs ou porteurs de projets au Togo, cela signifie un accès plus large à des financements structurés. En effet, Minah ne se limite pas à l’appui ponctuel, mais vise des initiatives à fort potentiel sur le long terme. Grâce à sa technologie blockchain, elle assure une traçabilité des investissements et une gouvernance transparente.
En résumé, cette fintech incarne une nouvelle génération de solutions financières en Afrique qui combine blockchain, investissement à impact et inclusion, ouvrant la voie à un financement plus équitable et durable pour la jeunesse africaine.
Adoni Conrad Quenum
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Nigeria : Karsa permet de créer des comptes bancaires virtuels américains
Au Nigeria, la fintech Karsa se présente comme une porte d’entrée vers le système bancaire américain. C’est un moyen simple, sécurisé et rentable de recevoir, épargner et dépenser des dollars, tout en profitant du potentiel des stablecoins.
Karsa est une solution développée pour une fintech nigériane éponyme. Elle propose aux Nigérians une solution bancaire virtuelle en dollars américains, avec un compte USD entièrement numérique et une carte Visa virtuelle. La start-up a été lancée en 2024 par Shahryar Hasnani et Dale Wilson.
« Au Nigeria, transférer de l'argent à l'international revient encore à utiliser une douzaine d'outils différents. Vous êtes payé via une application, vous convertissez votre argent via une autre, vous placez vos économies dans une troisième, et vous ne pouvez toujours pas dépenser facilement ces dollars », a déclaré Shahryar Hasnani à Disrupt Africa. Et d’ajouter : « il n'existe pas de solution simple et fiable pour gérer son argent à l'international, en particulier pour les travailleurs à distance, les freelances et tous ceux qui souhaitent conserver des dollars américains ».
La solution dispose d’une application mobile, accessible sur iOS et sur Android où elle a été téléchargée plus d’un millier de fois, selon les données de Play Store. Grâce à Karsa, les utilisateurs peuvent non seulement recevoir des paiements en dollars (par exemple depuis des marketplaces comme Upwork ou Fiverr), mais également envoyer des fonds vers n’importe quel compte bancaire dans le monde, avec des frais réduits. Le service vise à rendre plus fluide la mobilité financière pour les travailleurs internationaux, les freelances et toute personne ayant des revenus ou des obligations en devise étrangère.
La fintech permet également d’épargner en dollars tout en générant un rendement. Le site annonce un taux d’intérêt de 4 à 5 %, lié à des rendements sur des instruments « US Treasury yield ». Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de protéger leur épargne contre la volatilité du naira tout en bénéficiant d’un rendement attractif en dollars.
En matière de dépenses, Karsa indique que les utilisateurs pourront payer avec une carte Visa virtuelle à l’international, avec des frais parmi les plus compétitifs. La « roadmap » de la fintech prévoit aussi le lancement d’une carte physique à l’avenir.
Au Nigeria, où l’adoption des stablecoins est déjà très élevée, l’offre de Karsa pourrait séduire les utilisateurs souhaitant un refuge sécurisé et liquide dans une monnaie forte.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Au Ghana, Soko Job a mis en place une plateforme de recrutement basée sur l’IA. Le but est de soutenir les chercheurs d’emploi dans leur quête de job et aussi les employeurs à la recherche de bons profils d’employés.
Soko Job est une solution numérique développée par une jeune pousse ghanéenne éponyme. Elle permet d’accélérer le processus d'embauche pour les employeurs et à simplifier la recherche d’emploi pour les candidats. La solution a été lancé en 2024 et est dirigée par Roberta Mensah.
« Nous avons créé Soko Job parce que nous pensons que trouver un emploi ou des talents ne devrait pas être un processus long et pénible. Notre objectif est de devenir un catalyseur d'opportunités économiques au Ghana en permettant une mise en relation rapide et précise entre les talents et les opportunités », a déclaré Roberta Mensah à Disrupt Africa.
Accessible via son site Web, elle permet aux chercheurs d’emploi de créer un profil, de télécharger leur CV ou de saisir directement leurs informations dans la plateforme. L’outil d’IA intégrée analyse ensuite ces données pour fournir des recommandations personnalisées et proposer des emplois pertinents, adaptés aux compétences et aux ambitions de l’utilisateur.
Pour les entreprises, Soko Job offre d’autres types de fonctionnalités. En plus de publier des offres d’emploi, elles peuvent utiliser un système de filtrage automatique via des questions de présélection générées par l’IA. Grâce à un système de suivi des candidats (ATS) intégré à l’interface de messagerie de la plateforme, les recruteurs peuvent gérer le cycle de recrutement directement dans l’outil, de la réception des candidatures à l’évaluation.
Durant la phase pilote, Soko Job a déjà permis à plusieurs entreprises ghanéennes de pourvoir des postes techniques et opérationnels. Par ailleurs, la plateforme assure la confidentialité des données : les informations personnelles restent privées tant que le candidat ne les partage pas, et seuls les employeurs vérifiés peuvent publier des annonces ou inviter des talents à postuler.
Adoni Conrad Quenum
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Grâce à sa plateforme web, Kidolé facilite le pilotage des campagnes publicitaires
Au Togo, Kidolé ambitionne de devenir une référence continentale dans l’out-of-home digitalisé. C’est avec cette vision que deux jeunes Togolais se sont lancés dans l’aventure.
Kidolé est une solution numérique développée par une jeune pousse togolaise. Elle propose une plateforme web qui simplifie le pilotage des campagnes publicitaires « out-of-home » (OOH) en Afrique. La start-up, basée à Lomé, a été lancée en 2024 par Edem Fiadjoe et Koami Rummenigge Aziabou.
Concrètement, cette solution met à disposition un inventaire d’emplacements — affiches, panneaux et façades — accessible 24h/24 via une carte interactive. Les utilisateurs filtrent selon la ville, le type de support, le budget ou l’audience. Une fois sélectionnés, les panneaux peuvent être réservés et payés directement en ligne.
La plateforme intègre également des outils d’analyse en temps réel : taux d’occupation, performance des emplacements, tendances de prix. Cette approche « data-driven » permet d’optimiser les investissements médias et de garantir davantage de rentabilité. Grâce à Kidolé, régies publicitaires, agences média et annonceurs peuvent réserver, suivre et analyser leurs emplacements publicitaires via un tableau de bord centralisé.
Le secteur de la publicité extérieure en Afrique souffre de processus manuels lourds et d’une faible mesure des performances. Kidolé répond à ces lacunes en « digitalisant » le processus complet, de la réservation à la diffusion, en passant par la mesure. Grâce à la centralisation et à l’automatisation, l’entreprise permet aux annonceurs de gagner du temps et de piloter leurs budgets plus efficacement.
En normalisant la gestion des espaces publicitaires et en améliorant la visibilité de l’inventaire pour les annonceurs, la jeune pousse crée de nouvelles synergies entre supports physiques et médias digitaux. Outre les panneaux, la plateforme pourrait élargir ses fonctionnalités à la connectivité d’affichages, aux campagnes multi-canaux, voire à l’intégration de capteurs d’audience. Un des défis majeurs sera d’étendre la couverture géographique et l’inventaire tout en maintenant la fiabilité des données et services.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Togo : Cookeza commercialise en ligne des packs prêts à cuisiner
Au Nigeria, Juicyway veut s’imposer comme une fintech de référence. Elle est soutenue par une équipe issue de la banque, de la finance de change et des technologies de paiement.
Juicyway est une solution fintech développée par une jeune pousse nigériane éponyme. Elle permet tant aux particuliers qu’aux entreprises d’envoyer, de recevoir et de détenir des devises étrangères via une seule plateforme. La start-up a été fondée en 2021 par Ife Johnson, Justin Ziegler et Idris Ibrahim.
La solution répond aux contraintes souvent rencontrées en Afrique, notamment l’accès difficile à la liquidité en $, les taux de change défavorables et les délais longs pour les paiements internationaux. Elle dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois, selon les statistiques de Play Store.
« Nous avons identifié un manque évident en matière de plateforme de change et de paiement axée sur le B2B [business-to-business, Ndlr], capable d'offrir des comptes en dollars américains au nom des entreprises pour les créances internationales, de fournir des conversions de devises compétitives par l'intermédiaire de fournisseurs de liquidités réglementés et de permettre des règlements rapides à l'aide de stablecoins et de rails fiduciaires », a indiqué Ife Johnson à Disrupt Africa.
Concrètement, Juicyway permet d’ouvrir des comptes multidevises (naira, dollar américain, dollar canadien, livre sterling, euro, etc.) et même des portefeuilles de cryptomonnaie ; de recevoir des paiements internationaux via des comptes en dollar américain ou dollar canadien à votre nom, ce qui simplifie la facturation à l’étranger et aussi d’envoyer des fonds ou de convertir des devises à des taux compétitifs, et ce directement dans l’application.
L’entreprise se distingue par l’intégration d’infrastructures de paiement, de conversion de devises et de stablecoins, pour faciliter les échanges internationaux. Elle revendique un volume d’échanges déjà supérieur à 1 milliard $ et une base de plus de 12 000 clients entreprise. Juicyway se positionne donc comme une plateforme unique pour fluidifier les transferts internationaux, la réception de devises étrangères et la gestion multidevise, un pas important pour la digitalisation des paiements en Afrique.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Tunisie : WildyNess propose des circuits touristiques via sa plateforme
Au Togo, Cookeza veut s’imposer comme un acteur innovant de la foodtech en proposant des packs prêts à cuisiner 100 % locaux. Elle cible les citadins pressés et soucieux de maintenir un lien avec leur patrimoine culinaire.
Cookeza est une plateforme de commerce en ligne développée par une start-up togolaise éponyme. Elle commercialise en ligne des coffrets composés d’ingrédients frais, lavés, découpés et assaisonnés, permettant de préparer rapidement des plats africains authentiques. La start-up, basée à Lomé, a été fondée en 2024 par Duphanie Amadou.
« Cookeza est née d'un constat simple : les familles africaines modernes manquent de temps pour cuisiner, mais ne veulent pas sacrifier la qualité ni oublier leurs racines culinaires. Nous travaillons directement avec des producteurs locaux pour garantir la fraîcheur et la qualité de nos ingrédients, tout en soutenant l'économie locale », indique la jeune pousse sur son site Internet.
Le modèle de la solution s’appuie sur l’e-commerce et la logistique urbaine pour réduire le temps de préparation en cuisine. En effet, via sa plateforme numérique, Cookeza permet au client de choisir un pack de recettes (par exemple des plats togolais typiques) livré à domicile ou via un point-retrait, avec tous les ingrédients nécessaires et les instructions de préparation. Les ingrédients sont sourcés localement, ce qui soutient les producteurs togolais et assure une fraîcheur maximale.
La jeune pousse répond au besoin de gagner du temps tout en conservant l’authenticité des saveurs africaines. De plus, en valorisant les ingrédients locaux, elle contribue à dynamiser la chaîne de valeur agricole et alimentaire au Togo.
Cookeza ne dispose pas encore d’une application mobile. Pour accéder aux produits, il faut passer par le navigateur et se rendre sur sa plateforme en ligne. Via ce canal, l’utilisateur peut passer commande et recevoir ses produits.
Notons que la foodtech propose également des abonnements pour les restaurants, les cantines ou encore les entreprises. Un abonnement mensuel fixé à 40 000 FCFA (environ 70,7 $) est également proposé.
Avec une vingtaine de recettes disponibles, Cookeza envisage d’étendre son offre, de diversifier ses canaux de distribution (abonnements, supermarchés), voire de s’étendre dans la sous-région ouest-africaine. Le défi sera de maintenir la qualité tout en optimisant la logistique et l’échelle, et de s’imposer dans un secteur où la concurrence de la restauration rapide et des plats préparés est forte.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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