Dans un contexte où l’économie des services et le travail indépendant connaissent une croissance rapide, la start-up sud-africaine Uptooyoo propose une solution pour connecter les prestataires de services et leurs clients.
Uptooyoo est une solution numérique mise en place par une jeune pousse sud-africaine. Conçue comme un marché numérique tout-en-un, elle permet à toute personne offrant un service, qu’il soit physique ou digital, de se faire découvrir, de gérer ses prestations et d’entrer en relation avec des clients en quelques clics.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur android où elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois, selon les données de Play Store. Les prestataires peuvent créer un profil professionnel en quelques minutes, y détailler leurs compétences, leurs tarifs et leurs antécédents, puis gérer les réservations et les avis clients au même endroit. Côté client, la recherche d’un prestataire se fait par catégorie ou localisation, avec la possibilité de communiquer directement avant de confirmer une prestation.
Pour les services digitalisés, Uptooyoo intègre une solution de paiement sécurisée qui retient les fonds jusqu’à la validation du travail par le client, offrant ainsi une protection financière pour les deux parties. En ce qui concerne les services physiques, la plateforme gère la mise en relation et l’organisation, tandis que le paiement s’effectue généralement hors plateforme après réalisation du service.
Il faut souligner qu’Uptooyoo s’adresse à une large variété de profils tels que des artisans traditionnels comme les plombiers, jardiniers ou coiffeurs, aux freelances numériques proposant des services de design, rédaction web, développement web ou marketing. La valeur ajoutée de la plateforme réside dans sa capacité à centraliser et formaliser ce qui, jusqu’ici, se faisait majoritairement via des canaux informels (réseaux sociaux, bouche à oreille, groupes communautaires).
« Nous avons créé Uptooyoo pour mettre en relation les talents et les opportunités. Les Sud-Africains ne devraient pas avoir à dépendre uniquement des réseaux sociaux, des groupes communautaires ou du bouche-à-oreille pour trouver du travail. Avec Uptooyoo, vous pouvez officialiser votre activité, élargir votre clientèle et créer facilement votre propre site web professionnel, le tout depuis l'application », a déclaré Courtney Wilson, son responsable du développement commercial.
En s’inscrivant dans la dynamique de la « gig economy » africaine, Uptooyoo répond à un besoin croissant de formalisation et d’accès à des opportunités économiques pour les travailleurs indépendants, tout en apportant aux consommateurs une manière fiable, structurée et locale de trouver des prestataires qualifiés.
Adoni Conrad Quenum
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Zambie : Bosso numérise l’approvisionnement de matériaux de construction
Dans un monde de plus en plus connecté où les frontières s’effacent au profit des expériences internationales, Timon se positionne comme une solution financière tout-en-un pour voyager, payer et gérer son argent sans friction.
Timon est une solution numérique développée par une jeune pousse nigériane. Elle est conçue pour les voyageurs fréquents, les étudiants internationaux, les travailleurs à distance et tous ceux qui mènent une vie « borderless ». La start-up a été lancée en 2023 par Oluwatomi Olarinde (photo) et Chizaram Ucheaga.
Au cœur de l’offre de Timon se trouve une application mobile qui regroupe plusieurs fonctionnalités telles que la création et la gestion de portefeuilles multi-devises (naira, dollar, etc.), des cartes de paiement physiques et virtuelles acceptées dans plus de 100 pays, ainsi que des services complémentaires comme les eSIM internationales et les transferts d’argent. L’application est accessible sur iOS et sur android où elle a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois, selon les statistiques de Play Store.
« Nous respectons les réglementations financières locales et internationales, utilisons des systèmes avancés de prévention de la fraude et avons recours à un cryptage conforme aux normes de l'industrie, afin de protéger vos fonds et vos renseignements personnels en tout temps », indique la jeune pousse.
Les utilisateurs peuvent, depuis la plateforme mobile, payer en ligne ou en magasin, planifier leurs voyages, activer des cartes instantanément et même convertir des stablecoins en devises dépensables. Timon promet une expérience fluide, avec des frais transparents, des déploiements rapides et une interface pensée pour le mode de vie global des utilisateurs africains et de la diaspora.
En combinant gestion financière, connectivité mondiale et cartes universelles, cette fintech nigériane se présente comme un « passeport financier numérique » pour les aventuriers du 21ᵉ siècle, nomades numériques ou professionnels en mobilité.
Adoni Conrad Quenum
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Tunisie : Skirora démocratise l’apprentissage en ligne via ses plateformes web et mobile
Dans un contexte où l’éducation digitale continue de se structurer et de gagner en importance en Afrique et au Moyen-Orient, Skirora se positionne comme une plateforme d’apprentissage en ligne dédiée aux éducateurs souhaitant générer des revenus à partir de contenus pédagogiques numériques.
Skirora est une plateforme d’apprentissage en ligne développée par une start-up tunisienne. Elle permet de promouvoir un apprentissage ancré dans les contextes éducatifs régionaux, tout en offrant aux créateurs un modèle économique durable basé sur une commission sur les ventes. La start-up a été lancée en 2025 par Yacine Aridhi.

« Nous rendons l'éducation accessible, flexible et axée sur les opportunités : les étudiants peuvent apprendre à leur propre rythme, les formateurs peuvent monétiser leur expertise et les entreprises peuvent accéder à des talents qualifiés grâce à une plateforme moderne et de haute qualité. », a indiqué la jeune pousse. Et d’ajouter : « qu'il s'agisse de mathématiques, de codage, de commerce, de langues, de design ou de développement personnel, Skirora rassemble divers parcours d'apprentissage en un seul endroit fiable ».
Contrairement à certaines solutions globales souvent perçues comme éloignées des réalités locales, Skirora propose un écosystème d’apprentissage complet, pensé pour les enseignants et formateurs : ils peuvent y créer des cours structurés, gérer leur base d’apprenants et offrir des expériences pédagogiques claires et engageantes.
La plateforme met l’accent sur l’impact pédagogique plutôt que sur la viralité ou les formats courts non structurés. C’est une réponse directe au besoin d’éducation en ligne qui vise des résultats concrets, tels que l’achèvement de cours ou l’acquisition de compétences applicables.
Actuellement en phase de développement, Skirora se concentre d’abord sur la fiabilité de l’expérience d’apprentissage et l’engagement des instructeurs. Dans les prochaines étapes, la start-up prévoit d’étendre son offre au-delà des frontières tunisiennes, en attirant des éducateurs et des apprenants d’autres marchés régionaux et internationaux.
En combinant accessibilité locale, outils pédagogiques robustes et modèle économique aligné sur la réussite des éducateurs, Skirora s’affirme comme une solution prometteuse dans l’écosystème edtech du continent.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
À l’origine de cette start-up, il y a la conviction de réduire la complexité et les coûts associés à l’achat de matériaux de construction, que ce soit pour les artisans, les magasins de matériaux ou les particuliers qui souhaitent bâtir ou rénover.
Bosso est une plateforme de commerce en ligne développée par une start-up zambienne. Elle s’est donnée pour mission de numériser la chaîne d’approvisionnement du secteur de la construction, un segment confronté à d’importants défis d’accès à des matériaux abordables et à une logistique efficace dans divers pays africains. La start-up, basée à Lusaka, a été lancée en 2022 par Chisepo Chirwa (photo).
« Bosso est la principale plateforme de commerce électronique de Zambie pour tous les besoins en matériaux de construction. Au cours de l'année dernière, nous avons aidé plus de 800 quincailleries à gérer leurs stocks et plus de 400 constructeurs immobiliers à s'approvisionner en matériaux, et nous avons levé 400 000 dollars en capital-risque », a indiqué la jeune pousse.
Grâce à une plateforme e-commerce intégrée, Bosso permet à ses utilisateurs de trouver, comparer et commander en ligne une large gamme de produits essentiels (du ciment aux bois, en passant par les agrégats et les outils) tout en offrant de la transparence sur les prix et des options de livraison plus fiables. Elle connecte à la fois les fournisseurs (catalogues de matériaux) et les acheteurs finaux depuis un seul point d’accès numérique, simplifiant un processus historiquement fragmenté et chronophage.
La plateforme ne se limite pas à un simple catalogue. En s’appuyant sur des partenariats financiers, Bosso propose également des solutions flexibles comme le « Buy Now, Pay Later » (BNPL), des facilités de paiement et d’autres options innovantes visant à améliorer l’accès au financement des projets de construction.
En combinant digitalisation, transparence de l’offre et solutions financières, Bosso se positionne comme un acteur clé du changement technologique dans la construction sur le continent, capable de transformer un marché traditionnel souvent inefficace en un écosystème plus accessible et agile.
Adoni Conrad Quenum
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Burkina Faso : Fasoranana connecte vendeurs et acheteurs sur sa place de marché en ligne
Avec l’ambition de devenir un guichet unique pour l’achat, la vente, la location et l’évaluation de biens, Yakeey se positionne comme acteur de premier plan de la proptech africaine. Plus tôt ce mois, la start-up a annoncé la réussite d’un tour de table de 15 millions $ pour soutenir sa croissance.
Yakeey est une plateforme digitale marocaine dédiée aux transactions immobilières. Elle a pour objectif de transformer le marché immobilier, traditionnellement fragmenté, en un écosystème intégré, fluide et transparent. La start-up basée à Casablanca a été fondée en 2022 par Karim Beqqali.
Sa solution combine une interface numérique intuitive et un accompagnement humain assuré par des conseillers spécialisés. Cette approche hybride permet aux utilisateurs (qu’ils soient vendeurs, acheteurs, locataires ou investisseurs) de piloter l’ensemble de leur projet immobilier depuis une seule plateforme en ligne, tout en bénéficiant de conseils personnalisés à chaque étape du processus.
Sa valeur ajoutée réside aussi dans sa capacité à connecter l’ensemble des acteurs du marché (propriétaires, acheteurs, locataires et conseillers) au sein d’un même environnement numérique sécurisé, améliorant ainsi la efficacité et la transparence des échanges. Il est entre autres possible d’effectuer une estimation immobilière basée sur des données actualisées, une carte interactive des prix par zone, d’accéder à des outils de publication et de gestion d’annonces. Ces modules facilitent la prise de décision et réduisent les frictions liées aux transactions classiques.
En combinant technologie, expertise humaine et données, Yakeey illustre comment les solutions digitales peuvent réinventer des marchés comme celui de l’immobilier, tout en répondant aux attentes croissantes des utilisateurs pour des services plus simples, rapides et transparents.
Adoni Conrad Quenum
Lire aussi: Guinée : Ayooka numérise la gestion des services de transfusion sanguine
Dans un contexte de connectivité accrue et d’adoption croissante des services en ligne en Algérie, cette healthtech offre une gamme de services médicaux numériques accessibles via ses plateformes web et mobiles.
DZDOC est une plateforme d’e-santé multiservices développée par une jeune pousse algérienne. Elle simplifie l’accès aux soins en digitalisant la prise de rendez-vous, les consultations et la gestion des interactions entre patients et professionnels de santé. Elle a été lancée en 2015 à Annaba par Rachid Maou.
La plateforme permet aux patients de rechercher et réserver des rendez-vous médicaux en ligne auprès de praticiens dans une large gamme de spécialités, de la médecine générale à la chirurgie, en passant par la psychiatrie ou la nutrition. La recherche peut être faite par spécialité et localisation géographique, ce qui facilite la mise en relation avec un professionnel proche et disponible.
DZDOC intègre également un dispositif de téléconsultation sécurisé, offrant aux utilisateurs la possibilité de consulter un médecin à distance via appel vidéo. Ce service couvre autant la santé physique que mentale, avec un panel étendu de praticiens disponibles sans nécessité de déplacement physique, ce qui constitue un avantage pour les populations éloignées ou en situation de mobilité réduite.
Pour les professionnels de santé, la plateforme propose une interface de gestion de cabinet numérique, avec des fonctionnalités telles que la planification des créneaux, les rappels automatisés par SMS ou e-mail et une meilleure visibilité en ligne auprès des patients. La solution vise ainsi à optimiser le flux des rendez-vous et à améliorer l’efficacité opérationnelle des praticiens.
DZDOC illustre comment les technologies numériques appliquées à la santé peuvent répondre aux défis d’accessibilité des soins, en reliant demande et offre médicales sur un marché encore largement dépendant des interactions physiques.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Algérie : Omar Zergoun facilite la livraison de produits pour les e-commerçants
En Guinée, Ayooka illustre comment la digitalisation peut renforcer l’efficacité des systèmes de santé en Afrique et améliorer l’accès à des soins sûrs pour les patients nécessitant des transfusions.
Ayooka est une solution numérique intégrée dédiée à la gestion et l’optimisation des services de transfusion sanguine en Guinée. Conçue comme un système d’information et de gestion digitalisée, elle vise à rendre plus efficaces et sécurisés les processus liés à la collecte, au traitement, à la distribution et à la traçabilité du sang et de ses composants. La plateforme a été lancée en 2022.
« Ayooka est le système d'information et de gestion digitalisée des services de transfusion sanguine de Guinée. Cette plateforme technologique intégrée permet une gestion efficace et sécurisée de tous les processus liés à la collecte, au traitement, à la distribution et à la traçabilité du sang et de ses composants », a indiqué la plateforme. Et d’ajouter : « notre objectif est d'optimiser la gestion des stocks de produits sanguins, de garantir la qualité et la sécurité des transfusions,et de faciliter la communication entre tous les acteurs du secteur de la transfusion : donneurs, établissements de santé, laboratoires, etc. »
La solution s’appuie sur plusieurs fonctionnalités pour répondre aux défis du secteur : une gestion des stocks assistée par l’Intelligence artificielle (IA) permettant d’anticiper les pénuries, de réduire les gaspillages et de planifier les opérations de collecte ; un module d’hémovigilance pour surveiller, évaluer et prévenir les incidents liés aux produits sanguins ; ainsi que des outils pour suivre les demandes et prescriptions de produits sanguins labiles (PSL) par les médecins, avec une documentation complète de l’administration aux patients.
Elle intègre également des fonctionnalités de sensibilisation des populations via des campagnes digitales et multimédias, destinées à encourager les dons de sang, y compris auprès des publics non scolarisés. Un volet assurance qualité couvre l’ensemble du processus transfusionnel, depuis le don jusqu’à l’administration clinique.
Soutenue par le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et les professionnels de santé, Ayooka ambitionne d’augmenter la fréquence des dons et de contribuer ainsi à sauver des vies.
Adoni Conrad Quenum
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Kenya : Payd facilite les paiements internationaux avec sa plateforme
En Egypte, Knot Technologies veut transformer l’industrie de la billetterie et du contrôle d’accès aux événements, en s’appuyant sur une plateforme alimentée par l’IA. Plus tôt dans la semaine, la start-up a annoncé une levée de fonds de 1 million $.
Knot est une solution de billetterie en ligne développée par la start-up égyptienne Knot Technologie. Implantée au Royaume-Uni et en Égypte, l’entreprise propose une solution qui réinvente les systèmes de billetterie traditionnels, souvent considérés comme inefficaces, sujets à la fraude et opaques pour les organisateurs d’événements. Elle a été lancée en 2025 par Ahmed Abdalla et Hussein ElBendak.
Le modèle actuel de billetterie pour les concerts, festivals, rencontres sportives ou autres grands rassemblements est devenu un gouffre en valeur économique : les organisateurs peinent à visualiser la véritable demande, une part significative des revenus se perd dans les marchés de revente non réglementés, et les fans sont souvent exposés à des fraudes ou à des prix gonflés.
La plateforme de Knot injecte une couche d’IA à plusieurs niveaux pour répondre à ces problèmes structurels. Elle authentifie l’identité des acheteurs, gère la distribution des billets et surveille la demande en temps réel. Grâce à ces fonctions, les organisateurs peuvent réduire les transferts non autorisés, récupérer des revenus perdus vers les marchés secondaires et obtenir des données précises sur la manière dont leurs événements sont commercialisés et consommés.
Après des tests pilotes fructueux auprès de plus de 50 clients professionnels en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’entreprise se positionne comme une infrastructure clé pour la prochaine génération d’événements numériques, offrant des expériences plus sécurisées, fluides et centrées sur les données pour les organisateurs, les lieux et les spectateurs.
Adoni Conrad Quenum
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Burkina Faso : Fasoranana connecte vendeurs et acheteurs sur sa place de marché en ligne
Dans un monde où le travail, les services et les revenus se mondialisent, Payd se positionne comme une solution de paiements transfrontaliers rapide, abordable et adaptée aux besoins des travailleurs indépendants, des créatifs et des petites entreprises.
Payd est une solution fintech développée par une start-up kényane. Elle propose une suite d’outils financiers permettant de recevoir, envoyer et gérer de l’argent à l’international en quelques secondes. La start-up, basée à Nairobi, a été lancée en 2023 par Benaiah Wepundi (photo) et Japheth Achimba.
« Japheth et moi-même avons vu nos comptes PayPal suspendus, en raison d'un problème de vérification d'adresse et de revenus irréguliers. Je dirigeais également une équipe de talents répartis entre le Kenya, le Nigeria, le Brésil et les Philippines, travaillant pour une entreprise américaine, et la paie était toujours en retard d'une journée entière », a déclaré Benaiah Wepundi à Disrupt Africa.
Au cœur de l’offre de Payd se trouvent des paiements instantanés vers plus de 35 pays, avec des frais pouvant être jusqu’à 70 % inférieurs à ceux pratiqués par les établissements bancaires classiques. Les utilisateurs peuvent envoyer des fonds par mobile money, virement bancaire, carte ou dollars numériques, éliminant les délais de 3 à 5 jours souvent associés aux services bancaires traditionnels.
La plateforme est également conçue pour faciliter la monétisation des activités indépendantes. Les freelances peuvent créer des factures professionnelles en quelques clics, générer des liens de paiement et même mettre en place des boutiques numériques personnalisées pour que leurs clients puissent régler leurs services ou produits facilement.
« La plupart des utilisateurs n'interagissent jamais directement avec les portefeuilles, les chaînes ou les jetons : ils reçoivent et utilisent simplement leur argent comme ils le feraient avec leur compte bancaire », a précisé M. Wepundi.
Une autre particularité est la possibilité d’ouvrir en quelques minutes des comptes virtuels en dollars américains et en euros, ce qui permet de recevoir des paiements internationaux sans les formalités bancaires complexes et de convertir les fonds dans des devises locales à des taux souvent plus compétitifs.
Payd ne se limite pas aux particuliers. Sa version Business offre des outils avancés de gestion financière pour les entreprises, notamment la gestion de paie pour des équipes internationales, l’automatisation des facturations, la gestion des dépenses et la possibilité d’effectuer des paiements groupés à des partenaires ou sous-traitants à travers le monde.
Adoni Conrad Quenum
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Alors que le commerce en ligne connaît une croissance soutenue en Afrique de l’Ouest, les autorités burkinabè ont choisi de se positionner sur ce segment. Le projet Fasoranana s’inscrit dans cette dynamique, avec pour objectif d’intégrer les outils numériques aux services traditionnels de La Poste.
Fasoranana est une plateforme de commerce en ligne développée par La Poste Burkina Faso. Conçue pour permettre aux utilisateurs d’acheter et de vendre des biens facilement, cette solution, lancée en 2019, s’inscrit dans la stratégie plus large de l’opérateur postal pour intégrer le numérique dans ses services traditionnels.
Fasoranana dispose d’une application mobile accessible sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois, selon Play Store.
Sur la plateforme, les clients peuvent parcourir des centaines de produits depuis leur smartphone ou navigateur web, sélectionner des articles, gérer leurs commandes et effectuer des paiements sécurisés via Mobile Money, cartes bancaires ou en espèces à la livraison. La livraison des achats est assurée par le réseau postal national, tirant profit de son expertise en matière de logistique et de distribution.
L’ambition de Fasoranana est de recréer l’expérience du marché physique dans l’espace numérique, en réduisant les contraintes liées aux déplacements et en rendant les achats plus pratiques pour les consommateurs burkinabè. Cette initiative permet aussi aux commerçants locaux de développer leur activité en ligne, d’atteindre de nouveaux clients et d’accroître leur visibilité sans les résistances traditionnelles du commerce physique.
En démocratisant l’accès au commerce électronique, Fasoranana participe à la modernisation du secteur retail au Burkina Faso, tout en exploitant l’infrastructure postale existante pour offrir une solution intégrée de vente, paiement et livraison.
Adoni Conrad Quenum
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Guinée : Labtani simplifie l’accès aux soins de santé en ligne
Dans un pays où les infrastructures de santé sont souvent concentrées dans les zones urbaines, la télémédecine représente une avancée majeure pour rapprocher les services des populations rurales ou isolées. Labtani s’inscrit dans cette logique.
Labtani est une solution d’e-santé développée par une start-up guinéenne. Elle permet aux patients de prendre rendez-vous en ligne avec des médecins qualifiés, d’accéder à des consultations à distance et de réserver des examens de laboratoire sans longues attentes ni déplacements physiques. La start-up a été lancée en 2025 par Mohamed Diallo (photo).
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois, selon les données de Play Store. Conçue pour répondre aux besoins d’une population confrontée à une offre médicale inégale, Labtani facilite la prise de rendez-vous avec des spécialistes dans diverses disciplines et offre des services de téléconsultation vidéo sécurisés, réduisant significativement les barrières d’accès aux soins.
« Labtani aide les professionnels de santé à gagner du temps et à voir plus de patients, sans ajouter de charge mentale. Notre plateforme simplifie la prise de rendez-vous et introduit un moteur d’automatisation qui récupère les créneaux perdus (annulations, no-shows) en contactant les patients et en remplissant les disponibilités selon des règles simples », explique la jeune pousse.
Au-delà de l’expérience patient, la plateforme est aussi pensée pour les professionnels de santé. Elle leur permet de gérer leurs horaires, d’optimiser la planification des consultations, et d’attirer de nouveaux patients via un système de visibilité numérique.
Cette approche duale, qui sert à la fois les patients et les praticiens, fait de Labtani une place de marché numérique pour les services de santé.
Un autre atout de Labtani est sa capacité à intégrer les résultats d’analyses et les dossiers médicaux directement sur la plateforme. En facilitant l’accès à des soins de qualité via un smartphone ou un navigateur web, la solution contribue à réduire les inégalités de santé tout en modernisant un secteur encore largement analogique.
Adoni Conrad Quenum
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Côte d’Ivoire : Tuzzo transforme les réseaux sociaux en moteur de ventes
À l’heure où l’e-commerce connaît une croissance accélérée sur le continent africain, Tuzzo se démarque comme une solution digitale taillée sur mesure pour les commerçants formels et informels, en particulier dans l’espace francophone.
Tuzzo est une solution numérique développée par une jeune pousse ivoirienne. Lancée en 2023 à Abidjan par Ali Ouattara et Fabrice Tra, cette plateforme vise à répondre à l’un des obstacles majeurs du commerce local : l’accès à des outils numériques intégrés pour vendre sur les réseaux sociaux et gérer efficacement son activité.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois, selon les données de Play Store. Après avoir créé son compte, l’utilisateur centralise ses canaux de vente (Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok, etc.) au sein d’une seule interface, éliminant la fragmentation des opérations et facilitant la gestion des ventes, des promotions et des relations clients.

Concrètement, les vendeurs peuvent créer leurs catalogues, suivre leurs commandes, analyser leurs performances (profits, produits les plus vendus) et lancer des campagnes de promotion ciblées, le tout dans une application intuitive pensée pour les réalités du marché africain. Cette approche rend la digitalisation accessible même aux petits commerçants, qu’ils disposent ou non de ressources importantes pour investir dans des solutions technologiques complexes.
Tuzzo est parti du constat que les réseaux sociaux sont devenus des vitrines commerciales essentielles en Afrique, mais de nombreux commerçants manquent d’outils pour canaliser, centraliser et optimiser leurs ventes. En 2024, la start-up a réussi un tour de table de 871,2 millions $ mené notamment par Ring Capital et Mstudio. Ces fonds devraient lui permettre d’accélérer le développement de sa technologie, d’améliorer l’expérience utilisateur et d’élargir sa présence au-delà de la Côte d’Ivoire vers d’autres marchés francophones.
Adoni Conrad Quenum
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Dans un paysage commercial encore largement dominé par le cash et les pratiques manuelles, Woliz veut s’imposer comme une solution technologique innovante destinée à moderniser les petits commerces.
Woliz est une solution numérique développée par une start-up marocaine. Elle connecte les petits commerçants à l’économie digitale, en leur offrant des outils habituellement réservés aux grandes chaînes de distribution. La start-up, basée à Casablanca, a été lancée en 2025 par Kamal Hardouzi, Ismail Amri, Othmane Jabrane et Karim Hamri. En décembre 2025, elle a annoncé la réussite d’un tour de table de 2,2 millions $ pour soutenir sa croissance.
Au cœur de la proposition de Woliz se trouve une application combinée à des technologies d’intelligence artificielle et des terminaux connectés qui permettent aux commerçants de gérer leurs activités avec plus d’efficacité : suivi des ventes, gestion des stocks, passation de commandes automatisée, acceptation des paiements digitaux et accès à des services financiers via des partenaires bancaires. Cette intégration favorise également l’inclusion financière des acteurs du commerce de proximité, souvent exclus des circuits formels.
Woliz ne se limite pas à numériser des points de vente. La plateforme agit comme un écosystème intelligent reliant commerçants, distributeurs, grandes marques FMCG, institutions financières et prestataires de services. Cette interconnexion réduit les coûts opérationnels et ouvre de nouvelles opportunités économiques pour les commerçants traditionnels.
Parallèlement, la start-up a noué des partenariats stratégiques avec Attijari Payment et Visa pour faciliter la transition vers des paiements modernes, sécurisés et inclusifs. Cette alliance tripartite vise à démocratiser l’usage des paiements numériques tout en s’adaptant aux réalités locales.
En combinant IA, data analytics, fintech et retail tech, Woliz propose une nouvelle voie pour les petits commerces : celle d’un commerce de proximité connecté, compétitif et durable dans une économie de plus en plus digitalisée.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Dans plusieurs pays d’Afrique, l’électricité prépayée est le modèle dominant pour l’accès à l’énergie domestique. Pour répondre à ce besoin quotidien, WattWallet se positionne comme une plateforme numérique dédiée à l’achat instantané de jetons d’électricité.
WattWallet est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux consommateurs d’acheter des jetons d’électricité prépayés en quelques clics. Elle a été lancée en 2025 par Keagan et Zhaida Juries et a déjà été adoptée par plus de 500 000 utilisateurs dans la sous-région ouest-africaine, selon la start-up.
« Notre mission est de veiller à ce que les ménages ne soient jamais privés d'électricité en raison du calendrier de leurs revenus et de récompenser les dépenses responsables », a déclaré Keagan Juries.
Pour accéder au service, l’utilisateur saisit le numéro de son compteur et le montant souhaité, puis le système génère instantanément le jeton valide pour recharger le compteur domestique, éliminant ainsi les longues files d’attente ou les démarches lourdes souvent associées à l’achat traditionnel. Le service est disponible 24 h/24 et 7 j/7 et fonctionne sur tous types d’appareils. Il intègre une validation automatique des numéros de compteur et de multiples options de paiement.
La jeune pousse dispose d’un réseau d’agents physiques (plus de 10 000), qui permet également de convertir de l’argent liquide en crédit digital. La plateforme collabore avec les principales compagnies d’électricité de la région ( notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Ghana, au Niger et au Bénin) pour garantir la fiabilité et la validité des jetons délivrés.
Au-delà de l’achat instantané, WattWallet propose aussi un suivi détaillé de l’historique des transactions et un programme de récompenses, incitant les utilisateurs fréquents à optimiser leurs achats. Outre l’achat des crédits prépayés d’électricité, la jeune pousse propose également le service « Buy Now, Pay Later ».
Keagan Juries indique, qu’« environ 7 millions de Sud-Africains dépendent de l'électricité prépayée et se retrouvent souvent à court avant le jour de paie. Il n'existe actuellement aucune solution structurée et réglementée d'avance sur l'électricité sur le marché ». Et d’ajouter : « les alternatives existantes sont informelles, comme emprunter de l'argent, recourir à des avances de fonds à des taux élevés, faire appel à des usuriers ou se passer d'électricité. Aucun fournisseur de services financiers ou de services publics n'offre actuellement d'avance sur l'électricité à tarif forfaitaire conforme à grande échelle, ce qui crée un vide évident ».
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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