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Dans le but d’aider des entreprises à prendre de l’avance sur leurs concurrents, des tech entrepreneurs kényans ont mis en place une solution numérique sur mesure pour booster les ventes.

Solutech est une solution numérique développée par une jeune pousse kényane du même nom. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les commerçants, d'accroître leur chiffre d’affaires. La start-up a été fondée en 2014 par Alexander Odhiambo (photo, à gauche) et trois de ses amis. Elle a pour but de devenir le partenaire d'automatisation des ventes et de la distribution de confiance en Afrique.

« La lutte pour prendre des décisions stratégiques au jour le jour est toujours restée une énorme préoccupation pour les fabricants et les distributeurs. Ils manquent régulièrement de données de distribution précises et opportunes, de visibilité sur les activités de vente sur le terrain et d'inefficacités dues à l'enregistrement manuel traditionnel des activités et à la nature du secteur fragmenté de la vente au détail en Afrique », a indiqué Alexander Odhiambo.

C’est pour résoudre ces diverses situations que la start-up s’est lancée sur le marché. Elle dispose d’une application mobile accessible sur Android et iOS qui permet de recevoir les mises à jour en temps réel des activités d’une entreprise avec laquelle elle travaille. Elle permet de collecter les informations pertinentes, ce qui influence les stratégies et les prises de décisions de ses clients. Elle impacte la gestion des ventes, la logistique et aussi les diverses promotions pour attirer de nouveaux clients.

« Les entreprises ont pu constater une augmentation de la productivité, une réduction des coûts opérationnels et une augmentation des revenus grâce à l'accès à des informations opportunes, précises et pertinentes sur les clients », ajoute Alexander Odhiambo. La start-up revendique 4 000 utilisateurs quotidiens de sa solution, plus de 750 millions $ de vente et dispose de plus de 60 entreprises comme clients.

Solutech est présente au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, au Rwanda, en Zambie, en RDC, en Éthiopie et au Soudan. En 2022, elle a été sélectionnée parmi les 60 start-up de la deuxième cohorte du Google for Startups Black Founders Fund. Les start-up se partageront un montant de 4 millions $.

Adoni Conrad Quenum

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La pandémie de la Covid-19 a bouleversé les habitudes des Africains. Le commerce en ligne a pris une autre dimension avec l’installation des géants mondiaux sur le continent. Néanmoins, les entrepreneurs locaux proposent également des solutions intéressantes pour exister sur le marché.

Club Tiossane est une plateforme de commerce électronique développée par la firme sénégalaise La Laiterie du Berger. Elle permet aux consommateurs, notamment ceux vivant dans les grandes villes, d’accéder à des produits frais. Anciennement Club Kossam, la solution a vu ses chiffres explosés pendant la période de la pandémie de la Covid-19.

Lucien Diedhiou, manager de Club Tiossane, pense « qu'il y a une nouvelle génération qui change les habitudes. Les hommes et les femmes travaillent maintenant, je suis donc convaincu que les Sénégalais resteront intéressés par nos services ».

C’est uniquement grâce à sa plateforme web et aux réseaux sociaux que le Club Tiossane mène son business. Dans un premier temps, il faut créer un compte sur la plateforme puis il est possible d’accéder aux divers produits disponibles. Elle propose des fruits et légumes, des produits de boucherie, des poissons ou encore des produits d’épicerie.

La plateforme priorise les commandes hebdomadaires. Autrement dit, le client passe commande des produits dont il aura besoin pour la semaine, il choisit son jour de livraison et son moyen de paiement. Il a le choix entre le paiement en ligne ou le paiement à la livraison. Ces détails bouclés, Club Tiossane livre gratuitement tous les produits.

En 2020, la start-up a livré 1300 foyers par semaine dans la capitale Dakar. Elle revendiquait un revenu mensuel moyen de 30 millions FCFA (environ 44 500 $). Club Tiossane a touché 62 millions FCFA au mois d’avril 2020. En 2022, la jeune pousse a été sélectionnée parmi 43 start-up africaines au programme Social & Inclusive Business Camp de l’Agence française de développement.

Adoni Conrad Quenum

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Les start-up se multiplient sur le continent pour permettre de résoudre diverses situations. En Égypte, des tech entrepreneurs ont mis en place une solution destinée aux animaux de compagnie de l’homme.

VetCode est une solution numérique développée par une jeune pousse égyptienne du même nom. Elle permet de prendre soin des animaux de compagnie en leur offrant des soins vétérinaires comme les vaccinations, le toilettage ou encore le dressage. La start-up, fondée en 2018 par Ahmed Maher et Ahmed AlBadawy, a déjà levé plus de 450 000 $ pour entre autres soutenir sa croissance.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur Android et sur iOS. Les utilisateurs, en l’occurrence des propriétaires d’animaux de compagnie, s’y inscrivent pour profiter des divers services proposés par la jeune pousse. Entre autres, on peut citer les services de soins vétérinaires, les services sociaux, le dressage, etc.

La start-up est en partenariat avec plusieurs cliniques vétérinaires et, en cas d’urgence, il est possible de se rendre dans la clinique la plus proche de chez vous présente dans son réseau. Il y a également la possibilité de faire venir le vétérinaire à domicile pour s’occuper de votre animal de compagnie.

Par ailleurs, VetCode dispose d’une animalerie où il est possible d’acheter, de vendre ou encore d’adopter un animal de compagnie. En 2018, la start-up a fini à la troisième place du concours RiseUp Startup Pitch. VetCode est présente dans une douzaine de villes égyptiennes. Elle espère investir de nouveaux marchés dans les années à venir.

Adoni Conrad Quenum

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Après l’acquisition de l’égyptien Filkheldma il y a quelques mois, la start-up sud-africaine se lance dans une nouvelle opération dans le but de renforcer sa position sur ce secteur en Afrique.

SweepSouth, une start-up sud-africaine spécialisée dans les services et le nettoyage à domicile, a réussi un tour de table d’un montant de 11 millions $. L'information a été rendue publique le 26 septembre par Alitheia IDF, le fonds de capital-investissement qui a dirigé l’opération. L’objectif de la start-up est entre autres d’investir de nouveaux marchés et de développer les opérations existantes.

« Nous sommes particulièrement fiers d'avoir levé des fonds auprès d'Alitheia IDF, un fonds dirigé par des femmes, et d'avoir inclus davantage d'investisseurs femmes sur la table de capitalisation via un véhicule à vocation spéciale axé sur les femmes au cours de ce cycle. Nous sommes ravis de ce que cela signifie pour nous à l'avenir et ravis que Polo Leteka d'Alitheia IDF rejoigne le conseil d'administration », a déclaré Pandor dans le communiqué.

« Ce dernier cycle de financement permettra à la société de développer davantage son infrastructure et son équipe en Afrique du Sud, de déployer de nouveaux services sur les marchés existants et de poursuivre à la fois des expansions et des acquisitions sur le continent africain et au-delà », a indiqué la jeune pousse.

La start-up, fondée en 2014 par Aisha Pandor et Alen Ribic, connecte les clients aux agents domestiques. Que ce soit pour le rangement, la lessive, le repassage ou encore un rangement complet d’une ou de plusieurs pièces, SweepSouth dispose de la main-d’œuvre nécessaire pour satisfaire sa clientèle. Elle dispose d’une application mobile, disponible sur Android et sur iOS, qui permet d’atteindre un grand nombre d’individus. Rien que sur Android, elle a déjà enregistré plus de 100 000 téléchargements.

Présent en Afrique du Sud, au Nigeria, au Kenya et en Égypte, la start-up veut s’imposer comme le leader africain dans le secteur. Elle compte effectuer de nouvelles acquisitions dans les prochains mois.

Adoni Conrad Quenum

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Un an après sa dernière levée de fonds survenue en octobre 2021, la plateforme Vendease soutenue par Y Combinator obtient un nouveau financement pour explorer de nouveaux marchés.

Vendease, une plateforme nigériane qui aide les restaurants africains à acheter les fournitures, à accéder aux services financiers et à alimenter leurs opérations commerciales, a levé 30 millions de dollars lors d'un tour de financement par actions et par emprunt.

Selon le communiqué publié par l’entreprise le lundi 26 septembre, ce financement va permettre à Vendease de consolider sa croissance et ses opérations au Nigeria, au Ghana, et soutenir son expansion sur le continent.

Les fonds ont été levés via un tour de table de série A qui a permis d’obtenir 20 millions $ et un emprunt de 10 millions $ sur le marché financier local. « Notre mission est de favoriser un flux efficace de nourriture à travers le continent, du point de production jusqu’au point de consommation. Il ne s’agit pas seulement de passer des commandes de fournitures. Nous voulons transformer le fonctionnement de l’ensemble du secteur. Éliminer les goulots d’étranglement qui freinent la croissance des restaurants et des entreprises alimentaires », a déclaré Tunde Kara, PDG et cofondateur de Vendease.

Le communiqué renseigne également que les restaurants et les entreprises alimentaires d'Afrique nourrissent quotidiennement 700 millions de personnes sur le continent. Cependant, ces entreprises perdent 100 milliards de dollars par an en raison d'un approvisionnement coûteux et peu fiable, d'un accès limité aux données pour éclairer les décisions d'approvisionnement, du gaspillage et du vol, ainsi que d'un accès limité au capital pour financer l'approvisionnement.

Lancé en janvier 2020, le moteur d'approvisionnement numérique de Vendease permet aux restaurants de 8 villes du Nigeria et du Ghana d'acheter plus facilement des produits alimentaires à des tarifs considérablement moins chers que les prix du marché libre, avec une livraison garantie en 12 heures. Au cours des 12 derniers mois, l'entreprise a déplacé plus de 400 000 tonnes métriques de nourriture via sa plateforme, aidant ses utilisateurs à économiser plus de 2 000 000 $ en coûts d'approvisionnement et plus de 10 000 heures de travail. Ces données les ont également aidés à réduire le gaspillage dû au surstockage estimé à 485 000 $ supplémentaires.

Le nouveau financement permettra à Vendease de fournir des services à un plus grand nombre de restaurants et d'entreprises alimentaires en Afrique, ainsi que de développer de nouvelles solutions et de nouveaux services pour stimuler la croissance dans la chaîne de valeur alimentaire.

Samira Njoya

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Les difficultés d’accès aux services bancaires traditionnels ont motivé les entrepreneurs africains à développer une multitude de solutions fintech pour aider aussi bien les particuliers que les entreprises.

Paiement Pro est une solution fintech développée par la start-up ivoirienne Amira Global Technologies. Elle permet de payer en ligne en temps réel à partir d’un compte mobile money ou d’une carte de crédit. La solution a été lancée par Rukayatou Oyediran, fondatrice d’Amira Global Technologies, en 2019.

La solution dispose d’une application accessible uniquement pour les utilisateurs d’Android. Depuis un smartphone, l’utilisateur peut donc créer un compte en s’inscrivant sur la plateforme. Le nom de l’entreprise, l’adresse géographique ou encore les coordonnées du premier responsable sont entre autres les informations requises. Après cette étape, il est possible d’accéder à toutes les fonctionnalités pour mettre en place un business en ligne. Amira Global Technologies dépêchera plus tard un commercial pour vérifier vos activités.

Des modules tels que la Boutique Pro, l’Agenda Pro, l’Event Pro… sont disponibles sur la plateforme. Paiement Pro embarque diverses fonctionnalités pour permettre une bonne utilisation des divers modules. Par exemple, le scanner de code QR permet de vérifier les tickets vendus lorsque vous avez recours au module Event Pro.

La start-up a signé des partenariats avec United Bank of Africa (UBA), les opérateurs mobiles et les firmes Visa et Mastercard pour faciliter les diverses transactions qui passent par son outil numérique. Outre la Côte d’Ivoire, Paiement Pro est disponible au Bénin, au Burkina Faso, au Niger, au Mali et au Sénégal. Elle espère s’étendre au Cameroun, au Congo, en RDC, au Ghana, au Nigeria et au Togo.

En 2021, Amira Global Technologies reçoit le Prix National de la Meilleure Initiative Numerique Féminine de l'année et est classée parmi les 50 meilleures entreprises africaines par la fondation Jack Ma. En 2022, elle figure parmi les 43 start-up africaines au programme Social & Inclusive Business Camp de l’Agence française de développement.

Adoni Conrad Quenum

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Depuis quelques années, de nombreux investisseurs se positionnent sur le marché technologique africain. Cette affluence motive les tech entrepreneurs du continent à proposer des solutions intéressantes.

Abjad Teach est une plateforme d’e-learning développée par la start-up libyenne Abjad Limited. Elle aide les écoles à débaucher les meilleurs profils d’enseignants pour leurs étudiants grâce à l’intelligence artificielle. La start-up a été fondée par Abdulrahman Zurghani et Mohamad Aldemashki en 2018.

La solution dispose d’une application mobile accessible depuis les smartphones Android et iOS. Les enseignants en quête d’une première expérience professionnelle peuvent s’y inscrire dans le but de décrocher un poste. « Abjad vous fournira tout ce que vous devez savoir sur votre mission. Coordonnées, salaire attendu, profil de l'école et autres informations importantes. Vous ne voyez que les emplois qui correspondent à votre profil et à vos intérêts. Obtenez la meilleure correspondance en sélectionnant vos écoles préférées, votre zone géographique, vos matières et bien plus encore », indique la plateforme.

Les écoles, en l’occurrence celles disposant de postes vacants, sont présentes sur la plateforme à la recherche de la perle rare pour leurs étudiants. Grâce à l’IA, les écoles aussi verront uniquement les enseignants qui correspondent à leurs besoins spécifiques. « Tout ce que vous avez à faire est de compléter le profil de votre école, de télécharger les offres d'emploi nécessaires et Abjad s'occupera du reste du processus de candidature et de recrutement », explique la plateforme.

En 2022, Abjad a été sélectionnée parmi les 43 start-up du continent à participer au programme social et inclusive Business Camp de l’Agence française de développement. Elle figure également parmi les lauréats de l’Emerging Mediterranean et participera en novembre à l’Emerging Valley.

Adoni Conrad Quenum

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Dans le but de jouer sa partition dans la réduction des 50 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) rejetées chaque année par les véhicules en recherche de stationnement, des entrepreneurs algériens ont mis en place une solution numérique.

Garini est une solution numérique développée par une start-up algérienne du même nom. Elle permet de réserver des places de parking en ligne depuis son ordinateur ou son smartphone dans les grandes villes d’Algérie. La start-up a été fondée en 2017 par Nadir Kassoul et deux de ses amis. « Notre but est de mettre en relation les acteurs de la mobilité urbaine avec les automobilistes afin de réduire les gaz à effet de serre ou le stress de trouver une place de stationnement », a-t-il expliqué.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur Android et iOS. Pour prétendre à une place de parking, il faut dans un premier temps disposer d’un compte sur la plateforme. Lorsqu’une place est libérée, l’automobiliste le signale sur l’application qui va diriger un autre automobiliste à la recherche de place de parking vers cette place fraîchement libérée.

La start-up, active à Oran et à Alger, négocie avec des lieux (hôtels, résidences privées, centres commerciaux, etc.) qui disposent d’espace dans leur parking pour accepter des personnes extérieures. Cela permet d’avoir plus de places pour satisfaire la clientèle de la jeune pousse.

« Les places réservées aux membres Garini sont parfois regroupées sur un niveau ou une partie d’un niveau du parking et sont toujours indiquées par une signalétique devant le parking et à l’intérieur de celui-ci », peut-on lire sur la plateforme. Les places de parking peuvent être louées pour une plus ou moins longue période (heure, jour, mois). La start-up a mis en place des forfaits pour faciliter la tâche à ceux qui louent sur une longue période.

En décembre 2021, Garini a été sélectionnée parmi les lauréats de la troisième édition de l’Algeria Startup Challenge. En 2022, elle figure parmi les lauréats de l’Emerging Mediterranean. Elle figure également parmi les 43 start-up africaines de la cohorte 2022 du programme social et inclusive Business Camp mis en place par l’Agence française de développement. La start-up, qui participera à l’Emerging Valley à Marseille en novembre, espère s’étendre dans les autres grandes villes d’Algérie avant de partir à la conquête du continent.

Adoni Conrad Quenum

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La résolution des problèmes juridiques peut être onéreuse et énergivore. Cela empêche certaines classes de population d’accéder à ces services. En RDC, une tech entrepreneure s’est attaquée à ce problème.

Eve JusticeBot est une solution numérique développée par une start-up congolaise. Elle propose une aide juridique légale gratuite et met en relation les clients et les prestataires juridiques grâce à un agent conversationnel (chatbot) disponible 24/7. La start-up, basée dans la commune de Goma, a été fondée en 2019 par Charmante Kasitu.

C’est grâce à l’application de messagerie instantanée Messenger que l’agent conversationnel juridique guide les personnes ayant recours à Eve JusticeBot. Depuis l’application Facebook ou la plateforme de la start-up, il est possible d’y accéder et de recueillir toute information pouvant être utile. En plus de connecter les personnes ayant besoin de prestataires juridiques, Eve fournit gratuitement des informations et/ou des procédures judiciaires et aide à obtenir des documents légaux.

L’utilisateur n’a donc pas besoin de s’inscrire sur la plateforme, à moins qu’il ne dispose pas d’un compte sur Facebook. Tout se fait aisément avec ce compte et une fois connectée, il suffit de rechercher Eve JusticeBot et de lui envoyer un message pour que l’agent conversationnel vous réponde. Le chatbot est basé sur l’intelligence artificielle ce qui lui permet de répondre convenablement aux requêtes sans se tromper.

La start-up revendique plus de 23 634 requêtes, plus de 15 recommandations et plus de 591 remerciements. Ces chiffres prouvent que « la structure est engagée à réduire les inégalités face à l’accès à la justice, surtout pour les personnes n’ayant pas les moyens financiers des outils légaux ». En ce qui concerne les juristes, ils peuvent rejoindre la start-up en s’inscrivant sur la plateforme avec ce statut. Il y a un processus de révision obligatoire pour répondre aux normes et exigences de la jeune pousse avant éventuellement de les rejoindre.

En 2022, Eve JusticeBot a été sélectionnée parmi les 43 start-up africaines du programme social et inclusive Business Camp de l’Agence française de développement. Les lauréats bénéficieront de formation, de mentorat, d’échanges entre pairs ou encore de rencontres avec des investisseurs potentiels.

Adoni Conrad Quenum

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Les entrepreneurs africains proposent de plus en plus des solutions pour faciliter le quotidien des populations. Dans le secteur de l’éducation, une start-up nigériane met en place une solution numérique utile aux parents d’élèves.

Edusko est une solution numérique développée par une start-up nigériane du même nom. Elle permet aux parents d’élèves de connecter leurs enfants à des écoles privées, de la maternelle à la dernière année du lycée. La start-up, fondée en 2017 par Jide Ayegbusi et Bukola Owobello, veut mettre en place un véritable marché de l’éducation pour aider les familles à offrir une éducation décente à leurs enfants.

Selon Jide Ayegbusi, « les écoles recrutent plus de 70 % de leurs étudiants avec moins de 10 % de leur budget marketing sur notre plateforme. Les parents obtiennent jusqu'à 40 % de réduction sur les frais de scolarité et peuvent accéder facilement à des prêts d'études à faible taux d'intérêt et à des articles de papeterie ».

Pour bénéficier de ces services, il faut disposer d’un compte sur la plateforme. L’inscription requiert certaines informations comme le nom, le prénom, l’adresse mail, le numéro de téléphone et la création d’un mot de passe. Ces informations fournies, l’utilisateur peut accéder à la plateforme. Une barre de recherche permet de chercher les écoles en partenariat avec la jeune pousse.

La start-up revendique être en partenariat avec plus de 4 500 écoles privées, et plus de 50 000 parents, dans les 36 États du Nigeria, ont déjà utilisé la solution pour mettre leurs enfants à l’école. Elle affirme également avoir déjà encaissé plus de 150 000 $ en fonds propres et en subventions. Ses autres sources de revenus proviennent entre autres des intérêts sur les divers prêts. Edusko, uniquement présent au Nigeria, veut s’étendre dans d’autres pays du continent, notamment au Ghana, au Kenya, en Ouganda, en Afrique du Sud et en Égypte dans les cinq prochaines années.

Adoni Conrad Quenum

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