Au Malawi, la start-up Madyo s’emploie à structurer un marché encore émergent : celui de la livraison de repas. En digitalisant le processus, de la commande au paiement, elle apporte plus de traçabilité aux transactions des établissements.

Madyo est une solution d’e-commerce développée par une jeune pousse malawite. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des restaurants dans les grandes villes du pays. La start-up, basée dans la capitale Lilongwe, a été fondée en 2021 par Mike Kachembwe.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois. L’utilisateur peut scroller sur l’interface de l’application pour parcourir les menus, passer la commande et suivre sa livraison en temps réel. Il faut noter qu’un système de recommandations basé sur l’intelligence artificielle suggère des plats selon les préférences et les habitudes locales.

En ce qui concerne les paiements, l’application intègre les services d’argent mobile fréquemment utilisés dans le pays pour faciliter les transactions. En moyenne, les commandes sont livrées en trente minutes, avec un suivi en temps réel. Pour les restaurants, la solution représente un canal supplémentaire de distribution, leur permettant d’élargir leur clientèle sans investir dans leur propre infrastructure logistique. Pour les utilisateurs, elle simplifie l’accès à une offre variée, tout en réduisant les contraintes liées aux déplacements.

Le développement de ce type de service s’inscrit dans une dynamique de numérisation des services urbains en Afrique. Avec l’augmentation de la pénétration des smartphones et l’évolution des habitudes de consommation, les plateformes de livraison gagnent en pertinence, notamment dans les grandes villes.

Depuis son lancement, Madyo revendique plus de 50 000 clients satisfaits et plus de 500 restaurants partenaires. Les livraisons se font en moyenne en une demi-heure. « Nous révolutionnons la logistique du dernier kilomètre au Malawi. Notre écosystème offre des solutions complètes pour l'ensemble de la chaîne de valeur de la livraison », ajoute la jeune pousse.

Adoni Conrad Quenum 

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Porté par l’essor de l’e‑commerce, il mise sur la technologie pour simplifier les envois du quotidien. Sa plateforme veut rapprocher les vendeurs et livreurs indépendants.

Sami Kehal (photo) est le fondateur et directeur général de WeeWee Delivery, une plateforme de livraison mettant en relation des vendeurs et des livreurs indépendants afin de simplifier l’envoi de colis à travers toute l’Algérie.

Fondée en 2021, WeeWee propose une plateforme intuitive conçue pour offrir gain de temps, économies et confort à ses utilisateurs. Son ambition : offrir une expérience de livraison plus rapide et plus fluide que les solutions traditionnelles, souvent jugées longues et complexes.

Le service connecte d’un côté les e‑commerçants et les particuliers ayant des colis à expédier, et de l’autre, des livreurs indépendants inscrits sur WeeWee. L’utilisateur soumet sa demande de livraison en ligne, puis un livreur disponible prend en charge le colis et l’achemine jusqu’au destinataire. Le processus repose sur une interface unique et centralisée, conçue pour simplifier les démarches aussi bien pour l’expéditeur que pour le livreur.

WeeWee Delivery assure la livraison de différents types d’envois du quotidien : colis classiques, repas, fleurs, cadeaux, médicaments ou encore documents. Cette diversité permet à l’entreprise de répondre aux besoins variés des boutiques en ligne, des commerçants physiques et des particuliers.

Diplômé de l’Université de Batna 2 en Algérie, Sami Kehal a obtenu en 2017 un master en hygiène et sécurité industrielle. La même année, il commence sa carrière chez Hyundai Engineering au poste de responsable des produits dangereux. Entre 2018 et 2021, il occupe ensuite la fonction de superviseur HSE (hygiène, sécurité et environnement), avant de se consacrer pleinement à l’entrepreneuriat avec WeeWee Delivery.

Melchior Koba

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Au Kenya, la plateforme Twiva se positionne comme une infrastructure dédiée à l’économie numérique. Elle combine influence, e-commerce et services financiers au sein d’un même écosystème.

Twiva est une solution numérique développée par une start-up kényane. Conçue pour connecter marques, créateurs de contenu et consommateurs, elle permet aux entreprises de distribuer leurs produits via des influenceurs actifs sur les réseaux sociaux. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2020 par Peter Kironji (photo).

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et Android, déjà téléchargée plus de 100 000 fois sur Google Play Store. Sur les plateformes web et mobile, les créateurs peuvent sélectionner des produits, les promouvoir auprès de leur communauté et générer des revenus sous forme de commissions sur les ventes réalisées. Twiva automatise ce processus en intégrant des fonctionnalités de mise en relation, de suivi des performances et de traitement des paiements.

Au-delà du simple marketing d’influence, la plateforme s’inscrit dans une logique de social commerce. Elle propose notamment des boutiques numériques personnalisables, permettant aux créateurs de vendre directement à leur communauté, sans gérer les stocks ni la logistique.

L’offre repose sur des outils de monétisation, des programmes de formation, des solutions de paiement et des technologies de mise en relation entre marques et influenceurs. L’objectif est de structurer un écosystème encore fragmenté, en offrant aux créateurs des revenus plus stables et aux entreprises un accès direct à des audiences qualifiées.

Avec cette approche, Twiva répond à un enjeu clé du marché africain : transformer l’influence en véritable levier économique. Dans un contexte où la croissance des réseaux sociaux s’accompagne d’une professionnalisation progressive des créateurs, ce type de plateforme contribue à formaliser un secteur encore largement informel.

À terme, Twiva ambitionne de jouer un rôle structurant dans l’économie numérique africaine, en facilitant l’émergence de nouvelles formes d’entrepreneuriat numérique portées par les créateurs de contenu.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Aujourd’hui, le numérique est présent dans tous les secteurs en Afrique, y compris dans le commerce. Celui-ci représentait le deuxième plus important contributeur au PIB réel du Nigeria au quatrième trimestre 2025.

Les autorités nigérianes ont lancé, le mardi 24 mars, la Fenêtre unique nationale pour le commerce. Cette plateforme numérique vise à moderniser le secteur, réduire les coûts et améliorer l’efficacité à travers l’économie.

Selon le ministère des Finances, la plateforme intègre les agences gouvernementales dans un système numérique unique, simplifiant les processus d’importation et d’exportation, réduisant les délais et abaissant le coût des affaires. Pour le gouvernement, le système renforce la transparence, la coordination et la collecte des recettes. Pour les entreprises, il réduit la bureaucratie et accélère l’accès aux marchés.

« Il s’agit d’un passage décisif de la complexité à la coordination », a déclaré le ministre des Finances, Wale Edun. « Cela facilitera le commerce, améliorera la compétitivité et soutiendra la croissance économique », a-t-il ajouté. La Fenêtre unique nationale fait partie d’un programme de réformes plus large visant à construire une économie nigériane plus compétitive et attractive pour les investisseurs. Elle intervient dans un contexte de transformation numérique où les autorités nigérianes misent sur l’intégration des technologies numériques dans tous les secteurs pour soutenir le développement socio-économique. Par exemple, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) estime que la digitalisation du commerce joue un rôle clé dans l’amélioration de l’efficacité des contrôles aux frontières et des procédures administratives, réduisant ainsi les coûts commerciaux et renforçant la résilience des chaînes d’approvisionnement mondiales. La GSMA souligne que la numérisation peut soutenir les efforts d’expansion commerciale et faciliter le commerce pour tirer pleinement parti de l’intégration régionale. Selon l’organisation, la digitalisation du secteur commercial pourrait créer une valeur ajoutée de 873 milliards de nairas (663,6 millions USD) d’ici 2030, soit 1,3 % du PIB du secteur. Elle pourrait également générer 90 000 emplois supplémentaires et contribuer à hauteur de 70 millions de nairas supplémentaires aux recettes de l’État. Au quatrième trimestre 2025, le commerce était le deuxième contributeur au PIB réel du Nigeria avec 16,84 %, derrière la production agricole (20,44 %), selon les sources officielles. Il convient toutefois de rappeler que la numérisation du commerce en question ne se limite pas à l’administration. La CNUCED estime que l’intégration de technologies avancées telles que l’analyse des mégadonnées, l’intelligence artificielle et la blockchain renforce l’efficacité, la transparence et les capacités de gestion des risques des processus commerciaux. La GSMA met également en avant le e-commerce, qui permet la commercialisation de nouveaux produits, l’expansion des services de livraison et une réduction significative des coûts de transaction.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Au Tchad, où le développement du commerce en ligne est freiné par les contraintes logistiques, de nouveaux acteurs tentent d’apporter des solutions adaptées. C’est le cas de Nimvi Express, une plateforme de livraison qui ambitionne de moderniser ce segment dans le pays.

Nimvi Express est une solution numérique développée par une jeune pousse tchadienne, lancée en 2026 et positionnée sur le segment stratégique du dernier kilomètre.

Elle propose des services de livraison rapide de colis, de documents et de marchandises, en s’appuyant sur une organisation flexible adaptée aux réalités urbaines, notamment à N’Djamena.

L’approche de la plateforme repose sur une combinaison de moyens opérationnels (notamment des coursiers) et d’outils numériques permettant de faciliter la gestion des livraisons. Comme d’autres solutions émergentes sur le continent, elle tend à intégrer des fonctionnalités telles que la prise de commande à distance, le suivi des colis et la coordination des flux logistiques.

Les tarifs de Nimvi Express varient en fonction du lieu de livraison : 2000 FCFA (environ 3,5 USD) pour le centre-ville de N’Djamena, 3000 FCFA pour les quartiers périphériques et jusqu’à 4000 FCFA pour les zones les plus éloignées.

Ce positionnement répond à un besoin croissant : au Tchad, la logistique reste un maillon clé pour le développement du e-commerce et des services digitaux. Les délais d’acheminement, l’absence d’adressage formel et l’insuffisance des infrastructures compliquent encore la distribution des biens.

En ciblant à la fois les particuliers et les petites entreprises, Nimvi Express envisage de contribuer à fluidifier les échanges commerciaux et à accompagner la montée des usages numériques. Pour les commerçants, notamment ceux actifs sur les réseaux sociaux, la disponibilité d’un service de livraison fiable représente un levier clé pour élargir leur clientèle.

Adoni Conrad Quenum

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Logistique et e-commerce : Yalidine Express accélère la livraison en Algérie

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Dans un contexte de croissance progressive du commerce en ligne en Afrique du Nord, la question de la logistique reste un enjeu clé. En Algérie, Yalidine Express s’impose comme l’un des acteurs structurants de cet écosystème, en proposant une solution de livraison adaptée aux réalités du marché local.

Yalidine Express est une solution d’e-logistique développée par une entreprise algérienne. Elle assure la collecte et la distribution de colis sur l’ensemble du territoire, couvrant plus de 50 wilayas grâce à un réseau de bureaux locaux et d’équipes dédiées. La solution a été lancée en 2013 par Djamel Eddine Toumiat.

La solution cible principalement deux segments que sont les entreprises (B2B) pour le transport de courrier et surtout les acteurs du e-commerce (B2C), avec des services de livraison de colis intégrant le paiement à la livraison « cash on delivery », un mode de règlement encore largement dominant dans le pays.

L’un des éléments caractéristiques de Yalidine Express réside dans sa dimension technologique. La plateforme propose un système de suivi en temps réel permettant aux expéditeurs et aux clients finaux de suivre chaque étape de la livraison. Elle s’intègre également aux systèmes de gestion e-commerce via des interfaces de programmation (API), facilitant l’automatisation des expéditions, le calcul des frais ou encore le pilotage des flux logistiques.

Au-delà de la livraison, l’entreprise propose des services complémentaires comme le stockage, la gestion des retours ou encore le recouvrement sécurisé des paiements. Cette approche intégrée répond aux besoins spécifiques des commerçants en ligne, souvent confrontés à des défis logistiques et financiers dans un marché encore en structuration.

En contribuant à fiabiliser et accélérer la livraison des colis, Yalidine Express participe ainsi à lever l’un des principaux freins au développement du e-commerce en Algérie. À mesure que les usages numériques progressent, ce type d’infrastructure entend jouer un rôle central dans la transformation du commerce et l’essor de l’économie digitale dans le pays.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. vahid Codjia

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La digitalisation des services à domicile et de maintenance connaît une forte progression dans plusieurs marchés émergents. C’est dans ce contexte que la start-up nigériane Fixr Technologies a mis en place une plateforme web et mobile.

Usefixr est une plateforme numérique qui permet de connecter particuliers et entreprises à des techniciens qualifiés pour des services de réparation et de maintenance. La start-up, basée à Lagos, a été lancée en 2023 par Dom Marmont, Edmund Glover, Hugh Hudleston et Nick Stone.

La solution prend la forme d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 500 fois, selon Google Play Store. L’utilisateur peut solliciter des interventions pour différents types de travaux techniques. La plateforme couvre notamment des services comme la plomberie, l’électricité, la maintenance d’équipements ou encore l’installation d’appareils. L’objectif est de simplifier l’accès à des prestations souvent difficiles à organiser dans de nombreuses villes africaines.

Concrètement, l’utilisateur effectue sa demande directement via l’application, sélectionne le type de service souhaité et choisi un créneau d’intervention. Les techniciens disponibles sont alors notifiés afin de prendre en charge la mission. Ce modèle s’inspire des plateformes de services à la demande, en introduisant davantage de transparence et de rapidité dans un secteur souvent dominé par l’informel.

Usefixr intègre également des fonctionnalités destinées à améliorer l’expérience utilisateur. Parmi elles figure un outil baptisé « Scan-to-Fix », qui permet d’identifier rapidement un appareil à réparer grâce à un code ou un scan, facilitant ainsi la prise en charge technique. L’application propose par ailleurs un système de suivi des demandes, permettant aux utilisateurs de suivre l’avancement de leur intervention en temps réel.

Pour les entreprises, la plateforme offre également un moyen de gérer plus efficacement la maintenance de leurs équipements et infrastructures, en centralisant les demandes d’intervention sur un même outil numérique.

Avec ce modèle, Usefixr s’inscrit dans la tendance des places de marché de services techniques qui cherchent à structurer et professionnaliser le secteur de la maintenance. Dans un environnement urbain où les besoins en réparation et en entretien d’équipements sont en forte croissance, ce type de solution pourrait contribuer à améliorer l’accès à des services fiables tout en offrant de nouvelles opportunités économiques aux techniciens locaux.

Adoni Conrad Quenum

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Entre gaspillage et surproduction, il a trouvé une idée d’entreprise. Il propose une solution technologique qui transforme l’excédent des marques en opportunité collective.

Ayed Mami (photo) est un entrepreneur et stratège commercial tunisien spécialisé dans les technologies. Il est le cofondateur et directeur général de Millim, une application mobile innovante qui propose une nouvelle manière d’accéder à des produits de marques locales, tout en réduisant le gaspillage et en récompensant la fidélité de ses utilisateurs.

Fondée en 2024, Millim offre un service à la fois ludique et écoresponsable. L’application permet aux utilisateurs de tenter leur chance pour gagner des produits, tout en réalisant des économies et en soutenant une consommation plus durable. Elle combine ainsi divertissement, bonnes affaires et valorisation des invendus.

Le fonctionnement de Millim est simple. L’utilisateur parcourt une sélection de produits disponibles dans des jeux-concours en cours et choisit ceux qui l’intéressent. Il peut ensuite s’abonner quotidiennement, via son crédit téléphonique ou un paiement par carte, pour participer aux tirages. Chaque participation lui rapporte des points, gagnants ou non, faisant de Millim une expérience continue, ouverte à tous.

Ces points, appelés Fleyiss, constituent la monnaie interne de l’application. Ils encouragent la participation régulière et peuvent être échangés contre des réductions, des produits gratuits ou des offres exclusives au sein d’une marketplace intégrée à l’écosystème Millim.

En parallèle, Millim contribue à la réduction du gaspillage en aidant les marques à écouler leurs stocks invendus. Les entreprises locales gagnent en visibilité et bénéficient d’un canal de distribution alternatif, tandis que les utilisateurs profitent de récompenses et d’avantages concrets.

Ayed Mami est titulaire d’un master en stratégie des organisations et management obtenu en 2016 à l’École supérieure des sciences économiques et commerciales de Tunis, ESSECT. Il débute sa carrière professionnelle en 2017 en tant que directeur commercial chez Axelle Shoes, spécialisée dans la fabrication de chaussures industrielles.

En 2021, il rejoint WeMove Tunisia, une équipe dédiée au fitness, comme développeur commercial. De 2023 à 2024, il occupe le poste de responsable de la réussite client chez Soul & Planet, une marketplace à impact environnemental et social, destinée aux entreprises et à leurs collaborateurs.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Alors que l’économie numérique africaine connaît une croissance rapide, l’accès à des outils fiables pour créer et gérer sa présence en ligne reste un défi pour de nombreux entrepreneurs et PME. Lever les obstacles techniques et financiers devient crucial pour soutenir l’inclusion digitale.

Gebeya, plateforme panafricaine spécialisée dans le digital pour les PME, et InterNetX, registraire européen filiale du groupe IONOS, ont annoncé, lundi 9 mars, la signature d’un partenariat stratégique. L’objectif est de permettre aux entrepreneurs africains, freelances et petites entreprises d’enregistrer et de gérer des domaines web directement via la plateforme Gebeya, en utilisant des méthodes de paiement locales.

« Posséder un domaine web est désormais indispensable pour toute entreprise ou professionnel souhaitant se développer sur le marché numérique africain », souligne Amadou Daffe (photo), PDG de Gebeya. « Ce partenariat avec InterNetX simplifie cette étape cruciale et supprime les obstacles liés aux cartes de crédit internationales et aux restrictions de devises. »

La collaboration intégrera la plateforme AutoDNS d’InterNetX aux solutions Gebeya, notamment le marché Jitume AI et le studio Dala AI. Les utilisateurs pourront ainsi acheter des domaines, configurer des certificats SSL et lancer leurs sites web en quelques minutes, en utilisant des paiements en monnaie locale. Cette approche contourne les blocages fréquents liés aux transactions internationales, qui restent un frein pour de nombreux entrepreneurs africains.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de croissance rapide des services d’hébergement en ligne et de l’utilisation du numérique sur le continent. Selon We Are Social et Meltwater, l’Afrique comptait environ 670 millions d’internautes début 2025. Dans ce cadre, les start-up et PME africaines cherchent à renforcer leur présence en ligne pour mieux atteindre leurs clients et développer leurs activités.

Au-delà de la simple acquisition de domaines, ce partenariat contribue à renforcer la souveraineté numérique africaine et à réduire les obstacles techniques à l’entrepreneuriat en ligne. L’accès simplifié aux outils de gestion de domaines et aux certificats SSL permettra de sécuriser les sites web, de stimuler le commerce électronique et de soutenir la croissance des PME, tout en favorisant l’inclusion numérique sur le continent.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Alors que la transformation numérique s’accélère sur le continent, une nouvelle génération d’entreprises technologiques africaines cherche à accompagner les PME dans leur transition digitale. C’est le positionnement adopté par Laskenta.

Laskenta Technologie Limited est une jeune pousse nigériane spécialisée dans le développement logiciel et les solutions basées sur l’intelligence artificielle (IA). Basée à Port Harcourt, elle a été créée en 2024 par Nnaemeka Ugwumba.

La société se présente comme un fournisseur de solutions numériques intégrées destinées aux entreprises souhaitant moderniser leurs opérations. Son offre couvre le développement d’applications mobiles et web, la conception de systèmes d’entreprise, l’analyse de données ainsi que la création d’outils d’automatisation reposant sur l’IA.

Le modèle de Laskenta repose sur une approche « tout-en-un » : accompagner les organisations depuis la phase de conception jusqu’au déploiement et à la maintenance des solutions digitales. L’entreprise développe notamment des tableaux de bord d’intelligence décisionnelle, des plateformes e-commerce, des systèmes d’analyse prédictive ou encore des chatbots intelligents capables d’automatiser certaines interactions clients.

Parmi ses réalisations figurent plusieurs applications utilisant l’intelligence artificielle, dont un analyseur de CV automatisé, un outil de résumé de documents juridiques ou encore un assistant numérique dédié au bien-être mental. Ces projets illustrent l’orientation de la start-up vers des cas d’usage concrets de l’IA appliquée aux besoins professionnels et individuels.

Au-delà de la technologie, l’enjeu est économique. Dans de nombreux pays africains, les PME restent confrontées à des coûts élevés de digitalisation et à un manque d’expertise technique interne. En proposant des solutions sur mesure adaptées aux réalités locales, des acteurs comme Laskenta tentent de combler le déficit d’infrastructures numériques.

Adoni Conrad Quenum

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