Alors que le commerce en ligne connaît une croissance soutenue en Afrique de l’Ouest, les autorités burkinabè ont choisi de se positionner sur ce segment. Le projet Fasoranana s’inscrit dans cette dynamique, avec pour objectif d’intégrer les outils numériques aux services traditionnels de La Poste.
Fasoranana est une plateforme de commerce en ligne développée par La Poste Burkina Faso. Conçue pour permettre aux utilisateurs d’acheter et de vendre des biens facilement, cette solution, lancée en 2019, s’inscrit dans la stratégie plus large de l’opérateur postal pour intégrer le numérique dans ses services traditionnels.
Fasoranana dispose d’une application mobile accessible sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois, selon Play Store.
Sur la plateforme, les clients peuvent parcourir des centaines de produits depuis leur smartphone ou navigateur web, sélectionner des articles, gérer leurs commandes et effectuer des paiements sécurisés via Mobile Money, cartes bancaires ou en espèces à la livraison. La livraison des achats est assurée par le réseau postal national, tirant profit de son expertise en matière de logistique et de distribution.
L’ambition de Fasoranana est de recréer l’expérience du marché physique dans l’espace numérique, en réduisant les contraintes liées aux déplacements et en rendant les achats plus pratiques pour les consommateurs burkinabè. Cette initiative permet aussi aux commerçants locaux de développer leur activité en ligne, d’atteindre de nouveaux clients et d’accroître leur visibilité sans les résistances traditionnelles du commerce physique.
En démocratisant l’accès au commerce électronique, Fasoranana participe à la modernisation du secteur retail au Burkina Faso, tout en exploitant l’infrastructure postale existante pour offrir une solution intégrée de vente, paiement et livraison.
Adoni Conrad Quenum
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À l’heure où l’e-commerce connaît une croissance accélérée sur le continent africain, Tuzzo se démarque comme une solution digitale taillée sur mesure pour les commerçants formels et informels, en particulier dans l’espace francophone.
Tuzzo est une solution numérique développée par une jeune pousse ivoirienne. Lancée en 2023 à Abidjan par Ali Ouattara et Fabrice Tra, cette plateforme vise à répondre à l’un des obstacles majeurs du commerce local : l’accès à des outils numériques intégrés pour vendre sur les réseaux sociaux et gérer efficacement son activité.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois, selon les données de Play Store. Après avoir créé son compte, l’utilisateur centralise ses canaux de vente (Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok, etc.) au sein d’une seule interface, éliminant la fragmentation des opérations et facilitant la gestion des ventes, des promotions et des relations clients.

Concrètement, les vendeurs peuvent créer leurs catalogues, suivre leurs commandes, analyser leurs performances (profits, produits les plus vendus) et lancer des campagnes de promotion ciblées, le tout dans une application intuitive pensée pour les réalités du marché africain. Cette approche rend la digitalisation accessible même aux petits commerçants, qu’ils disposent ou non de ressources importantes pour investir dans des solutions technologiques complexes.
Tuzzo est parti du constat que les réseaux sociaux sont devenus des vitrines commerciales essentielles en Afrique, mais de nombreux commerçants manquent d’outils pour canaliser, centraliser et optimiser leurs ventes. En 2024, la start-up a réussi un tour de table de 871,2 millions $ mené notamment par Ring Capital et Mstudio. Ces fonds devraient lui permettre d’accélérer le développement de sa technologie, d’améliorer l’expérience utilisateur et d’élargir sa présence au-delà de la Côte d’Ivoire vers d’autres marchés francophones.
Adoni Conrad Quenum
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Dans un paysage commercial encore largement dominé par le cash et les pratiques manuelles, Woliz veut s’imposer comme une solution technologique innovante destinée à moderniser les petits commerces.
Woliz est une solution numérique développée par une start-up marocaine. Elle connecte les petits commerçants à l’économie digitale, en leur offrant des outils habituellement réservés aux grandes chaînes de distribution. La start-up, basée à Casablanca, a été lancée en 2025 par Kamal Hardouzi, Ismail Amri, Othmane Jabrane et Karim Hamri. En décembre 2025, elle a annoncé la réussite d’un tour de table de 2,2 millions $ pour soutenir sa croissance.
Au cœur de la proposition de Woliz se trouve une application combinée à des technologies d’intelligence artificielle et des terminaux connectés qui permettent aux commerçants de gérer leurs activités avec plus d’efficacité : suivi des ventes, gestion des stocks, passation de commandes automatisée, acceptation des paiements digitaux et accès à des services financiers via des partenaires bancaires. Cette intégration favorise également l’inclusion financière des acteurs du commerce de proximité, souvent exclus des circuits formels.
Woliz ne se limite pas à numériser des points de vente. La plateforme agit comme un écosystème intelligent reliant commerçants, distributeurs, grandes marques FMCG, institutions financières et prestataires de services. Cette interconnexion réduit les coûts opérationnels et ouvre de nouvelles opportunités économiques pour les commerçants traditionnels.
Parallèlement, la start-up a noué des partenariats stratégiques avec Attijari Payment et Visa pour faciliter la transition vers des paiements modernes, sécurisés et inclusifs. Cette alliance tripartite vise à démocratiser l’usage des paiements numériques tout en s’adaptant aux réalités locales.
En combinant IA, data analytics, fintech et retail tech, Woliz propose une nouvelle voie pour les petits commerces : celle d’un commerce de proximité connecté, compétitif et durable dans une économie de plus en plus digitalisée.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Il part d’un constat simple : le commerce local reste peu visible en ligne. Nathanael YAO conçoit une réponse numérique adaptée aux réalités de la ville d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Nathanael YAO (photo) est un informaticien et un entrepreneur ivoirien. Il est cofondateur et directeur général d’Adjemin, une start‑up de commerce électronique spécialisée dans l’achat et la vente de produits de toutes catégories.
Fondée en 2019, Adjemin a développé une plateforme en ligne du même nom. Celle‑ci permet à des vendeurs basés à Abidjan et dans ses différentes communes de proposer une large gamme de produits du quotidien, accessibles directement via le site. La plateforme se concentre sur la mise en relation de commerçants locaux avec des acheteurs à la recherche d’offres compétitives.
Pour les vendeurs, la plateforme constitue une vitrine numérique leur offrant la possibilité de présenter leurs produits et leurs prix à un public élargi, sans nécessiter l’existence d’une boutique physique de grande taille. Pour les acheteurs, la plateforme propose une expérience de navigation simple, avec des catégories variées, la comparaison des prix en francs CFA et l’identification de produits disponibles à proximité, à Abidjan.
Afin de renforcer son écosystème commercial, Adjemin a développé plusieurs services complémentaires. La start‑up propose notamment Smart Livraison, un système de gestion des livraisons destiné aux acteurs de l’e‑commerce. Elle a également lancé Chez Nous, un service permettant aux utilisateurs de se faire livrer des repas sur leur lieu de travail ou au sein de leur établissement universitaire.
La troisième solution développée par Adjemin est AdjeminPay, une solution de paiement conçue pour répondre aux besoins des marchands dans le contexte africain. Ce service s’adresse aux entreprises et aux plateformes en ligne souhaitant encaisser des paiements pour leurs produits ou services via Internet ou des applications mobiles. AdjeminPay permet notamment l’acceptation de paiements numériques à travers les principaux services de mobile money, tels qu’Orange Money, intégrables aux sites et applications des commerçants.
Sur le plan académique, Nathanael YAO est diplômé de l’ITA Ingénierie SA. Il y a obtenu, en 2016, une licence professionnelle en informatique, puis un master 1 l’année suivante. Il dispose par ailleurs d’une expertise en SEM (Search Engine Marketing).
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Des entrepreneurs technologiques tunisiens ont créé Tuniform pour permettre aux créateurs de contenus de générer des revenus en ligne. Le modèle met l’utilisateur au centre de la valeur, tout en stimulant l’entrepreneuriat créatif au sein du marché local.
Tuniform est une solution numérique développée par une jeune pousse tunisienne. Elle est conçue pour connecter les créateurs de contenus et leurs communautés, tout en offrant des outils de monétisation adaptés aux besoins des talents locaux. La start-up, basée dans la ville de Tabarka, a été lancée en 2023 par Yacine Aridhi.
« La plateforme répond au manque de solutions accessibles et conviviales pour les créateurs dans la région, en offrant une expérience fluide et culturellement pertinente », explique la jeune pousse. Et d’ajouter : « avec l’ambition de devenir la plateforme de monétisation leader pour les créateurs en Tunisie, dans la région MENA et en Afrique, Tuniform construit l’infrastructure numérique de la prochaine génération de l’économie des créateurs dans les marchés émergents ».
Elle se positionne comme une alternative régionale aux grands réseaux globaux, en mettant l’accent sur la créativité, l’engagement et l’autonomie des créateurs. Sa plateforme permet aux utilisateurs de s’inscrire facilement via une interface sécurisée (que ce soit avec un compte Google ou un e-mail) et de créer un espace personnalisé pour partager du contenu avec leurs abonnés.
Au cœur de Tuniform se trouve une logique de soutien direct entre les fans et les créateurs. Les utilisateurs peuvent s’abonner à leurs créateurs préférés pour débloquer du contenu exclusif, que ce soit des publications, des guides, des e-books ou d’autres formats numériques. Cette interaction directe encourage une relation plus profonde et plus significative entre ceux qui produisent et ceux qui consomment.
« Les réseaux sociaux existants se concentrent sur la distribution et la visibilité du contenu, mais rendent la monétisation inaccessible ou indirecte. Il existe des plateformes de monétisation mondiales, mais elles ne sont pas conçues pour les devises et les marchés locaux, les réglementations locales ou les réalités locales en matière de paiement », a déclaré M. Aridhi.
Sur Tuniform, les créateurs conservent l’intégralité de ce qu’ils gagnent, sans frais cachés ou commissions importantes prélevées par des intermédiaires. Conçue pour refléter la culture et les aspirations de la génération Z en Tunisie et dans la région MENA, elle combine découverte de contenu, engagement communautaire et revenus pour les créateurs, créant un écosystème social adapté aux défis numériques actuels.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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En repensant le processus d’achat, il cherche à réduire la distance entre l’intention et la transaction. Sa démarche s’inscrit dans une logique d’efficacité opérationnelle appliquée au commerce digital.
Ali Mokrani est un spécialiste de l’intelligence économique et un entrepreneur technologique algérien. Il est cofondateur et directeur général d’Ayor AI, une plateforme en ligne qui permet de créer rapidement une boutique et de vendre sur Internet de manière structurée.
Fondée en 2024, Ayor AI facilite la mise en place de pages de vente organisées autour de parcours simples et cohérents. Ces parcours accompagnent le visiteur depuis la découverte de l’offre jusqu’au paiement. Ils intègrent des mécanismes conçus pour convertir les visiteurs en clients, proposer des ventes complémentaires ou additionnelles et, ainsi, augmenter la valeur de chaque commande.
La solution offre une gestion centralisée des produits, des stocks et des commandes, permettant de suivre les ventes en temps réel et de limiter les ruptures de stock. Elle intègre également des outils de suivi des performances afin d’identifier ce qui fonctionne et d’orienter les décisions liées aux offres et aux campagnes marketing. Des connexions avec des services comme Google Tag Manager ou des tableaux de suivi en ligne permettent une analyse plus fine des commandes et du comportement des visiteurs.
Ayor AI peut se connecter à de nombreux services externes pour simplifier les opérations quotidiennes, notamment le suivi des commandes, la gestion des livraisons ou la confirmation des achats. La plateforme propose aussi des intégrations avec d’autres solutions de vente en ligne, des outils de feuilles de calcul et des applications partenaires, afin de récupérer des catalogues de produits, suivre les paniers abandonnés ou renforcer la sécurisation des commandes.
Avant de lancer Ayor AI, Ali Mokrani avait déjà cofondé en 2018 Meanbot, une agence de marketing numérique. Il est titulaire d’un bachelor en anglais technique obtenu en 2012 à l’University of Continuous Studies. La même année, il a également décroché un master en intelligence économique à l’université de Bordj Bou Arreridj « El Bachir El Ibrahimi ».
Sa carrière professionnelle a débuté en 2012 chez Condor Algérie, fabricant de produits électroniques, où il a été ingénieur logiciel. En 2013, il devient responsable informatique chez TRAVOCOVIA, une entreprise spécialisée dans le BTP. L’année suivante, il réintègre Condor Algérie et y occupe successivement les postes d’assistant au développement d’applications, de directeur des TIC et de responsable du développement d’applications. Entre 2023 et 2024, il était responsable de la division Maystro-shop de Maystro Delivery, une entreprise algérienne de logistique dédiée aux e-commerçants.
Melchior Koba
Edité par Ubrick F. Quenum
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En s’attaquant aux failles des circuits de distribution traditionnels, il apporte une réponse technologique au problème d’acheminement quotidien des produits vers les petits détaillants.
Hazem Afify (photo) est un entrepreneur d’origine égyptienne installé à Dar es Salaam, en Tanzanie. Il est le fondateur et directeur général de Sumet, une entreprise technologique qui repense les circuits d’approvisionnement des produits de grande consommation vers les commerces de proximité.
Fondée en 2021, Sumet se positionne comme une plateforme dédiée aux produits de grande consommation (FMCG), conçue pour faciliter l’entrée sur le marché et la croissance des marques en Afrique. L’entreprise concentre ses efforts sur les marchés locaux, souvent informels, où les réseaux de distribution traditionnels peinent à desservir efficacement les petits détaillants.
Sa plateforme permet aux commerçants de commander, en quelques clics, une large gamme de produits issus de grandes marques. Elle leur donne accès à des livraisons rapides, parfois en moins de 24 heures dans certaines zones urbaines, réduisant ainsi les déplacements, les coûts logistiques et les risques de rupture de stock.
Pour les marques et les distributeurs, Sumet offre une visibilité précise sur les performances des produits dans les différents points de vente. La plateforme facilite le suivi des commandes et des flux de marchandises, permettant aux fabricants d’optimiser la planification des livraisons, d’ajuster leur présence sur le terrain et de mieux comprendre les besoins opérationnels des détaillants.
Parallèlement, Hazem Afify est cofondateur et directeur général de Global Business, une société d’exportation, d’importation et de distribution basée en Turquie. Fondée en 2015, l’entreprise opère principalement dans les secteurs des biens de grande consommation et des cosmétiques, avec des succursales en Tanzanie, notamment à Dar es Salaam et à Zanzibar.
Hazem Afify est diplômé de l’Université du Caire, en Égypte, où il a obtenu en 2007 une licence en ingénierie électronique et des communications (bachelor). Il commence sa carrière professionnelle en 2008 chez Mentor Graphics, une entreprise spécialisée dans la conception électronique assistée par ordinateur, où il occupe successivement les postes d’ingénieur marketing technique et de consultant en conception de circuits intégrés jusqu’en 2015.
Melchior Koba
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Pour combler le vide laissé par le retrait de Jumia Food du marché rwandais en 2019, un de ses employés a saisi l’opportunité de se lancer sur le segment. Sa start-up s’impose comme l’une des plus importantes du secteur.
Vuba Vuba est une application mobile développée par une jeune pousse rwandaise. Depuis 2020, année de son lancement par Albert Munyabugingo, elle vise à connecter les utilisateurs à une vaste gamme de restaurants, supermarchés et commerçants, avec des livraisons rapides jusqu’à moins d’une heure.
L’application est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon les données de Play Store. Elle s’appuie sur une logistique locale solide, optant pour des livreurs à moto pour assurer la distribution des commandes.
Au-delà de la simple livraison, Vuba Vuba représente une opportunité économique pour les acteurs locaux : elle permet aux établissements alimentaires et aux petits commerces de numériser leurs canaux de vente, d’élargir leur clientèle et d’accroître leurs volumes de commandes sans avoir à investir massivement dans leur propre infrastructure digitale.
Notez que l’application intègre un tracker qui signale au client si le livreur a récupéré le colis. Dès cet instant, il peut suivre en temps réel la livraison et reçoit une notification lorsque le livreur est proche. « Notre équipe travaille avec diligence pour assurer un traitement et une livraison rapides des commandes. Le délai de livraison estimé dépend de votre emplacement. En règle générale, vous pouvez vous attendre à ce que votre commande arrive dans les 45 minutes », indique la start-up.
Alors que l’e-commerce et les services numériques continuent de progresser en Afrique de l’Est, Vuba Vuba illustre comment une solution adaptée aux réalités locales peut stimuler l’inclusion numérique, favoriser l’entrepreneuriat et répondre à une demande croissante pour des services de livraison efficaces.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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En s’attaquant aux dysfonctionnements logistiques du secteur du bâtiment, il propose une approche technologique pensée pour sécuriser l’approvisionnement en matériaux. Son initiative entend répondre à un enjeu central pour les chantiers africains : la fiabilité des délais et des flux.
Yohann Behi (photo) est un entrepreneur ivoirien. Il est le directeur général de Blok, une marketplace d’approvisionnement en matériaux de construction destinée aux acteurs du secteur en Afrique. La plateforme a été fondée en 2023 avec Waly K. N’Diaye, qui en occupe le poste de directeur des opérations.
Blok se positionne comme une solution de commande et de livraison de matériaux de construction, conçue pour permettre aux quincailleries et aux constructeurs de recevoir leurs produits dans les délais, sans retards ni contraintes logistiques. La plateforme centralise l’offre de nombreux produits, permettant aux propriétaires de quincailleries de s’approvisionner en un seul endroit, à des prix présentés comme compétitifs par rapport au marché.
La solution s’adresse également aux constructeurs, pour lesquels la réception des matériaux dans des créneaux précis est déterminante pour le bon déroulement des chantiers. Blok assure la livraison soit directement en quincaillerie, soit sur les sites de construction.
La start-up indique que la majorité des produits proposés bénéficient de prix négociés, considérés comme inférieurs à ceux pratiqués sur le marché. Les paiements peuvent être effectués en espèces à la livraison ou via des solutions de mobile money, notamment Wave, Orange Money et MTN Money.
En parallèle de ses activités chez Blok, Yohann Behi est directeur général d’IODCI West Africa, une entreprise à capitaux ivoiriens spécialisée dans le négoce de matériaux de construction en Afrique de l’Ouest, ainsi que dans la distribution de peintures et de revêtements. La société dispose de franchises à Abidjan et à Cotonou, au Bénin.
Sur le plan académique, il est diplômé de l’École internationale du management responsable 3A à Lyon, où il a obtenu en 2010 un master en changement climatique et commerce durable. Il est également titulaire d’un master en commerce international et gestion de projet, obtenu en 2012 à l’ISC Paris.
Sa carrière professionnelle débute en 2010 chez Virtual Expo, une start-up française spécialisée dans l’accompagnement des porteurs de projets en business‑to‑business, où il occupe le poste d’assistant de projet marketing. En 2012, il devient responsable des comptes pour l’Afrique de l’Ouest chez Bolloré Africa Logistics.
En 2013, il rejoint le groupe PPG, spécialisé dans les peintures et revêtements. Il y occupe successivement les fonctions de développeur commercial, de responsable des ventes commerciales et des exportations en Afrique de l’Ouest, puis de responsable des grands comptes et des prescriptions. Entre 2020 et 2023, il exerce les fonctions de directeur commercial pour l’Afrique subsaharienne chez AGC Glass Europe, une entreprise spécialisée dans la production, la transformation et la distribution de verre plat destiné au secteur du bâtiment.
Melchior Koba
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Portés par l’essor du mobile et du commerce électronique, les paiements en ligne progressent rapidement en Afrique. Toutefois, l’accès à des moyens de paiement numériques sécurisés et interopérables reste limité pour une large part de la population, freinant encore la pleine inclusion financière.
Orange Money Group et Visa ont annoncé, vendredi 12 décembre à Casablanca, la conclusion d’un partenariat stratégique destiné à faciliter l’accès aux paiements en ligne et à renforcer l’inclusion financière en Afrique et au Moyen‑Orient. Cette collaboration vise à élargir l’usage des services financiers numériques, dans un contexte de forte progression du commerce électronique et des paiements dématérialisés sur le continent.
S’exprimant à l’occasion de cette annonce, le directeur général d’Orange Money Group, Thierry Millet, a souligné que ce partenariat constitue une étape clé dans la stratégie du groupe. « Désormais, particuliers comme entrepreneurs peuvent créer en quelques secondes leur carte Visa virtuelle et payer en ligne à l’international dans tout le réseau Visa. Cette première étape de notre partenariat stratégique rapproche Orange Money d’un objectif clair : devenir un moyen de paiement accepté partout, des grands sites marchands aux commerces de proximité », a‑t‑il expliqué.
Sur le plan opérationnel, le partenariat repose sur l’intégration d’une carte virtuelle Visa directement au sein de l’écosystème Orange Money, via l’application Max it. Les utilisateurs peuvent générer leur carte en quelques clics, l’alimenter depuis leur portefeuille mobile et régler des achats en ligne sur des sites locaux ou internationaux. Déployée dans un premier temps dans des marchés tests comme le Botswana, Madagascar et la Jordanie, la solution a récemment été introduite en Côte d’Ivoire et doit être étendue à d’autres pays, dont la Guinée, le Burkina Faso et la République démocratique du Congo. Une version physique de la carte est également prévue afin de couvrir des usages plus larges.
Cette initiative intervient alors que l’Afrique s’impose comme l’un des principaux moteurs mondiaux du mobile money. D’après la GSMA, le continent comptait plus d’un milliard de comptes de monnaie mobile enregistrés en 2024 et concentrait plus de 70 % des transactions mondiales du secteur. Parallèlement, le commerce électronique connaît une croissance soutenue, portée par l’augmentation du taux de pénétration d’Internet et du smartphone, mais reste freiné par l’accès limité aux moyens de paiement en ligne internationaux. En s’appuyant sur le réseau d’acceptation mondial de Visa et la forte implantation locale d’Orange Money, le partenariat entend répondre à ce déficit structurel.
En combinant la forte présence locale d’Orange Money — avec plus de 45 millions de comptes actifs dans 17 pays africains — et le réseau d’acceptation international de Visa, le partenariat pourrait contribuer à réduire cette fracture. À terme, il est appelé à faciliter l’intégration de millions d’utilisateurs et de petites entreprises dans l’économie numérique, en leur offrant des outils de paiement adaptés aux exigences du commerce en ligne, tout en renforçant la dynamique d’inclusion financière sur le continent.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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