Dans un contexte où le e-commerce africain se développe rapidement, la logistique reste un maillon critique, souvent marqué par des délais longs, des coûts élevés et des procédures complexes. C’est sur ce segment que se positionne la start-up sénégalaise Outalma.
Outalma est une solution numérique qui ambitionne de numériser et de simplifier les flux logistiques entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie.
Présentée comme une plateforme e-logistique intégrée, elle prend en charge l’ensemble de la chaîne de livraison, de l’achat à l’international à la livraison finale chez le client. La start-up, présente dans plusieurs villes d’Afrique et d’Europe, a été lancée en 2019 par Alioune Mbengue.
Concrètement, la solution permet aux particuliers et aux entreprises d’acheter des produits à l’étranger, de les faire acheminer vers des entrepôts partenaires, puis de les expédier vers plusieurs pays africains via le fret aérien ou maritime.
L’un des points clés du modèle réside dans sa capacité à gérer le dernier kilomètre, souvent considéré comme le principal défi logistique en Afrique. Outalma s’appuie sur une flotte dédiée (utilitaires, scooters) pour assurer la livraison finale, réduisant ainsi les contraintes liées à la distribution locale.
Grâce à la plateforme, les utilisateurs peuvent suivre leurs colis en temps réel, obtenir des devis ou piloter leurs expéditions de bout en bout. Cette visibilité répond à un besoin critique de transparence dans un secteur encore marqué par un manque de traçabilité.
Outalma propose également des services complémentaires comme l’entreposage sécurisé, la gestion douanière et l’optimisation des flux logistiques, positionnant la start-up comme un acteur de bout en bout de la chaîne d’approvisionnement.
En s’attaquant aux contraintes logistiques, Outalma s’inscrit dans la dynamique de structuration de l’infrastructure du e-commerce en Afrique. À terme, ce type de solution pourrait jouer un rôle clé dans l’accélération des échanges commerciaux et l’intégration du continent dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Adoni Conrad Quenum
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Nigeria : Siiqo permet de créer une boutique en ligne en quelques clics
La numérisation des petites entreprises reste un défi en Afrique, où une grande partie des commerçants et freelances opèrent encore sans véritable présence en ligne structurée. Pour répondre à ce besoin, la start-up nigériane Siiqo propose une solution.
Siiqo est une solution numérique développée par une jeune pousse nigériane du même nom. Elle propose une plateforme de commerce en ligne qui se veut un véritable « système d’exploitation du commerce local ». La start-up, basée à Abuja, la capitale, a été fondée en 2026 par Okerere Innocent Chinweokwu et Linda Kolapa Ogochukwu.
Concrètement, la plateforme permet aux PME et aux indépendants de créer facilement, en quelques clics, une boutique en ligne personnalisée, sans compétences techniques. Contrairement aux marketplaces classiques, elle mise sur des vitrines de marque, permettant aux vendeurs de construire une identité numérique complète plutôt que de simples fiches produits.
Au cœur de la proposition de valeur figure également un système de découverte hyperlocale. Les utilisateurs peuvent identifier des vendeurs situés dans leur quartier ou leur ville, facilitant ainsi le commerce de proximité tout en élargissant leur visibilité.
En ce qui concerne les transactions, la solution intègre un mécanisme de paiement sous séquestre (escrow), dans lequel les fonds sont conservés jusqu’à la confirmation de la livraison par l’acheteur. Cette approche vise à renforcer la confiance dans les transactions en ligne, un frein encore important à l’adoption du e-commerce sur le continent.
Au-delà de la vente, la plateforme propose des outils de gestion (facturation, suivi des commandes, gestion des stocks), ce qui positionne Siiqo comme une solution tout-en-un pour piloter une activité commerciale.
Encore à ses débuts, la start-up s’inscrit dans la tendance de création d’infrastructures numériques adaptées aux réalités africaines. À terme, elle ambitionne de structurer le commerce informel en offrant aux entrepreneurs les outils nécessaires pour gagner en visibilité, en crédibilité et en efficacité, dans un écosystème numérique encore en construction.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Dans un marché de la billetterie événementielle dominé par des plateformes conçues pour les grands événements, Tivvio se positionne sur un segment encore peu adressé : celui des organisateurs indépendants.
Tivvio est une solution numérique développée par une start-up sud-africaine. Elle propose une plateforme de ticketing « self-serve » qui permet aux créateurs, promoteurs et community builders de créer et gérer leurs événements en quelques minutes.
L’utilisateur peut générer une page dédiée, vendre des billets et suivre ses participants, avec des options de paiement locales et des délais de paiement rapides. La start-up, basée à Durban, a été lancée en 2026 par Siyabonga Ngcobo.
« En Afrique du Sud, la billetterie est purement transactionnelle. Tivvio s’efforce de créer un monde où la plateforme elle-même aide les gens à découvrir des événements, à entrer en contact avec d’autres participants et à se forger une identité autour des événements auxquels ils assistent », a déclaré Siyabonga Ngcobo.
Contrairement aux solutions traditionnelles, Tivvio cible spécifiquement les petits et moyens événements, souvent récurrents, qui structurent l’économie des créateurs. Ce positionnement répond à un manque identifié sur le marché : des outils jugés peu adaptés aux besoins des organisateurs indépendants, tant en termes d’expérience utilisateur que de flexibilité.
« Au-delà de la billetterie, nous intégrons des fonctionnalités sociales directement dans la plateforme : flux d’événements, profils des participants et outils de découverte qui font de la participation à des événements une expérience plus connectée. L’objectif est de rendre la participation à des événements plus sociale, et pas seulement plus transactionnelle », a ajouté M. Ngcobo.
Le modèle économique repose sur une commission par billet vendu, sans frais fixes ni abonnement, ce qui réduit la barrière à l’entrée pour les organisateurs. Encore à un stade précoce, Tivvio se concentre sur le développement de sa base d’organisateurs en Afrique du Sud, avec une expansion envisagée vers d’autres villes et marchés africains. La plateforme a été conçue dès le départ pour être adaptable à différents systèmes de paiement locaux.
En misant sur l’économie des créateurs et sur une approche « social-first », Tivvio illustre une évolution du secteur de la billetterie : le passage d’outils transactionnels à des plateformes communautaires, capables de capter de nouvelles dynamiques autour des événements.
Adoni Conrad Quenum
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VTC : Gamride, une application qui mise sur la négociation des tarifs en Gambie
Sur le marché du transport à la demande largement dominé par des modèles à tarification algorithmique, Gamride propose une approche alternative : redonner aux utilisateurs le contrôle du prix de leur trajet.
Gamride est une application de transport à la demande développée par une start-up gambienne. Elle se positionne comme une plateforme de mise en relation entre passagers et chauffeurs, avec une particularité notable : contrairement aux applications classiques, où les tarifs sont fixés dynamiquement par des algorithmes, la plateforme, lancée en 2025, repose sur un modèle fondé sur la négociation des tarifs.
Son ambition est de « révolutionner les transports urbains en créant une plateforme équitable et transparente où les passagers et les chauffeurs ont tous deux leur mot à dire dans chaque transaction », explique la jeune pousse.
Concrètement, l’utilisateur indique son point de départ, sa destination et le montant qu’il est prêt à payer. Les chauffeurs à proximité peuvent alors accepter l’offre, la refuser ou proposer un tarif alternatif.
Ce modèle répond à l’une des principales critiques adressées aux plateformes traditionnelles : le manque de transparence des prix, notamment en période de forte demande. Gamride met en avant une politique sans « surge pricing » (tarification dynamique en période de forte demande) et sans frais cachés, avec un tarif final fixé avant le départ.
Au-delà des tarifs, la plateforme intègre les fonctionnalités classiques du secteur : géolocalisation en temps réel, profils de chauffeurs avec notation, vérification des conducteurs et plusieurs options de paiement, incluant le mobile money (paiement via téléphone mobile) et la carte bancaire.
L’application revendique déjà plus de 50 000 utilisateurs et plus de 500 000 trajets effectués, principalement dans les grandes villes gambiennes. Elle ambitionne d’étendre son modèle à d’autres marchés africains, en capitalisant sur une promesse de transparence et de flexibilité.
En misant sur un modèle inspiré du « bid-based pricing » (tarification basée sur les offres des utilisateurs), Gamride s’inscrit dans une tendance émergente sur le continent : celle de solutions de mobilité qui cherchent à s’adapter aux réalités locales, où le prix demeure un facteur déterminant dans l’adoption des services numériques.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Tanzanie : Safiri veut numériser la billetterie et la logistique du transport en Afrique
À mesure que les usages numériques transforment la mobilité en Afrique, des plateformes émergent pour structurer un secteur encore largement informel. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la start-up tanzanienne Safiri.
Safiri est une solution numérique développée par une jeune pousse tanzanienne. Positionnée comme une marketplace de mobilité, elle permet aux voyageurs de rechercher, comparer et réserver des billets pour différents modes de transport (bus, train, bateau ou avion) directement depuis une application mobile.
L’objectif est de simplifier un processus encore largement dominé par les achats physiques, souvent synonymes de files d’attente et d’incertitudes. La start-up, basée à Dar es Salam, a été fondée en 2020 par Abraham Itule (photo) et Justine Nsemwa.
« Nous vous permettons d'atteindre votre destination en vous fournissant des informations en temps réel sur votre moyen de transport et d'autres renseignements sur les transports. En matière d'accessibilité, nous vous évitons de devoir vous rendre physiquement aux guichets et vous permettons d'acheter vos billets en ligne. Fini les longues files d'attente au guichet », explique la jeune pousse.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a été téléchargée plus de 10 000 fois, selon les données de Google Play Store.
Au-delà de la réservation, la plateforme intègre des fonctionnalités de suivi en temps réel, permettant aux utilisateurs de connaître l’état de leur trajet ou l’arrivée de leur transport. Elle propose également des services liés à la logistique, notamment l’envoi et le suivi de colis, élargissant ainsi son positionnement au-delà du simple transport de passagers.
Côté opérateurs, Safiri se présente comme un outil de gestion complet. Les entreprises de transport peuvent numériser leurs ventes, gérer leurs horaires, suivre leurs véhicules et centraliser leurs opérations via une interface unique. Cette approche vise à améliorer l’efficacité opérationnelle et à augmenter les revenus, dans un secteur encore peu structuré numériquement.
Dans un marché fragmenté, où l’information est souvent dispersée, Safiri cherche à devenir un point d’entrée unique pour organiser ses déplacements. À terme, la plateforme ambitionne de jouer un rôle clé dans la modernisation du transport sur le continent, en combinant numérisation des services, centralisation de l’offre et amélioration de l’expérience utilisateur.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Malawi : PayChangu agrège les paiements en ligne avec sa plateforme web
L’explosion du commerce numérique en Afrique pousse les entrepreneurs à miser sur la simplicité. Une solution égyptienne vise à équiper les particuliers et firmes de sites prêts en un rien de temps.
Ahmed Rostom (photo) est un entrepreneur égyptien. Il est cofondateur et directeur général de Wuilt, une plateforme en ligne qui permet aux particuliers et aux entreprises de créer facilement leur présence sur Internet.
Fondée en 2019, Wuilt repose sur une approche ultra-simple : il suffit d’entrer quelques informations sur son activité pour obtenir un site prêt à l’emploi en quelques minutes seulement. Aucune connaissance en programmation ou en design n’est requise.
La plateforme propose deux types principaux de supports numériques. D’une part, des sites web pour présenter une activité, des services ou une marque personnelle. D’autre part, des boutiques en ligne pour vendre des produits, gérer les commandes et recevoir les paiements. Tout est accessible via une interface intuitive, conçue pour tous les utilisateurs.
Wuilt fournit des modèles prédéfinis. L’utilisateur sélectionne une structure, modifie les textes, ajoute des images et publie son site. Elle inclut aussi des outils pour gérer au quotidien une activité en ligne, comme l’ajout de produits, l’organisation de collections, le suivi des commandes et l’administration de la boutique depuis un ordinateur ou un smartphone.
Enfin, la plateforme intègre des fonctionnalités pour booster la visibilité sur Internet, en optimisant les sites pour les moteurs de recherche. Elle gère également l’hébergement, le nom de domaine et la sécurisation des données, libérant ainsi l’utilisateur de toute contrainte technique.
Avant Wuilt, Ahmed Rostom a cofondé en 2013 Vertex Advertising, une société spécialisée dans le marketing digital. Diplômé de l’Université 6 Octobre (October 6 University) où il a obtenu en 2008 un bachelor en administration des affaires, il a commencé sa carrière professionnelle en 2007 comme agent commercial chez Amecho Tech au Caire. Entre 2010 et 2013, il a occupé le poste de responsable commercial chez eRankings, puis chez Quad Solutions, deux sociétés de marketing digital.
Melchior Koba
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À mesure que la numérisation transforme les industries créatives, de nouvelles plateformes émergent pour connecter artistes et collectionneurs. C’est dans cette dynamique que s’inscrit SellArts, une marketplace dédiée à la promotion et à la commercialisation de l’art africain contemporain.
SellArts est une plateforme de commerce en ligne développée par une jeune pousse ivoirienne. Elle se positionne comme une galerie numérique, permettant aux artistes de présenter et de vendre leurs œuvres directement en ligne.
Peintures, sculptures, photographies ou objets artisanaux y sont proposés, avec une mise en avant éditoriale visant à valoriser les créateurs et leurs univers. Basée à Abidjan, la start-up a été lancée en 2023 par Philippe-Emmanuel Yacé.
« Notre plateforme rend la découverte, la collection et l'achat d'œuvres d'art accessibles aux passionnés et amateurs d’art. Elle offre également aux artistes ivoiriens un espace pour promouvoir et vendre leurs créations. Par ailleurs, les marchands d'art peuvent découvrir de nouveaux talents et renforcer leur visibilité », explique la start-up.
SellArts s’adresse à plusieurs profils d’utilisateurs : des particuliers souhaitant acquérir des œuvres, des entreprises intéressées par la location ou l’achat d’art pour leurs espaces, mais aussi des artistes et des galeries cherchant à élargir leur visibilité.
Au-delà de la simple transaction, la plateforme mise sur la sélection éditoriale et l’expérience utilisateur. Des sélections thématiques, des artistes mis en avant et des recommandations personnalisées permettent de guider les acheteurs dans un marché souvent perçu comme complexe.
L’enjeu est, d’une part, de faciliter l’accès à l’art africain en le rendant visible à une audience plus large, y compris internationale. D’autre part, d’offrir aux artistes un canal de distribution alternatif, dans un secteur historiquement dominé par les galeries physiques et les réseaux fermés.
SellArts s’inscrit ainsi dans l’essor des plateformes numériques spécialisées dans l’art, qui redéfinissent les circuits de diffusion et de monétisation. En Afrique, où le marché reste encore peu structuré, ce type d’initiative pourrait contribuer à professionnaliser l’écosystème et à accroître les revenus des créateurs. À terme, la plateforme ambitionne de devenir un hub de référence pour l’art africain, en combinant technologie, sélection éditoriale et accès direct au marché.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Il s’attaque aux frictions du quotidien dans les restaurants et commerces de proximité. Sa solution numérique repense l’organisation des services et la gestion des flux clients.
Bassim‑swé Hugues Bamassi (photo) est un jeune entrepreneur togolais spécialisé dans les solutions numériques et la fintech. Il est le fondateur et directeur général d’OrgaAfrica, une entreprise lancée en 2024 et dédiée aux services numériques pour les restaurants et les commerces de proximité.
OrgaAfrica développe notamment un système central destiné à optimiser le fonctionnement des établissements. Cette solution permet de gérer efficacement plusieurs aspects clés de l’activité quotidienne, notamment les commandes, les paiements et la gestion des files d’attente. Son objectif est d’aider les professionnels à mieux organiser leurs opérations, à fluidifier le service et à réduire le temps d’attente des clients.
À travers ses services, l’entreprise vise à simplifier les interactions entre les établissements et leur clientèle, à rendre les processus d’achat et de commande plus intuitifs, et à améliorer l’expérience globale en point de vente. En intégrant plusieurs outils numériques au sein d’une plateforme unique, OrgaAfrica propose une solution cohérente, pensée pour répondre aux besoins opérationnels du secteur.
Parallèlement à ses activités entrepreneuriales, Bassim‑swé Hugues Bamassi exerce en tant que business analyst chez Semoa Group, une entreprise togolaise spécialisée dans la technologie financière. Il est titulaire d’un diplôme en physique obtenu en 2023 à l’université de Kara.
La même année, il devient président‑directeur général de DouGou, une plateforme immobilière. En 2025, il rejoint la fintech Finkira, où il occupe successivement les postes de responsable du développement commercial, puis de responsable des opérations. Il collabore également avec HOTSHI FR, un réseau social réunissant des professionnels et experts engagés dans le développement de l’Afrique et de ses diasporas, au sein duquel il a exercé en tant que développeur d’applications.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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En Afrique, le commerce de détail repose encore largement sur des réseaux informels constitués de petites boutiques indépendantes. Il s’agit d’un marché massif, mais fragmenté et peu numérisé. C’est sur ce segment que se positionne la start-up marocaine z.systems avec sa solution Z Grossistes.
z.systems est une start-up marocaine spécialisée dans le commerce en ligne. Elle propose une plateforme « business-to-business-to-customer (B2B2C) » qui connecte, dans un même écosystème, les marques, les distributeurs, les détaillants et les consommateurs. La start-up, basée à Casablanca, a été fondée en 2022 par Samer Choumar, Meriem Benabad, Youssef Haddouch, Reda Nebri et Youssef Drafate.
« D’un côté, nous mettons les marques en relation directe avec les détaillants via la plateforme Z, ce qui garantit la disponibilité des produits, le contrôle des prix et la visibilité en magasin, tout en réduisant les coûts et la complexité de la distribution traditionnelle », indique la jeune pousse. Et d’ajouter : « de l’autre côté, nous attirons les consommateurs vers les détaillants Z grâce à des promotions dynamiques, des programmes de fidélité ludiques et des options de paiement différé, recréant ainsi l’expérience du commerce moderne dans le secteur de la vente au détail informelle ».
Concrètement, la solution repose sur une approche « full-stack » articulée autour de plusieurs applications. Elle comprend une application pour les détaillants, une plateforme web pour les partenaires et une application de vente en ligne destinée aux consommateurs.
Les commerçants peuvent commander leurs produits directement auprès des marques, suivre leurs stocks et accéder à des services complémentaires comme des programmes de fidélité ou des solutions de paiement.
De leur côté, les marques bénéficient d’une meilleure visibilité sur leurs ventes et peuvent piloter leurs campagnes en temps réel, tandis que les consommateurs accèdent à des offres personnalisées et à des mécanismes incitatifs comme des récompenses ou le paiement différé. Au cœur du modèle, z.systems mise sur la donnée pour optimiser les opérations et améliorer la performance des acteurs.
Soutenue par plusieurs investisseurs, la start-up a récemment levé 1,65 million de dollars pour accélérer son développement et étendre sa présence sur de nouveaux marchés. À terme, z.systems ambitionne de transformer les commerces de proximité en un réseau structuré et connecté, capable de rivaliser avec les circuits modernes de distribution, tout en conservant leur ancrage local.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Angola : Anda ambitionne de formaliser le transport informel
Dans de nombreuses villes africaines, le transport urbain repose encore largement sur des réseaux informels, notamment les motos-taxis. En Angola, la start-up Anda ambitionne de transformer en profondeur cet écosystème.
Anda est une plateforme technologique intégrée qui combine mobilité, financement et formation.
Son modèle repose sur une approche dite de « drive-to-own » : les conducteurs accèdent à un véhicule grâce à un mécanisme de financement qu’ils remboursent progressivement via les revenus générés sur la plateforme. À terme, ils deviennent propriétaires de leur moto ou de leur véhicule.
Basée à Luanda, la start-up a été fondée en 2022 par Sergio Tati et Joerg Nuehrmann.
« Le modèle de partenariat d’Anda est conçu pour permettre à l’investisseur de récupérer son capital et d’obtenir un rendement pendant la durée du contrat. À l’issue de celui-ci, le conducteur conserve le véhicule, en récompense et afin de l’encourager à poursuivre son activité de manière durable », indique la start-up.
Au-delà du financement, l’entreprise mise sur la professionnalisation du secteur. Elle propose des programmes de formation via son académie dédiée, ainsi que des outils numériques incluant géolocalisation, paiement numérique et suivi des trajets. L’objectif est d’améliorer la sécurité des usagers et d’augmenter les revenus des conducteurs.
Anda entend ainsi combler un déficit structurel du marché africain de la mobilité. La solution facilite l’accès à des actifs générateurs de revenus pour des populations souvent exclues du système bancaire. Soutenue par des investisseurs internationaux, la start-up a levé 3,4 millions de dollars en novembre dernier pour accélérer son développement et accompagner sa croissance.
À terme, elle pourrait servir de modèle à d’autres marchés africains confrontés aux mêmes défis, en posant les bases d’une mobilité plus structurée, plus sûre et plus inclusive.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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