La montée en puissance de l’e‑commerce transforme les habitudes de consommation à Maurice et entraîne une hausse du volume de colis traités par la douane. Un an après l’annonce d’un projet de cadre légal dédié, les autorités veulent désormais renforcer les outils numériques de contrôle.

Face à l’augmentation du volume de colis liés au commerce en ligne et à la multiplication des trafics illicites, Maurice veut renforcer le contrôle de ses flux postaux grâce au numérique. Le sujet a été au centre d’une rencontre tenue le vendredi 15 mai entre le junior minister des Finances, Dhaneshwar Damry, le directeur général de la Mauritius Revenue Authority (MRA), Rohit Ramnawaz, et une délégation des douanes sud-coréennes (Korean Customs Service).

Les échanges ont porté sur le renforcement des systèmes de gestion des risques et l’intégration de technologies avancées dans le traitement des colis entrants. Les autorités mauriciennes veulent notamment améliorer les capacités de détection des drogues, armes et marchandises frauduleuses grâce à des dispositifs de scanning et d’analyse automatisée. « La vision du gouvernement, c’est de digitaliser les services gouvernementaux afin d’améliorer leur efficacité et leur efficience, tout en gérant les risques grandissants liés au trafic de drogue et aux produits illicites », a déclaré Dhaneshwar Damry à l’issue de la rencontre.

Cette coopération s’inscrit dans un contexte de progression rapide de l’e‑commerce à Maurice. Selon les autorités douanières, entre 4000 et 5000 colis transitent chaque jour par le territoire mauricien, un volume en hausse porté par les achats en ligne et les plateformes internationales d’e‑commerce. Cette croissance complique le travail des services de contrôle, confrontés à des méthodes de fraude de plus en plus sophistiquées, notamment la sous‑évaluation des marchandises ou la dissimulation de produits prohibés dans les colis postaux.

L’initiative intervient alors que le gouvernement mauricien multiplie depuis plusieurs années les investissements dans la modernisation des services douaniers et fiscaux. La Mauritius Revenue Authority a engagé plusieurs projets liés à l’automatisation des procédures de dédouanement, à la gestion numérique des risques et au renforcement du contrôle des colis entrants. L’institution travaille notamment sur des systèmes de scanning avancés destinés à détecter plus efficacement les drogues, les armes et autres produits prohibés. Les autorités misent également sur la coopération internationale pour moderniser les infrastructures de contrôle et accélérer le traitement des marchandises tout en sécurisant les échanges commerciaux.

Samira Njoya

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Face à la montée des plateformes internationales de livraison en Afrique du Nord, la start-up algérienne Qooxy tente de se faire une place en misant sur un modèle adapté aux réalités locales.

Lancée en 2020 à Sétif, en Algérie, Qooxy propose une application de livraison de repas et de services à domicile pensée pour les villes algériennes encore peu couvertes par les grands acteurs du secteur. Sofian Hachid en est l’un des cofondateurs.

La plateforme permet aux utilisateurs de commander des repas auprès de restaurants partenaires, avec un suivi en temps réel des livraisons via une application mobile disponible sur iOS et Android. Elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois sur le Google Play Store, selon la plateforme. De son côté, la start-up revendique plus de 200 000 téléchargements sur l’ensemble de ses canaux.

Selon la start-up, son positionnement repose principalement sur les villes de l’intérieur du pays, souvent moins desservies par les grandes plateformes de livraison structurées. L’entreprise affirme vouloir répondre à un marché encore largement fragmenté, où une grande partie des restaurants fonctionne sans infrastructure numérique avancée.

Qooxy met ainsi en avant un modèle logistique conçu pour réduire les délais de livraison dans les centres urbains secondaires. Elle s’appuie sur un réseau de livreurs indépendants connectés à une application dédiée baptisée « Qooxy Agent ».

Au-delà de la restauration, la start-up cherche à se positionner progressivement comme une plateforme multiservices capable de connecter commerçants, livreurs et consommateurs dans plusieurs villes algériennes. « Nous avons commencé par faciliter la livraison à domicile, mais nous considérons que ce n’est que le début d’un service visant à simplifier les échanges entre les différents acteurs : des soirées plus simples, des journées plus fluides et des services plus accessibles pour les utilisateurs », a indiqué la jeune pousse.

Cette stratégie rappelle celle adoptée par plusieurs super-apps africaines et moyen-orientales, qui élargissent progressivement leurs services vers le commerce local, la livraison express ou les services de proximité.

L’émergence de solutions comme Qooxy illustre également la dynamique croissante de l’écosystème des start-up algériennes, soutenu ces dernières années par plusieurs initiatives publiques destinées à encourager l’innovation et la transformation numérique.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Sénégal : Outalma fluidifie les livraisons entre l’Afrique et le reste du monde

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En Afrique, plusieurs entrepreneurs misent sur le numérique pour transformer les habitudes de consommation et rapprocher les services du quotidien des populations. Ce Tunisien fait partie de cette nouvelle génération qui développe des solutions adaptées aux besoins locaux.

Oussama Dhahri (photo) est un chimiste et entrepreneur tunisien. Il est le fondateur de CapsaFood, une plateforme tunisienne de livraison de repas à domicile qui permet de commander des plats en ligne depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

Fondée en 2021 par Oussama Dhahri, Amine Chortani et Hadil Fouli, CapsaFood met en relation les habitants avec plusieurs restaurants locaux afin de faciliter l’accès à la restauration livrée. Le service est actuellement disponible uniquement dans la ville de Gafsa, où l’entreprise développe progressivement son réseau de restaurants partenaires et de livreurs.

Le fonctionnement de la plateforme repose sur un système simple. L’utilisateur télécharge l’application mobile, crée un compte, puis consulte les menus proposés par les restaurants présents sur la plateforme. Après avoir sélectionné ses plats, il valide sa commande et renseigne son adresse de livraison. Les repas peuvent être livrés à domicile, au bureau ou à tout autre endroit indiqué par le client. Le paiement s’effectue généralement à la réception de la commande.

L’entreprise ne s’adresse pas uniquement aux consommateurs. Elle développe également des outils destinés aux restaurateurs et aux livreurs. Les restaurants partenaires peuvent gérer leurs activités via l’application, suivre leurs revenus et contrôler leurs transactions. De leur côté, les livreurs peuvent rejoindre la plateforme afin d’effectuer des livraisons et générer des revenus grâce au transport des commandes.

Parallèlement à ses activités entrepreneuriales, Oussama Dhahri occupe le poste de responsable des projets de recherche et développement chez Les Laboratoires MédiS, un fabricant de produits pharmaceutiques. Il est ingénieur en chimie, diplômé de l’École centrale polytechnique privée de Tunis.

Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, il a effectué plusieurs stages, notamment au sein du Groupe Chimique Tunisien et chez Air Liquide, une entreprise spécialisée dans les gaz, les technologies et les services destinés à l’industrie et à la santé.

Melchior Koba

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Dans un contexte où le e-commerce africain se développe rapidement, la logistique reste un maillon critique, souvent marqué par des délais longs, des coûts élevés et des procédures complexes. C’est sur ce segment que se positionne la start-up sénégalaise Outalma.

Outalma est une solution numérique qui ambitionne de numériser et de simplifier les flux logistiques entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie.

Présentée comme une plateforme e-logistique intégrée, elle prend en charge l’ensemble de la chaîne de livraison, de l’achat à l’international à la livraison finale chez le client. La start-up, présente dans plusieurs villes d’Afrique et d’Europe, a été lancée en 2019 par Alioune Mbengue.

Concrètement, la solution permet aux particuliers et aux entreprises d’acheter des produits à l’étranger, de les faire acheminer vers des entrepôts partenaires, puis de les expédier vers plusieurs pays africains via le fret aérien ou maritime.

L’un des points clés du modèle réside dans sa capacité à gérer le dernier kilomètre, souvent considéré comme le principal défi logistique en Afrique. Outalma s’appuie sur une flotte dédiée (utilitaires, scooters) pour assurer la livraison finale, réduisant ainsi les contraintes liées à la distribution locale.

Grâce à la plateforme, les utilisateurs peuvent suivre leurs colis en temps réel, obtenir des devis ou piloter leurs expéditions de bout en bout. Cette visibilité répond à un besoin critique de transparence dans un secteur encore marqué par un manque de traçabilité.

Outalma propose également des services complémentaires comme l’entreposage sécurisé, la gestion douanière et l’optimisation des flux logistiques, positionnant la start-up comme un acteur de bout en bout de la chaîne d’approvisionnement.

En s’attaquant aux contraintes logistiques, Outalma s’inscrit dans la dynamique de structuration de l’infrastructure du e-commerce en Afrique. À terme, ce type de solution pourrait jouer un rôle clé dans l’accélération des échanges commerciaux et l’intégration du continent dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Adoni Conrad Quenum

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Nigeria : Siiqo permet de créer une boutique en ligne en quelques clics

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La numérisation des petites entreprises reste un défi en Afrique, où une grande partie des commerçants et freelances opèrent encore sans véritable présence en ligne structurée. Pour répondre à ce besoin, la start-up nigériane Siiqo propose une solution.

Siiqo est une solution numérique développée par une jeune pousse nigériane du même nom. Elle propose une plateforme de commerce en ligne qui se veut un véritable « système d’exploitation du commerce local ». La start-up, basée à Abuja, la capitale, a été fondée en 2026 par Okerere Innocent Chinweokwu et Linda Kolapa Ogochukwu.

Concrètement, la plateforme permet aux PME et aux indépendants de créer facilement, en quelques clics, une boutique en ligne personnalisée, sans compétences techniques. Contrairement aux marketplaces classiques, elle mise sur des vitrines de marque, permettant aux vendeurs de construire une identité numérique complète plutôt que de simples fiches produits.

Au cœur de la proposition de valeur figure également un système de découverte hyperlocale. Les utilisateurs peuvent identifier des vendeurs situés dans leur quartier ou leur ville, facilitant ainsi le commerce de proximité tout en élargissant leur visibilité.

En ce qui concerne les transactions, la solution intègre un mécanisme de paiement sous séquestre (escrow), dans lequel les fonds sont conservés jusqu’à la confirmation de la livraison par l’acheteur. Cette approche vise à renforcer la confiance dans les transactions en ligne, un frein encore important à l’adoption du e-commerce sur le continent.

Au-delà de la vente, la plateforme propose des outils de gestion (facturation, suivi des commandes, gestion des stocks), ce qui positionne Siiqo comme une solution tout-en-un pour piloter une activité commerciale.

Encore à ses débuts, la start-up s’inscrit dans la tendance de création d’infrastructures numériques adaptées aux réalités africaines. À terme, elle ambitionne de structurer le commerce informel en offrant aux entrepreneurs les outils nécessaires pour gagner en visibilité, en crédibilité et en efficacité, dans un écosystème numérique encore en construction.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Dans un marché de la billetterie événementielle dominé par des plateformes conçues pour les grands événements, Tivvio se positionne sur un segment encore peu adressé : celui des organisateurs indépendants.

Tivvio est une solution numérique développée par une start-up sud-africaine. Elle propose une plateforme de ticketing « self-serve » qui permet aux créateurs, promoteurs et community builders de créer et gérer leurs événements en quelques minutes.

L’utilisateur peut générer une page dédiée, vendre des billets et suivre ses participants, avec des options de paiement locales et des délais de paiement rapides. La start-up, basée à Durban, a été lancée en 2026 par Siyabonga Ngcobo.

« En Afrique du Sud, la billetterie est purement transactionnelle. Tivvio s’efforce de créer un monde où la plateforme elle-même aide les gens à découvrir des événements, à entrer en contact avec d’autres participants et à se forger une identité autour des événements auxquels ils assistent », a déclaré Siyabonga Ngcobo.

Contrairement aux solutions traditionnelles, Tivvio cible spécifiquement les petits et moyens événements, souvent récurrents, qui structurent l’économie des créateurs. Ce positionnement répond à un manque identifié sur le marché : des outils jugés peu adaptés aux besoins des organisateurs indépendants, tant en termes d’expérience utilisateur que de flexibilité.

« Au-delà de la billetterie, nous intégrons des fonctionnalités sociales directement dans la plateforme : flux d’événements, profils des participants et outils de découverte qui font de la participation à des événements une expérience plus connectée. L’objectif est de rendre la participation à des événements plus sociale, et pas seulement plus transactionnelle », a ajouté M. Ngcobo.

Le modèle économique repose sur une commission par billet vendu, sans frais fixes ni abonnement, ce qui réduit la barrière à l’entrée pour les organisateurs. Encore à un stade précoce, Tivvio se concentre sur le développement de sa base d’organisateurs en Afrique du Sud, avec une expansion envisagée vers d’autres villes et marchés africains. La plateforme a été conçue dès le départ pour être adaptable à différents systèmes de paiement locaux.

En misant sur l’économie des créateurs et sur une approche « social-first », Tivvio illustre une évolution du secteur de la billetterie : le passage d’outils transactionnels à des plateformes communautaires, capables de capter de nouvelles dynamiques autour des événements.

Adoni Conrad Quenum

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VTC : Gamride, une application qui mise sur la négociation des tarifs en Gambie

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Sur le marché du transport à la demande largement dominé par des modèles à tarification algorithmique, Gamride propose une approche alternative : redonner aux utilisateurs le contrôle du prix de leur trajet.

Gamride est une application de transport à la demande développée par une start-up gambienne. Elle se positionne comme une plateforme de mise en relation entre passagers et chauffeurs, avec une particularité notable : contrairement aux applications classiques, où les tarifs sont fixés dynamiquement par des algorithmes, la plateforme, lancée en 2025, repose sur un modèle fondé sur la négociation des tarifs.

Son ambition est de « révolutionner les transports urbains en créant une plateforme équitable et transparente où les passagers et les chauffeurs ont tous deux leur mot à dire dans chaque transaction », explique la jeune pousse.

Concrètement, l’utilisateur indique son point de départ, sa destination et le montant qu’il est prêt à payer. Les chauffeurs à proximité peuvent alors accepter l’offre, la refuser ou proposer un tarif alternatif.

Ce modèle répond à l’une des principales critiques adressées aux plateformes traditionnelles : le manque de transparence des prix, notamment en période de forte demande. Gamride met en avant une politique sans « surge pricing » (tarification dynamique en période de forte demande) et sans frais cachés, avec un tarif final fixé avant le départ.

Au-delà des tarifs, la plateforme intègre les fonctionnalités classiques du secteur : géolocalisation en temps réel, profils de chauffeurs avec notation, vérification des conducteurs et plusieurs options de paiement, incluant le mobile money (paiement via téléphone mobile) et la carte bancaire.

L’application revendique déjà plus de 50 000 utilisateurs et plus de 500 000 trajets effectués, principalement dans les grandes villes gambiennes. Elle ambitionne d’étendre son modèle à d’autres marchés africains, en capitalisant sur une promesse de transparence et de flexibilité.

En misant sur un modèle inspiré du « bid-based pricing » (tarification basée sur les offres des utilisateurs), Gamride s’inscrit dans une tendance émergente sur le continent : celle de solutions de mobilité qui cherchent à s’adapter aux réalités locales, où le prix demeure un facteur déterminant dans l’adoption des services numériques.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Tanzanie : Safiri veut numériser la billetterie et la logistique du transport en Afrique

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À mesure que les usages numériques transforment la mobilité en Afrique, des plateformes émergent pour structurer un secteur encore largement informel. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la start-up tanzanienne Safiri.

Safiri est une solution numérique développée par une jeune pousse tanzanienne. Positionnée comme une marketplace de mobilité, elle permet aux voyageurs de rechercher, comparer et réserver des billets pour différents modes de transport (bus, train, bateau ou avion) directement depuis une application mobile.

L’objectif est de simplifier un processus encore largement dominé par les achats physiques, souvent synonymes de files d’attente et d’incertitudes. La start-up, basée à Dar es Salam, a été fondée en 2020 par Abraham Itule (photo) et Justine Nsemwa.

« Nous vous permettons d'atteindre votre destination en vous fournissant des informations en temps réel sur votre moyen de transport et d'autres renseignements sur les transports. En matière d'accessibilité, nous vous évitons de devoir vous rendre physiquement aux guichets et vous permettons d'acheter vos billets en ligne. Fini les longues files d'attente au guichet », explique la jeune pousse.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a été téléchargée plus de 10 000 fois, selon les données de Google Play Store.

Au-delà de la réservation, la plateforme intègre des fonctionnalités de suivi en temps réel, permettant aux utilisateurs de connaître l’état de leur trajet ou l’arrivée de leur transport. Elle propose également des services liés à la logistique, notamment l’envoi et le suivi de colis, élargissant ainsi son positionnement au-delà du simple transport de passagers.

Côté opérateurs, Safiri se présente comme un outil de gestion complet. Les entreprises de transport peuvent numériser leurs ventes, gérer leurs horaires, suivre leurs véhicules et centraliser leurs opérations via une interface unique. Cette approche vise à améliorer l’efficacité opérationnelle et à augmenter les revenus, dans un secteur encore peu structuré numériquement.

Dans un marché fragmenté, où l’information est souvent dispersée, Safiri cherche à devenir un point d’entrée unique pour organiser ses déplacements. À terme, la plateforme ambitionne de jouer un rôle clé dans la modernisation du transport sur le continent, en combinant numérisation des services, centralisation de l’offre et amélioration de l’expérience utilisateur.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Malawi : PayChangu agrège les paiements en ligne avec sa plateforme web

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L’explosion du commerce numérique en Afrique pousse les entrepreneurs à miser sur la simplicité. Une solution égyptienne vise à équiper les particuliers et firmes de sites prêts en un rien de temps.

Ahmed Rostom (photo) est un entrepreneur égyptien. Il est cofondateur et directeur général de Wuilt, une plateforme en ligne qui permet aux particuliers et aux entreprises de créer facilement leur présence sur Internet.

Fondée en 2019, Wuilt repose sur une approche ultra-simple : il suffit d’entrer quelques informations sur son activité pour obtenir un site prêt à l’emploi en quelques minutes seulement. Aucune connaissance en programmation ou en design n’est requise.

La plateforme propose deux types principaux de supports numériques. D’une part, des sites web pour présenter une activité, des services ou une marque personnelle. D’autre part, des boutiques en ligne pour vendre des produits, gérer les commandes et recevoir les paiements. Tout est accessible via une interface intuitive, conçue pour tous les utilisateurs.

Wuilt fournit des modèles prédéfinis. L’utilisateur sélectionne une structure, modifie les textes, ajoute des images et publie son site. Elle inclut aussi des outils pour gérer au quotidien une activité en ligne, comme l’ajout de produits, l’organisation de collections, le suivi des commandes et l’administration de la boutique depuis un ordinateur ou un smartphone.

Enfin, la plateforme intègre des fonctionnalités pour booster la visibilité sur Internet, en optimisant les sites pour les moteurs de recherche. Elle gère également l’hébergement, le nom de domaine et la sécurisation des données, libérant ainsi l’utilisateur de toute contrainte technique.

Avant Wuilt, Ahmed Rostom a cofondé en 2013 Vertex Advertising, une société spécialisée dans le marketing digital. Diplômé de l’Université 6 Octobre (October 6 University) où il a obtenu en 2008 un bachelor en administration des affaires, il a commencé sa carrière professionnelle en 2007 comme agent commercial chez Amecho Tech au Caire. Entre 2010 et 2013, il a occupé le poste de responsable commercial chez eRankings, puis chez Quad Solutions, deux sociétés de marketing digital.

Melchior Koba

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Mostafa Ashour facilite l’accès au salaire et aux paiements essentiels en Égypte

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À mesure que la numérisation transforme les industries créatives, de nouvelles plateformes émergent pour connecter artistes et collectionneurs. C’est dans cette dynamique que s’inscrit SellArts, une marketplace dédiée à la promotion et à la commercialisation de l’art africain contemporain.

SellArts est une plateforme de commerce en ligne développée par une jeune pousse ivoirienne. Elle se positionne comme une galerie numérique, permettant aux artistes de présenter et de vendre leurs œuvres directement en ligne.

Peintures, sculptures, photographies ou objets artisanaux y sont proposés, avec une mise en avant éditoriale visant à valoriser les créateurs et leurs univers. Basée à Abidjan, la start-up a été lancée en 2023 par Philippe-Emmanuel Yacé.

« Notre plateforme rend la découverte, la collection et l'achat d'œuvres d'art accessibles aux passionnés et amateurs d’art. Elle offre également aux artistes ivoiriens un espace pour promouvoir et vendre leurs créations. Par ailleurs, les marchands d'art peuvent découvrir de nouveaux talents et renforcer leur visibilité », explique la start-up.

SellArts s’adresse à plusieurs profils d’utilisateurs : des particuliers souhaitant acquérir des œuvres, des entreprises intéressées par la location ou l’achat d’art pour leurs espaces, mais aussi des artistes et des galeries cherchant à élargir leur visibilité.

Au-delà de la simple transaction, la plateforme mise sur la sélection éditoriale et l’expérience utilisateur. Des sélections thématiques, des artistes mis en avant et des recommandations personnalisées permettent de guider les acheteurs dans un marché souvent perçu comme complexe.

L’enjeu est, d’une part, de faciliter l’accès à l’art africain en le rendant visible à une audience plus large, y compris internationale. D’autre part, d’offrir aux artistes un canal de distribution alternatif, dans un secteur historiquement dominé par les galeries physiques et les réseaux fermés.

SellArts s’inscrit ainsi dans l’essor des plateformes numériques spécialisées dans l’art, qui redéfinissent les circuits de diffusion et de monétisation. En Afrique, où le marché reste encore peu structuré, ce type d’initiative pourrait contribuer à professionnaliser l’écosystème et à accroître les revenus des créateurs. À terme, la plateforme ambitionne de devenir un hub de référence pour l’art africain, en combinant technologie, sélection éditoriale et accès direct au marché.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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