Au Tchad, où le développement du commerce en ligne est freiné par les contraintes logistiques, de nouveaux acteurs tentent d’apporter des solutions adaptées. C’est le cas de Nimvi Express, une plateforme de livraison qui ambitionne de moderniser ce segment dans le pays.
Nimvi Express est une solution numérique développée par une jeune pousse tchadienne, lancée en 2026 et positionnée sur le segment stratégique du dernier kilomètre.
Elle propose des services de livraison rapide de colis, de documents et de marchandises, en s’appuyant sur une organisation flexible adaptée aux réalités urbaines, notamment à N’Djamena.
L’approche de la plateforme repose sur une combinaison de moyens opérationnels (notamment des coursiers) et d’outils numériques permettant de faciliter la gestion des livraisons. Comme d’autres solutions émergentes sur le continent, elle tend à intégrer des fonctionnalités telles que la prise de commande à distance, le suivi des colis et la coordination des flux logistiques.
Les tarifs de Nimvi Express varient en fonction du lieu de livraison : 2000 FCFA (environ 3,5 USD) pour le centre-ville de N’Djamena, 3000 FCFA pour les quartiers périphériques et jusqu’à 4000 FCFA pour les zones les plus éloignées.
Ce positionnement répond à un besoin croissant : au Tchad, la logistique reste un maillon clé pour le développement du e-commerce et des services digitaux. Les délais d’acheminement, l’absence d’adressage formel et l’insuffisance des infrastructures compliquent encore la distribution des biens.
En ciblant à la fois les particuliers et les petites entreprises, Nimvi Express envisage de contribuer à fluidifier les échanges commerciaux et à accompagner la montée des usages numériques. Pour les commerçants, notamment ceux actifs sur les réseaux sociaux, la disponibilité d’un service de livraison fiable représente un levier clé pour élargir leur clientèle.
Adoni Conrad Quenum
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Logistique et e-commerce : Yalidine Express accélère la livraison en Algérie
Dans un contexte de croissance progressive du commerce en ligne en Afrique du Nord, la question de la logistique reste un enjeu clé. En Algérie, Yalidine Express s’impose comme l’un des acteurs structurants de cet écosystème, en proposant une solution de livraison adaptée aux réalités du marché local.
Yalidine Express est une solution d’e-logistique développée par une entreprise algérienne. Elle assure la collecte et la distribution de colis sur l’ensemble du territoire, couvrant plus de 50 wilayas grâce à un réseau de bureaux locaux et d’équipes dédiées. La solution a été lancée en 2013 par Djamel Eddine Toumiat.
La solution cible principalement deux segments que sont les entreprises (B2B) pour le transport de courrier et surtout les acteurs du e-commerce (B2C), avec des services de livraison de colis intégrant le paiement à la livraison « cash on delivery », un mode de règlement encore largement dominant dans le pays.
L’un des éléments caractéristiques de Yalidine Express réside dans sa dimension technologique. La plateforme propose un système de suivi en temps réel permettant aux expéditeurs et aux clients finaux de suivre chaque étape de la livraison. Elle s’intègre également aux systèmes de gestion e-commerce via des interfaces de programmation (API), facilitant l’automatisation des expéditions, le calcul des frais ou encore le pilotage des flux logistiques.
Au-delà de la livraison, l’entreprise propose des services complémentaires comme le stockage, la gestion des retours ou encore le recouvrement sécurisé des paiements. Cette approche intégrée répond aux besoins spécifiques des commerçants en ligne, souvent confrontés à des défis logistiques et financiers dans un marché encore en structuration.
En contribuant à fiabiliser et accélérer la livraison des colis, Yalidine Express participe ainsi à lever l’un des principaux freins au développement du e-commerce en Algérie. À mesure que les usages numériques progressent, ce type d’infrastructure entend jouer un rôle central dans la transformation du commerce et l’essor de l’économie digitale dans le pays.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. vahid Codjia
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La digitalisation des services à domicile et de maintenance connaît une forte progression dans plusieurs marchés émergents. C’est dans ce contexte que la start-up nigériane Fixr Technologies a mis en place une plateforme web et mobile.
Usefixr est une plateforme numérique qui permet de connecter particuliers et entreprises à des techniciens qualifiés pour des services de réparation et de maintenance. La start-up, basée à Lagos, a été lancée en 2023 par Dom Marmont, Edmund Glover, Hugh Hudleston et Nick Stone.
La solution prend la forme d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 500 fois, selon Google Play Store. L’utilisateur peut solliciter des interventions pour différents types de travaux techniques. La plateforme couvre notamment des services comme la plomberie, l’électricité, la maintenance d’équipements ou encore l’installation d’appareils. L’objectif est de simplifier l’accès à des prestations souvent difficiles à organiser dans de nombreuses villes africaines.
Concrètement, l’utilisateur effectue sa demande directement via l’application, sélectionne le type de service souhaité et choisi un créneau d’intervention. Les techniciens disponibles sont alors notifiés afin de prendre en charge la mission. Ce modèle s’inspire des plateformes de services à la demande, en introduisant davantage de transparence et de rapidité dans un secteur souvent dominé par l’informel.
Usefixr intègre également des fonctionnalités destinées à améliorer l’expérience utilisateur. Parmi elles figure un outil baptisé « Scan-to-Fix », qui permet d’identifier rapidement un appareil à réparer grâce à un code ou un scan, facilitant ainsi la prise en charge technique. L’application propose par ailleurs un système de suivi des demandes, permettant aux utilisateurs de suivre l’avancement de leur intervention en temps réel.
Pour les entreprises, la plateforme offre également un moyen de gérer plus efficacement la maintenance de leurs équipements et infrastructures, en centralisant les demandes d’intervention sur un même outil numérique.
Avec ce modèle, Usefixr s’inscrit dans la tendance des places de marché de services techniques qui cherchent à structurer et professionnaliser le secteur de la maintenance. Dans un environnement urbain où les besoins en réparation et en entretien d’équipements sont en forte croissance, ce type de solution pourrait contribuer à améliorer l’accès à des services fiables tout en offrant de nouvelles opportunités économiques aux techniciens locaux.
Adoni Conrad Quenum
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Entre gaspillage et surproduction, il a trouvé une idée d’entreprise. Il propose une solution technologique qui transforme l’excédent des marques en opportunité collective.
Ayed Mami (photo) est un entrepreneur et stratège commercial tunisien spécialisé dans les technologies. Il est le cofondateur et directeur général de Millim, une application mobile innovante qui propose une nouvelle manière d’accéder à des produits de marques locales, tout en réduisant le gaspillage et en récompensant la fidélité de ses utilisateurs.
Fondée en 2024, Millim offre un service à la fois ludique et écoresponsable. L’application permet aux utilisateurs de tenter leur chance pour gagner des produits, tout en réalisant des économies et en soutenant une consommation plus durable. Elle combine ainsi divertissement, bonnes affaires et valorisation des invendus.
Le fonctionnement de Millim est simple. L’utilisateur parcourt une sélection de produits disponibles dans des jeux-concours en cours et choisit ceux qui l’intéressent. Il peut ensuite s’abonner quotidiennement, via son crédit téléphonique ou un paiement par carte, pour participer aux tirages. Chaque participation lui rapporte des points, gagnants ou non, faisant de Millim une expérience continue, ouverte à tous.
Ces points, appelés Fleyiss, constituent la monnaie interne de l’application. Ils encouragent la participation régulière et peuvent être échangés contre des réductions, des produits gratuits ou des offres exclusives au sein d’une marketplace intégrée à l’écosystème Millim.
En parallèle, Millim contribue à la réduction du gaspillage en aidant les marques à écouler leurs stocks invendus. Les entreprises locales gagnent en visibilité et bénéficient d’un canal de distribution alternatif, tandis que les utilisateurs profitent de récompenses et d’avantages concrets.
Ayed Mami est titulaire d’un master en stratégie des organisations et management obtenu en 2016 à l’École supérieure des sciences économiques et commerciales de Tunis, ESSECT. Il débute sa carrière professionnelle en 2017 en tant que directeur commercial chez Axelle Shoes, spécialisée dans la fabrication de chaussures industrielles.
En 2021, il rejoint WeMove Tunisia, une équipe dédiée au fitness, comme développeur commercial. De 2023 à 2024, il occupe le poste de responsable de la réussite client chez Soul & Planet, une marketplace à impact environnemental et social, destinée aux entreprises et à leurs collaborateurs.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Alors que l’économie numérique africaine connaît une croissance rapide, l’accès à des outils fiables pour créer et gérer sa présence en ligne reste un défi pour de nombreux entrepreneurs et PME. Lever les obstacles techniques et financiers devient crucial pour soutenir l’inclusion digitale.
Gebeya, plateforme panafricaine spécialisée dans le digital pour les PME, et InterNetX, registraire européen filiale du groupe IONOS, ont annoncé, lundi 9 mars, la signature d’un partenariat stratégique. L’objectif est de permettre aux entrepreneurs africains, freelances et petites entreprises d’enregistrer et de gérer des domaines web directement via la plateforme Gebeya, en utilisant des méthodes de paiement locales.
« Posséder un domaine web est désormais indispensable pour toute entreprise ou professionnel souhaitant se développer sur le marché numérique africain », souligne Amadou Daffe (photo), PDG de Gebeya. « Ce partenariat avec InterNetX simplifie cette étape cruciale et supprime les obstacles liés aux cartes de crédit internationales et aux restrictions de devises. »
La collaboration intégrera la plateforme AutoDNS d’InterNetX aux solutions Gebeya, notamment le marché Jitume AI et le studio Dala AI. Les utilisateurs pourront ainsi acheter des domaines, configurer des certificats SSL et lancer leurs sites web en quelques minutes, en utilisant des paiements en monnaie locale. Cette approche contourne les blocages fréquents liés aux transactions internationales, qui restent un frein pour de nombreux entrepreneurs africains.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de croissance rapide des services d’hébergement en ligne et de l’utilisation du numérique sur le continent. Selon We Are Social et Meltwater, l’Afrique comptait environ 670 millions d’internautes début 2025. Dans ce cadre, les start-up et PME africaines cherchent à renforcer leur présence en ligne pour mieux atteindre leurs clients et développer leurs activités.
Au-delà de la simple acquisition de domaines, ce partenariat contribue à renforcer la souveraineté numérique africaine et à réduire les obstacles techniques à l’entrepreneuriat en ligne. L’accès simplifié aux outils de gestion de domaines et aux certificats SSL permettra de sécuriser les sites web, de stimuler le commerce électronique et de soutenir la croissance des PME, tout en favorisant l’inclusion numérique sur le continent.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Cassava et Gebeya lancent une plateforme d’IA pour démocratiser la création numérique
Alors que la transformation numérique s’accélère sur le continent, une nouvelle génération d’entreprises technologiques africaines cherche à accompagner les PME dans leur transition digitale. C’est le positionnement adopté par Laskenta.
Laskenta Technologie Limited est une jeune pousse nigériane spécialisée dans le développement logiciel et les solutions basées sur l’intelligence artificielle (IA). Basée à Port Harcourt, elle a été créée en 2024 par Nnaemeka Ugwumba.
La société se présente comme un fournisseur de solutions numériques intégrées destinées aux entreprises souhaitant moderniser leurs opérations. Son offre couvre le développement d’applications mobiles et web, la conception de systèmes d’entreprise, l’analyse de données ainsi que la création d’outils d’automatisation reposant sur l’IA.
Le modèle de Laskenta repose sur une approche « tout-en-un » : accompagner les organisations depuis la phase de conception jusqu’au déploiement et à la maintenance des solutions digitales. L’entreprise développe notamment des tableaux de bord d’intelligence décisionnelle, des plateformes e-commerce, des systèmes d’analyse prédictive ou encore des chatbots intelligents capables d’automatiser certaines interactions clients.
Parmi ses réalisations figurent plusieurs applications utilisant l’intelligence artificielle, dont un analyseur de CV automatisé, un outil de résumé de documents juridiques ou encore un assistant numérique dédié au bien-être mental. Ces projets illustrent l’orientation de la start-up vers des cas d’usage concrets de l’IA appliquée aux besoins professionnels et individuels.
Au-delà de la technologie, l’enjeu est économique. Dans de nombreux pays africains, les PME restent confrontées à des coûts élevés de digitalisation et à un manque d’expertise technique interne. En proposant des solutions sur mesure adaptées aux réalités locales, des acteurs comme Laskenta tentent de combler le déficit d’infrastructures numériques.
Adoni Conrad Quenum
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A Kinshasa, il transforme la logistique urbaine en intégrant le numérique au quotidien des consommateurs. Son approche relie les commerces locaux à une génération connectée en quête de rapidité et de simplicité.
Eric Bemba (photo) est un entrepreneur congolais, actif dans les domaines de la tech et de la mobilité. Il est le fondateur de Wiikko, une plateforme d’achats et de livraisons qui permet de commander des produits auprès de restaurants et de magasins, puis de les recevoir à l’adresse de son choix à Kinshasa.
Lancée en 2019, Wiikko est une application mobile disponible sur les principales boutiques en ligne. Elle s’adresse à un large public familier des réseaux sociaux et des nouvelles habitudes de consommation numérique. Les utilisateurs sélectionnent leurs articles, et l’équipe Wiikko se charge du reste, de la préparation à la livraison.
En facilitant la commande, le suivi et la réception des produits, Wiikko joue un rôle d’intermédiaire entre commerçants, restaurateurs et clients. Elle permet également aux consommateurs de découvrir de nouveaux magasins, produits et offres promotionnelles. Pour les professionnels, la plateforme représente un canal de visibilité supplémentaire, un outil de gestion des commandes et un service logistique qui prolonge leur activité jusqu’au domicile des clients.
Parallèlement à cette aventure entrepreneuriale, Eric Bemba occupe les fonctions de directeur de Yango en République démocratique du Congo et de directeur des opérations de l’entreprise en Afrique francophone. Il est également cofondateur de Splitti, une fintech lancée en 2020 qui permet à ses utilisateurs de créer des groupes et de collecter des fonds pour financer leurs événements.
Diplômé de l’université de l’Alabama en 2009 (bachelor en commerce et administration des affaires), il débute sa carrière en 2010 chez ConseilRH, un cabinet français de conseil en recrutement, en tant que responsable international de la paie.
En 2013, il rejoint EY Paris, multinationale spécialisée dans l’audit, le conseil, la fiscalité et le droit, en tant que consultant. De retour à Kinshasa, il intègre en 2016 la Compagnie financière du Congo (DFC) comme consultant, avant de devenir, en 2017, responsable du développement chez SESOMO Services, prestataire de services RH.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans plusieurs marchés africains, l’économie informelle continue de dominer les échanges commerciaux, souvent organisés via les réseaux sociaux ou le bouche-à-oreille. En Guinée, Fifoow s’inscrit dans une dynamique visant à structurer ces transactions grâce à un environnement numérique centralisé.
Fifoow est une solution de commerce en ligne développée par une jeune pousse guinéenne. Elle se présente comme une « marketplace » mobile dédiée aux petites annonces et aux opportunités locales. La start-up a été lancée en février 2026 par Oumar Sadjo Barry.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. Elle permet aux utilisateurs d’acheter, de vendre ou de rechercher divers biens et services depuis une interface unique. Le principe est de connecter directement vendeurs, acheteurs et recruteurs au sein d’un espace numérique adapté au marché guinéen.
La plateforme couvre plusieurs catégories d’usage. Les utilisateurs peuvent y publier des annonces immobilières, proposer des véhicules, rechercher un emploi, vendre des produits électroniques ou encore promouvoir leurs services professionnels. Chaque annonce inclut des photos, une description détaillée, la localisation du vendeur ainsi qu’un contact direct par téléphone ou messagerie, réduisant les intermédiaires dans la transaction.
Conçue selon une approche « mobile-first », Fifoow intègre un moteur de recherche avec filtres permettant de trier les offres par prix, catégorie, état du produit ou encore zone géographique. L’application propose également des profils boutiques pour les commerçants, des notifications en temps réel et des mécanismes de vérification destinés à renforcer la confiance entre utilisateurs.
Au-delà d’un simple site de petites annonces, la solution ambitionne de numériser les échanges quotidiens dans un contexte où le commerce en ligne reste encore émergent sur le continent, en particulier en Guinée.
En regroupant offres d’emploi, produits, services et opportunités économiques dans une même plateforme, Fifoow cherche à créer un point d’entrée numérique unique pour les transactions locales.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Shimi : la solution sud-africaine qui numérise la logistique du dernier kilomètre
Alors que l’essor du commerce en ligne et des services à la demande accélère la transformation des chaînes d’approvisionnement en Afrique, la start-up sud-africaine Shimi s’attaque à l’un des maillons les plus complexes du secteur : la logistique du dernier kilomètre.
Shimi est une solution numérique développée par une start-up sud-africaine. Elle permet aux entreprises et aux particuliers de réserver instantanément des services de transport et de livraison adaptés à leurs besoins.
L’objectif est de rendre la logistique aussi accessible et fluide qu’une application de mobilité. La start-up a été fondée en 2016 par Aron Watermeyer.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a été téléchargée plus d’un millier de fois, selon Play Store. Depuis son interface, les utilisateurs peuvent sélectionner différents types de véhicules (utilitaires légers, camions ou solutions de fret) en fonction du volume de marchandises ou de produits à transporter.
La plateforme centralise la gestion des commandes, le suivi en temps réel des livraisons et la coordination avec un réseau de transporteurs partenaires, réduisant ainsi la complexité administrative souvent associée aux opérations logistiques.
Les entreprises accèdent rapidement à une capacité de transport flexible, tandis que les transporteurs optimisent l’utilisation de leurs véhicules en recevant un flux continu de missions. Cette approche répond à une problématique récurrente en Afrique australe, où de nombreuses PME disposent d’une demande logistique irrégulière mais croissante.
Au-delà du simple transport, Shimi ambitionne de devenir une infrastructure technologique pour la « supply chain » urbaine. En intégrant le suivi digital, la planification automatisée et la réservation en ligne, la solution s’inscrit dans la tendance globale de « logistics-as-a-service », déjà adoptée dans les marchés plus matures.
Dans un contexte marqué par la croissance du e-commerce et la montée des économies à la demande, des plateformes comme Shimi illustrent l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes pousses africaines qui ne créent pas seulement des applications, mais repensent la manière dont les biens circulent dans les villes africaines. Le but est de faire de la technologie le moteur d’une logistique plus rapide, plus transparente et plus accessible aux entreprises de toutes tailles.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Maroc : WafR transforme les commerces de proximité en hubs financiers
Dans un continent où l’inclusion financière reste étroitement liée aux réseaux physiques de distribution, la start-up marocaine WafR mise sur un modèle hybride combinant fintech, retail tech et économie informelle.
WafR est une solution numérique développée par une jeune pousse marocaine. Elle permet de transformer les commerces de proximité les « hanouts » en véritables points d’accès aux services financiers et digitaux.
La start-up, basée à Casablanca, a été fondée en 2021 par Ismail Bargach (photo) et Reda Sellak. Plus tôt dans le mois de février, elle a annoncé la réussite d’un tour de table de 4 millions de dollars pour développer sa technologie et soutenir sa croissance.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon les données de Play Store. Depuis la plateforme web ou l’application mobile, les petits détaillants peuvent proposer à leurs clients des services tels que la recharge téléphonique, le paiement de factures et d’autres services numériques, sans passer par une agence bancaire traditionnelle.
Le modèle repose sur la confiance déjà établie entre les commerçants de quartier et leurs communautés. Dans un pays où les paiements en espèces restent dominants et où l’accès aux services financiers demeure inégal, ces commerces deviennent ainsi le dernier kilomètre de la finance digitale.
WafR revendique près de 20 000 commerces actifs connectés à sa plateforme, constituant l’un des réseaux marchands digitalisés les plus importants du Maroc. La start-up ambitionne désormais d’élargir son offre vers les transferts d’argent entre particuliers et les remises domestiques, renforçant son positionnement comme infrastructure fintech de proximité.
Au-delà des services financiers, la solution permet également aux marques de grande consommation de diffuser des promotions ciblées et de mieux comprendre les habitudes d’achat grâce à la collecte de données issues du commerce traditionnel.
Ce positionnement illustre une tendance croissante dans la fintech africaine Plutôt que de remplacer les réseaux existants, certaines start-up choisissent de numériser l’économie informelle pour accélérer l’adoption des services digitaux.
Adoni Conrad Quenum
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