En s’attaquant aux dysfonctionnements logistiques du secteur du bâtiment, il propose une approche technologique pensée pour sécuriser l’approvisionnement en matériaux. Son initiative entend répondre à un enjeu central pour les chantiers africains : la fiabilité des délais et des flux.

Yohann Behi (photo) est un entrepreneur ivoirien. Il est le directeur général de Blok, une marketplace d’approvisionnement en matériaux de construction destinée aux acteurs du secteur en Afrique. La plateforme a été fondée en 2023 avec Waly K. N’Diaye, qui en occupe le poste de directeur des opérations.

Blok se positionne comme une solution de commande et de livraison de matériaux de construction, conçue pour permettre aux quincailleries et aux constructeurs de recevoir leurs produits dans les délais, sans retards ni contraintes logistiques. La plateforme centralise l’offre de nombreux produits, permettant aux propriétaires de quincailleries de s’approvisionner en un seul endroit, à des prix présentés comme compétitifs par rapport au marché.

La solution s’adresse également aux constructeurs, pour lesquels la réception des matériaux dans des créneaux précis est déterminante pour le bon déroulement des chantiers. Blok assure la livraison soit directement en quincaillerie, soit sur les sites de construction.

La start-up indique que la majorité des produits proposés bénéficient de prix négociés, considérés comme inférieurs à ceux pratiqués sur le marché. Les paiements peuvent être effectués en espèces à la livraison ou via des solutions de mobile money, notamment Wave, Orange Money et MTN Money.

En parallèle de ses activités chez Blok, Yohann Behi est directeur général d’IODCI West Africa, une entreprise à capitaux ivoiriens spécialisée dans le négoce de matériaux de construction en Afrique de l’Ouest, ainsi que dans la distribution de peintures et de revêtements. La société dispose de franchises à Abidjan et à Cotonou, au Bénin.

Sur le plan académique, il est diplômé de l’École internationale du management responsable 3A à Lyon, où il a obtenu en 2010 un master en changement climatique et commerce durable. Il est également titulaire d’un master en commerce international et gestion de projet, obtenu en 2012 à l’ISC Paris.

Sa carrière professionnelle débute en 2010 chez Virtual Expo, une start-up française spécialisée dans l’accompagnement des porteurs de projets en business‑to‑business, où il occupe le poste d’assistant de projet marketing. En 2012, il devient responsable des comptes pour l’Afrique de l’Ouest chez Bolloré Africa Logistics.

En 2013, il rejoint le groupe PPG, spécialisé dans les peintures et revêtements. Il y occupe successivement les fonctions de développeur commercial, de responsable des ventes commerciales et des exportations en Afrique de l’Ouest, puis de responsable des grands comptes et des prescriptions. Entre 2020 et 2023, il exerce les fonctions de directeur commercial pour l’Afrique subsaharienne chez AGC Glass Europe, une entreprise spécialisée dans la production, la transformation et la distribution de verre plat destiné au secteur du bâtiment.

Melchior Koba

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Portés par l’essor du mobile et du commerce électronique, les paiements en ligne progressent rapidement en Afrique. Toutefois, l’accès à des moyens de paiement numériques sécurisés et interopérables reste limité pour une large part de la population, freinant encore la pleine inclusion financière.

Orange Money Group et Visa ont annoncé, vendredi 12 décembre à Casablanca, la conclusion d’un partenariat stratégique destiné à faciliter l’accès aux paiements en ligne et à renforcer l’inclusion financière en Afrique et au Moyen‑Orient. Cette collaboration vise à élargir l’usage des services financiers numériques, dans un contexte de forte progression du commerce électronique et des paiements dématérialisés sur le continent.

S’exprimant à l’occasion de cette annonce, le directeur général d’Orange Money Group, Thierry Millet, a souligné que ce partenariat constitue une étape clé dans la stratégie du groupe. « Désormais, particuliers comme entrepreneurs peuvent créer en quelques secondes leur carte Visa virtuelle et payer en ligne à l’international dans tout le réseau Visa. Cette première étape de notre partenariat stratégique rapproche Orange Money d’un objectif clair : devenir un moyen de paiement accepté partout, des grands sites marchands aux commerces de proximité », a‑t‑il expliqué.

Sur le plan opérationnel, le partenariat repose sur l’intégration d’une carte virtuelle Visa directement au sein de l’écosystème Orange Money, via l’application Max it. Les utilisateurs peuvent générer leur carte en quelques clics, l’alimenter depuis leur portefeuille mobile et régler des achats en ligne sur des sites locaux ou internationaux. Déployée dans un premier temps dans des marchés tests comme le Botswana, Madagascar et la Jordanie, la solution a récemment été introduite en Côte d’Ivoire et doit être étendue à d’autres pays, dont la Guinée, le Burkina Faso et la République démocratique du Congo. Une version physique de la carte est également prévue afin de couvrir des usages plus larges.

Cette initiative intervient alors que l’Afrique s’impose comme l’un des principaux moteurs mondiaux du mobile money. D’après la GSMA, le continent comptait plus d’un milliard de comptes de monnaie mobile enregistrés en 2024 et concentrait plus de 70 % des transactions mondiales du secteur. Parallèlement, le commerce électronique connaît une croissance soutenue, portée par l’augmentation du taux de pénétration d’Internet et du smartphone, mais reste freiné par l’accès limité aux moyens de paiement en ligne internationaux. En s’appuyant sur le réseau d’acceptation mondial de Visa et la forte implantation locale d’Orange Money, le partenariat entend répondre à ce déficit structurel.

En combinant la forte présence locale d’Orange Money — avec plus de 45 millions de comptes actifs dans 17 pays africains — et le réseau d’acceptation international de Visa, le partenariat pourrait contribuer à réduire cette fracture. À terme, il est appelé à faciliter l’intégration de millions d’utilisateurs et de petites entreprises dans l’économie numérique, en leur offrant des outils de paiement adaptés aux exigences du commerce en ligne, tout en renforçant la dynamique d’inclusion financière sur le continent.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Dans un monde urbain souvent hyper-connecté mais paradoxalement déconnecté socialement, Meetable propose une alternative originale : réconcilier modernité et lien humain par le biais de dîners partagés via ses plateformes web et mobile.

Meetable est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle facilite l’organisation chaque semaine des repas collectifs qui réunissent six inconnus choisis selon leurs affinités de personnalité, centres d’intérêt et disponibilités. La start-up, basée dans la ville du Cap, a été lancée en 2025 par Sibs Qetu-Yates.

Le fonctionnement est simple : un utilisateur réserve en ligne un dîner (via l’application ou le site), paye un forfait, puis rejoint un groupe de six personnes autour d’un repas dans un restaurant partenaire. L’idée est de recréer les conditions d’une rencontre sociale authentique, loin des contraintes des réseaux sociaux ou des applications de rencontre traditionnelles.

« Les villes sont pleines de monde, mais la solitude est en hausse. Les adultes ont souvent du mal à se faire des amis après l'université, surtout s'ils viennent d'emménager dans une nouvelle ville ou s'ils travaillent à distance ou en hybride », explique Sibs Qetu-Yates. Et d’ajouter : « les applications de rencontre dominent le domaine des ‘’nouvelles rencontres’’, mais il existe très peu d'applications conçues uniquement pour l'amitié et les relations humaines ».

Depuis son lancement, Meetable revendique la mise en relation plus de 1000 personnes, et ses événements affichent souvent complet. L’initiative séduit particulièrement les citadins nouvellement arrivés en ville, les expatriés, les travailleurs à distance ou les personnes en transition. Ce sont autant de profils souvent en quête de repères et de sociabilité dans un environnement nouveau.

La start-up ne se limite pas à l’individuel puisqu’elle prépare une offre B2B, baptisée Meetable for Work, destinée aux entreprises souhaitant favoriser la cohésion entre employés répartis dans différentes villes. Le but est de recréer du lien, renforcer l’esprit d’équipe et lutter contre l’isolement au travail.

Dans un continent africain en pleine mutation, où la mobilité croissante et la migration vers les villes bouleversent les modes de vie, ce type de plateforme pourrait jouer un rôle important pour recréer du lien social et favoriser l’intégration de nouveaux arrivants.

Adoni Conrad Quenum

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Nigeria : Bottomline Assist aide les entreprises à accéder à des talents

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L’Afrique devient une réserve stratégique de compétences tech, et des acteurs locaux se structurent pour connecter cette offre au marché global, avec professionnalisme et efficience. Bottomline Assist s’inscrit dans cette dynamique.

Bottomline Assist est une solution numérique développée par une start-up nigériane. Elle permet aux entreprises internationales désireuses d’accéder à des profils tech qualifiés, tels que les développeurs, les data scientists ou encore les équipes de support, à un coût compétitif.

La plateforme combine recrutement, sélection technique et gestion opérationnelle pour proposer un guichet unique de talents externalisés depuis l’Afrique de l’Ouest. Basée dans la ville de Lagos, la plateforme a été lancée en 2024 par Francis Adelore.

Le cœur de l’offre repose sur un processus de sélection exigeant : sourcing local, tests techniques et entretiens approfondis permettent d’identifier des profils opérationnels rapidement. Bottomline Assist complète ce pipeline par des services managés (contractualisation, paie, conformité locale et onboarding).

Pour les clients, l’intérêt est double : accès à des compétences de qualité et optimisation des coûts salariaux, tout en conservant un contrôle direct sur les équipes. Pour les talents locaux, la plateforme ouvre des opportunités d’emploi à l’international, souvent assorties de programmes de montée en compétences et d’accompagnement professionnel.

« Nous avons relevé le niveau d'exigence en matière d'externalisation des talents en Afrique, avec des critères plus stricts que la plupart des entreprises traditionnelles en termes de formation, d'expérience et de compétences en communication », explique Francis Adelore. Et d’ajouter : « parallèlement, nos clients bénéficient de tarifs 55 % plus abordables que ceux pratiqués par les grands acteurs mondiaux ; ce qui crée une situation gagnant-gagnant rare : les clients réalisent d'énormes économies tandis que les employés perçoivent des salaires bien supérieurs à ceux généralement proposés par les employeurs locaux ».

Bottomline Assist se positionne ainsi sur un segment en forte croissance. En effet, la demande mondiale pour des ressources tech compétitives continue d’augmenter, tandis que les entreprises cherchent des alternatives aux circuits traditionnels de recrutement. En offrant une combinaison de sourcing local et de services administratifs (payroll, conformité, gestion RH), la start-up facilite la mise en place de collaborations durables entre entreprises étrangères et talents africains.

Adoni Conrad Quenum 

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Les autorités éthiopiennes entendent numériser l’ensemble des secteurs de l’économie pour accélérer le développement. En mai dernier, le ministère des Transports avait déjà déployé des solutions numériques en partenariat avec l’opérateur historique.

Le ministère éthiopien de l’Industrie a lancé, le mardi 2 décembre, une plateforme d’e‑commerce en partenariat avec l’opérateur historique Ethio Telecom. Dénommée « E-Tamirt », elle offre un système centralisé permettant aux industriels de s’approvisionner en matières premières, de se connecter avec les fournisseurs et de vendre leurs produits finis aux acheteurs, tant en Éthiopie que sur les marchés régionaux.

« "E‑Tamirt" jouera un rôle stratégique dans la transition du commerce de détail vers l’industrie manufacturière, en permettant aux produits locaux de concurrencer efficacement les produits importés », a déclaré Ethio Telecom dans un communiqué.

Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a indiqué que l’initiative comble les lacunes en matière d’approvisionnement et de distribution en offrant un canal numérique structuré pour les transactions industrielles. Il a ajouté que la nouvelle plateforme soutient les plans nationaux visant à renforcer la capacité de production, encourager l’innovation et renforcer une compétitivité durable.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des ambitions de transformation numérique de l’Éthiopie. Fin novembre, le gouvernement a adopté une nouvelle stratégie à l’horizon 2030 pour poursuivre la digitalisation des services publics, moderniser l’économie et renforcer l’inclusion numérique. La GSMA estime que cette transformation peut générer une valeur ajoutée de 319 milliards ETB (≈2 milliards USD) à l’économie nationale d’ici 2028, notamment dans l’agriculture, le transport, la santé, l’administration publique, le commerce et l’industrie.

Le secteur industriel affiche à lui seul un potentiel de 108 milliards ETB, 180 000 emplois et des revenus fiscaux supplémentaires de 9 milliards ETB pour l’État. « Le sous‑secteur manufacturier en Éthiopie repose en grande partie sur l’agroalimentaire, et il existe un fort potentiel de croissance grâce à la diversification, à l’augmentation de la production industrielle, au renforcement de la R&D [recherche et développement, Ndlr] et à la promotion de la transformation locale et de la valeur ajoutée. De plus, les technologies numériques peuvent soutenir les plans du gouvernement visant à porter les exportations manufacturières de 13 % en 2019 à 48 % en 2030 », explique la GSMA. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Au Ghana, Gigmile se positionne comme une plateforme innovante alliant fintech et mobilité, destinée à répondre à un besoin crucial en Afrique : permettre aux travailleurs de l’économie informelle, livreurs, chauffeurs ou encore coursiers d’accéder facilement à un véhicule, sans les barrières traditionnelles du crédit ou de l’épargne préalable.

Gigmile est une solution numérique développée par une start-up ghanéenne. Elle propose un modèle de financement « lease-to-own » (location-achat en français) via son service phare Gamma Mobility.

Ce modèle est pensé pour s’adapter aux revenus fluctuants des « gig workers » : les versements sont modulables, alignés sur les revenus estimés, et le plan inclut souvent l’entretien, l’assurance et les documents nécessaires. La start-up, basée à Accra, a été fondée en 2022 par Kayode Adeyinka et Samuel Esiri.

« Grâce à des partenariats avec des équipementiers et des institutions financières, Gigmile propose des solutions de financement automobile avec option d'achat aux travailleurs informels défavorisés du secteur de la logistique et du transport », indique la jeune pousse.

Concrètement, un travailleur peut obtenir une moto, un tricycle, voire une voiture, utiliser ce véhicule pour des plateformes de livraison ou de transport, générer des revenus tout en remboursant progressivement son véhicule. Une fois le plan achevé, l’engin lui revient en propriété. Cette formule transforme un actif productif inaccessible en un outil d’inclusion économique.

Les chiffres récents témoignent de l’impact : plus de 10 000 véhicules déployés dans plusieurs villes, des milliers de travailleurs actifs, et plusieurs centaines de véhicules déjà acquis par leurs utilisateurs. Le taux de remboursement élevé et l’utilisation intensive des véhicules confirment la viabilité du modèle.

Au-delà de la mobilité, Gigmile entend structurer un socle d’inclusion financière et d’employabilité. En fournissant un accès à un actif productif, l’entreprise offre une alternative concrète à la précarité, ouvre la porte à l’entrepreneuriat, et soutient l’économie informelle, difficile à toucher avec les circuits bancaires classiques.

En résumé, Gigmile illustre comment une fintech africaine peut combiner technologie, financement inclusif et mobilité pour créer des opportunités durables. En démocratisant l’accès aux véhicules, elle réinvente l’accès au travail, à l’autonomie et à la dignité, des enjeux essentiels pour des millions de travailleurs à travers le continent.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Au Kenya, l’application iFunza ambitionne de s’imposer comme un outil d’accompagnement scolaire novateur. Elle entend renforcer la collaboration entre les enseignants et les parents pour suivre le parcours académique des élèves.

iFunza est une solution edtech développée par une start-up kényane. Grâce à cette plateforme web et mobile, les enseignants peuvent partager les résultats, devoirs et observations en temps réel, tandis que les parents accèdent facilement aux performances de leurs enfants, quel que soit leur lieu de résidence.

La start-up a été lancée en 2019 par Caroline Ndiangui et Martin Kariithi (photo).

Elle est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 5000 fois, selon Play Store. Elle simplifie la communication entre l’école et la maison : les notifications automatiques informent les parents des devoirs, absences ou retards, et permettent aux enseignants d’envoyer des messages personnalisés pour alerter sur des difficultés ou féliciter les progrès. Le système de suivi centralisé offre une visibilité claire sur l’évolution scolaire, favorisant un accompagnement plus réactif et adapté de l’élève.

L’application est conçue pour fonctionner sur des smartphones modestes et consommer peu de données. Elle s’adresse aussi bien aux familles en milieu urbain qu’à celles des zones  rurales. Dans un pays où l’accès à un ordinateur personnel reste limité, iFunza représente une alternative adaptée à la réalité locale.

Pour les établissements scolaires, elle permet de réduire les coûts administratifs liés à la gestion manuelle des bulletins, des convocations ou des communications parentales. Elle modernise l’administration scolaire et rationalise le suivi pédagogique en rendant les informations accessibles en ligne, rapidement et de manière sécurisée.

Dans un contexte où l’éducation et le suivi scolaire constituent des enjeux majeurs pour le développement, iFunza peut contribuer à améliorer la réussite scolaire, à renforcer la responsabilisation des acteurs (parents, enseignants, élèves) et à encourager un dialogue continu autour de l’apprentissage.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Nigeria : avec sa plateforme web, Kodeedu facilite l’apprentissage en ligne

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L’application togolaise Edomatch bouscule les codes du recrutement traditionnel en offrant aux employeurs et aux demandeurs d’emploi une plateforme mobile simple, rapide et accessible.

Edomatch est une solution numérique qui permet à toute personne à la recherche d’un emploi (temps plein, temps partiel, ou mission ponctuelle) de postuler pour des propositions de travail en ligne sur sa plateforme web ou sur l’application mobile. Développée par la start-up togolaise éponyme, elle est basée à Lomé et a été lancée en 2024 par Chris Koehler.

« Notre mission est de simplifier et d'humaniser la recherche d'emploi tout en aidant les entreprises à trouver les talents exprimés de manière efficace », indique la jeune pousse.

L’application est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois, selon les données de Play Store.

L’utilisateur peut créer un profil, consulter les offres disponibles et postuler en quelques clics. Pour les entreprises, la publication d’offres et la présélection des candidats se fait directement depuis l’application, ce qui simplifie grandement le processus de recrutement.

Edomatch se distingue également par sa large couverture des secteurs : du commerce à la logistique, en passant par les services, le BTP ou l’hôtellerie. Grâce à un système de géolocalisation, les candidats peuvent repérer les annonces près de chez eux, ce qui améliore l’employabilité locale et réduit les déplacements inutiles.

Une des forces de l’application est sa capacité à faciliter l’insertion professionnelle pour les jeunes, les personnes sans expérience ou issues de milieux défavorisés. Pour les entreprises, l’application représente un gain de temps et de ressources : plus besoin de publier sur plusieurs canaux, d’organiser de longues séances de tri de CV, ou de dépendre d’intermédiaires coûteux. Elles peuvent rapidement identifier des profils pertinents et accéder à des talents disponibles immédiatement.

Ainsi, en combinant une interface mobile accessible, une large base d’offres et une orientation vers l’inclusion, Edomatch semble capable de transformer durablement le marché de l’emploi au Togo. Dans un contexte d’économie informelle et de chômage élevé, l’application pourrait devenir un outil clé de l’insertion professionnelle, en rendant le recrutement plus transparent, plus efficace et plus équitable.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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Côte d’Ivoire : Trenderz démocratise le marketing d’influence via son app mobile

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La start-up nigériane Kodeedu ambitionne de démocratiser l’accès à l’éducation en ligne grâce à sa plateforme web innovante.

Kodeedu est une solution d’apprentissage en ligne développée par la start-up nigériane éponyme. Destinée aux étudiants, aux professionnels et à toute personne désireuse d’acquérir de nouvelles compétences, elle offre un catalogue diversifié de cours, allant de la programmation informatique au marketing digital, en passant par les compétences professionnelles adaptées au marché local. La start-up a été lancée en 2021.

« Nous développons une plateforme de micro-apprentissage qui permet d'acquérir des compétences de manière rapide, flexible et parfaitement adaptée à l'avenir numérique de l'Afrique », a indiqué la jeune pousse. Et d’ajouter : « Kodeedu décompose des sujets complexes en leçons faciles à assimiler et adaptées aux appareils mobiles, permettant ainsi aux apprenants de progresser en quelques minutes par jour, et non en plusieurs mois ».

 

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Accessible depuis un navigateur Internet, la plateforme permet aux apprenants de suivre des modules vidéo, d’effectuer des exercices interactifs et d’obtenir des certificats de complétion. Grâce à cette approche, elle veut surmonter les obstacles traditionnels liés à l’éducation (distance, coût, indisponibilité d’établissements de formation) et offrir une alternative flexible et adaptée aux réalités du Nigeria.

Pour les utilisateurs, l’atout principal de Kodeedu réside dans la flexibilité : chacun peut apprendre selon son propre rythme, depuis n’importe quel lieu connecté. Cela ouvre des opportunités pour les jeunes des zones rurales, ceux qui travaillent déjà, ou les personnes n’ayant pas accès à l’enseignement supérieur traditionnel. Par ailleurs, la plateforme favorise une mise à jour constante des compétences, ce qui est essentiel dans une économie en mutation rapide.

Pour le marché nigérian de l’emploi, Kodeedu représente un levier potentiel de renforcement des capacités, en permettant aux apprenants d’acquérir des compétences recherchées (informatiques, digitales, entrepreneuriales) et d’augmenter leurs chances d’employabilité. Dans un contexte où l’économie digitale est en pleine croissance, cette montée en compétences peut aider à combler le fossé entre la demande du marché et l’offre de talents qualifiés.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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La start-up Trenderz veut s’imposer comme un facilitateur du marketing d’influence sur le continent. Elle a développé une solution numérique à cette fin.

Trenderz est une solution numérique développée par une jeune pousse ivoirienne. Elle met en relation les marques, restaurants, hôtels ou lieux de loisirs, et des influenceurs ou créateurs de contenu avec pour objectif de dynamiser la visibilité des établissements tout en permettant aux créateurs de monétiser leur audience. Elle a été lancée en 2023 par Koami Rummenigge Aziabou et Kim Tran.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, selon les données de Play Store. Les entreprises peuvent créer une page d’établissement, publier une offre ou une prestation, puis recevoir des candidatures de créateurs souhaitant la promouvoir.

Lorsqu’un influenceur partage du contenu avec un lien ou un code de réservation personnalisé, toute réservation générée est tracée, l’établissement ne paye qu’à la performance, sans frais fixes.

Trenderz n’exige pas un nombre d’abonnés élevé aux influenceurs : les micro-influenceurs sont aussi les bienvenus. L’inscription est gratuite, et chaque collaboration permet de vivre une expérience (nuitée, repas, activité, etc.) tout en percevant une commission sur les réservations générées.

Trenderz opère aujourd’hui dans plusieurs pays d’Afrique francophone : la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Sénégal et le Cameroun. Elle se présente comme un outil de marketing digital démocratique qui répond au besoin des entreprises africaines de toucher des audiences locales via des contenus authentiques et proches de leur marché.

Pour un continent jeune et connecté, la start-up apparaît comme un des ponts entre les marques et les consommateurs, par le biais de la créativité digitale et de la performance mesurable.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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