En Afrique du Sud, une start-up combine accessibilité, technologies innovantes et données pour optimiser le recrutement. Elle permet aux entreprises de gagner du temps et aux chercheurs d’emploi d’accéder plus facilement à des opportunités.
eJoobi est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle s’appuie sur l’intelligence artificielle pour fluidifier la mise en relation entre demandeurs d’emploi et recruteurs. La start-up fondée en 2016 par Simangele Mphahlele, cherche à réduire les barrières que rencontrent les candidats dans la recherche d’emploi, tout en offrant aux entreprises un outil performant pour le recrutement.
« Nous sommes une entreprise spécialisée dans les technologies RH, qui propose un logiciel de recrutement basé sur l'intelligence artificielle, mettant en relation les demandeurs d'emploi et les employeurs/recruteurs/équipes de recherche de talents. Notre technologie repose sur les SMS, WhatsApp et USSD. Les employeurs peuvent publier des offres d'emploi via un portail dédié, par SMS et via WhatsApp, et les demandeurs d'emploi peuvent recevoir des alertes par SMS » indique la start-up sur LinkedIn.
La technologie d'eJoobi repose sur un moteur d’auto-matching. Les spécifications de poste sont automatiquement comparées aux profils des candidats, ce qui permet d’identifier rapidement les mieux adaptés. Pour les recruteurs, la plateforme propose des fonctions de présélection automatique, d’envoi d’offres via SMS ou WhatsApp, et un tableau de bord d’analyse du pipeline de candidatures.
Du côté des demandeurs d’emploi, la solution permet de postuler ou de créer un CV via WhatsApp ou SMS, et ambitionne de réduire de jusqu’à 70 % les coûts liés à la recherche d’emploi. Cette stratégie illustre une volonté d’inclusion, particulièrement pertinente dans un contexte africain où le taux de chômage reste élevé dans plusieurs pays.
L’usage de l’IA et des canaux mobiles renforce la rapidité des correspondances entre offres et profils, et permet aux recruteurs de constituer plus efficacement des viviers de talents.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Au Togo, une jeune pousse rêve de révolutionner le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Elle combine main-d’œuvre qualifiée, matériels de chantier et appui technique via sa solution numérique.
Edolé est une solution numérique développée par une start-up basée à Lomé au Togo et fondée en 2020 par Kodjo Aïd Otou. Elle permet à un entrepreneur de réserver en quelques clics un ouvrier, un engin, ou de faire une demande de devis, via ses plateformes web et mobile qui évaluent et cataloguent les ressources avant de les mettre à disposition.
Pour les maîtres d’ouvrage, entreprises BTP et particuliers, Edolé permet de réduire les délais, favorise une meilleure gestion des ressources et efface les lourdeurs administratives. La solution joue le rôle de « pont numérique » entre l’offre (ouvriers, matériels, etc.) et la demande (chantiers) sur un marché traditionnel souvent informel. « Entre entrepreneurs à la recherche d’ouvriers fiables, artisans sous-employés, et matériel souvent immobilisé, l’industrie de la construction africaine manque d’un pont solide entre l’offre et la demande. Ce pont, nous l’avons construit » indique la jeune pousse sur sa plateforme.
Côté impact, la start-up indique avoir déjà déployé plusieurs milliers de travailleurs et machines via sa plateforme, et vise à étendre ses services hors du Togo vers la sous-région ouest-africaine. Elle revendique plus de 5000 utilisateurs, plus de 500 ouvriers, plus d’une soixantaine de projets réalisés et plus de 8000 emplois directs et indirects créés. Par ailleurs, l’application mobile est accessible sur iOS, ainsi que sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, selon les données de Play Store.
La trajectoire d’Edolé Africa répond à la transformation numérique des métiers du bâtiment en Afrique. En numérisant l’accès aux ressources, elle contribue à professionnaliser un secteur clé de l’économie, tout en générant de l’emploi.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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L’idée de cette jeune pousse est née du fait que la majorité des systèmes d'IA sont entraînés sur des langues dominantes comme l’anglais, le français le chinois, ignorant ainsi des centaines de langues parlées par des millions de personnes à travers le monde, en l’occurrence en Afrique.
OneNine est une start-up fondée par Doudou Ba, un entrepreneur sénégalais installé en Suède, et Duc Anh Tran, un ingénieur tcheco-vietnamien. Elle construit une infrastructure d'intelligence artificielle axée sur la communication en langues africaines, en collectant, triant, annotant et validant des données vocales et textuelles.
#OneNine is the Data Supply Chain for AI.
— Doudou BA (@doudou_onenine) October 23, 2025
We provide production ready dataset to AI labs like @OpenAI @Meta @Google @AnthropicAI @xai @netflix @YouTube saving them 70-80 % FTE.
We are highly specialized in low resource languages and mission to make AI understand everyone.… pic.twitter.com/FxVt4aUHqN
Sa plateforme lancée en août 2025 repose sur un réseau de plus de 160 contributeurs natifs du continent africain, à l'expertise desquels elle ajoute un systeme d'automatisation intelligente. Elle alimente déjà des projets pilotes avec plusieurs entreprises spécialisées dans les données et études linguistiques. « Beaucoup de gens ne savent pas lire ou écrire, mais ils savent parler, peut-être pas en anglais, mais dans leur langue maternelle. Nous voulons que l’IA les entende » explique Doudou Ba.
Pour lui, l’Afrique a un rôle central à jouer dans le futur de l'IA qui « ne dépendra pas seulement de modèles plus puissants, mais de données plus riches et plus diverses. L’Afrique, avec ses centaines de langues, est la plus grande ressource de données inexploitées au monde ».
OneNine se rêve en leader mondial des données linguistiques issues de langues sous-représentées, avec un pipeline en cours de préparation estimé à plus de 500 000 heures de données. La jeune pousse a intégré le programme Google for Startups et participé à la Norrsken Africa Week, un sommet dédié à l’entrepreneuriat, la technologie et l’investissement en Afrique.
À court terme, elle vise des collaborations avec de grands laboratoires d’IA, et entend, à long terme, poser les bases d’une IA véritablement inclusive.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Face aux défis du commerce en Afrique, il a choisi d’allier design et technologie pour réinventer la gestion commerciale. Il place la simplicité et l’efficacité au cœur de la transformation numérique.
Mechac Goussanou (photo) est un entrepreneur et un designer produit béninois. Il est le fondateur de Kaadei, une start-up technologique créée en 2024 qui conçoit des outils numériques pour les e-commerçants africains.
Kaadei propose une plateforme numérique conçue pour aider les commerçants à gérer leurs activités, en présentiel comme en ligne. Elle met à leur disposition des outils adaptés aux contextes locaux, simplifiant la gestion des ventes, des stocks et de la facturation, tout en offrant des analyses détaillées sur la performance commerciale.
La solution permet un suivi en temps réel des opérations et permet de limiter les erreurs administratives. Les fonctionnalités d’analyse aident les utilisateurs à identifier les tendances et à améliorer la gestion de leur entreprise.
En parallèle, Mechac Goussanou est cofondateur et directeur général de Web Design School, un centre de formation spécialisé en conception UX/UI. L’école accompagne les étudiants dans l’acquisition de compétences clés telles que la typographie, la théorie des couleurs, le wireframing, le prototypage et la création de systèmes de design.
Il occupe également le poste de designer UX/UI chez Foxtech, une entreprise active dans la conception de solutions digitales en Afrique de l’Ouest. Titulaire d’une licence en langue et littérature anglaises obtenue en 2016 à l’université d’Abomey-Calavi, il a bâti un parcours mêlant communication, design et entrepreneuriat.
De 2019 à 2023, il a exercé comme responsable de la communication du Réseau des femmes leaders pour le développement à Porto-Novo. En parallèle, il a collaboré comme designer produit avec plusieurs entreprises, dont la healthtech goMediCAL, la fintech KKIAPAY et OPEN SI, spécialisée dans la transformation digitale. En 2023, il était le directeur de la conception au sein du Groupe Mandela au Sénégal, actif dans divers secteurs et engagé dans la transformation du continent africain.
Melchior Koba
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Dans un environnement où les échanges commerciaux passent encore peu par le numérique, ce développeur congolais mise sur la technologie pour moderniser l’accès aux produits et services.
Ezbora Lubamba est un développeur logiciel congolais et un entrepreneur technologique. Il est le fondateur et directeur général de Losako.shop, une plateforme de commerce en ligne lancée en 2018.
Losako.shop a pour objectif de faciliter les transactions commerciales en ligne. La plateforme propose aux consommateurs congolais des produits neufs, authentiques et sous garantie. Elle se distingue par une interface simple d’utilisation et des moyens de paiement adaptés au contexte local.
L’entreprise se spécialise dans la vente d’équipements technologiques : smartphones, tablettes, ordinateurs et accessoires. Les utilisateurs peuvent recevoir leurs commandes à domicile ou sur leur lieu de travail. Les paiements sont possibles via M-Pesa, Airtel Money, Orange Money, cartes Visa ou MasterCard, PayPal, ou encore à la livraison.
Ezbora Lubamba est également stagiaire au Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), un groupe de réflexion américain spécialisé en défense et sécurité. Il occupe le poste de responsable du développement web chez CMCT TCG, une agence congolaise de communication et marketing.
Il est diplômé de l’Institut supérieur d’informatique, programmation et analyse (ISIPA) en RDC, où il a obtenu un master en développement informatique. Il est aussi titulaire d’une certification Google en marketing numérique.
En 2016, il a rejoint l’Open Society Initiative for Southern Africa comme développeur web et spécialiste en marketing digital. En 2017, il a travaillé comme consultant junior pour la Banque mondiale. Entre 2017 et 2018, il a été responsable de projet digital pour ONU Femmes, l’entité de l’Organisation des Nations unies dédiée à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes.
Melchior Koba
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Cette start-up a mis en place une solution legaltech novatrice, à la croisée de l’accès au droit, de la technologie.Elle se veut une option d’IA juridique locale et spécialisée au Maroc.
Juridia est une solution numérique développée par une jeune pousse marocaine et permettant de se renseigner sur les lois locales grâce à une IA spécialisée et formée sur le corpus juridique du Royaume chérifien. La start-up basée à Rabat a été fondée en 2023 par Omar El Adlouni.
« Nous avons vu une opportunité : et si l'IA pouvait simplifier et centraliser l'accès au droit ? C'est ainsi qu'est née Juridia, une entreprise spécialisée dans l'exploitation de l'IA pour améliorer l'accès aux ressources juridiques. [...] L'objectif était de créer une plateforme qui ne soit pas seulement un moteur de recherche juridique, mais un véritable assistant conversationnel capable de comprendre les questions juridiques et d'y répondre avec précision » a indiqué Omar El Adlouni.
Juridia a été entraînée exclusivement sur les textes, la jurisprudence et la réglementation marocaine. Lorsqu’un utilisateur pose une question, l’outil fournit une réponse et envoie également les extraits légaux sourcés (lois, décrets, arrêtés, etc.) ayant permis de construire sa réponse. De plus, il peut rédiger ou reformuler des clauses contractuelles, analyser des risques juridiques, assurer une veille réglementaire, le tout dans plusieurs langues.
Les praticiens du droit peuvent ainsi gagner du temps, tandis que les non-spécialistes gagnent en autonomie pour comprendre leurs droits. Par ailleurs, dans un contexte où la cybersécurité juridique, la conformité et l’innovation numérique deviennent des priorités, Juridia entend contribuer à renforcer la transparence du système juridique marocain.
Divers forfaits sont proposés aux utilisateurs. Le forfait « Individuel » à 490 dirhams marocains (MAD) (environ 54 $) par mois, s’adresse aux particuliers ou avocats indépendants, tandis que celui « Professionnel » à 990 MAD par mois est conçu pour les cabinets ou structures moyennes, avec des fonctionnalités supplémentaires et un espace collaboratif sécurisé.
Pour les grandes entreprises, une offre sur mesure est proposée, intégrant notamment une interface de programmation (API), l’intégration de données internes et un accompagnement personnalisé.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Paga propose diverses solutions pour soutenir la transformation digitale au Nigeria. Un des produits de la jeune pousse aide les entrepreneurs à numériser leur business.
Doroki est une solution numérique développée par la jeune pousse nigériane Paga Group Ltd, fondée en 2009 par Tayo Oviosu. Elle se positionne comme une suite métier tout-en-un destinée à accompagner les entreprises dans leur transition digitale. Grâce à une gamme complète d’outils de gestion, l’application permet aux commerces, restaurants, salons de coiffure, épiceries et autres petites et moyennes entreprises de gérer efficacement leurs opérations quotidiennes.
La solution offre diverses fonctionnalités telles que la gestion des stocks, la facturation (création de devis, factures finales, ventes à crédit, etc.), le traitement des paiements (cartes, USSD, QR, virements bancaires, via Paga, etc.) ainsi que la surveillance de la relation client. Elle permet aussi de lancer des promotions, d’établir des rapports de vente en temps réel et de procéder à des sauvegardes cloud pour éviter toute perte de données.
Doroki permet aussi la gestion de plusieurs succursales, l’administration des rôles et des permissions du personnel, ou encore l’upload de données en masse (Excel/CSV) pour les grands catalogues. L’application mobile est uniquement accessible sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois selon Play Store. Elle fonctionne aussi hors connexion (mode offline) et se synchronise dès que la connexion est rétablie, un atout dans les zones où la connectivité internet est intermittente.
Cette solution cherche ainsi à répondre au besoin de digitaliser les petites entreprises qui opèrent encore de manière manuelle, souvent sans visibilité claire sur leurs ventes, leur stock et leurs coûts. En proposant une interface centralisée, elle permet de gagner en efficacité, de réduire les erreurs, d’améliorer la traçabilité et de mieux répondre à la demande de la clientèle.
À terme, elle pourrait contribuer non seulement à la modernisation des TPE nigérianes, mais aussi à une amélioration de leur compétitivité, notamment celles souhaitant s’étendre ou accéder à des marchés plus structurés.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Alors que le commerce en ligne devient un moteur de croissance en Afrique, le Ghana cherche à structurer son marché. L’objectif est de tirer parti des nouvelles technologies et de l’adoption des usages numériques pour stimuler l’économie et favoriser l’inclusion.
Le ministère ghanéen du Commerce, de l’Agroalimentaire et de l’Industrie a inauguré, le mercredi 24 septembre, un comité directeur national du commerce électronique. Cet organe de 26 membres est chargé d’assurer le pilotage, la coordination et l’orientation stratégique afin de bâtir un écosystème numérique dynamique, inclusif et compétitif.
Selon le vice-ministre du Commerce, Sampson Ahi (photo, au centre), ce comité servira de plateforme interministérielle pour harmoniser le développement du commerce électronique avec les objectifs nationaux et les meilleures pratiques internationales. Il a souligné qu’avec des systèmes efficaces, le commerce en ligne pourrait transformer des vies, notamment en facilitant l’accès des artisans ruraux aux marchés internationaux au Ghana.
L’initiative s’inscrit dans la continuité de la validation récente de la première stratégie nationale de commerce électronique, élaborée en collaboration avec la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). À travers cette démarche, le gouvernement entend tirer pleinement parti du numérique comme levier de croissance et d’inclusion économique.
D’après Statista, le chiffre d’affaires du marché ghanéen du commerce électronique devrait atteindre 1,65 milliard de dollars en 2025, puis 2,64 milliards de dollars d’ici 2030. Portée par une population jeune et une pénétration d’Internet en forte progression, cette dynamique ouvre d’importantes perspectives, mais elle reste freinée par des obstacles structurels : sécurité des paiements, fluidité des échanges transfrontaliers, confiance des consommateurs et logistique du dernier kilomètre.
Dans ce contexte, le comité directeur aura un rôle déterminant à jouer. Il devra coordonner les efforts des différentes parties prenantes, proposer des solutions innovantes pour surmonter ces obstacles et contribuer à consolider la position du Ghana parmi les marchés les plus compétitifs d’Afrique de l’Ouest dans le domaine du commerce électronique.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le transport urbain à Djibouti se modernise avec l’émergence de solutions numériques. C’est dans cette dynamique qu’une jeune pousse a lancé une application mobile de VTC, à l’image des plateformes internationales de mobilité, mais adaptée au contexte local.
Sahaal Ride est une solution numérique développée par une start-up djiboutienne. Elle permet aux usagers de réserver un trajet en quelques clics, de géolocaliser leur chauffeur, et de suivre le parcours en temps réel. Elle propose aussi un système de paiement flexible, incluant espèces et mobile money, afin de s’adapter aux habitudes locales. La jeune pousse a été lancée en 2024 par Abdi Djama Waberi.
L’application mobile est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, selon Play Store. Du côté des chauffeurs, Sahaal offre une plateforme qui facilite la gestion des courses, améliore la visibilité des revenus et sécurise les transactions. L’outil contribue aussi à réduire les temps d’attente et à optimiser les déplacements dans une capitale marquée par une croissance démographique rapide et des besoins de mobilité croissants.
Au-delà de la simple mise en relation, Sahaal ambitionne de structurer progressivement le marché des taxis à Djibouti. En apportant plus de transparence sur les tarifs et en améliorant la qualité de service, l’application cherche à instaurer un climat de confiance entre usagers et conducteurs.
La jeune pousse s’inscrit dans une dynamique d’innovation locale qui valorise l’entrepreneuriat et les compétences technologiques djiboutiennes. Elle encourage la participation des femmes, contribuant ainsi à élargir les opportunités professionnelles dans un secteur encore largement masculin.
Dans un pays où la transformation numérique est en plein essor, Sahaal illustre comment une start-up locale peut répondre à un besoin de la population. L’entreprise espère élargir sa base d’utilisateurs et s’imposer comme un acteur clé de la mobilité urbaine à Djibouti et dans la sous-région.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Dans un contexte où la mondialisation des compétences et le travail virtuel s’accélèrent, cette start-up se positionne pour rendre la sous-traitance plus fluide, sécurisée et efficace. Une initiative de bon augure pour les freelances africains.
Rafiki est une solution numérique spécialisée dans les paiements transfrontaliers et la collaboration de talents indépendants. Elle propose une solution logicielle qui simplifie la sous-traitance, la facturation et la conformité pour les freelances, agences et entreprises, particulièrement en Afrique. La jeune pousse a été fondée en 2023 par Greg Cooke et Nicolas Boswell.
« Contrairement à d'autres plateformes financières ou de facturation intégrées, nous nous sommes concentrés sur la facturation collaborative multipartite et les flux financiers associés, ce qui nous a permis de réaliser d'importants gains de temps et d'argent par rapport aux processus de travail et de facturation obsolètes que nous acceptions auparavant » indique Greg Cooke.
La solution met à disposition de ses utilisateurs un ensemble de logiciels et services permettant aux freelances, agences et petites entreprises de collaborer facilement au-delà des frontières. Elle embarque Rafiki OS, une plateforme SaaS intégrée à des modules de technologies financières (Open Banking, stablecoins, mobile money) qui permet la gestion automatisée des paiements, factures et vérifications légales (KYC, KYB) dans plus de 130 pays.
Les utilisateurs peuvent émettre des factures multi-parties, regrouper des contributions de plusieurs sous-traitants en une seule facture, et exécuter des paiements transfrontaliers rapides et peu coûteux. D’un autre côté, il y a Rafiki Talent Services qui soutient les freelances et agences avec un réseau de talents senior (Afrique, UK, Pays-Bas), vérifiés via un processus rigoureux d’entretien et de test, avec un taux d’admission faible, garant de qualité.
Ce service propose aussi des options de Contractor of Record (CoR) ou Employer of Record (EoR), ce qui permet aux structures clientes de déléguer la gestion administrative et légale des sous-traitants. Grâce à Rafiki, une entreprise ou un projet ainsi peut externaliser des tâches en les confiant à des spécialistes, compiler les contributions, puis payer chaque sous-traitant via la plateforme.
Pour les freelances africains, c’est une opportunité de toucher des marchés internationaux, avec des outils qui allègent les contraintes administratives et financières.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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