Le Zimbabwe veut faire de son programme spatial un levier de développement socio-économique. Le pays a lancé son premier satellite en 2022 et le second en 2024.

Les autorités zimbabwéennes misent sur le troisième satellite national, le ZIMSAT-3, pour améliorer la connectivité dans le pays. C’est ce que prévoit la Stratégie nationale de développement 2 (NDS2), qui couvre la période 2026-2030.

« ZIMSAT-3 soutiendra le renforcement de la connectivité et les efforts de transformation numérique, viendra compléter l’expansion nationale du haut débit et contribuera à améliorer l’accès aux services numériques dans les zones rurales comme urbaines », peut-on lire dans le document de la stratégie.

Cette initiative intervient alors que les autorités cherchent à généraliser l’accès à Internet dans le pays. En mars 2024, le gouvernement avait révélé qu’il explorait des partenariats avec plusieurs fournisseurs de services par satellite afin d’étendre ses services et de réduire les coûts.

La NDS2 prévoit également l’extension des infrastructures numériques afin d’assurer une connectivité à l’échelle nationale. Il est notamment prévu l’extension de la couverture en fibre optique haut débit aux zones urbaines, périurbaines et rurales, l’expansion du haut débit mobile et l’installation de kiosques numériques alimentés à l’énergie solaire dans les communautés hors réseau et mal desservies.

Les autorités recommandent aussi des accords de partage d’infrastructures entre les fournisseurs de services de télécommunications pour accélérer la couverture et réduire les coûts d’Internet et des services numériques.

Le recours au satellite intervient alors que cette technologie est de plus en plus plébiscitée pour réduire la fracture numérique, notamment en Afrique subsaharienne. Selon la GSMA, « la région abrite certaines des géographies les plus difficiles pour les réseaux terrestres, comprenant des forêts tropicales, des déserts et des chaînes de montagnes ».

Pour rappel, le Zimbabwe comptait 6,45 millions d’utilisateurs d’Internet au début de l’année 2025, pour un taux de pénétration de 38,4 %, selon DataReportal. Par ailleurs, l’Union internationale des télécommunications (UIT) estime que les réseaux 2G, 3G, 4G et 5G couvraient respectivement 93,9 %, 87,9 %, 51,6 % et 15,9 % en 2024.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Ubrick F. Quenum

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Posted On vendredi, 02 janvier 2026 19:04 Written by

A la veille de la grande finale de l’Orange EA SPORTS FC™ 26 qui s’est déroulée à Casablanca à l’espace Sacré-Cœur les 19 et 20 décembre, la directrice Communication commerciale, Marque et Sponsoring d’Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA), est revenue sur l’évolution du tournoi, les ambitions d’Orange et son impact dans l’écosystème esportif africain, avec sa vision résolument inclusive et responsable.

Avant, c’était le tournoi Orange eSport Experience. Aujourd’hui, on parle d’Orange EA SPORTS FC™ 26. Qu'est-ce qui a changé à part le nom, et pourquoi ?

Effectivement, le tournoi Orange eSport Experience a existé pendant sept ans, avec plusieurs éditions. Aujourd’hui, nous avions besoin d’apporter davantage de valeur à ce tournoi. C’est ainsi que nous avons saisi l’opportunité d’un partenariat avec EA Sports, un acteur essentiel du gaming. Ce partenariat nous permet d’augmenter la crédibilité et la visibilité de notre compétition, mais aussi d’offrir à nos gamers le tout nouveau jeu EA Sports FC 26, sur lequel ils vont compétir.

La nouvelle formule réunit 15 pays d'Afrique (sur les 17 filiales Orange), auxquels s'ajoute La Réunion, qui s'allie à Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA) pour cette édition. C’est une innovation. L'objectif est de montrer que l'Afrique ainsi que ses jeunes talents ont toute leur place sur la scène mondiale du eSport. Ce partenariat avec un leader du gaming va nous y aider.

Au niveau de la stratégie d'Orange pour le développement de l’eSport en Afrique et au Moyen-Orient, comment cette édition s'inscrit-elle dans cette stratégie ?

C'est une continuité. L'ambition d'Orange dans l’eSport depuis 2016 est d'abord cohérente avec notre activité de fourniture d'accès Internet, le haut débit étant fondamental pour les jeux en ligne et la diffusion des tournois. Le second objectif est l'inclusion. Pendant longtemps, nos champions locaux avaient des difficultés à accéder aux tournois internationaux. L'un de nos objectifs initiaux était de promouvoir l’eSport, de structurer les écosystèmes locaux et de le rendre accessible à tous.

Grâce aux tournois Orange eSport Experience organisés dans de nombreux pays depuis 2018, nous avons permis aux joueurs de se confronter entre eux et de gagner en visibilité. Cela a participé à l'émergence ou au renforcement d'écosystèmes existants qui aboutissent aujourd'hui à la création de fédérations dans plusieurs pays. Nous restons en droite ligne de cette ambition initiale : promouvoir l'eSport, faire émerger les talents locaux, leur offrir des expériences qualitatives et les confronter à l'international.

« Nous restons en droite ligne de cette ambition initiale : promouvoir l'eSport, faire émerger les talents locaux, leur offrir des expériences qualitatives et les confronter à l'international. »

L'aspect inclusion est également central dans notre vision responsable et éthique. Nous voulons rendre l'eSport accessible à tous les jeunes et plus inclusif en termes de genre. D'ailleurs, lors de notre finale à Casablanca, nous accueillerons des eSportives, notamment du Cameroun et du Maroc.

Quel est aujourd’hui le bilan chiffré de cet engagement d'Orange dans l'eSport depuis son lancement ?

Nous avons organisé cinq éditions panafricaines depuis 2018, permettant à nos sportifs de se rencontrer et d'évoluer. Le bilan est positif à plusieurs niveaux. Nous avons contribué à la structuration d'écosystèmes embryonnaires dans nos pays, en travaillant avec des associations locales. Aujourd'hui, on observe la création de fédérations dans plusieurs pays comme le Cameroun ou le Sénégal et d’autres. Orange a fortement participé à cette émergence et à cette professionnalisation.

En termes de chiffres, le gaming est la première industrie mondiale du divertissement devant le cinéma et la musique. Sur l’Afrique, bien que nous n’ayons pas beaucoup d’études, nous notons que le eSport est en plein développement en Afrique. Statista évoque plus de 420 millions de joueurs d'ici 2026 et un taux de pénétration des gamers à 27% sur le continent. Orange, en tant qu'opérateur majeur dans la zone Afrique et Moyen-Orient, veut continuer à participer activement à cette dynamique.

« Nous notons que le eSport est en plein développement en Afrique. Statista évoque plus de 420 millions de joueurs d'ici 2026 […] »

Pour cet événement, quels moyens sont déployés pour garantir une expérience exceptionnelle pour les joueurs et les spectateurs, compte tenu de la dispersion géographique ?

Les technologies de pointe que nous apportons aux jeunes esportifs sont d'abord le haut débit, via la fibre et la 5G que nous déployons sur nos marchés. Elles permettent aux joueurs de compétir avec une latence minimale et de rendre les tournois visibles. Au-delà de cette connectivité de base, nous utilisons nos plateformes comme Max it, présente sur 16 marchés avec 22 millions d'utilisateurs actifs pour promouvoir le eSport.

Notre super application Max it va davantage intégrer le eSport et le gaming. Par exemple, le tournoi de Casablanca sera diffusé en direct en streaming sur Max it. Nous prévoyons d'y développer un "corner" dédié avec des contenus pertinents : streaming de matchs, offres, mais aussi des contenus éducatifs et exclusifs réalisés avec des gamers internationaux connus pour conseiller nos talents locaux. L'idée est d'apporter une vraie valeur ajoutée à cette communauté à travers Max it.

La grande finale aura lieu à Casablanca les 19 et 20 décembre. Quels sont les enjeux pour les vainqueurs locaux qui représentent leur pays, et quel impact régional attendez-vous de cet événement ?

Pour nos champions, c'est d'abord un enjeu national ; ils font vibrer la fibre patriotique, d'autant que ce tournoi est focalisé sur le football virtuel (EA Sports FC 26), en cohérence avec notre engagement historique dans le football. À titre individuel, cela leur permet de se bonifier.

En termes de perspectives, tous les champions présents sont d'office qualifiés pour un futur tournoi EA SPORTS FC™ Mobile prévu mi-2026. Cette compétition réunira, au-delà des pays d'OMEA, des pays européens d'Orange, permettant à nos champions de se mesurer à des joueurs du monde entier.

Par ailleurs, le super gagnant du tournoi actuel bénéficiera aussi d'un voyage VIP au Real Madrid.

La visibilité est également un enjeu majeur, avec une diffusion sur Max it, YouTube et FCM TV (la chaîne d'EA Sports FC).

Concernant l'impact régional, cette large diffusion multiplie l'audience et nous espérons susciter des vocations. Organiser un tel tournoi à la veille de la Coupe d'Afrique des Nations TotalEnergies Maroc 2026 démontre l'importance du eSport pour Orange. Nous souhaitons confirmer notre engagement à soutenir cet écosystème, sa réglementation et favoriser la création de fédérations, pour porter nos champions au plus haut niveau international.

Orange parle d'une vision d'« eSport responsable », soutenue par le programme #ForGoodConnection. Que signifie concrètement cet engagement et quelles actions sont menées en marge de la compétition ?

Le programme #ForGoodConnection nous permet de sensibiliser au cyberharcèlement. Il y a environ deux ans, Orange a lancé en Europe des "safe zones" dans certains jeux : des zones virtuelles où un joueur victime de harcèlement peut trouver des contacts d’associations par exemple et un accompagnement.

Notre approche responsable se concentre donc sur l'inclusion de tous et la sensibilisation au cyberharcèlement ainsi qu'à l'usage responsable des écrans, une problématique importante dans l'eSport. #ForGoodConnection est un programme permanent, intégré dans ce tournoi mais qui s'étend sur toute l'année.

Notre action concrète dans ce tournoi a été d'intégrer des joueuses dans le tournoi pour promouvoir l'inclusion des femmes dans le eSport.

« Notre action concrète dans ce tournoi a été d'intégrer des joueuses dans le tournoi pour promouvoir l'inclusion des femmes dans le eSport. »

Quels défis avez-vous relevés pour organiser un tournoi regroupant 15 pays d'Afrique et La Réunion ?

L'héritage et l'expérience des précédentes éditions d'Orange eSport Experience nous ont été précieux. Nos équipes, basées à Londres, à Casablanca (OMEA) et dans les pays, se sont aguerries à l'organisation d'événements eSport. Nous nous sommes aussi appuyés sur une agence spécialisée. Ce travail d'équipe et cette synergie nous ont permis de surmonter les obstacles pour créer ce bel événement.

Les défis logistiques étaient nombreux, notamment l'obtention des visas pour amener tous les joueurs au Maroc, mais ils ont quasiment tous obtenu des visas. Organiser cet événement juste avant la CAN TotalEnergies Maroc 2026 ajoutait une certaine complexité. En nous y prenant à temps et grâce à l'expérience collective, nous avons pu relever ces défis.

Au-delà des joueurs professionnels, comment Orange parvient-elle à impliquer et fédérer les communautés locales et les amateurs dans chaque pays ?

Les phases nationales sont souvent organisées de manière très professionnelle dans des salles qui accueillent du public, créant ainsi un événement local. Ces finales nationales sont aussi fréquemment diffusées sur les plateformes locales, touchant un public plus large d'amateurs.

Dans certains pays, nous sponsorisons également des salles publiques de jeu où nous organisons des activités de sensibilisation et des « activations » autour de petits matchs. L'objectif est de promouvoir globalement l'eSport auprès d'un public large et de ne pas en faire un écosystème réservé aux seuls professionnels.

Quelles sont les perspectives d'Orange dans l'eSport en Afrique ?

La grande perspective, c'est le tournoi international prévu pour juin-juillet 2026. Ce sera la prochaine étape majeure : un tournoi EA SPORTS FC™ Mobile qui rassemblera non seulement les pays d'Afrique et du Moyen-Orient d'Orange, mais aussi certaines de nos filiales européennes. Cela créera une véritable rencontre internationale, offrant à nos champions africains une vitrine et une expérience de compétition à une échelle globale. Le projet est en cours de finalisation, mais il incarne parfaitement la suite de notre engagement à inspirer la jeunesse, à renforcer la notoriété du eSport et à soutenir l’innovation et la passion.

Propos recueillis par Muriel Edjo

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Posted On vendredi, 02 janvier 2026 06:27 Written by

Les autorités mauritaniennes parient sur le numérique pour accélérer le développement socio-économique du pays. Cette intégration touche à tous les secteurs de l’économie, dont les transports.

Les autorités mauritaniennes ont lancé une solution basée sur l’intelligence artificielle (IA) pour détecter et enregistrer automatiquement, en temps réel, les infractions routières sur l’ensemble du réseau national. Opérationnelle depuis le 25 décembre, cette initiative s’inscrit dans les efforts d’intégration du numérique à la gestion de la sécurité routière.

Dans sa première phase, le dispositif cible deux infractions majeures : la surcharge des véhicules, détectée automatiquement en cas de dépassement de la charge autorisée, et le non-port de la ceinture de sécurité, identifié grâce à des caméras intelligentes. La solution vise à moderniser la surveillance grâce à des alertes automatiques et une traçabilité structurée des données, notamment lors des déplacements interurbains.

Il convient toutefois de rappeler que l’usage des technologies numériques pour la sécurité routière en Mauritanie reste embryonnaire. L’intégration d’un plus grand nombre d’infractions sera nécessaire pour mesurer l’impact réel sur la sécurité routière. Le potentiel de l’IA ne se limite pas à la détection des infractions.

L’Union internationale des télécommunications (UIT), par exemple, a lancé en 2021 l’initiative « AI for Road Safety », promouvant une approche « système sûr » basée sur six piliers : gestion de la sécurité routière, routes et mobilité plus sûres, véhicules plus sûrs, usagers de la route plus sûrs, intervention après un accident et contrôle de la vitesse. Selon l’agence onusienne, l’IA peut améliorer la collecte et l’analyse des données sur les accidents, fournir des informations pour éviter les collisions et optimiser les interventions après les accidents, contribuant ainsi à l’élaboration de cadres réglementaires plus efficaces.

Cependant, l’UIT rappelle que l’IA n’est pas une panacée. Il est essentiel d’assurer les standards de sécurité adéquats, de tester rigoureusement les systèmes et de prévenir les risques pour les droits humains et la vie privée afin que ces technologies soient utilisées de manière fiable, sécurisée et éthique. Le développement d’infrastructures télécoms fiables, comme la 5G, sera également nécessaire pour soutenir ces dispositifs.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Ubrick F. Quenum

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Posted On mercredi, 31 décembre 2025 10:00 Written by

La demande en services numériques connaît une forte croissance en Afrique, mais l’offre peine encore à suivre. Face à ces opportunités, les opérateurs télécoms diversifient leurs activités pour en tirer parti.

La société de télécommunications Orange Afrique & Moyen-Orient (OMEA) diffusera 35 matchs de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qui se tient au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, via sa super app Max it. Un accord avec la Confédération africaine de football (CAF) a été révélé le lundi 29 décembre.

La diffusion est disponible dans 13 pays d’Afrique subsaharienne où Orange est présente. Il s’agit du Burkina Faso, du Botswana, du Cameroun, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de Madagascar, du Mali, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Liberia et de la Guinée-Bissau.

Le dispositif inclut l’intégralité des matchs de la phase de poules des équipes nationales des filiales Orange qualifiées, ainsi qu’une sélection de rencontres des phases à élimination directe — huitièmes de finale, quarts de finale et une demi-finale — complétée par la petite finale et la finale. Des émissions sont également prévues avant et après les matchs.

« Cette année, avec Max it, nous donnons vie à notre vision numérique en offrant une expérience totalement intégrée. […] Cette initiative reflète notre engagement profond à soutenir l'amour de nos clients pour le football et à créer des moments inoubliables qui inspirent et rassemblent des millions de personnes à travers le continent », a déclaré Yasser Shaker, directeur général d’Orange Moyen-Orient et Afrique.

Cet accord vient renforcer l’arsenal de solutions numériques déjà déployé par Orange pour améliorer l’accès à l’information et l’interaction des supporters africains durant la CAN. Cela comprend notamment une plateforme numérique dédiée aux fans, proposant des contenus en temps réel, des statistiques, des interviews et les temps forts des matchs. L’opérateur mise également sur des outils intégrant l’intelligence artificielle à l’image d’un assistant conversationnel multilingue conçu pour répondre instantanément aux questions des supporters. Au-delà des usages numériques, Orange prévoit l’installation de Fan Zones connectées dans plusieurs pays africains.

Cette initiative s’inscrit dans la perspective d’OMEA « de faire de Max it la référence panafricaine du contenu digital, au service de l’inclusion, de l’innovation et de la valorisation des talents du continent ».

 Lancée en novembre 2023, la plateforme regroupe des services de télécommunications, des services financiers, du divertissement et des contenus numériques. Par exemple, les clients peuvent accéder à des jeux en ligne, à la musique, à la télévision, à des vidéos, à des films et à des actualités.

Pour rappel, Orange comptait 178 millions d’abonnés dans 17 pays en Afrique et au Moyen-Orient au troisième trimestre 2025. La super app Max it, quant à elle, comptait 17,4 millions d’utilisateurs actifs dans 14 marchés à fin décembre 2024. Au lancement de la plateforme en 2023, l’entreprise avait anticipé 45 millions d’utilisateurs à la fin de 2025. La multinationale capitalisait sur le fait que le smartphone constitue la porte d’entrée vers la vie numérique en Afrique et au Moyen-Orient, avec un taux d’adoption en forte croissance qui devrait atteindre 61 % de clients connectés en 2025.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Ubrick F. Quenum 

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Posted On mardi, 30 décembre 2025 17:03 Written by

En 2024, le budget prévisionnel était d’environ 30,4 milliards de FCFA pour 134 activités. Au 30 novembre 2025, le taux de réalisation de ces activités atteignait 78,05 %.

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a prévu un budget de 61 milliards de francs CFA (109,4 millions de dollars) pour ses activités en 2026. Cette prévision budgétaire a été examinée et validée lors de la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), le lundi 29 décembre.

Le Plan de travail annuel (PTA) ainsi validé comprend 156 activités. Celles-ci concernent notamment le déploiement de 270 km de fibre optique, la poursuite de la couverture en réseaux mobiles et en connexion haut débit des 750 zones blanches identifiées, l’opérationnalisation des mini-datacenters, l’accompagnement de la dématérialisation de 100 procédures administratives, la réalisation des maisons du citoyen et le renforcement de la législation sur le numérique.

La prévision budgétaire pour 2026, estimée à 61 milliards de FCFA, double celle du PTA 2025 (environ 30,4 milliards de FCFA). En 2025, les réalisations ont notamment porté sur le déploiement des plateformes CIM et CIMEX dans plusieurs structures publiques, la délivrance de 338 agréments informatiques, l’extension du réseau national de fibre optique à plus de 11 292 km et la connexion de 88 nouveaux bâtiments au RESINA. Elles incluent aussi l’acquisition de cinq datacenters, le renforcement des compétences numériques de 169 jeunes filles, le recrutement et la formation de 214 agents IT, ainsi que le lancement des « Zama tchéy », ou maisons du citoyen, pour rapprocher les services postaux des populations.

Cette hausse budgétaire intervient dans un contexte où le gouvernement ambitionne de positionner le pays comme un leader africain de l'intégration des TIC dans des secteurs essentiels tels que l'administration publique, l'éducation, la santé, le commerce et l'agriculture. Les autorités misent également sur les technologies numériques pour accélérer le développement socio-économique. Douze chantiers prioritaires ont été identifiés pour accompagner cette vision à l’horizon 2030.

Pour le moment, le pays se classe 175e sur 193 selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies et affiche un score de 0,2895 sur 1, inférieur aux moyennes de la sous-région Afrique de l’Ouest (0,3957), de l’Afrique (0,4247) et du monde (0,6382).

 En matière de cybersécurité, le Burkina Faso se classe dans le troisième palier sur 5 de l’Indice global de cybersécurité de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Le pays s’en sort relativement bien en matière d’organisation, de cadre législatif et de coopération. Toutefois, il doit se renforcer dans les piliers de mesures techniques et de développement des capacités.

En ce qui concerne le réseau télécoms, le taux de couverture des services de téléphonie mobile (2G) est de 85 %, contre 64 % pour l’Internet 3G et 46 % pour l’Internet 4G, selon les sources officielles de 2024. Au total, 1 700 zones blanches ont été identifiées dans le pays, dont 183 ont été couvertes en 2022 et 138 en 2024, avec 750 prévues pour 2025. Les données de l’UIT montrent que le taux de pénétration de l’Internet était de 17% en 2023, contre 55,9 % pour la téléphonie mobile.

Isaac K. Kassouwi

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Posted On mardi, 30 décembre 2025 10:47 Written by

Confronté à un faible taux de connectivité et à de fortes disparités territoriales, le Tchad cherche à accélérer sa transition numérique. Les autorités multiplient les échanges avec des acteurs technologiques pour renforcer les infrastructures et élargir l’accès aux services digitaux.

Le Tchad cherche à accélérer la mise en œuvre de sa stratégie numérique nationale « Tchad Connexion 2030 ». Dans ce cadre, le ministre de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Boukar Michel (photo), a reçu le mercredi 24 décembre une délégation de Huawei Afrique du Nord, conduite par son vice-président Jason Ye, afin d’échanger sur les priorités de la transformation numérique du pays.

Les discussions ont porté sur plusieurs chantiers stratégiques, notamment l’extension des infrastructures de télécommunications, l’élargissement de l’accès aux services connectés et l’accélération de la digitalisation des services publics. Dans un pays où la connectivité reste inégalement répartie, ces axes figurent au cœur des ambitions affichées par les autorités.

Le gouvernement tchadien mise notamment sur des partenariats technologiques pour réduire la fracture numérique, en particulier dans les zones rurales, et soutenir l’émergence d’un écosystème digital plus inclusif. L’amélioration de la couverture réseau, le déploiement de solutions numériques adaptées aux réalités locales et le renforcement des compétences techniques sont identifiés comme des leviers clés pour accompagner cette transition.

Pour Huawei, déjà impliqué dans plusieurs projets d’infrastructures numériques sur le continent, ces échanges s’inscrivent dans une logique de coopération technique avec les États engagés dans la modernisation de leurs économies. Les deux parties ont évoqué la possibilité de traduire ces discussions en projets opérationnels, alignés sur les priorités définies par « Tchad Connexion 2030 ».

Cette rencontre intervient dans un contexte de retard structurel en matière de connectivité. Selon DataReportal, seuls 13,2 % des Tchadiens avaient accès à Internet début 2025, avec de fortes disparités entre les centres urbains et les zones rurales.

Samira Njoya 

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Posted On lundi, 29 décembre 2025 11:18 Written by

La transformation numérique pourrait créer une valeur ajoutée de 34,9 milliards de cedis (environ 2,9 milliards USD) pour l’économie ghanéenne d’ici 2027, selon la GSMA. Pour exploiter pleinement ce potentiel, le pays devra développer des compétences dans des domaines numériques stratégiques, tels que l’IA.

Le gouvernement ghanéen veut introduire un programme structuré de formation en intelligence artificielle (IA) et en science des données pour les étudiants ghanéens, en partenariat avec le Japon. L’initiative s’inscrit dans le cadre des efforts des autorités visant à doter les jeunes de compétences numériques adaptées au futur et à renforcer la participation du Ghana à l’écosystème mondial de l’IA et du numérique.

Le projet a été évoqué la semaine dernière lors d’une rencontre entre le ministre de la Communication, des Technologies numériques et de l’Innovation, Samuel Nartey George, et une délégation de l’Université de Tokyo.

C’est un pan de l’initiative « Développement des ressources en IA/Science des données pour la croissance économique de l’Afrique », menée par le laboratoire Matsuo de l’Université de Tokyo. Elle vise à renforcer les capacités africaines en IA en étendant le programme Global Consumer Intelligence (GCI) sur le continent. Elle ambitionne de former 30 000 professionnels de l’IA au cours des trois prochaines années, en collaboration avec des universités africaines et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Au Ghana, le programme proposé sera dispensé en ligne en anglais, ciblant les étudiants des universités publiques et certaines écoles secondaires sélectionnées, avec une certification liée à l’employabilité et aux compétences numériques pratiques.

Les discussions ont également abordé le soutien à l’entrepreneuriat en partenariat avec le PNUD et les opportunités d’emploi via des collaborations entre entreprises japonaises et startups locales facilitées par la JICA.

Le Ghana continue d’explorer la coopération locale et internationale pour améliorer la formation des jeunes aux compétences numériques.

Pour le programme « One Million Coders » qui vise à former 1 million de jeunes en quatre ans, l’exécutif s’est déjà rapproché de partenaires potentiels comme TikTok, TECHAiDE, Google, Huawei, Microsoft, AWS, Code Racoon… Ces efforts interviennent dans un contexte où la Banque mondiale estime que 230 millions de métiers en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.

Au Ghana, les autorités considèrent le chômage des jeunes comme un défi majeur. Selon les sources officielles, en 2024, le taux de chômage des 15‑24 ans s’est établi en moyenne à 32 %, tandis que celui des 15‑35 ans a atteint 22,5 %.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Ubrick F. Quenum

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Posted On lundi, 29 décembre 2025 08:36 Written by

La Banque d’Algérie vise à atteindre une société « zéro cash » d’ici 2028 via la numérisation. L’objectif est de faire basculer le pays vers une économie digitalisée, où les paiements électroniques remplaceront totalement les transactions en espèces.

Le ministère algérien des Finances et le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national ont signé, le mercredi 24 décembre, un protocole d’accord. Ce dernier vise à lancer un service de paiement électronique des droits de timbre pour l’inscription au registre du commerce, via cartes interbancaires (CIB) ou Edahabia, selon un communiqué conjoint des deux ministères.

Ce protocole ouvre la plateforme numérique dédiée au paiement électronique « Tabaakoum », au règlement des droits de timbre. Désormais, le reçu de paiement généré via la plateforme sera reconnu légalement. Il fera partie intégrante des documents exigés dans les dossiers d’inscription ou de modification au registre du commerce. Cette solution vise à offrir plus de flexibilité aux opérateurs économiques, tout en renforçant la transparence des transactions financières.

L’initiative intervient dans un contexte où les transactions électroniques enregistrent une croissance rapide dans le pays. Entre janvier et juillet 2025, plus de 5,2 millions de paiements via terminaux électroniques ont généré près de 47,2 milliards de dinars (≈363,8 millions $), un niveau qui dépasse déjà l’ensemble de l’année 2024, selon les données du GIE Monétique.

Au‑delà de la simplification des démarches pour les commerçants et les entrepreneurs, le passage au paiement électronique pour le registre du commerce s’inscrit dans une stratégie nationale plus large de modernisation des services publics et de réduction de l’économie informelle. Le gouvernement a multiplié ces derniers mois les initiatives pour étendre l’usage des moyens de paiement numériques, encourager l’e‑commerce et améliorer l’accès des citoyens aux services en ligne, dans un pays où la pénétration d’Internet avoisine désormais 77 % de la population.

En facilitant l’inscription au registre du commerce et en réduisant les coûts et les délais liés aux procédures physiques, l’État entend non seulement améliorer la compétitivité du tissu entrepreneurial, mais aussi renforcer la traçabilité des transactions et la transparence des opérations économiques.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 26 décembre 2025 10:10 Written by

Face à l’essor du trafic aérien et aux attentes croissantes des passagers, le Maroc mise sur la numérisation pour moderniser ses aéroports. La mise en place de solutions automatisées et connectées permet de rapprocher les services du voyageur et de soutenir une gestion plus efficace des flux.

L’Office National des Aéroports (ONDA) du Maroc a annoncé l’inauguration d’un parcours passager entièrement digitalisé à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, en marge de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025). L’objectif est de fluidifier le passage des voyageurs et d’améliorer significativement leur expérience pendant la compétition.

Le dispositif repose sur des technologies digitales et biométriques avancées. Dix bornes Self Bag Drop ont été installées au niveau 0 du Terminal 1 pour les passagers de Royal Air Maroc, permettant un enregistrement et un dépôt des bagages entièrement automatisés. Au Terminal 2, douze bornes libre‑service offrent aux voyageurs sans bagages en soute la possibilité de s’enregistrer de manière autonome et d’accéder directement aux circuits d’embarquement. Plusieurs compagnies, dont Air Arabia, Saudia et EgyptAir, ont déjà intégré leurs applications à ces bornes, renforçant l’interopérabilité du système.

Ce déploiement intervient dans un contexte d’affluence exceptionnelle, avec des milliers de supporters présents pour la CAN 2025. Entre le 8 et le 18 décembre, l’aéroport Mohammed V de Casablanca a enregistré un trafic record de 292 221 passagers, soit 33,7 % du volume total des voyageurs au Maroc, confirmant son rôle de principal hub aérien du pays durant la compétition.

Ces initiatives s’inscrivent dans la continuité de la stratégie « Décollage 2025 » annoncée l’an dernier par l’ONDA, visant la numérisation complète des aéroports marocains. La création d’une Digital Factory, le déploiement d’e‑gates biométriques et la mise en place du système « SMART AIRPORT » avaient également été annoncés pour surveiller les infrastructures en temps réel et anticiper les dysfonctionnements. Ces mesures préparent le terrain à une digitalisation complète des parcours passagers, renforçant la modernisation des aéroports et la sécurité des voyageurs.

Samira Njoya

Posted On mercredi, 24 décembre 2025 08:18 Written by

Au Sénégal, en 2025, près de 3 % des foyers ruraux disposent d’un accès à Internet, contre 43,8 % dans la région de Dakar, une disparité qui pousse les opérateurs à multiplier les initiatives pour étendre la connectivité sur l’ensemble du territoire.

Sonatel Orange a annoncé, le lundi 22 décembre, le lancement des premières offres Internet haut débit par satellite (VSAT) au Sénégal. Cette initiative positionne l’opérateur comme le premier acteur du marché à proposer une couverture quasi nationale en combinant satellite, fibre optique, 5G et 4G, avec l’ambition de réduire les disparités d’accès entre zones urbaines et territoires enclavés.

S’exprimant à cette occasion, le directeur général du groupe Sonatel, Brelotte Ba, a indiqué que ce déploiement s’inscrit dans la vision des autorités sénégalaises en matière de modernisation des infrastructures numériques. Il a souligné que l’opérateur dispose désormais des capacités technologiques et opérationnelles nécessaires pour accompagner la mise en œuvre du Plan Sénégal Horizon 2050, en s’appuyant sur des infrastructures locales et une expertise nationale.

Sur le plan opérationnel, Sonatel Orange s’appuie sur un mix technologique combinant réseaux fixes, mobiles de nouvelle génération et solutions satellitaires. En partenariat avec Eutelsat/Konnect, l’opérateur commercialise depuis le 10 décembre des offres Internet par satellite à destination des ménages et des professionnels, avec une couverture annoncée de près de 99 % du territoire. Ces formules illimitées ciblent en priorité les zones rurales, frontalières ou difficiles d’accès, où les infrastructures terrestres restent limitées.

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de politiques publiques orientées vers la réduction des fractures territoriales et le renforcement de la continuité numérique à l’échelle nationale. Dans cette dynamique, Sonatel prévoit également le déploiement d’un million de prises de fibre optique supplémentaires entre 2026 et 2028, portant à près de deux millions le nombre de foyers raccordables à l’horizon 2028, y compris dans des localités jusqu’ici peu couvertes.

Au‑delà du renforcement des infrastructures, les enjeux sont également institutionnels et économiques. En se positionnant comme partenaire technologique de l’État et des collectivités, Sonatel entend soutenir la digitalisation des services publics, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’administration. L’objectif est de faciliter l’accès des citoyens aux services numériques essentiels et de consolider une inclusion digitale à l’échelle du territoire.

Samira Njoya

Posted On mercredi, 24 décembre 2025 07:44 Written by
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