Selon la Banque africaine de développement (BAD), l’IA pourrait ajouter 1 000 milliards de dollars au PIB africain d’ici 2035. Le Maroc veut tirer parti de cette opportunité en mettant en œuvre une stratégie capable de stimuler la croissance, moderniser l’administration et renforcer la compétitivité nationale.

Le Maroc s’apprête à dévoiler officiellement sa feuille de route « Maroc IA 2030 », un cadre stratégique conçu pour structurer l’écosystème national de l’intelligence artificielle. Attendue ce mois de janvier, cette initiative a pour objectif d’exploiter pleinement le potentiel de l’IA afin de moderniser les services publics, améliorer l’interopérabilité des systèmes numériques et renforcer la compétitivité économique, a précisé la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni (photo), en amont de l’événement « AI Made in Morocco », ouvert le lundi 12 janvier à Rabat.

Selon la ministre, la stratégie « Maroc IA 2030 » structure une approche globale autour de priorités claires : garantir l’indépendance technologique, instaurer un climat de confiance autour des usages, développer les compétences nationales, soutenir l’innovation locale et assurer une couverture équilibrée sur l’ensemble du territoire. Au cœur du dispositif figurent la création des Al‑Jazari Institutes, un réseau national de centres d’excellence dédiés à l’IA, qui seront chargés de rapprocher la recherche académique, l’innovation technologique et les besoins des acteurs économiques régionaux.

Ce cadre s’inscrit dans la continuité de la stratégie nationale « Digital Morocco 2030 », lancée en septembre 2024, qui place l’intelligence artificielle au centre de la transformation numérique du royaume. Cette stratégie vise notamment à générer plus de 240 000 emplois numériques d’ici 2030 et à faire contribuer le numérique à hauteur d’environ 10 milliards de dollars au PIB national. Le contexte international et régional est aussi un moteur pour cette ambition. En 2025, le Maroc a progressé de 14 points dans l’indice de préparation des gouvernements à l’IA, atteignant la 87ᵉ place mondiale et la 8ᵉ au niveau du Moyen‑Orient et de l’Afrique du Nord, selon les autorités.

Cette progression se traduit par des actions concrètes : la création d’une direction générale dédiée à l’IA et aux technologies émergentes, chargée de piloter la politique publique en la matière, et la mise en place prochaine d’un pôle numérique régional arabo‑africain en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), destiné à devenir une plateforme d’innovation numérique durable.

À l’échelle africaine, le Maroc n’est pas isolé dans cette démarche. Plusieurs pays du continent, tels que l’Égypte, le Rwanda et le Kenya, ont lancé leurs propres stratégies nationales d’IA ou renforcé leurs cadres institutionnels pour accélérer l’adoption de l’IA dans l’économie et les services publics. Ces démarches incluent la création de centres d’excellence, des initiatives de formation et des cadres réglementaires destinés à encourager l’innovation responsable.

Si la stratégie est pleinement mise en œuvre, les effets pourraient être multiples : le renforcement de la compétitivité de l’économie marocaine, la création d’emplois qualifiés, l’amélioration de l’efficacité des services publics grâce à des systèmes plus intelligents, et une position renforcée sur la scène technologique continentale et mondiale.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 12 janvier 2026 12:59 Written by

Document clé pour la sécurisation de la propriété immobilière, le livret foncier est au cœur des transactions et de l’investissement. Sa dématérialisation progressive vise à fiabiliser les données, réduire les délais administratifs et accompagner la modernisation de la gouvernance foncière.

L’Algérie a engagé la généralisation du système d’information AMLAK, destiné à remplacer progressivement le livret foncier papier par un format entièrement électronique. L’annonce a été faite le dimanche 11 janvier par la Direction générale du domaine national (DGDN), dans le cadre de l’accélération de la transformation numérique de l’administration foncière. À terme, l’ensemble des directions du cadastre et de la conservation foncière seront connectées à ce système unique.

Le passage au livret foncier électronique vise d’abord à corriger les limites du dispositif actuel. Les procédures reposant sur le papier sont marquées par des délais de traitement longs, des difficultés de mise à jour et des risques de perte ou de falsification des documents. En centralisant l’émission, la modification et l’archivage des titres fonciers, AMLAK doit améliorer la fiabilité des données et renforcer la coordination entre les services concernés.

Contrairement à une simple numérisation, le système repose sur un dispositif de traçabilité intégrale des opérations foncières. Chaque étape, depuis le dépôt d’une demande jusqu’à la délivrance du titre, est enregistrée dans la plateforme. Les opérations deviennent ainsi vérifiables et conformes aux règles réglementaires en vigueur. Pour l’administration, AMLAK fournit également des indicateurs de performance en temps réel, facilitant le suivi de l’activité cadastrale et le pilotage des ressources.

Pour les usagers, la réforme devrait se traduire par une réduction significative des délais. Les demandes déposées auprès des services du cadastre et de la conservation foncière pourront être traitées plus rapidement, limitant les blocages administratifs. Cette fluidification des procédures est susceptible d’accélérer les transactions immobilières, de sécuriser les droits de propriété et de réduire les litiges liés aux titres fonciers, des facteurs clés pour le bon fonctionnement du marché immobilier.

Cette évolution intervient dans un contexte de hausse de l’activité foncière. En 2025, l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) a délivré 430 000 titres fonciers, soit une progression de 15 % par rapport à 2024. Cette dynamique accentue les contraintes pesant sur les services fonciers et renforce l’intérêt d’un système numérique capable d’absorber des volumes croissants de demandes.

À plus long terme, la généralisation d’AMLAK pourrait améliorer la gouvernance foncière et renforcer la transparence administrative. En disposant de données foncières centralisées et actualisées, l’État se dote d’un outil susceptible de soutenir la sécurisation de l’investissement immobilier et la modernisation de la gestion du patrimoine foncier national.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 12 janvier 2026 10:32 Written by

Les nouveaux médias (réseaux sociaux, blogs, plateformes vidéo) constituent désormais, en Afrique comme ailleurs, les espaces privilégiés d’information des jeunes. Face à la propagation de la désinformation, des discours de haine et de multiples dérives sur ces canaux longtemps délaissés, la régulation est devenue une urgente nécessité.

Réuni en Conseil des ministres le mercredi 7 janvier 2026, le gouvernement du Sénégal a adopté le projet de loi portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM). Cette nouvelle institution qui doit succéder au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) mis en place en 2006, marque une profonde refonte du cadre légal pour mieux répondre aux mutations numériques et aux nouveaux usages de l’information.

Selon le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, cette réforme du régulateur vise à « adapter la régulation aux mutations technologiques, protéger les droits, renforcer la responsabilité des acteurs et consolider la démocratie ». Le texte juridique s’inscrira « dans les bonnes pratiques internationales en matière de régulation des médias et de communication numérique, en tenant compte des recommandations des instances régionales et internationales ».

En deux décennies, le paysage médiatique africain, notamment sénégalais s’est en effet métamorphosé sous l’effet de la numérisation, de la montée en puissance des plateformes sociales et de la multiplication des créateurs de contenus indépendants. Désormais, la régulation veut s’étendre à un espace public hybride, où la frontière entre médias traditionnels et numériques s’estompe. Le CNRM aura pour mission de superviser les plateformes numériques et les créateurs de contenu diffusant de l’information au public.

Cette approche s’inscrit dans une dynamique mondiale où les États cherchent à concilier protection des libertés et responsabilité numérique, face aux défis que posent les fake news et la manipulation de l’opinion sur Internet. « Lorsqu’ils participent à l’espace public de l’information, ils doivent être soumis à des principes de responsabilité, au même titre que les médias traditionnels », explique Habibou Dia, directeur de la communication au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique. Cette orientation vise à établir un cadre équitable, à promouvoir une éthique commune et à lutter contre la désinformation, tout en préservant la liberté d’expression.

L’adoption du projet de loi en Conseil des ministres n’est qu’un premier jalon. Le texte sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale pour examen et adoption définitive. Sa mise en œuvre concrète marquera l’entrée du Sénégal dans une nouvelle ère de la régulation médiatique : celle d’un modèle intégré, inclusif et adapté à l’économie numérique.

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Posted On vendredi, 09 janvier 2026 13:47 Written by

Selon l’Office National des Pêches, le volume des débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale accuse un repli de 15% à fin novembre 2025. Les revenus du secteur ont également baissé de 4% durant la même période. Une situation que le numérique peut contribuer à résoudre.

Le Maroc accélère la transformation numérique de son secteur halieutique. Selon des déclarations faites cette semaine au Parlement, 68 des 76 marchés aux poissons du pays fonctionnent désormais grâce à des systèmes numériques.

Lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, lundi 5 janvier 2026, Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée des Pêches maritimes, a indiqué que le déploiement de ces outils sur les marchés de première vente, permet à l’État d’accéder à des informations plus précises et de renforcer la surveillance des transactions commerciales.

Concrètement, l’enregistrement numérique facilite le suivi des ventes et la production de données exploitables, réduisant ainsi l’opacité des échanges. Il améliore également les capacités de contrôle et d’audit, un levier essentiel pour assainir les pratiques et la gouvernance du secteur.

Cette transition ne se limite pas aux marchés. La surveillance a été étendue aux zones de pêche : tous les navires opérant dans les eaux marocaines sont désormais suivis par satellite, a précisé la responsable. Parallèlement, l’identification par radiofréquence (RFID) est utilisée pour tracer les bateaux autorisés, afin de renforcer les contrôles et de lutter contre la pêche illégale.

Le gouvernement applique également ces outils numériques à la recherche scientifique, à la gestion des pêches, aux méthodes de production et à la commercialisation. Cette approche vise à améliorer la collecte de données, la planification et une gestion plus durable des ressources.

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie engagée de longue date. La stratégie Halieutis, lancée en 2009, avait déjà initié une modernisation progressive, notamment en remplaçant la documentation papier par le traitement électronique des données à l’exportation.

Aujourd’hui, avec la numérisation des marchés de première vente et le renforcement des contrôles en mer, le Maroc franchit une nouvelle étape vers une filière plus traçable, mieux régulée et davantage pilotée par la donnée.

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Posted On jeudi, 08 janvier 2026 10:57 Written by

Moderniser l'enseignement supérieur et booster la recherche est l’un des objectifs que s’est fixés la Guinée pour se doter d’une jeunesse compétente et entreprenante. Le gouvernement voit dans le recours au numérique un atout pour l’atteinte de ses objectifs.

Sous la présidence de la ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Rose Pola Pricemou (photo), la Guinée a officiellement lancé fin décembre 2025 « Univ Connect ». Ce projet d’interconnexion par fibre optique des institutions d’enseignement supérieur (IES), piloté par l’Agence nationale du service universel des télécommunications et du numérique (ANSUTEN), vise à doter les campus du pays d’une infrastructure Internet plus rapide, plus stable et mieux sécurisée.

« Cette initiative constitue une étape déterminante dans l’accompagnement de l’évolution numérique du secteur éducatif en Guinée, et permettra à nos établissements d’offrir des services académiques à la hauteur des standards internationaux », a déclaré l’ANSUTEN.

Sur le plan opérationnel, 13 sites sont déjà raccordés à la fibre nationale, selon les informations communiquées lors du lancement. 9 sont déjà totalement fonctionnels, et 4 sont en cours de mise en service. Quatre sites supplémentaires sont par ailleurs annoncés en phase de déploiement. À terme, le programme prévoit la connectivité et l’interconnexion de 17 institutions d’enseignement supérieur, afin de constituer un réseau universitaire haut débit et sécurisé à l’échelle du pays.

Selon l’ANSUTEN, ce projet s'inscrit dans la dynamique de la transformation numérique impulsée par le gouvernement dans le cadre du programme socio-économique durable Simandou 2040. Il vise à renforcer l'accès à une infrastructure numérique moderne et fiable pour les universités et établissements d’enseignement supérieur privés à travers la Guinée.

Au-delà de l’accès Internet, l’enjeu est de créer un véritable « réseau académique » permettant aux établissements de partager des ressources et de moderniser leurs services. Univ Connect doit faciliter l’accès aux bibliothèques numériques, aux plateformes d’apprentissage en ligne et aux outils de recherche, tout en améliorant la qualité des échanges entre près de 80 000 enseignants, chercheurs et étudiants.

L’interconnexion ouvre la voie à des usages plus intensifs : visioconférence, cours hybrides, collaboration interuniversitaire, accès aux bases de données scientifiques et hébergement d’applications pédagogiques. À moyen terme, ce socle pourrait soutenir des plateformes nationales de recherche et d’innovation.

Reste un défi de pérennité. L’impact à long terme de ce réseau universitaire dépendra de l’entretien des équipements, de la robustesse des réseaux internes sur les campus, de la disponibilité énergétique et de la mise en place de standards de cybersécurité. Autrement dit, la fibre n’est qu’un socle : pour atteindre les standards internationaux visés, il faudra aussi une gouvernance durable.

Muriel EDJO

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Posted On mercredi, 07 janvier 2026 14:28 Written by

Avec le lancement de sa stratégie de développement « Vision 2030 » en 2016, l’Égypte a fait du numérique un pilier essentiel de sa croissance. Le développement des infrastructures TIC et la promotion de l’inclusion numérique en constituent des leviers majeurs.

Lundi, 5 janvier 2026, le chef de l’État égyptien, Abdel Fattah al-Sissi a souligné l’importance d’ouvrir de nouvelles perspectives à l’industrie des télécommunications/numérique. Il a instruit l’étude de possibilités de développement des centres de données et des services d’informatique en nuage, l’expansion de la production locale d’équipements de télécommunications et la mise en place de mécanismes efficaces de soutien et de promotion des produits locaux.

Ces questions étaient abordées lors d’une réunion avec plusieurs collaborateurs, notamment le Premier ministre Moustafa Madbouly, le ministre des Communications et des Technologies de l’information Amr Talaat et le président exécutif de l’Autorité nationale de régulation des télécommunications (NTRA), Mohamed Shamroukh.

Amr Talaat affirme que les télécommunications pèsent désormais environ 6 % du PIB et que le secteur affiche une croissance annuelle comprise entre 14 % et 16 % pour la septième année consécutive. Le ministre évoque aussi une progression des exportations des services numériques, annoncées à 7,4 milliards de dollars, contre 3,3 milliards sept ans plus tôt.

En investissant dans le développement des centres de données, l’Egypte gagne dans la sécurisation des données stratégiques de l’État et des différents secteurs du marché national. Le pays attire également à lui des entreprises internationales grâce à une crédibilité infrastructurelle qui contribuera à la positionner comme pôle régional de services numériques à haute performance.

Les télécommunications sont actuellement l’un des piliers de l’économie numérique en Afrique, notamment en Egypte. Renforcer la production locale d’équipements soutiendra l’investissement à coûts plus avantageux des opérateurs télécom dans la transformation des réseaux. Pour les téléphones mobiles produits localement, du fait de prix plus soutenables, ils devraient être plus accessibles et contribuer à un plus grand usage des services numériques à valeur ajoutée par une plus grande partie de la population. Selon Amr Talaat, la capacité de production de téléphones portables est passée de 3,3 millions d’unités en 2018 à 10 millions en 2025, avec une valeur ajoutée locale d’environ 40 %. L’objectif affiché est de porter la capacité annuelle à 15 millions d’unités. Grâce à ses efforts de localisation de l’industrie engagée depuis 2016, comprenant plusieurs incitations, le pays a déjà attiré 15 marques internationales parmi lesquelles Samsung, Xiaomi, Oppo, Vivo ou encore Nokia et près de 200 millions de dollars d’investissements.

Muriel EDJO

Édité par Wilfried ASSOGBA 

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Posted On mardi, 06 janvier 2026 10:30 Written by

Selon GSMA, le Sénégal affiche une couverture 4G quasi généralisée, atteignant 97 % de la population, et une 5G couvrant environ 39 %, principalement dans les grandes agglomérations. Les zones rurales demeurent mal couvertes.

Le Sénégal accélère sa marche vers la connectivité universelle. Lors de son message à la nation le mercredi 31 décembre 2025, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye a annoncé un programme de déploiement d’antennes satellitaires au cours de l’année 2026. Cet investissement contribuera à l’accès gratuit à Internet pour près d’un million de personnes, a-t-il déclaré. La mesure devrait profiter en priorité aux zones rurales et aux quartiers périphériques faiblement couverts par les réseaux télécoms.

Dans son étude « Stimuler la transformation numérique de l’économie au Sénégal. Opportunité, recommandations politiques et rôle du mobile », dévoilée le 5 décembre 2025, l’Association mondiale des opérateurs mobiles (GSMA) indique que le Sénégal affiche une couverture 4G quasi généralisée, atteignant 97 % de la population, et une 5G couvrant environ 39 %, principalement dans les grandes agglomérations. Sur une population d’environ 18 millions d’habitants, environ 9,9 millions de personnes utilisent des services mobiles, soit près de 52 % de la population totale. Seuls 8,16 millions de Sénégalais utilisent l’internet mobile haut débit, soit près de 42 % de la population.

Le choix d’antennes satellite répond à une contrainte simple : raccorder tout le territoire par fibre optique prend du temps et coûte cher. Les solutions récentes, portées par des constellations en orbite basse, promettent une mise en service plus rapide, y compris dans les zones difficiles d’accès. Pour l’instant, aucune précision n’a été apportée sur le modèle d’usage de ces antennes. Mais l’impact réel du service internet qu’elles promettent laisse entrevoir plusieurs possibilités.

Plusieurs gains en perspective

Dans l’éducation, l’enjeu est majeur. Un accès régulier peut donner aux enseignants des ressources actualisées, faciliter les cours à distance et offrir aux élèves des bibliothèques numériques et des exercices interactifs. Pour les étudiants éloignés des campus, la connexion devient un facteur de réussite autant qu’un gain financier, en réduisant la dépendance aux cybercafés et aux forfaits.

Côté santé, la télémédecine pourrait gagner du terrain : télé-expertise entre postes de santé et hôpitaux, transmission plus rapide de dossiers, suivi de patients chroniques et formation continue du personnel. Dans les zones enclavées, l’internet devient aussi un outil d’alerte et de coordination, utile en cas d’épidémie ou d’urgence.

L’enjeu est aussi économique. Pour les micro-entrepreneurs, l’accès gratuit ouvre la porte au commerce en ligne, aux paiements numériques, au marketing via les réseaux sociaux et à l’information sur les prix agricoles ou les opportunités de marché. Les administrations y voient un accélérateur de la dématérialisation : état civil, démarches sociales, informations fiscales, alertes et communication de proximité.

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Posted On lundi, 05 janvier 2026 09:07 Written by

Le Zimbabwe veut faire de son programme spatial un levier de développement socio-économique. Le pays a lancé son premier satellite en 2022 et le second en 2024.

Les autorités zimbabwéennes misent sur le troisième satellite national, le ZIMSAT-3, pour améliorer la connectivité dans le pays. C’est ce que prévoit la Stratégie nationale de développement 2 (NDS2), qui couvre la période 2026-2030.

« ZIMSAT-3 soutiendra le renforcement de la connectivité et les efforts de transformation numérique, viendra compléter l’expansion nationale du haut débit et contribuera à améliorer l’accès aux services numériques dans les zones rurales comme urbaines », peut-on lire dans le document de la stratégie.

Cette initiative intervient alors que les autorités cherchent à généraliser l’accès à Internet dans le pays. En mars 2024, le gouvernement avait révélé qu’il explorait des partenariats avec plusieurs fournisseurs de services par satellite afin d’étendre ses services et de réduire les coûts.

La NDS2 prévoit également l’extension des infrastructures numériques afin d’assurer une connectivité à l’échelle nationale. Il est notamment prévu l’extension de la couverture en fibre optique haut débit aux zones urbaines, périurbaines et rurales, l’expansion du haut débit mobile et l’installation de kiosques numériques alimentés à l’énergie solaire dans les communautés hors réseau et mal desservies.

Les autorités recommandent aussi des accords de partage d’infrastructures entre les fournisseurs de services de télécommunications pour accélérer la couverture et réduire les coûts d’Internet et des services numériques.

Le recours au satellite intervient alors que cette technologie est de plus en plus plébiscitée pour réduire la fracture numérique, notamment en Afrique subsaharienne. Selon la GSMA, « la région abrite certaines des géographies les plus difficiles pour les réseaux terrestres, comprenant des forêts tropicales, des déserts et des chaînes de montagnes ».

Pour rappel, le Zimbabwe comptait 6,45 millions d’utilisateurs d’Internet au début de l’année 2025, pour un taux de pénétration de 38,4 %, selon DataReportal. Par ailleurs, l’Union internationale des télécommunications (UIT) estime que les réseaux 2G, 3G, 4G et 5G couvraient respectivement 93,9 %, 87,9 %, 51,6 % et 15,9 % en 2024.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Ubrick F. Quenum

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Posted On vendredi, 02 janvier 2026 19:04 Written by

A la veille de la grande finale de l’Orange EA SPORTS FC™ 26 qui s’est déroulée à Casablanca à l’espace Sacré-Cœur les 19 et 20 décembre, la directrice Communication commerciale, Marque et Sponsoring d’Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA), est revenue sur l’évolution du tournoi, les ambitions d’Orange et son impact dans l’écosystème esportif africain, avec sa vision résolument inclusive et responsable.

Avant, c’était le tournoi Orange eSport Experience. Aujourd’hui, on parle d’Orange EA SPORTS FC™ 26. Qu'est-ce qui a changé à part le nom, et pourquoi ?

Effectivement, le tournoi Orange eSport Experience a existé pendant sept ans, avec plusieurs éditions. Aujourd’hui, nous avions besoin d’apporter davantage de valeur à ce tournoi. C’est ainsi que nous avons saisi l’opportunité d’un partenariat avec EA Sports, un acteur essentiel du gaming. Ce partenariat nous permet d’augmenter la crédibilité et la visibilité de notre compétition, mais aussi d’offrir à nos gamers le tout nouveau jeu EA Sports FC 26, sur lequel ils vont compétir.

La nouvelle formule réunit 15 pays d'Afrique (sur les 17 filiales Orange), auxquels s'ajoute La Réunion, qui s'allie à Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA) pour cette édition. C’est une innovation. L'objectif est de montrer que l'Afrique ainsi que ses jeunes talents ont toute leur place sur la scène mondiale du eSport. Ce partenariat avec un leader du gaming va nous y aider.

Au niveau de la stratégie d'Orange pour le développement de l’eSport en Afrique et au Moyen-Orient, comment cette édition s'inscrit-elle dans cette stratégie ?

C'est une continuité. L'ambition d'Orange dans l’eSport depuis 2016 est d'abord cohérente avec notre activité de fourniture d'accès Internet, le haut débit étant fondamental pour les jeux en ligne et la diffusion des tournois. Le second objectif est l'inclusion. Pendant longtemps, nos champions locaux avaient des difficultés à accéder aux tournois internationaux. L'un de nos objectifs initiaux était de promouvoir l’eSport, de structurer les écosystèmes locaux et de le rendre accessible à tous.

Grâce aux tournois Orange eSport Experience organisés dans de nombreux pays depuis 2018, nous avons permis aux joueurs de se confronter entre eux et de gagner en visibilité. Cela a participé à l'émergence ou au renforcement d'écosystèmes existants qui aboutissent aujourd'hui à la création de fédérations dans plusieurs pays. Nous restons en droite ligne de cette ambition initiale : promouvoir l'eSport, faire émerger les talents locaux, leur offrir des expériences qualitatives et les confronter à l'international.

« Nous restons en droite ligne de cette ambition initiale : promouvoir l'eSport, faire émerger les talents locaux, leur offrir des expériences qualitatives et les confronter à l'international. »

L'aspect inclusion est également central dans notre vision responsable et éthique. Nous voulons rendre l'eSport accessible à tous les jeunes et plus inclusif en termes de genre. D'ailleurs, lors de notre finale à Casablanca, nous accueillerons des eSportives, notamment du Cameroun et du Maroc.

Quel est aujourd’hui le bilan chiffré de cet engagement d'Orange dans l'eSport depuis son lancement ?

Nous avons organisé cinq éditions panafricaines depuis 2018, permettant à nos sportifs de se rencontrer et d'évoluer. Le bilan est positif à plusieurs niveaux. Nous avons contribué à la structuration d'écosystèmes embryonnaires dans nos pays, en travaillant avec des associations locales. Aujourd'hui, on observe la création de fédérations dans plusieurs pays comme le Cameroun ou le Sénégal et d’autres. Orange a fortement participé à cette émergence et à cette professionnalisation.

En termes de chiffres, le gaming est la première industrie mondiale du divertissement devant le cinéma et la musique. Sur l’Afrique, bien que nous n’ayons pas beaucoup d’études, nous notons que le eSport est en plein développement en Afrique. Statista évoque plus de 420 millions de joueurs d'ici 2026 et un taux de pénétration des gamers à 27% sur le continent. Orange, en tant qu'opérateur majeur dans la zone Afrique et Moyen-Orient, veut continuer à participer activement à cette dynamique.

« Nous notons que le eSport est en plein développement en Afrique. Statista évoque plus de 420 millions de joueurs d'ici 2026 […] »

Pour cet événement, quels moyens sont déployés pour garantir une expérience exceptionnelle pour les joueurs et les spectateurs, compte tenu de la dispersion géographique ?

Les technologies de pointe que nous apportons aux jeunes esportifs sont d'abord le haut débit, via la fibre et la 5G que nous déployons sur nos marchés. Elles permettent aux joueurs de compétir avec une latence minimale et de rendre les tournois visibles. Au-delà de cette connectivité de base, nous utilisons nos plateformes comme Max it, présente sur 16 marchés avec 22 millions d'utilisateurs actifs pour promouvoir le eSport.

Notre super application Max it va davantage intégrer le eSport et le gaming. Par exemple, le tournoi de Casablanca sera diffusé en direct en streaming sur Max it. Nous prévoyons d'y développer un "corner" dédié avec des contenus pertinents : streaming de matchs, offres, mais aussi des contenus éducatifs et exclusifs réalisés avec des gamers internationaux connus pour conseiller nos talents locaux. L'idée est d'apporter une vraie valeur ajoutée à cette communauté à travers Max it.

La grande finale aura lieu à Casablanca les 19 et 20 décembre. Quels sont les enjeux pour les vainqueurs locaux qui représentent leur pays, et quel impact régional attendez-vous de cet événement ?

Pour nos champions, c'est d'abord un enjeu national ; ils font vibrer la fibre patriotique, d'autant que ce tournoi est focalisé sur le football virtuel (EA Sports FC 26), en cohérence avec notre engagement historique dans le football. À titre individuel, cela leur permet de se bonifier.

En termes de perspectives, tous les champions présents sont d'office qualifiés pour un futur tournoi EA SPORTS FC™ Mobile prévu mi-2026. Cette compétition réunira, au-delà des pays d'OMEA, des pays européens d'Orange, permettant à nos champions de se mesurer à des joueurs du monde entier.

Par ailleurs, le super gagnant du tournoi actuel bénéficiera aussi d'un voyage VIP au Real Madrid.

La visibilité est également un enjeu majeur, avec une diffusion sur Max it, YouTube et FCM TV (la chaîne d'EA Sports FC).

Concernant l'impact régional, cette large diffusion multiplie l'audience et nous espérons susciter des vocations. Organiser un tel tournoi à la veille de la Coupe d'Afrique des Nations TotalEnergies Maroc 2026 démontre l'importance du eSport pour Orange. Nous souhaitons confirmer notre engagement à soutenir cet écosystème, sa réglementation et favoriser la création de fédérations, pour porter nos champions au plus haut niveau international.

Orange parle d'une vision d'« eSport responsable », soutenue par le programme #ForGoodConnection. Que signifie concrètement cet engagement et quelles actions sont menées en marge de la compétition ?

Le programme #ForGoodConnection nous permet de sensibiliser au cyberharcèlement. Il y a environ deux ans, Orange a lancé en Europe des "safe zones" dans certains jeux : des zones virtuelles où un joueur victime de harcèlement peut trouver des contacts d’associations par exemple et un accompagnement.

Notre approche responsable se concentre donc sur l'inclusion de tous et la sensibilisation au cyberharcèlement ainsi qu'à l'usage responsable des écrans, une problématique importante dans l'eSport. #ForGoodConnection est un programme permanent, intégré dans ce tournoi mais qui s'étend sur toute l'année.

Notre action concrète dans ce tournoi a été d'intégrer des joueuses dans le tournoi pour promouvoir l'inclusion des femmes dans le eSport.

« Notre action concrète dans ce tournoi a été d'intégrer des joueuses dans le tournoi pour promouvoir l'inclusion des femmes dans le eSport. »

Quels défis avez-vous relevés pour organiser un tournoi regroupant 15 pays d'Afrique et La Réunion ?

L'héritage et l'expérience des précédentes éditions d'Orange eSport Experience nous ont été précieux. Nos équipes, basées à Londres, à Casablanca (OMEA) et dans les pays, se sont aguerries à l'organisation d'événements eSport. Nous nous sommes aussi appuyés sur une agence spécialisée. Ce travail d'équipe et cette synergie nous ont permis de surmonter les obstacles pour créer ce bel événement.

Les défis logistiques étaient nombreux, notamment l'obtention des visas pour amener tous les joueurs au Maroc, mais ils ont quasiment tous obtenu des visas. Organiser cet événement juste avant la CAN TotalEnergies Maroc 2026 ajoutait une certaine complexité. En nous y prenant à temps et grâce à l'expérience collective, nous avons pu relever ces défis.

Au-delà des joueurs professionnels, comment Orange parvient-elle à impliquer et fédérer les communautés locales et les amateurs dans chaque pays ?

Les phases nationales sont souvent organisées de manière très professionnelle dans des salles qui accueillent du public, créant ainsi un événement local. Ces finales nationales sont aussi fréquemment diffusées sur les plateformes locales, touchant un public plus large d'amateurs.

Dans certains pays, nous sponsorisons également des salles publiques de jeu où nous organisons des activités de sensibilisation et des « activations » autour de petits matchs. L'objectif est de promouvoir globalement l'eSport auprès d'un public large et de ne pas en faire un écosystème réservé aux seuls professionnels.

Quelles sont les perspectives d'Orange dans l'eSport en Afrique ?

La grande perspective, c'est le tournoi international prévu pour juin-juillet 2026. Ce sera la prochaine étape majeure : un tournoi EA SPORTS FC™ Mobile qui rassemblera non seulement les pays d'Afrique et du Moyen-Orient d'Orange, mais aussi certaines de nos filiales européennes. Cela créera une véritable rencontre internationale, offrant à nos champions africains une vitrine et une expérience de compétition à une échelle globale. Le projet est en cours de finalisation, mais il incarne parfaitement la suite de notre engagement à inspirer la jeunesse, à renforcer la notoriété du eSport et à soutenir l’innovation et la passion.

Propos recueillis par Muriel Edjo

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Posted On vendredi, 02 janvier 2026 06:27 Written by

Les autorités mauritaniennes parient sur le numérique pour accélérer le développement socio-économique du pays. Cette intégration touche à tous les secteurs de l’économie, dont les transports.

Les autorités mauritaniennes ont lancé une solution basée sur l’intelligence artificielle (IA) pour détecter et enregistrer automatiquement, en temps réel, les infractions routières sur l’ensemble du réseau national. Opérationnelle depuis le 25 décembre, cette initiative s’inscrit dans les efforts d’intégration du numérique à la gestion de la sécurité routière.

Dans sa première phase, le dispositif cible deux infractions majeures : la surcharge des véhicules, détectée automatiquement en cas de dépassement de la charge autorisée, et le non-port de la ceinture de sécurité, identifié grâce à des caméras intelligentes. La solution vise à moderniser la surveillance grâce à des alertes automatiques et une traçabilité structurée des données, notamment lors des déplacements interurbains.

Il convient toutefois de rappeler que l’usage des technologies numériques pour la sécurité routière en Mauritanie reste embryonnaire. L’intégration d’un plus grand nombre d’infractions sera nécessaire pour mesurer l’impact réel sur la sécurité routière. Le potentiel de l’IA ne se limite pas à la détection des infractions.

L’Union internationale des télécommunications (UIT), par exemple, a lancé en 2021 l’initiative « AI for Road Safety », promouvant une approche « système sûr » basée sur six piliers : gestion de la sécurité routière, routes et mobilité plus sûres, véhicules plus sûrs, usagers de la route plus sûrs, intervention après un accident et contrôle de la vitesse. Selon l’agence onusienne, l’IA peut améliorer la collecte et l’analyse des données sur les accidents, fournir des informations pour éviter les collisions et optimiser les interventions après les accidents, contribuant ainsi à l’élaboration de cadres réglementaires plus efficaces.

Cependant, l’UIT rappelle que l’IA n’est pas une panacée. Il est essentiel d’assurer les standards de sécurité adéquats, de tester rigoureusement les systèmes et de prévenir les risques pour les droits humains et la vie privée afin que ces technologies soient utilisées de manière fiable, sécurisée et éthique. Le développement d’infrastructures télécoms fiables, comme la 5G, sera également nécessaire pour soutenir ces dispositifs.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Ubrick F. Quenum

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Posted On mercredi, 31 décembre 2025 10:00 Written by
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