En janvier 2025, les autorités sénégalaises ont décidé d'investir 206 millions USD pour financer leur stratégie numérique pour l'éducation sur la période 2025-2029. Des actions concrètes commencent à prendre corps.

Le Sénégal a annoncé lundi 20 avril le lancement d’une bibliothèque numérique nationale dédiée aux élèves. Cette plateforme vise à faciliter l’accès aux ressources pédagogiques et à assurer la continuité des apprentissages, dans un contexte de perturbations régulières du calendrier scolaire.

Accessible en ligne sur différents supports (smartphones, tablettes, ordinateurs), la bibliothèque propose un ensemble de contenus couvrant plusieurs niveaux d’enseignement, du préscolaire au secondaire. Les ressources, validées par des enseignants, incluent des cours, des exercices interactifs et des outils de révision. Deux solutions composent l’offre : Senkala, axée sur les évaluations et les exercices, et Promet, dédiée aux contenus pédagogiques et à l’apprentissage autonome.

L’initiative vise, d’une part, à garantir la continuité pédagogique en permettant aux élèves de poursuivre leur apprentissage en dehors de la salle de classe. D’autre part, elle s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’éducation, en intégrant les technologies numériques au cœur des méthodes d’enseignement. Au-delà de l’accès aux contenus, la plateforme ambitionne de réduire les inégalités éducatives, notamment entre zones urbaines et rurales.

Toutefois, l’accès à Internet à domicile reste profondément inégal au Sénégal, selon une enquête de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) publiée en juillet 2025. Si 43,8 % des ménages dakarois disposent d’une connexion, ce taux tombe à 16,3 % dans les autres zones urbaines et à moins de 3 % en milieu rural. Les données de DataReportal, qui évaluent l’accès à Internet mobile, sont cependant plus élevées. À la fin de l’année 2025, le Sénégal comptait 11,5 millions d’internautes, soit un taux de pénétration de 60,6 %.

Adoni Conrad Quenum (Agence Ecofin)

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Posted On mercredi, 22 avril 2026 18:52 Written by

Les autorités zambiennes souhaitent généraliser l’accès à Internet dans le pays, dans le cadre des aspirations de transformation numérique. Cette ambition concerne non seulement les particuliers, mais aussi les établissements publics tels que les écoles et les hôpitaux.

Le gouvernement zambien prévoit de connecter 2500 écoles supplémentaires à Internet d’ici la fin de l’année 2026. L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique du système éducatif.

Dans ce cadre, les entreprises de télécommunications et les institutions financières zambiennes se sont engagées la semaine dernière à soutenir le ministère de l’Éducation dans l’extension de la connectivité Internet dans les écoles à travers le pays. Cet engagement a été pris lors d’une réunion de concertation avec les partenaires consacrée à la connectivité scolaire.

« La collaboration a permis à des salles de classe autrefois limitées en ressources d’introduire aujourd’hui les apprenants aux outils numériques. Les enseignants élargissent leurs méthodes. Les élèves accèdent à des connaissances qui dépassent largement leur environnement immédiat », a déclaré Noriana Muneku, secrétaire permanente chargée de l’Administration au ministère de l’Éducation.

Cette initiative intervient dans un contexte où les autorités zambiennes misent sur la technologie pour soutenir le développement socio-économique dans l’ensemble des secteurs. Dans le domaine de l’éducation, cette ambition est mise en œuvre en partenariat avec des acteurs privés et des organisations internationales.

Le ministère de l’Éducation estime notamment que les écoles peuvent tirer parti d’un large éventail d’outils TIC pour communiquer, créer, diffuser, stocker et gérer l’information de manière efficace. Les technologies de l’information et de la communication offrent aux apprenants un accès à une vaste gamme de ressources éducatives en ligne, telles que des manuels numériques, des livres électroniques et des logiciels éducatifs spécialisés, disponibles à tout moment et depuis n’importe quel lieu.

« Contrairement aux méthodes d’enseignement traditionnelles, qui peuvent limiter le rythme d’apprentissage, l’intégration des TIC permet aux élèves d’apprendre à leur propre rythme et selon leur propre emploi du temps, leur offrant ainsi la flexibilité nécessaire pour concilier études, activités personnelles ou engagements professionnels », indique le ministère dans son « Education Statistics Bulletin 2025 ».

Dans cette dynamique, le gouvernement a mis en place la plateforme « Digital Learning Passport » en collaboration avec l’UNESCO, l’UNICEF et Microsoft. Elle propose une large gamme de contenus éducatifs, incluant des leçons interactives, des supports audio et vidéo ainsi que des ressources pédagogiques numérisées alignées sur le programme scolaire. En 2024, plus de 300 000 élèves y accédaient pour étudier des matières telles que l’anglais, les mathématiques, les sciences et les études sociales.

Selon les données du ministère de l’Éducation, 8 239 écoles sur les 13 987 que compte le pays disposaient d’un accès à Internet pour des usages administratifs à fin 2025. Cependant, seules 5487 écoles bénéficiaient d’un accès destiné à l’enseignement et à l’apprentissage, tandis que 3276 disposaient d’une connexion jugée fiable.

Cette initiative soulève toutefois plusieurs interrogations, notamment sur la généralisation effective de la connectivité dans les écoles, la fiabilité et la pérennité des réseaux, la disponibilité des équipements TIC, ainsi que les capacités des enseignants et des élèves à utiliser ces outils. L’accès à l’électricité reste également un enjeu majeur : en 2025, 5812 écoles ne disposaient d’aucune alimentation électrique. 

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mercredi, 22 avril 2026 08:53 Written by

Porté par la multiplication des conflits et l’évolution des menaces, le marché des drones connaît une expansion rapide en Afrique. Cette dynamique ouvre la voie à l’émergence d’une production locale, dans un secteur encore largement dominé par les importations.

La société africaine de technologie de défense, Terra Industries, a annoncé le dimanche 19 avril le lancement de la construction de « Pax‑2 », sa deuxième usine de fabrication de systèmes autonomes. Située à Accra, au Ghana, cette infrastructure de plus de 3 150 m² (34 000 pieds carrés) deviendra, une fois opérationnelle en juin 2026, la plus grande unité de production de drones du continent, surpassant le site amiral « Pax‑1 » basé à Abuja, au Nigeria.

Cet investissement massif intervient après un tour de table de 34 millions de dollars destiné à accroître les capacités industrielles de la firme et à renforcer ses équipes d’ingénierie au Nigeria et dans les pays alliés. Le site ghanéen se concentrera sur la production à haute cadence de systèmes aériens stratégiques, notamment le drone de surveillance et de frappe Archer, l’unité tactique Iroko et l’intercepteur à grande vitesse Kama, capable d’atteindre 300 km/h pour contrer les menaces de drones adverses.

Au-delà de l’investissement industriel, cette initiative s’inscrit dans une évolution plus large des enjeux sécuritaires sur le continent. Dans plusieurs régions, notamment au Sahel, l’usage de drones parfois issus de technologies civiles détournées s’intensifie et transforme les modes opératoires des groupes armés. Cette évolution renforce la demande en solutions intégrées combinant surveillance, guerre électronique et capacités d’interception.

Cette tendance s’inscrit par ailleurs dans une dynamique de marché en forte croissance. Selon le cabinet Fortune Business Insights, le marché mondial des drones militaires pourrait atteindre 30,9 milliards de dollars d’ici 2034, contre 18,2 milliards en 2025 et 20,8 milliards en 2026, porté notamment par la multiplication des usages dans les contextes sécuritaires.

Le choix du Ghana repose sur plusieurs facteurs, notamment la disponibilité de compétences techniques et l’ambition du pays de se positionner comme un hub industriel régional. Le projet devrait générer environ 120 emplois directs, principalement dans l’ingénierie, et fonctionner en continu pour répondre à la demande. À l’horizon 2028, l’usine vise une capacité de production annuelle de 50 000 unités.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 22 avril 2026 08:40 Written by

La cherté des smartphones constitue l’un des principaux facteurs de la fracture numérique en Afrique. En RDC, environ 92 % de la population ne possédait pas de smartphone en 2024, selon la GSMA.

Equity Bank propose de lancer un programme de financement de téléphones en République démocratique du Congo (RDC), permettant aux abonnés d’acquérir des smartphones à moindre coût grâce à des paiements échelonnés. L’initiative vise à accélérer l’adoption des smartphones et, par extension, l’usage des services numériques dans le pays.

Le projet a été présenté la semaine dernière à Augustin Kibassa Maliba (photo, à droite), ministre congolais de l’Économie numérique, en marge de sa participation à Washington à une table ronde ministérielle sur la digitalisation des paiements et la mobilisation des recettes intérieures. Il s’inscrit dans la volonté affichée d’Equity Bank de nouer un partenariat stratégique avec le ministère afin de soutenir la transformation numérique du pays.

« Imaginez offrir au peuple congolais des téléphones financés à faible coût, avec une connexion internet abordable, permettant d’ouvrir des comptes bancaires ou d’accéder plus facilement aux services publics et aux programmes gouvernementaux », a déclaré Willy Mulamba (photo, à gauche), directeur général d’Equity BCDC, filiale congolaise d’Equity Group, sans donner davantage de détails.

Cette initiative intervient alors que l’accessibilité financière des smartphones est considérée comme l’un des principaux obstacles à l’adoption de l’Internet en Afrique. Selon les données de la GSMA, seulement 8 % de la population congolaise possédait un smartphone en 2024. À titre de comparaison, le taux de pénétration de l’Internet mobile était de 13 %, d’après la même source.

Dans son rapport « Accelerating Smartphone Adoption in Africa », publié en décembre 2025, la GSMA indique que le prix médian d’un smartphone d’entrée de gamme est d’environ 30 USD, soit plus de la moitié du revenu mensuel par habitant en RDC. Pour les individus appartenant aux 20 à 40 % des ménages les plus modestes, ce coût dépasse la totalité de leurs revenus mensuels, rendant l’achat direct pratiquement impossible sans recours à des solutions de financement.

Les opérateurs mobiles et d’autres acteurs de l’écosystème ont déjà introduit des options de financement de smartphones en RDC. Par exemple, KaiOS Technologies, en collaboration avec Mobihive Lab, propose un dispositif de financement de smartphones 4G destiné aux nouveaux utilisateurs ainsi qu’à ceux migrant de la 2G. Les opérateurs télécoms Vodacom, Airtel et Africell proposent également des offres incluant non seulement le paiement échelonné, mais aussi du crédit de communication et/ou des données initiales.

Cependant, malgré la disponibilité de ces offres, les paiements au comptant restent largement dominants pour l’achat de smartphones. Cette situation s’explique, selon la GSMA, par une faible connaissance des solutions de financement et par la crainte des défauts de paiement, pouvant entraîner la reprise du terminal et la perte des sommes déjà versées.

Isaac K. Kassouwi

Posted On mardi, 21 avril 2026 11:08 Written by

Dans une perspective de contrôle renforcé de l’espace numérique, le Gabon franchit une étape décisive avec un texte qui instaure une régulation stricte des réseaux sociaux et des plateformes digitales, bouleversant les usages en ligne et posant de nouveaux défis en matière de libertés, de responsabilité et de protection des publics.

Le Gabon durcit son cadre juridique du numérique avec l’adoption de l’ordonnance n°0011/PR/2026 du 26 février 2026, publiée le mercredi 8 avril. Le texte, composé de 55 articles répartis en 11 chapitres, redéfinit en profondeur les règles d’usage des réseaux sociaux et des plateformes numériques dans le pays.

Fin de l’anonymat et traçabilité renforcée des utilisateurs 

Parmi les principales mesures, l’ordonnance met fin à l’anonymat en ligne. Toute personne souhaitant accéder à une plateforme numérique doit désormais fournir son nom, son domicile et son Numéro d’identification personnel (NIP). Les fournisseurs de services numériques sont également tenus de vérifier l’identité des utilisateurs résidant sur le territoire gabonais, instaurant ainsi un dispositif de traçabilité renforcée des activités en ligne.

Le texte introduit également un durcissement de la responsabilité des utilisateurs. Ces derniers deviennent pleinement responsables des contenus qu’ils publient, tandis qu’une responsabilité dite « solidaire » est instaurée pour les actions de diffusion ou de partage massif de contenus jugés illicites. Les administrateurs de groupes sur les réseaux sociaux sont, eux aussi, directement concernés, avec une obligation de modération et de signalement des dérives au sein de leurs communautés.

Encadrement de l’intelligence artificielle et protection des publics sensibles 

L’encadrement de l’intelligence artificielle constitue un autre volet central de la réforme. L’ordonnance impose la transparence sur les contenus générés par des systèmes automatisés et interdit les deepfakes lorsqu’ils portent atteinte à la dignité des personnes ou sont utilisés à des fins de manipulation. L’usurpation d’identité via des outils d’IA est également considérée comme une circonstance aggravante.

Sur le plan de la protection des mineurs, la majorité numérique est fixée à 16 ans. En dessous de cet âge, l’accès aux réseaux sociaux est conditionné par une autorisation parentale. Les plateformes sont tenues de mettre en place des mécanismes de vérification d’âge et de filtrage des contenus sensibles, notamment les contenus violents ou à caractère pornographique.

Le dispositif introduit par ailleurs une procédure de régulation accélérée, permettant à une autorité judiciaire d’ordonner en urgence le retrait de contenus ou la suspension de comptes dans un délai de 24 heures, ainsi qu’un droit de réponse obligatoire sous 48 heures en cas de mise en cause.

Enfin, le volet répressif est particulièrement renforcé. Les sanctions prévues incluent des amendes pouvant atteindre 50 millions FCFA (≈ 89 415 $) pour les opérateurs défaillants, ainsi que des peines de prison pour les infractions les plus graves liées à la cybersécurité ou à la diffusion de contenus illicites. Les acteurs du numérique disposent toutefois d’une période transitoire de 12 mois pour se conformer à ces nouvelles exigences.

Une réforme dans un contexte de régulation renforcée 

Cette nouvelle architecture juridique s’inscrit dans un contexte plus large de réformes engagées ces derniers mois dans le pays en matière de gouvernance numérique et de régulation de l’espace public numérique. Depuis près de deux mois, l’accès aux réseaux sociaux est suspendu, une situation liée à des mesures restrictives prises par la Haute Autorité de la Communication.

Dans ce climat de resserrement du contrôle numérique, l’ordonnance apparaît comme une tentative de formalisation et de structuration du cadre légal. Mais elle soulève plusieurs défis majeurs. Sa mise en œuvre suppose d’importants moyens techniques pour les plateformes et les opérateurs, notamment en matière de vérification d’identité et de modération automatisée. La question de la protection des données personnelles et du respect de la vie privée se pose également, dans un contexte où la centralisation des identités numériques devient obligatoire.

Autre enjeu, la capacité réelle des acteurs du numérique à se conformer dans les délais impartis, alors que plusieurs plateformes internationales fonctionnent selon des standards globaux parfois difficiles à adapter à des exigences nationales spécifiques.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 21 avril 2026 08:52 Written by

En Afrique, la gestion des déchets est confrontée à une urbanisation rapide et à la croissance des activités industrielles. Le manque de systèmes de traçabilité fiables rend difficile le suivi des flux, ce qui accentue le recours aux solutions numériques pour améliorer le contrôle et la transparence.

Le ministère ivoirien de l’Environnement a présenté, le mercredi 15 avril à Abidjan, une plateforme numérique destinée à assurer le suivi des déchets dangereux. L’outil, dévoilé lors d’une cérémonie de pré‑lancement, vise à améliorer la traçabilité et la gestion de ces déchets dans un contexte de pression croissante liée à l’industrialisation.

« Le système vient pallier le déficit de maîtrise observé dans la gestion de nos déchets industriels en rendant obligatoire et numériquement traçable chaque mouvement de déchets industriels dangereux. Il permettra de ramener progressivement vers des filières contrôlées des volumes de déchets industriels aujourd’hui perdus pour toute statistique, et pour tout contrôle réglementaire », a indiqué Abou Bamba, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique.

Le système, baptisé SIGSDID, repose sur la dématérialisation des procédures et la centralisation des données. Il introduit notamment un bordereau électronique de suivi des déchets (e‑BSD), permettant de tracer chaque flux depuis sa production jusqu’à son traitement final. L’objectif est de disposer d’informations fiables en temps réel et de mieux encadrer les obligations des entreprises.

Cet outil intervient alors que la gestion des déchets industriels reste largement incomplète en Côte d’Ivoire. Selon le Centre ivoirien antipollution, le pays génère plus de 625 000 tonnes de déchets industriels par an, dont une part importante échappe encore aux circuits formels. Seuls 30 à 40 % sont pris en charge par des opérateurs agréés, laissant une majorité sans suivi effectif.

Dans ce contexte, la numérisation apparaît comme un moyen de renforcer la traçabilité et de limiter les pratiques informelles. Le système doit permettre aux autorités d’identifier les flux non déclarés, d’améliorer le contrôle réglementaire et de mieux orienter les politiques publiques en matière environnementale. Selon les autorités, le déploiement se fera progressivement. Les huiles usagées et les résidus d’hydrocarbures seront traités en priorité, avant une extension à l’ensemble des déchets industriels dangereux d’ici 2028.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 21 avril 2026 07:40 Written by

La République du Congo avait signé en avril 2025 un protocole d’accord avec l’École des hautes études en sciences économiques (EHESE) de Moscou. C’était en marge de la troisième édition du Gitex Africa qui s’est déroulée à Marrakech, au Maroc.

La Russie s’est engagée à financer la mise en œuvre des phases 3 et 4 du Centre africain de recherche en intelligence artificielle (CARIA). Cet établissement vise à former aux technologies émergentes, de quoi offrir de nouvelles opportunités d’emploi dans l’économie numérique aux jeunes.

La question a été abordée lors de la visite de travail au Congo d’une délégation russe la semaine dernière. Les discussions entre les deux parties ont notamment porté sur la consolidation d’un partenariat stratégique en pleine évolution, dans les secteurs du numérique, de l’innovation et de la formation.

Selon le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, l’aboutissement de ce financement ouvrira la voie à des avancées concrètes, notamment l’implantation d’un campus de School 21 au sein du CARIA. Il s’agit d’une école russe de formation aux compétences numériques, inspirée du modèle de l’école française École 42. Axée sur l’apprentissage par projets et la collaboration entre apprenants, elle vise à former rapidement des talents dans les domaines du développement logiciel, de l’intelligence artificielle et des technologies avancées.

Le financement servira également au lancement de programmes intensifs de formation destinés à la jeunesse congolaise, dans des métiers numériques à fort potentiel.

Le renforcement des compétences numériques apparaît comme une lueur d’espoir au Congo, alors que la Banque mondiale estime que près de 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Au Congo, une enquête d’Afrobarometer (2024) indique que 41 % des 18–35 ans sont sans emploi et en recherche active. Par ailleurs, 42 % des individus de cette tranche d’âge ne sont ni en emploi ni en recherche d’emploi.

Les résultats de l’enquête montrent également que le chômage arrive en tête des problèmes les plus importants auxquels les jeunes Congolais souhaitent que leur gouvernement s’attaque, suivi par l’approvisionnement en eau, les infrastructures routières, l’éducation et la santé.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 21 avril 2026 06:53 Written by

La santé numérique connaît une accélération en Afrique, portée par la volonté des États de moderniser leurs systèmes sanitaires et de mieux exploiter les données médicales. Elle transforme progressivement la gestion des soins et la prise de décision publique.

Le Tchad amorce une transition vers le dossier médical électronique, avec l’appui technique de la société rwandaise HISP. Une solution numérique de gestion des dossiers médicaux a été présentée le mercredi 15 avril aux autorités tchadiennes. Ce système vise à remplacer les supports physiques par une architecture numérique intégrée. L’enjeu est de structurer des données fiables, exploitables à la fois pour le suivi des patients et pour la prise de décision au niveau des établissements de santé.

Concrètement, la mise en place de ce dossier médical informatisé vise à améliorer le suivi du parcours des patients, à renforcer la coordination entre les établissements de santé et à optimiser la gestion des services hospitaliers. Elle contribue également à réduire la charge administrative des professionnels de santé, tout en facilitant l’accès à des données fiables et en temps réel pour appuyer la prise de décision. Le système est par ailleurs conçu pour s’intégrer aux plateformes nationales existantes, notamment DHIS2, afin de garantir une meilleure interopérabilité des données.

Acteur clé du dispositif, HISP Rwanda développe et déploie des systèmes d’information de santé dans plusieurs pays africains. L’organisation accompagne les États dans la collecte, l’analyse et l’exploitation des données sanitaires, afin de renforcer la planification et la performance des systèmes de santé. Au Tchad, son intervention vise à structurer un système capable de soutenir la gestion hospitalière et d’améliorer la continuité des soins.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large à l’échelle du continent. Selon un rapport de McKinsey & Company, les solutions de santé numérique pourraient permettre aux systèmes de santé africains de réduire jusqu’à 15 % de leurs dépenses totales, notamment en limitant les doublons et en optimisant l’allocation des ressources. Par ailleurs, plus de 60 % des pays africains disposent déjà d’une stratégie nationale de e‑santé ou sont en cours de déploiement, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union africaine (UA). Le contexte reste toutefois marqué par des fragilités structurelles. L’OMS souligne que la fragmentation des données, la faible numérisation et le manque d’interopérabilité limitent encore l’exploitation efficace de l’information sanitaire.

Au‑delà des gains techniques, l’enjeu est aussi stratégique. Une meilleure utilisation des données permet d’améliorer le pilotage des politiques publiques, d’optimiser les ressources et de renforcer la résilience des systèmes de santé. Pour le Tchad, ce partenariat pourrait ainsi constituer une étape structurante vers un système davantage piloté par la donnée.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 21 avril 2026 05:44 Written by

Le pays ambitionne, d’ici 2028, de bâtir une économie émergente où les start‑up occupent une place centrale. Les initiatives se multiplient pour concrétiser cette vision.

Le gouvernement algérien a lancé, samedi 18 avril à Alger, le premier cluster national de start‑up dédié à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité, au niveau du pôle scientifique et technologique de Sidi Abdellah. L’initiative marque une nouvelle étape dans la structuration de l’écosystème de l’innovation, avec l’ambition de renforcer la compétitivité des jeunes entreprises technologiques et d’accroître leur contribution à l’économie nationale.

Ce cluster se présente comme un cadre intégré réunissant start‑up, universités, centres de recherche et acteurs économiques autour de projets communs. Il vise à favoriser l’émergence de solutions innovantes dans des domaines stratégiques, notamment l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou encore les services numériques intelligents. Sa particularité réside dans l’ouverture à des start‑up issues aussi bien du milieu universitaire que de l’écosystème entrepreneurial classique, afin de stimuler les synergies et d’accélérer la transformation des projets innovants en applications économiques concrètes.

Porté conjointement par les ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Économie de la connaissance et des Télécommunications, le dispositif s’inscrit dans une ambition plus large des pouvoirs publics de développer massivement l’écosystème entrepreneurial. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a notamment fixé l’objectif de porter à 20 000 start‑up en Algérie à l’horizon 2029, en s’appuyant sur l’université comme principal vivier d’innovation et de compétences.

En juin dernier, les autorités indiquaient que 1600 micro‑entreprises, 130 start‑up et 1175 projets labellisés « innovants » avaient été enregistrés, auxquels s’ajoutaient plus de 2800 brevets déposés auprès des instances compétentes.

En s’appuyant sur ce type de structures, l’Algérie cherche à accélérer sa transition vers une économie fondée sur la connaissance, où l’innovation technologique devient un moteur de croissance. À l’échelle internationale, les clusters sont en effet considérés comme des catalyseurs de compétitivité, capables de stimuler le développement technologique, de renforcer l’attractivité des territoires et de favoriser l’émergence d’entreprises à fort potentiel.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 20 avril 2026 12:04 Written by

La dernière élection présidentielle au Bénin a été marquée par une publication rapide des résultats dès la nuit suivante. Une performance qui met en lumière le rôle croissant des outils numériques dans la gestion des scrutins.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) du Bénin a annoncé le mercredi 15 avril avoir franchi un cap dans la gestion du scrutin présidentiel organisé le dimanche 12 avril, avec une proclamation des résultats intervenue en moins de vingt-quatre heures. Selon l’institution, cette performance repose sur une plateforme numérique intégrée de transmission et de compilation des résultats, fonctionnant en mode hybride en ligne et hors ligne.

La CENA explique que ce dispositif a permis une remontée progressive des données depuis les bureaux de vote dès la clôture du scrutin, réduisant ainsi le délai de centralisation des procès-verbaux, traditionnellement pointé comme l’un des principaux facteurs de lenteur et de contestation dans les processus électoraux sur le continent. Le système intègre par ailleurs un mécanisme de géolocalisation des données transmises, garantissant l’identification précise de chaque bureau de vote d’origine. Cette fonctionnalité a joué un rôle clé dans la traçabilité des résultats et la limitation des risques de manipulation lors des différentes étapes de traitement.

Au-delà du dépouillement, la digitalisation a également concerné la gestion des ressources humaines mobilisées pour le scrutin. Les coordonnateurs d’arrondissement ont notamment transmis, via la plateforme, des formulaires en ligne recensant les membres des postes de vote, les assistants des centres d’arrondissement ainsi que d’autres données opérationnelles intégrées au système. Ce dispositif a permis d’automatiser le traitement des informations et de déclencher le paiement des agents via mobile money dans un délai de 48 heures après le vote, contre plusieurs jours ou semaines auparavant.

L’institution estime que ces réformes s’inscrivent dans une dynamique plus large de modernisation du système électoral béninois, visant à améliorer la transparence, la rapidité et la fiabilité des opérations électorales.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 17 avril 2026 14:43 Written by
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