En janvier 2025, les autorités sénégalaises ont décidé d'investir 206 millions USD pour financer leur stratégie numérique pour l'éducation sur la période 2025-2029. Des actions concrètes commencent à prendre corps.
Le Sénégal a annoncé lundi 20 avril le lancement d’une bibliothèque numérique nationale dédiée aux élèves. Cette plateforme vise à faciliter l’accès aux ressources pédagogiques et à assurer la continuité des apprentissages, dans un contexte de perturbations régulières du calendrier scolaire.
Accessible en ligne sur différents supports (smartphones, tablettes, ordinateurs), la bibliothèque propose un ensemble de contenus couvrant plusieurs niveaux d’enseignement, du préscolaire au secondaire. Les ressources, validées par des enseignants, incluent des cours, des exercices interactifs et des outils de révision. Deux solutions composent l’offre : Senkala, axée sur les évaluations et les exercices, et Promet, dédiée aux contenus pédagogiques et à l’apprentissage autonome.
L’initiative vise, d’une part, à garantir la continuité pédagogique en permettant aux élèves de poursuivre leur apprentissage en dehors de la salle de classe. D’autre part, elle s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’éducation, en intégrant les technologies numériques au cœur des méthodes d’enseignement. Au-delà de l’accès aux contenus, la plateforme ambitionne de réduire les inégalités éducatives, notamment entre zones urbaines et rurales.
Toutefois, l’accès à Internet à domicile reste profondément inégal au Sénégal, selon une enquête de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) publiée en juillet 2025. Si 43,8 % des ménages dakarois disposent d’une connexion, ce taux tombe à 16,3 % dans les autres zones urbaines et à moins de 3 % en milieu rural. Les données de DataReportal, qui évaluent l’accès à Internet mobile, sont cependant plus élevées. À la fin de l’année 2025, le Sénégal comptait 11,5 millions d’internautes, soit un taux de pénétration de 60,6 %.
Adoni Conrad Quenum (Agence Ecofin)
Lire aussi:
Le Congo renforce sa coopération avec la Russie dans les compétences numériques
Les autorités zambiennes souhaitent généraliser l’accès à Internet dans le pays, dans le cadre des aspirations de transformation numérique. Cette ambition concerne non seulement les particuliers, mais aussi les établissements publics tels que les écoles et les hôpitaux.
Le gouvernement zambien prévoit de connecter 2500 écoles supplémentaires à Internet d’ici la fin de l’année 2026. L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique du système éducatif.
Dans ce cadre, les entreprises de télécommunications et les institutions financières zambiennes se sont engagées la semaine dernière à soutenir le ministère de l’Éducation dans l’extension de la connectivité Internet dans les écoles à travers le pays. Cet engagement a été pris lors d’une réunion de concertation avec les partenaires consacrée à la connectivité scolaire.
« La collaboration a permis à des salles de classe autrefois limitées en ressources d’introduire aujourd’hui les apprenants aux outils numériques. Les enseignants élargissent leurs méthodes. Les élèves accèdent à des connaissances qui dépassent largement leur environnement immédiat », a déclaré Noriana Muneku, secrétaire permanente chargée de l’Administration au ministère de l’Éducation.
Cette initiative intervient dans un contexte où les autorités zambiennes misent sur la technologie pour soutenir le développement socio-économique dans l’ensemble des secteurs. Dans le domaine de l’éducation, cette ambition est mise en œuvre en partenariat avec des acteurs privés et des organisations internationales.
Le ministère de l’Éducation estime notamment que les écoles peuvent tirer parti d’un large éventail d’outils TIC pour communiquer, créer, diffuser, stocker et gérer l’information de manière efficace. Les technologies de l’information et de la communication offrent aux apprenants un accès à une vaste gamme de ressources éducatives en ligne, telles que des manuels numériques, des livres électroniques et des logiciels éducatifs spécialisés, disponibles à tout moment et depuis n’importe quel lieu.
« Contrairement aux méthodes d’enseignement traditionnelles, qui peuvent limiter le rythme d’apprentissage, l’intégration des TIC permet aux élèves d’apprendre à leur propre rythme et selon leur propre emploi du temps, leur offrant ainsi la flexibilité nécessaire pour concilier études, activités personnelles ou engagements professionnels », indique le ministère dans son « Education Statistics Bulletin 2025 ».
Dans cette dynamique, le gouvernement a mis en place la plateforme « Digital Learning Passport » en collaboration avec l’UNESCO, l’UNICEF et Microsoft. Elle propose une large gamme de contenus éducatifs, incluant des leçons interactives, des supports audio et vidéo ainsi que des ressources pédagogiques numérisées alignées sur le programme scolaire. En 2024, plus de 300 000 élèves y accédaient pour étudier des matières telles que l’anglais, les mathématiques, les sciences et les études sociales.
Selon les données du ministère de l’Éducation, 8 239 écoles sur les 13 987 que compte le pays disposaient d’un accès à Internet pour des usages administratifs à fin 2025. Cependant, seules 5487 écoles bénéficiaient d’un accès destiné à l’enseignement et à l’apprentissage, tandis que 3276 disposaient d’une connexion jugée fiable.
Cette initiative soulève toutefois plusieurs interrogations, notamment sur la généralisation effective de la connectivité dans les écoles, la fiabilité et la pérennité des réseaux, la disponibilité des équipements TIC, ainsi que les capacités des enseignants et des élèves à utiliser ces outils. L’accès à l’électricité reste également un enjeu majeur : en 2025, 5812 écoles ne disposaient d’aucune alimentation électrique.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
Numérique : la Zambie renforce les capacités des fonctionnaires gouvernementaux
Porté par la multiplication des conflits et l’évolution des menaces, le marché des drones connaît une expansion rapide en Afrique. Cette dynamique ouvre la voie à l’émergence d’une production locale, dans un secteur encore largement dominé par les importations.
La société africaine de technologie de défense, Terra Industries, a annoncé le dimanche 19 avril le lancement de la construction de « Pax‑2 », sa deuxième usine de fabrication de systèmes autonomes. Située à Accra, au Ghana, cette infrastructure de plus de 3 150 m² (34 000 pieds carrés) deviendra, une fois opérationnelle en juin 2026, la plus grande unité de production de drones du continent, surpassant le site amiral « Pax‑1 » basé à Abuja, au Nigeria.
Cet investissement massif intervient après un tour de table de 34 millions de dollars destiné à accroître les capacités industrielles de la firme et à renforcer ses équipes d’ingénierie au Nigeria et dans les pays alliés. Le site ghanéen se concentrera sur la production à haute cadence de systèmes aériens stratégiques, notamment le drone de surveillance et de frappe Archer, l’unité tactique Iroko et l’intercepteur à grande vitesse Kama, capable d’atteindre 300 km/h pour contrer les menaces de drones adverses.
Au-delà de l’investissement industriel, cette initiative s’inscrit dans une évolution plus large des enjeux sécuritaires sur le continent. Dans plusieurs régions, notamment au Sahel, l’usage de drones parfois issus de technologies civiles détournées s’intensifie et transforme les modes opératoires des groupes armés. Cette évolution renforce la demande en solutions intégrées combinant surveillance, guerre électronique et capacités d’interception.
Cette tendance s’inscrit par ailleurs dans une dynamique de marché en forte croissance. Selon le cabinet Fortune Business Insights, le marché mondial des drones militaires pourrait atteindre 30,9 milliards de dollars d’ici 2034, contre 18,2 milliards en 2025 et 20,8 milliards en 2026, porté notamment par la multiplication des usages dans les contextes sécuritaires.
Le choix du Ghana repose sur plusieurs facteurs, notamment la disponibilité de compétences techniques et l’ambition du pays de se positionner comme un hub industriel régional. Le projet devrait générer environ 120 emplois directs, principalement dans l’ingénierie, et fonctionner en continu pour répondre à la demande. À l’horizon 2028, l’usine vise une capacité de production annuelle de 50 000 unités.
Samira Njoya
Lire aussi:
Défense : le Maroc choisi pour accueillir un centre américain de formation aux drones
La cherté des smartphones constitue l’un des principaux facteurs de la fracture numérique en Afrique. En RDC, environ 92 % de la population ne possédait pas de smartphone en 2024, selon la GSMA.
Equity Bank propose de lancer un programme de financement de téléphones en République démocratique du Congo (RDC), permettant aux abonnés d’acquérir des smartphones à moindre coût grâce à des paiements échelonnés. L’initiative vise à accélérer l’adoption des smartphones et, par extension, l’usage des services numériques dans le pays.
Le projet a été présenté la semaine dernière à Augustin Kibassa Maliba (photo, à droite), ministre congolais de l’Économie numérique, en marge de sa participation à Washington à une table ronde ministérielle sur la digitalisation des paiements et la mobilisation des recettes intérieures. Il s’inscrit dans la volonté affichée d’Equity Bank de nouer un partenariat stratégique avec le ministère afin de soutenir la transformation numérique du pays.
« Imaginez offrir au peuple congolais des téléphones financés à faible coût, avec une connexion internet abordable, permettant d’ouvrir des comptes bancaires ou d’accéder plus facilement aux services publics et aux programmes gouvernementaux », a déclaré Willy Mulamba (photo, à gauche), directeur général d’Equity BCDC, filiale congolaise d’Equity Group, sans donner davantage de détails.
Cette initiative intervient alors que l’accessibilité financière des smartphones est considérée comme l’un des principaux obstacles à l’adoption de l’Internet en Afrique. Selon les données de la GSMA, seulement 8 % de la population congolaise possédait un smartphone en 2024. À titre de comparaison, le taux de pénétration de l’Internet mobile était de 13 %, d’après la même source.
Dans son rapport « Accelerating Smartphone Adoption in Africa », publié en décembre 2025, la GSMA indique que le prix médian d’un smartphone d’entrée de gamme est d’environ 30 USD, soit plus de la moitié du revenu mensuel par habitant en RDC. Pour les individus appartenant aux 20 à 40 % des ménages les plus modestes, ce coût dépasse la totalité de leurs revenus mensuels, rendant l’achat direct pratiquement impossible sans recours à des solutions de financement.
Les opérateurs mobiles et d’autres acteurs de l’écosystème ont déjà introduit des options de financement de smartphones en RDC. Par exemple, KaiOS Technologies, en collaboration avec Mobihive Lab, propose un dispositif de financement de smartphones 4G destiné aux nouveaux utilisateurs ainsi qu’à ceux migrant de la 2G. Les opérateurs télécoms Vodacom, Airtel et Africell proposent également des offres incluant non seulement le paiement échelonné, mais aussi du crédit de communication et/ou des données initiales.
Cependant, malgré la disponibilité de ces offres, les paiements au comptant restent largement dominants pour l’achat de smartphones. Cette situation s’explique, selon la GSMA, par une faible connaissance des solutions de financement et par la crainte des défauts de paiement, pouvant entraîner la reprise du terminal et la perte des sommes déjà versées.
Isaac K. Kassouwi
Dans une perspective de contrôle renforcé de l’espace numérique, le Gabon franchit une étape décisive avec un texte qui instaure une régulation stricte des réseaux sociaux et des plateformes digitales, bouleversant les usages en ligne et posant de nouveaux défis en matière de libertés, de responsabilité et de protection des publics.
Le Gabon durcit son cadre juridique du numérique avec l’adoption de l’ordonnance n°0011/PR/2026 du 26 février 2026, publiée le mercredi 8 avril. Le texte, composé de 55 articles répartis en 11 chapitres, redéfinit en profondeur les règles d’usage des réseaux sociaux et des plateformes numériques dans le pays.
Fin de l’anonymat et traçabilité renforcée des utilisateurs
Parmi les principales mesures, l’ordonnance met fin à l’anonymat en ligne. Toute personne souhaitant accéder à une plateforme numérique doit désormais fournir son nom, son domicile et son Numéro d’identification personnel (NIP). Les fournisseurs de services numériques sont également tenus de vérifier l’identité des utilisateurs résidant sur le territoire gabonais, instaurant ainsi un dispositif de traçabilité renforcée des activités en ligne.
Le texte introduit également un durcissement de la responsabilité des utilisateurs. Ces derniers deviennent pleinement responsables des contenus qu’ils publient, tandis qu’une responsabilité dite « solidaire » est instaurée pour les actions de diffusion ou de partage massif de contenus jugés illicites. Les administrateurs de groupes sur les réseaux sociaux sont, eux aussi, directement concernés, avec une obligation de modération et de signalement des dérives au sein de leurs communautés.
Encadrement de l’intelligence artificielle et protection des publics sensibles
L’encadrement de l’intelligence artificielle constitue un autre volet central de la réforme. L’ordonnance impose la transparence sur les contenus générés par des systèmes automatisés et interdit les deepfakes lorsqu’ils portent atteinte à la dignité des personnes ou sont utilisés à des fins de manipulation. L’usurpation d’identité via des outils d’IA est également considérée comme une circonstance aggravante.
Sur le plan de la protection des mineurs, la majorité numérique est fixée à 16 ans. En dessous de cet âge, l’accès aux réseaux sociaux est conditionné par une autorisation parentale. Les plateformes sont tenues de mettre en place des mécanismes de vérification d’âge et de filtrage des contenus sensibles, notamment les contenus violents ou à caractère pornographique.
Le dispositif introduit par ailleurs une procédure de régulation accélérée, permettant à une autorité judiciaire d’ordonner en urgence le retrait de contenus ou la suspension de comptes dans un délai de 24 heures, ainsi qu’un droit de réponse obligatoire sous 48 heures en cas de mise en cause.
Enfin, le volet répressif est particulièrement renforcé. Les sanctions prévues incluent des amendes pouvant atteindre 50 millions FCFA (≈ 89 415 $) pour les opérateurs défaillants, ainsi que des peines de prison pour les infractions les plus graves liées à la cybersécurité ou à la diffusion de contenus illicites. Les acteurs du numérique disposent toutefois d’une période transitoire de 12 mois pour se conformer à ces nouvelles exigences.
Une réforme dans un contexte de régulation renforcée
Cette nouvelle architecture juridique s’inscrit dans un contexte plus large de réformes engagées ces derniers mois dans le pays en matière de gouvernance numérique et de régulation de l’espace public numérique. Depuis près de deux mois, l’accès aux réseaux sociaux est suspendu, une situation liée à des mesures restrictives prises par la Haute Autorité de la Communication.
Dans ce climat de resserrement du contrôle numérique, l’ordonnance apparaît comme une tentative de formalisation et de structuration du cadre légal. Mais elle soulève plusieurs défis majeurs. Sa mise en œuvre suppose d’importants moyens techniques pour les plateformes et les opérateurs, notamment en matière de vérification d’identité et de modération automatisée. La question de la protection des données personnelles et du respect de la vie privée se pose également, dans un contexte où la centralisation des identités numériques devient obligatoire.
Autre enjeu, la capacité réelle des acteurs du numérique à se conformer dans les délais impartis, alors que plusieurs plateformes internationales fonctionnent selon des standards globaux parfois difficiles à adapter à des exigences nationales spécifiques.
Samira Njoya
Lire aussi:
En Afrique, la gestion des déchets est confrontée à une urbanisation rapide et à la croissance des activités industrielles. Le manque de systèmes de traçabilité fiables rend difficile le suivi des flux, ce qui accentue le recours aux solutions numériques pour améliorer le contrôle et la transparence.
Le ministère ivoirien de l’Environnement a présenté, le mercredi 15 avril à Abidjan, une plateforme numérique destinée à assurer le suivi des déchets dangereux. L’outil, dévoilé lors d’une cérémonie de pré‑lancement, vise à améliorer la traçabilité et la gestion de ces déchets dans un contexte de pression croissante liée à l’industrialisation.
#Société | Gestion des déchets industriels dangereux : la Côte d’Ivoire se dote d’un système digital de contrôle
— Gouvernement de Côte d'Ivoire (@Gouvciofficiel) April 16, 2026
Abidjan, le 16 avril 2026 - Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a présidé la cérémonie de pré-lancement du Système Intégré de… pic.twitter.com/Yosb7LSV7V
« Le système vient pallier le déficit de maîtrise observé dans la gestion de nos déchets industriels en rendant obligatoire et numériquement traçable chaque mouvement de déchets industriels dangereux. Il permettra de ramener progressivement vers des filières contrôlées des volumes de déchets industriels aujourd’hui perdus pour toute statistique, et pour tout contrôle réglementaire », a indiqué Abou Bamba, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique.
Le système, baptisé SIGSDID, repose sur la dématérialisation des procédures et la centralisation des données. Il introduit notamment un bordereau électronique de suivi des déchets (e‑BSD), permettant de tracer chaque flux depuis sa production jusqu’à son traitement final. L’objectif est de disposer d’informations fiables en temps réel et de mieux encadrer les obligations des entreprises.
Cet outil intervient alors que la gestion des déchets industriels reste largement incomplète en Côte d’Ivoire. Selon le Centre ivoirien antipollution, le pays génère plus de 625 000 tonnes de déchets industriels par an, dont une part importante échappe encore aux circuits formels. Seuls 30 à 40 % sont pris en charge par des opérateurs agréés, laissant une majorité sans suivi effectif.
Dans ce contexte, la numérisation apparaît comme un moyen de renforcer la traçabilité et de limiter les pratiques informelles. Le système doit permettre aux autorités d’identifier les flux non déclarés, d’améliorer le contrôle réglementaire et de mieux orienter les politiques publiques en matière environnementale. Selon les autorités, le déploiement se fera progressivement. Les huiles usagées et les résidus d’hydrocarbures seront traités en priorité, avant une extension à l’ensemble des déchets industriels dangereux d’ici 2028.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
Le Sénégal lance DICE Africa, pour révolutionner la gestion des déchets grâce au numérique
La République du Congo avait signé en avril 2025 un protocole d’accord avec l’École des hautes études en sciences économiques (EHESE) de Moscou. C’était en marge de la troisième édition du Gitex Africa qui s’est déroulée à Marrakech, au Maroc.
La Russie s’est engagée à financer la mise en œuvre des phases 3 et 4 du Centre africain de recherche en intelligence artificielle (CARIA). Cet établissement vise à former aux technologies émergentes, de quoi offrir de nouvelles opportunités d’emploi dans l’économie numérique aux jeunes.
La question a été abordée lors de la visite de travail au Congo d’une délégation russe la semaine dernière. Les discussions entre les deux parties ont notamment porté sur la consolidation d’un partenariat stratégique en pleine évolution, dans les secteurs du numérique, de l’innovation et de la formation.
Selon le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, l’aboutissement de ce financement ouvrira la voie à des avancées concrètes, notamment l’implantation d’un campus de School 21 au sein du CARIA. Il s’agit d’une école russe de formation aux compétences numériques, inspirée du modèle de l’école française École 42. Axée sur l’apprentissage par projets et la collaboration entre apprenants, elle vise à former rapidement des talents dans les domaines du développement logiciel, de l’intelligence artificielle et des technologies avancées.
Le financement servira également au lancement de programmes intensifs de formation destinés à la jeunesse congolaise, dans des métiers numériques à fort potentiel.
Le renforcement des compétences numériques apparaît comme une lueur d’espoir au Congo, alors que la Banque mondiale estime que près de 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Au Congo, une enquête d’Afrobarometer (2024) indique que 41 % des 18–35 ans sont sans emploi et en recherche active. Par ailleurs, 42 % des individus de cette tranche d’âge ne sont ni en emploi ni en recherche d’emploi.
Les résultats de l’enquête montrent également que le chômage arrive en tête des problèmes les plus importants auxquels les jeunes Congolais souhaitent que leur gouvernement s’attaque, suivi par l’approvisionnement en eau, les infrastructures routières, l’éducation et la santé.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
La santé numérique connaît une accélération en Afrique, portée par la volonté des États de moderniser leurs systèmes sanitaires et de mieux exploiter les données médicales. Elle transforme progressivement la gestion des soins et la prise de décision publique.
Le Tchad amorce une transition vers le dossier médical électronique, avec l’appui technique de la société rwandaise HISP. Une solution numérique de gestion des dossiers médicaux a été présentée le mercredi 15 avril aux autorités tchadiennes. Ce système vise à remplacer les supports physiques par une architecture numérique intégrée. L’enjeu est de structurer des données fiables, exploitables à la fois pour le suivi des patients et pour la prise de décision au niveau des établissements de santé.
Concrètement, la mise en place de ce dossier médical informatisé vise à améliorer le suivi du parcours des patients, à renforcer la coordination entre les établissements de santé et à optimiser la gestion des services hospitaliers. Elle contribue également à réduire la charge administrative des professionnels de santé, tout en facilitant l’accès à des données fiables et en temps réel pour appuyer la prise de décision. Le système est par ailleurs conçu pour s’intégrer aux plateformes nationales existantes, notamment DHIS2, afin de garantir une meilleure interopérabilité des données.
Acteur clé du dispositif, HISP Rwanda développe et déploie des systèmes d’information de santé dans plusieurs pays africains. L’organisation accompagne les États dans la collecte, l’analyse et l’exploitation des données sanitaires, afin de renforcer la planification et la performance des systèmes de santé. Au Tchad, son intervention vise à structurer un système capable de soutenir la gestion hospitalière et d’améliorer la continuité des soins.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large à l’échelle du continent. Selon un rapport de McKinsey & Company, les solutions de santé numérique pourraient permettre aux systèmes de santé africains de réduire jusqu’à 15 % de leurs dépenses totales, notamment en limitant les doublons et en optimisant l’allocation des ressources. Par ailleurs, plus de 60 % des pays africains disposent déjà d’une stratégie nationale de e‑santé ou sont en cours de déploiement, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union africaine (UA). Le contexte reste toutefois marqué par des fragilités structurelles. L’OMS souligne que la fragmentation des données, la faible numérisation et le manque d’interopérabilité limitent encore l’exploitation efficace de l’information sanitaire.
Au‑delà des gains techniques, l’enjeu est aussi stratégique. Une meilleure utilisation des données permet d’améliorer le pilotage des politiques publiques, d’optimiser les ressources et de renforcer la résilience des systèmes de santé. Pour le Tchad, ce partenariat pourrait ainsi constituer une étape structurante vers un système davantage piloté par la donnée.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
Santé : le Maroc lancera la phase pilote de la feuille de soins électronique dès mars 2026
E-santé : la télémédecine, une réponse aux déserts médicaux en Afrique subsaharienne
Le pays ambitionne, d’ici 2028, de bâtir une économie émergente où les start‑up occupent une place centrale. Les initiatives se multiplient pour concrétiser cette vision.
Le gouvernement algérien a lancé, samedi 18 avril à Alger, le premier cluster national de start‑up dédié à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité, au niveau du pôle scientifique et technologique de Sidi Abdellah. L’initiative marque une nouvelle étape dans la structuration de l’écosystème de l’innovation, avec l’ambition de renforcer la compétitivité des jeunes entreprises technologiques et d’accroître leur contribution à l’économie nationale.
Ce cluster se présente comme un cadre intégré réunissant start‑up, universités, centres de recherche et acteurs économiques autour de projets communs. Il vise à favoriser l’émergence de solutions innovantes dans des domaines stratégiques, notamment l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou encore les services numériques intelligents. Sa particularité réside dans l’ouverture à des start‑up issues aussi bien du milieu universitaire que de l’écosystème entrepreneurial classique, afin de stimuler les synergies et d’accélérer la transformation des projets innovants en applications économiques concrètes.
Porté conjointement par les ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Économie de la connaissance et des Télécommunications, le dispositif s’inscrit dans une ambition plus large des pouvoirs publics de développer massivement l’écosystème entrepreneurial. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a notamment fixé l’objectif de porter à 20 000 start‑up en Algérie à l’horizon 2029, en s’appuyant sur l’université comme principal vivier d’innovation et de compétences.
En juin dernier, les autorités indiquaient que 1600 micro‑entreprises, 130 start‑up et 1175 projets labellisés « innovants » avaient été enregistrés, auxquels s’ajoutaient plus de 2800 brevets déposés auprès des instances compétentes.
En s’appuyant sur ce type de structures, l’Algérie cherche à accélérer sa transition vers une économie fondée sur la connaissance, où l’innovation technologique devient un moteur de croissance. À l’échelle internationale, les clusters sont en effet considérés comme des catalyseurs de compétitivité, capables de stimuler le développement technologique, de renforcer l’attractivité des territoires et de favoriser l’émergence d’entreprises à fort potentiel.
Samira Njoya
Lire aussi:
Algérie : cap sur 20000 start-up d’ici 2029 grâce à l’université
La dernière élection présidentielle au Bénin a été marquée par une publication rapide des résultats dès la nuit suivante. Une performance qui met en lumière le rôle croissant des outils numériques dans la gestion des scrutins.
La Commission électorale nationale autonome (CENA) du Bénin a annoncé le mercredi 15 avril avoir franchi un cap dans la gestion du scrutin présidentiel organisé le dimanche 12 avril, avec une proclamation des résultats intervenue en moins de vingt-quatre heures. Selon l’institution, cette performance repose sur une plateforme numérique intégrée de transmission et de compilation des résultats, fonctionnant en mode hybride en ligne et hors ligne.
La CENA explique que ce dispositif a permis une remontée progressive des données depuis les bureaux de vote dès la clôture du scrutin, réduisant ainsi le délai de centralisation des procès-verbaux, traditionnellement pointé comme l’un des principaux facteurs de lenteur et de contestation dans les processus électoraux sur le continent. Le système intègre par ailleurs un mécanisme de géolocalisation des données transmises, garantissant l’identification précise de chaque bureau de vote d’origine. Cette fonctionnalité a joué un rôle clé dans la traçabilité des résultats et la limitation des risques de manipulation lors des différentes étapes de traitement.
Au-delà du dépouillement, la digitalisation a également concerné la gestion des ressources humaines mobilisées pour le scrutin. Les coordonnateurs d’arrondissement ont notamment transmis, via la plateforme, des formulaires en ligne recensant les membres des postes de vote, les assistants des centres d’arrondissement ainsi que d’autres données opérationnelles intégrées au système. Ce dispositif a permis d’automatiser le traitement des informations et de déclencher le paiement des agents via mobile money dans un délai de 48 heures après le vote, contre plusieurs jours ou semaines auparavant.
L’institution estime que ces réformes s’inscrivent dans une dynamique plus large de modernisation du système électoral béninois, visant à améliorer la transparence, la rapidité et la fiabilité des opérations électorales.
Samira Njoya
Lire aussi:
Le Mozambique intensifie ses efforts en matière de cybersécurité. Ces derniers mois, le pays a renforcé sa coopération internationale.
Les autorités mozambicaines renforcent le cadre juridique de la protection du cyberespace national. L’Assemblée de la République a adopté, jeudi 16 avril, les lois sur la cybersécurité et la cybercriminalité.
Dans un communiqué, l’Institut national des TIC (INTIC) indique que la loi sur la cybersécurité vise à doter l’État d’instruments efficaces pour répondre aux défis de la société de l’information. Elle garantira la protection de l’État, des institutions et des citoyens, ainsi que la défense des systèmes d’information et des infrastructures critiques. Elle permettra aussi de prévenir les risques, de coordonner la réponse aux incidents cybernétiques et d’améliorer la résilience des entités publiques et privées dépendant des plateformes numériques.
De son côté, la loi sur la cybercriminalité établit des dispositions pénales, tant matérielles que procédurales, y compris des mécanismes de coopération internationale. Elle encadre l’enquête sur les infractions cybernétiques et la collecte de preuves électroniques. Elle s’applique à toutes les personnes physiques et morales, publiques ou privées, utilisant des réseaux de communication de données et des systèmes d’information.
« L’adoption de ces deux textes marque une étape décisive dans la consolidation de la transformation numérique du pays et renforce la confiance des citoyens, des entreprises et des institutions dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication », peut-on lire dans le communiqué de l’INTIC publié sur Facebook.
Cette adoption intervient quelques jours après l’annonce d’un partenariat avec l’Union européenne visant à développer les capacités nationales en cybersécurité. Le pays s’était déjà rapproché des États-Unis et du Togo dans le même sens. Il est également partie à plusieurs instruments internationaux : la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité, la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles (Malabo, 2014), ainsi que la Convention de Budapest sur la cybercriminalité (2001).
Ces efforts s’inscrivent dans la volonté des autorités mozambicaines de faire des TIC un levier de développement socio-économique. Une stratégie nationale de transformation numérique est en cours d’élaboration. Toutefois, l’Union internationale des télécommunications (UIT) souligne que les pays doivent accroître leur niveau de cybersécurité pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par les TIC.
Pour l’heure, le Mozambique se classe au troisième niveau sur cinq dans le dernier Indice global de cybersécurité de l’UIT (2024), avec un score de 66,05/100. L’organisation estime que les performances du pays sont relativement satisfaisantes sur le plan organisationnel et en matière de coopération. Des défis persistent néanmoins dans les domaines des mesures juridiques, techniques et du développement des capacités.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
Le Mozambique collabore avec l’Union européenne pour renforcer sa cybersécurité
L’Afrique accélère progressivement l’expérimentation de technologies immersives et de solutions numériques pour transformer ses systèmes éducatifs et économiques. Dans cette dynamique, plusieurs initiatives locales émergent pour tester des usages innovants et renforcer les compétences numériques.
L’Université du Botswana, à travers UniPod en collaboration avec le Mafikeng Digital Innovation Hub (MDiHub), a officiellement lancé le jeudi 16 avril son premier programme local de réalité virtuelle (VR). Cette technologie immersive permet de visiter et d’interagir virtuellement avec les laboratoires du centre sans présence physique. Elle offre une nouvelle approche de l’apprentissage et de l’accès aux infrastructures de recherche.
Selon le directeur d’UniPod, Richie Moalosi, la réalité virtuelle constitue l’une des technologies clés de la quatrième révolution industrielle, capable de simuler des environnements réels au sein d’un ordinateur. Il souligne le caractère inédit du projet, présenté comme une première expérience locale de réalité virtuelle accessible à distance, permettant aux utilisateurs d’explorer des infrastructures sans déplacement physique.
Concrètement, la solution développée reproduit numériquement les installations d’UniPod, notamment ses laboratoires, et permet d’y naviguer virtuellement. Elle ouvre des perspectives dans plusieurs secteurs, notamment l’éducation, où elle facilite l’apprentissage interactif, mais aussi dans le tourisme ou l’exploitation minière à travers des simulations immersives. Elle pourrait également favoriser l’émergence de nouveaux modèles économiques, en particulier dans la création de contenus numériques et les services basés sur l’expérience virtuelle.
Le projet a été rendu possible grâce à une collaboration avec le Mafikeng Digital Innovation Hub, dont l’expertise a permis de structurer le développement de la solution. Les marchés de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée représentent chaque année des milliards de dollars et sont en pleine croissance. Selon un rapport du cabinet Grand View Research paru en mars 2022, le marché de la réalité virtuelle pourrait atteindre 69,6 milliards de dollars d’ici 2028, contre 15,81 milliards de dollars en 2020, soit un taux de croissance annuelle composé de 18 %.
Dans ce contexte, le Botswana cherche à se positionner sur ces technologies émergentes afin de renforcer ses capacités locales, soutenir l’innovation et améliorer l’employabilité des jeunes. Le développement de la réalité virtuelle pourrait ainsi contribuer à diversifier l’économie et à accélérer la transition vers des secteurs à plus forte valeur ajoutée.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
Botswana : Orange et la SEZA s’allient pour digitaliser les zones économiques spéciales
Les pays africains s’intéressent de plus en plus à la technologie spatiale pour soutenir le développement socio-économique. Plus de cent satellites devraient être lancés d’ici la fin de la décennie, contre une soixantaine aujourd’hui.
La Côte d’Ivoire veut s’appuyer sur l’expertise de l’Université de Montpellier, en France, pour la formation de ses premiers spécialistes du spatial. La collaboration portera également sur la fabrication du premier satellite national.
Cette coopération a été discutée le mercredi 15 avril lors d’une rencontre entre Adama Diawara (photo, au centre), ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et une délégation du Centre spatial de l’Université de Montpellier, conduite par son directeur, Laurent Dusseau. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du démarrage des activités de l’Agence spatiale de Côte d’Ivoire (ASCI).
Selon le communiqué du gouvernement ivoirien, M. Dusseau a fait remarquer que l’Université de Montpellier dispose d’une infrastructure lui permettant de former des techniciens et des ingénieurs, en combinant connaissances théoriques et compétences pratiques. « Nous le faisons dans le cadre d’un master spécialisé des grandes écoles, qui s’adresse à des ingénieurs déjà diplômés dans différents domaines et qui viennent suivre, pendant un an, une formation extrêmement intensive afin d’acquérir une compétence spatiale leur permettant d’accéder à des métiers très spécifiques du spatial, comme ingénieur IT ou ingénieur système », a-t-il expliqué.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de développement du secteur spatial en Côte d’Ivoire. En mai 2023, le pays annonçait une collaboration avec la société Universal Konstructors Associated (UKA) pour la construction de Yam-Sat CI 01, le premier satellite national, dont le lancement était prévu pour août 2024. Avant cela, le pays avait annoncé, dès 2021, la création d’une agence spatiale, finalement instituée par décret en juin 2025. Elle est chargée du renforcement des capacités nationales et de la mise en place d’infrastructures dans le domaine spatial.
« L’étendue de ses activités couvre les piliers essentiels d’application du spatial, à savoir l’observation de la Terre, la météorologie spatiale, l’astronomie, l’exploration spatiale, ainsi que la navigation et la communication par satellite », peut-on lire dans le compte rendu du Conseil des ministres du 4 juin 2025. Le gouvernement précise que cela permettra de répondre efficacement aux enjeux de développement économique, de sécurisation du territoire national et de protection de l’environnement.
Ces efforts de la Côte d’Ivoire en faveur du développement spatial s’inscrivent dans une dynamique continentale. Selon un rapport du Centre africain d’études stratégiques (ACFSS), publié en septembre 2025, les États africains consacrent environ 500 millions de dollars par an à leurs programmes spatiaux. L’étude indique que plus de 21 pays africains ont mis en place des programmes spatiaux et que 18 ont lancé au moins un satellite. Le continent a ainsi lancé un total cumulé de 65 satellites. Il compte également plus de 120 satellites supplémentaires en cours de développement, dont le lancement est prévu d’ici 2030.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
Nilesat et RASCOM s’associent pour accélérer le développement du secteur spatial africain
Alors que la Guinée prépare sa stratégie nationale sur l’intelligence artificielle, les autorités multiplient les partenariats pour en établir les bases. L’appui des partenaires techniques est jugé essentiel pour structurer l’écosystème et accélérer la transition numérique.
Le ministère de la Communication et de l’Économie numérique et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont signé, le mercredi 15 avril, un document de projet portant sur le développement de l’innovation numérique et de l’intelligence artificielle (IA) en Guinée. L’accord définit un cadre d’appui technique destiné à accompagner la transformation numérique du pays à l’horizon 2035.
Le document, paraphé par le ministre Mourana Soumah et le représentant résident du PNUD, Anthony Ohemeng-Boamah, prévoit la mise en place de mécanismes d’accompagnement du secteur technologique. Ceux-ci portent principalement sur le développement de hubs technologiques et la mise en œuvre de programmes de formation à l’IA sur l’ensemble du territoire national.
Ce nouveau cadre de coopération s’inscrit dans la continuité d’initiatives déjà engagées entre les deux parties. En mai dernier, l’Institut supérieur de technologie (IST) de Mamou a accueilli le lancement de l’UniPod Guinée, premier pôle d’innovation technologique universitaire du pays, soutenu par le programme panafricain Timbuktoo du PNUD. Ce centre constitue aujourd’hui un espace de prototypage et d’incubation pour des projets étudiants et entrepreneuriaux dans des domaines tels que l’agritech, les technologies vertes et l’intelligence artificielle appliquée.
À travers ce protocole, les autorités guinéennes et le PNUD entendent structurer davantage les initiatives de recherche, de formation et d’entrepreneuriat numérique. L’objectif est de favoriser l’émergence de solutions technologiques locales capables de répondre aux besoins des secteurs économiques et sociaux, tout en renforçant l’intégration des technologies émergentes dans les politiques publiques.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
Lire aussi:
LeSénégalsigneunaccordavec le PNUD pour promouvoir l’IA et l’innovation