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La numérisation de l'éducation en Afrique offre un potentiel considérable pour transformer les systèmes éducatifs et améliorer les résultats scolaires. Cependant, des défis persistent, tels que le manque d’infrastructure ainsi que la nécessité de former les enseignants à ces nouvelles technologies.

L’Union européenne (UE) a récemment octroyé une subvention d’environ 8,1 millions de rands (422 000 $) à L'université de Johannesburg (UJ) pour diriger le projet Pro-TELDE (Promotion de l'apprentissage assisté par la technologie et de l'éducation numérique) dans les collèges sud-africains d'enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP).

Financé par le programme Erasmus de l’Union européenne, le projet vise à exploiter les opportunités offertes par l'intelligence artificielle (IA) pour révolutionner l'éducation et favoriser un environnement d'apprentissage continu et d'innovation.

« Le projet Pro-TELDE reflète l'engagement de l'UJ à faire progresser l'éducation numérique et à autonomiser les éducateurs pour réussir à l'ère numérique, en favorisant un changement sociétal positif grâce à des initiatives éducatives transformatrices », a déclaré le professeur Tankiso Moloi, titulaire de la chaire de recherche 4IR à la Johannesburg Business School, UJ.

Le financement de l’Union européenne s'inscrit en droite ligne de l'engagement de l'UJ en faveur de l'éducation numérique. L'université a récemment fait des progrès considérables dans le domaine de l'IA, se classant au sixième rang des universités africaines pour ses contributions à la recherche en matière d'IA.

Ainsi, dans le cadre du projet, les éducateurs de l'enseignement et de la formation professionnels seront dotés des outils nécessaires pour naviguer et prospérer dans cette nouvelle ère. Un répertoire de ressources éducatives numériques validées, spécifiquement adaptées aux éducateurs sud-africains, sera également mis en ligne pour servir de phare de la connaissance et de l'innovation, leur offrant l'accès à une multitude d'informations et d'outils pour affiner leurs méthodes d'enseignement.

En fournissant aux éducateurs les outils et les connaissances nécessaires pour s'adapter aux progrès numériques et les intégrer dans leur pratique pédagogique, cette initiative cherche à ouvrir la voie à un avenir plus prometteur et technologiquement plus avancé pour le secteur de l'éducation en Afrique du Sud.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 27 février 2024 11:28 Written by

Malgré la baisse des financements en 2023, le secteur technologique africain est toujours aussi attractif. Une société d’investissement vient de clôturer un fonds pour les jeunes pousses du continent.

La société d’investissement dans le secteur technologique Partech clôt son deuxième fonds africain, Partech Africa 2, à 280 millions d’euros (plus de 300 millions USD). L’annonce a été faite via un communiqué publié le lundi 19 février.

Partech investira entre 1 et 15 millions $ pour les tours d’amorçage jusqu’aux levées de fonds de série C et prévoit d’investir dans une vingtaine de start-up à travers le continent.

« Nous sommes reconnaissants du soutien et de l'engagement de nos investisseurs : presque tous les investisseurs du fonds 1 ont réinvesti et certains ont plus que doublé leur engagement. [...] Nous sommes également honorés d'obtenir le soutien d'une nouvelle série d'investisseurs stratégiques des Etats-Unis, du Moyen-Orient et d'Afrique, et pour certains d'entre eux, il s'agit de leur premier engagement dans la technologie africaine », a indiqué Cyril Collon, associé général chez Partech.

La clôture du fonds intervient dans un contexte où les levées de fonds des jeunes pousses du continent ont reculé de 54% à 2,3 milliards $ en 2023, d’après le rapport « 2023 Africa Tech Venture Capital » publié en janvier 2024 par Partech Africa. Cette tendance baissière observée dans le secteur du capital-risque ne rend pas le secteur technologique africain moins attractif puisque les montants injectés sont toujours aussi importants et de nouveaux investisseurs rejoignent l’aventure africaine de Partech.

Dans la foulée, la société d’investissement a annoncé l’ouverture de son bureau nigérian dans la ville de Lagos au Nigeria. Sur le continent, elle était présente à Dakar au Sénégal et à Nairobi au Kenya. Par ailleurs, Partech Africa 2 a déjà investi dans trois jeunes pousses dont une plateforme immobilière en Égypte, une start-up d'orchestration des paiements en Afrique du Sud et une plateforme de commerce électronique au Sénégal.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 19 février 2024 17:18 Written by

Les cryptomonnaies ont le vent en poupe sur le continent. Elles favorisent l’inclusion financière et permettent d’effectuer diverses opérations.

La firme américaine de technologie financière Visa s’associe avec le fournisseur d’infrastructures Web3 Transak pour faciliter les retraits de cryptomonnaies en monnaies fiduciaires dans 30 pays d’Afrique, apprend-on d’un post publié le mardi 30 janvier sur le compte X de Transak. Les utilisateurs de Transak devront utiliser Visa Direct, une solution de transfert de fonds développée par Visa, pour effectuer cette transaction avec plus de 40 cryptomonnaies.

« En permettant les retraits par cartes en temps réel via Visa Direct, Transak offre une expérience plus rapide, plus simple et plus connectée à ses utilisateurs, facilitant la conversion des soldes crypto en fiat, qui peuvent être dépensés sur plus de 130 millions de sites marchands où Visa est accepté », a indiqué Yanilsa Gonzalez-Ore, responsable de Visa Direct et de la préparation de l'écosystème mondial pour l'Amérique du Nord chez Visa.

Les populations africaines ont massivement investi dans les cryptomonnaies. Entre juillet 2022 et juin 2023, les transactions de cryptomonnaies en Afrique subsaharienne ont atteint un montant de 117,1 milliards $, d’après Chainalysis. D’après la même source, le Nigeria se positionne comme le leader de ce secteur avec 56,7 milliards $ générés sur la même période et se classe au deuxième rang mondial en matière d’indice d'adoption des cryptomonnaies.

« Nous pensons que ce partenariat est un point d'inflexion pour le Web3 dans son ensemble. Désormais, des millions de personnes à travers le monde disposent d'un moyen simple de convertir leurs actifs numériques en monnaie locale, en temps réel et de manière intuitive », a expliqué Sami Start, cofondateur de Transak.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 05 février 2024 09:03 Written by

La fintech nigériane multiplie les partenariats avec les solutions de paiement pour étoffer sa passerelle de paiement. En ce début d’année, elle s’allie avec une licorne africaine.

Interswitch Group, une jeune pousse nigériane opérant dans les technologies financières, a annoncé l’ajout du portefeuille OPay Wallet dans sa passerelle de paiement Interswitch Payment Gateway (IPG), apprend-on d’un communiqué de presse publié le lundi 21 janvier. Cette intégration offre aux utilisateurs d’IPG une méthode de paiement supplémentaire, en plus des cartes bancaires, de Quickteller, du code QR ou encore de l’USSD.

« Grâce à notre dernière collaboration avec OPay, nous sommes ravis d'introduire une nouvelle dimension de commodité de paiement pour les utilisateurs et les commerçants. Ce partenariat reflète notre engagement à introduire des innovations qui améliorent l'expérience du paiement numérique, et nous sommes impatients de voir l'impact positif qu'il aura sur l'ensemble de l'écosystème de paiement », a indiqué Muyiwa Asagba, directeur général de Digital Commerce & Merchant Acquiring chez Interswitch.

Devenue une licorne en 2019 après l’acquisition de 20 % de ses actions par le géant américain Visa, la fintech nigériane s’impose comme l’un des leaders du paiement numérique sur le continent. En septembre dernier, elle s’est associée à la firme de Mountain View pour intégrer sa solution de paiement Google Pay à IPG. Avec ce partenariat, elle vient encore élargir son parterre de solutions de paiement pour faciliter le quotidien des utilisateurs.

Quant à OPay, elle est devenue une licorne en 2021 après la réussite d’un tour de table de 400 millions $. Depuis, la fintech fait son bonhomme de chemin dans l’univers des paiements mobiles en Afrique. Pour rappel, le secteur des technologies financières est le plus en vogue sur le continent. Les start-up opérant sur ce segment attirent les plus importants capitaux et parmi les licornes du continent, seul Jumia opère dans le commerce électronique.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 23 janvier 2024 11:07 Written by

A travers cette prise de participation, la BAD soutient indirectement des entreprises en phase de démarrage qui figurent parmi les moins financées d’Afrique. Cette initiative survient dans un contexte marqué par la baisse de 36 %, à 3,2 milliards $, des levées de fonds des start-up africaines en 2023.

Dans une démarche résolue en faveur de l'innovation et du développement économique sur le continent, la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le mercredi 17 janvier à Abidjan, une participation de 10,5 millions de dollars au capital de Seedstars Africa Ventures, a annoncé la BAD dans un communiqué. Cette initiative vise à soutenir financièrement le fonds de capital-risque dans ses investissements ciblés en faveur des entreprises d'Afrique subsaharienne innovantes à fort potentiel de croissance.

Ledit communiqué précise que la BAD a contribué à hauteur de 7 millions de dollars de ses ressources ordinaires, complétés par 3,5 millions de dollars provenant du programme Boost Africa de l'Union européenne. Cette injection de fonds permettra à Seedstars Africa Ventures de s'étendre sur le continent et d'attirer d'autres investisseurs, renforçant ainsi l'écosystème entrepreneurial en Afrique.

Seedstars Africa Ventures concentrera ses investissements, évalués à 75 millions de dollars, sur des start-up en phase d'amorçage et de démarrage. Avec des investissements initiaux d'environ 250 000 euros (272 000 USD), le fonds prévoit également des injections de capitaux supplémentaires pouvant atteindre 5 millions d'euros pour soutenir la croissance des entreprises. L'accent sera mis sur des secteurs cruciaux tels que l'inclusion financière, les technologies de la santé, l'énergie hors réseau prépayée, les plateformes de vente au détail, et les chaînes de valeur agroalimentaires.

L'initiative devrait contribuer à la création de plus de 9 000 emplois à temps plein, avec une attention particulière à la promotion de l'emploi féminin. Alignés sur les objectifs de Boost Africa, ces investissements stimuleront également les secteurs clés tels que l'agriculture, la santé, l'industrialisation et l'énergie hors réseau, consolidant ainsi les efforts de la BAD en faveur de la réduction de la pauvreté, du développement durable et de l'intégration régionale.

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 19 janvier 2024 14:33 Written by

Les financements en capital-risque dans l’écosystème technologique africaine ont chuté en 2023. Pour relancer ce secteur devenu crucial pour de nombreux pays du continent, le PNUD a mis en place une initiative de concert avec les dirigeants africains.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a annoncé, en présence d’un parterre de dirigeants africains, le mercredi 17 janvier, lors de la 24e réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le lancement d’un fonds d’un milliard $ axé sur les start-up africaines. Baptisé « Timbuktoo », l’objectif est de mobiliser et d’investir 1 milliard $ de capital catalyseur et commercial pour transformer 100 millions de moyens de subsistance et créer 10 millions de nouveaux emplois dignes.

« Timbuktoo est un nouveau modèle de développement. Nous rassemblons des acteurs clés pour agir sur tous les fronts en même temps. Qu’il s’agisse d’une législation favorable aux start-up, de la création de start-up de classe mondiale et de la réduction des risques de capital pour augmenter les investissements, jusqu’aux UniPods – University Innovation Pods – établis à travers l’Afrique, nous visons à combler les lacunes critiques et à soutenir l’écosystème des start-up. Cela permettra aux innovations de se développer et de bénéficier aux populations d’Afrique et d’ailleurs sur la planète », a indiqué Achim Steiner, administrateur du PNUD.

La création de ce fonds intervient dans un contexte où les financements dans l’écosystème technologique africain sont en baisse en 2023 de 40% à 1,8 milliard $, d’après les données de la plateforme spécialisée britannique CB Insights. C’est le montant le plus bas levé par les jeunes pousses du continent depuis 2020 et son milliard $. Bien que cette tendance baissière soit mondiale, l'institution onusienne s'intéresse au cas africain en raison, entre autres, de la faible valeur mondiale des jeunes pousses africaines (0,2 %), du fait que 89 % du capital-risque injecté dans l’écosystème technologique du continent est d'origine étrangère et de la concentration de la majorité des financements dans la tech sur le continent au Nigeria, au Kenya, en Afrique du Sud et en Egypte.

Timbuktoo veut redistribuer les cartes et permettre à tous les jeunes Africains opérant dans le secteur technologique de bénéficier des ressources nécessaires pour mener à bien leurs projets. S’exprimant sur le sujet, le président du Rwanda, Paul Kagame, affirme : « nous ne pouvons pas accepter qu'une autre génération de jeunes africains ne dispose pas des outils nécessaires pour atteindre leur plein potentiel. [...] Avec l’objectif d’un milliard $ fixé par Timbuktoo, nous pouvons créer davantage d’opportunités pour que la jeunesse africaine puisse mettre à profit son talent et sa créativité ». Il a annoncé dans la foulée une contribution de 3 millions $ pour lancer le Fonds d'innovation africain de Timbuktoo qui sera hébergé à Kigali, au Rwanda.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On vendredi, 19 janvier 2024 09:13 Written by

Malgré la baisse des investissements sur le continent dans le secteur, l’écosystème technologique africain est toujours aussi attrayant. De nouveaux investisseurs s’installent sur le continent pour booster les jeunes pousses innovantes.

BEI Monde, une branche de la Banque européenne d’investissement (BEI), a annoncé le mercredi 10 janvier un investissement de 30 millions $ dans le fonds de capital-risque Seedstars Africa Ventures I. Cette action est soutenue par le secrétariat de l'Organisation des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS) à travers le programme Boost Africa avec une enveloppe de 10 millions $ et par l'Union européenne à travers le Fonds fiduciaire ACP pour un montant de 20 millions $.

L’objectif est de stimuler la croissance et la création d’emploi sur le continent en investissant dans des entités qui tirent parti des technologies numériques pour fournir des services essentiels et renforcer l’efficacité des entreprises.

« Il est essentiel d’encourager et de promouvoir l’innovation et la transformation numérique pour bâtir des économies fortes et durables. L’entrepreneuriat africain détient la clé de l’avenir du continent, par la création d’emplois, la réduction des inégalités et l’amélioration de la qualité de vie. La BEI, dans le cadre de l’Equipe Europe, s’est engagée à soutenir les entreprises africaines et nous sommes fiers du succès de Boost Africa et du Fonds fiduciaire ACP », a indiqué Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI.

Dans un contexte où les levées de fonds réalisées par les jeunes pousses africaines ont baissé de 36 % à 3,2 milliards $ en 2023, selon le cabinet TechCabal Insights, l’établissement d’un nouvel acteur en capital-risque axé sur le continent noir est une bonne nouvelle. Les startupers peuvent se tourner vers cette nouvelle source de financement pour donner vie à leurs projets et/ou amorcer la phase de croissance de leur jeune pousse.

Par ailleurs, il faut souligner que la plupart des investisseurs opérant sur le continent sont attirés par les écosystèmes technologiques kényan, sud-africain, égyptien et nigérian. En 2023, les start-up de ces quatre pays ont réalisé 74,9% des tours de table sur le continent. Les quatre premières transactions réalisées par Seedstars Africa Ventures I confirment cette tendance puisque le fonds financera deux jeunes pousses kényanes (Poa! Internet et Shamba Pride), une nigériane (Beacon Power Services) et une française (Bizao) axée sur l’Afrique.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On jeudi, 11 janvier 2024 13:40 Written by

Les coûts des transactions financières sont très élevés sur le continent. Pour, entre autres, trouver une solution fiable à ce problème, certains se tournent vers la blockchain avec la bénédiction de la Banque centrale.

La Banque centrale du Nigeria (CBN) a approuvé la semaine dernière le lancement le 27 février prochain d’un stablecoin — un cryptoactif promettant une valeur stable contre une monnaie officielle et qui représente un moyen alternatif de paiement — indexé sur le naira. Baptisé cNGN, le nouveau cryptoactif sera mis en place par l’Africa Stablecoin Consortium (ASC), un regroupement de banques et de fintech nigérianes, avec pour objectif de faire du naira une monnaie mondiale adaptée à l’ère du numérique.

« Le cNGN inaugure une nouvelle ère de fluidité financière, jetant un pont entre le naira nigérian et le marché mondial par le biais de la technologie blockchain. Soutenu à hauteur de 1:1 par les réserves de naira détenues dans les banques commerciales désignées, le Stablecoin cNGN transforme le Naira en un outil dynamique pour les envois de fonds, le commerce, les échanges et les investissements à l'échelle mondiale », a indiqué le communiqué de l'ASC.

Ce stablecoin voit le jour quelques deux années après le lancement par la CBN de l’eNaira. C’est une monnaie numérique de banque centrale lancée en octobre 2021 qui a pour but, entre autres, d’augmenter l’inclusion financière et de faciliter les transactions financières, en l’occurrence les envois de fonds transfrontaliers, et à réduire leur coût. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Dans un rapport intitulé « Nigeria’s eNaira, One year after » et publié en mai 2023 par le Fonds monétaire international, il a été prouvé que l’adoption de l’eNaira a été en deçà des espérances de la CBN.

Le cNGN vient ainsi combler, selon l’ASC, les lacunes de l’eNaira et contrairement à la monnaie numérique de banque centrale nigériane, il n’aura pas de portefeuille dédié. Il sera accessible sur certaines blockchains publiques comme d’autres cryptoactifs.

« Plus qu'une simple monnaie, le cNGN raccourcit les délais de règlement, permettant des paiements qui traversent le monde rapidement, à la vitesse d'un message texte et à une fraction du coût. [...] Cette avancée ouvre la voie à des transactions financières instantanées, connectant de manière transparente l'économie dynamique du Nigeria aux marchés internationaux et offrant une efficacité sans précédent dans les interactions financières nationales et mondiales », peut-on lire dans le communiqué.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 10 janvier 2024 11:17 Written by

Après le Sénégal en décembre dernier, la firme britannique de technologie financière investit le marché malien en signant un partenariat stratégique.

Orange Finances Money Mali, une filiale locale de la firme Orange, a annoncé le lundi 8 janvier un partenariat avec le britannique TerraPay opérant dans les technologies financières. L’objectif est de permettre aux utilisateurs maliens d’Orange Mobile Money de se connecter au réseau d’utilisateurs de TerraPay à travers l’Afrique et le monde.

« Les clients d'Orange Money Mali peuvent désormais recevoir des transferts d'argent depuis plusieurs pays en utilisant le réseau mondial de TerraPay. Cette collaboration stratégique simplifie les transactions en les rendant rapides et sécurisées, améliore l'expérience client des utilisateurs d'Orange Money et renforce l'inclusion financière au Mali », a indiqué Djeneba Tandjigora, chef des services de transfert et du core business chez Orange Finances Money Mali.

Depuis quelques années, le mobile money est en constante progression en Afrique. Lancé en 2007 au Kenya, le continent a tout de suite adopté cette technologie financière au point d’en devenir le leader dans le monde. D’après les statistiques dévoilées par l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) dans son rapport « State of the Industry Report on Mobile Money 2023 », on a enregistré 781 millions de comptes actifs sur le continent (48,81 % des 1,6 milliard d’utilisateurs enregistrés dans le monde), en croissance de 17 % par rapport à 2021.

S’exprimant sur le partenariat, Amel Kane, directeur régional des ventes pour l'Afrique de l'Ouest francophone chez TerraPay, affirme « qu'avec une connexion directe à Orange Finances Money Mali, TerraPay peut assurer une expérience de paiement transfrontalier transparente, en réduisant les problèmes opérationnels et en fournissant une assistance rapide aux clients de notre partenaire ».

Pour rappel, TerraPay couvre plus de 120 pays pour la réception de fonds, plus de 210 pays pour l’envoi, plus de 7,5 milliards de comptes bancaires et plus de 2,1 milliards de portefeuilles mobiles.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 08 janvier 2024 15:19 Written by

En février 2021, la Banque centrale du Nigeria a pris une importante décision vis-à-vis du secteur des cryptoactifs. L’institution a décidé de faire volte-face et de mettre en place des garde-fous pour faciliter les opérations en cryptomonnaies.

 La Banque centrale du Nigeria (CBN) a levé l’injonction relative aux transactions en cryptomonnaies dans le pays. Cette décision, publiée dans une circulaire de l’institution financière parue le vendredi 22 décembre, relance de plus belle l’intérêt pour les cryptoactifs dans le pays. Les banques et les institutions financières peuvent ainsi ouvrir des comptes et fournir des services de change aux fournisseurs de services d'actifs virtuels (VASP) dûment enregistrés.

C’est en février 2021 que la CBN a pris la décision d’interdire les transactions sur les bourses de cryptomonnaies et a sommé les banques et institutions financières de fermer les comptes effectuant des transactions ou exploitant des bourses de cryptomonnaie. La décision a obligé de nombreuses entreprises et start-up opérant dans le secteur à déménager et certains ont dû fermer.

Avec la levée de cette injonction, plusieurs entités opérant dans le secteur ont lancé la procédure pour l’obtention d’une licence auprès de la CBN. C’est le cas de Yellow Card, une plateforme panafricaine d’échange de cryptomonnaies, qui a demandé son sésame dans la foulée. S’exprimant sur le sujet, sa directrice de la gestion des produits, Ogochukwu Umeokafor a indiqué : « vous avez attendu quelque chose et cela s'est concrétisé et nous allons sauter dessus immédiatement. [...] Nous voulons un environnement réglementé parce que cela aidera l'entreprise à se développer ; cela aidera les gens à avoir plus confiance en eux pour faire des affaires avec nous ».

 Pour rappel, les autorités ont pris des mesures contre les cryptoactifs pour diverses raisons, entre autres les multiples affaires de fraudes qui ont ébranlé le secteur. Néanmoins, il est important de souligner que malgré la restriction, le Nigeria se classe, entre juillet 2022 et juin 2023, au deuxième rang mondial en matière d’indice mondial d'adoption des cryptomonnaies ; il est également en tête de la région sur le plan du volume brut de transactions, selon les données de Chainalysis.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 27 décembre 2023 11:20 Written by
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