Combinant technologie avancée et santé publique, elle propose une solution innovante face au défi de la mortalité infantile en Afrique subsaharienne.
Dajora Floderma Mouyombo (photo) est une ingénieure congolaise spécialisée en robotique industrielle et en intelligence artificielle. Elle est fondatrice et directrice générale de Datechinnova, une entreprise technologique dédiée à la télémédecine.
Fondée en 2022, Datechinnova développe des solutions dans le domaine de la santé, avec un accent sur la néonatologie en Afrique. L’entreprise combine robotique et intelligence artificielle pour améliorer la prise en charge médicale des nouveau-nés, en particulier des prématurés, dans des contextes à ressources limitées, grâce à des incubateurs néonatals intelligents.
Ces incubateurs permettent une surveillance continue des nouveau-nés, assurent la détection automatique des signes vitaux et alertent le personnel médical en cas de besoin. L’objectif est de réduire la mortalité infantile tout en facilitant le travail des équipes hospitalières. « Nous offrons aux hôpitaux et centres de santé une solution fiable, autonome et sécurisée qui améliore la prise en charge des bébés prématurés tout en facilitant le travail des équipes médicales », explique l’entreprise.
Parallèlement à ses activités chez Datechinnova, Dajora Floderma Mouyombo intervient comme spécialiste en automatisation pour la brasserie congolaise BRASCO. Elle enseigne également l’asservissement, la régulation, l’instrumentation et l’automatisation à l’Institut International 2I de Brazzaville.
Elle est diplômée de l’Institut Université de la Côte à Douala, au Cameroun, où elle a obtenu en 2016 une licence professionnelle en automatique et informatique industrielle. Elle a ensuite obtenu une licence en génie industriel en 2017, puis un diplôme d’ingénieur de conception en robotique, vision industrielle et intelligence artificielle en 2019, tous deux à l’École nationale supérieure polytechnique de Douala.
Sa carrière professionnelle a débuté en 2014 comme spécialiste de la conception chez Electronik Programmable au Cameroun. En 2019, elle effectue un stage au Complexe Multi-Industriel du Cameroun (CMIC SA). L’année suivante, elle rejoint la Société Agricole de Raffinage Industries du Sucre du Congo (SARIS Congo) comme spécialiste de la régulation. Entre 2020 et 2022, elle travaille également comme ingénieure en instrumentation chez Dangote Industries au Congo.
En 2022, Dajora Floderma Mouyombo reçoit le deuxième prix de l’innovation technologique de la République du Congo, décerné par le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, dans le cadre du concours national Denis-Sassou-N’Guesso. En 2025, elle est sélectionnée pour représenter Datechinnova au Challenge OSIANE, qui réunit les startups les plus prometteuses du Bassin du Congo.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Diplômée en marketing, elle choisit d’innover dans le numérique. Elle s’attelle à la numérisation du secteur de la santé, en se concentrant particulièrement sur les services destinés aux femmes.
Thato Schermer (photo) est une entrepreneure sud-africaine. Elle est cofondatrice et directrice générale de Zoie Health, une clinique numérique dédiée à la santé et au bien-être féminin.
Fondée en 2021 par Thato Schermer et Nonie Sitole, Zoie Health est une plateforme qui propose des consultations virtuelles, un forum communautaire, des ressources spécialisées et une pharmacie en ligne permettant de commander des médicaments et autres produits de santé. L’offre couvre la planification familiale, la fertilité, la maternité et la santé mentale.
En parallèle, Thato Schermer a cofondé Yola, une start-up lancée en 2024. Cette entreprise fournit, par abonnement, un accès à des prestataires de santé et de bien-être via une plateforme basée sur WhatsApp et appuyée par l’intelligence artificielle. Yola cible principalement les soins sur le lieu de travail.
Diplômée de l’université du Cap, où elle a obtenu un bachelor en marketing et économie, Thato Schermer débute sa carrière en 2013 chez Procter & Gamble en Afrique du Sud comme stagiaire au service du développement commercial avec les clients. En 2014, elle rejoint le groupe de la Banque mondiale en tant que stagiaire, puis devient l’année suivante consultante en gestion chez McKinsey & Company.
En 2016, elle est nommée associée exécutive du directeur général de Discovery Vitality, un programme qui incite les employés à adopter des comportements favorisant leur santé. Entre 2018 et 2019, elle intègre Life Healthcare, où elle occupe successivement les postes de cheffe de cabinet du directeur général, puis de responsable de la stratégie et du développement commercial.
Melchior Koba
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Il développe des entreprises dans le domaine numérique. Son activité s’étend de la santé en ligne à la gestion hôtelière en passant par les services informatiques.
Rachid Maou (photo) est un entrepreneur algérien diplômé de l’université Badji Mokhtar Annaba, où il a obtenu en 2011 un master en informatique. Il est cofondateur et directeur général de DZDOC, une start-up technologique active dans le secteur de la santé.
Fondée en 2015, DZDOC développe une plateforme médicale multiservice en ligne. Pour les patients, elle facilite l’accès aux soins en permettant de rechercher et réserver un médecin. Le service est gratuit et intègre des rappels de rendez-vous par SMS ou par courriel.
Pour les professionnels de santé, la plateforme propose des outils de gestion, notamment pour la prise de rendez-vous, la consultation vidéo, le suivi médical et l’interprétation de résultats. L’objectif affiché est de renforcer l’accessibilité aux soins en Algérie grâce à des outils numériques.
DZDOC met aussi à disposition des contenus d’information médicale et permet aux utilisateurs d’enregistrer leurs praticiens favoris pour un accès simplifié. L’entreprise a été distinguée comme meilleur site de santé en Algérie aux Algeria Web Awards en 2016. Elle compte plus de 21 300 praticiens inscrits et plusieurs milliers d’utilisateurs quotidiens.
La première entreprise de Rachid Maou est Khidma Tech, une entreprise spécialisée en technologies de l’information, dont il est le directeur. Fondée en 2013, l’entreprise conçoit, édite et développe des logiciels, des sites web et des plateformes en ligne. Il est aussi cofondateur et directeur d’Hotelo, une solution destinée aux hôteliers pour la gestion de leurs activités quotidiennes.
Melchior Koba
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Il développe et dirige plusieurs entreprises au Maroc. Il s’intéresse à la technologie, à la santé et à l’accompagnement des fondateurs de start-up, en menant des projets qui relient innovation scientifique et entrepreneuriat.
Karim Amor (photo) est un entrepreneur marocain actif dans la technologie et l’innovation. Il est fondateur et directeur général d’Epineon, une start-up spécialisée dans les solutions d’intelligence artificielle (IA) appliquées au secteur de la santé.
Créée en 2021, Epineon développe des logiciels orientés vers la santé, le bien-être et la longévité métabolique. Ses travaux s’appuient sur plusieurs disciplines : intelligence artificielle et robotique, biomimétique, durabilité, biophysique, biotechnologie, analyse de données, marketing et technologies quantiques.
Epineon propose également un programme d’incubation, Synergeon CollaboraTech, qui accompagne les entreprises grâce à un dispositif de mentorat. L’entreprise exploite des données métaboliques sensibles pour élaborer des plans nutritionnels et des programmes d’entraînement personnalisés.
Avant Epineon, Karim Amor a fondé JET Group Maroc, un groupe d’entreprises qu’il dirige toujours. Celui-ci intervient dans les technologies, la production de logements sociaux et intermédiaires, ainsi que dans la cosmétique biologique.
Depuis 2020, il est le président de MeM, un espace de rencontres et d’échanges pour les entrepreneurs marocains. En juin 2025, il a cofondé NexTraction, une entreprise qui accompagne investisseurs et fondateurs dans la validation de start-up. Elle propose une plateforme, alimentée par l’IA, qui simplifie la diligence raisonnable grâce à une analyse de marché en temps réel, à l’identification des signaux de risque et à des scores prédictifs de validation.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Entre technologies et besoins croissants, le secteur de la santé mentale se transforme. En Afrique, une spécialiste en finance repense l’accompagnement des populations face aux défis psychologiques.
Diplômée en finance, Onkgopotse Khumalo (photo) est une entrepreneure sud-africaine. Elle est la fondatrice et la directrice générale d’Amari Health, une start-up spécialisée dans la santé mentale numérique.
Fondée en 2019 sous le nom de The Pocket Couch, Amari Health a pour objectif de faciliter l’accès aux soins de santé mentale en Afrique à travers une plateforme numérique accessible et adaptée aux contextes culturels locaux.
La plateforme utilise des technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle, pour connecter les utilisateurs à des professionnels de santé mentale qualifiés en moins de cinq minutes. Elle propose des services en plusieurs langues sud-africaines, reflétant un engagement fort pour la sensibilité culturelle et l’inclusivité. Ce positionnement vise à surmonter les obstacles traditionnels d’accès aux soins, tels que le coût élevé, la stigmatisation et la rareté des services spécialisés.
Amari Health cible aussi bien les particuliers que les entreprises souhaitant offrir un soutien psychologique à leurs employés. Les outils numériques de la start-up permettent un suivi personnalisé et une gestion quotidienne du bien-être mental.
Avant de créer Amari Health, Onkgopotse Khumalo a fondé en 2018 Sequoia Consulting Services, une société de soutien aux entreprises, dont elle a été directrice générale jusqu’en 2024. Elle est diplômée de l’université du Cap, où elle a obtenu un bachelor en finance en 2013.
Après son diplôme, elle a rejoint en 2014 Afena Capital, une société de gestion d’investissements, en tant que stagiaire en analyse d’investissement. Elle devient aussi analyste d’investissement chez Absa Group, une société financière. En 2016, elle rejoint McKinsey & Company, un cabinet de conseil en gestion, comme consultante en gestion. En 2018, elle travaille comme gestionnaire de projets spéciaux pour l’incubateur Awethu Project Holdings.
Melchior Koba
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Avec Parent Sense, Meg Faure accompagne les premiers mois de vie des bébés
Ergothérapeute de formation, Meg Faure a bâti son parcours entre pratique clinique et entrepreneuriat. Ses initiatives s’inscrivent au croisement de la santé de l’enfant et des solutions numériques pour les parents.
Meg Faure (photo) est une entrepreneure et ergothérapeute sud-africaine spécialisée dans la parentalité et le développement de la petite enfance. Elle cumule plus de vingt ans d’expérience dans ce domaine et est la directrice de Parent Sense, une application qu’elle a lancée pour accompagner les parents dès les premiers mois de vie de leur enfant.
Créée en 2020, Parent Sense repose sur des données et des recherches cliniques. L’application propose un suivi individualisé de plusieurs aspects du développement des bébés, comme le sommeil, l’alimentation, la motricité et les capacités cognitives. Les recommandations sont adaptées à l’évolution de chaque enfant, avec des routines modulables qui tiennent compte du rythme familial.
Au-delà du suivi du développement, Parent Sense intègre des outils interactifs permettant de surveiller certains paramètres de santé. L’objectif est de donner aux parents des repères concrets pour organiser le quotidien et réduire les incertitudes liées aux premiers mois de vie.
En parallèle, Meg Faure est la directrice de Play Sense, fondée en 2016. Cette entreprise développe des programmes éducatifs centrés sur le jeu pour les enfants de 2 à 5 ans. En 2004, elle avait déjà créé Baby Sense, spécialisée dans les produits et services destinés aux jeunes parents, qu’elle a dirigée jusqu’en 2014.
La Sud-Africaine est diplômée de l’université du Cap où elle a obtenu en 1993 un bachelor en ergothérapie. Sa carrière professionnelle a commencé en 1994 en tant qu’ergothérapeute, successivement chez Blythedale Children’s Hospital et Kerry L Wallace, un cabinet médical en Afrique du Sud.
Melchior Koba
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Sa vision de la santé connectée combine technologie et soins pour répondre aux défis d’accès en la matière en Afrique. Son parcours la position en figure clé de la transformation du domaine sanitaire sur le continent.
Zanele Abraham Matome est une entrepreneure sud-africaine, Directrice générale de Welo Health, une start-up spécialisée dans les technologies de la santé. Fondée en 2020, l’entreprise cherche à améliorer l’accès aux soins sanitaires en alliant innovations numériques et approche humaine.
Welo Health propose ainsi une plateforme numérique connectant entreprises, assureurs santé et particuliers à des professionnels qualifiés (médecins, infirmiers, praticiens spécialisés, etc.) qui offrent des consultations à domicile ou à distance. La start-up met également en place des programmes de bien-être en entreprise, visant à lutter contre l’absentéisme et à augmenter la productivité.
Elle propose des services de médecine préventive, de livraison de médicaments, ainsi que des interventions rapides. D’autres solutions incluent la télémédecine, la gestion de la santé au travail, l’évaluation des risques sanitaires et l’accompagnement personnalisé.
« Notre plateforme dynamique met en relation les entreprises clientes avec des professionnels de santé de premier plan, garantissant ainsi un accès immédiat à des soins de qualité. En termes simples, Welo est un service B2B par abonnement. Nous collaborons avec des entreprises et des prestataires pour offrir des services de santé aux employés, payés par les employeurs » explique la fondatrice de Welo Health.
Zanele Abraham Matome est aussi ambassadrice de l’entrepreneuriat au sein de The StartUp Tribe, une initiative lancée en 2020 pour aider 10 millions de jeunes à se lancer dans l’entrepreneuriat. Son entreprise est apparue en 2023 dans le classement Africa Health Tech 50, qui distingue les start-up les plus prometteuses du secteur de la santé en Afrique subsaharienne.
Melchior Koba
Edité par : Feriol Bewa
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Il mène des activités dans l’ingénierie électronique et la fabrication de matériel depuis Blantyre, au Malawi. Il conçoit des équipements médicaux, développe des outils de production et encadre plusieurs projets dans ce domaine.
Sanga Kanthema (photo) est un ingénieur entrepreneur malawite, spécialisé dans l’innovation biomédicale et la robotique appliquée à la santé en Afrique. Il est le fondateur et le directeur général de Dolphin Health Innovation, une start-up basée à Blantyre, au Malawi.
Fondée en 2018, Dolphin Health Innovation développe des dispositifs médicaux intelligents et des solutions de télésanté destinées aux systèmes de soins d’Afrique australe. L’entreprise conçoit des outils adaptés aux contextes à faible infrastructure médicale, notamment dans les zones rurales. Son activité s’articule autour de la biosurveillance médicale et de la transmission de données de santé à distance.
Parmi ses développements, la société propose des capteurs ECG capables d’enregistrer les signaux cardiaques en temps réel et de les transmettre à distance. Ces dispositifs fonctionnent même dans des environnements où la connectivité est limitée, grâce à des algorithmes d’optimisation et à des interfaces mobiles simplifiées. Ils sont conçus pour assurer un suivi médical continu, permettre la détection précoce de pathologies et faciliter l’intervention à distance.
En parallèle, Sanga Kanthema dirige également Qubix Robotics, fondée en 2022. L’entreprise conçoit des équipements de fabrication automatisée, notamment des machines à commande numérique, des imprimantes 3D et des robots. Elle intervient dans plusieurs secteurs, dont le transport, les télécommunications et la santé, avec pour objectif de soutenir l’automatisation et la production industrielle sur le continent.
Il est par ailleurs impliqué dans des initiatives de diffusion technologique. Il est ambassadeur pour TME Education, un programme dédié à la formation en électronique et en technologies dans des régions à accès limité. Il est aussi ambassadeur du réseau IdeaXme, qui met en relation des acteurs de différents domaines autour de projets à portée sociale ou scientifique.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Au Nigeria, Andrew Garza et Bryan Mezue veulent révolutionner l’accès aux médicaments en s’appuyant sur la technologie et des modèles collaboratifs. Ils ont mis en place la healthtech Lifestores Healthcare à cette fin.
Lifestores Healthcare (LH) est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse nigériane. Elle s’est donné pour mission de renforcer les petites pharmacies de quartier, encore largement informelles, en leur fournissant des outils numériques, des services d’approvisionnement groupé et de la formation. La start-up basée à Lagos a été fondée en 2017 par Andrew Garza et Bryan Mezue.
En mai 2024, elle a réussi un tour de table d’un montant de 3 millions USD pour soutenir son expansion géographique à travers d’autres marchés ouest-africains, et étoffer sa plateforme numérique. « La grande majorité des Africains se rendent dans leur pharmacie locale pour se faire soigner. Notre objectif est de soutenir les pharmaciens, ces héros méconnus du système de santé africain, en leur fournissant les services essentiels dont ils ont besoin pour se procurer et fournir des médicaments sûrs et abordables à leurs patients » a indiqué Bryan Mezue.
Son modèle repose sur un réseau croissant de plus de 700 pharmacies partenaires à travers le Nigeria. Grâce à sa plateforme, les officines peuvent commander à des prix réduits, sécuriser leurs stocks et automatiser certaines tâches de gestion. LH combine ainsi la supply chain intelligente, l’IA pour la gestion des ventes, et des solutions de crédit intégré, pour répondre aux défis structurels du secteur pharmaceutique africain.
La démarche de LH s’inscrit dans une dynamique de digitalisation du secteur pharmaceutique, au croisement de la healthtech, de la logistique et de la finance inclusive. À travers sa croissance, la jeune pousse ambitionne de contribuer à la construction d’un écosystème de santé plus résilient, plus équitable, et adapté aux réalités locales. Depuis son lancement, elle revendique plus de 100 000 patients soignés mensuellement et plus de 700 pharmacies et dispensaires soutenus.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Confrontées à des obstacles structurels tels que le manque de financement, l’accès limité au marché ou le déficit de compétences, de nombreuses PME sud-africaines peinent à se développer dans les TIC. Samsung intensifie son programme d’appui pour mieux répondre à ces enjeux.
L’entreprise sud-coréenne spécialisée dans les produits électroniques Samsung a annoncé, lundi 21 juillet, le lancement prochain d’une nouvelle phase de son programme d’investissement équivalent en titres (EEIP), en partenariat avec le ministère sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence (DTIC). Ce programme vise à renforcer le soutien aux PME noires dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, avec une attention particulière portée aux start-up émergentes et aux femmes entrepreneures.
« C’est notre façon de contribuer à façonner l’avenir numérique de l’Afrique du Sud en aidant les entrepreneurs de TIC à prospérer, alors que nous approfondissons notre engagement et notre collaboration avec le DTIC [...] Nous comprenons également à quel point l’esprit d’entreprise contribue à la création d’emplois, au développement communautaire, à l’innovation et à la croissance économique », a déclaré Nicky Beukes, directeur du projet EEIP chez Samsung South Africa.
Lancé en 2019, le programme s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement (NDP) à l’horizon 2030 et de la politique d’autonomisation économique des Noirs (B-BBEE). Il repose sur un engagement financier de 280 millions de rands (environ 15,9 millions de dollars) et entend atténuer plusieurs freins structurels rencontrés par les petites entreprises, notamment l’accès au capital, le manque de compétences techniques, les difficultés d’intégration au marché et l’exposition aux risques numériques.
Pour cette troisième phase, Samsung élargit les critères d’éligibilité afin d’inclure davantage de start-up en phase de démarrage, tout en renforçant l’implication des femmes dans les filières technologiques. Cette évolution marque une volonté de favoriser un écosystème numérique plus représentatif et de stimuler le potentiel d’innovation au sein des segments encore sous-représentés.
Le dispositif prévoit, entre autres, des sessions de formation intensive, du mentorat, un appui au développement managérial et des subventions ciblées pour accompagner la croissance des entreprises soutenues. Plusieurs PME bénéficiaires ont, ces dernières années, pu se positionner dans les services de réparation ou les centres technologiques. À travers ce programme, Samsung entend contribuer activement à l’émergence d’une économie numérique résiliente et inclusive en Afrique du Sud.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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