Allier intelligence artificielle et outils du quotidien pour fluidifier les embauches, c’est le pari de cet entrepreneur togolais. Entre gestion de projets d’envergure et vision d’avenir, son profil illustre la nouvelle dynamique de l’écosystème numérique régional.
Etepe Anahlui (photo) est un expert togolais en transformation numérique et un entrepreneur technologique. Il est un cofondateur et le directeur général de Karaba, une infrastructure d’intelligence artificielle conversationnelle spécifiquement dédiée au marché de l’emploi sur le continent.
Pour révolutionner les méthodes d’embauche traditionnelles, Karaba croise la puissance de l’IA avec un vivier unique de compétences locales. La force de l’outil réside dans son accessibilité : un agent conversationnel guide les candidats directement sur WhatsApp pour concevoir leur profil, détailler leurs compétences et préciser leurs disponibilités. Ce système simplifie radicalement l’accès aux opportunités économiques, tant pour les professionnels résidant en Afrique que pour ceux de la diaspora.
Du côté des entreprises, le processus s’avère tout aussi intuitif. Les recruteurs transmettent ou téléchargent simplement leur fiche de poste sur la plateforme. L’algorithme de Karaba prend ensuite le relais pour analyser des milliers de profils vérifiés et sélectionner les profils les plus qualifiés. Les recruteurs pilotent l’ensemble du suivi et collaborent avec leurs équipes depuis un tableau de bord centralisé.
En s’appuyant sur une base de données de plus de 50 000 candidats, la jeune pousse technologique étend déjà son influence à l’échelle continentale. Ses services couvrent plus de 20 pays africains, parmi lesquels des marchés clés comme le Sénégal, le Ghana, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Kenya.
Un parcours entre entrepreneuriat et expertise technique
En parallèle de l’aventure Karaba, Etepe Anahlui met son expertise au service de Quarantes, un cabinet togolais spécialisé en intelligence stratégique. Il y cumule les fonctions d’associé gérant, d’architecte fonctionnel senior et de chef de produit IA, consolidant ainsi sa vision transversale de la tech.
Cette double casquette s’appuie sur de solides fondations académiques. Diplômé de l’Université de Lomé où il a obtenu en 2022 une licence en sciences et technologies, il a décroché deux ans plus tard une licence en transformation numérique à l’École supérieure de commerce et d’économie numérique. En 2025, il a parachevé son cursus en France à l’Institut Mines‑Télécom Business School, où il a décroché un certificat d’aptitude professionnelle en data intelligence.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2024 comme superviseur TIC du projet WURI, le programme d’identification biométrique de l’État togolais. Plus récemment, entre novembre 2025 et février 2026, il était le gestionnaire du portefeuille de projets informatiques de MAONO, un cabinet indépendant de conseil en stratégie et en développement de solutions technologiques.
Melchior Koba
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L’adressage reste l’un des maillons faibles des infrastructures urbaines dans plusieurs pays de la région, pénalisant les commerçants de proximité. Pour y remédier, un Sénégalais propose un outil simple, capable de créer une identité géographique.
L’ingénieur et entrepreneur sénégalais Mouhamadou Sall (photo) s’est donné pour mission de résoudre le casse‑tête de la localisation en Afrique. Il est le fondateur et directeur général de NIMA Codes, une plateforme qui simplifie l’identification et le partage d’adresses, particulièrement dans les régions dépourvues de système d’adressage officiel.
Fondée en 2019, NIMA Codes propose une solution intuitive adaptée aux zones grises de la cartographie urbaine. Pour enregistrer un emplacement, qu’il s’agisse d’un domicile ou d’un bureau, l’utilisateur n’a qu’à prendre une photo du lieu. L’application se charge ensuite d’associer les coordonnées géographiques nécessaires pour rendre l’endroit facilement identifiable et partageable.
La start‑up mise avant tout sur la simplicité. Au lieu de se lancer dans de longues descriptions d’itinéraires, l’utilisateur peut associer directement son adresse à son numéro de téléphone. Pour optimiser l’expérience, NIMA Codes intègre également une messagerie destinée à faciliter les interactions avec les services et commerces de proximité.
Au fil du temps, la plateforme a développé un véritable écosystème de services complémentaires. Elle intègre désormais NIMA Shop, qui permet aux commerçants de créer gratuitement une boutique en ligne, ainsi que NIMA Pay, une solution pour envoyer, recevoir et gérer des transactions financières.
Un parcours d’ingénieur entre le Canada et les États‑Unis
Parallèlement à ses activités entrepreneuriales, Mouhamadou Sall met ses compétences au service de Clearly AI. Au sein de cette entreprise technologique américaine, il occupe le poste d’ingénieur pour automatiser les revues de conception, les modèles de menaces et les évaluations de sécurité.
Ce profil s’appuie sur une solide formation académique internationale. Le parcours du fondateur de NIMA Codes a commencé à l’Université du Sahel, au Sénégal, où il a obtenu un diplôme en physique, avant de compléter sa formation au Canada par un diplôme d’ingénieur en informatique à Polytechnique Montréal.
Avant de lancer sa propre structure, Mouhamadou Sall a forgé son expérience au sein d’entreprises technologiques nord‑américaines. Il a notamment exercé comme ingénieur chez le spécialiste canadien de la reconnaissance vocale Nuance Communications, entre 2017 et 2018, puis chez la société américaine de technologie hôtelière Sonder, de 2019 à 2025.
Melchior Koba
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Obtenir des données de terrain fiables sans engager des budgets colossaux reste un défi majeur pour les décideurs. En Algérie, une approche basée sur des réseaux d’enquêteurs mobiles et des protocoles de contrôle stricts s’impose pour moderniser l’accès à l’intelligence économique.
Entrepreneur algérien, Abdelbasset Meghraoui (photo) est le fondateur et directeur général de Survision, une entreprise algérienne spécialisée dans la collecte et l’analyse de données de marché. Son objectif est d’aider les organisations à mieux comprendre les consommateurs et leur environnement grâce à des informations recueillies directement sur le terrain.
En s’appuyant sur une application mobile intuitive, Survision, fondée en 2025, pilote un vaste réseau d’enquêteurs déployés à travers plusieurs régions du pays. Cette approche connectée permet de s’affranchir des logistiques lourdes et des coûts prohibitifs des sondages traditionnels, offrant ainsi aux organisations une agilité inédite dans la récolte d’informations de proximité.
L’entreprise accorde une importance particulière à la qualité des informations collectées. Avant de participer aux enquêtes, les enquêteurs reçoivent une formation spécifique et doivent passer des évaluations destinées à vérifier leur maîtrise des procédures. Cette préparation vise à garantir une collecte cohérente et à réduire les risques d’erreurs ou de biais dans les résultats obtenus.
En aval, l’entreprise a développé des mécanismes de contrôle stricts afin de sécuriser la fiabilité des données en temps réel. Des systèmes d’audit traquent les moindres anomalies durant les sessions de collecte, tandis que des outils de géolocalisation garantissent la stricte conformité géographique des enquêtes pour éliminer tout risque de biais ou de fraude.
Un profil tech et créatif ancré dans l’écosystème étudiant
Ce sens de la structure et de l’innovation découle directement du profil de son fondateur. Actuellement étudiant en informatique à l’École supérieure en sciences et technologies de l’informatique et du numérique (ESTIN), Abdelbasset Meghraoui y siège également en tant que membre du conseil d’administration.
Son esprit d’entreprise s’est manifesté dès 2019, année où il lance sa carrière comme graphiste indépendant, avant de cofonder en 2020 la marque de vêtements streetwear AWT TEES. Cette fibre créative et managériale s’est ensuite consolidée entre 2022 et 2024 au sein de ByteCraft, le club scientifique de l’ESTIN, où il a grimpé les échelons comme responsable du design, puis coresponsable de département, avant d’en prendre la présidence.
Melchior Koba
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Face à l’explosion de la Big Data, de nombreux dirigeants cherchent la clé pour transformer leurs informations brutes en opportunités concrètes. C’est le défi relevé par cet Égyptien qui met l’intelligence artificielle au service de la performance et de la transition écologique des entreprises.
L’entrepreneur égyptien Youssef Sami (photo) s’est donné pour mission de transformer le capital de données des organisations en véritables leviers de croissance. À travers Datalentech, une entreprise qu’il a fondée en 2025, ce spécialiste de la tech ambitionne de convertir les données brutes des entreprises en solutions décisionnelles et en processus automatisés.
Conçue comme un laboratoire d’intelligence artificielle, sa structure repose sur un triptyque stratégique : la donnée comme matière première, les talents tech comme moteur de transformation, et l’innovation technologique comme produit final évolutif. Qu’il s’agisse de grands groupes ou de structures en forte croissance, Datalentech déploie une large gamme d’expertises allant de la définition de stratégies IA à la création de modèles prédictifs, en passant par le développement d’assistants conversationnels et la gestion d’infrastructures Big Data. L’objectif est de maximiser l’efficacité opérationnelle, réduire les coûts et identifier de nouveaux relais de croissance pour ses partenaires.
De la tech agricole aux technologies circulaires
Parmi les innovations marquantes de l’entreprise figure PAULA, une plateforme spécifiquement développée pour le secteur avicole. Cet outil permet aux acteurs de la filière d’anticiper les performances des élevages, d’optimiser les marges et de planifier finement la production, le tout épaulé par un assistant intelligent qui émet des alertes précoces et des recommandations de gestion.
Au‑delà de Datalentech, Youssef Sami coiffe également la casquette de directeur technique et cofondateur d’Environ‑Adapt, une entité dédiée aux technologies circulaires. Il est aussi le conseiller technologique de la start‑up de santé numérique MedTech Solutions Egypt.
Cette polyvalence s’appuie sur un solide parcours académique et professionnel. Youssef Sami est diplômé de l’Université américaine au Caire où il a obtenu en 2010 un bachelor en informatique et gestion d’entreprise. Il est aussi titulaire d’un master en analyse de données d’entreprise et Big Data obtenu en 2018 à l’IE School of Science and Technology en Espagne.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2011 dans l’entreprise technologique américaine Schlumberger, où il a successivement été ingénieur en solutions numériques de production. En 2020, Youssef Sami rejoint l’entreprise énergétique américaine Sensia Global, où il a occupé les postes de responsable de l’équipe de solutions numériques en Égypte puis de responsable régional des solutions numériques en Afrique et au Moyen‑Orient. De 2022 à 2024, il était le directeur technique d’Intro Sustainable Resources, un développeur et exploitant de projets écologiques.
Melchior Koba
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Il transpose l’écosystème scolaire dans le cloud. En basant son école virtuelle sur les programmes officiels ouest‑africains, il propose un modèle d’apprentissage individualisé visant à s’affranchir des contraintes géographiques.
Richard Duodu (photo) est un entrepreneur éducatif ghanéen. Il est le fondateur et le responsable principal de la recherche en intelligence artificielle de Metaschool AI, une école secondaire virtuelle qui veut rendre l’éducation accessible à tous.
Fondée en 2020, Metaschool AI s’attaque notamment au manque d’enseignants, à la surcharge des salles de classe, à l’insuffisance des ressources pédagogiques et aux interruptions fréquentes du parcours scolaire. La plateforme cherche ainsi à maintenir les élèves engagés dans leurs études tout au long de l’année, même lorsqu’ils sont éloignés de l’école.
L’établissement propose un environnement scolaire entièrement numérique. Les élèves suivent des cours interactifs, réalisent des exercices, passent des évaluations et bénéficient d’un suivi continu de leurs progrès. Chaque parcours est adapté au rythme d’apprentissage de l’élève afin de l’aider à renforcer ses acquis et à progresser dans les matières où il rencontre des difficultés.
Contrairement à une simple plateforme de cours en ligne, Metaschool AI met également l’accent sur l’accompagnement humain. Des enseignants, mentors et conseillers interviennent régulièrement pour animer des séances en direct, répondre aux questions des apprenants et les aider à préparer leurs examens. Cette combinaison entre soutien humain et outils numériques vise à offrir un encadrement plus complet aux élèves.
La plateforme couvre plusieurs programmes scolaires et examens reconnus en Afrique de l’Ouest ainsi qu’à l’international. Les apprenants ont accès à des cours conformes aux programmes officiels, à des exercices pratiques, à des questions d’examens antérieurs et à des évaluations destinées à mesurer leur niveau de préparation.
Cette fibre entrepreneuriale et technologique ne date pas d’aujourd’hui pour Richard Duodu. En 2018, il s’était illustré en fondant Finance Mobile, une start‑up bancaire entièrement numérique et dépourvue d’agences physiques, dédiée à la fourniture d’outils financiers fiables pour les entreprises.
Titulaire d’un Bachelor of Applied Arts and Sciences obtenu à l’Université de Pennsylvanie aux États‑Unis, il a fait ses armes entre 2014 et 2017 au sein de la start‑up ghanéenne d’apprentissage en ligne du codage Nieltin. Il y a successivement travaillé comme responsable des opérations puis directeur général.
Melchior Koba
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Face à des consommateurs de plus en plus connectés, les entreprises africaines doivent réinventer d’urgence leur manière de communiquer. Fort d’une solide expertise médias, ce Sud‑Africain propose une solution pour centraliser et analyser tous les flux de communication.
Entrepreneur sud‑africain, Lindile Ndube (photo) est le fondateur et directeur général de SupaChat, une jeune pousse lancée en 2025. Il s’est donné pour mission de simplifier, fluidifier et optimiser la communication entre les entreprises et leurs clients. Pour y parvenir, sa plateforme s’appuie sur une suite de trois solutions interconnectées.
Le premier volet de cet écosystème, baptisé Thuso, est entièrement dédié à la gestion de la relation client. Ce module centralise les flux de communication et permet de répondre aux requêtes, de traiter les commandes, de recueillir les doléances ou de fixer des rendez‑vous directement depuis des canaux populaires comme WhatsApp et les messageries instantanées des sites web.
En complément, la solution Khulu prend en charge la gestion des réseaux sociaux. Cet outil permet aux marques d’automatiser ou d’optimiser la publication de contenus, de réagir promptement aux commentaires ainsi qu’aux messages privés, consolidant ainsi leur visibilité et l’engagement de leur communauté numérique.
Enfin, le troisième service, Azi, se concentre sur l’analyse des données. En agrégant et en interprétant les informations issues des interactions clients, cette solution offre une compréhension fine des comportements et des tendances du marché, permettant aux décideurs de piloter leurs performances de manière plus stratégique.
Au‑delà de ce triptyque, SupaChat enrichit son offre globale en intégrant un espace de commerce électronique, une panoplie d’outils d’optimisation de l’expérience utilisateur et un dispositif publicitaire innovant conçu pour convertir instantanément les clics en conversations commerciales directes.
Cette maîtrise des dynamiques numériques et médias s’appuie sur la solide expérience de son fondateur. Titulaire d’un diplôme national en design graphique obtenu en 2006 à l’Université Nelson Mandela, Lindile Ndube commence sa carrière en 2007 comme responsable du design chez Paperclip Design.
Son profil s’oriente rapidement vers la gestion des médias lorsqu’il prend, en 2012, la direction des médias créatifs de Primedia Group. Il rejoint United Stations en 2015 en tant que responsable commercial, puis l’agence média PHD en 2021 comme responsable de la stratégie. Avant de se consacrer pleinement à l’aventure SupaChat, il occupait en 2025 le poste de directeur général de l’éditeur de médias britannique Naritive.
Melchior Koba
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À l’ère du numérique, retrouver un cliché de soi perdu parmi des milliers d’autres photos d’événements relève souvent du parcours du combattant. C’est ce défi que le Rwandais a décidé de résoudre.
Bonheur Iraguha (photo) est le fondateur de SomaPix, une plateforme qui révolutionne la recherche et le partage de photos événementielles. Qu’il s’agisse de mariages, de conférences, de compétitions sportives ou de réunions familiales, l’outil, fondé en 2025, s’adresse à toute personne souhaitant retrouver ses souvenirs en un clic.
Le fonctionnement du service brille par sa simplicité. L’utilisateur télécharge une simple photo de référence en guise de modèle. En quelques secondes, l’algorithme analyse l’ensemble des images de l’événement et identifie précisément celles où la personne apparaît. Une fois retrouvés, ces clichés peuvent être consultés, achetés, téléchargés ou partagés. Au‑delà des portraits individuels, SomaPix enrichit l’expérience collective en permettant de débusquer des photos de groupe, mettant ainsi en lumière les moments partagés avec des proches ou des collègues.
L’ambition de Bonheur Iraguha dépasse le cadre de la photographie. Elle s’étend également au cœur des enjeux technologiques et éducatifs du continent. Engagé auprès de la jeunesse, il coorganise Hack With Me, un hackathon annuel de programmation de 24 heures exclusivement dédié aux lycéens.
Bien avant le lancement de SomaPix, il s’était déjà illustré en 2023 en fondant Posinnove Tech, une start‑up de technologie éducative (EdTech) dont il est le directeur général. Son objectif est de combler le fossé technologique entre les programmes académiques traditionnels et les exigences réelles du secteur privé en matière de compétences numériques.
Le parcours de Bonheur Iraguha témoigne d’une ascension rapide et d’une polyvalence remarquable. Sa carrière débute en 2022 comme chargé de service client chez IBomis, une structure d’orientation pour les bacheliers. Rapidement repéré pour son leadership, il devient ambassadeur pour Lifesten Health en 2023, puis pour la plateforme ludique BAG l’année suivante.
En 2024, il élargit ses horizons internationaux en tant que consultant stagiaire pour StArfrica. Ce projet, financé par le ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie, vise à créer des ponts durables et à renforcer l’attractivité de l’Allemagne auprès des start‑up africaines.
Melchior Koba
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Les entrepreneurs africains multiplient les initiatives pour imposer des solutions locales. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le projet d’un ingénieur camerounais bien décidé à réinventer la connectivité sur le continent.
Entrepreneur et ingénieur camerounais spécialisé en robotique et automatisation, Valère Tchapda (photo) s’impose comme une figure clé de l’innovation numérique dans son pays. Il est cofondateur et chef de projet informatique de OnDjoss, une application de messagerie instantanée qui veut démocratiser l’accès aux outils de communication.
Fondée en 2020, OnDjoss a été pensée pour s’adapter précisément aux réalités et aux besoins quotidiens des utilisateurs locaux, qu’il s’agisse de discussions familiales, d’échanges entre amis ou de collaborations professionnelles. Pour ce faire, OnDjoss mise sur une interface intuitive et polyvalente, accessible à tous.
Au‑delà de l’envoi classique et gratuit de SMS via Internet, l’application intègre des fonctionnalités avancées pour enrichir l’expérience utilisateur. Les messages vocaux y occupent une place centrale, offrant une alternative rapide et pratique à l’écrit.
L’outil permet également de structurer des discussions de groupe et de passer des appels audio et vidéo en haute définition. Véritable plateforme d’échanges numériques, OnDjoss facilite enfin le partage instantané de contenus multimédias, allant des photos et vidéos aux documents professionnels et fichiers audio.
En parallèle, Valère Tchapda est le chef de projet informatique adjoint chez PhDSoft‑Ingenieure GmbH, un bureau d’études allemand spécialisé dans la gestion de projets technologiques.
Son profil académique reflète cette double compétence, technique et managériale. Diplômé de l’université de Hamm‑Lippstadt en Allemagne, il y a obtenu en 2018 un bachelor en ingénierie en mécatronique, robotique et automatisation. Il est aussi titulaire d’un bachelor en technologie de l’ingénierie automobile.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il multiplie les innovations pour connecter les compétences de son pays aux opportunités du marché. À travers ses plateformes, il fluidifie la mise en relation professionnelle et simplifie le quotidien des recruteurs et des talents.
Kaleab M. Tesema (photo) est un entrepreneur éthiopien, spécialiste des solutions numériques. Il est cofondateur et directeur général de HaHuJobs, une plateforme de référence dédiée à l’emploi et au recrutement en Éthiopie.
Fondée en 2019, HaHuJobs a été conçue pour rendre la recherche d’emploi plus simple, rapide et accessible. En centralisant les opportunités professionnelles, le site dispense les candidats de parcourir de multiples sources. Ces derniers peuvent filtrer les offres par domaine d’activité pour identifier instantanément les postes correspondant à leur profil.
L’un des principaux services proposés consiste à permettre aux candidats de créer un profil professionnel détaillé. Cette fonctionnalité leur donne la possibilité de présenter leur parcours, leurs compétences et leurs expériences de manière structurée. L’objectif est de les aider à mieux mettre en valeur leurs qualifications auprès des recruteurs.
HaHuJobs permet également de postuler directement aux offres publiées sur la plateforme. Les candidats peuvent suivre l’évolution de leurs candidatures et recevoir des notifications concernant leurs démarches. De plus, la plateforme propose un système d’alertes permettant aux utilisateurs d’être informés des nouvelles opportunités correspondant à leurs centres d’intérêt.
Les secteurs représentés incluent les affaires, la finance, l’ingénierie, la santé, l’éducation, les technologies de l’information, la logistique, les sciences, les arts créatifs, les services juridiques ou encore l’hôtellerie.
Le parcours de Kaleab M. Tesema ne se limite pas à l’emploi connecté. Dès 2014, il cofonde Minab IT Solutions dont il est le directeur général depuis 2021. Ce cabinet de conseil en technologie et de développement de solutions cloud s’est spécialisé dans la mise en relation professionnelle, l’analyse de données, l’automatisation des processus d’entreprise, les outils de reporting et la gestion immobilière.
Titulaire d’un bachelor en informatique obtenu en 2014 à l’Université d’Addis-Abeba, l’entrepreneur a également mis son expertise au service d’institutions internationales. Il a notamment été consultant technique de la Banque mondiale entre 2023 et 2025.
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Face à l’essor du travail indépendant et de l’économie transfrontalière en Afrique, la compétitivité des PME repose désormais sur des infrastructures financières et managériales agiles. Cet entrepreneur s’empare de ces problématiques pour proposer une nouvelle vision de la productivité connectée.
Entrepreneur et stratège fintech kényan, Mark Ikaba (photo) est fondateur et directeur général de BorderPay. La start-up propose une plateforme financière conçue pour simplifier les flux financiers internationaux des particuliers et des entreprises.
Lancée en 2023, BorderPay cible un large public de professionnels et de particuliers : travailleurs indépendants, entrepreneurs, étudiants, télétravailleurs et créateurs de contenu. La fintech s’attaque directement aux frictions traditionnelles des transferts de fonds transfrontaliers, à savoir les frais prohibitifs, les délais de traitement excessifs et les restrictions géographiques.
La plateforme se distingue par ses fonctionnalités de gestion de comptes et de portefeuilles multidevises (notamment en dollars américains, euros et livres sterling). Depuis une interface unique, les utilisateurs peuvent détenir, envoyer et recevoir des fonds à l’échelle mondiale, convertir des devises instantanément pour retraits ou paiements, et transférer de l’argent vers des comptes bancaires aux États-Unis, en Europe et au Royaume-Uni.
Pour compléter son offre, BorderPay intègre des cartes virtuelles destinées aux achats en ligne internationaux. Elle mise également sur une forte interopérabilité avec les réseaux de mobile money, permettant d’alimenter un compte ou de retirer des fonds dans plus de vingt pays africains.
Titulaire d’un diplôme d’État en technologie de l’information obtenu en 2016 à la Mik Technology GS, Mark Ikaba a également fondé en 2025 CasaFlow. Cette nouvelle entreprise développe un système d’exploitation propulsé par l’intelligence artificielle pour les entreprises modernes. L’outil automatise la gestion post-réunion en traduisant les échanges en actions concrètes : mise à jour instantanée des systèmes de gestion de relation client, modification de contrats, attribution de tâches et centralisation de la mémoire organisationnelle.
Melchior Koba
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