Il s’attaque à un point sensible du fonctionnement interne des entreprises : l’organisation des équipes et des données qui les entourent. Sa solution entend répondre à un besoin croissant de structure et de visibilité dans la gestion de la main-d’œuvre.

Hussein Wahdan (photo) est un entrepreneur technologique égyptien. Il est le directeur général de Bluworks, une start-up de technologie des ressources humaines qu’il a fondée en 2022 avec Farah Osman, directrice des opérations. L’entreprise a récemment levé 1 million USD pour se développer au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Bluworks propose une plateforme en ligne destinée au pilotage des ressources humaines dans les organisations employant des effectifs nombreux ou fonctionnant sur des horaires variables. L’outil rassemble la planification, le suivi de présence, la gestion administrative et le traitement de la paie dans un seul environnement. L’enjeu est de réduire les tâches manuelles et de centraliser les données liées au personnel.

La fonctionnalité de planification permet aux responsables de créer et d’ajuster les horaires des équipes, puis de les partager sans avoir recours à des tableaux externes ou à des mises à jour dispersées. Les plannings sont modifiables en temps réel, ce qui limite les décalages entre les instructions et leur exécution sur le terrain.

Le suivi de présence en temps réel indique qui travaille, qui manque à l’appel ou qui arrive hors plage prévue. Ces données servent de base au calcul des heures, des congés et de la paie. Le module dédié aux congés automatise les demandes, les réponses et les circuits d’autorisation, ce qui donne aux managers une vue consolidée des effectifs disponibles.

La plateforme comprend également un système de gestion des primes et des pénalités, ainsi qu’un dossier RH numérique pour chaque employé. L’ensemble vise à structurer l’information, éviter les doubles saisies et rendre les opérations plus lisibles. Le module de paie, connecté aux autres fonctionnalités, calcule automatiquement les salaires mensuels à partir des données enregistrées.

Le parcours d’Hussein Wahdan éclaire l’orientation de Bluworks. Il est titulaire d’une licence en économie obtenue en 2010 à l’Université américaine du Caire, suivie d’un master en administration des affaires décroché en 2018 à l’IE Business School en Espagne.

Il commence sa carrière professionnelle en 2010 à CIB Egypt en tant qu’associé aux services bancaires aux entreprises, avant de rejoindre Jumia Égypte où il travaille de 2018 à 2022. Il y occupe d’abord un poste de responsable en planification commerciale avant d’être promu responsable en planification et performance en 2020.

Melchior Koba

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Il réoriente l’usage d’un outil conversationnel largement adopté pour y intégrer un flux marchand structuré. Ainsi, il crée un espace d’interaction entre les clients et les entreprises, où chaque échange peut mener directement à la transaction.

Imad Moujahid (phtoto) est un entrepreneur marocain qui évolue dans l’univers du paiement numérique et de l’automatisation des transactions. Il est le directeur général de Dashy, une plateforme qu’il a fondée en 2024 et qui fait de WhatsApp un espace de vente, d’assistance client et d’encaissement. L’outil regroupe en un seul tableau de bord toutes les étapes d’un cycle commercial, de la discussion à la transaction, pour répondre à l’usage massif de la messagerie dans les échanges quotidiens.

Dashy centralise les conversations et les relie aux opérations métier. Les entreprises gèrent leurs clients, leurs catalogues, leurs commandes et leurs paiements sans multiplier les interfaces. Tous les échanges sont regroupés dans une boîte de réception unique avec assignation des messages, ajout de notes internes et consultation de l’historique des interactions. L’objectif est de traiter chaque demande et d’éviter les discussions laissées en attente.

Le volet paiement occupe une place centrale dans le système de la plateforme. La fonctionnalité Pay by Link génère un lien sécurisé envoyé directement dans la conversation WhatsApp. Le client règle sans application supplémentaire ni dispositif tiers. Pour un paiement en présentiel, Dashy propose un SoftPOS transformant le téléphone en terminal, ce qui réduit les étapes entre intention d’achat et transaction.

La plateforme agit aussi comme un back-office connecté. Les catalogues produits peuvent être créés ou importés, puis synchronisés avec le suivi des commandes. Les entreprises automatisent l’envoi d’informations à leurs clients, même lors de périodes de forte affluence. Le Flow Builder permet de concevoir des scénarios conversationnels alimentés par l’IA afin de répondre aux questions récurrentes, qualifier un prospect et assurer un premier niveau d’assistance à toute heure. Des relances de paiement, des rappels programmés et un routage des conversations selon les compétences complètent l’écosystème.

Au-delà du dialogue et du paiement, Dashy entend devenir un véritable back-office commercial connecté à WhatsApp. Les entreprises peuvent y créer et synchroniser leur catalogue produit, qu’il soit issu de systèmes existants ou saisi directement sur la plateforme, puis suivre les commandes et automatiser les mises à jour clients, même en période de forte activité.

Avant Dashy, Imad Moujahid a cofondé et dirige Finacsys, une entreprise éditrice de solutions de gestion de crédits. Il est aussi directeur associé chez Capdev, un cabinet de conseil en technologies bancaires. Il est un ingénieur informatique diplômé de l’École nationale supérieure d’informatique et d’analyse des systèmes (ENSIAS) au Maroc.

Sa carrière professionnelle a commencé en 2008 à Veneta Digital Systems, une entreprise informatique, en tant que consultant informatique. Entre 2010 et 2014, il a travaillé comme consultant en affaires dans diverses banques du groupe Attijariwafa Bank, notamment au Gabon, au Cameroun et en République du Congo.

Melchior Koba

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En développant un modèle financier centré sur l’utilisateur, elle ouvre un nouveau cadre d’organisation du capital personnel. Son projet marque un changement notable dans la gestion de l’argent au quotidien.

Temitope Omotolani (photo) est une entrepreneure nigériane et économiste de formation. Elle est cofondatrice et directrice générale de Crowdyvest, une plateforme en ligne qui développe des outils d’épargne et d’investissement destinés au grand public.

Crowdyvest, créée en 2019, réunit épargne, investissement et gestion de paiements dans un espace unique. La plateforme met à disposition des produits interactifs et un catalogue d’opportunités d’investissement sélectionnées. L’utilisateur définit ses objectifs financiers, choisit son rythme de contribution et pilote son organisation budgétaire depuis son espace personnel, avec pour objectif un renforcement progressif de sa stabilité financière et une meilleure anticipation des aléas.

L’épargne constitue le cœur du dispositif. Crowdyvest intègre automatisation et suivi numérique afin d’encourager la régularité des dépôts et d’en simplifier la gestion. Les placements proposés sont assortis de taux d’intérêt annuels présentés comme attractifs. À côté de cela, la section Crowdyvest Yield donne accès à des investissements à impact dans divers secteurs, avec des horizons de placement courts ou longs selon le profil de l’épargnant et les objectifs visés.

La plateforme inclut aussi un service de règlement de factures et de paiements adossé à un portefeuille digital. Il permet aux membres de suivre leurs dépenses, d’honorer leurs échéances et d’effectuer des transactions courantes. Crowdyvest ajoute à cet ensemble un système d’offres négociées avec des partenaires, comprenant remises et conditions préférentielles sur certains produits financiers, pour accompagner les utilisateurs au-delà de la simple mise de fonds.

Avant Crowdyvest, Temitope Omotolani a participé en 2016 au lancement de Farmcrowdy, une entreprise spécialisée dans les technologies appliquées à la production agricole. Elle y a occupé les postes de vice-présidente des opérations puis de directrice des opérations jusqu’en 2019.

Temitope Omotolani est titulaire d’une licence en économie obtenue en 2017 à l’université de Lagos. Elle a également suivi une formation en commerce et gestion agricoles à la Lagos Business School de la Pan-Atlantic University.

Melchior Koba

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A travers ses solutions numériques, il repense la manière dont l’argent circule, s’apprend et se gère. Il ouvre de nouvelles voies pour comprendre, investir et agir dans l’économie actuelle.

Koshiek Karan (photo) est un ancien banquier d’investissement sud-africain devenu créateur de contenus financiers et entrepreneur en série. Il a fondé plusieurs sociétés à l’intersection de la fintech, des médias et du bien-être. Il dirige aujourd’hui BankerX, entreprise active dans les médias et les technologies.

Fondée en 2020, BankerX se présente comme une plateforme mêlant média financier et plateforme technologique. Son objectif est de faciliter l’accès à l’investissement, à l’épargne et à la gestion d’argent en s’appuyant sur l’IA, des outils numériques et des communautés internationales. La société structure son offre autour de l’éducation financière, de contenus digitaux, de réseaux d’investisseurs et d’espaces d’apprentissage.

BankerX a pour mission de favoriser l’inclusion financière et la création de richesse pour des communautés globales, notamment en Afrique et dans les marchés émergents. Pour cela, la marque combine intelligence artificielle, médias digitaux, outils fintech et relations humaines pour aider chacun à mieux comprendre l’argent, investir et construire un patrimoine sur le long terme.

La société produit des contenus autour de la finance personnelle, des marchés, du business et de l’économie. Ses podcasts occupent des places élevées dans les classements Apple Podcasts et Spotify, avec une audience composée en grande partie de jeunes actifs et d’entrepreneurs.

BankerX développe en parallèle une activité soutenue sur les réseaux sociaux et via son site. Actualités, analyses de marché, ressources ouvertes sur l’investissement y sont publiées de manière continue. Les contenus sont conçus pour favoriser une mise en pratique rapide des notions présentées.

L’entreprise porte aussi des projets technologiques, dont BankerX GPT, un outil conçu pour guider la prise de décision financière et compléter les tâches opérationnelles en finance, avec une attention particulière pour les marchés émergents. L’outil aide les utilisateurs à analyser un produit financier, tester des scénarios et clarifier leurs choix.

En parallèle de BankerX, Koshiek Karan a cofondé d’autres structures. En 2021, il lance AltVest Capital, société dont il a été le président exécutif jusqu’en 2023. Cette même année, il crée WealthX, plateforme éducative, RAX Wealth, société technologique spécialisée dans la gestion de patrimoine, ainsi que Flex Fitness, une communauté internationale tournée vers la santé et le mouvement.

Il est diplômé de l’université du Cap où il a obtenu en 2012 une licence en finance. Il commence sa carrière professionnelle en 2013 comme analyste en services bancaires d’investissement chez Barclays Investment Bank [source requise]. En 2020, il devient conseiller en transactions chez Barloworld, une entreprise spécialisée dans la transformation industrielle, la distribution et les services.

Melchior Koba

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A travers sa solution, il introduit une nouvelle manière de gérer les opérations bancaires en entreprise. Il facilite l’accès aux informations financières et la façon dont elles sont utilisées au quotidien.

Jalil Ketou (photo) est un entrepreneur technologique camerounais et un ingénieur logiciel. Il est un cofondateur de Skynesys, une solution bancaire numérique qui met l’intelligence artificielle au service de la gestion financière des entreprises, en centralisant et en automatisant le pilotage des comptes bancaires.

Fondée en 2023, Skynesys se présente comme une plateforme destinée aux directions financières et aux dirigeants qui souhaitent regrouper l’ensemble de leurs comptes bancaires dans une seule interface. La solution organise et analyse les flux bancaires afin de faciliter le suivi quotidien de la trésorerie et d’améliorer la qualité des décisions liées aux opérations financières.

La plateforme réunit les soldes, mouvements et opérations en provenance de différentes banques au sein d’un tableau de bord unique. Elle intègre des fonctions d’automatisation pour le contrôle et l’analyse, ce qui réduit le recours aux tâches manuelles et limite les risques liés au traitement de données dispersées.

Pour les entreprises, Skynesys apporte une visibilité continue sur la trésorerie, ce qui permet d’anticiper plus facilement les besoins de financement ou de placement. L’usage de l’IA accélère l’identification des tendances, des irrégularités ou signaux sensibles dans les flux, et soutient la gestion des risques bancaires et financiers.

En parallèle de son activité entrepreneuriale, Jalil Ketou occupe un poste d’ingénieur support au sein d’ALFYNS Group, une entreprise active dans la formation informatique, les services financiers numériques et les services IT. Il est diplômé de l’École nationale supérieure polytechnique de Douala, où il a obtenu une licence en génie logiciel.

Melchior Koba

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Elle développe un dispositif qui transforme la mobilisation des compétences africaines à l’international. Son projet établit un lien direct entre expertise locale et besoins globaux.

Pearl D. Gakazi (photo) est une entrepreneure technologique ougandaise, fondatrice et directrice générale de Kolaborate, une start-up créée pour connecter les talents africains aux marchés mondiaux du numérique.

Fondée en 2022, Kolaborate développe une passerelle directe entre des entreprises situées partout dans le monde et des professionnels africains spécialisés dans la tech, la data, le design, le marketing digital ou la création de contenus. La plateforme permet à ces entreprises de composer des équipes sur mesure à distance, en s’appuyant sur des profils vérifiés, sélectionnés et accompagnés pour répondre à des besoins très concrets, qu’il s’agisse de développer un produit, de gérer des données ou de faire tourner des opérations digitales au quotidien.

Pour les talents, Kolaborate va au-delà de la mise en relation. La start-up a créé une académie et des parcours de formation destinés à aligner les compétences locales sur les standards internationaux, notamment dans les métiers les plus demandés du numérique. Les professionnels formés accèdent ensuite à des missions et emplois à distance offrant des rémunérations plus élevées que la majorité des opportunités locales, tout en restant basés dans leur pays.

Pour les entreprises, Kolaborate propose un modèle d’accompagnement qui associe flexibilité, qualité opérationnelle et maîtrise des coûts. En plus de son réseau de talents, la start-up développe des offres d’externalisation de processus métiers (BPO) centrées sur la gestion de données et les opérations digitales, afin de permettre aux organisations clientes de déléguer certaines tâches tout en maintenant un niveau de contrôle élevé. La plateforme repose sur des outils d’intelligence artificielle pour affiner la mise en relation, accélérer le recrutement et sécuriser la collaboration.

En parallèle de ses responsabilités chez Kolaborate, Pearl D. Gakazi est responsable du développement commercial de Prism Marketing Ltd, une agence ougandaise spécialisée dans le marketing et la vente.

Elle est diplômée de l’Université de Makerere où elle a obtenu en 2013 un bachelor en marketing. Elle est aussi titulaire d’un master en affaires, gestion, marketing et services de soutien connexes obtenu en 2016 à l’Université Heriot-Watt en Écosse.

Elle commence sa carrière professionnelle en 2010 comme superviseure des ventes de gros chez Fresh Cuts Uganda, une entreprise de transformation de la viande. En 2013, elle devient consultante commerciale en franchise chez RE/MAX Uganda, une entreprise immobilière. En 2017, elle rejoint le service de développement commercial de Yetu Credit Finance, active dans la microfinance. Entre 2020 et 2023, elle occupe un poste de conseillère commerciale chez Money Market Gurus, une entreprise financière.

Melchior Koba

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Il développe une technologie qui transforme la manière dont les producteurs gèrent leurs exploitations. Grâce à son entreprise, il propose une nouvelle approche des défis agricoles au Kenya.

Taita Ngetich (photo) est un entrepreneur kényan engagé dans le développement de technologies agricoles. Il est le fondateur et directeur général de Synnefa, une entreprise spécialisée dans les solutions numériques et matérielles pour les exploitations agricoles.

Fondée en 2014, Synnefa développe un écosystème destiné aux petits et moyens producteurs agricoles africains. L’entreprise conçoit des serres intelligentes, des capteurs connectés et un logiciel de gestion en ligne afin de faciliter la production, de réduire les risques liés au climat et à l’irrigation, d’optimiser l’usage de l’eau et de limiter les pertes après récolte.

L’entreprise propose une suite complète : des serres et séchoirs solaires intégrant les capteurs FarmShield, tous connectés à la plateforme logicielle FarmCloud. L’ensemble permet de suivre les conditions climatiques, les opérations culturales, les récoltes et les besoins d’irrigation, puis de mettre en relation les producteurs avec des acheteurs et des partenaires financiers.

Les serres de Synnefa protègent les cultures de la pluie, du vent et d’autres aléas, et offrent un rendement supérieur à celui d’un champ ouvert de même taille. FarmCloud, l’application de gestion, remplace les outils manuels de suivi. Elle centralise les données liées aux traitements, aux récoltes, aux stocks, aux parcelles, aux acheteurs et à certains éléments comptables, tout en générant des rapports de traçabilité.

FarmShield, système central de surveillance, agrège les données des capteurs FarmSpears. Il analyse les variations de température, d’humidité ou de luminosité et déclenche automatiquement des actions correctives lorsque les seuils définis sont dépassés.

En octobre 2025, Synnefa a obtenu une subvention de 300 000 dollars américains dans le cadre de l’initiative « Partnering for Green Growth and the Global Goals 2030 » (P4G) du World Resources Institute. Ce financement doit permettre le déploiement de séchoirs solaires connectés à l’Internet des objets dans plusieurs régions du Kenya.

Taita Ngetich est diplômé de l’Université de Nairobi où il a obtenu en 2016 un bachelor en génie mécanique et de fabrication. À Purdue University, aux États-Unis, il a obtenu en 2017 un diplôme en économie agricole, agriculture de précision et analyse de données. Entre 2017 et 2018, il a suivi un programme en leadership, entrepreneuriat, Internet des objets et machine learning au Massachusetts Institute of Technology. Il est également titulaire d’un master en administration des affaires obtenu en 2022 à l’Université de Warwick, en Angleterre.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Après un passage à l’Orange Digital Center, il passe du statut d’étudiant à celui de jeune professionnel opérationnel. Son chemin illustre l’impact concret d’une formation encadrée sur une carrière naissante.

Le Congolais Glody Kabamba (photo) est actuellement analyste SOC (Security Operations Center) au sein de Rawbank, en République démocratique du Congo. Il assure la surveillance, la détection et la réponse aux incidents de sécurité afin de protéger les systèmes d’information et les données de l’institution.

Titulaire d’une licence en informatique obtenue en 2024 à l’Université de Kinshasa, il s’est spécialisé en systèmes d’information et sécurité informatique. Son cursus lui a apporté des bases en programmation, bases de données, réseaux et analyse des systèmes. Cette formation l’oriente rapidement vers les métiers de la cybersécurité.

Avant d’intégrer les programmes d’Orange Digital Center, Glody Kabamba est sorti de l’université sans expérience professionnelle dans le numérique. Il souhaitait alors bâtir une carrière solide dans le domaine de la cybersécurité et devenir une référence dans ce secteur. « Je souhaitais intégrer une grande entreprise reconnue, telle qu’Orange ou Rawbank, afin de mettre en pratique mes compétences, relever des défis technologiques et contribuer activement à la protection des systèmes d’information », a-t-il déclaré à We Are Tech Africa.

Glody Kabamba découvre les formations d’Orange Digital Center par l’entremise d’amis. Il y voit une opportunité d’approfondir un domaine qui le passionne déjà, la cybersécurité, tout en bénéficiant de l’encadrement d’une structure reconnue.

En février 2025, il intègre l’ODC et suit plusieurs programmes jusqu’en septembre : « Google Cybersecurity », « AWS re/Start » et « IT Support ». Toutes ces formations sont le fruit d’un partenariat conclu entre l’ODC et la plateforme de formation en ligne Coursera en avril 2024.

Il explique que les parcours cybersécurité et IT Support se déroulent principalement en ligne, ce qui l’amène à développer une forte autonomie. Le programme AWS re/Start se distingue par un suivi en présentiel encadré par un coach, qui intervient régulièrement pour accompagner les apprenants.

Sur les conseils de ce coach, Glody Kabamba commence à publier ses projets sur LinkedIn afin de rendre visibles ses compétences auprès des recruteurs. Cette démarche accélère son entrée sur le marché. En octobre 2025, le responsable du département Sécurité de Rawbank le contacte et lui propose un premier poste dans la cybersécurité. Il rejoint la banque en tant qu’analyste SOC.

Après l’obtention de ses certifications, il reçoit d’autres sollicitations. « J’ai notamment été contacté par Huawei pour une collaboration, et j’ai également été sollicité en tant que consultant auprès du Cadastre Minier », indique-t-il.

Glody ne voit pas ses certifications comme un aboutissement, mais comme un point de départ vers une expertise plus poussée. Ses prochains objectifs incluent l’obtention de certifications internationales comme CISSP (professionnel certifié en sécurité des systèmes d’information) ou CEH (hacker éthique certifié), ainsi qu’une évolution vers des postes à plus grande responsabilité dans la définition et le pilotage de stratégies de sécurité avancées.

« À long terme, mon ambition est de devenir un expert reconnu en cybersécurité et de participer activement à la protection des infrastructures critiques en République démocratique du Congo et à l’international », ajoute-t-il.

Melchior Koba

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Certifié en data analytique, Thierno Sow fait évoluer son rôle de développeur 

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Son parcours montre comment l’acquisition de nouvelles compétences techniques peut modifier la place d’un professionnel dans une entreprise. Il illustre aussi la manière dont l’usage structuré des données influence les décisions et ouvre de nouvelles responsabilités.

Le Guinéen Thierno Hamidou Sow (photo) est programmeur analyste au sein d’E-CASH Guinée, une entreprise spécialisée dans le développement numérique. Diplômé d’une licence en génie logiciel obtenue en 2024 à l’université Kofi Annan de Guinée, il conçoit et maintient des outils numériques pour son entreprise, tout en utilisant régulièrement des ensembles de données dans ses projets.

En parcourant Facebook, il découvre une annonce de l’Orange Digital Center présentant une formation en analyse de données proposée en partenariat avec la plateforme Coursera. Ce programme, issu d’une collaboration annoncée en avril 2024, retient son attention. Il s’y inscrit, commence les cours le 1er juillet 2025 et obtient sa certification le 1er septembre.

« Avant la formation, j’utilisais des données dans mes projets, mais je n’avais pas une idée claire de leur exploitation optimale. La formation m’a permis de comprendre comment transformer des données brutes en informations exploitables, afin que les entreprises puissent prendre des décisions factuelles. J’ai acquis les compétences concrètes que je recherchais », explique-t-il dans une interview accordée à We Are Tech Africa.

À l’issue du parcours, il estime avoir acquis une compréhension pratique des processus permettant de convertir des données brutes en informations pertinentes pour les équipes métiers. « La certification m’a permis d’aller au-delà du simple développement informatique. J’analyse désormais les données générées par les applications afin de proposer des solutions basées sur les faits, mieux répondre aux besoins du marché et apporter davantage de valeur à l’entreprise », ajoute-t-il.

Une fois la certification obtenue, il la présente à sa hiérarchie et expose l’intérêt de l’analyse de données pour les activités de l’entreprise. Convaincue par l’utilité de ces compétences, la direction lui confie un premier projet portant sur des données marketing, afin d’aider le management à orienter ses décisions.

Les résultats obtenus sont considérés comme significatifs par l’entreprise, qui y voit un moyen d’améliorer son analyse du marché et de ses performances. En reconnaissance de ce travail, Thierno Hamidou Sow, alors développeur, est promu programmeur analyste, un poste qui associe développement logiciel et analyse de données pour répondre aux besoins opérationnels. Pour la suite, il prévoit de « poursuivre l’approfondissement de mes compétences en data science et intelligence artificielle, afin de mieux combiner développement et analyse de données ».

Melchior Koba

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Il se concentre sur les outils numériques capables d’automatiser des tâches complexes et d’améliorer l’accès aux technologies d’IA. Il développe une approche pensée pour des usages locaux et internationaux, avec l’objectif d’élargir les applications pratiques de l’intelligence artificielle.

Okechukwu Nwaozor (photo), jeune entrepreneur nigérian né en 2007 et autodidacte en programmation, s’impose comme l’un des nouveaux visages de l’intelligence artificielle en Afrique. Il est le fondateur et directeur général d’OkeyMeta, une entreprise technologique spécialisée dans l’IA générative et les modèles de langage.

Fondée en 2022, OkeyMeta est une plateforme conçue pour des usages africains et internationaux. Elle propose des modèles capables de traiter du texte, d’analyser des images, de produire du code et d’automatiser des tâches. Ces fonctions sont accessibles via des API intégrables à toute application connectée à Internet.

Le principal modèle de la plateforme, OkeyAI, est un modèle de langage multimodal décrit comme capable d’analyser plusieurs types de données et de s’adapter aux requêtes en temps réel. Il opère en arrière-plan : les utilisateurs passent par des interfaces de chat ou des API qui transmettent leurs demandes au modèle et renvoient une réponse en quelques millisecondes.

OkeyMeta permet de concevoir des assistants virtuels, des chatbots de service client, des outils de rédaction, des systèmes d’analyse documentaire ou des modules de génération d’images et de code, sans entraîner soi-même un modèle. La plateforme s’adresse aux développeurs, aux start-up et aux entreprises qui souhaitent intégrer des fonctions automatisées dans leurs services, comme la réponse aux courriels, l’aide à la décision ou la personnalisation de contenu.

La plateforme propose également une fonction « d'ajustement fin » (fine tuning), qui permet de créer une version personnalisée du modèle à partir des données d’une organisation ou d’un usage précis. L’utilisateur peut définir le nom du modèle, sa version, son ton et son domaine d’expertise, puis fournir des exemples de contenus qui guideront son adaptation.

En avril 2025, Okechukwu Nwaozor occupait un poste d’ingénieur logiciel chez OIC Hub, une entreprise informatique et centre de formation au Nigeria, qui organise aussi des ateliers, des événements et des conférences liés à la programmation et aux technologies numériques.

Melchior Koba

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