Face aux lourdeurs administratives, il propose une solution orientée vers la simplicité et l’efficacité. Une démarche innovante qui répond aux attentes d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.

Amr Yassine Mouaqit (photo) est un juriste de formation et un entrepreneur marocain. Il est le fondateur et directeur général de Charikaty, une plateforme en ligne qui accompagne les entrepreneurs dans la création de leur société au Maroc en quelques jours, sans déplacements ni démarches administratives complexes.

Fondée en 2025, Charikaty se positionne comme la première plateforme digitale entièrement dédiée à la création d’entreprises au Maroc, avec un service 100 % en ligne. Elle s’adresse aussi bien aux porteurs de projets installés au Maroc qu’à ceux basés à l’étranger, en simplifiant l’ensemble du processus de création. L’objectif affiché est de rendre cette étape rapide, fluide et accessible, y compris pour les personnes peu familières avec les procédures administratives.

La plateforme couvre l’ensemble des étapes clés de la vie d’une société à travers trois grands types de services. Elle prend d’abord en charge toutes les formalités de création, depuis la collecte des informations relatives aux associés jusqu’à l’obtention des numéros et documents officiels nécessaires à l’existence légale de l’entreprise. Tout au long du processus, l’utilisateur est accompagné par un conseiller dédié.

Charikaty permet également l’enregistrement en ligne des actes et procès‑verbaux liés à la société, supprimant ainsi la nécessité de déplacements physiques. Enfin, la plateforme propose un service de dépôt et de protection de marque, incluant la préparation du dossier, le dépôt auprès de l’organisme compétent, le suivi de la publication et les rappels pour le renouvellement.

Le parcours de création est structuré en étapes claires, pensé comme un chemin guidé pour l’entrepreneur. L’utilisateur renseigne les informations essentielles de son projet via un formulaire en ligne, puis la plateforme se charge des démarches auprès des administrations concernées. À l’issue du processus, le client reçoit l’ensemble des identifiants et documents indispensables au fonctionnement légal de sa société.

Parallèlement à Charikaty, Amr Yassine Mouaqit est également fondateur et coprésident du Moroccan Innovation Circle. Lancée en 2024, cette organisation à but non lucratif œuvre pour la promotion de l’innovation, de l’entrepreneuriat et du progrès technologique au Maroc.

L’entrepreneur est diplômé de l’Université de Nottingham (Royaume‑Uni), où il a obtenu en 2023 un bachelor en droit. Il poursuit actuellement un master en relations et affaires internationales au King’s College London. Au cours de son parcours, il a effectué plusieurs stages en droit au sein de cabinets d’avocats marocains, notamment en 2023 chez Hajji & Associés, puis en 2025 chez A&O Shearman.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Face aux limites des circuits traditionnels de consultation, il propose une nouvelle façon de mettre en relation patients et professionnels de santé. Une approche qui interroge les pratiques établies du secteur médical.

Abdessabour Benzegane (photo) est un entrepreneur algérien et ingénieur en automatisme et en logiciel. Il est le fondateur et directeur général de Sihhatech, une plateforme en ligne dédiée à la mise en relation entre patients et professionnels de santé. Le service permet de trouver rapidement un médecin ou un dentiste et de prendre rendez‑vous à tout moment, sans frais pour les patients.

Fondée en 2016, Sihhatech vise à simplifier l’accès aux soins en facilitant la recherche de praticiens et la prise de rendez‑vous médicaux. La plateforme permet aux utilisateurs de contacter un professionnel de santé sans se déplacer et sans frais de mise en relation, le service étant annoncé comme entièrement gratuit pour les patients.

Sihhatech couvre un large éventail de spécialités médicales afin de répondre à des besoins variés. Parmi les disciplines proposées figurent notamment la pédiatrie, la gynécologie‑obstétrique, la cardiologie, la dermatologie et la médecine générale.

Le parcours utilisateur repose sur un processus simple et intuitif. Le patient recherche un médecin ou un dentiste correspondant à son besoin, puis prend rendez‑vous directement en ligne en quelques étapes. Le service est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, y compris en dehors des horaires habituels de consultation.

La plateforme contribue également à améliorer la visibilité des cabinets médicaux en mettant en avant leurs services auprès d’un public élargi. Certains praticiens indiquent que leur activité a augmenté après leur inscription, avec davantage d’appels et une meilleure identification de leur cabinet par les patients. Du côté des utilisateurs, Sihhatech évite de longues recherches et des déplacements inutiles, tout en facilitant un contact rapide avec un professionnel de santé disponible et compétent.

Parallèlement à Sihhatech, Abdessabour Benzegane est, depuis 2016, directeur général de l’Algerian Foundation for Innovation & Development, une structure qu’il a fondée pour accompagner les acteurs du secteur de la santé dans leur transformation digitale.

Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur d’État en commande des procédés industriels, obtenu en 2012 à l’université M’Hamed Bougerra de Boumerdès. Il a aussi obtenu, en 2014, un master en commande automatique au sein de la même université.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Dans un monde dominé par le numérique, André de Wet propose une approche qui simplifie la relation entre commerces et consommateurs. Son innovation change la manière dont les audiences se transforment en clients.

André de Wet (photo) est un entrepreneur sud‑africain basé au Cap. Il est le fondateur de Flood, une plateforme conçue pour aider les commerces de quartier à rester visibles et compétitifs dans un environnement dominé par le mobile et le numérique, sans les submerger de technologies complexes.

Fondée en 2020, Flood se positionne comme une solution de commerce pensée pour un monde centré sur le smartphone. Son ambition est de créer l’équivalent de Shopify pour les commerces physiques, ceux qui accueillent leurs clients en magasin et souhaitent prolonger cette relation dans le numérique.

La plateforme permet de transformer une audience existante (abonnés d’un opérateur télécom, clients d’une banque en ligne, auditeurs d’une radio) en véritable place de marché locale. Le détenteur de cette audience devient alors le point d’entrée central où les consommateurs découvrent les offres, font leurs choix et règlent leurs achats.

Flood s’adresse en priorité aux organisations disposant d’une large base d’utilisateurs, comme les télécoms ou les banques en ligne, mais qui n’exploitent pas pleinement ce potentiel commercial. La solution leur permet de devenir la destination numérique principale de leurs clients, en réunissant découverte des offres et paiement au sein d’un même environnement.

Pour les petites et moyennes entreprises, la plateforme facilite le dialogue avec des clients géographiquement proches et les replace au cœur d’un écosystème numérique local. Côté consommateurs, Flood permet notamment d’utiliser le téléphone comme portefeuille, d’effectuer des paiements sans contact, de recevoir des récompenses immédiates lors des achats et de suivre les interactions en temps réel.

En parallèle, André de Wet a fondé en 2018 2ndBase, un cabinet de conseil qu’il dirige en tant que directeur général. L’entreprise accompagne des clients professionnels dans leur compréhension et adoption des technologies. Sa première initiative entrepreneuriale remonte à 2005, avec la création de WebTec, une société de services informatiques.

Sur le plan académique, il est titulaire d’un bachelor en médecine obtenu en 1989 à l’Université du Free State (Afrique du Sud). Il a également décroché en 2020, à l’Université de Salford, un master en gestion internationale. Sa carrière professionnelle commence en 1997 chez Global Visual Media, où il occupe le poste de responsable marketing senior.

En 2010, André de Wet rejoint la fintech PayU en tant que responsable du développement commercial. L’année suivante, il est nommé directeur général de PriceCheck, une plateforme de comparaison de prix. Entre 2016 et 2017, il occupe le poste de responsable Afrique chez iFix, une plateforme de divertissement à la demande.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Entre l’idée et le résultat, l’exécution reste un point de friction pour de nombreuses organisations. Cet entrepreneur propose une approche technologique pour réduire cet écart.

Paulo Matos (photo) est un entrepreneur technologique basé en Afrique du Sud. Cofondateur et directeur général d’Ageiro, il dirige une entreprise qui accompagne les organisations dans la transformation de leurs idées et de leurs besoins en résultats concrets grâce à l’intelligence artificielle.

Fondée en 2025, Ageiro développe une plateforme conçue pour permettre aux entreprises de réaliser rapidement ce qu’elles souhaitent faire sur leurs ordinateurs. L’objectif est clair : aider les équipes à travailler plus vite et plus efficacement afin d’obtenir des résultats utiles, sans délais inutiles.

La start‑up se positionne comme un outil de gain de temps et d’énergie. Elle vise à éliminer les étapes longues et répétitives pour permettre aux équipes de se concentrer sur l’essentiel : convertir une vision ou une idée en un résultat réel et exploitable. Ageiro s’adresse à des organisations de toutes tailles, des petites équipes aux grandes entreprises, qui cherchent à atteindre leurs objectifs sans les contraintes habituelles liées au développement ou à la création d’outils numériques.

En décembre 2025, Ageiro a levé 3 millions USD pour accélérer le développement de sa plateforme d’agents autonomes. Ces fonds doivent servir à renforcer les modèles de décision, les cadres de conformité et la présence commerciale de l’entreprise.

Avant de lancer Ageiro, Paulo Matos avait déjà cofondé Manex Systems en 1995, une entreprise technologique sud‑africaine dont il a été le directeur général jusqu’en 2001. Il est diplômé de la Nelson Mandela University, où il a obtenu en 2016 un master en gestion et administration des affaires.

Parallèlement à son parcours entrepreneurial, il a occupé plusieurs fonctions au sein d’entreprises technologiques. En 2001, il rejoint l’éditeur britannique de logiciels McGuffie Brunton comme responsable produit et directeur prévente. De 2005 à 2024, il évolue chez SYSPRO, également basée au Royaume‑Uni, où il occupe successivement les postes de responsable du développement commercial puis de directeur des produits.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Il s’attaque à la fragmentation de l’information de proximité par une innovation technologique ciblée. Une initiative qui modifie les usages entre habitants et acteurs locaux.

Elie Yossa (photo) est ingénieur congolais en électronique et en génie logiciel. Il est le fondateur et chef de produit de Findapp, une application mobile dédiée à la valorisation de la vie locale. La plateforme rend visibles les produits, services, événements et initiatives d’une ville, aussi bien pour ses habitants que pour les visiteurs.

Lancée en 2023, Findapp se présente comme une vitrine claire et accessible de l’activité locale. Elle permet aux utilisateurs de découvrir rapidement ce qu’ils peuvent faire, acheter ou expérimenter près de chez eux, en centralisant des informations souvent dispersées sur plusieurs supports ou réseaux.

À travers l’application, l’utilisateur accède aux produits mis en avant, aux services disponibles, aux événements en cours et aux initiatives locales de sa ville. L’objectif est de lui offrir, en quelques instants, une information lisible et utile sur l’offre existante à proximité.

Pour les commerces et structures locales, Findapp constitue un outil de visibilité auprès des habitants. Elle facilite la mise en avant de leurs produits, services ou événements, sans nécessiter la gestion d’une communication complexe ou multicanale.

Les acteurs locaux peuvent ainsi accroître leur notoriété à l’échelle de leur ville et toucher un public qui n’aurait pas nécessairement découvert leur offre par les canaux traditionnels. L’application crée un espace commun où chaque contribution participe à l’animation de la vie locale, tout en générant des retombées concrètes pour ses utilisateurs.

En parallèle de Findapp, Elie Yossa occupe le poste de directeur technique chez Jambo‑Lab, une plateforme spécialisée dans les technologies climatiques. En 2023, il a cofondé Agri Pannel Connect, une solution de technologie agricole visant à améliorer les rendements, renforcer la résilience climatique et soutenir une agriculture durable. La même année, il a également fondé Kivu Guard, une initiative conçue pour contribuer à la protection des communautés vulnérables de l’est de la RDC face à la violence armée et à l’insécurité.

Elie Yossa est diplômé de l’Institut supérieur d’informatique et de gestion de la RDC. Il est aussi un lauréat du Fonds mondial d’action pour la jeunesse 2025, lancé lors du Festival of Hope de l’International Baccalaureate.

Melchior Koba

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Face aux difficultés de gestion rencontrées par les PME, il fait le choix d’un outil adapté aux réalités du terrain. Son innovation vise à rendre les données de l’entreprise exploitables pour l’action.

Stéphane Lavri (photo), entrepreneur et consultant ivoirien, est cofondateur de Madata, une solution numérique dédiée à l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME) dans la gestion de leurs systèmes d’information, de leurs données et de leur transformation digitale.

Fondée en 2024, Madata est une application en ligne conçue pour aider les entrepreneurs et PME en Afrique à structurer et suivre leur activité au quotidien, depuis un ordinateur ou un téléphone mobile. La plateforme centralise, dans un environnement unique, les ventes, clients, factures, projets et paiements, avec un accès simple et sécurisé aux données de l’entreprise, à tout moment.

Disponible en version web et mobile, Madata s’adresse principalement aux indépendants et aux PME. L’application regroupe les fonctions essentielles de gestion au sein d’un même espace : suivi des clients, devis, contrats, factures, bons de commande, projets, paiements et activités quotidiennes. Elle permet également de piloter les flux financiers, d’analyser les entrées et sorties d’argent et d’obtenir une vision claire de la santé de l’entreprise afin de prendre des décisions rapides et éclairées.

La solution facilite aussi le travail collaboratif. Les documents professionnels peuvent être partagés directement via WhatsApp. Les entreprises disposent d’outils pour organiser leurs équipes, planifier les missions et répartir les tâches, ce qui contribue à une meilleure coordination interne et au respect des engagements pris auprès des clients. Les données sont mises à jour en temps réel, permettant à l’ensemble des collaborateurs de travailler sur les mêmes informations, quel que soit leur lieu de connexion.

Avant de lancer Madata, Stéphane Lavri avait déjà cofondé DIGIT‑A.L., un cabinet spécialisé dans le digital, dont il a été le co‑gérant jusqu’en 2024. Il est titulaire d’un master en commerce international obtenu en 2006 à l’université Jean Moulin Lyon 3, en France.

Sa carrière professionnelle commence en 2007 chez Umanis, une entreprise informatique internationale, où il occupe le poste d’ingénieur d’affaires. En 2008, il rejoint la société technologique belge Adneom, toujours en tant qu’ingénieur d’affaires, avant d’y être promu en 2011 responsable de l’unité commerciale. En 2014, il prend la direction de l’unité commerciale de AUSY, une société de services et de conseil en informatique.

Melchior Koba

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Il s’attaque à un pilier informel de la finance africaine en lui apportant des règles, de la traçabilité et de la confiance. Sa solution transforme des pratiques communautaires anciennes en mécanismes financiers lisibles et structurés.

Mkuzo Kuwani (photo) est un entrepreneur zambien. Il est le fondateur de ComGrow, une fintech qui digitalise les tontines, le village banking et, plus largement, les groupes communautaires d’épargne et de crédit en Afrique.

Fondée en 2019, ComGrow permet à des groupes de personnes qui se connaissent (amis, collègues ou voisins) de mettre leur argent en commun, de s’accorder des prêts entre membres et d’en assurer le suivi de manière claire, sécurisée et transparente, directement via une application mobile.

La plateforme remplace les cahiers, les caisses en espèces et les fichiers Excel par un outil unique qui centralise la gestion de l’épargne, des prêts, des remboursements et du partage des gains. Chaque opération est automatiquement enregistrée, ce qui limite les erreurs humaines et met fin aux désaccords récurrents sur les montants versés ou dus. Les membres n’ont plus à parcourir des discussions WhatsApp pour retrouver une information ou une preuve de paiement.

L’utilisation de l’application se veut volontairement simple. Chaque membre choisit son moyen de paiement et verse sa contribution mensuelle en quelques clics. Le groupe peut suivre en temps réel le niveau d’épargne, les prêts en cours, les remboursements effectués et les montants à répartir à la fin de chaque cycle. Un membre peut solliciter un prêt à partir de l’épargne collective et le rembourser avec un faible intérêt, selon les règles définies par le groupe. Ces intérêts reviennent à la communauté et contribuent à augmenter l’épargne de chacun.

Parallèlement à son activité entrepreneuriale, Mkuzo Kuwani est un analyste en services bancaires d’investissement chez MELCOFIN & Co., une société spécialisée dans le conseil en fusions et acquisitions et en finance d’entreprise.

Il est diplômé de l’Université de Durham, en Angleterre, où il a obtenu en 2021 un bachelor en économie. De 2023 à 2024, il a également occupé le poste de représentant du développement des ventes chez Playroll, une plateforme britannique de gestion des effectifs.

Melchior Koba

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Il s’attaque aux limites traditionnelles de la détection et du développement des athlètes. Son initiative introduit des outils de pilotage et de lecture de la performance qui modifient en profondeur les trajectoires des jeunes athlètes.

Daniel Maganjo (photo) est un entrepreneur kényan, fondateur et directeur général de ProPath Sports, une entreprise dédiée à la transformation des modes de détection et de développement des athlètes au Kenya.

Créée en 2024, ProPath Sports est une start‑up qui accompagne les athlètes, leurs parents, les entraîneurs et les recruteurs dans la structuration d’un véritable parcours de performance. Son approche repose sur un accompagnement progressif, organisé et centré sur l’humain, afin de faire passer un simple rêve sportif à un projet construit et mesurable.

La start‑up a développé iSTEAM, une plateforme conçue comme un point de convergence entre les athlètes, leurs familles, les coach et les scouts. Cet outil vise à mieux évaluer le potentiel individuel, à suivre l’évolution des performances dans le temps et à faciliter les mises en relation déterminantes pour la suite d’une carrière sportive.

ProPath Sports s’appuie sur l’intelligence artificielle et l’analyse de données pour proposer des plans d’entraînement personnalisés, des modules de formation et des séances de coaching à distance. L’objectif est d’aider les athlètes à structurer leur progression et à améliorer leurs performances. Les parents disposent de ressources et d’espaces d’échange pour accompagner leurs enfants de manière plus éclairée, tandis que les entraîneurs et les recruteurs accèdent à des profils détaillés et à des rapports de suivi facilitant l’identification des talents.

Les athlètes peuvent également participer à des « tryouts » en ligne, c’est‑à‑dire des évaluations à distance, qui leur permettent de valoriser leurs capacités sans contrainte géographique. ProPath propose en parallèle des outils de comparaison et de suivi, pensés pour aider les jeunes sportifs à s’inspirer de parcours aboutis et à ajuster leur préparation, avec une attention particulière portée aux coureurs kényans.

Daniel Maganjo est diplômé de l’Université internationale des États‑Unis en Afrique, où il a obtenu en 2005 un bachelor en commerce international. Avant de lancer ProPath Sports, il a cofondé en 2018 Thelathin Group, une société de conseil qui allie l’excellence commerciale à la préservation du patrimoine, dont il a été le directeur général jusqu’en 2014.

Melchior Koba

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Il s’attaque à un enjeu central mais peu structuré : la capacité des individus et des petites entreprises à construire une discipline financière durable. Sa réponse repose sur une approche technologique pensée pour transformer des pratiques quotidiennes à grande échelle.

Femi Iromini (photo) est un entrepreneur nigérian, cofondateur et directeur général de Rank (anciennement Moni), une fintech communautaire qui développe une suite de produits financiers destinés aux petites entreprises africaines et aux particuliers désireux de constituer un patrimoine.

Fondée en 2020, Rank se présente comme une application financière conçue pour les personnes ambitieuses qui souhaitent mieux épargner, mieux gérer leurs dépenses et progresser aux côtés d’une communauté animée par des objectifs communs. Sa mission est de rendre la prospérité plus accessible, en créant des passerelles entre ceux qui aspirent à aller plus loin et ceux qui maîtrisent l’art de l’épargne.

La plateforme propose plusieurs mécanismes d’épargne. Le premier, baptisé « Reserve », permet de mettre de l’argent de côté de manière sécurisée sur une période définie, avec un rendement régulier. Le second, « Flex », offre une plus grande souplesse : l’utilisateur peut épargner tout en conservant la possibilité de retirer ses fonds à tout moment, sans renoncer aux intérêts.

Rank propose également « Goals », une épargne orientée vers des objectifs précis, pensée pour financer des projets identifiés. Enfin, l’offre « Premium » s’adresse aux utilisateurs qui gèrent des montants plus élevés ou construisent un patrimoine sur le long terme, avec des taux plus attractifs et un accompagnement prioritaire.

Au‑delà de l’épargne, Rank intègre des fonctionnalités de paiement et de gestion des dépenses courantes. Les utilisateurs peuvent envoyer et recevoir de l’argent instantanément, à toute heure, et régler depuis une seule interface diverses factures (électricité, câble, Internet et autres services).

Avant de lancer Rank, Femi Iromini a fondé en 2017 Lead360HQ, une structure qui collabore avec des universités africaines pour accompagner les étudiants dans la transformation de leur formation et de leurs ambitions en opportunités professionnelles concrètes. Il en a été le directeur général jusqu’en 2019.

Diplômé de l’université Obafemi Awolowo (Nigeria), où il a obtenu en 2012 une licence en géophysique, Femi Iromini a également travaillé comme consultant pour la Banque mondiale de 2019 à 2021.

Melchior Koba

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Réviser le bac reste pour beaucoup un exercice ponctuel, concentré à l’approche des examens. Un entrepreneur sénégalais propose une alternative fondée sur la régularité et l’usage du numérique.

Stéphane Mancabo (photo), entrepreneur sénégalais, est le cofondateur et directeur général de Yello. La start‑up entend transformer la préparation du baccalauréat en un processus quotidien plus simple, plus fluide et moins anxiogène pour les lycéens.

Fondée en 2023, Yello est une application éducative qui propose des contenus structurés, pensés pour s’adapter aux contraintes réelles des élèves. Elle met à disposition des cours audio, des textes et des résumés, afin de permettre à chacun de choisir le mode d’apprentissage qui lui correspond. Les contenus sont conçus pour faciliter la compréhension, limiter le jargon et accompagner progressivement les élèves vers les exigences du baccalauréat.

Les cours peuvent être téléchargés, ce qui permet de réviser sans dépendre en permanence d’une connexion Internet. L’application se démarque d’une approche intensive ou écrasante en privilégiant un apprentissage progressif. Les contenus sont organisés en modules courts et ciblés, centrés sur des notions précises plutôt que sur des chapitres entiers. Cette organisation vise à instaurer une progression régulière, sans donner à l’élève le sentiment d’être submergé.

Des notifications de rappel viennent structurer le travail et encouragent l’élève à réviser de manière continue, sans attendre la veille d’un devoir ou d’un examen. Yello intègre également une dimension ludique : les utilisateurs peuvent cumuler des points, débloquer des badges de progression et se situer dans des classements, à l’échelle nationale ou par établissement. Ce système est complété par des récompenses et des lots, conçus pour valoriser la régularité et l’engagement dans le travail.

Sur le plan académique et professionnel, Stéphane Mancabo est titulaire d’un bachelor en microfinance obtenu en 2018 à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), au Cameroun. Il commence sa carrière professionnelle en 2017 comme directeur du développement commercial de T’es de Dakar (TDD), un média numérique.

De 2020 à 2021, il occupe le poste de chef de projet production chez Walabok Studio. En parallèle, il intervient comme présentateur d’actualité technologique à la Télévision Futur Média. Il rejoint ensuite WURUS LAB, une société de production audiovisuelle, où il travaille comme directeur de production jusqu’en 2023.

Melchior Koba

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