En Afrique subsaharienne, la réduction des coûts de transaction et l’interopérabilité des réseaux restent des défis majeurs pour le commerce. Pour surmonter ces obstacles, un entrepreneur congolais mise sur des infrastructures agiles pour faciliter les transferts internationaux.

Gachlem Ngassaki‑Zoni (photo) est un entrepreneur congolais, fondateur et directeur général de DigiPay Group. Cette fintech panafricaine est spécialisée dans les paiements numériques et les transferts d’argent.

Fondée en 2020, DigiPay ambitionne de fluidifier les échanges financiers. L’entreprise permet d’envoyer, de recevoir et de gérer des paiements en temps réel en s’appuyant sur un vaste réseau de partenaires comprenant des opérateurs de services financiers mobiles, des banques et des réseaux internationaux de paiement.

L’offre de l’entreprise repose sur plusieurs services complémentaires. L’entreprise propose notamment des solutions de transfert d’argent pour des envois de fonds entre l’Afrique et de nombreuses destinations à travers le monde. Ces services s’adressent aussi bien aux particuliers souhaitant soutenir leurs proches qu’aux entrepreneurs ayant besoin d’effectuer des paiements internationaux. La société revendique la rapidité, la simplicité et la sécurité de ces opérations.

DigiPay commercialise également une gamme de cartes de paiement numériques, DigiCard, destinées aux particuliers, aux travailleurs indépendants et aux entreprises. Ces cartes permettent de réaliser des achats, de régler des abonnements ou encore de gérer des dépenses professionnelles.

Gachlem Ngassaki‑Zoni est le fondateur et directeur général de Gachlem.com, une société immobilière lancée en 2022. Il est aussi actionnaire de Noki Noki Services, une entreprise congolaise de livraison express de courses.

Titulaire d’un master en économie et gestion obtenu en 2019 à l’université Paris 1 Panthéon‑Sorbonne, il a consolidé son expertise sectorielle avant de s’installer à son compte, notamment en occupant le poste de directeur régional pour l’Afrique occidentale et centrale chez TerraPay, spécialiste des paiements transfrontaliers.

Melchior Koba

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Face aux failles d’intégration technologique en Afrique, la structuration des données devient un impératif de performance pour les entreprises. Patrick Kana se positionne sur ce segment en concevant des architectures numériques sur mesure pour les organisations.

Patrick Kana (photo) est un ingénieur et entrepreneur camerounais. Il est le fondateur et directeur général de QTA Tech, une agence spécialisée dans la transformation numérique des organisations.

Fondée en 2023, QTA Tech intervient auprès d’entreprises de différents secteurs en proposant un accompagnement complet, depuis la définition des besoins jusqu’à la maintenance des solutions mises en place. Son approche repose sur l’écoute des objectifs du client, l’élaboration d’une stratégie adaptée et un suivi continu afin d’assurer la réussite des projets sur le long terme.

Les services de l’entreprise couvrent plusieurs domaines. L’agence développe des sites internet et des applications destinés aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers. Elle accompagne également les organisations dans la création de plateformes de commerce en ligne, de solutions de gestion interne et d’outils numériques conçus pour faciliter les activités quotidiennes.

QTA Tech propose aussi des services liés à la gestion et à l’exploitation des données. Elle intervient également dans l’organisation, l’optimisation et la protection des données utilisées par les organisations. De plus, elle accompagne aussi les entreprises dans leur modernisation numérique.

Parmi les innovations phares de l’agence figure ProprioLink, un écosystème immobilier numérique conçu pour mettre en relation les chercheurs de biens et les professionnels certifiés du secteur en Afrique.

Parallèlement à ses activités commerciales, Patrick Kana est le président de Drupal Cameroun, une association professionnelle qui fédère les utilisateurs, développeurs et entreprises exploitant ce système de gestion de contenu (CMS) open‑source.

Ingénieur de formation, il est titulaire d’un master en réseaux obtenu en 2016 à l’université de Dschang. Il est aussi diplômé de l’université Gaston Berger de Saint‑Louis du Sénégal où il a obtenu en 2018 un master en systèmes d’information et gestion de bases de données.

Patrick Kana commence sa carrière professionnelle en 2016 comme développeur indépendant avant de rejoindre, en 2020, le centre de formation CUGIT Consulting en qualité d’administrateur de bases de données Oracle, puis de responsable de l’équipe informatique. Entre 2022 et 2023, il consolide son expertise technique et pédagogique comme administrateur et formateur Oracle au sein du centre de formation CISPhoenix, avant de se consacrer pleinement à l’entrepreneuriat.

Melchior Koba

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L’essor de l’économie de partage en Afrique offre de nouvelles perspectives pour résoudre le casse‑tête de la livraison transfrontalière, un segment crucial mais historiquement pénalisé par le manque d’infrastructures.

Dominion Paul (photo), jeune entrepreneure rwandaise, fondatrice et directrice générale de LADX, pilote une plateforme africaine de livraison collaborative fondée en 2024. Celle‑ci met en relation des voyageurs disposant d’espace libre dans leurs bagages et des personnes souhaitant expédier des colis à travers le continent. Son objectif est de faciliter les envois transfrontaliers, en les rendant plus rapides et abordables.

Le fonctionnement de LADX repose sur une logique d’économie collaborative. D’un côté, les voyageurs renseignent leur itinéraire, leurs dates de déplacement et l’espace dont ils disposent. De l’autre, les expéditeurs consultent ces trajets pour soumettre des demandes adaptées à leurs besoins. Les transporteurs d’un jour restent maîtres de leur sélection, choisissant les colis selon leurs disponibilités et leur capacité d’emport.

Pour instaurer la confiance, la start‑up fait de la sécurité son principal pilier. Elle s’appuie sur un système rigoureux de vérification des profils et des colis. De plus, les marchandises font l’objet de procédures de contrôle strictes afin de garantir leur conformité avec les réglementations douanières et de transport. Enfin, des vérifications sont systématiquement effectuées lors de la remise et de la réception des colis, s’appuyant notamment sur des preuves photographiques.

Pour les expéditeurs, particuliers comme petites entreprises, LADX offre une alternative compétitive aux circuits logistiques traditionnels en exploitant des trajets déjà programmés.

Pour les voyageurs, le modèle se traduit par un gain financier. En rentabilisant l’espace inoccupé de leurs valises, ils s’assurent une source de revenus complémentaires. La plateforme précise que la rémunération est débloquée dès que le destinataire confirme la bonne réception de la marchandise.

Actuellement étudiante en entrepreneuriat à l’African Leadership University (ALU), Dominion Paul n’en est pas à son premier coup d’essai. Avant de fonder LADX, elle a forgé son expérience de 2019 à 2023 comme cheffe d’équipe chez Alliance in Motion Global, une entreprise spécialisée dans la distribution de compléments alimentaires.

Melchior Koba

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Les failles dans le suivi des récoltes et les flux de trésorerie freinent durablement le développement des producteurs. Face à ce défi, une Kényane propose un modèle de formalisation pour sécuriser l’écosystème agricole.

L’entrepreneure kényane Gatwĩri Njogu‑Mokaya (photo), cofondatrice et directrice générale de VunaPay, pilote une start‑up spécialisée dans l’accompagnement des coopératives et des petits exploitants agricoles.

Fondée en 2023, l’entreprise aide les producteurs à sécuriser leurs revenus grâce à une gestion plus efficace et transparente de leurs activités. En collaborant étroitement avec les coopératives, VunaPay optimise la collecte des récoltes, la centralisation des données et le versement des revenus.

La solution développée par VunaPay repose sur trois principaux services. Le premier concerne la collecte des productions agricoles. L’entreprise met à disposition des outils qui permettent d’automatiser et de simplifier l’enregistrement des récoltes lors de leur livraison aux coopératives. Cette approche vise à réduire les tâches manuelles et à faire gagner du temps aux organisations agricoles.

Le deuxième service est consacré à la gestion des informations. VunaPay permet aux coopératives de conserver des données précises et actualisées sur les agriculteurs, les quantités de produits livrées ainsi que les stocks disponibles. Cette centralisation des informations contribue à améliorer le suivi des activités et à renforcer la transparence au sein des coopératives.

Le troisième pilier de l’entreprise concerne les paiements. VunaPay a été créée pour répondre à un problème fréquent dans le secteur agricole : les retards de paiement. L’entreprise propose ainsi un système qui permet aux agriculteurs de recevoir leurs paiements plus rapidement après la livraison de leurs produits. Cette approche améliore leur trésorerie et leur donne un accès plus rapide à leurs revenus.

Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, Gatwĩri Njogu‑Mokaya a enrichi son parcours académique et professionnel à l’international. Diplômée de la Michigan State University, où elle a obtenu un master en technologie médicale et médecine légale clinique, elle y fait ses premières armes dès 2001 comme chargée du service à la clientèle pour l’Institut des politiques publiques et de la recherche sociale.

De 2017 à 2022, elle évolue au sein du géant américain Oracle, leader mondial de l’IA et de l’infrastructure cloud. Elle y a successivement occupé les postes de responsable du développement commercial pour le secteur public en Afrique, de directrice de la stratégie sectorielle et de la transformation, puis de directrice du développement commercial et de l’expérience client pour le continent.

Melchior Koba

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Face aux défis de l’accès à l’information médicale sur le continent, cette entrepreneure engagée s’appuie sur les technologies du quotidien pour accompagner les femmes dans leur intimité.

Entrepreneure basée en Côte d’Ivoire, Sophie Tall (photo) met la technologie au service du bien‑être féminin. Elle est la fondatrice d’Amanii, une initiative lancée en mars 2026, consacrée à l’information, l’écoute et l’accompagnement des jeunes filles et des femmes sur les enjeux liés à leur santé.

Pensée comme un espace sécurisé et bienveillant, Amanii s’appuie sur un outil du quotidien : l’application WhatsApp. La plateforme combine une communauté en ligne, des événements à fort impact social et un service de télé‑conseil. Cet écosystème permet aux utilisatrices de se confier et de poser en toute confiance leurs questions sur leur corps, les cycles menstruels, la maternité ou le bien‑être général, tout en recevant des réponses fiables fournies par des sage‑femmes.

Le parcours de Sophie Tall est marqué par un engagement constant pour l’innovation et le leadership féminin. Elle occupe le poste de vice‑présidente de ce réseau d’expertise, Africaines in Tech, qui fédère plus de 700 femmes en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun et au Togo, œuvrant pour l’inclusion et l’intermédiation dans le secteur technologique en Afrique francophone. Avant de fonder Amanii, elle a cofondé en 2023 La Ruche Health, une plateforme panafricaine de télémédecine, dont elle a été la directrice chargée du développement jusqu’en mars 2026.

Pour porter ces projets, l’entrepreneure s’appuie sur une double compétence en ingénierie et en gestion, acquise en France. Elle est titulaire d’un bachelor en ingénierie et gestion de la santé obtenu en 2014 à l’Institut supérieur de la santé et des bioproduits d’Angers (ISSBA). Elle a ensuite complété son cursus en 2016 par un master en gestion de projet et commercialisation de produits de santé obtenu à l’université de Montpellier.

Sa carrière professionnelle a commencé en 2012 comme responsable du contrôle qualité chez EUROP COSMETICS. En 2014, elle devient responsable de l’assurance qualité et des affaires réglementaires chez Pierre Fabre Group, un laboratoire pharmaceutique. L’année suivante, elle devient cheffe de projet numérique chez Plastimea, une société de commerce électronique. Elle rejoint ensuite Bayer, une entreprise internationale spécialisée dans la santé et la nutrition, comme responsable de produits cardiovasculaires.

En 2017, Sophie Tall rejoint Laboratoires URGO Healthcare comme formatrice en pharmacie et coach commercial. En 2019, elle devient responsable formation et marketing de NAOS, une entreprise de cosmétique, en Afrique subsaharienne. De 2022 à 2025, elle était consultante en gestion et stratégie chez IQVIA, un fournisseur mondial de services de recherche clinique, en Côte d’Ivoire.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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À la fois ingénieur et créateur de solutions, il s’impose comme une figure montante de l’écosystème numérique africain. À travers ses innovations, il entend transformer la productivité des entreprises et redéfinir l’accompagnement des talents sur le continent.

Développeur logiciel full stack et entrepreneur béninois, Happy Tidjani (photo) s’est donné pour mission de concevoir des solutions numériques adaptées aux réalités du continent. Il est le fondateur et directeur général de HappyMeet, une plateforme destinée à optimiser l’organisation des réunions professionnelles.

Conçue pour les entreprises, les organisations, les réseaux d’affaires et les porteurs de projets, HappyMeet permet de planifier et de rejoindre des visioconférences ou des face‑à‑face. Elle intègre des fonctionnalités avancées de gestion des invitations et d’enregistrement des sessions.

Poussant plus loin son engagement pour l’écosystème africain, il lance en janvier 2026 Brillio Africa. Cette application innovante combine l’intelligence artificielle, les tests de personnalité et le mentorat pour offrir à ses utilisateurs une orientation professionnelle sur mesure, ancrée dans les réalités et le contexte du continent.

Parallèlement à ses initiatives entrepreneuriales, Happy Tidjani met ses compétences techniques au service de structures d’envergure. Il est consultant et chef de projet informatique au sein de la Fondation Claudine Talon du Bénin. Il est directeur général de Racefolio, un concours destiné à valoriser les talents remarquables des développeurs et designers. Il est également consultant ingénieur full stack chez Fortneo Bank, une banque mobile en France.

Happy Tidjani s’appuie sur une solide formation internationale. Il est diplômé de l’École nationale d’économie appliquée et de management (ENEAM) du Bénin où il a obtenu en 2018 une licence en informatique. Il est aussi titulaire d’un master en développement logiciel et analyse de données obtenu en 2025 à l’université de Rennes en France.

Sa carrière débute en 2019 comme stagiaire en développement web chez Sewema, une plateforme dédiée aux formateurs et organismes désireux de monétiser leurs formations en Afrique. Fort de cette première expérience, il intègre l’incubateur EtriLabs en qualité de formateur en développement web et mobile, contribuant ainsi à la montée en compétences d’autres talents. Entre 2023 et 2025, il a consolidé son profil technique en tant que développeur web full‑stack au sein d’OPEN, une entreprise engagée dans la promotion de l’innovation numérique.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Alors que l’essor de la tech africaine redéfinit l’accès aux compétences, le marché de la formation linguistique cherche son modèle d’efficacité. Pour dépasser les méthodes passives, cette entrepreneure algérienne propose une solution axée sur l’interactivité et l’expression orale.

Amina Boumaiza (photo) est une jeune entrepreneure algérienne. Elle est la fondatrice et directrice générale de Talkina, une plateforme numérique dédiée à l’apprentissage des langues étrangères.

Fondée en 2025, Talkina a pour ambition de rendre l’apprentissage linguistique plus vivant, pratique et accessible. Grâce à des cours interactifs, des échanges réguliers avec des tuteurs et une immersion dans des situations du quotidien, la plateforme met l’accent sur la prise de parole pour permettre aux apprenants de gagner rapidement en aisance.

La plateforme propose un large catalogue de langues, incluant l’anglais, le français, l’espagnol, l’allemand, le russe, le turc, l’italien et le chinois. Les formations sont organisées selon différents niveaux afin de s’adapter aussi bien aux débutants qu’aux personnes ayant déjà des bases. Certaines formations ciblent la communication courante, tandis que d’autres répondent à des besoins précis, comme la préparation à des examens ou l’amélioration de l’expression orale.

Talkina combine les cours avec des enseignants, des échanges quotidiens avec des tuteurs et des ateliers interactifs. Les apprenants peuvent ainsi pratiquer la langue dans des contextes variés, par exemple autour de la cuisine, du sport ou des échanges professionnels. Cette méthode vise à transformer l’apprentissage théorique en usage concret de la langue.

La plateforme affirme également vouloir démocratiser l’apprentissage des langues grâce à un accompagnement personnalisé et à des méthodes pédagogiques présentées comme modernes et accessibles. Elle met en avant des parcours structurés, adaptés au niveau et aux objectifs de chaque apprenant, avec une volonté de favoriser des progrès durables.

Le projet Talkina s’appuie sur la solide double compétence en gestion et en langues de sa fondatrice. Amina Boumaiza est diplômée de l’université de Lille en France, où elle obtient une licence en management, ainsi que de l’École supérieure algérienne des affaires (ESAA), où elle décroche une licence en commerce en 2023.

Elle commence sa carrière professionnelle en 2021 en tant qu’enseignante d’espagnol chez IN‑tuition Languages & Exams, un centre algérien spécialisé dans la formation linguistique. Entre 2023 et 2024, elle enrichit son parcours, travaillant pour la multinationale Schneider Electric comme spécialiste en ressources humaines.

Melchior Koba

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De ses débuts comme développeur indépendant à son statut de chef d’entreprise chevronné, il s’impose comme un acteur clé de la tech africaine. Grâce à sa solution technologique, il centralise la gestion publicitaire pour les e‑commerçants.

Mohamed Fergany (photo) est un entrepreneur et investisseur égyptien. Il est cofondateur et directeur général de Converted, une entreprise spécialisée dans les solutions de marketing numérique pour le commerce en ligne.

Fondée en 2019, Converted a été créée avec l’objectif de simplifier la façon dont les entreprises trouvent, attirent et fidélisent leurs clients sur Internet. La société développe une plateforme unique qui centralise plusieurs outils de publicité, de communication et de gestion marketing afin d’aider les entreprises à mieux gérer leur présence numérique.

L’entreprise propose une plateforme de croissance destinée principalement aux marchés émergents. Elle permet aux entreprises de gérer leurs campagnes publicitaires, les paiements liés à la publicité en ligne et leurs opérations marketing depuis un seul espace. Son ambition est de réduire les difficultés liées à l’usage simultané de plusieurs plateformes numériques.

L’un des principaux services proposés par Converted repose sur la centralisation des données clients et produits. Grâce à cela, les entreprises peuvent mieux comprendre leurs consommateurs, analyser leurs comportements d’achat et personnaliser leurs campagnes marketing. La plateforme aide également les marques à segmenter leurs audiences pour diffuser des messages plus ciblés selon les habitudes et les intérêts des clients.

Converted permet aussi de gérer des campagnes publicitaires sur plusieurs plateformes numériques depuis une interface unique. Elle met également en avant des outils d’intelligence artificielle destinés à améliorer les campagnes marketing. Ceux‑ci servent notamment à analyser les performances des campagnes, à identifier les audiences les plus pertinentes et à optimiser les dépenses publicitaires.

Parallèlement à ses fonctions, Mohamed Fergany est un investisseur actif dans l’écosystème des start‑up. Il soutient notamment des entreprises telles que Nawy (plateforme immobilière), Captain (studio technologique axé sur le commerce) et Kenzz (plateforme d’e‑commerce).

Ingénieur de formation, il commence sa carrière professionnelle en 2009 comme développeur logiciel en freelance. Son parcours entrepreneurial commence réellement en 2015 lorsqu’il cofonde Youtta, une application mobile et de service cloud, dont il a été le chef produit. En 2016, il rejoint la plateforme publicitaire Speakol en tant que directeur général adjoint et chef de produit, consolidant ainsi l’expertise sectorielle qui mènera à la création de Converted.

Melchior Koba

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Alors que la transition numérique s’accélère sur le continent, il s’est donné pour mission de préparer les générations futures aux métiers de demain. À travers ses initiatives pédagogiques, il brise les barrières sociales pour mettre la technologie à la portée de tous les jeunes.

Nzometiah Nervis Tetsop (photo) est un entrepreneur et innovateur technologique camerounais. Il est le fondateur et directeur général de Nervtek, une entreprise spécialisée dans l’éducation scientifique et technologique des enfants et des jeunes.

Fondée en 2018, Nervtek déploie un écosystème axé sur l’apprentissage pratique et la création de solutions concrètes à travers l’approche STEAM (sciences, technologie, ingénierie, arts et mathématiques). L’ambition de l’organisation est de démocratiser l’accès à ces disciplines, indépendamment de l’origine sociale des apprenants.

Pour y parvenir, l’entreprise déploie plusieurs programmes éducatifs ciblant les enfants et les adolescents. Parmi ses initiatives phares figure le Holiday Tech Camp, un camp de vacances immersif centré sur les technologies numériques. Les participants s’y initient à des disciplines d’avenir telles que la robotique, la programmation, le développement web, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la modélisation 3D ou encore le pilotage de drones. Les formations reposent systématiquement sur des ateliers pratiques et des projets concrets, favorisant une assimilation intuitive des concepts théoriques.

Parallèlement, Nervtek a développé le kit éducatif nTron. Conçu localement au Cameroun, cet outil pédagogique a pour but de rendre l’enseignement des sciences interactif et vivant. Grâce aux composants électroniques et aux matériels inclus, les élèves et étudiants peuvent réaliser des expériences, concevoir des montages simples et donner vie à leurs propres projets technologiques.

Au‑delà de son volet purement éducatif, Nervtek anime une véritable communauté d’innovation à travers des rencontres, des ateliers et des conférences. Une attention particulière est accordée à l’inclusion, notamment via des camps technologiques spécifiquement dédiés aux jeunes filles.

Nzometiah Nervis Tetsop est diplômé de l’université de Buea où il a obtenu en 2020 un bachelor en ingénierie électrique et électronique. Il intervient aujourd’hui comme consultant technologique pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Liberia, ainsi qu’auprès du ministère des Postes et Télécommunications du Cameroun. Son expertise est également mise à profit au sein du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (Patnuc), où il œuvre en tant qu’analyste et réformateur des politiques numériques.

Ingénieur hardware chez Lead Robotics, il avait forgé ses premières armes professionnelles dès 2018 comme ingénieur stagiaire chez Eneo, le fournisseur historique d’électricité du Cameroun. En 2020, il a par ailleurs occupé les fonctions de responsable de la robotique au sein de la Youth Empowerment through Science and Technology (YEST‑IN), une initiative promouvant le bénévolat des jeunes en faveur du développement communautaire par les sciences.

Melchior Koba

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Face à la fragmentation des canaux numériques en Afrique, la fidélisation des consommateurs est devenue un défi majeur pour les entreprises du continent. Cet entrepreneur entend relever ce défi.

Emmanuel Gbolade (photo) est un entrepreneur tech nigérian. Il est cofondateur et directeur général de Termii Group, une entreprise spécialisée dans les solutions numériques de communication client pour les entreprises.

Fondée en 2017, Termii développe une plateforme multicanale qui permet aux organisations d'interagir en continu avec leurs clients par SMS, WhatsApp, appels vocaux ou e-mails. L’objectif est de garantir l'envoi rapide des notifications, optimiser la relation client et sécuriser l’authentification des utilisateurs.

L’entreprise propose une plateforme unique conçue pour l’envoi de messages critiques tels que les codes de confirmation, les alertes de transaction ou les notifications de sécurité. Cet espace permet non seulement de diffuser les messages sur différents canaux, mais aussi de suivre en temps réel leur statut de réception.

Au-delà des alertes de sécurité, Termii fournit des outils marketing performants pour dynamiser l'engagement client. Les entreprises peuvent ainsi piloter des campagnes promotionnelles, programmer des rappels et personnaliser leurs messages en fonction du profil de chaque utilisateur, en ciblant prioritairement ses canaux favoris.

Pour aller plus loin, la jeune entreprise intègre désormais l’intelligence artificielle à ses services d'assistance. Ces nouveaux outils automatisent la gestion des demandes courantes et orientent efficacement les requêtes complexes. Une approche qui optimise la qualité du support client tout en réduisant drastiquement les délais de traitement.

Diplômé de l’université de Lagos, où il a obtenu un diplôme en aménagement du territoire et urbanisme en 2014, Emmanuel Gbolade possède une solide expérience opérationnelle. Entre 2018 et 2019, il était le directeur des opérations d’Accounteer, une plateforme numérique de gestion financière pour les entreprises au Nigeria, avant de se consacrer pleinement au développement de Termii.

Melchior Koba

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