Face à la baisse de rentabilité des exploitations traditionnelles, l’agriculture de précision s’impose comme le futur de la production. Cette tunisienne redéfinit les standards du suivi des cultures à l’échelle du continent.
Imen Hbiri (photo) est une ingénieure en robotique et une entrepreneure technologique tunisienne. Cofondatrice et directrice générale de la start‑up RoboCare, elle met l’innovation au service d’une agriculture de précision capable de transformer la gestion des cultures et d’optimiser les rendements.
Fondée en 2020, RoboCare déploie un système avancé de suivi des exploitations agricoles. Cette technologie surveille la santé des plantes en temps réel, anticipe le stress hydrique ou thermique et génère des recommandations sur mesure pour les producteurs.
L’objectif de cette approche est double : maximiser l’efficacité des terres tout en rationalisant l’usage des ressources vitales comme l’eau, les engrais et les traitements phytosanitaires.
Pour y parvenir, la solution de RoboCare croise les données issues de l’imagerie satellitaire, des drones et de capteurs connectés, associées à une expertise agronomique solide. Ce maillage permet de détecter les maladies végétales de manière précoce, avant même l’apparition des premiers symptômes visibles.
La start‑up mise également sur l’intelligence artificielle et l’imagerie spectrale pour concevoir des outils de diagnostic de pointe. Ces modèles analysent les anomalies au cœur des plantations afin de suggérer immédiatement des actions correctives ciblées.
Parallèlement à ses fonctions exécutives, l’entrepreneure partage son expertise en tant que consultante en industrie 4.0 pour l’Agrotech 4.0 Center. Son expertise s’appuie sur un parcours académique d’excellence, débuté à l’École nationale d’ingénieurs de Sfax où elle décroche un master en robotique en 2013. Elle complète sa formation par un doctorat en ingénierie mécatronique et robotique à Rice University, aux États‑Unis, en 2018.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2012 comme ingénieure de production chez Medlight, une entreprise spécialisée dans la fabrication d’appareils d’éclairage. En 2013, elle devient responsable recherche et innovation chez Robotika Technologies en Tunisie.
En 2018, elle est embauchée comme experte technique à l’École nationale d’électronique et des télécommunications de Sfax. L’année suivante, elle devient cheffe de projet et consultante en robotique chez SAMM TEST & AUTOMATION, un intégrateur de solutions de tests. En 2020, elle rejoint Sfax Industry 4.0 Center comme experte en transformation numérique et industrie 4.0.
Melchior Koba
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Protéger l'image et les données sensibles d'une organisation est devenu un impératif dans un paysage numérique de plus en plus hostile. Cet entrepreneur simplifie la traque des menaces en ligne.
Amine Bajeddi (photo) est un expert en marketing et un entrepreneur technologique marocain. Il est cofondateur et directeur général de Defendis, une start-up spécialisée dans la gestion des risques de cybersécurité externes.
Fondée en 2023, l'entreprise propose une plateforme centralisée qui rassemble les informations essentielles pour suivre les principales menaces pesant sur une organisation. L'outil détecte notamment les fuites de données sensibles, les identifiants compromis, les cartes bancaires exposées et les documents confidentiels divulgués.
Le dispositif traque également les tentatives d'usurpation de marque et surveille les vulnérabilités exploitables par les cybercriminels. Dès qu'une menace nécessite une intervention, la plateforme alerte immédiatement les utilisateurs.
Grâce à cette solution, les organisations appréhendent mieux l'étendue de leur exposition numérique. Elles bénéficient d'une vision globale de leurs ressources accessibles sur Internet, y compris les cyberactifs méconnus ou insuffisamment protégés. Cette visibilité permet d'identifier les maillons faibles et d'élever progressivement le niveau de sécurité.
Defendis neutralise aussi les fraudes portant atteinte à l'image des entreprises. Pour ce faire, elle analyse les discussions en ligne, repère les sites ou domaines frauduleux usurpant l'identité d'une marque et facilite les démarches de suppression de ces contenus malveillants. Enfin, la plateforme effectue une veille sur les campagnes de rançongiciels ciblant les acteurs d'un même secteur ou d'une même région.
Un parcours entre marketing, médias et technologies
Amine Bajeddi est diplômé de l’Université Al Akhawayn au Maroc, où il a obtenu un bachelor en administration des affaires en 2015. Il a ensuite complété sa formation par un master en marketing international obtenu en 2017 à l’Université de Sussex, au Royaume-Uni. Sa carrière professionnelle commence en 2016 chez Welovebuzz, une entreprise de production et de distribution de médias audiovisuels.
En 2018, il s'installe en France et rejoint MB&Scott, une société spécialisée dans l’optimisation administrative. L’année suivante, il prend les fonctions de directeur technique artistique chez le producteur de contenu JOOJ.
Avant de se consacrer pleinement à la cybersécurité, Amine Bajeddi a également piloté la stratégie produit de la start-up de mobilité et logistique BLINC, dont il a été le directeur des produits entre 2020 et 2024.
Melchior Koba
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Face à la surcharge de travail des enseignants, la rationalisation du temps consacré aux corrections est devenue un enjeu de performance pour les écoles. Un défi que l’ingénieur sud‑africain s’efforce de relever en repensant la relation entre le professeur et l’outil numérique.
Aaron Bornmann (photo) est un ingénieur en mécanique et entrepreneur sud‑africain. Il est le fondateur et directeur général de Cleverly, une plateforme conçue pour aider les établissements d’enseignement à corriger les évaluations plus rapidement, tout en conservant un contrôle absolu sur le processus de notation.
Fondée en 2025, Cleverly accompagne les enseignants dès la préparation de l’épreuve. Les utilisateurs importent simplement les documents de base : le sujet, le corrigé, le barème et quelques copies d’exemple. À partir de ces éléments, la plateforme génère une trame de correction. Les professeurs peuvent alors l’examiner, l’ajuster et la valider avant de démarrer la notation effective.
Cleverly se distingue par une grande flexibilité, adaptant le niveau d’intervention de la machine aux besoins de l’enseignant. Ce dernier peut choisir de vérifier chaque correction avant sa validation, d’opter pour un mode assisté, ou de se limiter au contrôle d’un échantillon de copies. Cette souplesse permet aux écoles et universités d’adapter leurs campagnes de correction à leurs propres méthodes de travail.
L’outil va au‑delà de la simple notation en proposant des tableaux de bord détaillés. Les équipes pédagogiques peuvent ainsi mesurer l’avancement des corrections, surveiller les délais et analyser les tendances globales au niveau d’un cours ou d’une évaluation.
Enfin, l’application intègre des mécanismes de gouvernance spécifiquement pensés pour s’adapter aux exigences de l’administration scolaire.
Entrepreneur en série, Aaron Bornmann est le fondateur et directeur général de Supascale, une start‑up qui propose une infrastructure d’intelligence artificielle. Il est aussi le fondateur et directeur général de 123tutors, une edtech fondée en 2017. De plus, il est consultant en ingénierie de l’innovation en IA et systèmes embarqués chez Multichoice Group.
Aaron Bornmann est diplômé de l’université de Pretoria où il a obtenu en 2017 un bachelor en ingénierie mécanique. Il a fait ses premiers pas dans le monde professionnel un an plus tôt, en 2016, au sein de la Golden Key International Honour Society. En tant que responsable des initiatives éducatives, il s’est investi dans cette organisation universitaire dédiée au développement du potentiel de ses étudiants membres.
Son profil technique s’est ensuite consolidé chez Ryonic Robotics, un développeur de solutions robotiques de pointe, où il a officié en tant que stagiaire de 2017 à 2019. Plus récemment, entre 2023 et 2024, il a enrichi son expérience en rejoignant l’entreprise énergétique INALA en tant qu’ingénieur en logiciel embarqué.
Melchior Koba
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Après une carrière dans la haute finance, Ii mise sur l’écosystème numérique africain de demain. À travers sa start‑up, il redéfinit les standards de la connectivité professionnelle et institutionnelle.
Économiste de formation et entrepreneur technologique, le Camerounais Lekel Asonganyi (photo) est le fondateur et directeur général de Taaply Group. Lancée en 2019, cette start‑up s’est donnée pour mission de centraliser et de simplifier les services numériques essentiels pour les particuliers, les entreprises et les institutions.
L’innovation de Taaply Group repose sur un écosystème intégré unique. La plateforme combine des outils d’identité numérique, de communication, de paiement et de gestion commerciale. En brisant les silos technologiques, l’entreprise permet aux professionnels et aux commerçants de doper leur visibilité en ligne, de moderniser leurs interactions clients et de stimuler leur croissance globale.
Parmi ses solutions phares, Taaply se distingue par ses cartes et supports intelligents. Ces dispositifs permettent un partage instantané de coordonnées professionnelles et personnelles, révolutionnant ainsi le réseautage traditionnel. Au‑delà des acteurs privés, la start‑up séduit également les institutions publiques grâce à des outils sur mesure conçus pour moderniser les procédures administratives et optimiser les services aux citoyens.
Le parcours de Lekel Asonganyi est solidement ancré dans la finance internationale. Titulaire d’un master en économie obtenu en 2012 à l’université de Dundee en Écosse, il fait ses premières armes dès 2008 au sein de la Bank of Scotland. Il y gravit rapidement les échelons, passant de conseiller clientèle à directeur d’agence bancaire.
En 2015, le financier rejoint l’assureur américain Progressive Insurance en qualité d’expert en sinistres. Il parfait ensuite son expertise en gestion de patrimoine entre 2018 et 2019 comme conseiller financier de l’entreprise Merrill Lynch, avant de mettre son expérience au service de l’entrepreneuriat technologique.
Melchior Koba
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La transformation numérique des entreprises n’est plus une option, mais un impératif de performance. Ce tech entrepreneur s’impose en première ligne de cette transition en déployant des solutions sur mesure, de l’analyse de données à l’intelligence artificielle.
Mathématicien de formation et entrepreneur technologique, le Congolais Jean‑Marc Kabunda (photo) est cofondateur et directeur général de TechnoCongo. Cette entreprise est spécialisée dans le conseil et l’accompagnement à la transformation numérique.
Fondée en 2014, TechnoCongo se positionne comme le partenaire technique privilégié des entreprises locales. Pour moderniser leurs activités, elle conçoit des applications sur mesure, crée des sites web et déploie des outils de gestion de données indispensables à la prise de décision.
Au‑delà des infrastructures classiques, l’entreprise intègre l’intelligence artificielle au cœur des processus de ses clients pour booster leur efficacité. Son expertise s’étend également à la gestion des risques, aux réseaux informatiques, ainsi qu’à la réalisation d’études de marché et de sondages.
Le parcours académique de Jean‑Marc Kabunda jette les bases de cette polyvalence. Diplômé de l’université Pierre et Marie Curie en France, il y obtient un bachelor en mathématiques pures et appliquées en 2009, suivi d’un master en statistique en 2011.
Il commence sa carrière professionnelle en 2010 comme chargé de traitement chez Synovate, une société d’études de marché. Après un stage en 2011 comme statisticien à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) en France, il rejoint le groupe financier Cofidis l’année suivante en qualité d’analyste des risques préventifs.
Avant de se consacrer pleinement à l’écosystème technologique congolais, l’entrepreneur a également affiné ses compétences comme développeur de bases de données, notamment en 2013 pour le compte de la banque BNP Paribas Fortis en Belgique.
Melchior Koba
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En Afrique, l’éloignement des centres de santé reste un frein majeur à la prise en charge des patients. Face à ce défi structurel, l’intégration du numérique portée par des acteurs locaux ouvre de nouvelles perspectives pour intégrer les populations rurales dans le système de soins.
Le médecin et entrepreneur kényan Victor Kenneth Baraza (photo) s’est donné pour mission de transformer l’accès aux soins en Afrique. À travers sa start‑up Tawi Health, il développe des solutions numériques innovantes conçues pour briser l’isolement médical, en particulier dans les régions les plus reculées.
Fondée en 2021, Tawi Health propose une plateforme intuitive qui permet aux professionnels de la santé d’optimiser la gestion de leurs rendez‑vous et de coordonner efficacement leurs activités. Grâce à un service de téléconsultation hautement sécurisé, les patients peuvent désormais échanger à distance avec leurs soignants, réduisant ainsi les contraintes et les coûts des déplacements.
Pour garantir une véritable inclusion numérique, l’entreprise a adapté ses services aux zones faiblement connectées. Les utilisateurs peuvent ainsi accéder aux conseils médicaux par simple téléphone, messagerie SMS ou appels vocaux, sans dépendre d’une connexion Internet permanente.
Au‑delà du suivi médical, Tawi Health simplifie l’approvisionnement en produits de santé en connectant les usagers à un vaste réseau de fournisseurs locaux et internationaux. La start‑up prend également en charge la logistique des livraisons et fluidifie les processus de paiement pour sécuriser l’ensemble du parcours d’achat.
Pour les équipes soignantes, la plateforme se transforme en un véritable outil de travail collaboratif. Elle intègre des fonctionnalités avancées telles que le partage de documents, la messagerie instantanée, le partage d’écran et l’enregistrement de réunions, favorisant ainsi une synergie en temps réel entre les professionnels.
Victor Kenneth Baraza est titulaire d’un diplôme en ingénierie logicielle obtenu en 2022 à Holberton School aux États‑Unis. Il est aussi diplômé de l’Université de Nairobi au Kenya, où il a obtenu en 2024 un bachelor en médecine.
Melchior Koba
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Face aux problèmes logistiques en Afrique, ce Tanzanien développe des solutions intégrées capables de moderniser la gestion hospitalière et de redéfinir l’accès aux soins de proximité.
Ali Khatau (photo) est un médecin et entrepreneur en série tanzanien. Il est cofondateur et directeur médical de LyfPlus, une start‑up technologique qui propulse les établissements de santé locaux dans l’ère du numérique.
Fondée en 2022, la plateforme LyfPlus réinvente l’accès aux soins en permettant aux cliniques et hôpitaux de proposer des consultations à distance. Cette approche brise l’isolement des patients résidant dans des zones reculées ou souffrant de limitations de mobilité, leur évitant de longs et coûteux déplacements.
Grâce à cette interface intuitive, les utilisateurs planifient leurs rendez‑vous en ligne, échangent en visioconférence avec un professionnel de santé et reçoivent directement leurs prescriptions numériques.
Au‑delà de la téléconsultation, la start‑up intègre un module de gestion pharmaceutique performant. Les hôpitaux peuvent y générer des ordonnances électroniques sécurisées, permettant ainsi aux patients de commander et de se faire livrer leurs médicaments à domicile.
Pour les praticiens, LyfPlus centralise l’historique médical au sein d’un dossier patient unique et partagé. Ce flux d’informations optimisé garantit une meilleure continuité des soins et renforce l’efficacité opérationnelle des équipes médicales.
Enfin, l’application résout le casse‑tête de la saturation des salles d’attente. Son système de planification en temps réel fluidifie la gestion des files d’attente, améliorant de fait l’expérience globale des usagers au sein des structures de santé.
Un parcours académique brillant et une solide expérience de terrain
L’engagement d’Ali Khatau dans l’entrepreneuriat remonte à 2016, année où il lance DarEquip, un fournisseur de matériel médical, ainsi qu’ElimuTanzania, une plateforme éducative pour le secondaire. Plus récemment, en 2023, il a fondé la SukariCare Foundation pour lutter contre le diabète, une structure qu’il a dirigée jusqu’en février 2026.
Cette expertise repose sur un solide parcours académique. Diplômé en médecine de la Hubert Kairuki Memorial University de Tanzanie en 2019, Ali Khatau a complété son cursus en 2025 par deux diplômes britanniques : un master en diabète obtenu à l’université du Pays de Galles et un master en santé publique internationale obtenu à la Liverpool John Moores University.
Sur le plan clinique, l’entrepreneur a forgé ses premières armes à l’hôpital Aga Khan de Dar es Salaam en tant qu’interne, avant d’intégrer l’Apollo Medical Centre de Dar es Salaam en 2021. Jusqu’en 2024, il y a cumulé les fonctions de médecin généraliste et d’administrateur. Entre 2022 et 2023, il a été le président de l’équipe de direction de l’hôpital.
Melchior Koba
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Faciliter l’exportation et sécuriser le commerce interentreprises : c’est le positionnement de FromAfricaB2B. Sa fondatrice mise sur une plateforme d’intermédiation directe pour faire sauter les verrous du marché international.
Juliet Ukpabio Archibong (photo) est une entrepreneure basée au Nigeria. Elle est la fondatrice de FromAfricaB2B, une plateforme numérique conçue pour propulser les entreprises africaines sur la scène internationale en connectant acheteurs, vendeurs et prestataires de services.
Fondée en 2025, FromAfricaB2B permet aux entreprises de créer gratuitement un profil pour exposer leur savoir‑faire, leurs produits et leurs services. Cette vitrine digitale stratégique offre aux structures locales une opportunité inédite d’accroître leur visibilité, d’attirer de nouveaux clients et de nouer des partenariats commerciaux durables. Pour maximiser leur impact, les utilisateurs peuvent également publier directement leurs offres afin de centraliser les demandes des acheteurs intéressés.
Du côté des acheteurs, FromAfricaB2B propose des outils de recherche ciblés pour identifier les fournisseurs les plus pertinents. La plateforme simplifie l’évaluation du marché en permettant de publier des demandes de devis et de comparer plusieurs propositions simultanément, ce qui accélère considérablement la prise de contact et la prise de décision.
Pour fluidifier les échanges, la plateforme intègre un système de messagerie directe. Cet outil permet aux parties de négocier en direct les prix, les spécificités des produits, les conditions de livraison et les modalités contractuelles avant de sceller leur accord. Une fois l’entente validée, les transactions financières sont sécurisées par différents canaux de paiement, notamment la solution internationale PayPal.
Mentor d’entreprise, Juliet Ukpabio Archibong est diplômée de l’Université de Londres où elle a obtenu en 2024 un bachelor en relations internationales et études diplomatiques. Son parcours professionnel commence dès 2020 chez Marketnext Global, un écosystème mondial axé sur l’innovation, où elle exerce les fonctions de directrice du commerce et des investissements pour le Nigeria.
Son ascension se poursuit en 2021 lorsqu’elle prend la direction générale de la branche nigériane du Global Council for the Promotion of International Trade. Passionnée par le partage de compétences, elle devient l’année suivante enseignante en développement de marque et de produit au sein de la Orange Academy.
De février à mai 2026, elle était la responsable des relations diplomatiques, des affaires et des projets de l’African Business Chamber, une organisation mondiale basée au Royaume‑Uni qui représente les intérêts des entreprises africaines, des investisseurs, des entrepreneurs et des professionnels.
Melchior Koba
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Du secteur des télécoms à la pharmacie communautaire, il développe des passerelles technologiques. Il réorganise la distribution des soins au Sénégal avant de diversifier son impact dans le numérique de service.
Adama Kane (photo) est un ingénieur sénégalais en télécommunications diplômé de l’École supérieure multinationale des télécommunications de Dakar. Il est le fondateur et le directeur général de JokkoSanté, une start‑up qui vise à améliorer l’accès aux médicaments et à rendre plus efficace leur circulation au sein des communautés.
Fondée en 2014, JokkoSanté se positionne comme une véritable pharmacie communautaire connectée. La plateforme repose sur un système d’échange unique et solidaire. Concrètement, les utilisateurs y déposent leurs médicaments non utilisés en échange de points, qu’ils peuvent ensuite convertir pour obtenir d’autres traitements ou alléger le coût de leurs futures ordonnances.
Au‑delà du troc citoyen, la start‑up intègre un modèle de financement croisé particulièrement innovant. Des entreprises et des organisations partenaires peuvent ainsi financer directement l’achat de médicaments pour les populations les plus vulnérables. Pour instaurer une confiance durable, chaque contribution est rigoureusement tracée, offrant une transparence totale sur l’impact réel des fonds investis.
Cette initiative s’attaque également au gaspillage médical. En optimisant le suivi et la redistribution des boîtes non entamées, JokkoSanté limite les pertes matérielles tout en sensibilisant le public. Le projet s’inscrit ainsi activement dans une démarche de consommation responsable et durable des produits de santé.
Parallèlement à ses succès dans la tech médicale, Adama Kane est aussi le responsable des services de conformité réglementaire dans le secteur des télécommunications de Sonatel au Sénégal.
Serial entrepreneur dans l’âme, il a su diversifier ses activités au fil des ans. En 2022, il fonde USSD ACCESS, une structure qui déploie des services de messagerie instantanée non Internet pour le compte des gouvernements et des PME. La même année, il investit le secteur de l’économie bleue en créant Ecospeche, une entreprise dédiée à la modernisation des activités halieutiques.
Melchior Koba
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Avec sa plateforme, il déploie un modèle de coaching en ligne axé sur l’intelligence émotionnelle et le leadership pour structurer le quotidien des jeunes du monde arabe.
Mahmoud Hussein (photo) est un entrepreneur technologique égyptien. Il est le fondateur et directeur général de Farid Academy, une plateforme éducative innovante dédiée au développement personnel et émotionnel des enfants et adolescents du monde arabe, âgés de 3 à 18 ans.
Fondée en 2024, Farid Academy se distingue par ses séances individuelles en ligne. Ces sessions sont animées par des formateurs certifiés, rigoureusement sélectionnés en fonction de l’âge, des besoins spécifiques et du profil de chaque jeune apprenant. Les familles bénéficient ainsi d’un accompagnement sur mesure, incluant des programmes adaptés à leurs objectifs, des cours interactifs et des rapports de suivi réguliers.
Le contenu pédagogique de la plateforme repose sur une approche globale et complémentaire. Les programmes sont conçus pour stimuler la confiance en soi, le leadership positif, la créativité et l’esprit critique. Ils favorisent également l’assimilation de valeurs éthiques, le sens du respect et l’ouverture culturelle. À travers ce projet, l’ambition est d’armer les enfants de compétences concrètes pour leur quotidien, tout en les guidant vers des décisions responsables et des interactions constructives avec leur entourage.
Pour enrichir ces parcours individuels, la plateforme propose régulièrement des ateliers thématiques. Ces sessions abordent des sujets cruciaux comme l’intelligence émotionnelle, la sécurité personnelle, les clés de la réussite ou encore l’usage responsable du numérique. De plus, Farid Academy intègre les parents à cette dynamique en leur offrant des formations dédiées pour optimiser l’accompagnement de leurs enfants au sein du foyer.
Diplômé de la Minia University en Égypte, Mahmoud Hussein est également le directeur général de Bareeq Arabia. Fondée en 2018, l’entreprise propose un écosystème de technologie éducative axé sur la langue arabe qui met en place l’infrastructure numérique nécessaire à l’avenir de l’apprentissage dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Melchior Koba
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