Si les boutiques de quartier captent encore l'essentiel de la consommation locale, leur manque d'outils structurés freine leur accès aux services bancaires. Moderniser ce maillon central sans briser le lien social de proximité est aujourd'hui le défi économique majeur de cet entrepreneur.
L'entrepreneur en série marocain Kamal El Hardouzi (photo) s'est donné pour mission de propulser les petits commerces de quartier dans l'ère du digital. Il est cofondateur et directeur général de Woliz, une jeune pousse qui ambitionne d'intégrer pleinement ces commerçants de proximité à l'économie numérique.
Fondée en 2025 aux côtés d'Ismail Amri, Othman Jabrane et Karim Hamri, Woliz centralise une suite d'outils de gestion en une solution unique. L'objectif est de permettre aux petits commerces de rivaliser avec les grandes enseignes tout en préservant le lien de confiance unique qu'ils entretiennent avec leurs clients.
La plateforme se positionne comme un véritable carrefour sectoriel. Elle connecte harmonieusement les commerçants, les consommateurs, les géants de la grande consommation, ainsi que les banques, les compagnies d'assurance, les opérateurs télécoms, les institutions publiques et divers prestataires.
Pour les gérants de boutiques, Woliz fluidifie la gestion quotidienne en facilitant le suivi des ventes, l'optimisation des stocks et l'accès à des services financiers via des partenaires stratégiques. Les consommateurs y trouvent également leur compte en accédant à des promotions et des programmes de fidélité chez leurs commerçants habituels.
Du côté des marques de grande consommation, la solution offre une visibilité accrue et une meilleure compréhension du marché de proximité. Elle leur permet d'interagir efficacement avec les points de vente traditionnels sans multiplier les déplacements sur le terrain.
Un profil international forgé au marketing et à la grande distribution
Kamal El Hardouzi n’en est pas à son coup d'essai. Il est aussi le fondateur et directeur général de FMCGapps, une start-up qui s'appuie sur la technologie pour doper les ventes, optimiser les coûts et renforcer l'image de marque des acteurs des biens de grande consommation auprès des réseaux de distribution traditionnels.
Son profil d'entrepreneur s'est forgé à travers un solide cursus universitaire. Il est titulaire d’un bachelor en échange, études de marché, marketing international et comportement du consommateur obtenu en 2011 à l’université de San Diego aux Etats-Unis. Il est aussi diplômé de l’Al Akhawayn University où il a obtenu en 2013 un bachelor en finance et marketing, et en 2016 un master en commerce international.
Sur le plan professionnel, Kamal El Hardouzi fait ses premières armes en 2013 comme responsable du développement commercial et des ventes chez Derichebourg Multiservices, un spécialiste de l'externalisation. En 2017, il franchit un premier pas vers l'entrepreneuriat en fondant Fenris Agency, une agence spécialisée dans le marketing, l'événementiel et les relations publiques.
Fort de cette expertise, il est recruté entre 2016 et 2017 par Samsung Electronics pour piloter le développement des activités en ligne et des ventes sur la zone Maroc, Algérie et Tunisie. Un parcours stratégique qui l'a naturellement conduit à concevoir des solutions technologiques adaptées au marché africain.
Melchior Koba
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Intégrer l'automatisation sans alourdir les budgets de recherche et développement est le nouveau défi des organisations modernes. À travers ses initiatives, ce Tunisien démocratise l'usage de l’intelligence artificielle.
L'entrepreneur technologique tunisien Mohamed Khoueja (photo) est cofondateur et directeur général d'ExpyAI. Lancée en 2023, cette plateforme permet aux entreprises d'exploiter la puissance de l'intelligence artificielle et de leurs données sans nécessiter de compétences techniques particulières.
Grâce à une approche « no-code », ExpyAI offre la possibilité de concevoir des outils intelligents, d'automatiser des tâches et d'optimiser les processus de travail. La startup ambitionne ainsi de démocratiser l'IA en répondant aux besoins concrets des organisations, qu'il s'agisse de gagner du temps ou d'améliorer la gestion de l'information.
Au cœur de la solution se trouve le déploiement d'agents intelligents conçus pour assister les équipes dans diverses missions quotidiennes. Ces assistants virtuels peuvent être configurés sur mesure pour traiter des données, répondre à des requêtes spécifiques et réduire les efforts manuels répétitifs.
ExpyAI se positionne également comme un levier de valorisation des données internes de l'entreprise. En transformant ces flux d'informations en véritables ressources stratégiques, la plateforme fluidifie les flux de travail et simplifie la prise de décision.
Parallèlement à cette activité, Mohamed Khoueja a cofondé Kidin en février 2026. Cette plateforme éducative et ludique s'appuie elle aussi sur l'intelligence artificielle pour générer des contenus personnalisés, offrant à chaque enfant la chance de devenir le héros de ses propres histoires.
Melchior Koba
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Automatiser les tâches chronophages pour libérer le potentiel des équipes est devenu le nouveau crédo des entreprises modernes. C’est le pari audacieux d’un ancien spécialiste des chiffres, aujourd’hui à la tête d’une solution technologique prometteuse.
Comptable de formation et entrepreneur sud-africain, Thabo Leotlela (photo) a choisi de mettre les technologies de pointe au service de la gestion d’entreprise. Il est fondateur et directeur général de Synapes AI, une start-up conçue pour automatiser la communication client et optimiser les interactions numériques des organisations.
Fondée en 2024, Synapes AI repose sur l’intégration de chatbots intelligents omnicanaux. L’objectif principal de la start-up est de fluidifier l’expérience utilisateur en garantissant des réponses instantanées, tout en automatisant les échanges répétitifs qui encombrent souvent les services après-vente.
En centralisant les flux de discussion sur une interface unique, la solution assure une communication continue et cohérente, accessible 24 heures sur 24. Les clients peuvent ainsi interagir à tout moment avec les marques, sans redouter la moindre interruption de service.
Au-delà du simple support client, la plateforme s’impose comme un véritable outil de prospection commerciale. Elle participe activement à la génération de leads en interagissant de manière autonome avec les visiteurs, qualifiant leurs besoins et collectant des données stratégiques dès le premier contact.
La force de Synapes AI réside également dans son approche multicanale. Les conversations migrent d’un support à un autre (par exemple, d’un site web à une application de messagerie instantanée) sans aucune perte d’information pour l’utilisateur.
En prenant en charge les tâches chronophages comme la foire aux questions, la prise de rendez-vous ou le recueil de données de base, l’outil soulage les équipes humaines. Les collaborateurs peuvent ainsi se recentrer sur les missions à forte valeur ajoutée.
Cette expertise en optimisation, Thabo Leotlela la puise dans un solide parcours en gestion. Il est comptable certifié par l’Institut des experts-comptables en management agréés (CIMA). Il a commencé sa carrière professionnelle en 2013 au sein du City Lodge Hotel Group en Afrique du Sud. Il a ensuite enrichi son expérience financière au sein de plusieurs structures, notamment chez AMIS, une entreprise du secteur minier, avant de basculer avec succès dans l’entrepreneuriat technologique.
Melchior Koba
Du secteur des assurances aux fintechs dédiées à l’énergie propre, il trace sa voie. Le Zimbabwéen déploie une infrastructure numérique qui optimise la distribution de technologies propres dans plusieurs pays d’Afrique australe.
Simbarashe Gwenzi (photo) est un entrepreneur panafricain zimbabwéen. Il est cofondateur et directeur général de SoshoPay, une entreprise technologique qui développe des outils numériques destinés à faciliter l’accès à l’énergie propre et aux équipements productifs en Afrique.
Fondée en 2023, la start-up est basée au Royaume-Uni, et déploie aujourd'hui ses solutions au Zimbabwe, en Afrique du Sud et en Zambie. Sa plateforme permet à ses partenaires de gérer l'intégralité du parcours client, depuis l'inscription initiale jusqu'au suivi des paiements et de l'utilisation des machines. Dans ce modèle, les partenaires conservent la responsabilité du financement, de la distribution des produits et de la relation commerciale.
Pour optimiser cette gestion, SoshoPay intègre des outils d'enregistrement, des systèmes de suivi des équipements et des tableaux de bord analytiques. Ces fonctionnalités offrent aux institutions financières et aux distributeurs une visibilité inédite sur les habitudes de consommation et de paiement de leurs usagers, leur permettant d'affiner leurs services et de prendre des décisions stratégiques plus éclairées.
La surveillance à distance des installations financées constitue un autre atout majeur de la plateforme, aidant les partenaires à rationaliser leurs opérations techniques. De plus, SoshoPay propose des outils d'intégration fluides qui se connectent directement aux systèmes de paiement et aux infrastructures logicielles déjà existantes chez ses clients.
Axée sur l'émancipation économique des petites structures, l'entreprise affiche déjà des résultats concrets. Selon les données de son site institutionnel, la plateforme a permis d'accompagner plus de 568 petites et moyennes entreprises, dont la moitié sont dirigées par des femmes. Elle assure le suivi de plus de 400 000 dollars d'actifs et maintient un taux de réussite des paiements exceptionnel de 98 %.
Profil d'un financier devenu serial entrepreneur de la tech
Le parcours de Simbarashe Gwenzi combine une expertise fine de la finance et de la tech. Il est diplômé de l’Université du Zimbabwe où il a obtenu en 2014 un bachelor en économie. Il est aussi titulaire d’un master en sciences actuarielles, gestion des risques et assurance obtenu en 2018 à la National University of Science and Technology.
Sa carrière débute dès 2012 en tant qu'analyste des risques de crédit chez KM Financial Solutions. Il met ensuite ses compétences au service du secteur des assurances en devenant analyste de données chez Heritage Life en 2018, avant d'occuper un poste similaire chez le commerçant Verimark entre 2020 et 2021.
Parallèlement à sa carrière de cadre, l'homme d'affaires a multiplié les initiatives entrepreneuriales. Dès 2016, il cofonde Nanosoft IT Solutions, une entreprise technologique qu'il dirige jusqu'en 2021. Toujours engagé dans l'écosystème du financement, Simbarashe Gwenzi est également le fondateur et membre du conseil d'administration de YEC Fund, une institution de microfinance dédiée au soutien des entreprises.
Melchior Koba
Établi aux États‑Unis, il positionne sa société sur le segment stratégique du conseil en technologies et en cybersécurité. Il structure la performance et la sécurité informatique des entreprises.
Paul Mponzi (photo), consultant en intelligence d’entreprise et expert congolais en data établi aux États‑Unis, est cofondateur et directeur général de TCE Global, une entreprise de services du numérique qu’il guide dans l’accompagnement stratégique des organisations.
Fondée en 2007, TCE Global déploie des solutions sur mesure pour stabiliser, sécuriser et optimiser les environnements informatiques de ses clients. La société se distingue notamment dans la gestion des infrastructures, la continuité d’activité en cas de crise et l’intégration de technologies innovantes.
Son offre globale englobe la gestion des systèmes, le cloud computing, la mobilité numérique et le conseil en transformation digitale. À travers ces différents leviers, la structure ambitionne de booster les performances des entreprises en rationalisant leur écosystème technique.
Dans le secteur financier, TCE Global modernise les opérations bancaires, fluidifie les systèmes de paie et aide les compagnies d’assurance à valoriser leurs données pour rester compétitives. Le cabinet d’ingénierie se positionne également auprès des acteurs industriels. Grâce à des solutions poussées en cybersécurité et en analyse de données, il permet aux fabricants de moderniser leurs chaînes de production et de renforcer leur résilience face aux mutations du marché.
Enfin, l’entreprise collabore activement avec le monde médical, incluant les centres hospitaliers, l’industrie pharmaceutique et les pionniers de la télémédecine. L’objectif est de moderniser l’infrastructure informatique pour accélérer l’innovation en santé.
Paul Mponzi a jeté les bases de son expertise à la West Virginia University, d’où il est sorti diplômé en 2002 d’une licence en ingénierie informatique. Sa carrière professionnelle démarre dès sa sortie de l’université chez Paychex, un géant de la gestion de paie, où il exerce les fonctions d’administrateur de bases de données. Entre 2008 et 2011, il met ses compétences au service de l’University of North Texas Health Science Center and UNT Health en qualité d’analyste de données.
Melchior Koba
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Il redéfinit la manière dont les Éthiopiens gèrent leurs communications quotidiennes. Grâce à l’intelligence artificielle, sa solution entend transformer radicalement les interactions textuelles et vocales.
Kidus Yared (photo), informaticien et entrepreneur technologique éthiopien, est le fondateur et directeur général de Hasab AI, une plateforme conçue pour simplifier la manière dont les personnes et les organisations travaillent avec la voix et le texte.
Fondée en 2024, Hasab AI s’adresse à la fois aux particuliers et aux entreprises. Depuis une interface unique, elle offre un accès simplifié à une suite complète d’outils dédiés à la gestion de la parole, de l’écriture et des communications numériques.
Parmi ses fonctionnalités phares, Hasab AI propose la conversion automatique d’enregistrements audio en texte. Ce service transforme rapidement les interviews, réunions, conférences ou podcasts en documents écrits, fluides et prêts à l’exploitation.
Pour briser les barrières linguistiques, la start‑up intègre également un service de traduction et un agent conversationnel dopé à l’intelligence artificielle. Enfin, une solution de synthèse vocale permet de convertir instantanément n’importe quel texte écrit en une voix naturelle.
Ingénieur logiciel diplômé de l’université des sciences et technologies d’Addis‑Abeba, Kidus Yared fait ses premières armes en 2020 comme stagiaire chez Adika Taxi Services. En 2021, il rejoint la fintech Chapa où il a notamment été ingénieur logiciel et responsable de l’ingénierie et des opérations techniques.
Fort de ces expériences, il a également mis ses compétences au service du développement international. Entre 2024 et 2025, il a officié comme consultant en développement logiciel pour l’International Livestock Research Institute (ILRI), une organisation engagée dans l’amélioration des conditions de vie des populations par l’élevage.
Melchior Koba
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Le marché de l’approvisionnement agricole pour les professionnels souffre historiquement d’une opacité des prix et d’intermédiaires coûteux. Structurer ces flux commerciaux grâce au numérique constitue l’objectif de cette entrepreneure.
L’entrepreneure kényane Cherotich Rutto (photo), experte en science des données, transforme la chaîne d’approvisionnement agricole en Afrique de l’Est. Elle a fondé en 2023 Tawi, dont elle est la directrice générale, une start‑up spécialisée dans la commercialisation de produits frais.
La plateforme Tawi réduit le rôle des intermédiaires en reliant directement les producteurs locaux aux acheteurs institutionnels. Parmi ses clients figurent des hôtels, des restaurants, des écoles, des hôpitaux, des services de restauration et des commerces alimentaires. À travers cette initiative, la dirigeante ambitionne de rendre le commerce agricole plus fluide, transparent et équitable pour tous.
Pour les acheteurs professionnels, Tawi propose un système de commande en ligne qui simplifie la gestion des stocks. Les tarifs sont affichés en toute transparence et la jeune entreprise garantit des livraisons rapides à travers plusieurs régions du Kenya. Ce dispositif permet aux acteurs de la restauration de gagner un temps précieux tout en sécurisant leurs sources d’approvisionnement.
Du côté des exploitants, la solution numérique offre un débouché commercial régulier et des rémunérations plus justes. Au‑delà de la simple mise en relation, Tawi accompagne les agriculteurs par des conseils techniques et des outils pour optimiser leur production. Cet appui global vise à accroître durablement les rendements et à réduire drastiquement le gaspillage post‑récolte.
Un solide ancrage académique et financier
Avant de se lancer dans l’agritech, Cherotich Rutto a bâti un solide profil académique. Elle est diplômée de la Delhi University en Inde où elle a obtenu en 2005 un bachelor en économie, commerce et anglais. Elle est titulaire d’un master en administration des affaires obtenu en 2014 à l’Université internationale des États‑Unis en Afrique et d’un diplôme en data science obtenu en 2020 à la London School of Economics and Political Science.
Son parcours professionnel débute dès 2001 au sein de la filiale kényane de Barclays. En 2006, elle rejoint la Standard Chartered Bank, où elle évolue comme représentante commerciale puis responsable produit. Elle enrichit son expérience panafricaine en 2015 au Ghana, en prenant la direction des opérations commerciales et des ventes de la société financière afb.
Un an plus tard, forte de cette expertise sectorielle, elle retourne chez Standard Chartered Bank au Kenya. Elle y exercera les fonctions de responsable de produit jusqu’en 2020.
Melchior Koba
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Allier intelligence artificielle et outils du quotidien pour fluidifier les embauches, c’est le pari de cet entrepreneur togolais. Entre gestion de projets d’envergure et vision d’avenir, son profil illustre la nouvelle dynamique de l’écosystème numérique régional.
Etepe Anahlui (photo) est un expert togolais en transformation numérique et un entrepreneur technologique. Il est un cofondateur et le directeur général de Karaba, une infrastructure d’intelligence artificielle conversationnelle spécifiquement dédiée au marché de l’emploi sur le continent.
Pour révolutionner les méthodes d’embauche traditionnelles, Karaba croise la puissance de l’IA avec un vivier unique de compétences locales. La force de l’outil réside dans son accessibilité : un agent conversationnel guide les candidats directement sur WhatsApp pour concevoir leur profil, détailler leurs compétences et préciser leurs disponibilités. Ce système simplifie radicalement l’accès aux opportunités économiques, tant pour les professionnels résidant en Afrique que pour ceux de la diaspora.
Du côté des entreprises, le processus s’avère tout aussi intuitif. Les recruteurs transmettent ou téléchargent simplement leur fiche de poste sur la plateforme. L’algorithme de Karaba prend ensuite le relais pour analyser des milliers de profils vérifiés et sélectionner les profils les plus qualifiés. Les recruteurs pilotent l’ensemble du suivi et collaborent avec leurs équipes depuis un tableau de bord centralisé.
En s’appuyant sur une base de données de plus de 50 000 candidats, la jeune pousse technologique étend déjà son influence à l’échelle continentale. Ses services couvrent plus de 20 pays africains, parmi lesquels des marchés clés comme le Sénégal, le Ghana, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Kenya.
Un parcours entre entrepreneuriat et expertise technique
En parallèle de l’aventure Karaba, Etepe Anahlui met son expertise au service de Quarantes, un cabinet togolais spécialisé en intelligence stratégique. Il y cumule les fonctions d’associé gérant, d’architecte fonctionnel senior et de chef de produit IA, consolidant ainsi sa vision transversale de la tech.
Cette double casquette s’appuie sur de solides fondations académiques. Diplômé de l’Université de Lomé où il a obtenu en 2022 une licence en sciences et technologies, il a décroché deux ans plus tard une licence en transformation numérique à l’École supérieure de commerce et d’économie numérique. En 2025, il a parachevé son cursus en France à l’Institut Mines‑Télécom Business School, où il a décroché un certificat d’aptitude professionnelle en data intelligence.
Sa carrière professionnelle a commencé en 2024 comme superviseur TIC du projet WURI, le programme d’identification biométrique de l’État togolais. Plus récemment, entre novembre 2025 et février 2026, il était le gestionnaire du portefeuille de projets informatiques de MAONO, un cabinet indépendant de conseil en stratégie et en développement de solutions technologiques.
Melchior Koba
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L’adressage reste l’un des maillons faibles des infrastructures urbaines dans plusieurs pays de la région, pénalisant les commerçants de proximité. Pour y remédier, un Sénégalais propose un outil simple, capable de créer une identité géographique.
L’ingénieur et entrepreneur sénégalais Mouhamadou Sall (photo) s’est donné pour mission de résoudre le casse‑tête de la localisation en Afrique. Il est le fondateur et directeur général de NIMA Codes, une plateforme qui simplifie l’identification et le partage d’adresses, particulièrement dans les régions dépourvues de système d’adressage officiel.
Fondée en 2019, NIMA Codes propose une solution intuitive adaptée aux zones grises de la cartographie urbaine. Pour enregistrer un emplacement, qu’il s’agisse d’un domicile ou d’un bureau, l’utilisateur n’a qu’à prendre une photo du lieu. L’application se charge ensuite d’associer les coordonnées géographiques nécessaires pour rendre l’endroit facilement identifiable et partageable.
La start‑up mise avant tout sur la simplicité. Au lieu de se lancer dans de longues descriptions d’itinéraires, l’utilisateur peut associer directement son adresse à son numéro de téléphone. Pour optimiser l’expérience, NIMA Codes intègre également une messagerie destinée à faciliter les interactions avec les services et commerces de proximité.
Au fil du temps, la plateforme a développé un véritable écosystème de services complémentaires. Elle intègre désormais NIMA Shop, qui permet aux commerçants de créer gratuitement une boutique en ligne, ainsi que NIMA Pay, une solution pour envoyer, recevoir et gérer des transactions financières.
Un parcours d’ingénieur entre le Canada et les États‑Unis
Parallèlement à ses activités entrepreneuriales, Mouhamadou Sall met ses compétences au service de Clearly AI. Au sein de cette entreprise technologique américaine, il occupe le poste d’ingénieur pour automatiser les revues de conception, les modèles de menaces et les évaluations de sécurité.
Ce profil s’appuie sur une solide formation académique internationale. Le parcours du fondateur de NIMA Codes a commencé à l’Université du Sahel, au Sénégal, où il a obtenu un diplôme en physique, avant de compléter sa formation au Canada par un diplôme d’ingénieur en informatique à Polytechnique Montréal.
Avant de lancer sa propre structure, Mouhamadou Sall a forgé son expérience au sein d’entreprises technologiques nord‑américaines. Il a notamment exercé comme ingénieur chez le spécialiste canadien de la reconnaissance vocale Nuance Communications, entre 2017 et 2018, puis chez la société américaine de technologie hôtelière Sonder, de 2019 à 2025.
Melchior Koba
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Obtenir des données de terrain fiables sans engager des budgets colossaux reste un défi majeur pour les décideurs. En Algérie, une approche basée sur des réseaux d’enquêteurs mobiles et des protocoles de contrôle stricts s’impose pour moderniser l’accès à l’intelligence économique.
Entrepreneur algérien, Abdelbasset Meghraoui (photo) est le fondateur et directeur général de Survision, une entreprise algérienne spécialisée dans la collecte et l’analyse de données de marché. Son objectif est d’aider les organisations à mieux comprendre les consommateurs et leur environnement grâce à des informations recueillies directement sur le terrain.
En s’appuyant sur une application mobile intuitive, Survision, fondée en 2025, pilote un vaste réseau d’enquêteurs déployés à travers plusieurs régions du pays. Cette approche connectée permet de s’affranchir des logistiques lourdes et des coûts prohibitifs des sondages traditionnels, offrant ainsi aux organisations une agilité inédite dans la récolte d’informations de proximité.
L’entreprise accorde une importance particulière à la qualité des informations collectées. Avant de participer aux enquêtes, les enquêteurs reçoivent une formation spécifique et doivent passer des évaluations destinées à vérifier leur maîtrise des procédures. Cette préparation vise à garantir une collecte cohérente et à réduire les risques d’erreurs ou de biais dans les résultats obtenus.
En aval, l’entreprise a développé des mécanismes de contrôle stricts afin de sécuriser la fiabilité des données en temps réel. Des systèmes d’audit traquent les moindres anomalies durant les sessions de collecte, tandis que des outils de géolocalisation garantissent la stricte conformité géographique des enquêtes pour éliminer tout risque de biais ou de fraude.
Un profil tech et créatif ancré dans l’écosystème étudiant
Ce sens de la structure et de l’innovation découle directement du profil de son fondateur. Actuellement étudiant en informatique à l’École supérieure en sciences et technologies de l’informatique et du numérique (ESTIN), Abdelbasset Meghraoui y siège également en tant que membre du conseil d’administration.
Son esprit d’entreprise s’est manifesté dès 2019, année où il lance sa carrière comme graphiste indépendant, avant de cofonder en 2020 la marque de vêtements streetwear AWT TEES. Cette fibre créative et managériale s’est ensuite consolidée entre 2022 et 2024 au sein de ByteCraft, le club scientifique de l’ESTIN, où il a grimpé les échelons comme responsable du design, puis coresponsable de département, avant d’en prendre la présidence.
Melchior Koba
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