Il s’attaque aux frictions du quotidien dans les restaurants et commerces de proximité. Sa solution numérique repense l’organisation des services et la gestion des flux clients.
Bassim‑swé Hugues Bamassi (photo) est un jeune entrepreneur togolais spécialisé dans les solutions numériques et la fintech. Il est le fondateur et directeur général d’OrgaAfrica, une entreprise lancée en 2024 et dédiée aux services numériques pour les restaurants et les commerces de proximité.
OrgaAfrica développe notamment un système central destiné à optimiser le fonctionnement des établissements. Cette solution permet de gérer efficacement plusieurs aspects clés de l’activité quotidienne, notamment les commandes, les paiements et la gestion des files d’attente. Son objectif est d’aider les professionnels à mieux organiser leurs opérations, à fluidifier le service et à réduire le temps d’attente des clients.
À travers ses services, l’entreprise vise à simplifier les interactions entre les établissements et leur clientèle, à rendre les processus d’achat et de commande plus intuitifs, et à améliorer l’expérience globale en point de vente. En intégrant plusieurs outils numériques au sein d’une plateforme unique, OrgaAfrica propose une solution cohérente, pensée pour répondre aux besoins opérationnels du secteur.
Parallèlement à ses activités entrepreneuriales, Bassim‑swé Hugues Bamassi exerce en tant que business analyst chez Semoa Group, une entreprise togolaise spécialisée dans la technologie financière. Il est titulaire d’un diplôme en physique obtenu en 2023 à l’université de Kara.
La même année, il devient président‑directeur général de DouGou, une plateforme immobilière. En 2025, il rejoint la fintech Finkira, où il occupe successivement les postes de responsable du développement commercial, puis de responsable des opérations. Il collabore également avec HOTSHI FR, un réseau social réunissant des professionnels et experts engagés dans le développement de l’Afrique et de ses diasporas, au sein duquel il a exercé en tant que développeur d’applications.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans de nombreux systèmes de santé, l’accès rapide aux ressources vitales reste un défi majeur. Face à cette urgence, une entrepreneure a développé une solution innovante pour transformer la chaîne d’approvisionnement médicale.
Temie Giwa‑Tubosun (photo) est une entrepreneure nigériano‑américaine. Elle est la fondatrice et la directrice générale de LifeBank, une start‑up qui exploite les données et la technologie pour localiser et livrer des produits médicaux essentiels.
Fondée en 2015, LifeBank facilite l’accès des hôpitaux à des ressources vitales, notamment le sang, l’oxygène, les consommables et certains équipements médicaux, en assurant leur livraison directe sur site. L’entreprise se positionne comme un guichet unique, permettant aux établissements de santé de centraliser leurs commandes sans passer par de multiples intermédiaires.
Son modèle repose sur la simplicité et l’efficacité. Les hôpitaux passent commande via la plateforme, tandis que l’entreprise identifie les fournisseurs les plus adaptés et gère l’ensemble de la logistique jusqu’à la livraison. Les produits proviennent d’un réseau de partenaires rigoureusement sélectionnés, garantissant qualité, respect des délais et conditions de conservation optimales.
Temie Giwa‑Tubosun est diplômée de la Minnesota State University (États‑Unis), où elle a obtenu en 2007 une licence en sciences politiques. Elle est également titulaire d’un master en administration publique, avec une spécialisation en gestion internationale, systèmes de santé et financement de la santé, obtenu en 2010 à l’Institut d’études internationales de Middlebury, à Monterey.
Après ses études, elle devient analyste en santé chez Fairview Health Services, aux États‑Unis. En 2011, elle rejoint le Millennium Villages Project en Ouganda comme coordinatrice de l’amélioration de la qualité des systèmes de santé, un programme visant à aider les communautés rurales africaines à sortir de l’extrême pauvreté. Entre 2013 et 2014, elle occupe le poste de directrice des opérations au Lagos State Office of Facility Management and Maintenance.
Melchior Koba
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A travers ses solutions numériques, il trace le profil d’un entrepreneur qui anticipe les usages plutôt que de les suivre. Sa vision du digital bouscule les codes du recrutement.
Ilias El Makhfi (photo) est un entrepreneur et ingénieur marocain. Il est cofondateur et directeur général chargé de la stratégie et des partenariats chez Linkopus Consulting, une entreprise spécialisée dans la conception et le développement de solutions numériques pour les professionnels.
Fondée en 2023, Linkopus Consulting accompagne les entreprises dans le développement de leurs produits numériques. Ses services couvrent la création de sites et d’applications web, la transformation digitale et la mise en œuvre de solutions en ligne adaptées à chaque besoin métier.
Parmi ses innovations, la plus connue est LinkoJob, une plateforme de recrutement assistée par l’intelligence artificielle. Elle simplifie le processus de recrutement, de la recherche des candidats à leur intégration, permettant aux entreprises de gagner du temps, de réduire les biais et de renforcer la collaboration au sein des équipes.
La société propose également LinkoPilot, une extension Chrome qui optimise l’utilisation de LinkoJob. Cette solution effectue une recherche automatisée sur des plateformes comme LinkedIn ou Indeed, élargissant l’accès aux meilleurs talents. À cela s’ajoute LinkoSkill, une plateforme d’évaluation qui permet aux recruteurs de mesurer en profondeur les compétences des candidats à travers des tests personnalisables.
En parallèle, Linkopus Consulting a développé Farm Connect, une solution d’irrigation connectée orientée vers la précision, l’automatisation et l’agriculture durable. Exploitant des données en temps réel et des commandes intelligentes, elle délivre la quantité d’eau optimale, au bon moment.
Ilias El Makhfi est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique obtenu en 2015 à l’École nationale des sciences appliquées de Fès. Après l’obtention de son diplôme, il a travaillé de 2015 à 2022 chez SY by Cegedim, une société numérique française, où il a occupé les postes de consultant puis de chef de projet. Entre 2022 et 2025, il fut consultant chez LexisNexis, une entreprise spécialisée dans les solutions d’intelligence artificielle appliquées au domaine juridique.
Melchior Koba
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Entre crise du pouvoir d’achat et essor des technologies de paiement, l’innovation s’invite dans la vie quotidienne des salariés. Une start-up égyptienne incarne ce nouvel élan fintech.
Mostafa Ashour (photo) est un informaticien de formation et un entrepreneur égyptien. Il est cofondateur et directeur général de NowPay, une plateforme de services financiers destinée aux entreprises et à leurs employés.
Fondée en 2019, NowPay se présente comme une solution visant à améliorer le bien-être financier des salariés en réduisant les difficultés de trésorerie qu’ils peuvent rencontrer au cours du mois. Son objectif est d’offrir plus de flexibilité dans l’accès au salaire.
Le modèle repose sur un partenariat avec l’entreprise. Celle-ci s’inscrit sur la plateforme, puis ses employés créent un compte dans l’application NowPay. Ils peuvent ensuite formuler des demandes d’avance à tout moment. L’entreprise règle la start-up pour les montants avancés, qui sont déduits du salaire lors du versement mensuel.
Au-delà de l’accès anticipé au salaire, la solution permet également de payer instantanément de nombreuses factures courantes : téléphone mobile, internet, électricité, ligne fixe, eau ou autres services domestiques. L’application offre aussi la possibilité d’envoyer de l’argent à d’autres utilisateurs, notamment à des collègues, de façon totalement dématérialisée et sécurisée.
Parallèlement, Mostafa Ashour est cofondateur et associé gérant de Tryvin, une société spécialisée dans le développement de logiciels. Il occupe également le poste de responsable de marché chez Microsoft. Titulaire d’un bachelor en ingénierie informatique obtenu à l’Université du Caire, il a commencé sa carrière professionnelle en 2004 comme ingénieur logiciel chez The Steel Network, une entreprise américaine du secteur de la construction.
Melchior Koba
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Il explore la frontière entre finance et technologie pour repenser la relation entre prêteurs et emprunteurs. Son défi est d’utiliser l’IA pour anticiper les difficultés sans exclure les plus vulnérables du système de crédit.
Kaveer Beharee (photo) est un entrepreneur sud‑africain. Il est cofondateur et directeur général d’Ubiquity AI, une entreprise de technologie financière dédiée au développement de solutions d’accompagnement pour les personnes fragilisées sur le plan financier ainsi que pour les institutions qui les soutiennent.
Fondée en 2024, Ubiquity AI s’est donnée pour mission de promouvoir l’inclusion financière en aidant les clients en difficulté à se maintenir dans le circuit du crédit plutôt que d’en être exclus. L’entreprise se distingue des sociétés de recouvrement traditionnelles en agissant en amont, avant que les impayés ne deviennent critiques, afin de limiter les pertes, les coûts de recouvrement et les provisions pour créances douteuses des prêteurs.
Au cœur de son offre se trouve SimONE, un agent conversationnel conçu selon les principes des sciences du comportement pour accompagner les personnes en situation de vulnérabilité financière. L’agent identifie les clients à risque, les aide à prévenir ou gérer les retards de paiement et propose des solutions plus efficaces et moins coûteuses que les équipes internes ou les agences de recouvrement externes.
Ubiquity AI collabore avec des banques, des organismes de crédit et d’autres acteurs du secteur financier pour améliorer leurs performances en matière de recouvrement et de prévention du surendettement. L’entreprise travaille notamment avec ResolvSA, une société de services externalisés, afin d’offrir une expérience client fluide qui combine expertise humaine et technologie.
Kaveer Beharee est diplômé de l’Université de Johannesburg, où il a obtenu en 2001 un bachelor en économie. De 2006 à 2008, il a occupé le poste de responsable de la stratégie chez Draftfcb, un réseau international d’agences de publicité. Entre 2012 et 2014, il a siégé au comité provincial du Black Management Forum, une organisation sud‑africaine œuvrant à renforcer les compétences de ses membres en gestion et en leadership.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Alors que l’intelligence artificielle consomme toujours plus d’énergie et de données, une initiative sud‑africaine attire l’attention par son approche inverse : faire mieux avec moins.
Viroshan Naicker (photo) est un mathématicien et entrepreneur sud‑africain. Il est cofondateur et directeur général de Refiant, une jeune entreprise spécialisée dans les solutions d’intelligence artificielle à la fois économes, rapides et respectueuses de la confidentialité des données.
Fondée en 2025, Refiant se consacre à l’optimisation de modèles d’IA existants afin de les rendre plus légers et plus performants. Cette approche permet de réduire les coûts d’utilisation, d’améliorer la capacité de calcul disponible et de mieux répondre aux besoins exigeants, notamment ceux impliquant la manipulation de grandes quantités de texte ou de contextes étendus.
L’entreprise propose une suite de produits d’IA pouvant fonctionner soit à la périphérie (sur les équipements du client), soit dans le cloud. Jugés faciles à déployer et à configurer, ces produits peuvent également être intégrés via une interface de programmation, facilitant leur connexion à des systèmes déjà en place.
L’offre s’adresse en priorité à des cas d’usage dits critiques, dans des environnements industriels et professionnels où les impératifs de coût, de rapidité, de confidentialité et d’efficacité énergétique sont essentiels. Refiant cible aussi bien les grands acteurs du numérique (hyperscalers) que les entreprises et institutions publiques, avec la possibilité de réserver une démonstration dédiée.
Viroshan Naicker est titulaire d’un doctorat en mathématiques obtenu en 2015 à l’Université de Johannesburg. De 2011 à 2017, il a été conférencier à la Rhodes University (Afrique du Sud), puis, entre 2024 et 2025, directeur de produit chez Aphelian (anciennement Sunereum Labs), une plateforme d’assurance dédiée au secteur solaire.
Melchior Koba
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Sur un continent où l’accès au droit demeure un défi, la technologie devient une alliée stratégique pour rapprocher les citoyens de la justice. Un entrepreneur congolais réinvente l’accès à l’information juridique grâce au numérique.
Magezi Sagesse (photo) est un informaticien de formation et un entrepreneur congolais. Il est cofondateur et directeur général de JusticeBot, une initiative qui met les technologies numériques au service de l’accès à l’information juridique et aux services de justice.
Fondée en 2018, JusticeBot développe des solutions innovantes destinées à prévenir les atteintes aux droits et à résoudre les problèmes juridiques de manière efficace et abordable. L’organisation s’articule autour d’une plateforme numérique qui accompagne au quotidien les professionnels du droit, les institutions publiques et les systèmes judiciaires dans leurs activités.
La solution de JusticeBot couvre l’ensemble du cycle de la relation avec les justiciables, du premier contact au suivi des dossiers, jusqu’à la facturation. Les utilisateurs sont guidés à travers des étapes claires et structurées, ce qui facilite la collecte d’informations, la compréhension des enjeux juridiques et l’orientation vers les démarches ou interlocuteurs appropriés.
Pour les avocats, cabinets, cliniques juridiques et organisations, JusticeBot propose une solution regroupant plusieurs outils au sein d’un même abonnement. La plateforme comprend notamment un agent conversationnel spécialisé en droit (Eve JusticeBot), un site web multilingue, un système de gestion des demandes clients, ainsi que des fonctions intégrées de facturation et de communication.
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur informaticien obtenu en 2013 à l’Université chrétienne bilingue du Congo, Magezi Sagesse occupe actuellement le poste de responsable produit en technologies de l’information chez Bidhaa Sasa. Cette entreprise sociale kényane distribue et finance des biens technologiques pour les ménages ruraux, principalement au Kenya et en Ouganda.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Face aux défis structurels du système de santé, il parie sur la technologie pour fluidifier les parcours médicaux et offrir aux Camerounais une médecine plus rapide et mieux coordonnée.
Philippe Ohandja Ayina (photo) est un médecin et entrepreneur camerounais. Il est le fondateur d’E‑Santé Cameroun, une plateforme médicale dédiée à rapprocher les soins de santé des populations en facilitant l’accès aux consultations et au suivi des patients.
Fondée en 2018, E‑Santé Cameroun ambitionne d’améliorer la qualité des soins médicaux et paramédicaux en simplifiant la relation entre patients et professionnels de santé. Pour ce faire, la plateforme met en contact les particuliers avec un réseau de médecins et de praticiens disponibles, capables d’intervenir à domicile ou en téléconsultation selon les besoins.
Le fonctionnement du service est simple : le patient prend rendez‑vous en ligne ou par message, indique ses informations, la spécialité recherchée, ainsi que la date et le lieu souhaités. Un professionnel de santé le contacte ensuite pour confirmer la consultation, avant de se déplacer au domicile du patient ou d’assurer un suivi à distance. Ce modèle permet de réduire les déplacements inutiles et les longues attentes dans les structures médicales.
E‑Santé Cameroun propose plusieurs types de prises en charge, notamment en médecine générale, pédiatrie, gynécologie et kinésithérapie. La plateforme offre également la possibilité de réaliser des examens médicaux, d’organiser des évacuations sanitaires ou encore de bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour les maladies chroniques.
Au cœur du dispositif se trouve la création d’un dossier médical en ligne, qui centralise les informations de santé du patient : examens, traitements, vaccinations. Ce dossier, accessible à distance, permet un suivi continu, aussi bien dans une logique de prévention que de prise en charge thérapeutique.
Parallèlement, Philippe Ohandja Ayina est le fondateur et directeur de Clinic Home, une autre plateforme de santé à domicile et en ligne, qui permet aux patients de recevoir des soins sans se déplacer, que ce soit directement à domicile ou par téléconsultation. Médecin diplômé depuis 2017 de la faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de Douala, il est aussi enseignant à l’Université catholique d’Afrique centrale (UCAC).
Melchior Koba
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Face aux défis d’efficacité et de transparence dans les marchés publics, un entrepreneur kényan propose une approche inédite pour repenser les processus d’achat en ligne.
Eliud Luutsa (photo) est un entrepreneur kényan, cofondateur et directeur général d’Innobid, une entreprise qui simplifie et sécurise l’achat de biens et services pour les organisations. La start‑up se distingue par son engagement fort en faveur de l’impact social.
Fondée en 2024, Innobid propose une plateforme en ligne dédiée à la gestion des appels d’offres et des achats publics ou privés. Elle s’adresse notamment aux gouvernements, aux organisations à but non lucratif et aux entreprises, avec pour objectif de rendre ces procédures plus efficaces, plus sûres et plus transparentes. Ce système permet de réduire les lenteurs administratives, les coûts opérationnels et les risques associés à la sélection des fournisseurs.
Le portail permet de gérer l’ensemble du processus d’achat en ligne, depuis la publication des appels d’offres jusqu’au suivi des propositions déposées. Les entreprises peuvent y créer un profil, soumettre leurs offres et suivre en temps réel l’évolution de leurs dossiers ainsi que les mises à jour de marchés.
Innobid a été conçue pour offrir un environnement de soumission hautement sécurisé grâce à un système de dépôt chiffré protégeant les informations sensibles des candidats. Les utilisateurs reçoivent des notifications instantanées sur le statut des appels d’offres, ce qui réduit les délais de communication et renforce la transparence du processus.
La plateforme intègre également un système de gestion des fournisseurs, facilitant l’enregistrement, le suivi et la mise à jour continue des données des entreprises partenaires. Ce dispositif aide les acheteurs publics et privés à mieux connaître, évaluer et fidéliser leur réseau de prestataires dans la durée.
Avant de fonder Innobid, Eliud Luutsa avait cofondé en 2018 Centafique Consulting, un cabinet spécialisé dans le développement d’entreprises, le conseil stratégique, la recherche appliquée, le renforcement des capacités et la gestion de projets.
Eliud Luutsa est diplômé de la Jomo Kenyatta University of Agriculture and Technology, où il a obtenu en 2019 un bachelor en ingénierie financière. Il est aussi titulaire d’un diplôme exécutif de troisième cycle en stratégie et innovation obtenu en 2025 à l’Institute of Management, Technology and Finance au Portugal.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Il inscrit la technologie au cœur de la santé africaine. Avec une vision tournée vers l’usage concret, il conçoit des solutions qui modernisent les hôpitaux tout en gardant l’humain au centre du dispositif.
Nafieu Bawa (photo) est un entrepreneur fintech ghanéen, fondateur et directeur général de BawaHealth, une entreprise healthtech innovante. Sa solution vise à améliorer l’accès aux soins de santé en Afrique en s’appuyant sur les structures médicales déjà existantes.
Fondée en 2025, BawaHealth se positionne comme un partenaire des établissements de santé plutôt qu’un substitut. La plateforme offre un environnement numérique complet permettant d’organiser les activités, de gérer les consultations et de maintenir un lien constant entre les médecins et leurs patients, même à distance.
La solution s’adresse à trois acteurs principaux. Les hôpitaux peuvent y organiser leurs services et rendre leurs médecins plus visibles. Les professionnels de santé disposent d’un espace pour gérer leurs rendez‑vous et suivre leurs patients. Les patients, quant à eux, peuvent trouver un médecin, consulter à distance ou réserver une consultation physique sans passer par de longues attentes.
Le fonctionnement de BawaHealth repose sur un principe simple : la plateforme ne dispense pas directement de soins médicaux. Elle met à disposition une infrastructure numérique sécurisée permettant aux hôpitaux et aux praticiens agréés d’assurer le suivi des patients, y compris après une hospitalisation ou dans la prise en charge des maladies chroniques. La responsabilité médicale demeure donc pleinement entre les mains des professionnels de santé.
En parallèle, Nafieu Bawa est également le fondateur de Ndel Technologies. Créée en 2025, cette entreprise développe et déploie à grande échelle des solutions numériques innovantes pour répondre à certains des défis les plus pressants du continent africain. Véritable pôle d’innovation, Ndel Technologies conçoit des plateformes aux croisements de la fintech, de la healthtech, de la civictech et de la culture‑tech.
L’entrepreneur est diplômé de l’Université du Ghana où il a obtenu un bachelor en sciences de l’information et sciences politiques. Il est aussi titulaire d’un master en finance obtenu à l’Université de Northampton en Angleterre. Entre 2018 et 2025, il a occupé le poste de directeur du Crown Medical Centre Ghana.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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