Avec une technologie issue de la recherche marine, elle veut interpréter les signaux biologiques des poissons. Une idée simple, mais décisive pour les acteurs d’un secteur en quête d’efficacité durable.

Sarah Carroll (photo) est une scientifique et entrepreneure sud‑africaine, cofondatrice et directrice générale de MariHealth Solutions, une entreprise de deeptech spécialisée dans la santé et la nutrition aquacoles. Sa mission : transformer la manière dont les fermes aquacoles et les fabricants d’aliments surveillent et améliorent la performance de leurs élevages.

Fondée en 2021, MariHealth Solutions ambitionne d’offrir une compréhension approfondie du fonctionnement de l’organisme des poissons lorsqu’ils évoluent dans différents environnements, face à des pathogènes ou selon divers régimes alimentaires. L’entreprise se positionne comme un véritable partenaire d’aide à la décision, capable de transformer des signaux biologiques complexes en recommandations opérationnelles pour les professionnels de l’aquaculture.

Ses technologies permettent de suivre la santé et le bien‑être des poissons, de décrypter les mécanismes des maladies et d’évaluer l’efficacité des vaccins. Elles servent aussi à mesurer l’impact réel d’ingrédients innovants, de nouvelles formulations alimentaires ou encore de pratiques d’élevage et de conditions environnementales variables sur la physiologie des animaux.

Sarah Carroll est titulaire d’un bachelor en zoologie obtenu en 2013 à Rhodes University. Elle a ensuite obtenu un master en biotechnologie marine (2016) et un doctorat en biochimie et biologie moléculaire (2020) à l’Université du Cap, où elle a exercé comme chercheure associée entre 2020 et 2022.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Il propose une alternative fluide aux circuits financiers classiques. Sa solution traduit l’ambition d’un marché plus ouvert et plus fonctionnel.

Victor Alade (photo) est un entrepreneur technologique nigérian. Il est le directeur général de Raenest, une fintech qu’il a cofondée en 2022 avec Richard Oyome et Sodruldeen Mustapha.

Raenest permet aux utilisateurs d’ouvrir des comptes en devises étrangères (dollar américain, livre sterling ou euro) pour recevoir des paiements internationaux. Ces fonds peuvent ensuite être utilisés pour régler des achats en ligne, voyager, transférer de l’argent ou épargner dans la devise souhaitée. La plateforme propose également des cartes virtuelles et physiques, adaptées aux paiements et abonnements en ligne.

La start‑up s’adresse principalement aux freelances, créateurs de contenu, voyageurs, acheteurs en ligne, étudiants et vendeurs présents sur les réseaux sociaux. Elle propose en outre des programmes de récompenses pour encourager l’utilisation régulière de ses services.

Raenest développe aussi une offre dédiée aux entreprises, baptisée « Raenest Business ». Plus de 600 entreprises utilisent déjà la plateforme pour gérer leurs paiements internationaux et la réception de fonds dans plus de 13 pays. Les entreprises peuvent ouvrir un compte professionnel, encaisser des paiements de clients étrangers et rémunérer leurs collaborateurs ou prestataires à travers plusieurs marchés.

Par ailleurs, la plateforme facilite le retrait de fonds vers des comptes bancaires ou des portefeuilles de mobile money dans plus de 70 pays. Elle s’intègre aussi à de grands services tiers tels que PayPal, Payoneer, Wise, Mastercard ou Revolut.

Victor Alade est diplômé de la Federal University of Technology de Minna, au Nigeria, où il a obtenu en 2014 un bachelor en ingénierie électrique et électronique. Après ses études, il a travaillé comme ingénieur logiciel pour plusieurs entreprises technologiques, dont Procrea8 Technology Solutions, Jumia Group et Andela.

Melchior Koba

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Plutôt que de complexifier la vie des commerçants, il l’allège grâce à une plateforme qui recentre la gestion d’entreprise sur l’essentiel : le temps et la rentabilité.

Wilfried Djopa (photo) est un ingénieur logiciel et un entrepreneur camerounais. Il est fondateur de Genuka, une plateforme en ligne qui aide les petites entreprises et les commerçants à suivre et gérer leur activité quotidienne à partir d’un espace unique.

Créée en 2024, Genuka s’adresse aux entrepreneurs qui vendent des produits ou des services, que ce soit en boutique, en ligne, sur les marchés ou via les réseaux sociaux. Elle promet de leur permettre de « vendre plus, gagner plus et gérer moins », en centralisant toutes les opérations sur une seule interface.

Le logiciel offre un suivi quotidien des ventes et des stocks, avec des alertes automatiques en cas de baisse des niveaux pour éviter toute rupture. Les revenus, les dépenses et les marges sont présentés sous forme de rapports clairs, facilitant la compréhension de la santé financière de l’entreprise et la prise de décision.

Genuka permet également de répertorier tous les produits de l’entreprise, qu’il s’agisse de biens physiques, d’articles numériques ou de services. Chaque produit peut être présenté avec un prix, une image et une description, et regroupé en collections selon des critères comme les saisons, les promotions ou les catégories, pour simplifier la navigation des clients. L’outil gère par ailleurs plusieurs points de vente simultanément.

La plateforme offre aussi la possibilité de créer un site web complet pour présenter l’entreprise et vendre en ligne. Le design, la mise en page et le contenu peuvent être personnalisés afin de refléter l’identité de marque et de s’adapter au public visé. Des outils marketing intégrés aident à attirer de nouveaux clients et à fidéliser la clientèle existante.

Parallèlement à cette aventure entrepreneuriale, Wilfried Djopa travaille comme ingénieur logiciel chez TheFork, une plateforme européenne de réservation en ligne. Avant de fonder Genuka, il a cofondé « La Mater » en 2019, une entreprise de services à la personne et aux entreprises, dont il a assuré la direction générale jusqu’en 2024. Il est titulaire d’un master en ingénierie des systèmes du numérique obtenu en 2020 à l’ESIGELEC, école d’ingénieurs généralistes en France.

Il commence sa carrière professionnelle en 2018 comme consultant en développement logiciel au sein de Junior Etudes ESIGELEC, une association d’étudiants spécialisée dans le développement web et mobile. Entre 2020 et 2022, il occupe un poste d’ingénieur en développement logiciel chez Ignifai, une entreprise française spécialisée dans les plateformes d’intelligence artificielle.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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En conjuguant intelligence artificielle et pédagogie, elle veut transformer la relation des apprenants à la langue anglaise. Son projet promet de lever un frein majeur à la maîtrise des langues.

Miranda Anya (photo) est une entrepreneure technologique camerounaise. Elle est cofondatrice et directrice générale de Pikelo, une application conçue pour favoriser un apprentissage plus efficace de l’anglais oral.

Fondée en 2024, Pikelo s’adresse à celles et ceux qui souhaitent progresser en anglais mais rencontrent des obstacles fréquents : manque de partenaires de conversation, peur de se tromper, emploi du temps chargé, ou encore un manque de confiance à l’oral. L’application offre un accompagnement continu afin de rompre l’isolement face à ces difficultés, en proposant un environnement d’échange simple, flexible et accessible à tout moment.

Au cœur du dispositif se trouve un coach virtuel disponible 24 h/24 et 7 j/7, qui permet de pratiquer l’anglais autant que nécessaire, comme avec un interlocuteur humain. Cette pratique régulière vise à ancrer la langue dans le quotidien et à rendre la conversation fluide et naturelle, sans contrainte de lieu ni d’horaire.

Pikelo valorise un apprentissage sans crainte de l’erreur. Le coach corrige instantanément les fautes et oriente l’utilisateur étape par étape, favorisant une progression continue dans un climat bienveillant qui encourage la prise de parole.

Miranda Anya est diplômée de l’université de Buea, au Cameroun, où elle a obtenu en 2015 une licence en ingénierie informatique. Elle est également titulaire d’un master en intelligence artificielle, obtenu en 2024 à la Nexford University, aux États-Unis.

Elle commence sa carrière professionnelle en 2018 chez Primeway Technologies à Dubaï, en tant qu’ingénieure commerciale informatique. L’année suivante, elle rejoint World Attachments, une entreprise émiratie spécialisée dans les équipements lourds pour la construction, où elle devient responsable du développement commercial. Entre 2020 et 2023, elle travaille avec Smartminds Studio, une agence camerounaise de marketing numérique, en tant que designer UI/UX. Parallèlement, elle a occupé le même poste en 2021 chez Peers Exchange Cameroon Agency.

Melchior Koba

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En misant sur des solutions numériques locales, il contribue à optimiser la gestion des entreprises éthiopiennes et à bâtir une économie plus connectée.

Daniel Bekele (photo) est un entrepreneur et informaticien éthiopien. Cofondateur et directeur général d’Ashewa Technology, il accompagne les organisations dans leur transition numérique, en ciblant les PME, les grandes entreprises et les institutions publiques.

Fondée en 2020, Ashewa Technology veut devenir un partenaire stratégique pour les professionnels qui souhaitent moderniser leur fonctionnement, gagner en efficacité et accéder à de nouveaux marchés grâce à des outils digitaux conçus pour le contexte africain.

L’entreprise développe plusieurs solutions. Avec Nehabi, elle permet aux entreprises de créer des sites vitrines ou professionnels sans compétences en programmation. Elle propose également Smart ERP, un logiciel de gestion conçu pour aider les organisations de toute taille à suivre leurs activités, structurer leurs opérations et soutenir leur croissance.

Via sa plateforme de commerce en ligne Ashewa.com, Ashewa Technology facilite l’achat et la vente de produits en Éthiopie, avec l’objectif de simplifier les échanges et d’ouvrir de nouvelles opportunités commerciales. L’entreprise a aussi développé Hybrid Learning, une solution qui modernise l’apprentissage en combinant outils numériques et approche pédagogique.

Par ailleurs, Ashewa Technology conçoit des applications web et mobiles adaptées aux besoins spécifiques de ses clients, qu’il s’agisse d’entreprises privées ou d’organisations publiques. Elle propose enfin des services de noms de domaine et d’hébergement, afin de permettre aux entreprises de mettre en ligne leurs sites et applications dans de bonnes conditions de stabilité et de performance.

Daniel Bekele est titulaire d’un diplôme en développement de logiciels et en marketing numérique obtenu en 2019 à Ubunifu College (Kenya). Il est également diplômé de l’Indian Technology College, où il a obtenu en 2021 un diplôme national supérieur en commerce électronique et en intelligence artificielle. La même année, il a obtenu, à l’ASEAN Online Education, un diplôme en éducation spécialisé en gestion des opérations commerciales et en IA.

Il devient en 2015 spécialiste des ventes et du marketing numérique chez JTMM Africa, une société de commerce. L’année suivante, alors qu’il étudiait au Kenya, il développe un outil de génération de prospects baptisé UBU. En 2018, il rejoint Kiyaye, un site web et une application de réseau social, en tant que développeur logiciel.

Melchior Koba

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Porté par la volonté de transformer les usages financiers au Tchad, il mise sur la technologie pour rapprocher les citoyens de leurs opérations financières. Son innovation redéfinit la manière dont la population accède, gère et valorise son argent.

Brahim Moussa Hassane (photo) est un entrepreneur technologique tchadien. Il est cofondateur et directeur général de Konoom Mobile Money, une fintech spécialisée dans les paiements en monnaie électronique. La start‑up s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises.

Fondée en 2025, Konoom Mobile Money propose une plateforme de services financiers 100 % numérique, qui permet d’envoyer, de recevoir et de payer de l’argent sans nécessairement passer par une banque traditionnelle. Sa raison d’être est de donner à chaque Tchadien la possibilité de gérer son argent au quotidien de manière autonome, quelle que soit sa situation géographique ou son accès aux services bancaires classiques.

La plateforme permet d’effectuer des transferts d’argent en temps réel entre plusieurs supports : portefeuilles Konoom, comptes bancaires et points d’agents. Elle donne également la possibilité de régler différents types de factures (électricité, eau, télévision, télécommunications, ainsi que d’autres services essentiels) depuis un espace unique. Enfin, elle offre la possibilité de payer les impôts et taxes gouvernementales directement depuis le portefeuille, via un portail sécurisé.

Konoom Mobile Money repose sur un portefeuille numérique dans lequel l’utilisateur peut déposer, stocker, envoyer et retirer de l’argent. Ce portefeuille devient un point central pour piloter les dépenses du quotidien, sans avoir besoin d’un compte bancaire. L’alimentation du portefeuille peut se faire par virement bancaire, via un réseau d’agents ou par des canaux de monnaie mobile, avec une disponibilité immédiate des fonds pour les opérations.

Brahim Moussa Hassane est diplômé de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), au Sénégal, où il a obtenu en 2013 une licence en comptabilité et finance. Il est également titulaire d’un master en investissement et gouvernance d’entreprise, option ingénierie financière, obtenu en 2015 au Groupe ISM à Dakar.

Il commence sa carrière professionnelle en 2014 comme consultant au sein de MCG Afrique, un cabinet de conseil basé au Sénégal. De 2018 à 2021, il rejoint le groupe Orabank au Tchad, où il occupe successivement les postes d’analyste des risques de crédit, puis de responsable de la cellule de traitement des crédits standardisés.

Melchior Koba

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En reliant les paiements africains entre eux, il redéfinit la manière dont les entreprises font circuler leurs fonds sur le continent et veut assurer une simplification des transactions.

Dady Emmanuel Ulrich Ismael (photo) est un serial entrepreneur bénino‑ghanéen dans la technologie. Il est cofondateur et directeur général de PAL, une start‑up basée en Côte d’Ivoire qui facilite les transferts d’argent et les paiements pour les entreprises et les travailleurs indépendants.

Fondée en 2021, PAL est une fintech destinée aux entreprises africaines, aux structures de transfert d’argent et aux acteurs du paiement qui souhaitent envoyer, recevoir ou convertir des fonds entre plusieurs pays du continent. La solution s’adresse également aux travailleurs indépendants et aux agents de mobile money ayant besoin de liquidités rapides pour leurs activités quotidiennes.

PAL met à la disposition de ses utilisateurs un compte et un portefeuille multidevises permettant de détenir plusieurs monnaies africaines au même endroit. À partir de ce portefeuille, il est possible d’envoyer de l’argent instantanément vers des portefeuilles mobiles, des comptes bancaires ou des portefeuilles marchands. Le compte PAL agit ainsi comme un point central pour recevoir, conserver, convertir et redistribuer des fonds, sans dépendre exclusivement des circuits bancaires traditionnels.

La plateforme propose par ailleurs un service de change en ligne, annoncé comme rapide et offrant des taux avantageux, afin de faciliter les échanges entre devises africaines. En cas de tension de trésorerie, PAL peut également fournir un apport de fonds immédiat, sans exiger de garantie, pour soutenir la continuité des activités.

En dehors de PAL, Dady Emmanuel Ulrich Ismael est aussi coprésident‑directeur général de Noworri, une solution fintech qui met en relation les acheteurs et vendeurs de cryptomonnaies. Il a cependant créé sa première entreprise en 2016, baptisée Bourseafrique, qu’il a dirigée jusqu’en 2019, visant à démocratiser l’investissement, y compris pour les personnes ne disposant pas de compte bancaire.

Diplômé de l’Université d’Abomey‑Calavi (Bénin), il y a obtenu en 2014 un bachelor en comptabilité et gestion d’entreprise. En 2016, il a effectué un stage à l’École du Patrimoine Africain (Bénin) en tant qu’assistant comptable.

Melchior Koba

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À travers le paiement fractionné, il veut ancrer une nouvelle habitude d’achat en Égypte. Il rend l’accès aux achats plus souple, sans dépendre des circuits bancaires classiques.

Mohamed El‑Shabrawy El‑Feky (photo) est un entrepreneur fintech égyptien. Il est cofondateur et directeur général de Sympl, une start‑up de technologie financière qui propose une solution « achetez maintenant, payez plus tard » (BNPL). Le service permet de régler des achats auprès d’un large réseau de commerçants partenaires en plusieurs fois, sans frais supplémentaires ni intérêts.

Fondée en 2021, Sympl s’adresse à la fois aux particuliers et aux entreprises, avec l’objectif de simplifier l’acte d’achat et de faciliter l’accès à une grande variété de produits et services. La plateforme repose sur un système de paiement échelonné : le montant d’un achat est réparti en plusieurs versements. Au moment du paiement, le client sélectionne Sympl sans avoir à passer par une procédure de demande ni à constituer un dossier.

Le règlement est ensuite étalé sur une période définie, avec des échéances hebdomadaires, bimensuelles ou mensuelles. Sympl met en avant l’absence totale d’intérêts, ce qui signifie que le client rembourse uniquement le prix de son achat, sans coût financier additionnel.

Un simulateur disponible sur la plateforme permet d’estimer le plan de paiement selon le montant et la durée choisis, en indiquant le nombre de versements ainsi que la fréquence des prélèvements. Il est précisé que les montants peuvent légèrement varier, ce qui suggère une marge d’ajustement autour des estimations affichées.

Mohamed El‑Shabrawy El‑Feky est diplômé de l’Université du Caire, où il obtient en 2001 un bachelor en urbanisme et aménagement paysager. Il est également titulaire d’un master en marketing, obtenu en 2006 à l’Arab Academy for Science, Technology and Maritime Transport.

Il commence sa carrière en 2002 chez Fiat Professional, dans l’automobile, en tant que responsable marketing. Entre 2007 et 2013, il travaille chez Bank Audi, où il occupe successivement des fonctions de chef d’équipe et superviseur des ventes, de directeur adjoint des ventes, puis de chef de produit. Après un passage à Mashreq Bank comme responsable produit, il revient chez Bank Audi en 2015 en tant que directeur, responsable de segment. En 2017, il rejoint EFG Hermes comme responsable du développement des produits. L’année suivante, il intègre la fintech valU, où il exerce successivement les fonctions de directeur commercial puis de directeur général.

Melchior Koba

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Elle mise sur la puissance de l’innovation pour transformer les réalités économiques du continent et accompagne les jeunes Africains dès l’émergence de leurs idées.

Kenza Lahlou (photo) est une investisseuse marocaine spécialisée dans la technologie. Elle est cofondatrice et associée gérante d’Outlierz Ventures, une société de capital‑risque qui soutient des entreprises africaines innovantes.

Fondée en 2017, Outlierz Ventures se concentre sur les jeunes pousses qui utilisent la technologie pour transformer des secteurs clés de l’économie africaine. L’ambition est d’accompagner celles et ceux qui s’attaquent aux défis majeurs du continent, tout en contribuant à en façonner l’avenir.

La structure intervient très tôt, dès la phase de lancement, lorsque les projets en sont encore à leurs premiers pas. Elle poursuit ensuite son accompagnement au fil des étapes suivantes, en amont des grandes levées de fonds. Cette approche permet de soutenir des entreprises en construction au moment où se définissent leurs choix stratégiques.

Outlierz Ventures entend apporter des financements, mais aussi des conseils opérationnels et un réseau de contacts utiles aux fondateurs accompagnés. Cette combinaison vise à les aider à faire face aux réalités du marché africain et à accélérer leur développement. Parmi les entreprises soutenues figurent la fintech marocaine PayTic, l’égyptienne Kashier, la start‑up sénégalaise Socium.

Avant de créer Outlierz Ventures, Kenza Lahlou avait déjà cofondé, en 2014, StartupYourLife (SYL), dont elle a été directrice générale jusqu’en 2018. SYL est une organisation à but non lucratif qui identifie, fédère et accompagne des start-up en phase d’amorçage et de démarrage au Maroc.

Kenza Lahlou est diplômée de l’INSA Rouen Normandie (France), où elle obtient en 2010 un bachelor en informatique. Elle est également titulaire d’un master en stratégie et management des affaires internationales, obtenu en 2011 à l’ESSEC Business School, sur le campus de Singapour.

Elle débute sa carrière en 2009 au Xerox Research Centre Europe (France), en tant que cheffe de produit et contrôleur qualité. En 2011, elle travaille à la Singapore Agency for Science, Technology and Research comme consultante en stratégie. La même année, au Maroc, elle rejoint Attijariwafa Bank en tant qu’analyste financière. En 2012, elle devient spécialiste en stratégie et développement commercial chez AVISE Partners, un cabinet américain de conseil en financement. Enfin, entre 2013 et 2014, elle occupe le poste de responsable des partenariats Afrique chez Viadeo, entreprise française spécialisée dans les services liés au recrutement.

Melchior Koba

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Il mise sur l’intelligence artificielle pour simplifier la gestion d’entreprise. Son ambition est de rendre les données économiques plus accessibles, fiables et stratégiques pour les dirigeants.

Bonga Lamula (photo) est un entrepreneur sud‑africain, expert en intelligence artificielle et en transformation numérique. Il est cofondateur et directeur général de Beqy.ai, une plateforme en ligne qui aide les entreprises à mieux piloter leurs finances en automatisant une grande partie de leur organisation comptable et de leur suivi financier.

Fondée en 2023, Beqy.ai est conçue pour transformer la manière dont les entreprises suivent leurs revenus, leurs dépenses et leurs prévisions. Son objectif principal est de permettre aux dirigeants et aux professionnels de la finance de disposer, en continu, de données fiables afin de prendre des décisions rapides et de réduire les risques liés à une visibilité financière insuffisante.

Beqy.ai centralise plusieurs fonctions clés sur une interface unique : suivi des écritures, préparation des rapports, analyse et projection. La plateforme automatise la production des rapports financiers mensuels et des indicateurs de performance, ce qui réduit la charge de travail manuelle et limite les erreurs humaines.

Elle propose également des tableaux de bord pour visualiser les performances de l’entreprise, identifier les tendances et repérer rapidement les points de vigilance, comme une hausse des charges ou une baisse de trésorerie. La solution intègre des fonctionnalités d’analyse permettant de mieux comprendre l’évolution des revenus, des dépenses, des remboursements d’emprunts et des autres mouvements financiers significatifs.

Bonga Lamula est diplômé de l’Université de Zululand, où il a obtenu un bachelor en commerce en 2013, puis un bachelor en économie en 2014. Il est également titulaire d’un master en finance, obtenu en 2023 à la Corvinus University of Budapest, en Hongrie.

Après un stage en 2015 à la South African Reserve Bank en tant qu’analyste des risques, il rejoint Bank of America Merrill Lynch en Afrique du Sud en 2016 comme stratège en investissement. De 2017 à 2020, il travaille au sein du groupe brassicole Anheuser‑Busch InBev, où il occupe successivement les postes de spécialiste des projets d’approvisionnement, responsable des achats pour la zone Afrique, puis responsable de la transformation numérique. De 2022 à 2024, il exerce comme responsable de la transformation numérique chez Tesco Business Solutions, à Budapest.

Melchior Koba

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