Elle mise sur la puissance de l’innovation pour transformer les réalités économiques du continent et accompagne les jeunes Africains dès l’émergence de leurs idées.

Kenza Lahlou (photo) est une investisseuse marocaine spécialisée dans la technologie. Elle est cofondatrice et associée gérante d’Outlierz Ventures, une société de capital‑risque qui soutient des entreprises africaines innovantes.

Fondée en 2017, Outlierz Ventures se concentre sur les jeunes pousses qui utilisent la technologie pour transformer des secteurs clés de l’économie africaine. L’ambition est d’accompagner celles et ceux qui s’attaquent aux défis majeurs du continent, tout en contribuant à en façonner l’avenir.

La structure intervient très tôt, dès la phase de lancement, lorsque les projets en sont encore à leurs premiers pas. Elle poursuit ensuite son accompagnement au fil des étapes suivantes, en amont des grandes levées de fonds. Cette approche permet de soutenir des entreprises en construction au moment où se définissent leurs choix stratégiques.

Outlierz Ventures entend apporter des financements, mais aussi des conseils opérationnels et un réseau de contacts utiles aux fondateurs accompagnés. Cette combinaison vise à les aider à faire face aux réalités du marché africain et à accélérer leur développement. Parmi les entreprises soutenues figurent la fintech marocaine PayTic, l’égyptienne Kashier, la start‑up sénégalaise Socium.

Avant de créer Outlierz Ventures, Kenza Lahlou avait déjà cofondé, en 2014, StartupYourLife (SYL), dont elle a été directrice générale jusqu’en 2018. SYL est une organisation à but non lucratif qui identifie, fédère et accompagne des start-up en phase d’amorçage et de démarrage au Maroc.

Kenza Lahlou est diplômée de l’INSA Rouen Normandie (France), où elle obtient en 2010 un bachelor en informatique. Elle est également titulaire d’un master en stratégie et management des affaires internationales, obtenu en 2011 à l’ESSEC Business School, sur le campus de Singapour.

Elle débute sa carrière en 2009 au Xerox Research Centre Europe (France), en tant que cheffe de produit et contrôleur qualité. En 2011, elle travaille à la Singapore Agency for Science, Technology and Research comme consultante en stratégie. La même année, au Maroc, elle rejoint Attijariwafa Bank en tant qu’analyste financière. En 2012, elle devient spécialiste en stratégie et développement commercial chez AVISE Partners, un cabinet américain de conseil en financement. Enfin, entre 2013 et 2014, elle occupe le poste de responsable des partenariats Afrique chez Viadeo, entreprise française spécialisée dans les services liés au recrutement.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Il veut permettre à chacun de payer et d’être payé partout, sans dépendre des systèmes bancaires classiques. Une approche technologique née d’un besoin concret.

Hol Mayissa (photo) est un informaticien et un ingénieur en automatique gabonais. Il est le directeur général de KeeCash, une entreprise technologique qu’il a cofondée en avril 2018 avec Gilles Moukoumi, avec l’ambition de faciliter et de démocratiser les transactions monétaires à l’échelle mondiale.

KeeCash est une solution entièrement digitale dédiée aux paiements en ligne. Elle cible notamment les utilisateurs en Afrique, souvent confrontés aux limites des moyens de paiement locaux. Le service n’est pas une banque, mais une application donnant accès à un compte en ligne et à des cartes virtuelles, utilisables sur la plupart des sites internationaux.

La plateforme propose un compte présenté comme « international » et « décentralisé », accessible depuis une application mobile. Il peut être alimenté à tout moment via le Mobile Money ou des cryptomonnaies, ce qui permet d’y déposer des fonds sans passer par une banque traditionnelle.

Le compte est multi‑devises, notamment en euros et en dollars, ce qui simplifie les achats et paiements sur des sites étrangers. L’utilisateur peut suivre ses opérations en temps réel grâce à un tableau de bord qui centralise transactions et factures, offrant une vision claire des dépenses. Au‑delà des paiements en ligne, KeeCash permet aussi les transferts d’argent de compte à compte entre utilisateurs de la plateforme.

Hol Mayissa est titulaire d’un diplôme en génie électrique et informatique obtenu en 2011 à l’IUT de Saint‑Étienne (France). Il a ensuite été diplômé de l’Université de Bordeaux, où il a obtenu en 2015 un diplôme d’ingénieur en automatisation et mécatronique, avec une spécialisation orientée automobile, aéronautique et spatial. Entre 2015 et 2018, il a travaillé comme ingénieur en automatisation chez Acsystème, une entreprise qui accompagne les industriels dans l’amélioration des performances de leurs systèmes.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Il apporte une réponse concrète aux lenteurs et contraintes des paiements en Afrique. Utilisant la technologie, il veut rendre les paiements aussi fluides que les échanges qu’ils accompagnent.

Mark Machiri Kihara (photo) est un entrepreneur kényan. Il est cofondateur et directeur général de Lemonade Payments, une start‑up fondée en novembre 2022 qui conçoit des solutions de paiement destinées à rendre les transactions en Afrique plus simples, plus rapides et plus confidentielles.

Lemonade Payments accompagne la croissance des entreprises en prenant en charge leurs encaissements et leurs décaissements au quotidien. La plateforme s’adresse à des structures de toutes tailles et à de nombreux secteurs, notamment le commerce de détail, l’e‑commerce, le marketing, l’hôtellerie, le voyage, le conseil, ainsi qu’un large éventail d’activités de services. Son objectif est de faire des paiements un levier de développement, grâce à des transferts rapides et fiables.

Lemonade Payments ne se limite pas au traitement des transactions. Chaque entreprise bénéficie d’interlocuteurs dédiés, à la fois sur les aspects techniques et sur le suivi commercial. Cet accompagnement facilite l’intégration de la solution dans les systèmes existants et permet de résoudre rapidement les incidents, tout en optimisant les parcours de paiement.

Les entreprises qui utilisent Lemonade Payments ont également accès à des tableaux de bord détaillés, offrant une vision précise des flux financiers, des performances de paiement et de l’expérience côté client. Ces outils d’analyse aident à prendre de meilleures décisions, par exemple pour identifier les moments où les clients paient le plus ou les moyens de paiement les plus efficaces.

Mark Machiri Kihara est diplômé de l’United States International University – Africa, où il a obtenu en 2009 un bachelor en finance. En 2012, il commence à travailler comme responsable des relations clients chez Standard Chartered Bank, puis occupe, de 2022 à 2024, le poste de responsable des relations entreprises à la Co‑operative Bank of Kenya.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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En repensant la manière dont les écoles gèrent les paiements, il démontre qu’une innovation simple peut transformer tout un système. Avec sa vision pragmatique de la technologie, il rapproche les familles et établissements au quotidien.

Douglas Hoernle (photo) est un entrepreneur sud‑africain. Il est le fondateur et directeur général de Karri, une start-up qui veut simplifier, accélérer et sécuriser les paiements scolaires, sans nécessité de gérer de l’argent liquide.

Fondée en 2016, Karri permet aux établissements scolaires de créer, en quelques étapes, des demandes de paiement pour leurs activités, sorties, frais ponctuels ou collectes diverses. Une fois la demande émise, l’application envoie automatiquement des notifications et des rappels, guidant les parents pour qu’ils règlent leurs paiements en quelques secondes. Les écoles bénéficient ainsi d’un système fiable et régulier, qui réduit les retards, les oublis et la manipulation manuelle d’argent.

Pour les parents, Karri représente le moyen le plus simple et le plus sûr de payer l’école directement depuis leur téléphone. Finies les enveloppes confiées aux enfants ou les recherches de monnaie : l’application centralise les demandes, indique les montants et les échéances, et permet de tout régler instantanément.

La plateforme propose également une carte de paiement pour les élèves, reliée à l’application parentale. Elle aide les enfants à apprendre à gérer leurs dépenses dans un cadre sécurisé, sous la supervision des adultes. Les parents peuvent fixer des plafonds de dépense quotidiens et partager le contrôle de compte entre plusieurs responsables si nécessaire.

En parallèle, Douglas Hoernle est cofondateur et directeur de The Student Funding Company, une start-up lancée en 2023 dont la mission est de lever les barrières financières pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études au Royaume‑Uni. Il siège également au conseil d’administration de Manati Alternate Student Funding, un organisme de financement étudiant, et est membre de la section londonienne de l’Entrepreneurs’ Organization, un réseau international d’entrepreneurs.

Douglas Hoernle est titulaire d’un diplôme en finance obtenu à l’université du Cap. Entrepreneur en série, il fonde en 2010 sa première entreprise, The Wine Society, qui fournit au marché étudiant du Cap des vins personnalisés, qualitatifs et abordables, ainsi que des produits promotionnels. En 2012, il lance Rethink Education, un fournisseur de solutions d’apprentissage en ligne.

Deux ans plus tard, il cofonde Juggl, une application mobile multiplateforme qui offre des services de communication, de calendrier en temps réel, de diffusion de contenu et de paiement entre les écoles, les enseignants et les parents, tous secteurs confondus. En 2016, il fonde également Rippl Communicator, une application facilitant la communication interne en entreprise, et cofonde Merriment and Co., un fournisseur de boissons qu’il dirige jusqu’à sa vente en 2018.

Melchior Koba

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Il repense la manière dont l’argent circule entre les pays. Son parcours international et sa vision traduisent une ambition : transformer durablement l’expérience des transferts pour les entreprises et les particuliers.

Blaise Buma (photo) est un entrepreneur et financier camerounais. Il est le cofondateur et directeur général de Kappa Pay, une plateforme qui permet aux entreprises et aux particuliers d’envoyer et de recevoir de l’argent de manière simple et sécurisée, au Cameroun comme vers de nombreux pays à travers le monde.

Fondée en 2021, Kappa Pay s’adresse à la fois aux entreprises souhaitant développer leurs activités à l’international et aux particuliers ayant besoin d’effectuer des transferts à l’étranger. Pour les entreprises, la plateforme facilite notamment les paiements de fournisseurs et la réception de règlements provenant de clients basés dans d’autres pays.

Le service se distingue par des coûts réduits, avec parfois aucuns frais de transaction et des taux de change plus avantageux que ceux proposés par les circuits bancaires traditionnels. Kappa Pay a démarré ses opérations au Cameroun et au Nigeria, les deux pays depuis lesquels il est actuellement possible d’envoyer de l’argent. À partir de ces marchés, les utilisateurs peuvent effectuer des transferts vers différents pays, notamment les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine et les Émirats arabes unis.

Pour utiliser Kappa Pay, il suffit de connecter un compte bancaire ou d’effectuer un dépôt en espèces afin d’alimenter son portefeuille. Cette flexibilité permet à chacun d’adopter le mode de transaction le plus adapté à sa manière de gérer son argent.

En parallèle, Blaise Buma est cofondateur d’Open Dreams Educational NGO, une organisation non gouvernementale fondée en 2014 à Bamenda, Cameroun, qui œuvre pour offrir des opportunités éducatives à des étudiants issus de milieux défavorisés.

Il est diplômé de la Washington and Lee University où il a obtenu un bachelor en mathématiques. Il a aussi étudié l’économie et la finance à la London School of Economics and Political Science, suivi d’un master en arts dans le cadre du programme Schwarzman Scholars, puis d’un MBA à la Harvard Business School.

Blaise Buma débute sa carrière professionnelle en 2015 en tant qu’analyste en placements chez Goldman Sachs aux États-Unis. De 2017 à 2019, il travaille comme professionnel de l’investissement au sein de CrossBoundary, une société d’investissement axée sur les marchés émergents.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Dans un monde de plus en plus connecté où les frontières s’effacent au profit des expériences internationales, Timon se positionne comme une solution financière tout-en-un pour voyager, payer et gérer son argent sans friction.

Timon est une solution numérique développée par une jeune pousse nigériane. Elle est conçue pour les voyageurs fréquents, les étudiants internationaux, les travailleurs à distance et tous ceux qui mènent une vie « borderless ». La start-up a été lancée en 2023 par Oluwatomi Olarinde (photo) et Chizaram Ucheaga.

Au cœur de l’offre de Timon se trouve une application mobile qui regroupe plusieurs fonctionnalités telles que la création et la gestion de portefeuilles multi-devises (naira, dollar, etc.), des cartes de paiement physiques et virtuelles acceptées dans plus de 100 pays, ainsi que des services complémentaires comme les eSIM internationales et les transferts d’argent. L’application est accessible sur iOS et sur android où elle a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois, selon les statistiques de Play Store.

« Nous respectons les réglementations financières locales et internationales, utilisons des systèmes avancés de prévention de la fraude et avons recours à un cryptage conforme aux normes de l'industrie, afin de protéger vos fonds et vos renseignements personnels en tout temps », indique la jeune pousse.

Les utilisateurs peuvent, depuis la plateforme mobile, payer en ligne ou en magasin, planifier leurs voyages, activer des cartes instantanément et même convertir des stablecoins en devises dépensables. Timon promet une expérience fluide, avec des frais transparents, des déploiements rapides et une interface pensée pour le mode de vie global des utilisateurs africains et de la diaspora.

En combinant gestion financière, connectivité mondiale et cartes universelles, cette fintech nigériane se présente comme un « passeport financier numérique » pour les aventuriers du 21ᵉ siècle, nomades numériques ou professionnels en mobilité.

Adoni Conrad Quenum

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Il imagine une nouvelle manière de faire circuler l’argent entre monnaies locales et numériques. Une vision qui redéfinit les usages de la cryptomonnaie dans la vie quotidienne.

Chibuotu Amadi (photo) est un entrepreneur et ingénieur logiciel nigérian. Il est cofondateur et directeur général de Paycrest, une infrastructure de paiement qui vise à rendre les transactions en cryptomonnaies aussi simples et accessibles que les paiements traditionnels, partout dans le monde, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.

Fondée en 2024, Paycrest a pour mission de démocratiser l’accès financier à travers des paiements fluides entre monnaies numériques et devises locales. L’entreprise ambitionne de réduire les frais, de simplifier les démarches et d’éliminer les frictions associées à l’utilisation quotidienne des cryptomonnaies.

Paycrest propose des outils ouverts qui permettent de régler ou de recevoir des paiements en crypto, tout en envoyant ou recevant de la monnaie locale sur des comptes et portefeuilles classiques. En coulisses, le système s’appuie sur un réseau de fournisseurs de liquidité pour transformer instantanément la valeur entre cryptomonnaies et monnaies traditionnelles, avec des coûts réduits. Ces outils sont pensés pour être utilisés par des particuliers, des commerçants en ligne, des entreprises ou des projets de finance décentralisée.

Entrepreneur en série, Chibuotu Amadi crée sa première entreprise en 2014 : SMSLeak, spécialiste des services SMS en masse au Nigeria. L’entreprise fournit des solutions d’envoi de messages à grande échelle pour la publicité, la promotion de ventes, les lancements de produits et la relation client.

En 2018, il cofonde Cura Network, où il occupe le poste de directeur technique jusqu’en 2022. Cette entreprise développe un système de santé mondial décentralisé réunissant diverses entités qui collaborent et partagent des données afin de promouvoir, restaurer et maintenir la santé.

Chibuotu Amadi est diplômé de l’University of Benin (Nigeria), où il a obtenu en 2016 un Bachelor en ingénierie informatique. En 2015, il effectue un stage d’ingénieur logiciel au Manipal Institute of Technology, en Inde.

En 2019, il rejoint Inkredo, une société financière indienne, en tant que développeur full stack. Parallèlement, il travaille chez Smarter.Codes, une entreprise spécialisée dans le développement logiciel. L’année suivante, il intègre ConsenSys, une société américaine proposant une suite de produits destinés à concevoir diverses solutions dans l’univers du Web3. De 2021 à 2023, il occupe le même poste chez Gitcoin, une organisation américaine engagée dans le financement de projets communautaires.

Melchior Koba

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Son objectif est de rendre les transactions financières plus simples et accessibles. Son approche allie innovation, inclusion financière et vision panafricaine du numérique.

Signe Fokui Maxime (photo) est un développeur de logiciels et un entrepreneur technologique originaire du Cameroun. Il est le fondateur et directeur général de Bitkap, une application multifonction qui fait office de porte-monnaie numérique, solution d’envoi d’argent et moyen de paiement en ligne.

Lancée en 2020, Bitkap permet à ses utilisateurs de déposer, conserver, envoyer et retirer de l’argent en francs CFA et en dollars. Conçue pour simplifier les transactions quotidiennes, l’application offre une expérience fluide et rapide, réalisable en quelques clics seulement.

Les utilisateurs peuvent alimenter leur compte en FCFA ou en USD, puis effectuer des transferts via un nom d’utilisateur appelé cashTag ou un code QR, sans divulguer leurs coordonnées bancaires ni leur numéro de mobile money. Les transferts internationaux sont gratuits, évitant ainsi les frais élevés souvent associés aux envois d’argent à l’étranger.

Bitkap se distingue également par sa fonction de conversion instantanée : il est possible de déposer dans une devise et de retirer dans une autre, sans passer par un service de change traditionnel et ses taux souvent élevés. L’application affiche en temps réel les variations des taux entre le franc CFA (XAF) et le dollar (USD), aidant ainsi l’utilisateur à choisir le moment le plus favorable pour convertir ses fonds. L’envoi d’argent à un proche s’effectue en quatre étapes simples, avec un suivi continu depuis la plateforme.

En outre, Bitkap permet de générer des cartes Visa virtuelles instantanées pour des paiements en ligne sur des plateformes telles que Facebook, Amazon, Netflix, PayPal ou encore des sites de paris. Les utilisateurs peuvent également acheter immédiatement du crédit téléphonique, en FCFA ou en dollars, pour tous les opérateurs mobiles disponibles au Cameroun.

Signe Fokui Maxime est titulaire d’un diplôme d’études universitaires générales (DEUG) en mathématiques obtenu en 2016 à l’université de Douala, ainsi que d’une licence en génie logiciel décrochée en 2019 à l’université de Dschang. Il a ensuite poursuivi ses études à l’École supérieure des technologies de l’information appliquées aux métiers (ESTIAM), en France, où il a obtenu en 2024 un master en intelligence artificielle.

Sa carrière professionnelle commence en 2016 chez Ring Corporation, une fintech camerounaise, en tant que développeur. En 2019, il rejoint ACESY, une entreprise informatique, comme ingénieur principal en développement logiciel, avant d’intégrer quelques mois plus tard Dembou Consulting, une société technologique française, où il occupe le poste de développeur Java jusqu’en 2020.

Melchior Koba

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Présentée comme une solution au déficit de financement des travailleurs de l’économie des plateformes en Afrique, GoCab cherche à accélérer son passage à l’échelle. La fintech s’appuie sur cette nouvelle levée de fonds pour renforcer son modèle de mobilité inclusive et électrique.

Dans un communiqué publié le mardi 3 février, la fintech GoCab, spécialisée dans la mobilité et le financement de véhicules, a annoncé la clôture d’un tour de table de 45 millions de dollars. L’opération comprend 15 millions de dollars en fonds propres et 30 millions de dollars en dette, et vise à accélérer le déploiement de solutions de mobilité électrique et inclusive sur plusieurs marchés africains.

Menée par E3 Capital et Janngo Capital, la levée de fonds a également réuni KawiSafi Ventures et Cur8 Capital. Selon l’entreprise, les ressources mobilisées serviront à renforcer ses activités sur ses marchés actuels, à s’implanter dans de nouvelles villes à forte croissance et à augmenter la part de véhicules électriques au sein de sa flotte. GoCab prévoit par ailleurs de déployer des outils basés sur l’intelligence artificielle pour le scoring, l’optimisation de flotte et la gestion des risques.

« En Afrique, des millions de personnes restent exclues à la fois de la mobilité et du financement. Ce tour de table nous permet de changer d’échelle tout en élargissant l’accès à un financement éthique et en accélérant la transition vers la mobilité électrique », souligne Azamat Sultan, cofondateur et président exécutif de GoCab.

Fondée en 2024 par Azamat Sultan et Hendrick Ketchemen, deux anciens professionnels de la banque d’investissement spécialisés en finance structurée et en marchés émergents, GoCab s’est donné pour objectif de répondre à l’accès limité au financement et à la propriété de véhicules pour les travailleurs de l’économie des plateformes. L’entreprise propose un modèle permettant aux chauffeurs et livreurs de générer des revenus réguliers tout en accédant progressivement à la propriété de leur véhicule.

Après 18 mois d’activité, GoCab est présente sur cinq marchés africains et revendique plus de 17 millions de dollars de revenus annuels récurrents. L’entreprise emploie aujourd’hui plus de 120 personnes issues de 18 nationalités. Elle accompagne plusieurs milliers de chauffeurs et entend contribuer à la structuration de systèmes de mobilité urbaine plus durables.

Dans un contexte où l’Afrique compte une population croissante de travailleurs de l’économie des plateformes, encore largement exclue des systèmes financiers traditionnels, GoCab ambitionne de s’imposer comme un acteur clé de la mobilité durable. À moyen terme, l’entreprise vise le déploiement de 10 000 véhicules opérationnels et l’atteinte de 100 millions de dollars de revenus annuels récurrents, en s’appuyant sur un modèle combinant financement éthique, technologie et transition énergétique.

Samira Njoya

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Il s’attaque à un point de friction central des échanges financiers mondiaux. À travers sa solution, il vise à fluidifier les échanges entre acteurs économiques, au‑delà des frontières.

Suleiman Murunga (photo) est un entrepreneur ougandais spécialisé dans la finance numérique. Il est le fondateur et directeur général de Muda, une plateforme conçue pour faciliter les paiements internationaux.

Fondée en 2021, Muda permet d’envoyer et de recevoir des paiements à l’échelle mondiale via une interface unique. La société prend en charge la conformité réglementaire, la conversion des devises et la livraison des fonds jusqu’au bénéficiaire final. Elle offre un accès à l’argent dans plus de 50 pays, aussi bien en monnaies fiduciaires qu’en formes numériques, pour les particuliers comme pour les entreprises.

Muda se positionne comme une plateforme complète répondant à la fois aux besoins des entreprises (paiements fournisseurs, opérations transfrontalières, etc.) et à ceux des particuliers, notamment pour les transferts rapides et les services de type remittance. L’objectif est d’assurer une expérience fluide pour tous les usagers, grâce à une base technologique commune et des services harmonisés.

Les entreprises peuvent obtenir des numéros de comptes dédiés (IBAN ou comptes locaux) par client ou par corridor de paiement, facilitant ainsi le suivi et la réconciliation des flux financiers. Muda propose également des portefeuilles pour différentes formes d’actifs numériques (USDC, USDT, cNGN, entre autres), assortis de règles internes, de traces d’audit et d’une compatibilité multi‑réseaux.

En parallèle, Suleiman Murunga est le directeur de Murcom, une société de développement de logiciels qui pilote plusieurs initiatives liées à la blockchain. Il siège également au conseil d’administration de la Blockchain Association of Uganda, qui rassemble des professionnels, experts et passionnés du secteur. Sa première entreprise, M‑Duka, est une fintech qu’il a fondée en 2012 et dirigée jusqu’en 2015.

Il est diplômé de la Coventry University en Angleterre, où il a obtenu en 2010 un bachelor en gestion du marketing. En 2015, il rejoint la fintech Pegasus Technologies en tant que directeur général. De 2017 à 2021, il était le directeur de Coinpesa, une bourse d’actifs numériques visant à démocratiser les cryptomonnaies.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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