En misant sur l’échange direct entre utilisateurs, il répond à un besoin concret souvent ignoré des solutions financières classiques. Il redéfinit le rapport des utilisateurs à leur argent et aux cryptomonnaies.

Sabi Yarou Sika OROU N’GOBI (photo) est un expert en blockchain, développeur et entrepreneur technologique béninois. Il est le fondateur et directeur général de KryptaPay, une plateforme conçue pour permettre l’achat et la vente de cryptomonnaies de manière simple et sécurisée, grâce à des échanges directs entre utilisateurs.

Fondée en 2022, KryptaPay met l’accent sur la protection des fonds, la rapidité des transactions et la réduction des coûts. La plateforme permet d’acheter, vendre et échanger des cryptomonnaies via un modèle pair à pair. Les utilisateurs conservent ainsi le contrôle total de leurs fonds, choisissent librement leurs partenaires de transaction et fixent leurs propres prix sur le marché proposé. Les fonds sont collectés et distribués de manière quasi instantanée.

KryptaPay propose également des services de transfert d’argent international à faible coût, en particulier depuis la diaspora vers l’Afrique. La plateforme offre jusqu’à  000 transactions sans frais tant qu’aucun retrait n’est effectué. Les cryptomonnaies ne sont jamais conservées par KryptaPay : elles transitent directement d’un utilisateur à un autre, renforçant ainsi la sécurité et la transparence des échanges.

Les utilisateurs peuvent générer des revenus supplémentaires grâce à un système de parrainage actif lors des échanges. Ils disposent d’un tableau de bord personnel leur permettant de suivre leurs finances en temps réel. KryptaPay propose aussi un programme de vendeurs certifiés donnant accès à des avantages exclusifs, à un système d’évaluation basé sur les notes des utilisateurs et à une assistance réactive.

En parallèle de ses activités entrepreneuriales, Sabi Yarou Sika OROU N’GOBI intervient comme consultant, formateur et expert en blockchain, DeFi et Web3. Il est également Binance Angel, un rôle qui consiste à promouvoir Binance et ses produits sur le continent africain. Entre 2021 et 2022, il a exercé comme community manager freelance.

Il est titulaire d’un Bac+2 en transport et logistique obtenu en 2011 à l’Institut universitaire de technologie de Parakou, au Bénin. Il est diplômé de la plateforme d’enseignement en ligne Founderz, où il a obtenu en 2023 un master en blockchain et Web3. Il a également suivi une formation de développeur web à International Consulting Canada. Il poursuit actuellement un bachelor en gestion et développement commercial à la Burgundy School of Business, en France.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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En créant RenYou, elle entend combler un angle mort du parcours de soin cutané. La solution technologique est pensée pour structurer le suivi de la santé de la peau.

Khouloud Abada (photo) est une entrepreneure tunisienne et ingénieure de formation, spécialisée en génie des procédés chimiques. Elle est la fondatrice et la directrice générale de RenYou, une application conçue pour accompagner les personnes souhaitant mieux prendre soin de leur peau, avec l’appui direct de médecins et de spécialistes dermatologiques.

Fondée en 2023, RenYou propose une nouvelle approche de la télémédecine appliquée à la santé de la peau. L’application vise à simplifier le parcours de soin tout en garantissant un suivi encadré par des professionnels de santé. L’objectif est d’offrir un accompagnement personnalisé, adapté aux besoins de chaque utilisateur, plutôt qu’une solution uniforme.

La plateforme, alimentée par l’intelligence artificielle, permet aux utilisateurs de mieux comprendre l’état de leur peau, de suivre son évolution dans le temps et de bénéficier de conseils structurés pour traiter leurs problèmes cutanés. Pensée pour être accessible, RenYou facilite l’accès à l’information et au suivi, afin que chacun puisse s’approprier ses soins de manière autonome et continue.

L’application adopte par ailleurs une approche globale. Elle ne considère pas la peau de manière isolée, mais prend aussi en compte des facteurs tels que l’alimentation et le mode de vie, qui influencent directement son état. Cette vision vise à rappeler que la santé de la peau reflète souvent l’hygiène de vie. Dans cette logique, RenYou développe également des contenus éducatifs destinés à informer et sensibiliser le public au‑delà de l’usage de l’application.

Khouloud Abada est diplômée de l’Institut préparatoire aux études d’ingénieur de Tunis, où elle obtient en 2016 un bachelor en sciences appliquées. Elle décroche ensuite un master en énergie à l’Université de Tunis en 2020, puis un master en génie mécanique en 2021 à la Frankfurt University of Applied Sciences, en Allemagne.

Elle commence sa carrière professionnelle en 2020 comme ingénieure en procédés chimiques chez Medis, une entreprise spécialisée dans l’octroi de licences de médicaments génériques à des groupes pharmaceutiques. De 2021 à 2023, elle travaille comme ingénieure mécanique chez Audi UK, au sein du groupe automobile britannique, avant de se consacrer pleinement à son projet entrepreneurial avec RenYou.

Melchior Koba

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Son innovation change la manière dont les comptables travaillent au quotidien. Grâce à elle, les professionnels peuvent se concentrer sur l’essentiel et gagner un temps précieux.

Bernice Houy (photo) est une comptable expérimentée et une entrepreneure technologique sud‑africaine. Elle est la fondatrice et directrice générale de Fintura, une plateforme en ligne pensée pour simplifier le travail des comptables, en particulier ceux qui exercent en Afrique du Sud.

Fondée en 2023, Fintura aide les cabinets comptables à alléger une charge administrative chronophage, qui les éloigne souvent du cœur de leur métier. Le principe est volontairement simple : plutôt que de multiplier les outils pour gérer les tâches quotidiennes, les échéances, la conformité ou la communication avec les clients, la plateforme centralise l’ensemble de ces fonctions en un seul espace.

Fintura propose plusieurs fonctionnalités conçues pour répondre aux besoins concrets des professionnels de la comptabilité. Elle automatise de nombreuses tâches répétitives, comme le suivi des dates limites ou la collecte d’informations clés. Elle permet également de regrouper toutes les données clients dans un espace unique et de suivre plus facilement les obligations légales et administratives. Les documents, rappels et échanges internes sont eux aussi réunis au sein d’une seule application.

La plateforme intègre par ailleurs un assistant virtuel intelligent, baptisé Hank. Celui‑ci répond aux questions, rappelle les échéances, retrouve des documents ou suggère des modèles. Son rôle est d’aider les comptables à gagner du temps et à limiter les oublis.

Avant de lancer Fintura, Bernice Houy a fondé en 2018 Xena Accounting, un cabinet spécialisé en comptabilité, affaires et fiscalité, qu’elle a dirigé comme directrice générale jusqu’en 2025. Elle est aujourd’hui mentor au sein du Founder Institute, un accélérateur de start‑up.

Elle est titulaire d’un bachelor en comptabilité financière obtenu en 2017 à l’Université d’Afrique du Sud. Elle a achevé sa formation en 2023 par un diplôme d’études supérieures en comptabilité obtenu à la Milpark School of Financial Services, une école de commerce sud‑africaine.

Bernice Houy commence sa carrière professionnelle en 2014 comme gestionnaire de compte chez Fenns Incorporated, un cabinet comptable. De 2020 à 2024, elle a siégé au comité des finances de Justice Desk Africa, une organisation de défense des droits humains. En parallèle, elle a exercé comme directrice financière chez Solutions For Africa, une structure qui développe des solutions destinées à renforcer les capacités des entreprises, des particuliers et des organisations en Afrique et au‑delà.

Melchior Koba

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Simplifier les paiements numériques est devenu un enjeu majeur pour les commerces en Afrique. Cet entrepreneur camerounais propose une approche innovante qui répond à ce défi.

Franklin Kamga (photo) est un développeur informatique et un entrepreneur technologique camerounais. Il est cofondateur et directeur général de Notch Pay, une plateforme de paiement en ligne conçue pour simplifier les transactions financières en Afrique.

Fondée en 2019 par Franklin Kamga et B. Zile Tankeu, Notch Pay propose une solution intuitive et sécurisée qui centralise plusieurs moyens de paiement en un seul endroit, permettant aux entreprises de recevoir de l’argent en ligne sans complication. La plateforme facilite l’encaissement des ventes réalisées sur les sites web ou applications des commerces.

Les utilisateurs peuvent générer des liens de paiement à partager par e‑mail, SMS ou messagerie instantanée, permettant à leurs clients de régler rapidement leurs achats, sans système complexe. Notch Pay offre également une fonction de facturation, qui permet d’envoyer des factures et de suivre les paiements associés.

Connecté à son espace professionnel, l’utilisateur dispose d’un tableau de bord complet affichant l’historique des transactions, le suivi des paiements, la gestion des clients et de nombreux outils pour piloter son activité. La plateforme s’adapte à différents types d’utilisateurs : entrepreneurs, petites entreprises, associations ou grandes structures peuvent bénéficier de services adaptés à leurs besoins.

Franklin Kamga est titulaire d’un diplôme d’ingénieur logiciel obtenu en 2015 à l’Institut africain d’informatique (IAI Cameroun). Il débute sa carrière professionnelle en 2016 comme développeur web chez Dark Code, une agence créative. En 2020, il rejoint LGL Transport, une entreprise de transport, comme développeur full stack.

Melchior Koba

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Il s’attaque à l’un des principaux freins à la mobilité étudiante : la complexité des paiements internationaux. À travers sa solution numérique, il ouvre l’accès aux études à l’étranger pour des milliers d’étudiants confrontés à des obstacles financiers et administratifs.

Sunday Paul Adah (photo), entrepreneur nigérian installé à Boise (États‑Unis), est cofondateur et directeur général de Radius, anciennement Pay4Me App, une plateforme de paiement pensée pour simplifier les démarches financières des étudiants internationaux qui doivent régler des frais auprès d’écoles, d’institutions ou d’organisations situées à l’étranger.

Fondée en 2022, Radius permet de payer les frais de scolarité, de visa, d’examens ou de logement, en évitant les contraintes liées aux virements internationaux. L’application mobile offre la possibilité d’effectuer des paiements le jour même et de suivre en temps réel l’évolution des transactions, ce qui apporte davantage de visibilité et de sérénité aux utilisateurs.

La plateforme intègre des outils de gestion des devises avec des taux de change compétitifs, un élément clé pour les paiements transfrontaliers. Radius met en avant une interface simple d’utilisation ainsi qu’un service d’assistance disponible 24h/24 et 7j/7, afin d’accompagner les étudiants à chaque étape de leurs démarches financières liées à leurs études.

En parallèle, Sunday Paul Adah est le fondateur d’Across The Horizon, un cabinet de conseil en études à l’étranger créé en 2015. Cette structure accompagne les étudiants africains et leurs familles dans la recherche de formations internationales accessibles financièrement. En 2020, il fonde également Scholarships Africa, une plateforme dédiée à la recherche et à la candidature à des bourses d’études pour les étudiants internationaux.

Il est diplômé de l’Université d’État de Boise, où il obtient en 2021 un bachelor en études multidisciplinaires. Il est également titulaire d’un master en administration publique, gouvernement et politique obtenu en 2023 à l’Université Grand Canyon, ainsi que d’un master en création d’entreprise décroché en 2025 à la David Eccles School of Business de l’Université de l’Utah.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Dans un monde où le travail, les services et les revenus se mondialisent, Payd se positionne comme une solution de paiements transfrontaliers rapide, abordable et adaptée aux besoins des travailleurs indépendants, des créatifs et des petites entreprises.

Payd est une solution fintech développée par une start-up kényane. Elle propose une suite d’outils financiers permettant de recevoir, envoyer et gérer de l’argent à l’international en quelques secondes. La start-up, basée à Nairobi, a été lancée en 2023 par Benaiah Wepundi (photo) et Japheth Achimba.

« Japheth et moi-même avons vu nos comptes PayPal suspendus, en raison d'un problème de vérification d'adresse et de revenus irréguliers. Je dirigeais également une équipe de talents répartis entre le Kenya, le Nigeria, le Brésil et les Philippines, travaillant pour une entreprise américaine, et la paie était toujours en retard d'une journée entière », a déclaré Benaiah Wepundi à Disrupt Africa

Au cœur de l’offre de Payd se trouvent des paiements instantanés vers plus de 35 pays, avec des frais pouvant être jusqu’à 70 % inférieurs à ceux pratiqués par les établissements bancaires classiques. Les utilisateurs peuvent envoyer des fonds par mobile money, virement bancaire, carte ou dollars numériques, éliminant les délais de 3 à 5 jours souvent associés aux services bancaires traditionnels.

La plateforme est également conçue pour faciliter la monétisation des activités indépendantes. Les freelances peuvent créer des factures professionnelles en quelques clics, générer des liens de paiement et même mettre en place des boutiques numériques personnalisées pour que leurs clients puissent régler leurs services ou produits facilement.

« La plupart des utilisateurs n'interagissent jamais directement avec les portefeuilles, les chaînes ou les jetons : ils reçoivent et utilisent simplement leur argent comme ils le feraient avec leur compte bancaire », a précisé M. Wepundi.

Une autre particularité est la possibilité d’ouvrir en quelques minutes des comptes virtuels en dollars américains et en euros, ce qui permet de recevoir des paiements internationaux sans les formalités bancaires complexes et de convertir les fonds dans des devises locales à des taux souvent plus compétitifs.

Payd ne se limite pas aux particuliers. Sa version Business offre des outils avancés de gestion financière pour les entreprises, notamment la gestion de paie pour des équipes internationales, l’automatisation des facturations, la gestion des dépenses et la possibilité d’effectuer des paiements groupés à des partenaires ou sous-traitants à travers le monde.

Adoni Conrad Quenum

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Il s’attaque à un pilier informel de la finance africaine en lui apportant des règles, de la traçabilité et de la confiance. Sa solution transforme des pratiques communautaires anciennes en mécanismes financiers lisibles et structurés.

Mkuzo Kuwani (photo) est un entrepreneur zambien. Il est le fondateur de ComGrow, une fintech qui digitalise les tontines, le village banking et, plus largement, les groupes communautaires d’épargne et de crédit en Afrique.

Fondée en 2019, ComGrow permet à des groupes de personnes qui se connaissent (amis, collègues ou voisins) de mettre leur argent en commun, de s’accorder des prêts entre membres et d’en assurer le suivi de manière claire, sécurisée et transparente, directement via une application mobile.

La plateforme remplace les cahiers, les caisses en espèces et les fichiers Excel par un outil unique qui centralise la gestion de l’épargne, des prêts, des remboursements et du partage des gains. Chaque opération est automatiquement enregistrée, ce qui limite les erreurs humaines et met fin aux désaccords récurrents sur les montants versés ou dus. Les membres n’ont plus à parcourir des discussions WhatsApp pour retrouver une information ou une preuve de paiement.

L’utilisation de l’application se veut volontairement simple. Chaque membre choisit son moyen de paiement et verse sa contribution mensuelle en quelques clics. Le groupe peut suivre en temps réel le niveau d’épargne, les prêts en cours, les remboursements effectués et les montants à répartir à la fin de chaque cycle. Un membre peut solliciter un prêt à partir de l’épargne collective et le rembourser avec un faible intérêt, selon les règles définies par le groupe. Ces intérêts reviennent à la communauté et contribuent à augmenter l’épargne de chacun.

Parallèlement à son activité entrepreneuriale, Mkuzo Kuwani est un analyste en services bancaires d’investissement chez MELCOFIN & Co., une société spécialisée dans le conseil en fusions et acquisitions et en finance d’entreprise.

Il est diplômé de l’Université de Durham, en Angleterre, où il a obtenu en 2021 un bachelor en économie. De 2023 à 2024, il a également occupé le poste de représentant du développement des ventes chez Playroll, une plateforme britannique de gestion des effectifs.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Il développe une technologie financière centrée sur les contraintes réelles des salariés. Une approche qui redéfinit l’accès à des services longtemps réservés aux circuits bancaires classiques.

Omar Saleh (photo), entrepreneur égyptien aujourd’hui basé à Riyad, en Arabie saoudite, est cofondateur et directeur général de Khazna, une start‑up de technologies financières dédiée aux populations sous‑bancarisées en Égypte et plus largement au Moyen‑Orient.

Fondée en 2019, Khazna développe une application mobile qui permet aux salariés de mieux gérer leur argent au quotidien. La plateforme propose des services financiers simples et rapides, accessibles directement depuis un smartphone. Elle regroupe plusieurs fonctionnalités conçues pour répondre aux besoins courants de la vie quotidienne, avec pour objectif de remplacer ou compléter les démarches habituellement effectuées auprès des banques, des commerçants ou des sociétés de facturation.

L’un des principaux services de Khazna est l’avance sur salaire, destinée en priorité aux employés d’entreprises partenaires. Cette fonctionnalité permet à un salarié d’accéder instantanément à une partie de son salaire du mois suivant via l’application. Elle vise à réduire le recours aux emprunts informels auprès de proches ou de collègues lorsqu’un imprévu survient avant la fin du mois.

Khazna s’appuie également sur un réseau de commerces partenaires auprès desquels les utilisateurs peuvent effectuer des achats immédiats avec un paiement différé. L’application permet aussi de financer des achats réalisés chez d’autres commerçants, en offrant la possibilité de définir soi‑même des modalités de remboursement simples et adaptées. La plateforme intègre par ailleurs un service de paiement de factures.

Sur le plan personnel, Omar Saleh est diplômé de l’Université du Caire, où il obtient en 2005 un bachelor en ingénierie chimique. Il est aussi titulaire d’un MBA obtenu en 2014 à la Stanford Graduate School of Business, aux États‑Unis.

Il débute sa carrière professionnelle en 2005 chez BG Group, dans le secteur pétrolier et gazier, en tant qu’ingénieur de projets senior. En 2010, il rejoint Dow Chemical comme responsable commercial pour l’Afrique. Trois ans plus tard, il devient associé en banque d’investissement chez J.P. Morgan aux États‑Unis. De 2016 à 2019, il occupe le poste de directeur de la stratégie chez Advanced Energy Systems (ADES), une entreprise du secteur énergétique. Il rejoint de nouveau ADES en 2022, cette fois comme membre du comité d’audit, fonction qu’il exerce pendant deux ans.

Melchior Koba

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Elle intervient là où beaucoup d’entrepreneurs perdent du temps et de la visibilité. La solution qu’elle a conçue transforme un angle mort de la gestion quotidienne en outil de pilotage.

Tayla Dandridge (photo) est une entrepreneure sud‑africaine installée à Londres, en Angleterre. Elle est cofondatrice et directrice générale de Stub, une plateforme en ligne conçue pour aider les entrepreneurs à gérer simplement les finances et le volet administratif de leur activité, sans avoir à manipuler des tableaux complexes.

Fondée en 2023, Stub permet de créer en quelques clics des devis, factures, notes de crédit et relevés clients. La plateforme facilite la conversion d’un devis en facture, ou inversement, selon l’avancement de la vente. Les utilisateurs peuvent également programmer des factures récurrentes, facturer dans différentes devises et intégrer un lien de paiement pour permettre aux clients de régler directement en ligne.

La solution ne se limite pas à la facturation. Pour chaque client, Stub centralise l’ensemble des documents (devis, factures, notes de crédit, relevés), ce qui simplifie le suivi et les relances. Les entrepreneurs disposent en parallèle d’une vue d’ensemble sur leurs ventes, leurs dépenses, leur résultat et leur trésorerie, à travers des rapports prêts à l’emploi pour la gestion quotidienne, les obligations fiscales ou les demandes de financement.

Stub se connecte aussi aux comptes bancaires afin de faire remonter automatiquement les transactions, ensuite classées par catégorie. L’utilisateur n’a plus qu’à les valider. Plusieurs témoignages mettent en avant cette synchronisation bancaire et la catégorisation automatique, qui transforment des finances jusque‑là difficiles à comprendre en données claires et exploitables, tout en faisant gagner un temps précieux.

Par ailleurs, la plateforme intègre des fonctionnalités de suivi des stocks, permettant d’identifier les produits en rupture ou à forte rotation, ainsi que de gestion des actifs de l’entreprise, dont la dépréciation est calculée automatiquement. Elle s’appuie sur une comptabilité complète, incluant l’ensemble des états financiers nécessaires, tout en restant accessible à des utilisateurs non spécialistes souhaitant avant tout garder une vision claire de leur activité.

Tayla Dandridge est diplômée de l’Université de Stellenbosch, où elle a obtenu en 2015 un bachelor en marketing. Elle est aussi titulaire d’un diplôme d’études supérieures en marketing et publicité, obtenu en 2016 à la Red & Yellow Creative School of Business.

Après un stage en marketing chez Vitality UK en 2016, elle rejoint Absa Group en Afrique du Sud. Elle y occupe successivement les postes de stagiaire en design, de conceptrice de services, puis de cheffe de projet designer. Entre 2021 et 2022, elle travaille comme consultante senior chez Finastra, une entreprise spécialisée dans les solutions financières.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Afrique du Sud : WattWallet simplifie l’achat de crédits prépayés d’électricité

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Dans plusieurs pays d’Afrique, l’électricité prépayée est le modèle dominant pour l’accès à l’énergie domestique. Pour répondre à ce besoin quotidien, WattWallet se positionne comme une plateforme numérique dédiée à l’achat instantané de jetons d’électricité.

WattWallet est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux consommateurs d’acheter des jetons d’électricité prépayés en quelques clics. Elle a été lancée en 2025 par Keagan et Zhaida Juries et a déjà été adoptée par plus de 500 000 utilisateurs dans la sous-région ouest-africaine, selon la start-up.

« Notre mission est de veiller à ce que les ménages ne soient jamais privés d'électricité en raison du calendrier de leurs revenus et de récompenser les dépenses responsables », a déclaré Keagan Juries.

Pour accéder au service, l’utilisateur saisit le numéro de son compteur et le montant souhaité, puis le système génère instantanément le jeton valide pour recharger le compteur domestique, éliminant ainsi les longues files d’attente ou les démarches lourdes souvent associées à l’achat traditionnel. Le service est disponible 24 h/24 et 7 j/7 et fonctionne sur tous types d’appareils. Il intègre une validation automatique des numéros de compteur et de multiples options de paiement.

La jeune pousse dispose d’un réseau d’agents physiques (plus de 10 000), qui permet également de convertir de l’argent liquide en crédit digital. La plateforme collabore avec les principales compagnies d’électricité de la région ( notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Ghana, au Niger et au Bénin) pour garantir la fiabilité et la validité des jetons délivrés.

Au-delà de l’achat instantané, WattWallet propose aussi un suivi détaillé de l’historique des transactions et un programme de récompenses, incitant les utilisateurs fréquents à optimiser leurs achats. Outre l’achat des crédits prépayés d’électricité, la jeune pousse propose également le service « Buy Now, Pay Later ».

Keagan Juries indique, qu’« environ 7 millions de Sud-Africains dépendent de l'électricité prépayée et se retrouvent souvent à court avant le jour de paie. Il n'existe actuellement aucune solution structurée et réglementée d'avance sur l'électricité sur le marché ». Et d’ajouter : « les alternatives existantes sont informelles, comme emprunter de l'argent, recourir à des avances de fonds à des taux élevés, faire appel à des usuriers ou se passer d'électricité. Aucun fournisseur de services financiers ou de services publics n'offre actuellement d'avance sur l'électricité à tarif forfaitaire conforme à grande échelle, ce qui crée un vide évident ».

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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