Porté par la passion de l’innovation et la volonté de transformer l’expérience numérique en Afrique de l’Est, il mobilise ses compétences technologiques pour transformer les usages financiers en Tanzanie.

Ronald Chaula (photo) est un ingénieur en développement mobile originaire de Dar es Salam, en Tanzanie. Il est le fondateur de PesaLock, une start-up de technologie financière. L’entreprise, créée en 2023, offre aux entreprises africaines des solutions de paiement et de gestion financière conçues pour répondre aux réalités locales, tout en garantissant la sécurité et la fluidité des transactions numériques.

PesaLock développe des outils permettant aux utilisateurs de recevoir des paiements, suivre leurs ventes, générer des rapports en temps réel et accéder à des services annexes comme la gestion des stocks et la facturation. En misant sur les technologies mobiles et le cloud, l’entreprise vise à rendre ses services accessibles, même dans les régions où l’infrastructure bancaire est limitée. La sécurité des transactions constitue un élément clé de la plateforme, qui repose sur des protocoles avancés d’authentification et de protection des données, afin de répondre aux exigences croissantes en matière de cybersécurité en Afrique.

La solution proposée par PesaLock repose sur une plateforme éponyme qui connecte les vendeurs et les acheteurs via un réseau sécurisé. L’entreprise cible particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME), les commerçants et les entrepreneurs cherchant à digitaliser leurs transactions et gérer leurs finances de manière optimisée. La simplicité d’utilisation, la rapidité des opérations et la protection contre la fraude sont des priorités, dans un contexte où la confiance numérique reste un défi majeur.

Parallèlement à son rôle de fondateur chez PesaLock, Ronald Chaula est développeur chez aSoft Ltd, une entreprise tanzanienne spécialisée dans l’édition de logiciels. Il est diplômé en informatique de l’université de Dar es Salam, où il obtient en 2018 un diplôme en informatique, suivi d’un bachelor en gestion informatique et programmation en 2024.

En 2019, Ronald Chaula effectue un stage de web designer chez Index Labs Tz, une société spécialisée dans les technologies. En 2020, il poursuit son parcours en tant que stagiaire développeur d’applications mobiles chez UDICITI, l’incubateur de son université. Entre 2023 et 2024, il occupe le poste de chef de programme et gestionnaire du centre, avant de se consacrer pleinement à l’entrepreneuriat technologique.

En 2024, PesaLock, fondée par Ronald Chaula, a reçu le prix du « produit le plus innovant et le plus créatif » lors du Demo Day de Starthub Africa, un écosystème entrepreneurial dédié aux innovateurs africains.

Melchior Koba

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Cette fintech a été lancée dans le but de répondre aux besoins en liquidité urgents des travailleurs. Sa solution combine technologie, éducation financière et inclusion sociale.

Paymenow est une solution fintech développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les employés d’entreprises, d’accéder à une partie de leur salaire déjà gagné avant la fin du mois. La start-up basée à Stellenbosch a été fondée en 2019 par Deon Nobrega, Bryan Habana, Willem van Zyl, Gerry Potgieter et Garth Mackintosh. En juillet 2025, elle a obtenu une facilité de crédit de 400 millions de rands (environ 22,4 millions USD) de la Standard Bank pour accélérer sa croissance.

« Cette importante facilité accordée par Standard Bank Group démontre que les principales institutions financières reconnaissent le potentiel transformateur de l'accès au salaire gagné et sont prêtes à investir massivement dans son développement. Ce financement nous permettra d'accélérer notre expansion à travers l'Afrique, apportant dignité financière et flexibilité à des millions de travailleurs supplémentaires qui sont actuellement confrontés aux contraintes des cycles de paie mensuels et ont recours à des crédits coûteux pour combler leurs déficits de trésorerie » a indiqué Deon Nobrega.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon Play Store. Après la création de son compte, l’utilisateur a la possibilité de consulter et retirer en temps réel un pourcentage de sa rémunération mensuelle déjà acquise. Le but est de répondre aux imprévus financiers sans recourir à l’endettement, contribuant ainsi à réduire le stress et à améliorer la productivité au travail.

La start-up cible principalement les entreprises en Afrique du Sud et en Namibie, avec une ambition d’expansion sur l’ensemble du continent. Cependant, elle ne se limite pas à l’accès au salaire. Paymenow intègre également des modules d’éducation financière, visant à responsabiliser les utilisateurs et à favoriser une gestion saine des revenus.

Dans un contexte où une grande partie de la population active africaine vit au jour le jour, cette fintech répond à un besoin structurel de flexibilité salariale. Son approche en matière de gestion des revenus en fait un acteur à suivre sur le segment l’Earned Wage Access (EWA).

Adoni Conrad Quenum

Edité par : Feriol Bewa

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La fintech sud-africaine Stitch a acquis Efficacy Payments, une plateforme spécialisée dans la compensation de paiements par carte. Grâce à cette opération stratégique, Stitch devient l’un des premiers acteurs locaux à proposer des services directs d’acquisition de cartes aux commerçants. Cette intégration lui permet de maîtriser l’ensemble du cycle de paiement — en ligne comme en point de vente — tout en optimisant la rapidité, la fiabilité et le coût des transactions

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Il analyse les besoins des start-up en Afrique et s’intéresse aux flux d’investissement qui accompagnent leur croissance. Il a développé plusieurs plateformes numériques pour soutenir cette mission.

Emeka Ajene (photo) est un entrepreneur technologique, un mentor et un investisseur nigérian. Il est le fondateur et le directeur général d’Afri.capital, une société de capital-risque spécialisée dans l’investissement et l’accompagnement des start-up technologiques en Afrique.

Fondée en 2023, Afri.capital relie le capital mondial, la diaspora africaine et des opportunités d’investissement dans l’économie de l’innovation sur le continent. L’entreprise publie régulièrement des contenus, des analyses et des données via des plateformes comme Afridigest pour informer les investisseurs.

La mission d’Afri.capital est de permettre aux investisseurs institutionnels, business angels et autres acteurs d’accéder, de comprendre et de participer activement à la transformation numérique de l’Afrique. L’entreprise mise sur la numérisation croissante de l’économie africaine. Elle s’appuie sur une implantation locale solide et des réseaux étendus sur le terrain pour identifier, sélectionner et accompagner les start-up technologiques à fort potentiel, en particulier dans les phases précoces de leur développement.

Afri.capital s’inscrit dans un écosystème structuré autour d’Emeka Ajene, qui comprend également Afridigest, dédié à l’analyse des marchés, et Africreate, spécialisé dans le conseil stratégique. Cette articulation entre investissement, conseil et information soutient le financement et le développement des entreprises technologiques sur le continent.

Avant Afri.capital, Emeka Ajene a cofondé Gozem et en a assuré la direction jusqu’en 2023. Fondée en 2018, Gozem est une super application panafricaine regroupant des services de mobilité, de livraison, de services financiers et de commerce en ligne en Afrique francophone, notamment au Togo, au Bénin, au Gabon et au Cameroun.

Emeka Ajene est diplômé de la Morehouse College aux États-Unis, où il a obtenu un bachelor en mathématiques et économie quantitative. Il détient aussi un diplôme en droit de niveau postdoctoral et un master en finance et stratégie de croissance obtenu à l’université du Michigan.

Avant son parcours entrepreneurial, il a occupé des fonctions de direction dans le numérique en Afrique. En 2015, il rejoint Konga Online Shopping au Nigeria en tant que vice-président chargé de l’expérience client et du marketing. En 2016, il occupe le poste de directeur des opérations et du développement commercial chez Uber Nigeria.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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La Mauritanie prépare pour les 22 au 23 juillet la première édition du Mauritanian Fintech Forum à Nouakchott, placée sous le thème « Fintech Innovation for a Sustainable Future: Youth, Environment, and Women’s Inclusion ». L’événement mettra en lumière les ambitions du pays en matière d’inclusion financière et de transformation numérique.

Parmi les pays invités, la Tunisie sera représentée par neuf entreprises, témoignant de l’intérêt régional pour l’essor de la fintech.

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Elle se forme à la programmation pour en comprendre le fonctionnement et s’engage ensuite dans la création de solutions pratiques, avec l’idée de rendre les services numériques plus accessibles aux utilisateurs africains.

Mandisa Mjamba (photo) est une entrepreneure et ingénieure logicielle sud-africaine. Elle est cofondatrice de Paie, une start-up qui développe un portefeuille numérique adapté aux utilisateurs africains dans l’écosystème Web3.

Fondée en 2022, Paie permet le stockage, la gestion et le transfert d’actifs numériques tels que les stablecoins. Elle donne également accès aux applications décentralisées, aux services de finance décentralisée (DeFi) et aux places de marché NFT. L’application se positionne comme une solution d’inclusion financière en Afrique en proposant une alternative aux monnaies locales.

Paie fonctionne comme un portefeuille Web3, servant de coffre-fort numérique et d’identité dans l’écosystème décentralisé. Il permet les transactions sur blockchain, sans intermédiaire bancaire, tout en laissant à l’utilisateur le contrôle de ses clés privées. Des fonctionnalités de sécurité comme l’authentification à deux facteurs, le chiffrement SSL et la gestion des sessions sont intégrées pour protéger les avoirs des utilisateurs.

Avant Paie, Mandisa Mjamba a fondé en 2019 Vula Nova, où elle a occupé le poste de directrice générale jusqu’en 2023. Vula Nova est une société sud-africaine de développement de logiciels dirigée par des femmes. Elle a également cofondé Stulo, où elle a été directrice technique jusqu’en 2022, et Indoni Developers, une communauté de développeuses de logiciels en Afrique du Sud.

Mandisa Mjamba est diplômée de la Nelson Mandela University, où elle a obtenu en 2015 un bachelor en informatique. Elle commence sa carrière professionnelle la même année chez Munich Re, une entreprise d’assurance, comme analyste développeuse. L’année suivante, elle a occupé le même poste chez Sanlam, une entreprise financière.

Elle rejoint ensuite Yoco, une fintech, comme ingénieure logicielle. En 2019, elle devient directrice exécutive chez Relay Africa, une entreprise technologique zimbabwéenne spécialisée dans le développement de solutions numériques pour le secteur de la santé en Afrique.

Melchior Koba

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En Afrique, l’essor du mobile money fait que les paiements numériques sont fragmentés entre les différents opérateurs télécoms. Au Kenya, un tech entrepreneur a mis en place une solution capable d’agréger tous ces moyens de paiement.

Pesapal est une solution fintech développée par une jeune pousse kényane. Elle permet aux utilisateurs de payer des factures, acheter des billets d’avion, réserver des hôtels, ou encore effectuer des achats en ligne depuis un seul espace sécurisé. La start-up basée à Nairobi a été fondée en 2009 par Agosta Liko.

La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS, ainsi que sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois selon Play Store. L’utilisateur se crée un compte avec ses informations personnelles puis accède à l’univers de Pesapal, qui s’appuie sur une large intégration des systèmes de paiement les plus utilisés dans la région, tels que M-Pesa, Airtel Money, Visa et Mastercard, facilitant ainsi l’inclusion financière des utilisateurs, qu’ils soient bancarisés ou non.

Elle est agréée par la Banque centrale du Kenya en tant que prestataire de services de paiement, ce qui lui permet de cibler les PME et commerces de proximité, leur offrant une suite d’outils pour accepter les paiements électroniques via terminaux de point de vente (POS), tableaux de bord de gestion et d’intégration e-commerce.

Avec une présence en Ouganda, Tanzanie, Rwanda, Zambie, Zimbabwe et Malawi, Pesapal entend étendre sa plateforme à d’autres marchés, tout en maintenant un modèle axé sur l’accessibilité. En combinant simplicité, diversité des moyens de paiement et mobilité, la start-up contribue à réduire la dépendance à l’argent liquide et à accélérer l’adoption du numérique dans les usages quotidiens sur tous les marchés où elle est présente.

Adoni Conrad Quenum

Edité par : Feriol Bewa 

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Lulalend aide les PME sud-africaines à générer des flux de trésorerie

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Dans un contexte où l’accès au financement reste un défi pour les petites et moyennes entreprises (PME) en Afrique du Sud, une fintech locale propose une alternative digitale pour soutenir leur trésorerie.

Lulalend est une solution fintech développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les petites et moyennes entreprises (PME), d’accéder à des lignes de crédit allant jusqu’à 5 millions de rands (environ 280 000 USD) en seulement 24 heures. La start-up basée à Cape Town a été fondée en 2014 par Neil Welman et Trevor Gosling.

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Neil Welman et Trevor Gosling, les promoteurs de Lulalend

En 2023, elle a levé un montant de 35 millions USD pour soutenir sa croissance. « Nous avons eu plus de temps pour réfléchir à la manière d'interagir avec nos clients et de comprendre leurs besoins et leurs problèmes, et nous avons finalement réalisé que l'accès au crédit n'était qu'un des aspects importants de notre activité. Nous avons donc décidé de créer notre propre banque numérique » a déclaré Trevor Gosling.

« De plus, nous savons que les entreprises ont besoin de gérer leurs flux de trésorerie. Nous avons donc élargi notre horizon, passant du simple accès au financement à la résolution des problèmes de trésorerie de bout en bout » a-t-il ajouté. La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android, où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, selon Play Store.

Après la création des comptes, Lulalend se base sur une évaluation algorithmique grâce aux données financières des entreprises pour leur fournir une ligne de crédit. Avec ces options, elle permet aux PME de mieux suivre leur trésorerie, de prévoir leurs besoins en financement et de se concentrer sur leur croissance. La start-up revendique plusieurs milliers de clients actifs à travers l’Afrique du Sud, dans des secteurs aussi variés que le commerce, les services, etc.

Adoni Conrad Quenum

Edité par : Feriol Bewa

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Alors que l'Afrique connaît une adoption massive des paiements électroniques, notamment via le mobile money, les cybermenaces évoluent tout aussi rapidement, exploitant souvent l’erreur humaine. Au Cyber Africa Forum 2025, experts et acteurs ont rappelé que face à une cybercriminalité de plus en plus rusée, la première ligne de défense reste l’utilisateur lui-même.

Au Cyber Africa Forum 2025, plusieurs experts ont souligné l’urgence de renforcer l’éducation des consommateurs, considérée comme la première ligne de défense contre les cybermenaces dans le secteur des paiements électroniques. La question a notamment été abordée le mercredi 25 juin, lors d’un panel intitulé « Sécurité des moyens de paiement : entre innovations et cybercriminalité ».

Participant au panel, Miguel Sossouhounto, directeur des études et des partenariats au Centre national d'identification numérique (CNIN) du Bénin, a expliqué que la plupart des cyberattaques actuelles reposent sur l’ingénierie sociale, une méthode qui consiste à exploiter l’incrédulité des utilisateurs pour obtenir des informations confidentielles.

Parmi les exemples cités : les faux dépôts d’argent suivis d’un appel urgent demandant un remboursement, le phishing via de faux sites web conçus pour voler les identifiants, ou encore le recours à des « mules », souvent manipulées à distance, pour réaliser des opérations financières frauduleuses à leur insu. Il a également mentionné des attaques plus sophistiquées, ciblant directement les systèmes techniques ou les bases de données des opérateurs, mais qui restent moins fréquentes.

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De son côté, Athina Niekou, directrice marketing de Wave Côte d’Ivoire, a expliqué que la fintech mise d’abord sur la simplicité de sa plateforme pour réduire le risque humain. « On est énormément dans l'éducation avec nos clients. Nos clients nous reconnaissent justement parce que sur le terrain on a énormément d'agents qui les éduquent. Même au travers de nos supports marketing, on fait passer des messages pour éduquer nos clients à sécuriser leurs comptes et avoir des réflexes plus intelligents », a-t-elle ajouté.

Cet appel au Cyber Africa 2025 intervient dans un contexte de recrudescence des fraudes sur les moyens de paiement électroniques comme le mobile money, dont l’adoption croissante favorise l’inclusion financière de la population. Cette tendance est confirmée par 84 % des professionnels de l'écosystème du mobile money interrogés par l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) dans une récente étude.

Face à cette situation, informe Agence Ecofin, la GSMA recommande aux fournisseurs de mobile money de « mener de vastes campagnes de sensibilisation pour informer les clients sur les risques et les mesures de prévention ». Elle recommande également aux autorités publiques de rassembler les différentes parties prenantes afin de collaborer sur diverses initiatives, notamment les programmes de sensibilisation et le partage d’informations.

À titre d’exemple, la GSMA cite deux initiatives mises en œuvre en Ouganda en 2021 et 2023. La première, baptisée « Tonfera », a adopté une approche multicanale combinant radio, télévision, presse écrite et réseaux sociaux pour toucher une large audience à travers le pays. Ces campagnes ont permis d’enregistrer plusieurs résultats positifs, notamment : une baisse des cas de fraude, une hausse des signalements de tentatives, avec désormais plus de tentatives déjouées que de fraudes effectives (avec un ratio estimé à 60:40), ainsi qu’une meilleure autonomisation des consommateurs.

Au terme du panel, les participants se sont engagés à intensifier les initiatives d’éducation des consommateurs. Cependant, ils ont souligné que ces efforts ne porteront leurs fruits que s’ils s’accompagnent d’une coordination renforcée entre les acteurs publics et privés, ainsi que d’une véritable prise de conscience des consommateurs.

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Il a commencé sa carrière dans les télécommunications avant de rejoindre d'autres secteurs comme l’industrie et la finance. Il s’est ensuite tourné vers la création d’outils numériques liés aux besoins opérationnels des entreprises.

Amr Gamal (photo) est un entrepreneur technologique égyptien. Il est cofondateur et président-directeur général (PDG) d’Octane, une start-up égyptienne spécialisée dans la gestion digitale des paiements et des dépenses liées aux flottes de véhicules.

Fondée en 2022, Octane propose une plateforme digitale éponyme pour la gestion des dépenses liées aux flottes de véhicules, notamment le carburant, la maintenance, les pièces détachées, la petite caisse et les péages. La solution repose sur un portefeuille numérique fermé qui permet aux entreprises de regrouper tous leurs paiements liés à la mobilité dans un système centralisé, sécurisé et traçable.

La plateforme intègre des technologies avancées comme la carte à puce NFC, qui garantit que le paiement ne peut être effectué qu’à la station-service, réduisant ainsi les risques de fraude. Chaque transaction est accompagnée d’une photo obligatoire de la pompe, d’une notification instantanée en cas d’écart entre le montant payé et la consommation réelle, et d’une entrée manuelle du kilométrage pour un suivi précis de la consommation.

Octane donne accès à un vaste réseau de plus de 2400 stations-service. Elle fournit également des outils d’analytique en temps réel, des contrôles automatisés et des rapports détaillés pour optimiser les coûts, prévenir la fraude et améliorer la gestion des flottes. Récemment, la start-up a levé 5,2 millions de dollars pour accélérer son expansion au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, renforcer ses outils d’intelligence artificielle et intégrer de nouvelles fonctionnalités, comme la prise en charge des véhicules électriques.

Avant Octane, Amr Gamal a cofondé en 2010 TEDxCairo, un événement qui vise à rassembler une communauté d’acteurs du changement et à stimuler la réflexion et l’innovation à l’échelle locale et internationale.

L’entrepreneur est diplômé de l’université Ain Shams en Égypte, où il a obtenu en 2010 un bachelor en électronique et communications. Sa carrière professionnelle a commencé la même année chez Orange Egypt, où il a travaillé successivement comme ingénieur en qualité de service de transmission, ingénieur en qualité de service radio et analyse comparative, chef d’équipe en optimisation radiofréquence et chef d’équipe géomarketing.

En 2015, il rejoint l’entreprise manufacturière Procter & Gamble en tant que responsable des opérations de disponibilité et d’initiative pour le marché du Proche-Orient. En 2018, il devient chef d’équipe en marketing chez Vodafone. En 2022, il travaille comme directeur des opérations de FlapKap, une entreprise financière basée à Abu Dhabi aux Émirats arabes unis.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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