L’année 2023 s’est achevée et plusieurs cabinets et plateformes spécialisés font le point des fonds injectés dans divers écosystèmes. Dans le secteur de la tech, en particulier sur le continent africain, ces données sont d’une importance capitale pour le développement de l’économie numérique.

Les fintech africaines ont levé 852 millions $ au cours de l’année 2023. Ce montant a chuté de 56% par rapport à l’année 2022 où les start-up africaines opérant dans la technologie financière avaient levé 1,9 milliard $. C’est ce que rapporte Partech Africa à travers l’édition 2023 de son rapport intitulé « Africa Tech Venture Capital » publié en janvier 2024.

Outre les montants, le nombre d’opérations a également connu une baisse de 48%, passant de 217 deals en 2022 à 113 en 2023. Malgré cette décroissance, les technologies financières restent le secteur le plus attractif pour les investisseurs en Afrique. En effet, les montants levés par ces jeunes pousses en 2023 représentent 37% des financements en actions réalisés sur le continent. C’est le même son de cloche en ce qui concerne le nombre d’opérations qui équivaut à 24% du total des opérations réalisées l’année écoulée en Afrique.

Malgré cette période de ralentissement des financements sur le continent, les jeunes pousses opérant dans la technologie financière sont toujours aussi attrayantes que celles des autres secteurs du fait qu’elles ont fait leurs preuves. Entre la sous-bancarisation et la volonté des fintech de favoriser l’inclusion financière sur le continent, les défis sont énormes dans le secteur. Aussi, sur les 8 licornes que comptent le continent africain, c’est seulement la plateforme de commerce en ligne Jumia qui n’officie pas dans la technologie financière.

« La fintech joue un rôle essentiel pour relever les défis infrastructurels en Afrique. Au-delà des applications de paiement, ces solutions sont essentielles pour permettre un large éventail d'activités. En établissant des solutions locales et transfrontalières, et en favorisant les connexions clés entre les individus, les entreprises et les institutions financières, le rôle de la fintech reste intégral dans l'écosystème », explique le rapport.

Par ailleurs, il faut souligner que les secteurs de la healthtech et de l’agritech n’ont pas été affectés par le ralentissement des financements dans l’écosystème technologique en 2023. Ils ont respectivement levé 212 millions $ et 144 millions $ en 2023, contre 181 millions $ et 86 millions $ en 2022, soit une hausse d’environ 17% et 67%.

Adoni Conrad Quenum

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Kippa, une start-up nigériane opérant dans les technologies financières, développe une nouvelle plateforme d’apprentissage en ligne qui permet de créer des modules de cours en ligne ou d'offrir des formations dans des formats de taille réduite en utilisant l'IA. La fintech a décidé de changer de cap pour désormais se lancer dans les technologies de l’éducation, apprend-on de Techcabal le mercredi 31 janvier.

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Economiste, il a travaillé dans des entreprises internationales en tant qu’analyste en investissement. Aujourd’hui, il est à la tête d’une entreprise qui finance l’achat d’équipement d’énergie solaire au profit de personnes mal desservies.

Michael Heyink (photo) est un entrepreneur sud-africain diplômé de l’université du Cap, où il a obtenu en 2011 un bachelor en économie. Il est un cofondateur et le président-directeur général de Yellow, une start-up spécialisée dans la distribution et le financement de systèmes solaires domestiques abordables aux ménages ruraux à faible revenu.

Fondée en 2018 par Michael Heyink et Maya Stewart, l’entreprise fournit un système solaire composé d’un panneau, d’une batterie, de 4 lampes, d’un chargeur de téléphone portable et d’une radio. Elle vend aussi des smartphones et des systèmes solaires de plus grande capacité.

L’entreprise a conçu et développé Ofeefee, une solution de réseau de force de vente de bout en bout pour le dernier kilomètre. Cette solution automatise le recrutement et la formation, fournit des incitations ludiques, avec un moteur de commerce électronique et de gestion des tâches pour transformer l’informel. Elle permet la gestion numérique des stocks, des livraisons et des services de garantie et offre des services d’évaluation du crédit en temps réel et de gestion de portefeuille.

Basée en Afrique du Sud, Yellow possède des distributions au Malawi, au Rwanda, à Madagascar, en Ouganda et en Zambie. Elle a embauché plus de 1 000 agents et sert plus de 480 000 clients en Afrique. En juin 2023, elle a levé 14 millions de dollars en financement de série B afin d’étendre sa présence sur ses marchés actuels.

Avant Yellow, Michael Heyink a travaillé entre 2012 et 2014 chez Monitor Group, un cabinet de conseil en stratégie, comme consultant en stratégie. En 2015, il rejoint Agis Investment comme analyste en investissement. Il est ensuite embauché par Metier, un gestionnaire de fonds d’investissement privé, où il occupe le poste d’analyste en capital-investissement.

Melchior Koba

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Le Nigeria, tout comme de nombreux autres pays, fait face à des défis persistants en ce qui concerne les fraudes électroniques, notamment celles liées aux cartes bancaires. Afin de contrer cette menace qui impacte l'économie, des initiatives sont actuellement déployées dans le pays.

La Banque centrale du Nigeria (CBN), en collaboration avec le Nigerian Electronic Fraud Forum (NeFF) et l'Association of Mobile Money and Banking Agent of Nigeria (AMMBAN), prévoit de mettre en place une nouvelle fonctionnalité visant à renforcer la détection des transactions potentiellement frauduleuses. Cette initiative, intégrée dans le cadre des actions de la CBN en réponse à la hausse des incidents de fraude dans le pays, exigera des détails spécifiques de connaissance du client (KYC) avant de valider certaines transactions.

Selon Fasasi Sarafadeen Atanda, président de l'AMMBAN, le développement technologique de cette fonctionnalité est à un stade avancé, avec une activation prévue au cours du premier trimestre de cette année. Les terminaux de points de service à travers le pays afficheront clairement cette nouvelle fonctionnalité, permettant d'identifier les opérations suspectes qui seront signalées aux banques et annulées.

Cette initiative intervient en réponse à une augmentation significative des fraudes, comme l'indiquent les données du Centre de formation des institutions financières (FITC). Au deuxième trimestre de 2023, les banques déposantes du Nigeria ont enregistré des pertes de 9,75 milliards de nairas (10,8 millions de dollars) en raison de fraudes, représentant une augmentation de 276 % par rapport à la même période en 2022, où les pertes s'élevaient à 5,79 milliards de nairas.

L'objectif ultime de cette innovation est de créer un écosystème financier plus sûr, transparent et réglementé au Nigeria. En renforçant la confiance des consommateurs dans l'utilisation des services financiers électroniques, elle contribuera à promouvoir une croissance saine et robuste du secteur.

Samira Njoya

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Les start-up africaines opérant dans les technologies financières peuvent postuler pour le programme Visa Accelerator. Le programme dure trois mois pendant lesquels les startupers bénéficieront d’une formation complète et du soutien du géant américain des technologies financières Visa. La date butoir pour participer à la prochaine cohorte est le 18 février. Cliquez sur ce lien pour en apprendre davantage :

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Après ses études en médecine, il travaille pendant plusieurs années aux Etats-Unis dans une entreprise médicale. Cependant, c’est dans la fintech qu’il décide d’entreprendre, créant une solution de paiement par QR code.

Ibrahima Kane (photo) est un médecin et un entrepreneur sénégalais. Il est le fondateur et le président-directeur général de Kalpay, une fintech qui simplifie les processus de paiement en Afrique.

Fondé en 2019, Kalpay a conçu et développé une application éponyme de paiement rapide qui utilise la technologie du QR code. La plateforme intègre une multitude de services innovants pour les utilisateurs, les commerces et les entreprises et accepte le paiement de tous les opérateurs. Elle est composée de deux produits que sont Kalpay Wallet et Kalpay Business.

Kalpay Wallet est un portefeuille électronique qui permet à ses utilisateurs de régler tous les achats quotidiens à partir de leur mobile, de transférer de l’argent, de payer les factures et même d’acheter du crédit téléphonique. Kalpay Business, quant à lui, fournit aux commerçants, aux entreprises et aux institutions financières des solutions numériques pour émettre ou recevoir des paiements numériques et générer des revenus supplémentaires grâce aux opérations de dépôt et de retrait, tout en assurant une meilleure gestion des affaires.

« Dès que le client arrive, il va scanner le QR code (imprimé sur une feuille blanche). Son téléphone lui montre ensuite le nom et la photo du marchand, il peut alors procéder au paiement », explique M. Kane en 2019.

Ibrahima Kane est titulaire d’un doctorat en médecine obtenu en 2012 à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès au Maroc et d’un master en santé publique obtenu en 2015 à l’université George Washington. Il est également diplômé de l’université Johns Hopkins aux Etats-Unis où il a obtenu un master en administration des affaires.

Avant Kalpay, il a travaillé, entre 2012 et 2018, comme vice-président exécutif chargé des opérations et du développement de Metro Spine PC. Cette dernière est une entreprise qui offre des services médicaux aux adultes.

Melchior Koba

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Dans un courriel envoyé à ses utilisateurs le mardi 23 janvier, la start-up nigériane de gestion d'actifs Cova a annoncé l’arrêt de ses activités le 10 février prochain. Elle a évoqué « plusieurs facteurs » pour expliquer sa décision et a ajouté que tous les utilisateurs seront remboursés au plus tard le 13 février.

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Pesaflow s’associe à Visa pour améliorer les paiements numériques au Kenya

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Le leader mondial des paiements numériques Visa a récemment signé un partenariat stratégique avec la fintech kényane Pesaflow, afin de révolutionner et d'améliorer les paiements numériques au sein du gouvernement.

La collaboration vise à créer des plateformes de paiement numérique fluides et conviviales, en intégrant des cartes virtuelles, des services de passerelle sécurisés pour garantir des transactions sûres et transparentes.

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La fintech nigériane multiplie les partenariats avec les solutions de paiement pour étoffer sa passerelle de paiement. En ce début d’année, elle s’allie avec une licorne africaine.

Interswitch Group, une jeune pousse nigériane opérant dans les technologies financières, a annoncé l’ajout du portefeuille OPay Wallet dans sa passerelle de paiement Interswitch Payment Gateway (IPG), apprend-on d’un communiqué de presse publié le lundi 21 janvier. Cette intégration offre aux utilisateurs d’IPG une méthode de paiement supplémentaire, en plus des cartes bancaires, de Quickteller, du code QR ou encore de l’USSD.

« Grâce à notre dernière collaboration avec OPay, nous sommes ravis d'introduire une nouvelle dimension de commodité de paiement pour les utilisateurs et les commerçants. Ce partenariat reflète notre engagement à introduire des innovations qui améliorent l'expérience du paiement numérique, et nous sommes impatients de voir l'impact positif qu'il aura sur l'ensemble de l'écosystème de paiement », a indiqué Muyiwa Asagba, directeur général de Digital Commerce & Merchant Acquiring chez Interswitch.

Devenue une licorne en 2019 après l’acquisition de 20 % de ses actions par le géant américain Visa, la fintech nigériane s’impose comme l’un des leaders du paiement numérique sur le continent. En septembre dernier, elle s’est associée à la firme de Mountain View pour intégrer sa solution de paiement Google Pay à IPG. Avec ce partenariat, elle vient encore élargir son parterre de solutions de paiement pour faciliter le quotidien des utilisateurs.

Quant à OPay, elle est devenue une licorne en 2021 après la réussite d’un tour de table de 400 millions $. Depuis, la fintech fait son bonhomme de chemin dans l’univers des paiements mobiles en Afrique. Pour rappel, le secteur des technologies financières est le plus en vogue sur le continent. Les start-up opérant sur ce segment attirent les plus importants capitaux et parmi les licornes du continent, seul Jumia opère dans le commerce électronique.

Adoni Conrad Quenum

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Entrepreneur en série, il est à la tête de plusieurs entreprises. Avec A-Trader, il permet aux Tanzaniens d’investir sur plusieurs marchés africains et d’épargner de l’argent plus simplement.

Andrew Tesha (photo) est un entrepreneur et un informaticien tanzanien diplômé de la Southern Cross University où il a obtenu un bachelor en technologie de l’information en 2008. Il est le fondateur et le président-directeur général de A-Trader Tanzania, une start-up qui numérise les marchés de capitaux africains, permettant aux investisseurs, débutants et experts, d’acheter et de vendre des actions sur les bourses africaines.

Fondée en 2016, la plateforme intelligente alimentée par l’IA A-Trader permet aux utilisateurs d’accéder aux opportunités d’investissement à partir de n’importe quel appareil mobile. La plateforme fournit des services d’épargne et d’investissement, ainsi que des recommandations d’investissement automatisées.

La mission de A-Trader est de renforcer la capacité de la population locale à générer des revenus passifs et de planter les graines d’une culture de l’épargne et de l’investissement en Tanzanie et dans toute l’Afrique. Elle permet aux personnes de la classe moyenne d’atteindre leurs objectifs financiers et d’investissement.

Lors de la septième édition de l’AfricArena Grand Summit qui s’est tenue en décembre 2023, l’entreprise a remporté le prix de la meilleure jeune pousse. Cela prouve la pertinence de sa solution et son impact en Afrique.

Entrepreneur en série, Andrew Tesha est un cofondateur et le directeur de Place Listed, une plateforme née en 2018 qui facilite la découverte de lieux de restauration, d’hébergement et de voyage pour les utilisateurs locaux et internationaux. En 2008, il a fondé The Green Thumb Initiative, une entreprise qui dote les agriculteurs des connaissances, outils et de l’expertise nécessaires pour produire des cultures biologiques, accéder à la chaîne de valeur et contribuer de manière significative au revenu de leur ménage et à la productivité agricole dans la région.

En 2010, il a cofondé Mpakasi, un portail en ligne destiné aux entrepreneurs et gestionnaires africains basés en Afrique. En 2016, il a aussi fondé Andrea Consulting, une société de conseil en affaires et en technologies de l’information qui développe des stratégies commerciales et des marchés pour les start-up impliquées dans des solutions technologiques et mobiles innovantes, ainsi que pour les entreprises orientées vers l’agro-industrie. 

Melchior Koba

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