Sur un continent où l’accès au droit demeure un défi, la technologie devient une alliée stratégique pour rapprocher les citoyens de la justice. Un entrepreneur congolais réinvente l’accès à l’information juridique grâce au numérique.
Magezi Sagesse (photo) est un informaticien de formation et un entrepreneur congolais. Il est cofondateur et directeur général de JusticeBot, une initiative qui met les technologies numériques au service de l’accès à l’information juridique et aux services de justice.
Fondée en 2018, JusticeBot développe des solutions innovantes destinées à prévenir les atteintes aux droits et à résoudre les problèmes juridiques de manière efficace et abordable. L’organisation s’articule autour d’une plateforme numérique qui accompagne au quotidien les professionnels du droit, les institutions publiques et les systèmes judiciaires dans leurs activités.
La solution de JusticeBot couvre l’ensemble du cycle de la relation avec les justiciables, du premier contact au suivi des dossiers, jusqu’à la facturation. Les utilisateurs sont guidés à travers des étapes claires et structurées, ce qui facilite la collecte d’informations, la compréhension des enjeux juridiques et l’orientation vers les démarches ou interlocuteurs appropriés.
Pour les avocats, cabinets, cliniques juridiques et organisations, JusticeBot propose une solution regroupant plusieurs outils au sein d’un même abonnement. La plateforme comprend notamment un agent conversationnel spécialisé en droit (Eve JusticeBot), un site web multilingue, un système de gestion des demandes clients, ainsi que des fonctions intégrées de facturation et de communication.
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur informaticien obtenu en 2013 à l’Université chrétienne bilingue du Congo, Magezi Sagesse occupe actuellement le poste de responsable produit en technologies de l’information chez Bidhaa Sasa. Cette entreprise sociale kényane distribue et finance des biens technologiques pour les ménages ruraux, principalement au Kenya et en Ouganda.
Melchior Koba
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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