Depuis quatre ans, il œuvre pour l’insertion professionnelle des jeunes Djiboutiens dans le domaine de l’innovation, surtout numérique. Sa détermination et ses nombreuses actions lui ont assuré au fil des années une crédibilité au niveau national et international.

Mohamed Guireh Galab (photo) est un entrepreneur djiboutien. Il est le fondateur et président-directeur général de StartUp Factory. Créé en 2018, StartUp Factory forme des entrepreneurs et investit sur des projets innovants, de l’idée à la mise sur le marché. C’est un écosystème d’accélération pour les passionnés de numérique qui veulent faire de leur amour pour les TIC une source de richesse à Djibouti.

Présent dans six villes, StartUp Factory a su convaincre au fil des années divers partenaires publics comme la Caisse populaire d’épargne et de crédit (CPEC), l’Agence nationale de promotion des investissements ou encore le Fonds de développement économique de Djibouti (FDED) pour donner aux jeunes Djiboutiens l’opportunité de voir leurs ambitions entrepreneuriales se concrétiser.

Très engagé dans les questions d’autonomisation économique des jeunes, Mohamed Guireh Galab a cofondé il y a quatre ans le Club des jeunes entrepreneurs djiboutiens (CJED) dont il est le président. À travers ce réseau, il prône l’échange d’expérience, de contacts, le soutien pour créer une chaîne de valeur. « Le CJED octroie la même égalité de chance de créer, reprendre ou développer son entreprise à chaque jeune djiboutien », déclare-t-il.

Président national de la Jeune chambre internationale (JCI) de Djibouti depuis 2012, Mohamed Guireh Galab est également depuis 2019 le directeur pays du Global Entrepreneurship Network, une initiative internationale lancée en 2008 pour construire un écosystème mondial d'entrepreneurs. En 2020, il est désigné ambassadeur de Djibouti à Africalink, une communauté d’entrepreneurs en Afrique et en Europe.

En 2017, Mohamed Guireh Galab a pris part au programme Young African Leaders Initiative (YALI), qui lui a ouvert les portes d'une formation de six semaines à l’université Clark Atlanta sur l’entrepreneuriat et le leadership. En 2021, il est classé parmi les 50 champions africains du numérique par l’Africa Digital Festival.

La première entreprise fondée en 2008 par Mohamed Guireh Galab est Méga Vidéo. La plateforme de vente de films a été lancée pendant qu’il exerçait à l’aéroport international de Djibouti comme ingénieur en maintenance aéronautique. 

Melchior Koba

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L’entrepreneur voit dans les technologies de l’information et de la communication un atout pour le développement de son pays et de l’Afrique. Il multiplie les solutions pour répondre au besoin d’efficacité et de rentabilité de plusieurs secteurs d’activités.

Le Congolais Patrick Daudi Faraja (photo) est le président-directeur général de Jofar Group, une entreprise de services numériques qui a déjà à son actif plusieurs logiciels destinés à divers secteurs d’activités.

Parmi ceux-ci figurent la solution de commerce électronique J-Credita, la solution d’identification biométrique de la population et de numérisation des registres et faits d’état civil KodID, l’agrégateur de paiement électronique et de banque mobile Mbongocash, la solution pour la gestion globale de la mobilité J-Smart.

Patrick Daudi Faraja a lancé Jofar Group en 2014 au Kenya sous le nom Jofar Systems Ltd alors qu’il était encore étudiant en deuxième année à l’université Daystar. Lorsqu’il obtient son master en gestion stratégique en 2020, il est déjà  à la tête d’une entreprise florissante qu’il a implantée en RD Congo deux années plus tôt pour contribuer à la transformation numérique du pays.

Une seule idée occupe l’esprit de l’entrepreneur : faciliter l’intégration du numérique dans le quotidien des citoyens congolais et des Africains. Il est certain que la technologie a le pouvoir d’améliorer la vie des populations, la gestion économique et la gouvernance publique.

L’innovation qui a le plus mis Patrick Daudi Faraja en lumière en RD Congo et dans le monde est Kodinet. La solution d’identification et de vérification biométrique des citoyens et des documents, créée en 2020 et adoptée par l’administration fiscale du Nord-Kivu.

« Via Kodinet, nous mettons en place une banque des données fiable pour l’administration fiscale et pour les administrés. Par conséquent, la transparence, la fiabilité et la traçabilité dans toutes les transactions de perception des impôts », expliquait Patrick Daudi Faraja lors d’une interview accordée à Congo Sauti en juin 2021. En juin 2022, lors du Forum ID4Africa à Marrakech, le champ d’application de Kodinet a été élargi à la production des passeports.

Le 23 mai, Patrick Daudi Faraja a annoncé de nouveaux investissements à travers l’installation de sa société dans la zone économique spéciale (ZES) de Maluku : la construction d’un centre de données et la construction d’une usine de fabrication de cartes à puce.

Melchior Koba

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Après ses études en Espagne, elle est rentrée pour mettre ses compétences au service du développement de son pays. En 10 ans, elle a gagné en expertise et pris part à plusieurs grands projets technologiques porteurs de croissance sociéconomique.

Olivia Garcia Berniko (photo) est une ingénieure en informatique équato-guinéenne. Diplômée de l’université Carlos III de Madrid, elle y a obtenu un master en génie logiciel en 2012 puis un master en administration des entreprises en 2021. Elle est depuis mars 2016 la directrice technique du GITGE (gestionnaire des infrastructures de télécommunications de Guinée équatoriale).

Le GITGE est l’agence publique qui veille sur l’infrastructure de fibre optique du pays, notamment les câbles sous-marins ACE, Ceiba-1 et Ceiba-2, Ultramar GE, Mandji et South Atlantic Inter Link (SAIL). Il s’assure de l’intégrité des moyens de communication du pays et que les populations aient accès aux services télécoms.

« Mon quotidien est basé sur la gestion de divers projets que nous avons en cours, en plus de gérer le département technique. Je suis également impliqué dans les projets de responsabilité sociale d’entreprise de l’entité, ce qui ajoute une motivation supplémentaire à mon quotidien, car il touche de très près le facteur humain », déclarait Olivia Garcia Berniko lors d’une interview accordée à AhoraEG en 2021.

Il y a dix ans, elle intégrait le GITGE comme technicienne système. Elle y a par la suite gagné la confiance de l’État qui lui a confié des responsabilités de plus en plus grandes. En 2014, elle a été nommée chef de projet et deux ans plus tard elle est promue à la tête de la direction technique de l’entreprise.

Avant le GITGE, Olivia Garcia Berniko a travaillé chez Everis, une société espagnole spécialisée dans la fourniture de solutions commerciales et stratégiques, prestations de développement et de maintenance d’applications technologiques et services d’externalisation.

L’expérience professionnelle accumulée par Olivia Garcia Berniko lui vaut aujourd’hui des invitations à diverses rencontres internationales. Le 29 avril, elle a partagé son expérience et ses opinions dans le domaine de la technologie avec d’autres femmes leaders lors du Congreso internacional mujeres STEM organisé en ligne. Décorée de la médaille de chevalier de l’ordre de l’indépendance de Guinée équatoriale, elle a figuré en 2021 parmi les 50 Digital Champions of Africa de l’Africa Digital Festival.

Melchior Koba

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La jeune femme fait déjà partie des acteurs qui contribuent au développement social en RD Congo. Grâce à la technologie, elle milite pour la sécurité sanitaire des femmes enceintes.

Née à Goma en République démocratique du Congo (RDC), Joséphine Ndeze (photo) est une entrepreneure locale. Diplômée de l’Institut supérieur de programmation et d’analyse, elle y a obtenu une licence en génie logiciel en 2021. Elle est directrice des opérations et cofondatrice d’Uptodate Developers.

Fondée en 2019, Uptodate Developers est une start-up qui fait la promotion des nouvelles technologies de l’information et de la communication en développant des applications mobiles et web destinées à résoudre des problèmes de la communauté.

La société, qui organise également des formations et des concours pour initier le plus grand nombre de personnes à l’utilisation des solutions informatiques, a développé l’application mobile SOS-Mamas. Présentée en 2021 à Paris au salon international du numérique VivaTech 2021 par Joséphine Ndeze, la solution lutte contre la mortalité des femmes enceintes.

L’application est connectée à un bracelet intelligent qui contrôle les signes vitaux de la femme qui le porte et transfère les informations, en temps réel, à un fournisseur de services de santé d’urgence.

Lauréate de la troisième édition de Miss Geek Africa en 2019, elle est depuis la même année ambassadrice du Next Einstein Forum (NEF), une conférence non gouvernementale organisée en Afrique depuis 2013 pour renforcer l’enseignement et la recherche scientifique, mettre en valeur les meilleurs jeunes scientifiques d’Afrique et soutenir un développement mené par la science. En juin 2022, elle s’est vue attribuer le prix « Congo UNITES pour l’espoir » dans la catégorie « Sciences et technologies » pour Uptodate Developers. 

Melchior Koba

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Après le décès de sa mère malade, il a eu l’idée de créer une plateforme d’assurance santé 100 % numérique. Son objectif est de garantir les soins aux parents loin de soi et d’éviter à d’autres personnes de vivre la même triste expérience.

Bertrand Nkengne (photo) est un ingénieur logiciel diplômé de l’université de technologie de Compiègne en France. Également titulaire d’un certificat supérieur en entrepreneuriat et innovation du Babson College aux États-Unis et d’un master dans le même domaine à HEC Paris, il est le président-directeur général d’Izikare.

Fondé en 2018, Izikare met à la disposition de la diaspora africaine une plateforme numérique qui leur permet d’inscrire leurs proches en Afrique à une assurance santé facilement. La société travaille avec plus de 300 professionnels, 500 centres de santé, 300 laboratoires, une multitude de pharmacies en Afrique. La souscription minimale à l’assurance est de 0,50 euro par jour.

« Izikare fournit une carte d’assurance électronique et physique pour vos proches qui sont en Afrique. Cela leur offre la possibilité d’être soigné sans avancer d’argent lorsqu’ils sont malades, en ayant accès à un réseau de professionnels de santé avec qui nous sommes partenaires, dans les hôpitaux, les laboratoires, les cliniques, les pharmacies, mais aussi les opticiens », déclarait Bertrand Nkengne, le fondateur de la société, à Forbes en 2021.

L’idée d’une telle entreprise émane d’une expérience personnelle qu’a vécue Bertrand Nkengne. Sa maman étant malade pendant qu’il était en France, il envoyait de l’argent à ses parents présents au Cameroun pour les soins. Une bonne partie de cet argent a plutôt été utilisée à d’autres fins. Sa maman est décédée.

Pendant la Covid-19, la société de Bertrand Nkengne a fourni gratuitement aux médecins et aux assurés africains une plateforme de soins appelée AlloDocta qui facilite la téléconsultation médicale, la délivrance de carnet de santé numérique et la fourniture d’un système d’ordonnances sécurisées. Avant Izikare, Bertrand Nkengne avait déjà cofondé en 2006 Cyslog, un éditeur de logiciels basé en France. 

Melchior Koba

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Avec 10 ans d’expérience professionnelle accumulée à l’étranger au sein de plusieurs entreprises, il retourne à Madagascar plein d'idées de projet. Aujourd’hui à la tête de deux entreprises numériques, il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Ranto Andriambololona (photo) est un entrepreneur malgache. Il est le président-directeur général de l’entreprise technologique SmartPredict. Fondée en 2018, la société pilote une plateforme SaaS (logiciel en tant que service) qui permet aux entreprises de créer et de déployer des projets d’intelligence artificielle sans avoir besoin d’une compétence particulière dans le domaine.

Elle a d’ailleurs développé un outil baptisé RetailForecastor qui permet aux entreprises commerciales de prédire leurs ventes et d’optimiser leurs activités en évitant la surproduction et la sous-production.

Après une levée de fonds en 2020, soutenue par Investisseurs & Partenaires Accélération Technologies, Ranto Andriambololona s’est fixé comme ambition de faire de SmartPredict « une véritable licorne africaine, un porte-drapeau du secteur tech africain à travers le monde ».

Avec son équipe, le jeune entrepreneur, titulaire d’un master en communication et réseau obtenu à l’université de Marne-La-Vallée en 2002, prévoit « une série A, fin 2022, et si tout se passe bien, une série B, etc. ».

Avant SmartPredict, Ranto Andriambololona s’est lancé dans l’entrepreneuriat en fondant l’entreprise de services du numérique (ESN) HaiRun Technology en 2018. La société dont il est aussi l’administrateur est spécialisée dans la conception et le développement de solutions web et mobiles sur mesure pour les start-up et entreprises. En 2021, elle employait déjà plus de 120 personnes ; elle vise à « créer une entité locale de 300 à 500 employés et à fédérer des gens compétents sur les enjeux numériques », explique son fondateur.

Le parcours tech entrepreneurial de Ranto Andriambololona est le fruit d’une expérience professionnelle numérique développée depuis 2002 au sein de diverses sociétés. Il a travaillé comme ingénieur système et réseau pour la société de services en ligne Rakuten en France. Chez Boursorama Banque, il a été ingénieur de production en 2003 avant de rejoindre la société éditrice de logiciel Sysload Software en 2005. Il sera chef de produit à Axway de 2015 à 2018 en Arizona aux États-Unis. 

Melchior Koba

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Au cours des neuf dernières années, elle n’a cessé de militer à travers ses diverses actions pour une plus grande égalité des genres dans la technologie et le numérique. Les différentes fonctions occupées au sein de la fonction publique n’ont en rien entravé son combat.

La Sénégalaise Bitilokho Ndiaye (photo) est sociologue de formation. Depuis janvier 2020, elle est la directrice de la promotion de l’économie numérique et du partenariat au ministère de l’Économie numérique et des Télécommunications du Sénégal. 

Titulaire d’une maîtrise en sociologie obtenue en 2003 à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal, d’un master international en administration des affaires obtenu en 2009 à l’Institut supérieur de management de Dakar et d’un master professionnel en régulation numérique obtenu en 2020 à l’École supérieure multinationale des télécommunications de Dakar, Bitilokho Ndiaye a longtemps œuvré dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC) au Sénégal, surtout dans le volet genre.

Avant sa nomination, elle occupait le poste de conseillère technique en genre du ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Économie numérique. Elle a occupé cette fonction entre 2009 et 2020. 

Pensant qu'une forte présence des femmes dans le numérique est indispensable à la croissance économique au Sénégal, Bitilokho Ndiaye a soutenu dans une interview accordée à Inspire Afrika que « les femmes représentent 51 % de la population au Sénégal. Si on leur permet de mieux utiliser Internet comme un outil, cela aura une incidence économique ». « Je pense notamment à une grande partie de ces femmes artisanes ou qui produisent de la valeur dans des contrées éloignées du pays. Le numérique serait un moyen efficace de leur permettre de toucher plus de clients, et ainsi d’augmenter leurs chiffres d’affaires, ce qui aurait un impact dans l’économie globale », affirmait-elle.

En 2016, elle fonde l’Association des femmes sénégalaises des TIC (FESTIC), une organisation qui contribue à accélérer la transformation numérique au Sénégal à travers les femmes. Au sein de l’association, dont elle a été la présidente jusqu’en 2020, elle a lancé en 2018 Keur FESTIC, une maison des femmes entrepreneures qui permet de mieux outiller ces dernières aux compétences numériques. 

Depuis 2013, Bitilokho Ndiaye pilote un projet appelé « genre et TIC » dont l’objectif est de « réduire la facture numérique du genre, d’intégrer le genre dans les programmes du secteur TIC et de renforcer la présence des femmes dans les postes de responsabilité ». Entre 2007 et 2009, elle a été la directrice de la communication au sein du ministère de l’Information et des Relations avec les institutions.  

Melchior Koba

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La jeune femme est convaincue que l’Afrique deviendra un lieu de prospérité, de richesse et de dignité humaine pour tous grâce à l’innovation numérique qu’elle promeut. Membre de plusieurs organisations et réseaux, elle ne recule devant aucun défi pour contribuer à la concrétisation de cette vision. 

Diplômée en Marketing international à l’école de commerce de l’université de Leeds en Angleterre, où elle a obtenu un master en gestion en 2012, la Nigériane Anna Ekeledo (photo) est depuis 2016 la directrice générale d’AfriLabs. L’organisation fédère 347 centres d’innovation dans 52 pays africains. À travers ce réseau se rencontrent des entrepreneurs, des investisseurs, des entreprises technologiques et les ingénieurs Web/mobiles.

La mission principale d’AfriLabs est de soutenir les hubs technologiques africains. Il fournit du financement, du mentorat, des opportunités de réseautage et plusieurs autres ressources pour renforcer les capacités des entrepreneurs à fort potentiel. Anna Ekeledo a expliqué, dans un entretien accordé à The Guardian, que sa tâche « consiste à superviser efficacement le fonctionnement de l’organisation pour nous assurer que nous réalisons notre mandat envers notre communauté et l’écosystème d’innovation africain ».

« En externe, j’engage plusieurs parties prenantes pour favoriser la collaboration, sensibiliser et financer notre travail et notre communauté de hubs, d’entrepreneurs et d’innovateurs. Je travaille également en étroite collaboration avec le conseil d’administration d’AfriLabs pour m’assurer que nous restons fidèles à notre vision, à notre mission et que nos stratégies sont alignées sur elles », soutenait-elle. 

Membre de la task force sur la stratégie numérique de l’Africa Europe Foundation depuis 2020, Anna Ekeledo est aussi la présidente de groupe de travail du Forum e-commerce Afrique, une organisation qui stimule la croissance du commerce électronique en Afrique par la sensibilisation, le développement de la confiance et des capacités de l’industrie. Responsable régionale chargée de l’innovation auprès d’Edtech Hub en Afrique depuis 2019, Anna Ekeledo est également  membre du conseil consultatif sur la politique industrielle et la compétitivité au Nigeria. 

Avant son immersion dans le monde du réseautage, la jeune femme a travaillé au sein de la Commission nigériane de promotion des investissements en tant que chargée d’investissement adjointe. Elle s’envole ensuite pour l’Angleterre où elle devient ambassadrice de marque pour l’agence de marketing iD Experiential en 2012. En 2013, elle est de retour au Nigeria pour occuper le poste de responsable marketing pour la société de conseil en marketing immobilier et financement hypothécaire Value Chain Project Consultants. 

Anna Ekeledo affinera davantage son expérience professionnelle en marketing chez le fabricant de points de vente et de transactions sécurisées, Ingenico SA, et Wild Fusion Digital Center qui est un organisme de formation spécialisé.  En 2015, après être devenue consultante du Growth and Employment in States (GEMS), un projet de la Banque mondiale pour accroître la croissance et l’emploi dans les États participants, elle est propulsée l’année suivante à la tête d’AfriLabs. De 2019 à 2022, elle siège au conseil consultatif de Technopolis Group et est reconnue en 2021 comme l’une des 50 personnes les plus influentes au monde.

Melchior Koba

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Il a créé le premier laboratoire d’intelligence artificielle d’Éthiopie. L’environnement technologique qu’il a mis en place dans son pays a déjà suscité de nombreuses vocations. Son entreprise s’est dotée au fil des années une renommée internationale.

Getnet Aseffa est un ingénieur en informatique éthiopien. Il est le fondateur et président-directeur général d’iCog Labs, société de recherche et de développement sur l’Intelligence Artificielle (IA) et la robotique basée à Addis-Abeba.

Il se définit comme « un futuriste, un progressiste rationnel qui est enthousiaste à l’idée de faire une percée dans la capacité des systèmes d’IA à penser, apprendre et créer, et à utiliser des technologies de pointe pour aider à faire avancer l’Afrique vers l’avenir ».

A travers ses services de consultance, Getnet Aseffa propose aux entreprises, organismes publics et privés, de les accompagner dans leur transformation via l’analyse de données basée sur l'apprentissage automatique, la linguistique computationnelle, la vision par ordinateur, les robots mobiles, la robotique cognitive, les architectures cognitives et l'intelligence générale artificielle.

Il fait aussi de la formation de la jeunesse une priorité. iCog Labs Lab a déjà conclu des accords avec 36 universités et est en pourparlers avec 21 autres établissements d'enseignement supérieur à travers le monde pour partager ses connaissances, fédérer la recherche et l’intelligence autour de l’IA.

L’intérêt de Getnet Aseffa pour la technologie est né très jeune. Il a ainsi pris part à divers ateliers, suivi des cours sur Youtube pour développer ses connaissances. Mais sa passion pour l’Intelligence Artificielle se révèle alors qu’il est au collège d’ingénierie de l’université de la défense d’Ethiopie et qu’un ami lui suggère de lire un article du magazine Time. Publié en février 2011, il est du futurologue Ray Kurzweil et s’intitule « 2045 : l'année où l'homme devient immortel ».

« J'étais tellement excité par ce gars. J'ai reçu son livre The Singularity is Near et je n'ai cessé de le lire encore et encore - je l'ai lu trois fois en une semaine. Ce livre a créé une feuille de route du passé vers l'avenir. Dans ses écrits, Kurzweil décrit la croissance exponentielle de la technologie et prédit que nous atteindrons la « singularité » d'ici 2045, le moment où les humains fusionneront avec l'intelligence artificielle, transcendant nos corps et nos cerveaux biologiques », confie-t-il dans un entretien accordé à la plateforme spécialisée What is Emerging.

Deux ans plus tard, Getnet Aseffa fonde iCog Labs qui s’est illustrée par sa programmation des cerveaux moteurs du robot Sophia. Conçue pour tout apprendre en s’habituant au comportement des êtres humains, le robot développé par la société spécialisée dans la robotique, Hanson Robotics, basée à Hong-Kong, a été présenté en 2018 à Addis Abeba.  

Melchior Koba

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Conscient de l’indispensabilité du numérique, il aide les jeunes à acquérir des compétences professionnelles dans le secteur. Il souhaite ainsi préparer le plus de ses concitoyens aux nouvelles réalités de l’emploi qui se profile.

Samy Mwamba (photo) est un entrepreneur congolais. Titulaire d’une licence en génie logiciel obtenu en 2017 à l’École supérieure d’informatique Salama au Congo, il est le président-directeur général d’Itot Africa. Fondée en 2017, l’académie de formation numérique propose à travers Okademy divers cours en ligne, notamment la création graphique, le développement informatique, la bureautique.

La start-up qui a commencé comme un forum de discussion sur les nouvelles technologies et l’emploi s’est par la suite ouverte aux prestations de services dans les domaines du développement logiciel, de la communication et du marketing digital ; de recrutement de talents en technologies. À ce jour, Itot Africa revendique la formation de 400 personnes en République démocratique du Congo (RDC) et la création de plus de 60 emplois. 

« Nous avons créé Itot Africa en 2016 quand nous étions encore étudiants. Nous voyions plusieurs de nos aînés universitaires achever leurs études et peiner à trouver un emploi même si c’était des gens très brillants. Cela nous a amenés à nous interroger sur les réalités de l’emploi en RDC », a déclaré Samy Mwamba lors d’un entretien accordé à Deutsche Welle. « Quand nous avons découvert qu’il n’y avait vraiment pas d’emploi en RDC, nous avons décidé de nous prendre en charge en créant d’abord une entreprise qui propose des solutions aux populations et aussi de former d’autres personnes aux compétences numériques », explique-t-il.

Samy Mwamba est depuis 2020 chargé des cours en e-commerce et e-business à l’école supérieure de la gouvernance économique et politique (EcoPo) de Lubumbashi. Orateur au TEDxBoulevardMsiri du Congo en décembre 2021, Consultant formateur de start-up pour l’Agence belge de développement (Enabel) de mai à juin 2021 en RDC, il a aussi exercé en tant que consultant en développement des plateformes digitales de l’Oxford Policy Management de septembre à novembre 2021 dans son pays. 

Véritable touche-à-tout, le numérique n’est pas le seul secteur dans lequel Samy Mwamba a entrepris. Il est directeur et cofondateur d’une marque de vêtements du nom de JENX. Il a aussi cofondé un centre d’élevage canin dénommé Dark Valley (DAVA). 

Melchior Koba 

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