Engagés dans le développement de l’intelligence artificielle, le Rwanda et l’Égypte souhaitent renforcer leur coopération pour lancer des projets communs et favoriser le transfert de compétences. Les initiatives prévues devraient contribuer à moderniser les services publics et à stimuler l’innovation.
Le Rwanda et l’Égypte souhaitent approfondir leur coopération dans les domaines de l’intelligence artificielle (IA), de la transformation numérique et du développement des compétences numériques. Les ministres rwandais des TIC et de l’Innovation, Paula Ingabire, et égyptien des Communications et des Technologies de l’information, Raafat Hindi, se sont rencontrés le lundi 29 juin au Caire pour définir de nouveaux axes de collaboration. Les deux gouvernements sont convenus de préparer un protocole d’accord qui servira de cadre à leur coopération dans les technologies de l’information et de la communication.
Les discussions ont porté sur la mise en œuvre de projets pilotes utilisant l’intelligence artificielle dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment la santé, l’agriculture, les services publics numériques et les technologies dédiées aux langues locales. Kigali et Le Caire souhaitent également renforcer les échanges entre administrations, universités, centres de recherche et pôles d’innovation afin de favoriser le transfert de connaissances, la recherche appliquée et la formation de talents spécialisés dans l’IA.
Au‑delà des projets bilatéraux, les deux pays ambitionnent de promouvoir une approche africaine commune de l’intelligence artificielle, fondée sur des principes de responsabilité, d’inclusion et de développement durable. Les ministres ont notamment évoqué une coordination accrue dans les forums régionaux et internationaux consacrés à la gouvernance de l’IA, afin de faire émerger des positions africaines communes sur les technologies émergentes. L’Égypte participe déjà au groupe de travail de l’Union africaine sur l’intelligence artificielle ainsi qu’aux travaux du Conseil de l’IA de Smart Africa.
Ce rapprochement intervient alors que les deux pays accélèrent leurs propres stratégies nationales. Le Rwanda vient d’approuver la création d’une Agence nationale de l’intelligence artificielle destinée à coordonner les investissements, l’innovation et la gouvernance de cette technologie, après avoir lancé sa stratégie d’infrastructures publiques numériques.
De son côté, l’Égypte déploie sa Stratégie nationale pour l’intelligence artificielle 2025‑2030, qui prévoit l’intégration de l’IA dans les services publics, le développement d’une main‑d’œuvre spécialisée et le renforcement des capacités de recherche. Le gouvernement a également adopté un plan opérationnel avec indicateurs de suivi et multiplie les partenariats avec les pays africains afin d’accélérer l’adoption de ces technologies sur le continent.
Samira Njoya
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