Internet : la Guinée veut doubler la capacité de sa dorsale pour soutenir la demande

Par : Isaac K. Kassouwi

Date de création : jeudi, 30 avril 2026 10:30

La Guinée multiplie les efforts en vue d’une amélioration de la connectivité Internet pour soutenir la transformation numérique. Le pays veut par exemple se connecter à un second câble sous‑marin.

Les autorités guinéennes veulent doubler la capacité de la dorsale nationale de fibre optique (backbone). L’initiative permettra à l’infrastructure d’absorber la croissance rapide du trafic Internet et d’éviter les risques de saturation qui pourraient entraîner une dégradation de la qualité de service, notamment des lenteurs et des interruptions.

Le projet a été examiné lors de la réunion de cabinet du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation du lundi 27 avril. La Société de gestion et d’exploitation du backbone national (SOGEB) a indiqué que les études préparatoires avancent en vue de sa mise en œuvre.

Ce projet de doublement de la capacité intervient dans un contexte de transformation numérique marqué par une hausse rapide des usages. Le trafic Internet mobile est passé de 23,98 millions de gigabytes (GB) au deuxième trimestre 2021 à 118,86 millions GB à la même période en 2025, selon les données du régulateur télécoms. Sur la même période, le nombre d’abonnés Internet mobile est passé de 6,6 millions à 8,3 millions.

Par ailleurs, le pays a engagé des discussions pour se connecter à un second câble sous‑marin de fibre optique. Cette initiative vise à renforcer la résilience de l’infrastructure numérique nationale tout en augmentant la capacité internationale afin de mieux répondre à la demande croissante. La Guinée explore également des solutions satellitaires pour améliorer la couverture et sécuriser l’accès à Internet dans les zones moins bien desservies.

Dans ce contexte, le renforcement de la dorsale vise à accompagner la transformation numérique en cours en garantissant une connectivité plus stable, plus rapide et plus fiable. En réduisant les risques de congestion du réseau, il doit permettre d’améliorer durablement la qualité de service pour les usagers, aussi bien particuliers que entreprises.

Les particuliers peuvent utiliser des services comme la maison connectée, l’Internet des objets, le télétravail, le streaming ou l’e‑learning. Les entreprises pourront, de leur côté, s’appuyer sur une infrastructure plus robuste pour développer leurs activités numériques, accélérer leur digitalisation et déployer des solutions gourmandes en bande passante comme le cloud, les services en ligne, le commerce électronique ou encore les applications métiers en temps réel.

Au‑delà de ces usages, ce renforcement vise à structurer et dynamiser l’écosystème numérique guinéen. Il crée de meilleures conditions de développement pour les jeunes entreprises du numérique. En Afrique, l’absence d’une connectivité fiable et abordable est souvent considérée comme l’un des principaux freins à la croissance des start‑up. Elle limite leur capacité à attirer des investisseurs et freine le développement de nouveaux services. Elle réduit également leurs possibilités d’innovation et leur capacité à élargir leur clientèle, aussi bien au niveau national qu’international.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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