La pandémie de la Covid-19 a été à l’origine d’une demande croissante de programmes d'enseignement à distance dans le monde. En Afrique, des tech entrepreneurs ont su saisir l’opportunité et plusieurs edtech ont vu le jour dans cette période.
Kidato est une solution edtech développée par une jeune pousse kényane. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les élèves de la maternelle à la douzième année, d’accéder à des cours en ligne incluant des devoirs et une collaboration entre les élèves d’un même niveau d’étude. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2020 par Sam Gichuru (photo, à droite).
La solution ne dispose pas encore d’une application mobile, donc il est indispensable de passer par un navigateur pour accéder à la plateforme web de la start up. L’utilisateur peut créer un compte et, après l’inscription dans un programme, il pourra suivre les cours en ligne. Le programme de Kidato est basé sur celui de la Grande-Bretagne. « Le British National Curriculum encourage la pensée critique. Il aide également les enfants à développer des compétences pour devenir des apprenants indépendants », indique la plateforme.
Avec une politique d’un enseignant pour cinq élèves et un nombre d’apprenants en constante progression, Kidato a régulièrement besoin d’enseignants qualifiés. Malgré ce besoin, l’edtech les fait passer par un processus de candidature et de vérification afin qu’ils démontrent leur expertise. L’objectif étant de toujours assurer une bonne formation aux enfants. « Nous cherchons à travailler avec les meilleurs tuteurs et universités pour aider à façonner l'avenir de l'éducation en Afrique », a déclaré Sam Gichuru.
Par ailleurs, les parents peuvent toutefois suivre les progrès de leurs enfants de façon quotidienne sur la plateforme. En 2021, la jeune pousse a été sélectionnée pour prendre part à la cohorte hiver 2021 de l’accélérateur californien Y Combinator. Elle a encaissé un chèque de 125 000 $ en financement de démarrage et à bénéficier d'un programme de mentorat de plusieurs semaines. La même année, Kidato réussit une levée de fonds de 1,4 million $ pour développer sa technologie et accélérer sa croissance.
Adoni Conrad Quenum
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L'initiative PAYAIG (Pan-African Youth Ambassador for Internet Governance) développée par Cyber Czar et soutenue par le gouvernement britannique a annoncé, le mardi 2 mai, l’ouverture des candidatures pour son programme portant sur la gouvernance de l’Internet en Afrique.
Pour postuler, il faut avoir entre 18 et 30 ans, être résident en Afrique, pouvoir communiquer efficacement dans l'une de ces cinq langues : l’anglais, l'arabe, le français, le portugais ou le swahili, être motivé pour la gouvernance de l'Internet. La date limite du dépôt des candidatures est fixée au 19 mai.
Participation à l'adresse : https://docs.google.com/forms/d/16kwbW6aJsVABo7HSa7sActb55-O6QblX-kTHHFmxmas/viewform?edit_requested=true
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Les candidatures pour le programme Women Techsters sont ouvertes jusqu’au 27 mai
Depuis 2020, l’organisation internationale basée aux Etats-Unis accorde des capitaux supplémentaires à des associations qui travaillent pour l’inclusion numérique dans trois pays dans le monde. En Afrique, c'est le Sénégal qui est éligible pour le programme.
La Fondation Internet Society, une organisation qui promeut le développement de l’Internet dans le monde, a annoncé le lundi 1er mai l’ouverture des candidatures pour l’édition 2023 de son programme Strengthening Communities, Improving Lives and Livelihoods (SCILLS).
Pour cette troisième année consécutive, des subventions d’un montant pouvant atteindre 250 000 dollars seront octroyées à des organisations pour des projets, au Sénégal, visant à multiplier les opportunités pédagogiques pour une utilisation davantage maîtrisée et efficace de l'Internet.
« L'accès à Internet a fortement augmenté au Sénégal, mais l'accès aux connaissances et aux compétences en matière d'Internet reste inaccessible pour certains. Ces nouvelles subventions du programme SCILLS soutiendront les organisations qui connectent les communautés défavorisées aux compétences numériques essentielles nécessaires au développement de la croissance économique et des perspectives d'éducation », a expliqué Sarah Armstrong, la directrice exécutive d'Internet Society Foundation.
Au Sénégal, le taux de pénétration de l'Internet est estimé à 99,03 % contre 94,82 % l'année précédente selon un rapport de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) arrêté au 31 décembre 2022. On observe donc une croissance par rapport à l'année précédente.
Ainsi, Internet Society Foundation ambitionne d'accompagner des projets visant à tirer parti de cet accroissement de l'accès à Internet en créant des opportunités éducatives ou en soutenant l'inclusion économique des communautés mal ou non desservies du Sénégal.
Les projets et les organisations qui œuvrent dans ce sens sont invitées à soumettre leurs dossiers complets au plus tard le 31 mai à l’adresse : https://www.isocfoundation.org/grant-programme/scills-grant-programme/.
Samira Njoya
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L'entreprise sociale Tech4Dev a récemment annoncé le lancement de son initiative Women Techsters, visant à offrir des bourses pour un programme d'apprentissage virtuel pour les jeunes filles et les femmes en Afrique.
Le programme offrira aux participantes des compétences de blockchain, cybersécurité, science des données et ingénierie de l'intelligence artificielle, réalité mixte/animation 3D, développement d'applications mobiles, conception de produits (UI/UX), gestion des produits et développement de logiciels.
Les femmes africaines âgées entre 16 et 40 ans désireuses de participer à ce programme doivent s’inscrire avant le 27 mai à l’adresse : https://www.womentechsters.org/
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Des bourses de formation au numérique pour les femmes africaines
En Afrique, l’accès à l’école ne se heurte pas toujours à la modicité des moyens financiers des familles. L’environnement social, dans certains cas, peut aussi être considéré comme un frein. Alors que la transformation numérique se propage, l’usage bien orienté des TIC apporte des succès.
Selon la Banque mondiale, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans l’apprentissage des enfants est bénéfique à plus d’un titre. L’institution internationale en veut pour preuve les données issues de l’expérience menée avec son assentiment entre 2018 et 2020 dans les Etats de Kano et de Jigawa, dans la région du nord-ouest du Nigeria. L’opération a porté sur 9393 ménages ruraux dont les enfants de 6 à 9 ans et leurs parents ont été soumis à deux approches d’éducation numérique. Elle a révélé à son terme un recul de la non scolarisation de 42 %.
L'échantillon de base sélectionné par la Banque mondiale comprenait 2 335 ménages vivant dans 32 communautés ayant reçu uniquement des vidéos aspirationnelles destinées aux parents pour faire changer leur mentalité et souhaiter mieux pour leurs enfants ; 2 345 ménages vivant dans 32 communautés ont reçu des vidéos aspirationnelles et 40 % d'entre eux ont reçu en plus un smartphone contenant du contenu éducatif. 4 713 ménages vivant dans 64 communautés ont servi de groupe de contrôle.
L’étude « Improving Enrollment and Learning through Videos and Mobiles Experimental Evidence from Northern Nigeria » a démontré que les vidéos aspirationnelles seules ont réduit les aspirations des filles à se marier à l'âge de 15 à 18 ans. Ces vidéos ont surtout eu de l’impact sur les parents des filles. Dans les ménages qui ont reçu les vidéos aspirationnelles et le smartphone, les compétences en lecture et en calcul des enfants se sont respectivement améliorées de 0,46 point et 0,63 point par rapport au groupe témoin.
Selon la Banque mondiale, aucune preuve d'effets hétérogènes en fonction du sexe de l'enfant n’a été trouvé en général, « ce qui souligne le potentiel des technologies de l'information et de la communication pour atteindre efficacement les filles dans les milieux conservateurs, où la réclusion des filles ou un fort préjugé en faveur de l'éducation des garçons peut empêcher les filles d'accéder à l'enseignement formel ».
« Notre analyse hétérogène par sexe montre que les interventions ont fonctionné aussi bien pour les filles que pour les garçons et que l'ampleur des effets du traitement selon le sexe était généralement similaire pour les principaux résultats (inscription à l'école et compétences en lecture, écriture et calcul) », a précisé l’institution financière.
La pression sociale, un frein à l’éducation
Du fait que les vidéos et le smartphone pouvaient être utilisés par plusieurs membres du ménage dans ces environnements à faibles ressources, l’étude a aussi révélé que ces ressources ont permis d'améliorer les compétences en lecture et en calcul des frères et sœurs plus âgés non ciblés, de réduire la parentalité précoce des adolescents vivant dans les ménages traités et de diminuer l'insertion précoce sur le marché du travail.
Une aubaine selon la Banque mondiale qui indique que selon le rapport Reading and Access Research Activity de 2019, le nord du Nigeria enregistrait un retard d’apprentissage considérable par rapport à la moyenne nationale. Moins de 3 % des élèves de deuxième année des écoles primaires publiques pouvaient lire un texte en haoussa avec une compréhension de 80 % ou plus. Dans le nord-ouest du pays, seuls 29 % des femmes âgées de 15 à 49 ans et 59 % des hommes étaient alphabétisés. Seuls 40 % des 30-34 ans ont été scolarisés dans les zones du nord-est et du nord-ouest, contre 90 % dans les régions du sud-est et du sud-ouest du pays.
Cette situation, l’étude l’a justifiée par la forte adhésion des populations aux normes traditionnelles. L'institution juridique formelle de la charia qui s'applique dans la plupart des Etats du nord et couvre les questions sociales, civiles et pénales a renforcé les normes sociales qui encouragent les mariages précoces chez les adolescentes et donc les grossesses précoces. Tout ceci représentant des obstacles supplémentaires à l'éducation. L'émergence du groupe terroriste militant Boko Haram, qui se traduit par : « l'éducation occidentale est interdite », a créé un obstacle supplémentaire à la scolarisation et à la fréquentation de l'école dans le nord du pays.
Selon l'enquête World Values Survey 2017-2021 cité par la Banque mondiale, 42 % des personnes interrogées au Nigeria pensent que l'université est plus importante pour un garçon que pour une fille et 41 % pensent que les enfants d'âge préscolaire souffrent si la mère travaille. Ces normes contrastent avec celles observées dans d'autres pays comme le Kenya, où les proportions de la population ayant ces opinions sont respectivement de 18 % et 23 %.
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Grâce à ses programmes d’accélération, son espace de travail collaboratif et ses événements de réseautage, Smart Lab offre aux jeunes entrepreneurs les outils et les ressources dont ils ont besoin pour développer leurs idées et créer des entreprises prospères.
Lancé en 2017 par l’entreprise de transformation digitale tanzanienne Smart Codes, fondée par Edwin Bruno, Smart Lab est un laboratoire d’innovation et un accélérateur de start-up ayant pour mission d’inciter les établissements d’enseignement à changer l’avenir de leurs étudiants en travaillant main dans la main afin de répondre aux besoins des entreprises.
Ainsi, la plateforme d’innovation met en relation des établissements d’enseignement avec des entreprises partenaires afin de mettre en place des solutions innovantes qui auront un impact sur les communautés, les parties prenantes et les populations en Afrique.
Les entreprises partenaires de Smart Lab sont généralement des sociétés qui connaissent déjà du succès dans le domaine de la technologie et de l’innovation. Pendant son programme d’accélération Corporate Accelerators, lancé en partenariat avec Vodacom et qui dure trois mois, les employés de la société de communication mobile travaillent avec de jeunes start-up en tant que mentors pour construire des produits et services qui résolvent certains défis clés grâce à des techniques d’expérimentation rapide et allégée.
Avec le Smart Lab Talent, l’accélérateur met son expertise et son expérience au service d'entreprises partenaires pour les aider à construire des équipes d’ingénieurs de haut niveau en aidant les dirigeants dans le processus de recrutement dans le domaine de la technologie.
Il organise chaque année une série d’événements trimestriels, appelée Corporate Unwind, au cours desquels les entreprises les plus influentes de l’écosystème tanzanien sont invitées à partager leur passion, leurs outils et les différentes astuces qu’elles utilisent pour que leur entreprise devienne et demeure prospère et influente dans leur domaine d’activité. La cinquième édition s’est déroulée en septembre 2022.
Yesterday, we hosted the 5th Corporate Unwind event that unveiled the limelight on Jose Daniel Moran Ramirez, Managing Director of TBL. It was an honour to host you all that attended this memorable discussion moderated by Edwin Bruno, CEO of Smart Africa Group. pic.twitter.com/92za30wSpP
— Smart Lab (@SmartLab255) September 23, 2022
Avec le soutien de partenaires comme Seedspace, Ennovate Hub, Digital Opportunity Trust Tanzania et X Prize Foundation, entre autres, Smart Lab a organisé plusieurs hackathons, des programmes de développement des compétences et des talents et a créé un espace de coworking pour permettre aux entrepreneurs de travailler, de se connecter et d’innover de manière collaborative.
Melchior Koba
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Après un lancement timide au milieu des années 2010, la plateforme connaît un franc succès ces dernières années. Elle a réussi à attirer des investisseurs pour étendre ses services dans le but d’inclure un plus grand segment d'utilisateurs.
One-to-one Courses (OTO Courses) est une plateforme edtech développée par une jeune pousse égyptienne. Elle permet aux utilisateurs d'accéder principalement à des cours d’anglais individuels et personnalisés avec un instructeur. La start-up, basée au Caire, a été fondée en 2015 par Ahmed Badr et Tarek Nour El-Din. Depuis son lancement, elle a levé environ 500 000 $ pour développer sa technologie et accélérer sa croissance en Egypte et au Moyen-Orient.
La solution ne dispose pas encore d’application mobile. Il faut créer un compte sur la plateforme et opter pour un cours avec un moniteur. Le cours, qui se déroule via un appel audio sur la plateforme, consiste en des sessions individuelles en ligne d’une durée d’une heure avec un instructeur privé. Il est possible de réserver une séance d’essai moyennant les frais (10 $) pour se faire une idée du service.
« Chez OTO, nous cherchons à être une plateforme de premier plan pour l'apprentissage en ligne en Egypte et au Moyen-Orient, et à fournir des services de haute qualité pour tout le monde », a déclaré Tarek Nour El-Din. Et Ahmed Badr ajoutera : « nous continuerons à offrir des services de haute qualité aux tarifs les plus abordables à nos utilisateurs afin que tous les segments puissent bénéficier de notre plateforme ».
Par ailleurs, il faut signaler que les apprenants choisissent les heures de leur session. En fonction de leur emploi du temps, ils peuvent programmer leurs sessions avec les instructeurs. Les vidéos des différentes sessions sont accessibles sur la plateforme ce qui permet aux apprenants de visionner à nouveau les cours pour mieux intégrer certaines notions. En 2021, l’edtech a revendiqué plus de 350 000 heures de cours dispensés en ligne à plus 15 000 apprenants.
Adoni Conrad Quenum
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Samsung Electronics Maroc et le ministère de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports ont annoncé, le mardi 18 avril, le lancement de la 4e édition du programme Samsung Innovation Campus (SIC) au Maroc.
Cette nouvelle édition vise à renforcer la démocratisation de l’utilisation des nouvelles technologies et des compétences innovantes dans l’apprentissage à l’école. L’objectif est de contribuer à la formation de la prochaine génération de profils compétents dans les TIC.
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Il est à la tête d’une entreprise de technologie éducative pour les enfants. En tant que serial entrepreneur, il est à l’origine de plusieurs solutions technologiques qui révolutionnent le secteur éducatif en Afrique.
Matthew Henshall (photo) est un serial entrepreneur sud-africain diplômé de l’université du Cap où il a obtenu un bachelor en ingénierie électromécanique en 2013. Il est le fondateur et le président-directeur général de la start-up de technologie éducative Code4Kids.
Fondée en janvier 2018, Code4Kids propose un programme qui permet aux enseignants de former des enfants âgés entre 8 et 15 ans en codage, en robotique et en informatique par l’utilisation d’outils et de contenus du monde réel en salle de classe. Le programme prévoit également un processus continu de formation des enseignants afin que ces derniers restent à la pointe de la technologie.
Récemment, la start-up a été sélectionnée pour participer au programme Mastercard Foundation EdTech Fellowship. Cette initiative de la Mastercard Foundation Centre for Innovative Teaching and Learning, élaborée en partenariat avec des centres de technologie et d’innovation et accélérateurs edtech, vise à soutenir les entreprises de technologie éducative en phase de croissance, qui ont un fort potentiel de développement et d’impact.
Hormis Code4Kids, Matthew Henshall est également le fondateur et le PDG de Lessonspace. Lancée en 2018, il s’agit d’un espace collaboratif comme Zoom et Twilio qui permet aux enseignants de dispenser des cours en ligne et en direct, individuellement ou en groupe.
Il est le fondateur de romm.sh qui est un logiciel de visioconférence utilisé par plusieurs entreprises pour des réunions en ligne. C’est d’ailleurs ce logiciel qui alimente Lessonspace et Code4Kids. En 2016, il a fondé SkillUp Tutors, une entreprise qui met en relation des étudiants et des tuteurs grâce à sa plateforme en ligne.
Matthew Henshall a entamé sa carrière professionnelle en 2014 en tant qu’ingénieur système de Vital Health Foods, une entreprise qui s’efforce d’inspirer, de motiver et de donner à chacun les moyens de mener une vie saine en fabriquant des compléments nutritionnels, des aliments et d’autres produits de haute qualité.
Entre 2015 et 2016, il a travaillé pour BattCo Energy Storage Systems, une start-up sur le marché du stockage d’énergie pour la mobilité, les applications stationnaires et les réseaux, où il était ingénieur électromécanicien.
Melchior Koba
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Le Sud-Africain Clive Butkow investit dans les technologies numériques à fort impact
Avec l’essor de la technologie, le marché du travail connait de profonds changements en Afrique. Alors que de nombreux profils de métiers se transforment ou disparaissent, il devient urgent pour les Etats d’anticiper et proposer des solutions idoines aux nouveaux besoins.
Le président de la République d’Afrique du Sud Cyril Ramaphosa (photo) annonce le lancement prochain à l’échelle nationale d’une formation des jeunes sans emplois aux compétences numériques. Dans son bulletin d’information hebdomadaire publié dimanche 17 avril, il a expliqué que la somme de 800 millions de rand (43,6 millions $) sera investie pour financer cette nouvelle action pilotée par le National Skills Fund (Fonds national pour les compétences) en faveur de la jeunesse.
[Listen] The National Skills Fund is expected to launch a training package in digital skills for unemployed youth in the country. This was announced by President Cyril Ramaphosa in his weekly newsletter. https://t.co/Z2sh8iJWKj pic.twitter.com/W2itirHU7s
— South African Government (@GovernmentZA) April 17, 2023
Le World Economic Forum (WEF) estime que l’Afrique du Sud « devrait connaître le taux de chômage le plus élevé au monde. En tant que nation la plus industrialisée du continent, le taux de chômage devrait atteindre 35,6 % en 2023 ».
Cette situation résulte de plusieurs causes dont la faible croissance économique qui a entraîné une diminution des possibilités d'emploi ; l’inadéquation entre l'éducation et les compétences qui rend difficile la recherche d'un emploi pour de nombreuses personnes ; des problèmes structurels tels que de fortes inégalités ; une concentration de la propriété et un marché intérieur limité ; une rigidité du marché du travail à travers des lois du travail, des réglementations et conventions collectives qui limites l’accès à l'emploi en particulier pour les petites et moyennes entreprises.
Alors que l’économie numérique fait naître de nouveaux métiers à fort potentiel, le gouvernement voit dans la reconversion ou la réorientation de certains Sud-Africain un moyen de répondre aux nouvelles réalités du marché de l’emploi suscitées par l’accélération de la transformation numérique. La formation aux compétences numériques des jeunes sans emplois par le National Skills Fund est l’une des nombreuses actions de développement initiées par l’Etat depuis 2020 pour préparer le pays à la quatrième révolution industrielle.
Au cours des trois dernières années, de nombreuses entreprises internationales et locales, spécialisées dans les services numériques ou la connectivité à haut débit, ont renforcé leurs investissements en Afrique du Sud. De nouvelles sociétés ont exprimé leur intérêt pour ce marché. Ce sont des milliers d’opportunités professionnelles spécialisées en perspectives que le gouvernement sud-africain veut qu'une main-d'œuvre locale capable saisisse.
Muriel Edjo
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