Entre rigueur technique et vision produit, l’entrepreneur égyptien fait de la qualité logicielle un moteur de croissance dans un secteur saturé d’innovations.
Omar Gabr (photo) est un entrepreneur technologique égyptien, diplômé de l’Université du Caire, où il a obtenu une licence en génie informatique et télécommunications. Il est cofondateur et président de Luciq (anciennement Instabug), une plateforme dédiée au suivi et à l’amélioration de la qualité des applications mobiles.
Fondée en 2012, Luciq aide les équipes de développement à se concentrer sur la création de fonctionnalités utiles, tout en garantissant un haut niveau de performance et de fiabilité. Elle repose sur une idée simple : faire en sorte que l’application « fonctionne simplement ». Pour cela, elle détecte, analyse et résout les problèmes avant même que les utilisateurs ne s’en aperçoivent.
La plateforme capte l’ensemble des signaux liés à l’expérience utilisateur (plantages, anomalies visuelles, dysfonctionnements, retours d’utilisateurs et enregistrements de sessions) afin de fournir une vision globale et précise de l’état de l’application. Elle transforme ces données en informations exploitables, en mettant en avant les éléments les plus importants grâce à un système de priorisation, des scores de frustration, des tableaux de bord dynamiques et une évaluation claire de l’impact sur l’activité.
Luciq accélère le traitement des problèmes grâce à des mécanismes d’automatisation, des analyses de causes profondes, des suggestions de modifications de code, avec validations intégrées. Cette approche réduit l’effort requis des équipes techniques et prévient la propagation des défauts jusqu’aux utilisateurs finaux. Luciq propose également des alertes en temps réel, un pilotage précis des versions, la gestion des fonctionnalités actives et des corrections automatisées.
En reliant la qualité des applications à des indicateurs concrets tels que le chiffre d’affaires ou la fidélité client, Omar Gabr ambitionne de libérer du temps pour l’innovation et la croissance, au lieu de le consacrer à la gestion répétitive de crises techniques.
Melchior Koba
Lire aussi:
Amr Abodraiaa connecte les hôpitaux à des radiologues à la demande avec Rology

























