Après quatre années d’absence, la Semaine du numérique est de retour en Guinée. Elle se tiendra du mercredi 14 au vendredi 16 juin au Palais du peuple à Conakry sous le thème « le numérique au service du peuple ».
Au programme de cette 5e édition, des conférences sur les tendances actuelles et les défis de la transition numérique, des ateliers de formations pratiques sur les compétences numériques et des rencontres et échanges avec des experts dans le domaine du numérique.
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La ville d’Antananarivo à Madagascar accueillera, du 29 au 30 septembre, la 5e édition du Forum international des Investisseurs à Madagascar et en Afrique (FIDIMA) sous le thème « le numérique entre en scène ». Pour cette édition, plus de 1 800 personnes sont attendues dont plusieurs issus de cinq pays à l'honneur : le Maroc, la Mauritanie, la Tunisie, l’île Maurice et Madagascar.
Le forum mettra en lumière les enjeux économiques, financiers et éthiques du numérique. Il cernera aussi les perspectives offertes par les fintechs, la blockchain ou encore l’intelligence artificielle.
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La 2e édition du Sommet africain des start-up et de l’économie numérique (SASEN) se tiendra du 8 au 9 juin à Abidjan sur le thème « Economie numérique, levier de création d’emploi pour la jeunesse africaine ».
Pour cette édition, plus de 500 start-up et décideurs, des institutionnels, des investisseurs, des partenaires au développement du secteur et des délégations issues de 8 pays dont le Bénin, le Sénégal et la France sont attendus.
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Dans plusieurs pays à travers le monde, les réseaux sociaux ne sont plus considérés comme de simples outils de communication. Ils ont la capacité de devenir de puissantes armes de propagande. Cette crainte partagée par les autorités donne parfois lieu à des mesures extrêmes au nom de la sécurité.
Depuis la nuit du jeudi 1er juin, l’accès aux réseaux sociaux Facebook, Twitter, WhatsApp, Youtube est restreint à Dakar au Sénégal et dans plusieurs autres villes du pays. Dans l’après-midi, les populations rencontraient déjà quelques difficultés pour communiquer aisément sur ces plateformes. Certains consommateurs ont cru à des problèmes de qualité de service Internet des opérateurs télécoms. Mais il n’en est finalement rien. NetBlocks, une organisation de surveillance de la gouvernance d'Internet, a confirmé le blocage des réseaux sociaux sur son compte Twitter.
TIWTTER
Ce blocage intervient alors que des affrontements entre les forces de sécurité et des groupes de jeunes se multiplient dans plusieurs quartiers de Dakar, Ziguinchor, Mbour ou encore Kaolack depuis hier. Cette situation conflictuelle est survenue après l’annonce, dans la matinée de jeudi, de la condamnation d’Ousmane Sonko, le président du parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (Pastef), à deux ans de prison ferme pour « corruption de la jeunesse ». Cette peine le rend inéligible pour la présidentielle de février 2024. Il est à noter « qu’Ousmane Sonko était poursuivi depuis 2020 pour viols et menaces de mort à l’encontre d'Adji Sarr mais a été condamné pour d’autres faits ».
Le 8 mai dernier, son éligibilité pour la présidentielle avait déjà été mise à mal par une première condamnation à six mois de prison avec sursis pour diffamation contre le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang.
Dans une communication, le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, a justifié les restrictions d’accès aux réseaux sociaux par la volonté d’empêcher « la diffusion de messages haineux et subversifs ». Le bureau national du Pastef, dans un communiqué publié jeudi dans l’après-midi, appelait « le peuple sénégalais » à « descendre dans la rue » et demandait aux « forces de l’ordre et à l’armée de se mettre de son côté ».
En bloquant l’accès aux réseaux sociaux, le gouvernement veut éviter toute mobilisation d’Ousmane Sonko qui a su utiliser ces outils tout au long de sa bataille judiciaire dans l'affaire Adji Sarr qu’il a toujours présentée comme un complot du gouvernement du président Macky Sall pour l’évincer de la course au pouvoir.
Facebook et Twitter ont plusieurs fois été mis à contribution pour relayer les manifestations et les actions de terrain menées par les nombreux jeunes acquis à la cause d’Ousmane Sonko qui est par ailleurs maire de Ziguinchor, la capitale de la Casamance. Ces vidéos ont parfois contribué à un effet d’embrasement dont les retombées ont été des décès de personnes et des destructions matérielles durant les manifestations.
Muriel Edjo
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Le programme ARM Labs Lagos Techstars Accelerator est ouvert aux candidatures. Il est destiné aux fondateurs d'une start-up qui souhaitent développer leur entreprise. Les candidats retenus recevront jusqu’à 120 000 $ de financement en plus d’un accès à un réseau mondial d'investisseurs, à un mentorat pratique et à plusieurs autres avantages. Les candidatures sont attendues avant le 9 août à l’adresse https://apply.techstars.com/?source=nav.
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A l’ère de l’économie numérique, les données précises sur les populations représentent un atout stratégique dans la planification des actions gouvernementales. Elles permettent d’agir avec efficacité avant, pendant ou après toute situation aux conséquences directs ou indirects sur la vie de millions d’individus.
En marge du GITEX Africa qui se tient à Marrakech du mercredi 31 mai au 2 juin 2023, le gouvernement du Togo a dévoilé ce jeudi 1er juin la signature d’un accord avec Atos et IDEMIA pour la construction du système national d’identification électronique. Atos, une entreprise française spécialisée dans la transformation numérique, et IDEMIA, une entreprise française de sécurité numérique, concevront, construiront, testeront et mettront en oeuvre à cet effet une solution biométrique basée sur la technologie de reconnaissance de l'iris, du visage et des empreintes digitales.
Alpha Barry, le directeur général d'Atos Afrique, affirme que « la solution biométrique d'identification électronique jouera un rôle crucial dans la transformation numérique et le développement national du Togo. Atos s'engage à fournir une solution fiable et sécurisée qui répond aux besoins du gouvernement et des citoyens ».
La solution numérique que développeront Atos et IDEMIA comprendra un portail citoyen, une application mobile, des solutions en cybersécurité, un système biométrique central, des kits d'enrôlement et un système de personnalisation pour les nouvelles cartes d'identité électroniques. Elle est clé en main intégrée de bout en bout et sera construite sur une infrastructure évolutive afin de répondre aux besoins actuels et futurs du Togo.
Les deux partenaires technologiques du gouvernement togolais soulignent que le projet mettra l'accent sur un engagement local et le transfert de compétences avec l’ouverture d’une filiale d’Atos au Togo pour assurer le transfert de connaissances et de compétences au personnel local afin de garantir une exploitation indépendante et efficace du système sur le long terme.
Le système national d'identification électronique viendra porter le projet national « e-ID Togo » dont l’objectif est d’attribuer à toute personne physique de nationalité togolaise ou résidant au Togo un numéro d’identification unique (NIU) sur la base de ses données démographiques et biométriques. Ces données ainsi que les NIU permettront ainsi de mettre en place une base de données centrale, sécurisée et fiable qui servira de référence pour la vérification de l’identité des bénéficiaires de services publics, privés ou sociaux.
Ce projet fait partie du programme d'identification unique en Afrique de l'Ouest pour l'intégration et l'inclusion régionale (WURI), doté d'un budget global de 500 millions de dollars financé par la Banque mondiale.
Adoni Quenum, Marrakech
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La 2e édition de la B2B Digital Day, la journée conçue pour aider les entreprises à découvrir les dernières tendances et technologies numériques en Côte d'Ivoire, se tiendra le 22 juin à Abidjan.
Organisée par le Yadec Consulting, un cabinet de conseil en marketing et développement commercial, cette deuxième édition s’inscrit dans la lignée de la première, à savoir sensibiliser tous les acteurs du marché ivoirien à l’adoption de la transformation digitale comme une opportunité pour innover et faire croître les entreprises.
Le thème retenu pour la B2B Digital Day 2023 est : « Digitalisation des métiers : Pratiques et outils ».
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L'African Soft Power Summit se tiendra du 23 au 27 mai au Rwanda
La septième édition du Tunisia Digital Summit (TDS), un événement dédié à la transformation numérique et aux technologies émergentes en Tunisie, se tiendra les 21 et 22 juin à Tunis. L'évènement sera retransmis en ligne via la plateforme Eventoo.
Cette édition est placée sous le thème : « Le numérique et l’innovation, au service de l’économie verte ».
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Lundi 8 mai, LinkedIn a annoncé une réorganisation de son organisation commerciale mondiale et de sa stratégie en Chine. Cette décision implique la suppression de 716 postes et l’arrêt progressive de son application d'emplois locaux en Chine, InCareer, d’ici le 9 octobre. Ces décisions découlent d’une volonté de l’entreprise de s'adapter à l'évolution du marché, à la demande des clients ; de devenir plus agile et d'aligner les équipes pour sa prochaine phase de croissance. « Alors que nous planifions l'exercice 24, nous nous attendons à ce que l'environnement macroéconomique reste difficile », a déclaré Ryan Roslansky, le président directeur général de LinkedIn.
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Au cours des dernières années, le paiement mobile s’est intégré au cœur des habitudes financières d’une tranche croissante de la population africaine. Le service qui a su se diversifier ne cesse de conquérir de nouveaux marchés sur le continent et de gagner en maturité.
L’Afrique est demeurée le marché porteur du Mobile Money dans le monde en 2022. Dans son rapport « State of the Industry Report on Mobile Money 2023 », les statistiques dévoilées par l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) révèlent que le continent a enregistré 166 services actifs (sur 315 au niveau mondial, Ndlr) ; 781 millions de comptes actifs (48,81 % des 1,6 milliard d’utilisateurs enregistrés dans le monde) en croissance de 17 % par rapport à 2021.
Il a également généré 44,9 milliards (+21 %) de volume de transactions financières évalué à 836,5 milliards $ (+22 %). Cette somme représente 66,39 % des 1 260 milliards $ échangés sur le service Mobile Money dans le monde.
L’Afrique de l’Est demeure la sous-région la plus dynamique du continent avec 390 millions de comptes actifs qui ont généré 28 milliards de transactions d’une valeur de 491,8 milliards $. L’Afrique du Nord, du fait de sa taille réduite, a enregistré la plus petite performance avec 18 millions de comptes actifs pour 97 millions de transactions évaluées à 4,7 milliards $.
Infographie: le marché Mobile Money en Afrique (2022)

Source : GSMA
Malgré ces bonnes nouvelles, l’Association déplore toutefois des défis qui persistent et mettent en danger l’inclusion financière. « Certains pays ont introduit des taxes sur les transactions d'argent mobile et des frais qui ne correspondent pas à leurs objectifs d'inclusion financière. La fraude reste également un problème à l'échelle du secteur ».
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