Elle a réussi à fédérer un ensemble de professionnels du droit pour donner aux États du continent la meilleure expertise en faveur de l’éclosion d’un cadre propice à l’innovation technologique. Son travail lui a valu la reconnaissance de plusieurs organisations de renom.

Linda Bonyo (photo) est une experte en droit numérique et entrepreneure kényane. Diplômée de l’École de droit du Kenya, elle est la fondatrice et la présidente-directrice générale de Lawyers Hub. Créé en 2017, le réseau panafricain d'avocats est spécialisé dans la formation et la consultation en matière de droit numérique.

Elle est l’une des Africaines reconnues il y a une semaine par l’organisation internationale de journalisme Rest of World comme l’un des 100 acteurs mondiaux du changement par la technologie.  Son travail, axé sur la gouvernance des données, l'intelligence artificielle, la propriété intellectuelle, l'identité numérique, la gouvernance d'Internet, l'économie numérique, la technologie et la démocratie, contribue à l’évolution de la réglementation et des politiques autour du numérique en Afrique.

À travers Lawyers Hub, Linda Bonyo a organisé en 2020 le premier Africa Law Tech Festival (composé d’une LawTech Academy, d’un Africa Legal Hackathon, d’un Africa Digital Rights Concert et de l’Africa Policy Co-Creation Conference) qui a réuni plus de 20 pays africains et plus de 1000 participants. Elle a également créé le Lawyers Innovation Hub pour soutenir les start-up technologiques et développer la collaboration interdisciplinaire du droit et de la technologie. 

Avocate à la Haute Cour du Kenya et siégeant au sein de plusieurs organismes juridiques tels que l’Union panafricaine des avocats et l’East Africa Law Society, elle souhaite plus d’engagement des avocats dans les politiques de l’innovation. Elle déplore le fait que de nombreux avocats, régulateurs et décideurs politiques soient « actuellement  pris dans un labyrinthe sur ce que signifient exactement l’innovation et la technologie pour l’avenir de la réglementation et de l’entrepreneuriat ». 

Consultante en identité numérique et en gouvernance des données à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Linda Bonyo a débuté sa carrière professionnelle en 2010 au CRADLE Child Rights Foundation. En novembre de la même année, elle rejoint le bureau du médiateur de l’université d’agriculture et de technologie Jomo Kenyatta comme directrice juridique.

De 2013 à 2014, elle travaille pour Transparency International en tant qu’avocate en charge de la gouvernance et des politiques. De 2014 à 2017, elle est avocate spécialisée en immigration au cabinet juridique Bonyo & Co. Lawyers Hub lui prendra ensuite tout son temps.

Linda Bonyo a fait partie de la cohorte de bourses 2020-2021 Tech Women Emerging Leader Fellowship. Elle est également membre du Real Facebook Oversight Board, l’instance arbitrale de Facebook conçue pour trancher des contestations de suspension de compte. 

Melchior Koba 

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Son parcours professionnel dans le secteur de la data lui a permis de bâtir une plateforme qu’elle veut sécurisée et efficace. Elle fait aussi de l’éducation financière une priorité pour donner à un plus grand nombre d’Africains l’opportunité d’investir dans de nouveaux actifs financiers.

Nelly Chatue-Diop (photo) est une informaticienne et entrepreneure camerounaise spécialisée dans la fintech. Titulaire d’un diplôme d’ingénieure en informatique et télécommunications de CPE Lyon en 2004, elle est la fondatrice et présidente-directrice générale d’Ejara, une plateforme d’investissement mobile basée sur la blockchain en Afrique francophone.

Créé en 2020, le service orienté vers le continent donne aux Africains l’opportunité d’investir à des coûts abordables dans plusieurs actifs, que ce soit des actions fractionnées ou des cryptomonnaies. Ejara offre aussi à ses utilisateurs des possibilités d’épargne par Mobile Money à partir de 100 FCFA (0,16 USD) depuis son smartphone. Des cours d’éducation financière sont aussi proposés par la start-up.

Nelly Chatue-Diop — qui est aussi titulaire d’un master en administration des affaires, finance d’entreprise, marchés financiers et stratégie obtenu en 2007 à HEC Paris, et d’un autre en finance obtenu en 2008 à l’École de commerce de Londres — explique « qu’Ejara est issu d’une vision que j’ai, qui est de permettre à chacun, où qu’il se trouve en Afrique, de pouvoir créer, augmenter et protéger sa richesse et son épargne ».

Avant Ejara, Nelly Chatue-Diop a multiplié les investissements pour se faire une place dans la tech et contribuer au développement de l' Afrique. En 2014, elle a cofondé Booper, une entreprise française qui fournit aux commerçants de détail des solutions technologiques d’optimisation des prix par l’utilisation du big data, de l’intelligence artificielle (IA) et des analyses prédictives. En 2018, elle a cofondé Nzinghaa Lab, un studio camerounais spécialisé dans les projets IA et blockchain. En 2021, elle est également l’un des fondateurs de Sewelo Africa Digital Training, un fournisseur de formation en ligne garantissant aux apprenants une multitude de débouchés professionnels.

Les initiatives entrepreneuriales de Nelly Chatue-Diop ont été ponctuées de passages dans diverses entreprises. Elle a débuté sa carrière professionnelle en 2004 comme ingénieure logiciel chez Accenture avant de rejoindre la banque Credit Suisse en 2007. De 2008 à 2011, elle travaille chez  Revenue Management Solutions (RMS), une entreprise d'analyse des modes de consommation. Franprix l’accueille de 2011 à 2015 puis c’est Darty de 2015 à 2017.

De 2017 à 2020, elle occupe le poste de directrice des données chez BetClic Group, la société de pari sportif en ligne. De 2020 à 2021, Nelly Chatue-Diop occupe le poste de présidente du Conseil de Giotto.ai, un projet d’utilisation de l’intelligence artificielle qui implémente des algorithmes inspirés de la topologie afin de répondre aux lacunes actuelles du machine learning pour la rendre plus fiable et intuitive dans des domaines comme la science des matériaux, les neurosciences ou la biologie.  

Grâce à ses multiples expériences professionnelles, Nelly Chatue-Diop a été récompensée de plusieurs distinctions. En 2013, elle a été lauréate du prix de la femme engagée dans la grande distribution en France. Elle a été nommée dans le Top 10 des directeurs de la donnée en Europe en 2018. En 2020, elle a fait partie de la liste mondiale des femmes de pouvoir dans la data du CDO Magazine et dans le Top 100 mondial des Visionnaires de la donnée.  

Melchior Koba

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Cet ancien cadre du groupe télécoms MTN a été reconnu, il y a quelques jours, par l’organisation internationale de journalisme à but non lucratif axée sur la technologie, Rest of World, comme l’un des 100 leaders mondiaux de la tech.

Dare Okoudjou (photo) est un entrepreneur béninois opérant dans le domaine de la fintech en Afrique. Il est le fondateur et le président-directeur général de MFS Africa, le plus grand centre d'interopérabilité d'argent mobile sur le continent. Il connecte près de 320 millions de portefeuilles mobiles afin d’offrir aux fournisseurs de services financiers une plus grande portée à leurs produits destinés aux populations non bancarisées ou sous bancarisées. 

Titulaire d’un master scientifique en ingénierie télécom obtenu en 1999 à Télécom Paris, en France en 1999 et d’un master en administration des affaires à l’Insead Business School de France en 2005, Dare Okoudjou  a fondé MFS Africa en 2009 avec l’ambition de faciliter aux Africains les paiements à travers le monde.

Il explique à cet effet que « si vous vous connectez à n’importe quel portefeuille mobile quelque part dans le monde, à commencer par l’Afrique, cela devrait suffire pour effectuer des transactions avec n’importe qui d’autre dans le monde. C’est la grande mission de l’entreprise ».

Pour mener à bien sa vision, le chef d’entreprise a réussi en novembre 2021 à lever 100 millions $ lors d’un tour de table de série C. Le financement mobilisé en fonds propres auprès d’investisseurs tels qu'AfricInvest FIVE, Goodwell Investments, LUN Partners Group, CommerzVentures, Allan Gray Ventures, Endeavor Catalyst, Endeavor Harvest ou encore ShoreCap III, avec un emprunt assuré par Lendable et Norsad, est investi dans l’expansion des activités à de nouveaux territoires en Afrique.

Dare Okoudjou a lancé MFS Africa après trois ans passés chez l’opérateur de téléphonie mobile MTN Group, où il a développé la stratégie de paiement mobile et dirigé sa mise en œuvre dans 21 pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Il a débuté sa carrière professionnelle en 1999 chez PricewaterhouseCoopers (PwC) en tant que consultant en télécommunication. 

En 2017, Dare Okoudjou a rayonné avec MSF Africa qui a été désignée comme l’une des 10 entreprises les plus innovantes au monde par Fast Company. En 2020, il a été reconnu par le réseau d’entrepreneurs Endeavour comme l’un des entrepreneurs à fort impact dans le monde. En 2021, il a été bénéficiaire de la bourse Legatum du Massachusetts Institute of Technology aux côtés de 12 autres fondateurs africains d’entreprises à fort impact. 

Melchior Koba

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Elle était partie pour faire carrière en génétique, mais a préféré se lancer dans l’entrepreneuriat. La start-up qu’elle a fondée est aujourd’hui l’une des entreprises qui créent de la valeur pour des milliers de petits travailleurs du secteur du service à la personne dans le pays. 

Née en 1985, Aisha Pandor (photo) est une généticienne et entrepreneure sud-africaine. Titulaire d’un doctorat en génétique humaine obtenu en 2011 à l’université du Cap, elle est depuis 2014 la présidente-directrice générale de SweepSouth, une entreprise qu’elle a fondée avec son mari Alen Ribic, un ingénieur logiciel. 

SweepSouth est une start-up technologique qui met en relation, via sa plateforme en ligne et son application mobile, environ 1,2 million de travailleurs domestiques avec des employeurs potentiels. Opérant dans les villes du Cap, de Durban, de Johannesburg et de Pretoria, la start-up dessert 10 000 utilisateurs mensuels. 

L’idée lui est venue de la difficulté qu’elle et son époux ont rencontrée pour trouver quelqu’un de confiance pour s’occuper de leur jeune fille et de leur maison quand ils vont au travail. Lauréate du prix de la meilleure petite entreprise du SAVCA Industry Award 2018, Aisha Pandor exprime toujours le besoin d’étendre la portée de sa société à d’autres pays, notamment le Kenya.

« Nous examinons d’autres pays du continent où les gens ont rencontré le même genre de problèmes qui nous a donné l’idée de SweepSouth. Le ciel est la limite », a-t-elle déclaré.

Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, Aisha Pandor a d’abord travaillé en tant qu’associé en gestion de l’université du Cap en 2011 et Analyste d'affaires à Accenture en 2012. Accenture est une société de services professionnels dans les domaines du numérique, du cloud et de la sécurité. 

Aisha Pandor a plusieurs distinctions à son actif pour son esprit tech entrepreneurial qui a amélioré le traitement salarial des employés de ménage. Elle a reçu le prix des femmes innovatrices révolutionnaires d’Afrique en 2017 du Forum économique mondial, celui de la femme entrepreneure en technologie et commerce électronique et le prix du meilleur entrepreneur noir en technologie et commerce électronique aux PriceCheck Teck and E-Commerce Awards 2016.

En 2015, quelques mois après le lancement de SweepSouth qui lui a valu le prix du SiMODiSA Start-up SA Pitching Competition en 2014, elle a passé quatre mois à la Silicon Valley au sein de l’accélérateur 500 startups.

Melchior Koba

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A son actif, l’entrepreneur en série cumule une dizaine d’années d’expérience dans divers secteurs d’activités. Sa start-up fait partie du top 15 des fintechs africaines sélectionnées pour prendre part au salon VivaTech. 

Cyril Owona (photo) est un entrepreneur camerounais qui travaille dans l’industrie des technologies de l’information et des services. Il est le président-directeur général de Dreamcash, une fintech basée à Yaoundé qu’il a fondée en 2020 avec Fabrice Atangana. Ensemble, ils développent des solutions numériques innovantes qui permettent aux consommateurs de contrôler leurs finances à partir de leurs smartphones. 

La société a déjà produit l’application MiQo, un outil financier permettant aux personnes non bancarisées de bénéficier de tous les services offerts par une banque, y compris les microcrédits. Avec MiQo, Cyril est finaliste de l’AfricaTech Awards aux côtés de 44 autres innovateurs africains. Ce concours dédié aux start-up africaines, qui en est à sa première édition, se tiendra à Paris, en marge du salon VivaTech prévu du 15 au 18 juin.

« C’est une belle source de motivation pour une jeune équipe qui, grâce au travail acharné de plusieurs années et à divers sacrifices, se dévoue quotidiennement pour développer des solutions technologiques qui contribuent efficacement à une plus grande inclusion financière dans les marchés émergents », a déclaré Cyril Owona sur sa page LinkedIn. 

Le parcours entrepreneurial de Cyril Owona démarre en 2016, au Canada, avec Innovation Services-Conseil International Inc (ISCI). Cette entreprise est un cabinet d’experts-conseils qui propose ses services à des entreprises œuvrant généralement dans le secteur des technologies de l’information. En 2017, il fonde aussi CPAI Inc, une société privée panafricaine basée au Québec et dont l’ambition est de contribuer à la transformation numérique de l’Afrique.

Depuis février 2021, Cyril Owona est le directeur et le cofondateur de Sewelo Africa Digital Training, une start-up de formation en ligne, d’embauche et d’entrepreneuriat basée à Paris. 

Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, le directeur général d’Odesia, une entreprise de tourisme qui offre des séjours en villages vacances, des résidences de tourisme, des hôtels et des campings en France, a travaillé dans plusieurs sociétés. Titulaire d’un Master professionnel en gestion des ressources humaines de l’École des sciences et techniques commerciales (ESTC) en France, il a débuté sa carrière professionnelle en 2006 chez Alpha Fund en tant que gestionnaire de projet. Il y est par la suite devenu directeur de succursale. Après Alpha Fund, il a travaillé pendant un an à ANEO, une agence de conseil qui accompagne les entreprises dans leurs transformations organisationnelles et digitales. Il occupait le poste de recruteur TI.  

Melchior Koba

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La solution numérique est le fruit d’un besoin qu’elle a vécu et auquel elle a su répondre de manière pratique. Déjà utilisé par plusieurs de ses compatriotes, le service résout leurs problèmes de déplacement.

Samrawit Fikru (photo) est une programmeuse de logiciels et entrepreneure éthiopienne. Elle est la cofondatrice et présidente-directrice générale de la start-up Hybrid Designs, spécialisée dans le développement informatique. Lancée en 2011, elle propose une application mobile et web de réservation de taxi dénommée Ride, qui a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois.

Elle révèle que l’idée de Ride découle d’un souci pratique personnel. « J’avais l’habitude de me retrouver constamment au bureau tard le soir et d’être confrontée à un obstacle de transport en retournant chez moi. Je ne me sentais pas en sécurité lorsque je prenais un taxi… le chauffeur vous demande également de payer plus de deux fois le prix qu’ils facturent en journée », raconte-t-elle. 

La semaine dernière, Samrawit Fikru s’est illustrée à l’international en figurant dans le top 100 des leaders mondiaux de la tech hors de la Silicon Valley et du monde occidental, publié par Rest of World, une organisation internationale de journalisme à but non lucratif orientée vers la technologie. La distinction célèbre son parcours et ses réalisations.

Titulaire d’un diplôme en génie logiciel du MicroLink Information Technology College obtenu en 2004, Samrawit Fikru a démarré sa carrière professionnelle en 2005 comme ingénieure logiciel chez Revots PLC. En 2006, en parallèle de son travail, elle décroche un bachelor scientifique en informatique au HiLCoE of Computer Science and Technology College.

En 2007, elle rejoint CNET Software Technology PLC comme programmeuse.  En 2008, elle est recrutée chez Cybersoft software Company comme programmeuse logiciel. En 2010, elle s’envole pour le Cameroun où elle travaille chez 4Afri Mobile Technology Company comme ingénieure senior en application. En 2011, elle rentre en Éthiopie et rejoint DH MicroHard Solutions comme responsable de ligne de produits.

Depuis 2013, Samrawit Fikru est membre du programme pour l’entrepreneuriat des femmes africaines (AWEP). Le programme fournit des supports d’expertise à ses membres dans le domaine de la finance, du développement d’affaires, de la comptabilité et du marketing.  

Melchior Koba

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Après 27 ans passés au sein du groupe télécoms français, l’administrateur des postes et télécoms préside désormais aux destinées de l’une de ses principales filiales. Il aura en charge la concrétisation de plusieurs projets stratégiques pour l’entreprise.

Dès le 1er juillet, Jérôme Hénique (photo) deviendra officiellement le nouveau directeur général d’Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA). Le changement à la tête de la filiale a été dévoilé le mardi 24 mai. Le nouveau directeur général remplacera Alioune Ndiaye qui occupe le poste depuis 2018 et dont les fonctions se limiteront désormais à celles de président du Conseil d’administration et de président non exécutif d’OMEA. Il continuera ainsi à jouer un rôle important dans la gouvernance de l’entreprise, estime le groupe Orange.

Actuellement directeur des opérations et directeur général-adjoint d’OMEA, Jérôme Hénique aura la tâche de poursuivre le développement de sa filiale de Jordanie et des 17 filiales africaines qui ont enregistré une croissance de 9 % au terme de l’année 2021 pour un chiffre d’affaires de 6 381 millions d’euros. Le groupe a de grandes ambitions dans plusieurs de ses marchés, notamment renforcer son offre de connectivité à haut débit, développer le segment de la finance mobile.

La nomination de Jérôme Hénique cadre avec les ambitions de Christel Heydemann, la directrice générale d’Orange, d’accélérer la transformation et le développement de certains marchés clés du groupe qui contribueront à en faire un opérateur multiservice. Actuellement, Orange MEA est embarqué dans plusieurs segments d’activités, notamment la santé, l’éducation, l’énergie, la banque, la cybersécurité.

Diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale supérieure des postes et télécommunications (ENSPT), Jérôme Hénique a rejoint le groupe Orange, alors France Télécom, en 1994 en qualité de consultant marchés et stratégies. Il a ensuite été successivement directeur de mission au sein de France Télécom Expertel, directeur du marketing de Wanadoo Espagne et directeur marketing stratégique de Wanadoo Europe. En 2009, il est nommé directeur marketing en France pour les services fixes résidentiels.

De 2010 à 2015, il est directeur général adjoint de la Société nationale des télécommunications (Sonatel) au Sénégal. De 2015 à 2018, il s’envole pour la Jordanie comme directeur général de Jordan Telecom Group. La dernière affection qui suivra l’enverra à Orange OMEA. 

Muriel Edjo

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Il accède à sa nouvelle fonction un an après avoir occupé le poste de secrétaire général de la même institution publique. Il a plusieurs défis à relever, notamment renforcer l’attractivité du marché TIC national pour les investisseurs, accroître l’adoption des technologies numériques dans le pays.

Inoussa Traore (photo) est un enseignant-chercheur burkinabé, dont les recherches couvrent essentiellement le champ de l’économie de l’innovation et des TIC. Il est depuis le 18 mai le cinquième directeur général consécutif de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) du Burkina Faso. 

Nommé d’abord secrétaire général de l’ANPTIC en mai 2021, celui à qui incombe désormais la mission d’assurer la réalisation des grands programmes de développement des technologies de l’information et de la communication considérait déjà comme énormes « les défis de transformation digitale » du Burkina Faso. Il souhaitait alors que l’ANPTIC soit effectivement « au rendez-vous des espérances placées en elle »

Titulaire en 2019 d’un doctorat en Sciences économiques obtenu à l’université Thomas Sankara (ex-Ouaga II), d’un Master spécialisé en management des projets de développement obtenu en 2011 à l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement, d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en macroéconomie appliquée à l’université de Ouagadougou en 2010, Inoussa Traore a débuté sa carrière professionnelle en 2008 à Yam Pukri Association, une association spécialisée dans la formation, l'information et les conseils en nouvelles technologies.

Au sein de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement, il devient en 2012 le chef de projet du programme de renforcement de capacités des opérateurs et acteurs d’électrification rurale en Afrique de l’Ouest. En 2017, il rejoint Moving Energy Initiative (MEI 2), un projet de collaboration de plusieurs organisations internationales sur l'accès à une énergie propre, abordable et fiable pour les populations déplacées. Jusqu’en 2019, il y est coordonnateur de projet au sein du programme de développement du système de marché pour améliorer l’accès aux produits et services énergétiques dans le Sahel burkinabé puis dans les camps de réfugiés.

Docteur en économie et enseignant-chercheur à l’université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou depuis 2014, Inoussa Traore est membre de l’équipe de coordination de l’incubateur digital Incubuo de l’université. Il y est chargé des questions entrepreneuriales et de l’accompagnement en gestion d’entreprise. 

En 2020, il a été porteur de l’initiative de Fablab universitaire sélectionnée parmi les 92 projets retenus pour bénéficier du fonds d’un million d’euros de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) pour soutenir les initiatives de ses établissements membres, sur les cinq continents, en faveur de la lutte contre la pandémie de Covid-19. 

Melchior Koba

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Son parcours professionnel d’une quinzaine d’années lui a permis d’explorer divers domaines en rapport avec sa formation. Aujourd’hui elle reste focalisée sur un choix opéré il y a quatre ans, celui d’apporter une réponse efficace au défi de financement auquel se heurtent les innovateurs sur le continent.

Fatoumata Bâ est une entrepreneure technologique et investisseuse sénégalaise en capital-risque. Rest of World, une organisation internationale de journalisme à but non lucratif axée sur la technologie, l’a reconnue la semaine dernière l’un des 100 des leaders mondiaux de la tech. Une distinction qui découle de son riche parcours professionnel.

Elle est fondatrice, présidente-directrice générale et associée directrice de Janngo, une société d’investissement basée à Abidjan en Côte d’Ivoire. Créée en 2018, la société construit, accompagne et investit dans de jeunes entreprises numériques panafricaines. Les entreprises qu’elle aide sont particulièrement celles qui utilisent la technologie pour accélérer l’accès aux services, produits et contenus essentiels pour les Africains ; aux marchés, capitaux et capacités pour les PME africaines ; et à l’emploi, direct et indirect, des Africains en général, puis des femmes et jeunes en particulier. 

Deux motivations ont poussé Fatoumata Bâ et son équipe à fonder Janngo, selon elle. « La première est de créer des champions digitaux panafricains qui ont un business model pérenne et sont économiquement viables. La deuxième est de répondre à des problématiques sociétales importantes, comme l’accès à des services essentiels pour le plus grand nombre d’Africains, ou l’accès au marché pour les PME ou encore la création d’emploi. »

En 2018, Janngo a dévoilé sa plateforme digitale Jexport, qui permet aux producteurs locaux de vendre leurs stocks à des prix abordables hors du pays. Elle a également réussi à lever, en décembre 2021, 7 milliards FCFA (11,4 millions USD) pour renforcer le secteur privé. La collecte des fonds a réuni la Banque africaine de développement, l’Union européenne et l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

Titulaire d’un master en business, stratégie, marketing et finance obtenu en 2009 à la Toulouse Business School, Fatoumata Bâ débute sa carrière professionnelle en 2007 à Index Multimedia en tant que gestionnaire de compte et développeur d’affaires. Moins d’un an après, elle rejoint France Télécom au poste de conseiller aux ventes avant d’être promue analyste d'affaires en septembre 2008. 

Elle rentre en Afrique (Côte d’Ivoire) grâce à son recrutement chez Atos Consulting, une entreprise de transformation digitale, en tant que consultante séniore en stratégie et innovation. Après trois ans passés à Atos, elle lance en 2013 la filiale ivoirienne de Jumia, une société de commerce en ligne fondée un an auparavant. Elle devient directrice de la filiale nigériane de Jumia en 2015 avant d’être nommée directrice marketing du groupe en 2016. 

Fatoumata Bâ siège au conseil d’administration de SouthBridge Investment Bank. Elle est également membre du conseil d’administration et du comité d’investissement de la société d’investissement Creadev pour l’Afrique. En 2016, elle a figuré parmi les 30 jeunes entrepreneurs africains les plus prometteurs de moins de 30 ans de Forbes ; lauréate du prix Aenne Burda en 2019, elle est parmi les 100 leaders économiques africains de demain de Choiseul en 2020.  

Melchior Koba

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La ministre de l'Économie numérique s’est illustrée au cours des onze dernières années par son engagement en faveur de l’inclusion numérique. Elle a piloté de nombreux projets publics qui ont contribué à positionner le Togo sur la carte mondiale des pays avec une certaine crédibilité numérique.

Cina Lawson (photo) est une femme politique togolaise. Elle est l’une des trois représentantes de l’Afrique subsaharienne francophone du top 100 des leaders mondiaux de la tech de Rest of World, une organisation internationale de journalisme à but non lucratif axée sur la technologie. Cette nouvelle distinction salue sa contribution au développement du numérique dans son pays.

Depuis le 17 septembre 2013, elle occupe le poste de ministre des Postes et de l'Économie numérique de la République togolaise où elle a accumulé les réalisations. Elle a fait son entrée au gouvernement en 2010, comme ministre des Postes et des Télécommunications.

Titulaire en 1997 d’un diplôme d’études approfondies (DEA) de  l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris,  d’une maîtrise en histoire de l’université Paris-Nanterre en 1998 puis d’un master en politiques publiques de la John F. Kennedy School of Government en 2001 à Harvard, Cina Lawson a débuté sa carrière professionnelle à la Banque mondiale en 1998. Au sein du département des technologies de la communication et de l'information à Washington DC, elle a conseillé les gouvernements sur les politiques télécoms, les réformes réglementaires et les privatisations. Elle a également travaillé comme consultante pour Alcatel-Lucent à Paris. De 2005 à 2010, elle a été chez le groupe France Télécom.

A la tête du ministère des Postes et de l'Économie numérique, elle a multiplié les réussites. Elle a contribué à la mise en place de l’administration électronique, à l'intégration des TIC dans le système éducatif, à l'inclusion numérique des populations vulnérables, au renforcement de la concurrence à travers l’attribution de deux nouvelles licences de fournisseur d'accès à Internet, en juin 2017, à Teolis SA et au Groupe Vivendi Africa. Elle a aussi permis l’extension des licences des opérateurs Moov Togo et Togo Cellulaire à la 4G en juin 2018, la privatisation de l'opérateur historique Togocom en 2019 et la mise à jour du cadre réglementaire des TIC.

Durant sa carrière, la ministre obtiendra plusieurs distinctions qui récompensent son impact sur le secteur des TIC dans son pays. En 2016, elle figure dans le classement des 55 personnalités qui font bouger le continent africain de Tropics Magazine. En janvier 2019, Cina Lawson remporte le Prix de l'innovation aux Napoléons Awards. Les Napoléons sont un réseau et un média social professionnel, dédié aux acteurs de l’innovation.

En mai 2019, Cina Lawson a reçu le prix du service public des anciens élèves « Alumni Public Service Award » de la Harvard Kennedy School. Ce prix lui a été décerné en reconnaissance de son engagement pour le service public, notamment pour sa contribution au développement des TIC et du numérique au Togo au bénéfice des populations. Elle est ainsi devenue la première femme politique africaine à se voir attribuer ce prix depuis sa création en 1997.

En octobre 2021, Cina Lawson a reçu le « Prix de la femme de l'année » décerné par le Fisher Center for Business Analytics de l'UC Berkeley pour Novissi, le projet d’aide sociale en faveur des populations à petits revenus pendant la crise de Covid-19. Elle a été récompensée pour son travail innovant dans l’exploitation des sources non traditionnelles de données et d'analyses en vue de cibler et de distribuer une aide financière d'urgence aux plus vulnérables. 

Melchior Koba

Lire aussi : Au Maroc, Samia Chakri prend les rênes de la transformation numérique des services judiciaires

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