La start-up nigériane Eden Life met en pause ses services aux particuliers (repas, nettoyage et lessive) afin de se recentrer sur la restauration d’entreprise et la clientèle professionnelle, plus rentable. Cette réorganisation vise la rentabilité d’ici 2026. L’entreprise, présente aussi au Kenya, affirme que ses activités grand public sont simplement suspendues en attendant une relance sur des bases plus solides.
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L’organisation sud-africaine WomHub ouvre les candidatures pour la deuxième édition du Green Acceleration Programme, dédié aux femmes entrepreneures engagées dans l’innovation durable. Ce programme soutient les projets liés à la fabrication circulaire, aux technologies favorables au climat et à la durabilité. Les candidatures sont ouvertes ici jusqu’au 18 février 2026.
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Startup Club ZA, réseau sud-africain de jeunes entreprises technologiques, lance la Platform ZA, un outil national gratuit pour faciliter l’accès aux emplois, aux ressources et aux opportunités. Cette plateforme vise à connecter fondateurs, investisseurs et partenaires afin de rendre l’écosystème technologique plus inclusif et collaboratif. Ouverte à tous, elle continuera d’évoluer selon les retours de la communauté tech locale.
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La fintech sud-africaine Lula, ex-Lulalend, obtient 21 millions de dollars auprès de la banque de développement néerlandaise FMO sous forme de financement en monnaie locale. Spécialisée dans le prêt numérique et une offre de banque en ligne dédiée aux micro, petites et moyennes entreprises, Lula veut élargir l’accès au crédit pour les entrepreneurs peu servis par les grandes banques, notamment les femmes cheffes d’entreprise et les acteurs du secteur informel.
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LemFi lance ses services de transfert d’argent en Australie et accélère son expansion
La fintech nigériane Nomba a racheté un prestataire de paiements canadien agréé pour bâtir sa propre infrastructure transfrontalière dédiée aux entreprises. Grâce à cette acquisition, il peut désormais ouvrir des comptes en dollars canadiens, accélérer les paiements vers le naira et d’autres devises africaines, tout en diminuant les frais de change et de transaction. Nomba vise ainsi les flux commerciaux entre l’Afrique, le Canada, puis d’autres marchés.
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LemFi, la fintech nigériane dédiée aux populations mal desservies, lance ses services de transfert d’argent en Australie après l’obtention de l’agrément du régulateur. Le pays, l’un des plus gros marchés émetteurs de remises au monde, rejoint ainsi le réseau de plus de 2 millions d’utilisateurs de LemFi en Europe et en Amérique du Nord, envoyant des fonds vers plus de 30 pays, dont l’Inde, la Chine et le Nigeria.
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Le Programme des Nations unies pour le développement (UNDP) lance Get Ready 4 Timbuktoo EdTech, un programme d’incubation en ligne de trois mois pour start-up africaines de technologie éducative disposant d’un prototype. Jusqu’à 50 jeunes pousses bénéficieront de diagnostics personnalisés, modules d’apprentissage, mentorat hebdomadaire, possibilités de subventions et accès au réseau timbuktoo. Les candidatures, ouvertes à tout le continent, sont à déposer ici avant le 18 février 2026.
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Il repense la manière dont les entreprises se préparent face aux imprévus. Son approche allie innovation et technologie pour transformer la gestion des risques en véritable levier de performance.
Shingie Maramba (photo) est un expert en marketing et un entrepreneur technologique originaire d’Afrique du Sud. Il est le fondateur et le directeur des opérations d’Urban Ubuntu, une entreprise spécialisée dans la protection des organisations contre les risques humains et les problèmes de conformité. Ses solutions sur mesure simplifient la gestion quotidienne des risques.
Fondée en 2019, Urban Ubuntu se positionne comme un partenaire de confiance, plutôt qu’un simple fournisseur. Son rôle est d’accompagner les entreprises dans l’identification, la réduction et le suivi des risques, tout en allégeant la charge de travail des équipes.
L’entreprise propose une plateforme complète éponyme qui centralise la gestion de l’ensemble des risques d’une organisation. Elle intègre des tâches avec validation automatique, renforçant ainsi le suivi, le contrôle interne et la conformité réglementaire.
La plateforme comprend aussi un outil d’analyse d’impact permettant d’examiner la structure d’une organisation en profondeur afin d’identifier ses activités, ressources, opérations et actifs les plus critiques. Cette approche aide les entreprises à renforcer leur résilience et à protéger leurs éléments essentiels. Elle permet également de définir et d’automatiser les plans de continuité d’activité, garantissant la reprise rapide des opérations vitales en cas d’incident ou de crise.
Lorsqu’une crise survient, la plateforme déclenche automatiquement des tâches prédéfinies pour l’équipe chargée de la gestion de crise dès qu’un plan de continuité est activé. Ce système assure une coordination fluide, un contrôle rigoureux de la situation et une réactivité accrue.
Urban Ubuntu intègre par ailleurs un module d’évaluation des risques conforme aux meilleures pratiques internationales en matière de gestion du risque. Ce module aide à identifier les menaces, à sélectionner les réponses adaptées et à attribuer clairement les responsabilités dans l’organisation.
Shingie Maramba est titulaire d’une certification en gestion des ventes et du marketing international obtenue en 1999 auprès de la DACO, United States of America, ainsi qu’un diplôme en gestion du marketing du Chartered Institute of Marketing, obtenu en 2001 à la Trust Academy Center.
Sa carrière professionnelle commence en 1998 chez Realtime Computers Africa en tant que responsable des comptes d’entreprise pour Dell. Il a ensuite occupé des postes stratégiques dans plusieurs grandes entreprises, notamment SilverBridge, où il rejoint l’équipe en 2016 comme responsable du développement commercial, puis Equisoft, société internationale de technologies d’affaires, qu’il intègre en 2019 en tant que directeur des solutions patrimoniales et d’assurances pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.
Melchior Koba
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The Entrepreneurship Guarantee Fund in Congo (Fogec) launched a digital platform, Bokeli, on February 3 in Kinshasa to help entrepreneurs structure business plans and submit financing applications electronically. The platform is part of DR Congo’s broader effort to strengthen SME and startup access to credit.
Entrepreneurs can access Bokeli at https://bokeli.fogec.cd/ to create business plans, prepare financial documentation, and transmit their applications to relevant institutions. The system aims to standardize the data required by banks and guarantee mechanisms, while reducing administrative hurdles that slow financing approvals.
Fogec said the initiative addresses a key challenge in the Congolese entrepreneurial ecosystem: many project owners struggle to produce technically sound applications that meet banks’ requirements. “Our mission is to facilitate access to financing for SMEs, startups, and artisans by providing guarantees to viable projects,” the institution said.
The launch comes amid a growing entrepreneurial environment, driven by a young population increasingly engaged in economic activities. Despite this dynamism, access to structured financing remains limited. According to Partech Africa, Congolese startups raised $2 million in 2024, up from $1 million in 2023, still modest relative to market potential.
Fogec said it has supported nearly 300 projects totaling $3.2 million over five years. By offering a digital tool for business planning and application submission, the institution seeks to improve project bankability and facilitate interactions between entrepreneurs, guarantee structures, and financial institutions, boosting national productive capacity.
Samira Njoya
Alors que les start‑up algériennes peinent encore à accéder à des financements privés structurés, les autorités boursières misent sur un levier inédit pour rapprocher l’écosystème entrepreneurial du marché financier.
Les start‑up labellisées peuvent lever des fonds à la Bourse d’Alger sans payer les frais d’introduction, grâce à un dispositif exceptionnel valable jusqu’en 2028. La mesure a été annoncée le dimanche 1ᵉʳ février par la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse (COSOB), en coordination avec la Société de Gestion de la Bourse des Valeurs (SGBV) et Algérie Clearing.
Le mécanisme cible les opérations réalisées via le compartiment « Croissance », un segment du marché des titres de capital destiné aux entreprises à fort potentiel. Les start‑up éligibles bénéficient d’une exonération totale des frais liés à l’obtention du visa sur les documents d’information, à l’admission à la cote, ainsi qu’à l’administration, la conservation et la gestion des titres.
Le dispositif s’applique aux levées de fonds plafonnées à 500 millions de dinars algériens (3,85 millions USD) et couvre toutes les opérations engagées entre 2026 et 2028. En supprimant ces coûts d’entrée, souvent dissuasifs pour les jeunes entreprises, les autorités cherchent à lever un frein majeur à l’accès au marché boursier comme source de financement alternatif. Le paysage entrepreneurial algérien compte aujourd’hui plus de 7800 start‑up enregistrées sur le portail officiel startup.dz, dont environ 2300 ont obtenu le label officiel « start‑up ».
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de soutien à l’entrepreneuriat et à l’innovation, présentés par les pouvoirs publics comme des leviers essentiels de diversification de l’économie nationale. Elle intervient dans un contexte où la Bourse d’Alger reste de taille modeste, avec seulement huit titres cotés à la fin du premier semestre 2025, incluant les récentes introductions de la Banque de Développement Local (BDL) et de la start‑up Moustachir.
À ce jour, Moustachir demeure la seule start‑up algérienne à avoir accédé à la cote. Introduite en 2024, l’entreprise avait fixé des objectifs ambitieux : un chiffre d’affaires supérieur à 55 millions de dinars en 2025, avec une trajectoire projetée au‑delà de 187 millions de dinars à l’horizon 2028. En moins de deux ans, la start‑up s’est déjà implantée sur plusieurs marchés du Moyen‑Orient, notamment à Oman et aux Émirats arabes unis.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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