Satellite technology is crucial for developing societies, impacting agriculture, navigation, banking, and mining by enhancing resource management, productivity, and sustainability. It supports sustainable development goals and aligns with global efforts to combat climate change and promote conservation.
EnduroSat, a Bulgarian aerospace company, announced on July 3 plans to partner with the Botswana International University of Science and Technology (BIUST) to build Botswana's first software-defined satellite, BOTSAT-1. The satellite, set to launch on SpaceX’s Transporter-13 mission by February 2025, will aid the country's mining and agricultural sectors.
“EnduroSat has been an exceptional partner in our journey to launch Botswana's first satellite. Their expertise and support have been invaluable, and we are excited about the progress we have made together. This partnership brings us closer to realizing our shared vision and underscores the strength of our mutual commitment to advancing space technology in Botswana,’’ said BIUST Vice Chancellor Professor Otlogetswe Totolo
BIUST engineers will collaborate with EnduroSat for the satellite's assembly and payload integration. BOTSAT-1 will feature a hyperspectral sensory camera with a spatial resolution of 32 meters at an altitude of 500 kilometers. SpaceX will oversee launch logistics and conduct rigorous testing to ensure a smooth process.
The satellite will provide critical data for resource management and sustainable development, aiding Botswana in addressing developmental challenges. It will enhance agricultural productivity and sustainability by tackling low productivity, water scarcity, and soil quality. High-quality images will help geologists identify potential mineral deposits and map access routes, providing essential information on land cover, including roads, tracks, and fences.
In 2023, Botswana was ranked 85th on the Global Innovation Index (GII), which captures the innovation ecosystem performance of 132 economies and tracks the most recent global innovation trends. The BOTSAT-1 project is expected to boost Botswana's position by enhancing its technological capabilities and fostering innovation in key sectors.
Hikmatu Bilali
Au cours des cinq dernières années, le marché africain du jeu vidéo a connu un développement rapide. Jusqu’alors quasi inexistant, il a progressivement gagné en visibilité à l’international grâce au travail de nombreux studios locaux.
L’éditeur de jeux vidéo américain Xbox, appartenant à Microsoft, a honoré le studio de jeux vidéo camerounais Kiro’o Games le vendredi 28 juin. Il a diffusé à cet effet sur sa chaîne YouTube ID@Xbox (destinée à la promotion du meilleur des jeux indépendants à venir sur Xbox One et Windows PC) une bande-annonce exclusive célébrant les 20 ans de travail de Kiro’o Games. Cette communication promotionnelle intervient un mois après la sortie du jeu « Aurion : l’héritage des Kori-Odan », édité par Kiro’o Games, sur les consoles Xbox Series X|S et Xbox One.
La bande-annonce de Xbox dévoile l’évolution d’Aurion d'un petit projet amateur sur RPG Maker à un jeu indépendant avec de beaux graphismes faits main. Le jeu d'origine avait été réalisé sous le framework XNA qui était offert gratuitement par Microsoft à l'époque et a permis à de nombreux studios de tenter leur aventure indépendante.
Aurion : l'héritage des Kori-Odan est un jeu d’action-RPG se déroulant dans un contexte d'African Fantasy inspiré des anciens J-RPG « Tales of ». Il reprend les mythes et légendes du continent africain et propose des combats en temps réel dans une vue en 2D. Le joueur incarne le roi ou la reine exilé/e de Zama, et doit rassembler son pouvoir « aurionique » pour construire un monde où chacun peut se comprendre malgré ses différences. La trame du jeu est centrée sur la difficulté à rester altruiste dans un monde cynique et égoïste.
« Nous savons que la conjoncture actuelle est difficile pour tout le monde. Et c'est justement pour cela que nous espérons que les joueurs découvriront les Kori-Odans et seront inspirés par le message qui est caché dans leur Héritage et dans l'Aurion. Si vous êtes un idéaliste humaniste qui se sent écrasé par la froideur du monde, Aurion est écrit pour vous », explique Olivier Madiba, fondateur de Kiro’o Games et créateur de Aurion.
Depuis 2013, l’industrie du jeu vidéo africain se développe. A travers le continent, une génération de passionnés se mobilise aussi bien pour l’échange d’expérience que pour le développement de produits de plus grande qualité. L’objectif est de faire rayonner les histoires africaines et le savoir-faire du continent. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles une dizaine de studios de jeux ont décidé en février 2022 de mutualiser leurs efforts au sein d’un groupe, le Pan Africa Gaming Group (PAGG). Kiro’o Games en fait partie.
Selon le cabinet de conseil Verified Market Research, « le marché africain du jeu vidéo se développe rapidement en raison de l'adoption croissante des smartphones, de l'amélioration de l'accès à Internet et d'une population plus jeune et férue de technologie. Les appareils mobiles abordables et l'amélioration des infrastructures Internet ont rendu les jeux en ligne plus accessibles à un plus large éventail de personnes, augmentant la demande de contenu localisé reflétant la diversité culturelle et linguistique du continent ».
« L'urbanisation et l'augmentation des revenus disponibles ont donné naissance à une classe moyenne croissante avide de divertissement numérique, poussant les créateurs de jeux à proposer des expériences spécialisées aux joueurs africains en permettant au marché de dépasser un chiffre d'affaires de 2,14 milliards $ en 2024 et d'atteindre une valorisation d'environ 3,72 milliards $ d'ici 2031 », ajoute le cabinet de conseil.
Pour le studio camerounais, la confiance affichée par Xbok lui permettra d'atteindre une vaste base de joueurs potentiels à travers le monde, gage de visibilité, de crédibilité et d'opportunités de revenus.
Muriel Edjo
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La musique occupe une place prépondérante dans le secteur culturel camerounais. Reconnaissant cette importance, Orange met en place des initiatives pour soutenir les acteurs de ce secteur.
Orange Cameroun relance son programme Orange Music Legends en partenariat avec les légendes de la musique camerounaise. La société de télécommunications l’a annoncé le mercredi 26 juin lors d’une conférence de presse. Cette initiative vise à accompagner et à promouvoir de nouveaux talents musicaux évoluant dans divers genres.
Cette année, cinq duos iconiques seront formés, chacun composé d’un artiste légendaire et d’un artiste vedette de la nouvelle génération. Ensemble, ils revisiteront de grands succès ayant marqué plusieurs générations de mélomanes. L’événement se tiendra le mercredi 3 juillet au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé (Paposy).
Le ticket d’entrée est gratuit et téléchargeable via l’application Max it, qui permet d’accéder aux services d'Orange. L'application est disponible sur Play Store et App Store. Vous pouvez télécharger la super application Max it ici. Cliquez ensuite sur « Marketplace », puis sur « Evénement & Billet ». Sélectionnez votre type de ticket : un ticket classique gratuit ou un ticket VIP payant (5 000 FCFA, soit 7,61 euros) pour être plus proche de la scène. Finalisez votre achat et téléchargez votre ticket.
La saison 2 du programme s'annonce encore plus spectaculaire avec 24 épisodes répartis sur 13 semaines, contre 12 épisodes précédemment. De plus, des jeux et quizz permettront de gagner des prix d'une valeur totale de 5 millions de FCFA. Le duo gagnant recevra la somme de 10 millions de FCFA. Tous les votes se feront via la super application Max it.
Cette initiative célèbre non seulement le riche patrimoine musical du Cameroun, mais soutient aussi la nouvelle génération d'artistes en leur offrant une plateforme pour se faire connaître et pour collaborer avec des figures emblématiques de la musique camerounaise. En plus de promouvoir la culture et le talent locaux, Orange Cameroun continue d’innover en offrant des solutions numériques pratiques pour ses clients, renforçant ainsi son engagement envers la transformation numérique et le soutien aux industries créatives du pays.
Samira Njoya
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Digitalization streamlines processes, reducing paperwork, time, and resources required for court proceedings. This efficiency can lead to faster resolution of cases, which is crucial for economic development as it enhances the ease of doing business and fosters investor confidence.
Zimbabwe’s Judicial Service Commission (JSC) has embarked on a campaign to digitalize magistrates courts nationwide, aiming to improve access to judicial information. The campaign was launched across all 10 provinces as the JSC marked its 14th anniversary on June 10.
Chief Magistrate Faith Mushure said, "Digitalization of the magistrates courts will begin on January 1, 2025. This is a critical step towards ensuring efficient, transparent, and accessible justice for all Zimbabweans."
Since its establishment in 2010, the JSC has aimed to provide easy access to courts and judicial services across Zimbabwe, particularly in marginalized areas.
In its DIGITAL ECONOMY FOR ZIMBABWE Country Diagnostic 2021 report, the World Bank reveals that Zimbabwe has the potential to establish a strong digital government, having laid the foundation for a digital ID system, core back-end systems, an accessible government portal, and innovative digital services. This development signals a shift towards modernization and efficiency within the country's governance structures.
Hikmatu Bilali
L'Afrique, riche en ressources naturelles et en biodiversité, fait face à de nombreux défis environnementaux majeurs. Orange et ses employés s'engagent à contribuer à la réduction de ces menaces par diverses initiatives.
Orange Middle East and Africa a dévoilé, le mercredi 5 juin, le programme Engage for Change en collaboration avec ses salariés pour renforcer leur engagement continu envers la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Le programme a pour objectif d’impacter positivement la société et l’environnement tout en renforçant la cohésion des équipes.
🌟Fiers d'annoncer le lancement d'Orange Engage for Change, la plateforme d’@orangeafrica pour mobiliser et inspirer nos employés.
— Orange Africa & Middle East (@orangeafrica) June 5, 2024
Ensemble, créons le changement, Unis faisons la différence 🤝#OrangeEngageforChange #RSE #Environnement pic.twitter.com/h2HKmoSLm2
« Cette plateforme est un outil puissant pour fédérer nos équipes autour de valeurs partagées. Chaque initiative, chaque action menée par nos salariés témoigne de notre capacité collective à apporter des changements significatifs. Nous sommes fiers de voir cet engagement se concrétiser et de constater l’impact positif qu’il génère », a déclaré Asma Ennaifer, directrice exécutive RSE et communication d’Orange Middle East and Africa.
A travers la plateforme interactive engageforchange.orange.com, les salariés sont activement encouragés à participer à des initiatives sociales et environnementales qui ont un impact concret et positif dans nos communautés. Que ce soit par le biais de projets locaux, de partenariats, ou d'actions écoresponsables. Les actions encouragées incluent la réduction de l'empreinte carbone, le soutien aux communautés locales, la promotion de l'éducation et de la santé, ainsi que l'engagement dans des projets durables.
Tout au long de cette journée du 5 juin, et dans toute la région, plusieurs initiatives locales sont organisées pour démontrer l’impact concret de la plateforme. Au Mali, par exemple, une équipe de 200 salariés volontaires d'Orange ont participé à la reforestation d’un parc urbain dédié aux enfants en plantant 1 000 arbres, ce qui contribue à la lutte contre la désertification et à la création d'espaces verts pour les jeunes.
En outre, d'autres initiatives notables incluent des campagnes de sensibilisation à l'importance du recyclage et à la gestion des déchets électroniques, des ateliers de formation pour les jeunes sur les compétences numériques, et des partenariats avec des ONG locales pour soutenir les populations vulnérables. Ces efforts collectifs reflètent la volonté d'Orange Middle East and Africa de jouer un rôle actif et responsable dans le développement durable et le bien-être des communautés qu'elle dessert.
Samira Njoya
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Investments in digital sectors are vital for Africa's development, providing a blueprint for integrating digital and sustainable solutions to stimulate economic growth. Enhanced connectivity and e-mobility initiatives will create jobs, lower transaction costs, and improve access to services and markets, promoting sustainable development across the continent.
Kenya's digital and sustainable mobility sectors received a $250 million investment from the US International Development Finance Corporation (DFC) during President William Ruto's state visit to Washington, DFC announced on May 23.
“With this week’s announcements, DFC is doubling down on its commitments to Kenya’s development, with investments into energy, e-mobility, and infrastructure,” said DFC CEO Scott Nathan.
The financing, a mix of loans and grants, targets key Kenyan companies including M-KOPA, BasiGo, Mogo Auto, Roam Electric, and Pezesha Africa Limited.
M-KOPA secured $51 million to enhance digital connectivity and provide affordable smartphones, with plans to expand its production facility. Mogo Auto Kenya and BasiGo received $10 million each to support used vehicle loans and electric bus manufacturing. Roam Electric also received $10 million for electric vehicle development and charging infrastructure, while Pezesha was granted $500,000 to improve SME credit scoring algorithms using advanced technologies.
This move aligns with Kenya’s Digital Economy Blueprint, which aims for universal digital access and participation. The USAID Digital Ecosystem Country Assessment (DECA) 2020 highlights Kenya’s robust ICT infrastructure, with 95% of the population covered by 2G, 88% by 3G, and 61% by 4G, and plans for 5G rollout.
President Ruto’s visit to Washington emphasized strengthened US-Kenya relations and investments in digital and renewable energy. With support from the US government, DFC, and tech giants, Kenya is set for significant advancements in digital and sustainable energy sectors, driving technological growth, economic development, and job creation.
Hikmatu Bilali
By enhancing digital infrastructure and connectivity, initiatives across the continent benefit citizens and contribute to broader advancement. Additionally, connecting with neighboring countries promotes regional integration and collaboration, paving the way for shared prosperity throughout Africa.
Zambia's Information Minister, Felix Mutati (pictured), recently announced plans to connect the country to eight neighboring nations next month via fiber optic cables, according to a May 27th Facebook post by the Ministry. This initiative aims to position Zambia as a regional connectivity hub and bolster the national digital sector.
Minister Mutati highlighted Zambia's existing connection to Angola. “Zambia has completed connecting itself to Angola by optic fiber and the next target is Mozambique,” he said.
According to the World Bank, in its “Accelerating Digital Transformation in Zambia DIGITAL ECONOMY DIAGNOSTIC” 2020 report, Zambia’s Broadband affordability meets international benchmarks, and mobile phone usage has grown to 15.5 million subscriptions in 2019, with 63.5 percent using broadband. The digital infrastructure is established, allowing focus on its utilization, reliability, and security. However, last-mile connectivity remains a gap, limiting digital system use in sparsely populated areas where it could reduce transaction costs and improve access to services and markets. These proactive ICT measures are expected to drive economic growth, enhance connectivity, and solidify Zambia's regional ICT hub status.
Hikmatu Bilali
Les relations bilatérales entre l’Italie et la Tunisie remontent aux années 1980. Au fil de l’évolution du contexte mondial, les deux pays ont su développer leurs échanges dans plusieurs domaines. Ils entendent faire de même pour la quatrième révolution industrielle.
L’Italie et la Tunisie ont dévoilé le lundi 27 mai leur volonté d’approfondir leur coopération dans le domaine du numérique. Dans ce nouveau chapitre qu’envisagent les deux pays, l’accent est mis sur la promotion d’initiatives de collaboration économique et industrielle dans le domaine de l'intelligence artificielle et de la recherche dans la transition numérique. Un mémorandum d'intention a été signé à cet effet entre Adolfo Urso, le ministre de l'Entreprise et du Made in Italy (Mimit), Nizar Ben Néji, le ministre tunisien des Technologies de communication.
Le ministère tunisien des Technologies de communication a déclaré que « cette annonce se traduit par un désir commun de renforcer les initiatives de coopération économique et industrielle, faciliter les investissements et les initiatives communes entre les entreprises tunisiennes et italiennes, à travers des forums d'entreprises, des séminaires et des ateliers organisés avec la participation des institutions et institutions gouvernementales et avec le soutien des associations et organisations représentant les entrepreneurs ».
Il a ajouté que cette nouvelle étape découle d’un « intérêt mutuel à promouvoir des formes de coopération bilatérale pour le transfert de technologie, par l'échange d'expériences et de connaissances dans le domaine de la recherche, de l'innovation et de la formation de nouvelles compétences ; l'intention commune de faciliter et de mettre en œuvre des projets dans les secteurs public, privé et commun y compris les parties prenantes des deux pays dans le contexte de l'application de l'intelligence artificielle à l'industrie et de la recherche dans les secteurs liés ».
Cette nouvelle intention de coopération numérique entre l’Italie et la Tunisie intervient après celle du 29 septembre 2023. Ce jour, les deux pays représentés par l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) de Tunisie et son homologue de l’Italie avaient signé un protocole d’accord portant sur la coopération bilatérale dans le domaine de la cybersécurité et des services de confiance numériques. Cet acte visait à renforcer l’échange d’expériences et d’expertise entre les deux institutions et leur permettre de développer des compétences spécialisées pour la protection du cyberespace, garantir la souveraineté numérique de leur pays, améliorer leur vitesse de réponse et du niveau de vigilance pour assurer la détection précoce des cyber-risques et y faire face de manière efficace.
Le ministre italien a également annoncé qu'un centre dédié au développement durable sera créé en Tunisie, en coopération avec l'Italie et le Programme des Nations unies pour le développement. Il a présenté la structure comme une excellente occasion d'attirer des expériences et des investissements, et contribuer à une croissance inclusive et à l’amélioration de la qualité des services fournis aux institutions et aux citoyens. Selon Adolfo Urso, cette plateforme multilatérale peut devenir un catalyseur pour le développement de la technologie de l'intelligence artificielle et de ses multiples applications tant au niveau national qu'au niveau transfrontalier.
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Avec une forte jeunesse, l’Afrique abrite actuellement une industrie start-up bouillonnante. Les innovations numériques se multiplient, avec des pays comme le Nigeria, le Kenya, à la tête de cette nouvelle économie. Cela induit un environnement technique qui a aussi évolué même s’il présente encore quelques faiblesses.
L’écosystème innovant d’Afrique a connu une croissance diversifiée au cours des dix dernières années. Avec juste une poignée de tech hubs en 2010 selon International Trade Center (ITC), le continent compte aujourd’hui 1 031 de ces structures d’accompagnement indispensable aux jeunes entreprises dont les ressources sont limitées. L’embellie semble s’être opérée avec la Covid-19 qui a accéléré la numérisation sur le continent. En 2019, l’on ne dénombrait encore que 643 tech hubs recensés. En 2021, le chiffre avait augmenté de 60 %.
Dans son étude « Tech Hubs in Africa, accelerating start-ups for resilient growth 3rd Edition 2024 », ITC indique que le Nigeria accueille le plus grand nombre de hubs technologiques sur le continent (164), suivi par l'Afrique du Sud (96) et le Kenya (90). En Afrique, 53 % des hubs fonctionnent principalement comme des institutions de renforcement de la communauté, tandis que 45 % seulement proposent un programme de soutien aux entreprises.
Huit catégories
Il existe huit sortes de tech hubs, classés en fonction de leurs modèles d'entreprise et services offerts. Il y a les accélérateurs qui proposent des programmes fixes et basés sur des cohortes, donnant accès à des services de conseil. Les incubateurs qui soutiennent les jeunes entreprises en phase de démarrage en leur fournissant des ressources telles que le mentorat, la formation et, dans certains cas, des capitaux qui leur permettent de se perfectionner. Les centres d'innovation, entendus au sens large comme des installations conçues pour nourrir des idées innovantes et créatives, tout en aidant les entrepreneurs à développer leur activité.
Il faut aussi citer les hackerspaces, makerspaces et fablabs donnent accès à des outils technologiques, des équipements et des compétences pour créer et tester des produits numériques. Les espaces de coworking offrent des espaces de travail physiques qui augmentent la productivité et encouragent l'apprentissage par les pairs, la mise en réseau, le développement des capacités et la collaboration. Les « Venture Builders » permettent aux entreprises à forte croissance d'accéder aux ressources nécessaires pour se développer et s'étendre rapidement. Les parcs technologiques regroupent des entreprises technologiques dans une région pour permettre le développement d'idées innovantes et l'interaction entre les acteurs. Enfin, il y a les sociétés de capital-risque qui donnent accès à des capitaux, à des services de conseil et à de nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Spécificités
Parmi ces différents tech hubs recensés en Afrique, les incubateurs sont considérés comme les plus nombreux. Par contre, le nombre d’entreprises locales de capital-risque demeure faible.
Source : ITC
Les services les plus offerts en Afrique par les tech hubs sont la formation et les événements de réseautage. Par contre, le financement demeure très faible. Il est parmi les offres les plus faibles des tech hubs africains.
Source : ITC
Spécialisation
Tous les techs hubs ne sont pas généralistes. Plusieurs proposent désormais des programmes et un soutien plus personnalisés, ciblant des groupes démographiques ou des secteurs spécifiques afin d'optimiser la formation et le soutien fournis. 52 % des centres ciblent des secteurs spécifiques dans la mise en œuvre de leurs programmes et initiatives.
Parmi ceux-ci, l'agriculture, la fintech et le commerce électronique sont les secteurs les plus ciblés, représentant respectivement 22 %, 17 % et 11 %. Ces secteurs comptent parmi les plus actifs d'Afrique en matière de part d'investissement et de nombre de start-up. En outre, ces secteurs offrent aux entrepreneurs d'immenses possibilités de créer un impact social.
Genre
Plusieurs techs hubs se concentrent aussi sur la fourniture de services d'aide à des segments particuliers de la population. Bien que de nombreux s'adressent à différents groupes de population, la plupart d'entre eux ciblent les jeunes et les étudiants, suivis par les fondatrices et les femmes.
Source : ITC
Défis
Avec la Covid-19 qui a frappé le monde dès mars 2020, 73 % des techs hubs ont dû fermer leurs locaux dès le début de la pandémie pour se conformer aux directives de sécurité sanitaire. Les 27 % restants sont restés ouverts et opérationnels, en adhérant aux procédures strictes. La fermeture des locaux a eu un impact direct sur leurs revenus des plateformes. 8 % des tech hubs ont été contraints de mettre fin à leurs activités. Plusieurs ont dû changer de modèle économique en intégrant davantage de formation à distance. Mais le plus grand défi auquel ont toujours fait face les Techs hubs africains c’est le financement. Il faut de l’argent pour opérer et il en faut davantage pour se réinventer comme pendant la Covid-19. International Trade Center souligne que à cet effet que la plupart des centres ne peuvent pas financer leurs opérations à partir des seules recettes générées par leurs services ; ils ont besoin d'aide pour obtenir des financements externes tels que des subventions. Ils ont également besoin de politiques favorables qui attirent les investisseurs et encouragent l'innovation.
Muriel Edjo
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Digital technologies are crucial for driving economic growth, innovation, job creation, and social inclusion. However, Sub-Saharan Africa (SSA) grapples with significant challenges in digital development, such as underdeveloped infrastructure and costly connectivity. Entry into the African telecom market with 5G infrastructure is pivotal for African development, promising to enhance digital inclusion, spur economic growth, reduce costs for local telecom operators, and hasten technological progress.
Reliance Industries Ltd (RIL) is set to enter the African telecom market by providing 5G shared network infrastructure through its subsidiary Radisys, in collaboration with Next-Gen Infrastructure Co. (NGIC), backed by the Ghanaian government. Radisys announced this on May 27.
"By bringing Fixed Wireless Access alongside 4G and 5G cellular services to help drive economic growth and digital inclusion, Radisys looks forward to helping Ascend and NGIC build a disruptive and affordable shared broadband infrastructure across Ghana," said Arun Bhikshesvaran, CEO of Radisys.
Radisys, owned by RIL's unit Jio Platforms Ltd (JPL), along with Tech Mahindra and Nokia, will collaborate with NGIC to develop 4G and 5G networks across Africa, starting with Ghana. NGIC plans to invest $200 million in this initiative over the next three years, offering the networks as shared resources to local mobile operators to cut costs. With partnerships already established with AT Ghana and Telecel Ghana, NGIC aims to replicate India's low-cost, high-speed data model, providing affordable and efficient digital services across the continent.
This investment aligns with the strategy outlined in August 2023 by Owusu-Ekuful, Ghana’s Minister for Communication and Digitisation, during the 12th African Peering and Interconnection Forum (AfPIF). She disclosed the government's decision not to issue a 5G license, which would require significant investment from telecom operators. Instead, the government plans to establish a neutral shared infrastructure company to provide the necessary networks to operators.
Andrew Dabalen, the World Bank's Chief Economist for Africa, emphasized that increasing mobile internet usage could create jobs and spur economic recovery. A 2023 World Bank report (Digital Transformation Drives Development in Africa) revealed that extreme poverty decreased by around 7% in Nigeria and Tanzania, and labor force participation increased by up to 8% after three or more years of internet coverage. Addressing these gaps is crucial for fully harnessing digital technologies' potential in SSA.
Hikmatu Bilali