Le ministère congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, en partenariat avec la Commission économique pour l'Afrique et le Centre africain de recherche en intelligence artificielle (CARIA), organise un séminaire exclusif sur les techniques fondamentales d’enquête criminelle dans le domaine numérique. Prévu à Brazzaville du 15 au 17 octobre, cet événement s’adresse aux professionnels du corps judiciaire et aux forces de répression.

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Les réseaux sociaux occupent une place importante dans la vie quotidienne, mais ils soulèvent des défis éthiques de plus en plus complexes, nécessitant une attention urgente. Entre la défense de la liberté d’expression et la lutte contre les dérives en ligne, le meilleur équilibre à trouver reste un sujet de débat.

La République démocratique du Congo a entamé des discussions avec un entreprise chinoise autour d’un système de surveillance des réseaux sociaux. Mercredi 4 septembre, le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, Augustin Kibassa Maliba (photo, à gauche), a signé un mémorandum d’entente à cet effet à Beijing, à l’ambassade de la RDC en Chine. C’était en marge du Forum de coopération Chine - Afrique du 4 au 6 septembre.

Bien que le gouvernement congolais n’ait pas fourni d’amples informations sur l’objectif de cet accord juridiquement non contraignant, l’on peut supposer que le système en question a un objectif de gestion et de régulation des contenus en ligne en RDC. Face à la recrudescence de la désinformation, des discours de haine et d’autres contenus illicites sur ces plateformes, le gouvernement congolais pourrait y entrevoir un moyen de limiter les activités susceptibles de nuire à la sécurité nationale et à la cohésion sociale.

Le contexte sociopolitique en RDC — marqué par des tensions armées avec les rebelles du M23 à l’Est, des frictions avec le Rwanda, et une épidémie de variole du singe (mpox) — crée un terreau fertile pour la prolifération de fausses nouvelles et de propagande. Des affirmations quant à l’activité d’une armée numérique pour déstabiliser la République démocratique du Congo se multiplient sur les réseaux sociaux. Dans une note d’analyse, Collaboration on International ICT Policy for East and Southern Africa (CIPESA) déplore cette guerre de l’information qu’elle juge « caractérisée par une spirale d’incitation, de désinformation, de mésinformation et de discours de haine » qui met « à mal la cohésion entre les communautés ».

Selon les données de DataReportal, la RDC enregistrait 6,45 millions d’identités d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux en janvier 2024. En croissance de 37,2 %, soit 1,8 million de nouveaux utilisateurs entre janvier 2023 et janvier 2024. 37,2 % des utilisateurs des médias sociaux en RDC étaient des femmes, tandis que 62,8 % étaient des hommes. Tous ces utilisateurs étaient abonnés à Facebook ; 4,44 millions d'entre eux à TikTok ; 1,15 million à Facebook Messenger ; près de 670 000 à Instagram ; 620 000 à LinkedIn et 253 000 à X (ex-Twitter). 

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Dans le cadre de la transformation numérique, les pays d’Afrique ont longtemps fait la part belle à la connectivité à haut débit. Mais face aux nombreux enjeux inhérents à l’économie numérique, l’attention s’élargit à de nouveaux domaines, notamment la souveraineté.

L'Autorité des technologies de l’information et de la communication du Kenya a annoncé le mercredi 4 septembre la signature d’un protocole d'accord (MoU) de trois ans avec le Kenya Network Information Center (KeNIC). Il porte sur la promotion des normes numériques nationales, la promotion du nom de domaine .Ke, ainsi que la formation du personnel de l’Autorité sur l’écosystème du système de noms de domaine (DNS) et la sécurité du système de noms de domaine (DNSSEC).

Stanley Kamanguya, le président-directeur général de l'Autorité des TIC, a affirmé que « ce MoU nous aidera à résoudre des problèmes clés alors que nous avançons dans l'ère de la transformation numérique, en nous concentrant particulièrement sur la formation et la requalification de notre personnel, ainsi que sur l'amélioration de la gouvernance numérique ».

Au Kenya, le gouvernement poursuit le développement de son programme de transformation numérique engagé depuis près de 20 ans. Bien que l’accent ait été mis au fil des années sur le développement de l’infrastructure pour améliorer la connectivité Internet, des actions certes discrètes étaient également menées dans d’autres secteurs. La promotion du nom de domaine .Ke est l’un d’eux. Le gouvernement a fait de sa large adoption un objectif à atteindre pour améliorer le référencement du pays à l’international, positionner son identité dans la sphère numérique mondiale.

Dans son rapport statistique sur le marché télécoms et numérique national au premier trimestre 2024, l'Autorité des communications du Kenya (CA) révèle que 108 338 noms de domaine avaient déjà été attribués. 84,8% de ces ressources étaient l’apanage des entreprises qui comptabilisaient 91 818 noms de domaines. Les institutions gouvernementales avaient acquis 752 de ces noms de domaines.

Pour le KeNIC, outiller efficacement le personnel de l’Autorité des TIC sur les questions liées au nom de domaine national est un pas de plus vers l’avènement d’un cyberespace local sécurisé, favorable aux activités des différents utilisateurs du numérique dans le pays.

Hikmatu Bilali

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L'Agence nationale de développement des technologies de l'information du Nigeria (NITDA) a annoncé la tenue les 22, 23 et 24 octobre de l’édition 2024 de la Digital Nigeria International Conference (DNICE). L’événement, organisé en partenariat avec Brevity Anderson, vise à accélérer l'alphabétisation numérique, à encourager l'innovation et à soutenir les start-up et les petites et moyennes entreprises.

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L'Organisation du monde islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ICESCO) a organisé les 29 et 30 août un atelier à l'Université Mohammed VI Polytechnique de Rabat. L’objectif était d’élaborer des principes éthiques et des cadres de gouvernance de l'IA, pour la future Charte du monde islamique pour l'intelligence artificielle (IA) en Afrique et en Amérique latine.

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La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) organiseront le 4 septembre une conférence sur la création d'un avenir numérique durable et inclusif en Afrique, rapporte l’Agence des nouvelles éthiopiennes le mercredi 28 août. Elle se tiendra en ligne et en présentiel dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

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L’Ouganda organise un sommet sur la technologie les 23 et 24 octobre

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Godfrey Kabbyanga, ministre ougandais chargé des TIC, a annoncé le mardi 27 aout la tenue les 23 et 24 octobre de la première édition du Sommet national des TIC 2024. Les parties prenantes discuteront autour de la « compétitivité économique grâce à une transformation numérique stratégique et durable ».

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Le secteur mondial des télécoms expérimente actuellement plusieurs actions destinées à garantir la rentabilité des investissements tout en protégeant l’environnement. Mais atteindre cet équilibre exige de nombreux préalables, notamment des usines de recyclage.

Le groupe télécoms Orange a annoncé la collecte de 479 853 déchets de mobiles en 2023, au Moyen-Orient en Afrique. Ce volume représente 24 % des terminaux vendus par l’entreprise française dans la région. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie d'Orange visant à renforcer son engagement envers une économie circulaire, adaptée aux particularités de chacun de ses marchés.

L'entreprise a déclaré que d'ici 2025, ses réseaux et centres de données utiliseront davantage d'équipements reconditionnés, un effort soutenu par son programme OSCAR. Ce dernier vise à encourager la réutilisation des appareils pour réduire les émissions de CO2 et intègre également des pratiques durables pour la gestion des déchets d'équipements électriques et électroniques. Un choix qui aura certainement un impact bénéfique sur les dépenses en équipements de l’entreprise.

Depuis 2010, Orange collabore avec Emmaüs International et les Ateliers du Bocage, une entreprise spécialisée dans l'emploi social et solidaire, pour ouvrir des ateliers de collecte de déchets de mobiles en Afrique. En 2023, ce partenariat a permis de récupérer l'équivalent de 264 000 mobiles à l'état de déchet dans les ateliers du Burkina Faso, du Cameroun et de la Côte d'Ivoire, où ces appareils sont recyclés.

L'an dernier, Orange a étendu ses efforts de recyclage en Egypte en signant un partenariat stratégique avec l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Ce partenariat prévoit l'ouverture d'une usine de pointe dédiée au reconditionnement de dispositifs électroniques. Ce projet, qui soutient l'objectif d'Orange de réduire l'impact environnemental lié au cycle de vie de ses produits, contribue également à la création d'emplois locaux et à la formation de compétences spécialisées.

De plus, cette usine jouera un rôle clé dans la promotion de l'inclusion numérique, en proposant des téléphones reconditionnés à des prix plus accessibles pour les populations à revenus modestes. Selon une note d'analyse de marché du cabinet Custom Market Insights, le marché des téléphones mobiles remis à neuf et d'occasion au Moyen-Orient et en Afrique était estimé à 5,33 milliards de dollars en 2021 et pourrait atteindre près de 12,39 milliards de dollars d'ici 2030, avec un taux de croissance annuel composé de 10,01 % de 2022 à 2030, porté par la demande croissante en Internet mobile.

Muriel EDJO

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Orange revendique 10 000 sites télécoms convertis au solaire en Afrique

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La transition énergétique est une priorité pour le groupe télécoms Orange, qui s’est fixé des objectifs ambitieux pour réduire l’impact environnemental et climatique de ses activités. Sur ses 17 marchés en Afrique et au Moyen-Orient, diverses initiatives sont en cours pour les atteindre.

Orange Middle East and Africa (OMEA) a déjà converti 10 000 sites télécoms et une vingtaine de centres de données à l’énergie solaire. Cette transition s'inscrit dans une stratégie visant à renforcer la résilience de ses infrastructures télécoms face à l'instabilité énergétique, tout en assurant la continuité du service pour garantir une rentabilité soutenue.

Jean-Michel Canto, Chief Climate Officer d’OMEA, souligne que « la solarisation fait désormais partie des configurations standard pour les nouveaux sites, avec une augmentation de 11 % du nombre de sites solaires chaque année ». Au Liberia, où le taux d'électrification est de 12 %, Jabateh Dweh Charles, Power Manager Operations chez Orange Liberia, indique que « grâce à la solarisation de 77 % de nos sites, nous avons réduit notre empreinte carbone et notre consommation de carburant de 25 % en 2023 par rapport à 2022 ».

Dans son rapport de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) 2023 intitulé « Graines du changement », OMEA affirme avoir intensifié ses efforts, augmentant de plus de 70 % l’utilisation des énergies renouvelables dans ses opérations par rapport à 2022. Cela a permis de porter la part des énergies renouvelables à 32,8 % de sa consommation énergétique totale, marquant une hausse de 6 points par rapport à l’année précédente.

OMEA privilégie autant que possible la solarisation de ses sites et collabore étroitement avec ses partenaires énergétiques (ESCO – Energy Service Company), une approche bénéfique pour son capital opérationnel. En 2022, Alioune Ndiaye, président du conseil d’administration d’OMEA, notait que l'alimentation en énergie solaire permet à l’entreprise d’économiser jusqu’à 55 millions de litres de carburant par an, un volume qui croît en même temps que la solarisation de ses infrastructures télécoms.

Les investissements d’OMEA dans l’énergie solaire s’inscrivent dans les ambitions de ses plans stratégiques « Lead the Future » et « Net Zéro Carbone » à l’horizon 2040. L’entreprise vise à réduire sa consommation d’énergie et à augmenter l’usage des énergies renouvelables pour faire baisser ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici 2025, avec un objectif de réduction de 45 % d’ici 2030.

Dorothée Vignalou, directrice financière d’OMEA, réaffirme cet engagement : « nous avons toujours placé les enjeux environnementaux et énergétiques au cœur de notre stratégie régionale, reconnaissant leur importance cruciale. Les crises récentes ont renforcé notre détermination à assurer une gestion durable tout en répondant aux défis spécifiques des communautés locales ».

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Le ministère algérien de l'Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises a annoncé la tenue les 5, 6 et 7 décembre de la 3e édition de la Conférence africaine des start-up. Elle se déroulera au Centre international des conférences (CIC) d'Alger sous le thème « Réimaginer l'Afrique par l'intelligence artificielle ».

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