Il a travaillé pendant 10 ans dans deux des plus grandes banques du Nigeria, où il s’occupait des opérations bancaires et de la gestion des relations. Il s’est ensuite lancé dans la technologie et a fondé deux entreprises, l’une dans la fintech et l’autre dans la communication numérique.
Chibuike Goodnews (photo) est un entrepreneur fintech nigérian diplômé de l’université Ahmadu Bello, où il a obtenu en 2015 un master en finance, et de la Lagos Business School de l’Université panatlantique où il a fait une formation en développement de l’esprit d’entreprise. Il est cofondateur et directeur d’Astravest.
Fondée en 2021 par Chibuike Goodnews et Joshua Chinemezu, Astravest est une entreprise fintech qui propose des solutions d’épargne et d’investissement et dont le but est de donner à ses utilisateurs les moyens d’atteindre la liberté financière. Elle permet aux Africains d’accéder à plusieurs options d’investissement, aux informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions et à une plateforme simple pour faire fructifier leur argent ou déplacer leur fonds entre différents secteurs.
Avec seulement 5000 nairas, soit 10,5 dollars environ, investis de leur compte bancaire, les utilisateurs de la plateforme peuvent disposer de leur investissement et transférer leur argent ailleurs quand ils le souhaitent.
D’un autre côté, la plateforme Astravest permet aux entreprises d’offrir des investissements immobiliers en tant que service. Elle est suffisamment sécurisée et les clients qu’elle enregistre font l’objet d’une vérification avant de pouvoir participer aux marchés des valeurs mobilières ou d’effectuer des investissements.
Chibuike Goodnews est aussi le fondateur de Dochase Adx. Lancée en 2016, il s’agit d’une plateforme de publicité numérique unifiée pour les marchés émergents. Elle fournit une solution complète pour les grandes et petites entreprises afin d’attirer des ventes et d’atteindre des marchés cibles sur Internet.
Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, il a travaillé pour l’United Bank for Africa (UBA) en tant que cadre bancaire entre 2005 et 2006 et gestionnaire des relations de 2013 à 2016. Entre 2006 et 2013, il s’occupait des opérations bancaires chez Zenith Bank Group au Nigeria.
Melchior Koba
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Après avoir suivi plusieurs programmes d’incubation, en l’occurrence Plug and Play et 212 Founders, la fintech marocaine est en pleine croissance et rêve d’investir d’autres pays africains.
Hsabati est une solution fintech développée par une jeune pousse marocaine. Elle permet entre autres aux propriétaires de très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) de suivre la prospection commerciale, le niveau de stock produit, la facturation ou encore les finances de l’entreprise. Basée à Casablanca, la start-up a été fondée en 2019 par Saad Kemmou. Depuis sa création, elle a levé 600 000 $ m, pour soutenir sa croissance, dans une opération menée par CDG Invest.
« J’ai géré plusieurs TPME, j’ai fait du conseil et du freelance avec des TPME, elles avaient toutes la même problématique : on avait pas des outils adaptés. Soit ils étaient faciles à utiliser mais trop simples et pas du tout extensibles ou ce sont des outils très complexes et il fallait avoir un développeur sous la main. Ce qui fait qu’après quelques mois, on revenait sur Excel », a déclaré Saad Kemou à We Are Tech Africa lors du Gitex Africa à Marrakech, au Maroc.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur Android et sur iOS. Après inscription, il est possible d’accéder aux diverses fonctionnalités qui facilitent la gestion quotidienne de l’entreprise. Entre la fonction « CRM » qui permet de gérer et d’organiser les clients et leurs contacts avec toutes les informations nécessaires, ainsi que l'historique des interactions et « Finance » qui permet de garder un oeil sur la trésorerie, Hsabati propose une solution sur mesure.
De plus, bien que ce soit un logiciel, son utilisation ne requiert aucune installation. L’utilisateur n’aura donc besoin de disposer d’aucune compétence particulière en informatique pour utiliser la plateforme. Un abonnement est requis pour utiliser la solution : la jeune pousse propose une offre basique de 149 dirhams (environ 14,62 $) par mois et par utilisateur et la premium à 249 dirhams.
En ce qui concerne son plan d’expansion, Saad Kemmou veut commencer par l’Afrique de l’Ouest. « Les connexions les plus simples et les plus historiques sont la Côte d’Ivoire et le Sénégal et après on peut s’étendre aux autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine », ajoute-il.
Adoni Conrad Quenum
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Il a acquis une grande expérience dans le domaine de la finance et de l’économie en travaillant au sein du Groupe de la Banque mondiale. A travers Waya, il offre des services bancaires numériques aux immigrés.
David Wachira (photo) est un spécialiste de la finance et de l’économie, un entrepreneur et un investisseur kényan. Diplômé de la Tarleton State University où il a obtenu un master en histoire en 2008 et de l’université du Nord Texas où il a obtenu, en 2013, un doctorat en administration publique et gestion, il est depuis janvier 2023 le président-directeur général de Waya.
Fondée en 2019 par David Wachira, Renzo Sotomayor et Hempstone Maroria, Waya est une start-up de technologie financière qui offre un moyen plus facile et plus abordable d’envoyer, de stocker, d’épargner, de dépenser et de recevoir de l’argent. Il s’agit d’une banque numérique à service complet et d’une application de transfert d’argent axée sur la diaspora africaine.
Son objectif est de permettre aux immigrés, aux communautés mal desservies ainsi qu’aux minorités qui n’ont pas accès aux services bancaires traditionnels de bénéficier d’un accès financier. Ces groupes sont souvent sous-bancarisés, voire négligés par les institutions financières classiques. « La mission de Waya est de débloquer les barrières financières, d’offrir un accès financier illimité et des opportunités à des millions d’immigrants africains qui vivent et travaillent en dehors de leur pays d’origine », a déclaré David Wachira en 2021.
Le 23 mai 2023, Waya a été sélectionnée parmi les 12 start-up technologiques africaines qui présenteront des opportunités d’investissement aux investisseurs et entreprises lors du prochain Africa Tech Summit de Londres, qui se tiendra le 23 juin.
Avant de devenir le PDG de Waya, David Wachira a d’abord été le directeur des opérations de l’entreprise. Par ailleurs, il a travaillé, entre 2013 et 2022, pour la Banque mondiale. Pendant plus de huit ans, il y a été successivement spécialiste du secteur public, spécialiste des finances publiques et de la gouvernance, chargé d’opérations. Il a également été, entre 2017 et 2018, co-secrétaire de la communauté Youth-to-Youth du groupe de la Banque mondiale.
Melchior Koba
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Elle tire parti de son expertise et de son expérience en finance pour contribuer aux efforts de développement économique et durable sur continent africain. Avec Melanin Kapital, elle finance la révolution verte en Afrique.
Mélanie Keïta (photo) est une experte en finance et en investissement franco-congolaise. Elle est cofondatrice et présidente-directrice générale de Melanin Kapital, une entreprise de financement climatique, dont l’objectif est de devenir la principale plateforme fintech pilotant 1 milliard de dollars de crédit pour la transition verte des entreprises en Afrique.
Fondée en 2020 et basée au Kenya, Melanin Kapital veut financer les équipements d’énergie propre dont les petites et moyennes entreprises ont besoin pour se développer, tout en veillant à ce qu’elles réduisent simultanément leur empreinte carbone. En pratique, elle finance les transports électriques, les équipements d’énergie renouvelable, les installations de gestion de déchets et les équipements de cuisine verte.
L’entreprise autonomise également les entrepreneurs en aidant ces derniers à accéder aux capitaux dont ils ont besoin pour transformer leur idée en entreprise. Elle propose également des formations et un accompagnement à l’entrepreneuriat. Elle se concentre particulièrement sur le soutien aux femmes et aux entrepreneurs locaux et promeut un environnement de travail numérique.
Mélanie Keïta est la responsable des opérations de la fondation Tuungane, la branche à but non lucratif de Melanin Kapital dont l’objectif est d’aider les PME à se préparer au crédit et à accéder au financement de l’entreprise mère ou d’autres partenaires de prêt. Elle est aussi une conférencière invitée de l’ESCP Business School où elle a obtenu un master en économie de développement et développement international en 2018.
L’entrepreneure est également diplômée d’un master en finance et services de gestion financière qu’elle a obtenu en 2016 à la grande école de commerce ESSCA sise à Angers. Elle est titulaire d’un certificat international de finance d’entreprise obtenu à HEC Paris, toujours en 2016.
La carrière professionnelle de Mélanie Keïta a commencé en 2015 en tant que stagiaire à la direction financière en PME de la Générale Electrique et Mesures Optiques (GEMO) de France. Depuis lors, elle a travaillé pour plusieurs institutions de finance et d’investissement comme Investisseurs et Partenaires (I & P), 2° Investing Initiative et Finance in Motion.
Membre du comité NextGen du réseau de professionnelles de la finance 100 Women in Finance, Mélanie Keïta a été nommée par le magazine Forbes dans la liste des 30 under 30 de 2021. En 2022, elle a reçu entre autres le prix Top Africa émis par GITEX.
Melchior Koba
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Zofi Cash, une plateforme financière ougandaise d'avance sur salaire conçue pour répondre aux problèmes d'urgence financière des employés, a récemment annoncé l’obtention d’un million $ auprès d'Advancly, un investisseur basé au Nigeria.
Ce nouveau financement permettra à la fintech d'étendre ses services d'avance sur salaire afin de répondre à un retard important de plus de 20 000 employés qui sont actuellement sur la liste d'attente.
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La fintech sud-africaine Paymenow lève 14 millions $ pour financer sa croissance
Amazon Web Services (AWS) a récemment annoncé la sélection de 25 start-up fintech africaines pour la cohorte inaugurale de son programme «FinTech Africa Accelerator » qui débute en juin.
Sur les 25 start-up sélectionnées, 11 sont originaires du Nigeria. Les 14 autres proviennent de l'Afrique du Sud, d'Egypte, du Ghana, d'Ouganda et du Cameroun.
Elles bénéficieront de sessions d'ateliers d'examen technique, de crédits techniques AWS pouvant atteindre 25 000 USD et d'un mentorat individuel de la part de leaders du secteur tels que l'Africa Fintech Summit (AFTS), Lendsqr et Vestbee.
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Tyme Group, une néobanque détenue majoritairement par le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, a réalisé une levée de fonds de 78 millions de dollars, a rapporté Bloomberg, le mardi 23 mai, citant un dirigeant du groupe.
Selon les responsables de l'entreprise, les fonds permettront entre autres à Tyme Group de s’implanter au Vietnam d’ici 2024.
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ARM, un acteur clé du secteur de l'investissement au Nigeria a annoncé l'ouverture des candidatures pour « l'ARM Labs Innovation Program », son programme de soutien intensif destiné aux start-up nigérianes dans le but d'améliorer leurs produits, d'étendre leur marché et de renforcer les compétences de leur équipe pour augmenter leurs chances de réussite.
Pour la 5e cohorte, le programme d'innovation accueillera les start-up FinTech, PenTech (technologies des pensions de retraite), Data Intelligence et Digital Trade.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 juin à l’adresse : https://www.arm.com.ng/applications-are-now-open-for-arm-labs-innovation-program-5-0/
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Après son agrégateur de paiements, la jeune pousse béninoise met au point une application mobile pour faciliter les transactions financières en ligne dans la sous-région et à l'international.
MyFeda est une solution fintech développée par la jeune pousse béninoise FedaPay SAS. Elle permet aux utilisateurs d’envoyer et de recevoir des fonds et d’effectuer des paiements en ligne partout dans le monde sans disposer d'un compte bancaire. La start-up, fondée par Hermann Aguessy et Boris Koumondji en 2017, opère dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine.
« MyFeda est une solution mobile qui vous permet de gérer votre argent au quotidien. Que votre argent soit sur votre compte mobile money, ou soit sur une carte, MyFeda vous permet de contrôler toutes vos dépenses quelque soit leur nature (en ligne, ou dans un magasin physique) », peut-on lire sur la plateforme.
Pour accéder aux diverses fonctionnalités de la solution, l’utilisateur devra télécharger l’application mobile sur Play Store (Android) ou sur AppStore (iOS). Il lui faudra ensuite créer un compte et en quelques minutes, il peut accéder au service.
Avec MyFeda, il est possible d’envoyer et de recevoir des fonds via mobile money depuis l’application au Bénin, au Togo, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger, au Sénégal et en Guinée, de faire des opérations Western Union et MoneyGram ou encore d’effectuer des transferts bancaires par virement ou sur les cartes MasterCard et Visa. La solution permet également d’accéder à une carte Visa virtuelle.
Par ailleurs, il faut souscrire à un abonnement mensuel pour bénéficier des services offerts par MyFeda. Depuis son lancement, la version Android de l’application mobile a déjà été téléchargée plus de 5 000 fois, d’après les données de Play Store. Il faut également noter que chaque compte MyFeda est géré par la banque panafricaine basée à Lagos, United Bank of Africa (UBA), et relié à une carte de la même banque.
Adoni Conrad Quenum
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Il a géré des entreprises dans plus de 25 pays. Spécialisé dans le secteur des finances, il utilise la technologie pour développer des solutions pour faciliter l’indépendance financière des petites entreprises et des particuliers mal desservis.
Depuis quelques années en Afrique, le secteur des fintech est en plein essor et plusieurs solutions sont développées. Parmi les entrepreneurs qui se démarquent, l’on retrouve le Nigérian Chidi Okpala (photo), fondateur et président-directeur général de la start-up Asante Financial Services Group.
Fondée en 2018 et siégeant au Kenya, Asante Financial Services Group est une société de services financiers numériques axée sur le crédit, qui fait de l’indépendance financière et de l’amélioration du bien-être des petites entreprises et des individus mal desservis en Afrique son combat. Elle fournit des services financiers aux entreprises en croissance.
En pratique, la néobanque fournit des fonds aux petites entreprises afin de faciliter la gestion de leurs activités quotidiennes. Elle propose un financement aux agents agréés de mobile money et accorde des prêts pour financer les primes d’assurance de ses clients, garantissant ainsi une commodité et une protection maximales. A ce jour, l’entreprise est présente au Kenya, en Ouganda, au Nigeria et au Rwanda et prévoit de s’étendre à sept autres pays d’ici 2025.
Chidi Okpala a étudié la finance à l’université des sciences et technologies de l’Etat d’Enugu où il a obtenu un bachelor. Il est également titulaire d’un master en administration des affaires obtenu à l’université du Nigeria et d’un Sloan Master of Science en management obtenu à la London Business School.
Depuis juin 2022, il est membre du conseil d’administration international de Medair, une organisation qui vient en aide aux personnes vulnérables des communautés isolées et dévastées afin qu’ils survivent aux crises et se rétablissent dans la dignité.
Avant de fonder sa propre entreprise, l’entrepreneur a travaillé pour de grandes institutions financières. Entre autres, il a été le directeur général, en charge de la banque de détail sur 19 marchés en Afrique, du groupe UBA entre 2010 et 2012. Les trois années qui ont suivies, il a été le président-directeur général d’Airtel Money, où il a développé l’activité mobile money pour en faire l’un des plus grands fournisseurs de services financiers de détail du continent. De 2016 à 2018, il a également travaillé pour Atlas Mara Ltd en tant que directeur général fintech et digital.
En 2022, Asante Financial Services Group a reçu le prix Neobank Rising Star de l’Afrique de l'Est lors de la 8e cérémonie de remise des prix Africa Bank 4.0.
Melchior Koba
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