15 ans après la dernière édition qui s'est tenue en 2009, Djibouti s’apprête à faire le 3e recensement de sa population. Le gouvernement et ses partenaires mettent les bouchées doubles pour que ce premier recensement numérique se passe dans les meilleures conditions.

L'Institut des statistiques de Djibouti (INSTAD) a reçu le jeudi 22 février un don de 1 400 tablettes de la part du gouvernement de l'Egypte. Ce nouveau matériel constitue une contribution importante pour le prochain recensement numérique de la population en cours de préparation dans le pays.

Selon Ibrahim Abdi Hadi (photo, à gauche), directeur de l'INSTAD, ces tablettes seront essentielles pour la mise en œuvre réussie de ce projet d'envergure. « Ces tablettes nous permettront d'effectuer notre recensement 2.0. Elles nous offrent la possibilité de réaliser un recensement efficace, en collectant et en sauvegardant les données de manière efficiente ».

Cette initiative du gouvernement égyptien en faveur de Djibouti s'inscrit dans le cadre du partenariat international entre les deux pays et témoigne de l'engagement continu de Djibouti envers l'amélioration de la qualité des données et la promotion du développement durable. Elle est en ligne avec les actions du gouvernement actuel, qui reconnaît le potentiel de progrès et de transformation que la technologie peut apporter à la réalisation des objectifs nationaux.

A travers ce recensement numérique, le gouvernement djiboutien vise à moderniser et à numériser les opérations de recensement, plaçant Djibouti à l'avant-garde de l'innovation en matière de statistiques démographiques dans la région.

Samira Njoya

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La lutte contre la cybercriminalité nécessite une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes, qu'elles appartiennent au secteur public ou privé. En Afrique, de nombreux partenariats se mettent en place dans cette optique.

L'Agence africaine de police criminelle (AFRIPOL) et Group-IB, une société russe spécialisée dans la cybersécurité, ont signé un protocole d'accord le mardi 20 février à Alger, visant à intensifier la lutte contre la cybercriminalité en Afrique.

Selon Jalel Chelba (photo, à droite), directeur exécutif par intérim d'AFRIPOL, cet accord « va permettre aux pays africains de lutter contre la cybercriminalité de manière plus efficace et efficiente, renforçant ainsi la confiance dans le cyberespace africain ».

Dans le cadre de cette collaboration, Group-IB partagera ses avancées technologiques et son expertise en cyberinvestigations, ingénierie inverse et gestion des incidents avec le personnel d'AFRIPOL dans tous les Etats membres africains.

Cette collaboration aboutira également au développement et à la mise en œuvre d'initiatives conjointes entre le Groupe-IB et AFRIPOL, mettant l'accent sur la surveillance des cybermenaces, la prévention des activités de fraude et de phishing, le suivi des détails de paiement compromis et le renforcement de la sensibilisation aux cybermenaces, entre autres.

Cet accord s'inscrit dans l'engagement mutuel des deux parties en faveur de la lutte contre la cybercriminalité et le renforcement de la cybersécurité en Afrique. Selon le rapport « Cybersecurity in Africa - a call to Action » publié le 20 juin 2023 par le cabinet américain de conseil en stratégie Kearney, l'Afrique enregistre des pertes directes estimées à 3,5 milliards de dollars par an en raison des attaques, sans compter les opportunités d'affaires manquées dues à l'atteinte à la réputation. Ces pertes considérables soulignent un faible niveau de cyber-résilience dans la région.

Samira Njoya

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Une délégation marocaine en visite officielle aux Etats-Unis a rencontré des géants de la Tech

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Le Maroc a réalisé des avancées majeures dans la transformation numérique. Pour davantage satisfaire la population, le gouvernement est allé chercher l'expertise des Etats-Unis qui se classe parmi les pays les plus développés en matière de numérique dans le monde.

Une délégation marocaine dirigée par la secrétaire générale du ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Sarah Lamrani, effectue depuis le dimanche 11 février une visite de travail initiée par l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA).

Selon Sarah Lamrani, la visite avait pour but « d'explorer la possibilité d’établir des partenariats avec des entreprises américaines pour développer et renforcer l’écosystème numérique au Maroc. Cela pourrait inclure des collaborations dans les domaines de la technologie, de l’innovation et du développement des compétences ».

 

Au cours de cette visite, la délégation a rencontré une vingtaine de responsables de grandes entreprises technologiques et de start-up locales, dont IBM, Juniper Network, Microsoft, Oracle, Cisco, Cloudera, Google Cloud Services, Palo Alto Networks, Amazon Web Services et Zscaler. Les discussions ont porté sur des sujets tels que les services d’administration électronique, les centres de données, le cloud computing, l’intelligence artificielle et la cybersécurité.

Cette visite était également l’occasion pour la délégation marocaine de présenter les grandes orientations stratégiques du plan Maroc Digital 2030, actuellement en cours de finalisation, ainsi que les réalisations du pays dans le secteur. La délégation a également lancé un appel aux grandes entreprises intéressées par les opportunités de croissance et d’expansion dans un marché émergent comme le Maroc.

Il convient de rappeler que les Etats-Unis et le Maroc entretiennent depuis plusieurs années des relations visant un développement mutuel dans le domaine des TIC. Plusieurs entreprises américaines, notamment Microsoft, Oracle et Cisco, ont investi dans le développement du capital humain du pays.

Samira Njoya

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Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique, une organisation non-gouvernementales guinéenne, a annoncé le samedi 17 février un « sit-in » devant le siège de l’Autorité des Postes et des Télécommunication (ARPT).

Le rassemblement prévu le mardi 20 février a pour but de réclamer la levée des restrictions d’Internet, l’arrêt de la censure des médias, entre autres, qui durent depuis trois mois.

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La pandémie de Covid-19 a mis en lumière l'importance cruciale de la transformation numérique pour le développement économique, poussant de nombreuses initiatives à éclore sur le continent africain.

La Commission économique pour l’Afrique (CEA) et Google ont signé, le lundi 19 février, un protocole d'accord en marge de l'édition 2024 du Forum des entreprises africaines (Africa Business Forum) qui se tient à Addis-Abeba en Ethiopie. Cet accord vise à favoriser et à accélérer la transformation numérique en Afrique.

S’exprimant sur le bien-fondé de cette initiative, Claver Gatete (photo, à droite), secrétaire exécutif de la CEA, a fait savoir qu'elle avait le potentiel de produire des résultats significatifs pour relever les défis numériques et réduire la fracture numérique en Afrique. Il a également souligné le rôle central de Google dans l'amélioration de la connectivité en Afrique, le soutien aux innovateurs et aux entrepreneurs africains, ainsi que le renforcement des capacités numériques.

Dans le cadre de ce partenariat, les deux parties collaboreront sur trois domaines clés. Tout d'abord, elles se concentreront sur le développement des start-up, avec pour objectif de permettre à 1 million de start-up de générer 100 milliards de dollars de revenus d’ici 2033. Ensuite, elles se consacreront à la formation des jeunes en TIC, avec des projets visant à former 5 000 jeunes étudiants africains et 200 enseignants en informatique et en robotique. Cette formation vise à soutenir leur participation à des compétitions mondiales, telles que l'Olympiade de la robotique, et à accroître la représentation de l'Afrique dans ce domaine.

Enfin, les deux partenaires travailleront pour renforcer la cybersécurité dans la région. Cela se fera par des dialogues avec les fonctionnaires, des ateliers de formation, des recherches collaboratives et le partage des meilleures pratiques en matière de cybersécurité. A terme, ces initiatives contribueront à réduire la fracture numérique en Afrique en promouvant le développement et l'abordabilité des infrastructures, un environnement réglementaire sain, et en favorisant les compétences numériques.

Samira Njoya

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La fracture numérique au Nigeria persiste malgré les progrès. Environ 40 % de la population n'a pas accès à Internet, principalement en raison de l'absence d'infrastructures dans les zones rurales. Le gouvernement s'efforce de réduire cet écart en lançant de nouvelles initiatives.

Le ministre nigérian des Communications, de l'Innovation et de l'Economie numérique, Bosun Tijani (photo), a annoncé le lundi 19 février le lancement du « Projet 774 LG Connectivity », une initiative visant à remédier à l'accès limité à Internet et au numérique en connectant à Internet l'ensemble des 774 secrétariats des gouvernements locaux du Nigeria.

« L'objectif principal du projet est de favoriser le développement inclusif et l'accès à l'infrastructure publique numérique dans les bureaux du gouvernement situés dans tout le Nigeria, y compris dans les régions les plus éloignées du pays qui étaient auparavant mal desservies ou non desservies », informe la note du ministère.

Le projet, cofinancé par Nigerian Communications Satellite Limited (NIGCOMSAT) et Galaxy Backbone, est placé sous la supervision du ministère fédéral des Communications, de l'Innovation et de l'Economie numérique. Il s'inscrit en droite ligne du programme « Renewed Hope » du président Bola Ahmed Tinubu et du plan stratégique du ministère.

Le projet fournira aux gouvernements locaux un accès Internet fiable et abordable, favorisant ainsi des services publics efficaces et la transparence. En tant que fondement de la gouvernance au niveau local, les secrétariats des gouvernements locaux joueront davantage un rôle crucial dans le façonnement du paysage socio-économique du pays.

Cette initiative contribuera également à  l'inclusion numérique dans le pays et à la création d’au moins 300 emplois directs à mesure que le projet sera déployé à l'échelle nationale, et potentiellement davantage d'emplois indirects grâce à l'augmentation de l'accès numérique.

Samira Njoya

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L'hébergement des données est essentiel pour un continent de plus en plus connecté. Les grandes entreprises technologiques investissent dans l'infrastructure Internet de la région, mais il est crucial pour certains pays de préserver leur souveraineté numérique face à l'influence croissante des acteurs mondiaux de la technologie.

Atlas Cloud Services, une filiale de l'université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), et HCLSoftware, une société multinationale indienne de conseil en technologies de l'information, ont conclu un accord de partenariat le jeudi 15 février à Ben Guérir a annoncé l'agence marocaine de presse MAP.

Ce partenariat vise à soutenir les entreprises dans leur transition numérique en leur facilitant l'accès à des services cloud de haute performance. Dans le cadre de cette collaboration, un service de messagerie localisé au Maroc sera mis en place pour assurer la communication de données sensibles et garantir leur souveraineté. Cette solution répond spécifiquement aux besoins des entreprises en offrant une messagerie professionnelle performante, adaptable en matière de capacité et de performance.

De plus, cette collaboration inclura une messagerie instantanée fiable pour sécuriser les échanges professionnels intra et inter-entreprises, ainsi qu'une solution de visioconférence pour faciliter les échanges et améliorer la productivité des collaborateurs. Enfin, un espace de stockage et de partage de données permettra la conservation et l'accès aux données en temps réel depuis n'importe quel lieu et appareil. Le partenariat prévoit également le déploiement d'un système de recherche de l'université, ainsi que la promotion de la recherche scientifique et de la formation.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre des actions du gouvernement marocain et de ses partenaires visant à renforcer la souveraineté numérique du Maroc. Le pays dispose déjà de plusieurs infrastructures dédiées et a ouvert en mars 2021, au sein de l'UM6P, l'African Supercomputing Center, l’une des infrastructures de pointe les plus puissantes d'Afrique. En juillet dernier, le Maroc avait également annoncé l'interdiction de l'hébergement de ses données sensibles à l'étranger.

Samira Njoya

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La Banque mondiale organisera les 30 et 31 mai à Washington la 11e édition du Sommet de la jeunesse sur le thème « Propulser le progrès : les jeunes à la pointe de la transformation numérique ». Cet événement annuel réunira des milliers de jeunes du monde entier âgés de 18 à 35 ans. Son objectif est de sensibiliser les jeunes aux enjeux du développement et de les encourager à proposer des solutions innovantes grâce aux technologies numériques.

Les jeunes intéressés par les questions de technologie durable, d'intelligence au service du bien et d'inclusion numérique peuvent soumettre leurs candidatures jusqu'au 1er mars via l'adresse suivante : https://youthsummit24.wufoo.com/forms/zr587641ladlrn/

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Au cours des dernières années, le gouvernement égyptien a fortement investi dans le secteur numérique. Cet engagement significatif témoigne de l'importance capitale de l'externalisation pour stimuler les exportations numériques de l'Egypte et favoriser sa croissance économique.

L'Autorité de développement de l'industrie des technologies de l'information (ITIDA) et le réseau mondial Mashreq Global Network, basé aux Emirats arabes unis, ont récemment signé un accord de coopération en marge du Sommet mondial des gouvernements tenu à Dubaï. Cet accord vise à créer 300 emplois pour des professionnels égyptiens qualifiés dans les services bancaires numériques, sur une période de trois ans.

En plus de créer des emplois, cet accord permettra à Mashreq d'étendre ses opérations en Egypte, notamment dans des domaines tels que l'analyse des données, l'informatique décisionnelle et l'audit interne. Ces services seront ensuite exportés d'Egypte vers les clients de la banque Mashreq aux Emirats arabes unis.

Selon Amr Talaat, le ministre égyptien des Télécommunications et des Technologies de l'information, l'accord reflète l'attractivité du secteur des TIC, qui est devenu une cible pour les entreprises internationales désireuses de développer leurs activités, et s’inscrit en droite ligne de la stratégie numérique de l'Egypte pour le développement de l'industrie de l'externalisation 2022-2026, lancée en février 2022 par le gouvernement. Cette stratégie vise à doubler les exportations numériques et à créer 34 000 emplois axés sur l'exportation d'ici 2025.

Rappelons que les investissements de l'Egypte dans le secteur des exportations de services numériques ont rapporté 6,2 milliards de dollars en 2023, soit une hausse de 26,5 % par rapport aux 4,9 milliards de dollars enregistrés en 2022. Le pays vise à atteindre près de 9 milliards de dollars d'ici 2026.

Samira Njoya

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Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a récemment organisé un atelier à Koudougou pour évaluer les quarante-trois procédures prioritaires qui devaient être dématérialisées en 2023. Les résultats de cette évaluation montrent qu'au 31 janvier 2024, le taux moyen de réalisation de ces procédures était de 83,97 %.

Cette réunion a également permis aux participants d'élaborer une feuille de route pour les procédures prioritaires à dématérialiser en 2024. Cette initiative témoigne de l'engagement du Burkina Faso à moderniser les services publics et à promouvoir l'utilisation des technologies numériques pour améliorer l'efficacité et la transparence de l'administration publique.

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