La ministre burkinabé de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane, a présidé le samedi 13 juillet à Ouagadougou, la cérémonie de lancement du prix Pierre Ouedraogo, en hommage à cet acteur du numérique décédé le 13 juillet 2023.
Ce prix, qui sera décerné tous les deux ans, récompensera les personnalités ou initiatives qui œuvrent à exploiter le potentiel des technologies de l'information et de la communication pour soutenir le développement en Afrique.
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La France soutient le gouvernement angolais dans la numérisation de son patrimoine archéologique. L'ambassadrice de France en Angola, Sophie Aubert, a annoncé cette initiative le dimanche 14 juillet, en marge des célébrations de la fête nationale française. Selon la diplomate, ce projet est une continuation de plus de 20 ans de coopération dans le domaine de l'archéologie. Il s'inscrit dans le cadre de la collaboration bilatérale entre l'Angola et la France. D'autres initiatives font également partie de cette collaboration, notamment une nouvelle phase de partenariat axée sur l'innovation des jeunes et l'employabilité en Angola.
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Dans le processus de numérisation des secteurs d’activité, les autorités algériennes ont fait un progrès significatif en ce qui concerne la gestion des ressources humaines.
Le ministère algérien de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire a achevé l'opération de numérisation des documents administratifs relatifs à la gestion des ressources humaines aux niveaux central et local. L’annonce a été faite dans un communiqué publié le samedi 13 juillet.
« Cette initiative a abouti à la numérisation de 25 792 410 documents, incluant les cadres supérieurs, les employés, les agents contractuels en service et les retraités. Ces documents sont répartis dans 735 926 fichiers électroniques, chaque fichier contenant 35 documents numérisés », peut-on lire dans le communiqué.
Et d’ajouter : « dans le même contexte, un système d'aide à la décision pour la gestion des ressources humaines, appelé "system power BI", a été développé. Ce système utilise les données du Système d'information des ressources humaines (SIRH), intégré et global, pour une analyse précise et en temps réel des données, ainsi que pour fournir une vision prospective dans la prise de décisions relatives à la gestion des ressources humaines ».
L’accélération de la transformation numérique en Algérie s’inscrit dans le cadre des directives du président Abdelmadjid Tebboune. Avec en ligne de mire la numérisation du pays à l’horizon 2034, les autorités multiplient les actions dans ce sens dans divers secteurs d’activité conformément à la stratégie de transformation numérique 2024-2029.
L’initiative peut, entre autres, permettre d’améliorer l’efficacité et la productivité des services des ressources humaines dans les entités étatiques (réduction des erreurs humaines et des retards dans le traitement des documents, etc.), d’améliorer la transparence et la responsabilisation au sein des organisations et du gouvernement, de supprimer les fonctionnaires fantômes ou encore de faciliter l’accès aux services pour les citoyens tels que la demande de prestations sociales, la consultation des informations sur la paie et la soumission de demandes de congés.
Adoni Conrad Quenum
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La ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane, a reçu en audience le vendredi 12 juillet une délégation de l’Agence de gestion du Fonds d’accès universel du Mali, conduite par son directeur général, Boubacar Sako.
Selon le communiqué du ministère chargé des TIC au Burkina Faso, la discussion a tourné autour de l’importance de fédérer leurs ressources, leurs intelligences et leurs connaissances pour améliorer la couverture des zones rurales, promouvoir les TIC et réduire la fracture numérique dans les deux pays ainsi qu'au Niger.
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Le secteur numérique offre de nombreuses opportunités d'emploi pour les jeunes. En acquérant les compétences appropriées, ils peuvent les saisir et s'intégrer plus facilement sur le marché du travail.
L'entreprise technologique chinoise Huawei a annoncé, le mercredi 10 juillet, son intention de former 4 000 personnes supplémentaires en TIC à l’île Maurice d'ici 2028. Cette annonce a été faite lors de la cérémonie de lancement de DigiTalent 3.0, un programme conçu pour répondre aux besoins en talents numériques dans le pays.
« Maurice a toujours été un pionnier de l’innovation régionale. Nos investissements stratégiques dans l’infrastructure des TIC, associés à notre engagement à favoriser une économie fondée sur la connaissance, ont jeté des bases solides pour notre avenir numérique. La formation continue et le perfectionnement des compétences sont essentiels. L’écosystème de talents de Huawei est un brillant exemple de la façon dont nous pouvons travailler ensemble pour bâtir un vivier de talents TIC prospère dans notre pays », a déclaré Deepak Balgobin, le ministre mauricien des Technologies de l’information, de la Communication et de l’Innovation.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’engagement stratégique de Huawei pour le développement des talents numériques dans plusieurs pays. La stratégie se concentre sur la construction d’écosystèmes pour les enseignants et les étudiants, en fournissant aux partenaires de l’industrie des formations en compétences numériques et en collaborant avec les gouvernements sur les initiatives de transformation numérique.
A l’île Maurice, la présence de Huawei a permis la formation de plus de 35 instructeurs, ainsi que des cours en IA, 5G, Datacom, Cloud Computing. Plus de 350 étudiants et professionnels ont obtenu la certification HCIA de Huawei ces dernières années. L’entreprise s’est également associée à sept universités locales.
Toutes ces actions devraient permettre au pays d’avancer vers la réalisation des objectifs de sa stratégie « Digital Mauritius 2030 ». Elle prévoit, entre autres, des investissements conséquents dans les infrastructures, la formation au numérique et la transition vers une administration numérique. L’objectif est d’accroître le secteur numérique dans le pays. Selon les chiffres officiels, ce secteur a affiché une croissance de 6,5 % en 2022, étant le seul secteur à ne pas avoir été impacté par la crise sanitaire mondiale.
Samira Njoya
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La ministre béninoise du Numérique et de la Digitalisation, Aurelie Adam Soule Zoumarou, a rencontré le mercredi 10 juillet à Genève, en Suisse, Doreen Bogdan-Martin, secrétaire générale de l'Union Internationale des télécommunications (UIT). A cette occasion, la ministre a présenté les priorités du Bénin dans le domaine du numérique. Les deux personnalités ont également échangé sur les projets d’intérêt commun pour l’UIT et le Bénin, et ont envisagé les leviers d’accélération de leur collaboration.
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Le gouvernement malgache s'est fixé pour objectif de tirer parti des avantages de la révolution technologique. De nombreuses initiatives sont mises en œuvre pour obtenir des résultats significatifs dans les plus brefs délais.
Le ministre malgache du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications (MNDPT), Tahina Razafindramalo, a accueilli le mercredi 10 juillet une délégation de Onepoint et de Global Business Network International, deux entreprises françaises spécialisées dans le numérique, pour une réunion de travail.
Selon le communiqué du ministère, les discussions ont porté sur plusieurs sujets clés, notamment l'interopérabilité des systèmes d’information et des données utilisées par l’Etat, la transversalité pour la mise en place de l'e-gouvernance et les impacts de la transformation numérique pour le gouvernement et les citoyens malgaches.
La réunion s’inscrit dans la continuité des actions du gouvernement visant à renforcer le secteur numérique via des partenariats technologiques innovants. Récemment, le gouvernement a effectué une visite en Corée du Sud pour rencontrer des partenaires potentiels capables d’accompagner le pays dans la numérisation du secteur agricole, démontrant ainsi son engagement à moderniser divers secteurs grâce à la technologie.
A l’issue de cette réunion, un partenariat a été annoncé avec la société Onepoint pour organiser un événement les 11 et 12 juillet. Cet événement, intitulé « Maîtriser la data pour transformer Madagascar », réunit des représentants des secteurs public et privé pour discuter de l'importance de la gestion des données dans la transformation numérique du pays.
Global Business Network International, créée en octobre 2004, se spécialise dans la programmation informatique et l’accompagnement des entreprises dans leur transition numérique. De son côté, Onepoint se distingue par son approche unique qui associe technologie et intelligence humaine pour soutenir la transformation numérique de ses clients. Les futures collaborations promettent d'apporter des solutions innovantes et durables pour le développement numérique de Madagascar.
Samira Njoya
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Le Kenya, à la recherche de partenaires technologiques pour l'accompagner dans sa transformation numérique, se tourne vers des collaborations internationales et des investissements stratégiques pour l’accompagner vers ses objectifs. L’Allemagne pourrait être un partenaire de choix.
La société allemande Lufthansa Industry Solutions, spécialisée dans les services de conseil en informatique et l'intégration de systèmes, a récemment annoncé son intention d’investir au Kenya. Une délégation de l’entreprise, dirigée par Jörn Messner (photo, à droite), directeur général, et Joern-Matthias Derrer, directeur commercial, a rencontré à cet effet le mardi 9 juillet John Kipchumba Tanui (photo, à gauche), secrétaire principal pour les Technologies de l'information, les Communications et l'Economie Numérique du Kenya.
Today, I met with a delegation from Lufthansa Industry Solutions,a company based in Germany,led by Jörn Messner ,MD and Joern -Matthias Derrer Business executive. They are exploring Digital investment opportunities in Kenya, seeking potential partnerships and planning to… pic.twitter.com/jCh7xGd0Qm
— Eng. John Kipchumba Tanui, MBS (@tanuijohn) July 9, 2024
« Ils explorent les possibilités d'investissement dans le numérique au Kenya, recherchent des partenariats potentiels et prévoient d'établir leur centre dans le pays, rejoignant ainsi des acteurs majeurs comme AWS et Microsoft. Le Kenya encourage activement ce type d'investissements pour stimuler la croissance économique et l'innovation », a déclaré John Kipchumba Tanui sur X.
Lufthansa Industry Solutions est une filiale de Lufthansa, la compagnie aérienne nationale allemande. Elle accompagne ses clients dans leur transformation numérique. Ses domaines d'expertise incluent la mise en place de dossiers de vol intégrés (iFF) pour les pilotes, la numérisation des processus de documentation pour les compagnies aériennes, la fourniture de réseaux 5G privés pour les entreprises, etc.
Le partenariat envisagé avec le Kenya pourrait permettre de renforcer les infrastructures technologiques locales et d'accroître les capacités numériques du pays. Ce développement s'inscrit dans une stratégie plus large visant à faire du Kenya un hub technologique régional, soutenant ainsi sa vision de devenir un centre d'innovation numérique en Afrique de l'Est.
Samira Njoya
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Le ministre nigérian des Communications et de l'Economie numérique, Bosun Tijani, a dévoilé le mardi 9 juillet un projet de loi intitulé National Digital Economy and e-Government Bill. Ledit projet est un cadre législatif global conçu pour favoriser l'innovation, l'investissement et la croissance dans le secteur numérique. Il vise à créer un environnement favorable aux entreprises, aux entrepreneurs et aux citoyens afin d'exploiter la puissance des technologies numériques au service du développement économique et social.
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Le pays nourrit l’ambition d’être un hub de l’économie numérique en Afrique subsaharienne. Depuis, la transformation numérique s’est accélérée et la dématérialisation des services publics se concrétise.
Le gouvernement kényan se prépare à numériser au moins 80 % des services publics et à les rendre accessibles via la plateforme eCitizen. Mary Kerema (photo, à gauche), la secrétaire aux TIC, à l'Administration en ligne et à l'Economie numérique, l’a annoncé lors de la Conférence internationale sur la convergence des systèmes intelligents, qui s’est déroulée récemment à Nairobi.
Selon Mary Kerema, le Kenya a lancé plusieurs initiatives dans le cadre du Plan national de digitalisation (2022-2032). A ce jour, près de 17 000 services en ligne ont été numérisés, et le gouvernement met également en place des mesures pour protéger les citoyens contre les cyberattaques.
Grâce à la numérisation accélérée des services publics, les recettes mensuelles de l’Etat ont augmenté, passant d’environ 1,5 milliard de shillings (11,7 millions USD), les années précédentes, à 9 milliards de shillings, selon des déclarations du président, William Ruto, en novembre dernier. Les services disponibles incluent la délivrance de la carte d’identité nationale, la gestion des salaires pour lutter contre l’absentéisme dans la fonction publique, les certificats d’état civil, l’enregistrement des entreprises et les permis de conduire.
Avec cette numérisation, le Kenya aspire à devenir un leader de l'industrie manufacturière grâce aux TIC. D’après un rapport de l'UNESCO en collaboration avec la firme technologique chinoise Huawei, publié en 2021, l'économie numérique devrait représenter 9,24 % du PIB national d'ici 2025.
Samira Njoya
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